Bonsoir à touuuuus!

Me voici pour la dernière partie de cette fanfiction: l'épilogue!

Je suis à la fois contente et triste d'avoir fini cette histoire. Contente du travail accompli et triste parce que ça a été une véritable expérience pour moi!

Je suis très beaucoup agréablement (oui je sais ce n'est pas français) de voir toutes les reviews que j'ai eu depuis le dernier chapitre! MERCI BEAUCOUP!

J'y répondrais dans une autre partie que je ferais exprès pour ça, avec toutes les questions qu'on m'a posé sur la fic, que ce soit en review ou en MP et dont je trouve qu'il est de mon devoir d'y répondre convenablement.

Cela dit, ça me ferait plaisir que pour ce dernier chapitre, toutes les personnes qui ont suivit la fic me laisse un petit commentaire pour me dire ce qu'ils en ont réellement pensé

Autre petite parenthèse: comme je vous l'avais dit j'ai un autre projet de fic Calzona qui ne devrait pas tarder à voir le jour sur le site. C'est dans un tout autre registre où l'action sera au rendez-vous.

Voila, voila! Bonne lecture à vous!

LSAfor'


Epilogue : 4 ans plus tard…

L'hôtesse s'avança entre les rangées de sièges de l'avion en tenant précautionneusement le plateau où trônait le café qu'on lui avait demandé. Elle s'approcha de la cliente en question, qui semblait plongée dans une conversation très passionnante.

- Voici votre café, déclara l'hôtesse.

La jeune fille leva la tête vers elle et saisit la tasse en lui adressant un grand sourire.

- Merci, dit-elle aimablement avant de se tourner vers sa voisine. Où en étais-je ?

- Au moment où vous vous êtes réconciliés après la fusillade, devança une vieille dame assise derrière.

L'hôtesse secoua la tête d'un air amusé. Depuis que l'avion avait décollé, il y avait maintenant deux heures, elle avait vu un petit groupe se former autour de cette jeune fille aux cheveux bruns qui s'était lancée dans un récit qui semblait tous les passionner. Elle leur jeta un nouveau regard puis pris congés, un sourire aux lèvres alors que la brune reprenait son récit.

- Ah oui, se souvint Callie un sourire nostalgique aux lèvres. Donc depuis ce fameux jour, Arizona et moi ne nous sommes plus quittées…

- Comment s'est arrangé cette histoire de facs alors ? demanda une femme assise à quelques sièges de la Latina.

- Et bien après la remise des diplômes, Arizona est partie à Stanford et moi à New-York…

- Mais je pensais que vous ne croyiez pas aux relations longues distances! s'indigna la vieille dame.

La Latina s'amusa des réactions qu'elle déclenchait chez ses interlocuteurs.

- On s'est mise d'accord pour essayer et ça a marché, répondit-elle. Je ne vous cache pas que c'était difficile, surtout au début où on a eu pas mal de disputes… Mais nos retrouvailles étaient toujours très intenses et je pense que finalement cette distance nous a rendues plus fortes.

- Et vous en êtes où maintenant ? questionna l'homme aux multiples tatouages, assis en face de Callie.

Elle esquissa un grand sourire.

- Et bien maintenant la fac est terminée, répondit Callie. Nous sommes toutes les deux sorties diplômées et là, on s'apprête à se retrouver à Poundtown après trois mois de séparation pour une fête d'anciens élèves organisé par le lycée.

- Donc tout va bien pour vous ?

- On peut dire ça oui…

Deux heures plus tard, l'avion atterrit à Savannah. Callie s'avança dans le Hall de l'aéroport en cherchant des yeux son père. Elle finit par le repérer et adressa un dernier signe de main aux personnes qui lui avaient tenu compagnie avant de s'éloigner.

- Tu passeras le bonjour à Arizona ! s'exclama l'homme aux tatouages.

- Je n'y manquerais pas, répondit Callie en rigolant.

Elle arriva vers son père qui arborait une expression amusée.

- Tu ne peux pas t'empêcher d'attirer l'attention partout où tu vas, dit Carlos en la prenant dans ses bras.

Callie ferma les yeux en poussant un soupir de bien-être tout en resserrant leur étreinte.

- Tu m'as manqué, déclara-t-elle.

- On s'est vu il y a une semaine, pouffa Carlos.

- Seulement quelques heures, s'indigna Callie. Vous êtes venus à la remise des diplômes et êtes repartis directement après.

Carlos secoua la tête tout en rigolant, puis attrapa la valise de sa fille et se dirigea en sa compagnie jusqu'à la voiture.

Après avoir bouclé sa ceinture, Callie sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Elle le retira et un nouveau sourire vint naître sur son visage alors qu'elle lisait le message d'Arizona qui lui demandait si elle avait bien prit l'avion. Elle ne répondit pas, préférant lui faire la surprise en arrivant à la maison alors que la blonde était déjà là-bas depuis la veille.

- Je suppose que je te dépose chez les Robbins ? demanda M. Torres lorsqu'ils arrivèrent à Poundtown.

Callie lui répondit par un vif acquiescement qui fit sourire son père. Il la déposa devant la maison de la famille Robbins et elle se dépêcha de sortir du véhicule.

- Je te retrouve à la maison, lança Callie en se précipitant vers la porte d'entrée.

Elle toqua à la porte et fut accueilli par Mme Robbins qui la prit dans ses bras.

- Je ne te montre plus le chemin, plaisanta Barbara après qu'elles aient échangés quelques civilités.

- Ce n'est pas nécessaire non, répondit Callie avec un sourire.

- Elle va être surprise, elle ne t'attendait pas avant cette après-midi.

Callie lui fit un léger signe de tête puis grimpa rapidement les marches des escaliers et s'arrêta devant la porte de la chambre à Arizona. Cela faisait une éternité qu'elle n'était plus revenue ici. Elle toqua puis ouvrit doucement la porte lorsqu'elle entendit un « entrez ». La blonde lui donnait le dos, alors qu'elle fouillait frénétiquement dans sa valise.

- Dis Maman tu n'aurais pas vu la robe noire que j'ai achetée chez Barnee's,demanda Arizona en pensant qu'il s'agissait de sa mère. Callie l'aime beaucoup et je pensais la mettre ce soir…

Callie se mordit la lèvre inférieure face à la vision de sa petite-amie qu'elle n'avait pas vu depuis des mois. Elle sentit son cœur exultait dans sa poitrine tandis qu'elle s'avançait à pas feutrés vers elle.

- Même avec un sac poubelle sur le dos tu seras toujours magnifique, lui chuchota Callie à l'oreille tout en lui enlaçant la taille.

Elle sentit Arizona sursauter légèrement avant de se tourner brusquement vers elle.

- Que fais-tu ici ? demanda-t-elle.

- Et bien tu vois, répondit Callie alors qu'Arizona lui enlaçait la nuque, je viens rendre visite à ma copine que je n'ai pas vu depuis une éternité et qui m'a terriblement manqué…

Arizona esquissa un grand sourire puis se pencha doucement et posa ses lèvres lentement sur celles de Callie.

- Ça aussi, ça m'avait réellement manqué, déclara Callie en poussant un soupir.

Elle bascula Arizona sur le lit, lui arrachant un rire et s'attaqua à son cou qu'elle embrassa tendrement. Elle descendit ensuite jusqu'au creux de sa poitrine et le caressa du bout du nez avant d'y déposer de nombreux baisers. La blonde laissa échapper un gémissement.

- Toi aussi tu m'as énormément manqué, dit Arizona en redressant Callie de sorte à pouvoir l'embrasser de nouveau.

Sentant la température augmentée entre elles et se souvenant d'où elles étaient, Callie se recula de leur étreinte, frustrant ainsi Arizona qui poussa un grognement.

- Tu oublies où on est et puis je dois y aller, informa-t-elle avec amusement.

- Déjà ? demanda Arizona en se redressant.

- Je suis venue directement de l'aéroport, expliqua Callie. Il faut que j'aille dire bonjour à ma mère…

La blonde ronchonna de nouveau. Callie s'approcha d'elle et l'embrassa à nouveau.

- On se retrouve d'ici une heure au Chand's? proposa-t-elle. J'ai les clés de mon ancien appart' et j'ai bien l'intention d'en profiter le plus rapidement possible…

Elle adressa un clin d'œil suggestif à Arizona qui rigola.

- Tu ne perds pas le nord, remarqua la blonde.

- J'ai trois mois d'abstinence à rattraper, répondit Callie avec un sourire.

Un nouveau rire s'échappa de la bouche d'Arizona.

- On peut donc dire que ton père a eu une très bonne idée en t'offrant cet appart'…

- La meilleure qui soit, affirma la Latina.

Elle déposa un dernier baiser sur les lèvres de sa petite-amie puis s'en alla.

Callie prit un réel plaisir à faire le chemin qui la menait de la maison des Robbins à celle de ses parents à pied, prenant le temps de saluer quelques personnes qu'elle croisait. Cela faisait deux ans qu'elle n'avait pas mis les pieds à Poundtown et elle réalisa que sa ville natale lui avait réellement manqué.

Lorsqu'elle arriva au coin de sa rue, son téléphone se mit à sonner.

- Hey ! salua-t-elle après avoir décroché.

- Salut Torres ! répondit la voix de Mark.

Elle arriva devant le portillon du jardin qu'elle ouvrit d'un coup de hanche et s'arrêta sur le porche.

- Contente d'être de retour ? demanda son meilleur ami.

- Oh que oui, répondit Callie, une expression de bonheur se dessinant sur son visage. Et toi tu arrives quand ?

- Je prends tout juste la route de Baltimore, informa-t-il.

- QUOI ?! s'exclama Callie. Tu étais censé sortir hier soir!

Elle fit une grimace alors que Mark restait silencieux.

- Il faut croire que tes retrouvailles avec Lexie t'ont pris plus de temps que nécessaire, conclut-elle d'un ton moqueur.

- Après six mois de séparation on avait du temps à rattraper, finit par répondre Mark.

Callie comprit à sa voix qu'il devait arborer un énorme sourire.

- Il y a intérêt à ce que tu sois là ce soir, dit-elle d'une voix menaçante. Addison sera absente, alors toi tu dois absolument être là !

- Addison ne vient pas ?

- Non, répondit Callie pleine d'amertume. Elle a préféré partir à l'autre bout du monde avec son cher Jake, la traitresse !

Mark rigola.

- Ne t'inquiète pas je serais au rendez-vous, rassura-t-il. On va faire du non-stop ! Même pas de pause pipi !

La Latina entendit Lexie maugréer à travers le téléphone, ce qui la fit rire. Elle leur souhaita bonne route puis raccrocha tandis qu'elle franchissait la porte de la maison. Elle fut prise d'assaut par sa mère qui la serra dans ses bras.

- Tu veux manger quelque chose ? demanda Mme Torres. Ou peut-être que tu préfèrerais te reposer?

- C'est gentil maman, mais je prends une douche rapidement et je ressors, répondit Callie.

Elle vit le regard de sa mère se durcir alors qu'elle posait ses mains de part et d'autre de ses hanches dans une posture autoritaire. Callie la trouvait toujours intimidante lorsqu'elle la fixait de cette manière, elle détourna donc rapidement le regard.

- Tu as tout le temps de retrouver Arizona après! s'indigna Lucia. Tu devrais te reposer…

Callie secoua la tête d'un air amusé et enlaça de nouveau sa mère.

- Cesse de me materner maman, dit-elle. Je pète la forme !

Elle se dépêcha de grimper les marches des escaliers et d'aller s'enfermer dans sa salle de bain sous les réprimandes de Lucia.

Quelques minutes plus tard, après une douche rapide, Callie fit le chemin inverse et se retrouva de nouveau dans le Hall d'entrée. Elle attrapa les clés de son ancienne voiture et s'avança vers la porte d'entrée.

- À tout à l'heure ! lança-t-elle à l'adresse de ses parents avant de s'éclipser.

Elle ouvrit la porte du garage et poussa une petite exclamation de joie en s'avançant vers sa vieille Jeep qu'elle prit plaisir à démarrer. De nombreux souvenirs de sa vie de lycéenne lui revinrent en mémoire. Sa vie à la fac avait été très épanouissante, elle y avait vécu de nombreuses expériences plus ou moins intenses, mais ses années lycées resteront celles qui l'avaient le plus marquées. C'était ici qu'elle s'était faite ses véritables amis, qu'elle avait connu la rivalité et la compétition. C'était dans cette ville qu'elle avait rencontré l'amour, le véritable amour, celui de sa vie, le seul, l'unique…

Sa vie à New-York la comblait. Même après quatre ans à y vivre, la ville continuait de la faire rêver. L'environnement était propice à un épanouissement que Poundtown ne permettait pas, surtout pour une personne comme Callie, qui aimait vivre à cent à l'heure. Mais sa ville natale gardait une place particulière pour elle, et ce malgré tout ce qu'elle avait pu y vivre. En réalité, c'est tout ce qu'elle y avait vécu qui la rendait aussi attachée à cette bourgade typiquement sudiste.

Elle sortit sa voiture de l'allée puis s'amusa à rouler à vive allure, savourant le vent qui lui fouettait le visage. Arrivée devant le Chand's, elle se gara négligemment et se dépêcha de rentrer à l'intérieur. Dès qu'elle eut franchi le seuil de la porte, Miranda la repéra immédiatement et se dépêcha de venir à sa rencontre.

- Comment va ma petite fierté personnelle ? lui demanda-t-elle en la serrant dans ses bras.

- Très bien, répondit Callie. Heureuse d'être de retour à la maison!

- Je t'offre un café et tu me raconte tes dernières péripéties new-yorkaises, proposa Miranda.

Elle fit le tour de comptoir et s'affaira devant la machine à café tandis que Callie s'installait sur un tabouret en face d'elle. Après quelques secondes, elle déposa une grande tasse fumante en face d'elle. Callie la porta à sa bouche et sentit ses papilles s'émerveillaient au contact du liquide qui s'insérait dans sa gorge. C'était dorénavant définitif, aucun des Starbucks de New-York n'arrivera à égaler le café de Miranda.

- Alors qu'est-ce que ça fait de sortir diplômée de la célèbre NYU ? demanda Bailey en se postant face à Callie.

- C'est super cool, répondit la brune ravie.

- Ton père m'a dit que tu avais l'intention d'aller à Los Angeles pour poursuivre tes études d'architecture jusqu'au doctorat, continua Miranda. C'est super! Surtout que ça va te permettre de retrouver ta copine!

Callie resta silencieuse. Elle baissa les yeux vers sa tasse qu'elle fixa, songeuse, ce qui n'échappa pas à Miranda qui perdit son expression joyeuse.

- Qu'est ce qui ne va pas ? demanda-t-elle.

Elle vit la jeune fille se dandiner mal-à-l'aise sur son siège puis lever la tête vers elle, une expression penaude au visage.

- Le cabinet L&Fitchm'a proposé un job qui me tente vraiment beaucoup, finit par avouer Callie. Ils sont spécialisés dans l'humanitaire et à la base, c'est leur travaux qui m'ont poussé à faire des études d'architecture. Et mon père pense que c'est une opportunité unique…

- Et quel est le souci ? questionna Bailey qui ne comprenait pas la réaction de la jeune fille. C'est une bonne nouvelle non ?

Callie continua de fixer son café qu'elle touillait avec sa cuillère alors qu'elle essayait de formuler ce qui l'a tracassait.

- Le cabinet est à New-York, expliqua-t-elle après un moment.

- Oh… comprit Bailey. Arizona, c'est ça?

La Latina acquiesça doucement.

- Je sais qu'on a déjà survécu à quatre ans de séparation, poursuivit-elle. Mais je ne veux plus être séparé plus longtemps d'elle et je ne peux pas lui demander de venir à New-York alors qu'elle assure vraiment à Stanford, ce serait égoïste de ma part.

- Tu devrais lui en parler…

La cloche de la porte d'entrée retentit et avant que Callie n'ait la possibilité de répondre à Bailey, elle sentit quelqu'un lui enlacer les épaules tandis que le parfum familier de sa petite-amie vint lui chatouiller les narines.

- Tu m'as promis une séance de câlins torrides, susurra Arizona à son oreille.

Miranda s'éclaircit la gorge, faisant ainsi lever brusquement la tête de la blonde qui sembla tout juste se rendre compte de sa présence.

- Bonjour Arizona !

Arizona rougit furieusement et lui balbutia un timide « Bonjour… ». Callie esquissa un sourire amusé puis se leva de son siège.

- Je repasserais te voir plus tard, déclara-t-elle à l'adresse de la gérante du café en prenant congés.

Cette dernière secoua la tête d'un air dépité et Callie l'entendit maugréer contre « les jeunes d'aujourd'hui et leur manque de pudeur en publique ». Elle glissa sa main dans celle d'Arizona et se dirigea à l'extérieur de l'établissement. Lorsqu'elles arrivèrent dans la rue, Callie explosa de rire sous le regard noir de la blonde.

- Tu aurais pu me prévenir! reprocha-t-elle en affichant une mine boudeuse.

Callie ouvrit la porte d'entrée du petit immeuble qui menait à son ancien appartement et laissa Arizona la devancer à l'intérieur.

- Je ne savais pas que tu étais là, dit Callie alors qu'elles montaient les escaliers. Et puis tu n'as qu'à faire attention à ce qui t'entoure!

- Ce n'est pas de ma faute, rétorqua Arizona. Il faut croire que quand tu es dans les parages, mon cerveau a tendance à occulter le reste du monde…

Après avoir déverrouillé la porte, Callie s'appuya dessus, faisant de nouveau face à la blonde, un sourire espiègle aux lèvres.

- Pourquoi ne m'as-tu pas encore embrassé ?

Arizona s'approcha doucement et posa délicatement ses mains sur son visage. Elle lui caressa la joue d'un geste tendre puis avança son visage vers le sien et captura ses lèvres. Callie ferma les yeux et l'attira un peu plus contre elle. Elle ressentait le besoin de la toucher, de la sentir. D'essayer de combler le manque qu'elle avait laissé en elle ces trois derniers mois. Un frisson parcouru son corps lorsqu'elle sentit la langue d'Arizona exercer une délicate caresse à la commissure de ses lèvres. Elle avait une façon de l'embrasser qui lui donnait l'impression d'être unique.

Arizona chercha à tâtons la poignée de la porte, la tourna et poussa Callie à l'intérieur. Un bruit de fracas retentit, les amenant à se séparer. Elles regardèrent toute les deux les morceaux du vase qu'elles venaient de faire tomber, puis Arizona leva les yeux vers le reste de la pièce et sa bouche s'ouvrit de surprise.

- Il n'a pas changé! hallucina-t-elle en s'avançant au milieu du séjour.

Elle jeta un regard circulaire à l'appartement, un sourire émerveillé illuminant son visage.

- J'ai l'impression de revenir quatre ans en arrière, déclara Arizona.

Elle sentit la Latina s'approcher d'elle dans son dos et se coller à elle.

- Tu te souviens ce qu'on avait l'habitude de faire ici, il y a quatre ans ? chuchota Callie à son oreille.

Elle lui enlaça la taille et posa de multiples baisers au niveau de sa clavicule, remontant peu à peu jusqu'à sa nuque qu'elle suçota délicatement. Arizona se mordit la lèvre pour étouffer le gémissement qui menaçait de s'échapper de sa bouche. Elle ferma les yeux et savoura les caresses que lui prodiguait Callie, sentant son corps s'éveiller ardemment au moindre contact qu'il avait avec celui collé contre lui. Elle se tourna ensuite vers elle, de sorte à lui faire face et plongea ses yeux dans ses prunelles sombres. Son souffle se retrouva coupé face à l'intensité du regard que Callie posait sur elle. Cinq ans qu'elles étaient ensemble et pourtant elle avait l'impression que l'attraction et le magnétisme qui les unissaient étaient toujours intacts, voir même un peu plus puissant.

- J'imagine que tu veux attaquer maintenant le rattrapage des trois mois d'abstinence?

Callie déboutonna la chemise d'Arizona et la lui retira. Elle tomba au sol, la laissant seulement en soutien-gorge.

- À ton avis ? demanda-t-elle avec un sourire en coin.

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Même en conservant les yeux fermés, Callie pouvait sentir le regard d'Arizona poser contre elle.

Elles étaient allongées dans son ancien lit où elles s'étaient endormies après avoir fait l'amour toute l'après-midi, l'une contre l'autre, leurs jambes nues emmêlées sous la couverture.

La Latina tourna sa tête sur le côté et ouvrit doucement les yeux, se plongeant dans le regard azur de sa petite-amie qui continuait de la fixer. Arizona s'était légèrement redressée sur son coude, sa tête tenue par sa main.

- À quoi tu penses ? demanda Callie dans un bâillement.

Arizona esquissa un sourire tendre puis glissa sa main libre dans les cheveux bruns de Callie qu'elle caressa doucement. Cette dernière ferma les yeux quelques secondes, savourant le contact, avant de les rouvrir à nouveau, dans l'attente d'une réponse à sa question.

- Je repensais à la première fois qu'on avait refait l'amour après notre séparation au lycée…

Elle arrêta son geste quelques secondes et regarda fixement Callie.

- C'était comme si je reprenais ma respiration après des jours à rester en apnée, continua-t-elle en glissant sa main le long du bras de Callie. Et ce sentiment je le ressens à chaque fois qu'on se retrouve après nos longs mois loin l'une de l'autre, exactement comme aujourd'hui…

Elle laissa sa tête retomber sur l'oreiller, tandis que Callie se tournait de sorte à lui faire face, ses jambes ne quittant pas les siennes. Elle chérissait ces moments-là, lorsqu'elles n'étaient que toutes les deux, l'une totalement perdue dans l'autre.

- Mais je suis contente que ce soit terminé, finit par dire Arizona après quelques secondes de silence. Je suis heureuse que tu viennes à Los Angeles, Calliope, parce que je ne sais pas si j'aurais pu retenir ma respiration plus longtemps.

Callie remarqua des larmes se former dans les yeux d'Arizona. Sentant son cœur se fendre face à cette vision, elle s'approcha un peu plus d'elle, de sorte à sentir sa poitrine à travers le drap contre la sienne, et les essuya avec ses pouces avant de prendre son visage en éventail et de l'embrasser.

- Arizona…

- Je suis désolée, s'excusa la blonde avec un petit sourire, je gâche le moment.

- Jamais, dit Callie dans un souffle.

Elle caressa délicatement les joues d'Arizona, s'arrêtant quelques instants au niveau de ses fossettes qui se creusaient légèrement puis y déposa de petits baisers.

- Pourquoi ne m'as-tu rien dis avant?

- Te dire quoi? demanda Arizona. Qu'à chaque fois que tu repartais à New-York, j'avais du mal à me retenir de ne pas tout lâcher et te suivre? Que je ne vivais que pour tes prochaines visites? Qu'autant j'adorais nos retrouvailles, autant je détestais les moments où on devait de nouveau se séparer?

Callie la fixa d'un regard interdit. Elle avait souffert de la distance qui les séparait, et ce à chaque fois qu'elle devait retourner sur New-York ou qu'elle voyait Arizona la quitter pour retourner à Stanford. Quatre ans étaient passés, installant une routine rythmée par leurs allés-retours entre leurs deux universités. Et souvent, Callie avait pensé laisser tomber la NYU et revenir à son plan initial qui était Berkeley. Certes elles avaient tenus quatre ans, mais elle ne s'était jamais habituée à l'absence de sa petite-amie.

Mais comme elle l'avait fait à leur remise des diplômes, Arizona l'avait convaincu qu'elles y arriveraient et que c'était la meilleure chose à faire. Qu'elles devaient réaliser leurs rêves pour mieux se retrouver après. Elle qui avait été pessimiste au début, qui ne croyait pas aux relations longues distances, avait été la plus forte des deux, celle qui arrivait toujours à raisonner et à donner à Callie la force de patienter. Elle lui avait donné la force de tenir quatre ans et Callie savait que si elle avait réussi à sortir diplômée de la fac de New-York c'était grâce à elle. Elle se souvenait des nombreux discours qu'Arizona lui avait tenus durant ces dernières années, la rassurant sur leur relation et sur leur avenir. Elle lui avait semblé se faire à la situation beaucoup mieux qu'elle. « Après tout qu'est-ce que quatre ans face au reste de notre vie Calliope ? ».

Mais à ce moment-là, face à Arizona qui continuait de la fixer d'un regard fragile, Callie se rendit compte à quel point elle avait pu être aveugle. Elle avait tout autant souffert qu'elle de la distance, si ce n'était plus.

Elle posa ses lèvres sur la tempe de la blonde et resserra leur étreinte.

- Tu avais besoin de New-York. Cette ville t'a tellement apporté et je sais que si je t'avais dit tout ça, tu aurais tout quitté sans hésiter…

- C'est fini, répondit Callie d'une voix à peine audible. On ne sera plus séparé, je te le promets…

Arizona releva la tête de sorte à croiser de nouveau son regard puis lui adressa un nouveau sourire.

- Fini, fini? fit-elle mine de demander dans le but de détendre l'atmosphère.

Callie laisse échapper un petit rire puis bascula son corps de sorte à se retrouver au-dessus d'elle.

- Yep, répondit-t-elle en déposant un baiser au creux de son cou. L'année prochaine, c'est toi, moi et le Sud-Ouest des États-Unis… Tu continueras à jouer les intellos à Stanford pendant que moi j'irais glander sur les bancs de la faculté d'Architecture et les soirs on se retrouvera pour faire plein de folies dans notre superbe appartement.

- C'est un plan que je qualifierais de parfait, déclara Arizona.

La Latina observa avec ravissement l'expression de bonheur qui se dessinait sur le visage de sa petite-amie. Au diable L&Fitch et New-York, la seule chose qui comptait et qui continuerait de toujours compter c'était cette fille dont elle était éperdument amoureuse. Le reste n'avait aucune importance.

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- TORRES !

Callie eu seulement le temps de lâcher la main d'Arizona qu'elle fut prise d'assaut par Mark qui la souleva pour l'enlacer et rigola tout en répondant à son étreinte. Ils étaient devant le gymnase de Lincoln's High, lieu où était censé se dérouler la fête des Anciens Élèves.

- Je vois que l'Angleterre t'as rendu encore plus immature que tu ne l'étais déjà, se moqua Callie après qu'il l'ait relâché.

- Ne me parle pas de ces pecnos! répondit Mark en secouant la tête d'un air dépité. Un seul jour de plus avec eux et c'est l'asile qu'il m'aurait fallu.

Il s'avança vers Arizona et la prit à son tour dans ses bras.

- C'est bon de te revoir Blondie.

- Tu m'as manqué aussi Mark, répondit Arizona avec un sourire éclatant.

- Tout est ok pour toute à l'heure, ajouta Mark à son oreille. Il suffira seulement que t'y ailles avant pour tout allumer.

Arizona acquiesça et le remercia du bout des lèvres pendant que Callie saluait Lexie. Ils entrèrent ensuite tous les quatre à l'intérieur de la salle où Derek, Meredith, Cristina et Owen vinrent à leur rencontre, suivit d'Alex Karev en compagnie de Jo et April qui était – à la surprise générale – accrochée au bras de Jackson Avery.

- Et bien Kepner, la fac te réussit vachement! commenta Cristina.

L'interpellée haussa les épaules en lui adressa un sourire étincelant, ce qui perturba quelque peu Cristina qui s'attendait à ce qu'elle réponde à sa provocation, comme elles en avaient l'habitude. Callie se détourna légèrement du groupe pour se concentrer sur la salle. Le gymnase avait été décoré pour l'occasion mais elle se sentit tout de même heureuse de fouler à nouveau ce terrain où elle avait vécu tellement de match intense lorsqu'elle était au lycée. Certes la décoration était tout autre, mais l'essentiel était là. Alors que ses yeux gambadaient dans la salle, elle croisa le regard de Lauren Boswell, qui discutait avec un ancien professeur. Cette dernière lui fit un léger signe de tête avant de se tourner de nouveau vers son interlocuteur.

Callie ne lui avait plus reparlé depuis le fameux jour où elle était allée la voir chez elle, quatre ans plus tôt. Son opinion sur l'ancienne capitaine des cheerleaders s'était légèrement améliorée depuis, mais elle restait celle qui avait couché avec Arizona et malgré les nombreuses années qui étaient passés, elle n'arrivait pas à l'oublier. Cependant, elle avait été agréablement surprise d'apprendre que Lauren était devenue assistante sociale. Cela avait conforté Callie dans l'idée que Lauren regrettait vraiment ce qui s'était passé avec Lydia. Sa mère lui avait aussi appris que la fille du Pasteur s'était mariée avec un jeune médecin que son père lui aurait présenté. Il fallait croire qu'elle avait continué à lutter contre sa nature, ce qui était dommage.

- Callie?

La voix d'Arizona la sortit de ses pensées. Elle se tourna vers elle alors que cette dernière secouait la tête d'un air amusé.

- Tu es une vraie tête en l'air…

- Désolée, s'excusa Callie. Tu disais?

- Je te demandais si ça ne te dérangeais pas que j'aille saluer quelques amis, répondit Arizona.

- Non, bien sûr que non, dit la Latina. Profites de ta soirée, on se retrouve après.

Arizona déposa un léger baiser sur ses lèvres puis s'éloigna d'elle sans pour autant la quitter des yeux.

L'ambiance de la soirée était au rendez-vous. Des anciens amis s'étant perdu de vue renouaient tandis que d'autres discutaient ensemble pour la première fois. Les professeurs se mélangeaient à leurs anciens élèves et prenaient de leurs nouvelles avec plaisir.

Arizona était assise à une table avec Alex et observait de loin Callie rigolait à gorge déployé avec Mark, ce qui la fit sourire. Alex la lorgna d'un regard moqueur.

- Quoi ? demanda-t-elle lorsqu'elle le remarqua.

- Rien, répondit Alex sans se dépêtrer de son sourire, c'est juste que je pensais qu'après tout ce temps, tu perdrais au moins ton sourire niais quand Torres est dans les parages…

Arizona ouvrit la bouche d'un air scandalisé avant de lui mettre une tape sur la tête.

- Mon sourire n'est pas niais ! s'indigna-t-elle.

Elle dirigea de nouveau inconsciemment son regard vers Callie, ce qui fit rire Alex.

- Tu vois, tu recommences! se moqua-t-il. Déjà au lycée, c'était comme ça. Dès qu'elle était là, on te perdait instantanément!

- Que veux-tu Alex, je suis amoureuse, répondit Arizona.

- Non MOI je suis amoureux, rétorqua Alex. Toi tu es… tu es bizarre! Je t'ai vu il y a deux semaines, tu ressemblais à un mort-vivant. Et maintenant, on dirait que tu sors tout juste d'une pub de Bisounours!

Arizona éclata de rire. Il n'y avait qu'Alex pour sortir des âneries pareils. Elle s'approcha de son oreille et tandis sa main, comme si elle s'apprêtait à lui dire un secret.

- Ça, mon cher Alex, c'est parce que j'ai eu sept orgasmes cet après-midi…

Il releva brusquement la tête vers elle et Arizona remarqua que ses oreilles prenaient une couleur écarlate. Elle se mordit la lèvre pour se retenir de rire à nouveau tandis qu'Alex la dévisageait.

- Tu bluff, dit-il avec sérieux.

- Sept, répéta Arizona de nouveau.

Il se leva de sa chaise.

- Merci, maintenant je vais passer la soirée à penser à ça! lança-t-il avant de s'éloigner dans la foule sous le regard amusé d'Arizona.

Rapidement, quelqu'un vint remplacer Alex à la place en face d'elle. Elle leva les yeux et se redressa instantanément lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'agissait du proviseur Webber.

- Je me devais de venir saluer la majore de la promo, dit-il avec un sourire prévenant.

Arizona lui répondit par un sourire également.

- J'ai eu de très bons échos à votre sujet de la part du doyen de Stanford, continua Webber en portant son verre à ses lèvres. Il ne tari pas d'éloges sur vous…

- Vous avez parlé avec M. Harper ? demanda-t-elle surprise.

Webber s'esclaffa devant la mine abasourdi de son ancienne élève. Il se redressa et prit un air un peu pompeux.

- Bien sûr ! répondit-il comme s'il s'agissait d'une évidence. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années… Et puis, il est de mon devoir de veiller à ce que les étudiants qui sortent de Lincoln's High ne ternisse pas notre réputation.

Arizona laissa échapper un léger grognement mais ne répondit pas. Elle ravala sa réplique qui consistait à demander de quelle réputation il parlait et préféra se taire. Webber ne sembla pas s'en rendre compte et continua:

- Il faut dire que vous et mademoiselle Torres faites vraiment la fierté de votre promo. Entre vous qui continuait à éblouir les bancs de Stanford et elle qui va rejoindre le célèbre cabinet L&Fitch, vous faites une jolie paire…

Arizona se redressa brusquement et dévisagea son ancien proviseur.

- Excusez-moi monsieur, mais de quoi parlez-vous? demanda-t-elle perdue.

- De l'offre d'emploi à New-York que L&Fitch a faite à Callie Torres, répondit Webber en fronçant les sourcils. Ah oui c'est vrai qu'elle n'a toujours pas accepté! ajouta-t-il en agitant sa main nonchalamment. Mais si vous voulez mon avis, il serait idiot de sa part de laisser une telle opportunité lui échapper. Surtout qu'il est rare qu'ils recrutent à la sortie de la fac. D'après ce que j'ai entendu dire, le mémoire qu'elle a présenté les a bluffait…

Elle ne l'écoutait plus, regardant au loin sa petite-amie qui était toujours en pleine conversation avec Mark. Ainsi donc, Callie avait reçu une offre du cabinet d'architecture qui l'avait inspiré durant toutes ces années et elle ne lui avait rien dit. Arizona comprit ce que ça voulait dire: si elle le lui avait caché, c'est qu'elle avait l'intention de refuser et avec le speech que la blonde lui avait fait cette après-midi, elle savait qu'elle l'avait poussé dans ce sens.

Elle se maudit intérieurement puis, lorsqu'elle vit Callie s'avancer vers le buffet, elle se leva, s'excusa auprès du proviseur et s'en alla vers sa direction.

- Bonsoir Callie!

La Latina délaissa le verre de ponch qu'elle s'apprêtait à se servir pour se tourner vers la personne qui l'interpellait.

- Tiens, bonsoir Sadie! salua-t-elle à son tour. Comment vas-tu?

- Je vais bien merci, et toi ?

- Du tonnerre!

La blonde esquissa un nouveau sourire.

- J'espérais te croiser ici, continua-t-elle. Ça fait une éternité que je n'ai pas eue de tes nouvelles.

Callie s'apprêtait à répondre lorsqu'elle fut interrompue par l'arrivée d'Arizona qui lorgna Sadie d'un regard perçant.

- Bonsoir Arizona, salua Sadie sans grande conviction. Tu es toujours aussi resplendissante…

- Et toi tu tournes toujours autant autour de ma copine, répliqua Arizona avec un sourire sans joie.

Tandis que Callie pouffa doucement de rire, le teint de Sadie vira rapidement au rouge.

- Je suis désolée, s'excusa la Latina. Ma petite-amie a tendance à être excessivement jalouse…

- C'est faux! s'exclama indignée Arizona.

- Tu veux que je te rappelle ce que tu as fait à ma colloc de campus la première fois que tu l'as vu ? rétorqua Callie avec amusement.

Arizona grogna puis reporta de nouveau son attention vers Sadie qui les regardait en souriant.

- Si ça peut te rassurer j'ai une petite-amie, déclara-t-elle à l'adresse d'Arizona.

- Ça c'est cool, répondit Arizona.

- En parlant du loup, la voilà! s'exclama Sadie en faisant un signe de main en direction des grandes portes du gymnase.

Callie se tourna pour voir de qui il s'agissait et manqua de s'étouffer lorsqu'elle vit Erica Hahn s'approchait d'elles et embrasser Sadie.

- Je vois que tu es en très bonne compagnie, lança Erica sarcastiquement en toisant Arizona du regard.

- Bonsoir Erica, salua Arizona. Je suis moi aussi super heureuse de te revoir!

Erica renifla dédaigneusement avant de se tourner vers Callie qui n'avait rien dit. Elles s'étaient quittées en froid lorsqu'Erica avait appris que la Latina s'était remise en couple avec celle qu'elle appelait « l'autre blonde ». Il s'en était suivi une grosse dispute où Callie lui avait explicitement dit qu'elles ne pouvaient plus être amies. Et depuis, elles ne s'étaient jamais revues.

- Je vois que vous êtes toujours ensemble, commenta Erica sans quitter Callie des yeux.

- Oui, répondit Arizona en devançant sa petite-amie. Et ce n'est pas prêt de se terminer… Je suis d'ailleurs heureuse de voir que tu t'es enfin résignée à passer à autre chose.

Elle fit un léger signe de tête pour désigner Sadie puis adressa un grand sourire à Erica.

- Vous devez avoir tellement de choses en commun, poursuivit-elle, comme le fait qu'au lycée vous fantasmiez toutes les deux sur ma copine.

Elle ne laissa pas à Erica le loisir de répliquer. Face à la mine scandalisée que cette dernière affichait, Arizona attrapa Callie par la main et s'en alla avec elle.

- C'est définitif, j'adore quand tu es jalouse! lança Callie en rigolant.

- Tu peux te moquer mais malgré tout, je n'ai jamais atteint le stade où je colle un pain à une fille par jalousie, rétorqua Arizona.

Callie perdit instantanément son sourire moqueur sous le regard triomphant d'Arizona.

- Je te l'accorde, répondit-elle, mais j'avais des circonstances atténuantes. Et puis, avoue que ce n'est pas l'envie qui te manquait…

- C'est vrai, concéda la blonde en souriant, si tu savais le nombre de fois où j'ai prémédité le meurtre d'Erica Hahn.

Elle regarda avec bonheur Callie rigoler de nouveau puis repensa à ce que lui avait dit Webber un peu plus tôt et son cœur se serra.

- Ça te dit qu'on sorte un peu d'ici ? proposa-t-elle. Qu'on se retrouve un peu seules…

Callie jeta un regard circulaire à la pièce puis acquiesça.

- Je connais l'endroit idéal, dit-elle avec un sourire espiègle en attirant Arizona à l'extérieur.

Elles s'avancèrent jusqu'au gradin extérieur et restèrent silencieuses en montant les escaliers qui les menaient à la place qu'elles avaient l'habitude d'occuper, des souvenirs du lycée les gagnant.

- Je n'arrive pas à croire que quatre ans se sont déjà écoulés, lança Callie en s'installant.

Elle ouvrit ses bras pour qu'Arizona vienne se blottir contre elle et poussa un soupir de bien-être lorsqu'elle sentit le dos de la blonde s'appuyer contre elle.

- J'ai l'impression que c'était hier la première fois qu'on s'était retrouvé ici, dit Arizona en posant sa tête au creux du cou de Callie. Je me souviens que c'était ici que tu m'avais donné rendez-vous après notre premier baiser et qu'il avait donné le LA à de nombreux autres.

- C'est vrai que c'était notre lieu de prédilection au lycée, répondit Callie avec nostalgie. Tu as changé « mon refuge » en « notre refuge »…

Arizona tourna légèrement sa tête pour pouvoir voir le visage de sa petite-amie. Elle décela dans son regard une étincelle qui la caractérisait tellement.

- C'est toi mon refuge, souffla-t-elle avant de se redresser pour l'embrasser.

Un bruit venant du bas les séparèrent. Elles virent leur groupe d'amis arriver en chahutant dans leur direction.

- Il y a des choses qui ne changent pas malgré les années! se moqua Cristina. Vous êtes toujours autant collés l'une à l'autre, c'est dingue!

- Ça te va bien de dire ça, rétorqua Callie.

Ils montèrent les marches et s'installèrent un peu partout. C'était la première fois que Callie les voyait réunis ici et cette vision l'emplit de bonheur. Elle s'allongea sur la rangée et posa sa tête sur les genoux d'Arizona.

- Le lycée me manque, lança Mark. C'était moins prise de tête que maintenant…

Un murmure d'approbation parcouru le groupe.

- Vous savez ce qui me manque moi? dit April. Le basket. Dès que j'étais avec l'équipe, j'avais l'impression de faire partie d'une famille…

Callie médita ces paroles, tout en continuant de fixer Arizona juste au-dessus d'elle. Elle avait joué pendant quatre ans au basket à l'université, atteignant un très bon niveau, mais jamais elle n'avait retrouvé la cohésion qu'elle avait connue au sein des WildChilds. Elle avait eu de très bonnes coéquipières à New-York, mais Poundtown lui avait offert des amies. April avait raison, c'était plus qu'une équipe qu'elles avaient eu, c'était une famille.

- On devrait s'organiser un match tant que nous sommes toutes réunis à Poundtown, proposa Lexie.

Son regard se dirigea vers Callie qui acquiesça.

- C'est une très bonne idée. On pourrait défier l'équipe qu'ils ont actuellement à Links, je suis sure qu'on leur mettrait la pâtée !

- Surtout qu'on a maintenant une championne d'État dans nos rangs, taquina Meredith en regardant Callie.

Cette dernière lui tira la langue.

Ils échangèrent ensuite de nombreux souvenirs, ainsi que quelques anecdotes sur leurs vies universitaires et leurs projets futurs. Ainsi on apprit par exemple que Jackson et April s'étaient retrouvés dans la même fac à UPenn et que c'était là-bas qu'ils s'étaient énormément rapprochés jusqu'à sortir ensemble. On apprit aussi que Mark et Lexie avait connu une période d'eaux troubles lorsque Mark avait annoncé à la jeune fille qu'il s'en allait six mois en Angleterre pour un stage, mais que les choses s'étaient arrangés lorsque ce dernier avait réussi à la rassurer. Derek et Meredith, quant à eux, s'apprêtaient à emménager ensemble à Seattle, où ils s'apprêtaient à attaquer, tous les deux, leurs études de médecines. Et Owen et Cristina, ainsi qu'Alex et Jo, vivaient toujours leurs histoires. En somme, tous les couples qui s'étaient formés au lycée avaient survécus.

Après une heure et demie, Arizona jeta un coup d'œil à sa montre et croisa le regard de Mark qui hocha la tête d'un air entendu. Elle se tourna ensuite vers Callie.

- Tu me passes les clés de ta voiture? lui demanda-t-elle. Il faut que je m'absente quelques minutes.

- Pour aller où? demanda Callie en fronçant les sourcils.

Arizona déposa un baiser sur sa tempe et attrapa les clés de la Jeep avant de dévaler les marches.

- Je reviens, lança-t-elle.

Callie se tourna vers Mark et l'interrogea du regard. Ce dernier haussa les épaules d'un air nonchalant.

- Tu verras quand elle reviendra…

C'est une demi-heure plus tard qu'Arizona refit apparition.

- Où étais-tu? demanda Callie.

La blonde lui répondit par un sourire puis lui tendit sa main.

- Viens, c'est une surprise…

Callie la saisit puis descendit en sa compagnie. Elle continua de dévisager Arizona qui affichait un sourire mystérieux.

- Pas trop de folies les filles! leur lança Mark.

Arizona rigola puis leur adressa un signe de main.

- On se voit demain, dit-elle alors qu'elles s'éloignaient en direction du parking. Et merci encore Mark!

- Avec plaisir Blondie…

Arrivées sur le parking, Callie se tourna de nouveau vers Arizona.

- Sérieusement, où est-ce que tu m'amène?

- C'est une surprise! répéta Arizona.

Elle ouvrit la portière de la Jeep et fouilla à l'intérieur de son sac. Elle en retira un foulard et l'agita devant Callie.

- Va falloir que je te bande les yeux…

Callie la fixa quelques instants avant d'éclater de rire.

- Très drôle ta blague, dit-elle hilare.

Lorsqu'elle vit la mine sérieuse qu'affichait la blonde, elle perdit instantanément son sourire.

- Tu n'es pas sérieuse?

- Oh je t'en prie Callie! implora Arizona. Je l'avais fait moi je te rappel!

- Il était question de deux minutes, répliqua la Latina. Toi tu veux carrément me faire monter en voiture comme ça, avec toi conduisant alors qu'on sait toutes les deux que tu es un danger lorsque tu as un volant entre les mains…

- Je vais faire comme si je n'avais pas entendu ce que tu viens de dire…

Face au regard insistant d'Arizona qui ne la quittait pas des yeux, le foulard toujours tendu vers elle, Callie céda et s'approcha d'elle.

- Très bien, déclara-t-elle alors qu'Arizona lui bandait les yeux, mais si je meurs d'une crise cardiaque durant le trajet, tu ne pourras en vouloir qu'à toi-même…

Arizona finit de lui attacher le foulard puis lui mit un coup sur l'épaule.

- Aïe! Mais ça va pas?! s'indigna faussement Callie.

- Ça t'apprendra à critiquer ma façon de conduire, répondit Arizona dans un éclat de rire. Allé viens Calimero, je vais t'aider à monter dans la voiture…

Après quelques minutes de route sous les ronchonnements multiples de Callie, elles arrivèrent à leur destination. Arizona immobilisa la voiture et se tourna vers sa petite-amie.

- On est arrivée, informa-t-elle.

- Tu sais quoi? On devrait vraiment essayer de le faire avec les yeux bandés, dit Callie en désignant le bandeau sur ses yeux. Ça doit être cool!

La blonde rigola en secouant la tête.

- J'y réfléchirais…

Elle descendit de la voiture et fit le tour pour venir ouvrir à Callie et l'aider à descendre.

- Je sens de l'herbe sous mes pieds et une odeur de terre, analysa la Latina. Je suppose donc que nous ne sommes pas à la montagne pour faire du ski… C'est dommage, j'ai toujours voulu apprendre à en faire!

- Tu vas arrêter de dire des âneries? s'exaspéra Arizona d'un air amusé en la faisant avancer doucement.

- Oui tu as raison, répondit Callie. Surtout qu'on a roulait seulement dix minutes et la station de ski la plus proche est à 400 kilomètres d'ici… Qui plus est, il fait nuit et je suis quasi-certaine qu'aucune station n'est ouverte à cette heure-ci.

- Callie… soupira Arizona.

L'interpellée laissa échapper un petit rire avant de reprendre son sérieux.

- Très bien j'arrête, promit-elle.

Elle essaya discrètement de regarder en-dessous du bandeau mais Arizona la remarqua.

- Tu triches! s'indigna-t-elle.

- Non! répondit Callie. J'ESSAYE de tricher, mais tu l'as tellement serré que je ne vois rien du tout!

Arizona esquissa un nouveau sourire. Elles avancèrent encore un peu puis elle les fit s'arrêter.

- Tu es prête?

- OUI ! s'exclama Callie en tapant des mains comme une petite fille.

Arizona lui retira le foulard des yeux et la laissa découvrir l'endroit. Callie ouvrit de grands yeux ronds lorsqu'elle se rendit compte qu'elles étaient sur la baie de Poundtown. Elle ne s'était pas douté une seule seconde qu'Arizona la ramènerait ici, ce qui lui semblait maintenant totalement idiot car où d'autre aurait-elle pu l'amener? Cet endroit était LEUR endroit… Même si la dernière fois qu'elles étaient venues, c'était il y a quatre ans.

Elle s'avança de quelques pas et regarda autour d'elle, les yeux émerveillés. La clairière était totalement illuminée par ce qui semblait être des centaines de bougies. Des milliers de pétales de roses rouges étaient éparpillés au sol, composant un chemin jusqu'à une grande couverture où était installée une panière de pique-nique, un sceau avec une bouteille de vin rouge et une autre de vin blanc trônant à l'intérieur ainsi qu'une enceinte audio d'où émanait de la musique. Callie reconnut aussitôt l'air qui s'en échappait, il s'agissait de la chanson de Safetysuit, Never Stop. Chanson sur laquelle elle avait dit son premier « je t'aime » à Arizona. Aucun détail n'avait été laissé au hasard, tout en ce lieu la ramenait à un épisode de leur relation. De l'endroit à la musique, en passant par le vin choisit.

Elle sentit une vague d'émotion la gagner alors qu'un grand sourire naquit sur son visage. Elle se tourna vers Arizona qui ne l'avait pas quitté des yeux.

- C'est toi qui as fait tout ça? demanda-t-elle bêtement.

- J'ai eu le droit à l'aide de Mark, répondit Arizona en s'avançant vers elle. Ça te plait?

- C'est magnifique, répondit Callie d'une voix à peine audible.

Arizona glissa ses mains dans les siennes puis l'attira vers la couverture.

- Je voulais fêter nos cinq ans ensemble de la même manière que ça a commencé, expliqua-t-elle. Ici. Même si techniquement ça ne fera cinq ans que dans trois mois… Mais vu qu'on est censé être à l'autre bout du pays à ce moment-là, j'ai avancé un peu la date.

- On peut dire que tu m'as battu à plate couture, plaisanta la Latina.

Callie continua d'observer l'endroit, avec une expression émerveillée. Puis plongea son regard dans les yeux azurs de sa petite-amie.

- Cinq ans, dit-elle après quelques secondes. Cinq ans que je me demande ce que j'ai bien pu faire pour avoir la chance incroyable de t'avoir dans ma vie…

- C'est vrai que je suis une merveille de la nature, plaisanta Arizona.

Mais Callie ne rigola pas, elle continua de la fixer intensément, ce qui fit perdre le sourire à la blonde qui sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, comme à chaque fois que Callie la regardait de cette façon.

- Je suis sérieuse Az', déclara Callie. Je ne t'ai jamais aimé autant qu'en cet instant précis et je ne t'aimerais jamais moins qu'en cet instant précis…

Arizona perdit pendant quelques secondes le fil de la conversation. Elle s'approcha de Callie et l'embrassa passionnément. À défaut d'utiliser des mots qui lui semblait dérisoires face à ce qu'elle ressentait vraiment, elle espérait que ce baiser traduirait ne serait-ce qu'une infime partie de l'amour qu'elle lui portait. Elles rompirent le baiser sans pour autant se quitter des yeux. Arizona se positionna sur ses genoux entre les deux jambes de Callie et continua de la fixer en esquissant un sourire.

- Je comprends maintenant ce qu'à ressentit Lena lorsqu'Ethan lui a dit ça, dit-elle d'un ton légèrement moqueur.

Callie rigola puis déposa un nouveau baiser sur ses lèvres.

- D'accord cette phrase n'est pas de moi, avoua-t-elle, mais ça n'empêche que j'en pense tous les mots…

- Je le sais, répondit Arizona. Et je trouve ça adorable que tu utilises des expressions tirées de mes livres préférés. Surtout qu'à la base, tu n'es pas vraiment fan de la saga des Lunes. Je me souviens t'avoir limite obligé à les lire…

- Je n'y peux rien si j'aime te faire plaisir, plaisanta Callie.

À ces mots, elle remarqua que le sourire d'Arizona disparut. Cette dernière se souvint de la conversation qu'elle avait eue plus tôt avec le proviseur Webber.

- C'est pour ça que tu as refusé l'offre de L&Fitch? questionna Arizona. Pour me faire plaisir?

Callie se mordit la lèvre nerveusement et détourna les yeux du regard légèrement accusateur de sa petite-amie.

- Qui t'as parlé de ça? demanda-t-elle doucement.

- Webber…

Arizona s'avança un peu plus vers Callie et lui fit lever la tête de sorte à ce qu'elle la regarde dans les yeux.

- Pourquoi ne m'as-tu rien dit?

- Parce que ce n'était pas important, soupira la Latina.

- Tu veux rire? lança ironiquement Arizona. Il s'agit seulement du poste de tes rêves mais ça n'a pas d'importance?!

Callie la fixa quelques instants, maudissant intérieurement le proviseur Webber qui avait vendu la mèche. Elle savait que si Arizona était au courant, une dispute en émanerait, c'est pour cela qu'elle avait évité de lui en parler, surtout que sa décision était prise.

- C'est vrai qu'ils sont la raison pour laquelle j'ai poursuivis mes études dans ce domaine, déclara-t-elle après quelques secondes de réflexion, ils ont créé un énorme concept en mettant l'architecture au service de l'humanitaire et pouvoir travailler avec eux était ce qui me motiver… Mais Arizona, ce n'est qu'un boulot! Ça pourra attendre qu'on finisse nos études.

- Non ça n'attendra pas et tu le sais Callie, répondit la blonde. C'est une opportunité qui ne se présente qu'une fois dans sa vie et je refuse que tu la laisse passer tout ça parce que je t'ai fait une scène toute à l'heure…

Callie la regarda en fronçant les sourcils, traduisant son incompréhension.

- Tu crois que c'est à cause de ce que tu m'as dit cet après-midi que je veux refuser? Interrogea-t-elle.

Elle prit son silence comme une affirmation.

- Arizona, je ne veux plus être séparé de toi! dit-elle d'une voix forte. J'en ai marre de t'avoir pour moi qu'un weekend dans le mois. Je te veux tout le temps auprès de moi. Je veux arrêter de compter les jours jusqu'à la prochaine de tes visites parce que j'aurais simplement à me dire qu'il me suffira d'attendre le soir pour pouvoir te voir, t'embrasser ou ne serais-ce que m'endormir dans tes bras...Tu n'es pas la seule à retenir ta respiration quand on est séparé.

Arizona resta silencieuse et songea aux paroles de Callie. Il fallait croire qu'elle avait réellement pensé à tout et la blonde comprit que pas un seul instant la Latina n'avait pensé à lui demander de la suivre à New-York. Elle la faisait encore passée après tout le reste, comme à son habitude.

À cet instant précis, elle se rendit compte de ce qu'elle désirait vraiment. Elle y pensait depuis des mois maintenant, mais assise en ce moment même, face à celle qu'elle considérait comme l'amour de sa vie, lui fit réaliser que la solution était simple mais tellement belle.

Elle leva les yeux vers Callie qui l'observait silencieusement et lui adressa un magnifique sourire.

- Épouse-moi…

Callie ouvrit de grands yeux et la fixa incrédule.

- Quoi?!

- Épouse-moi, répéta un peu plus fort Arizona pour marquer sa conviction.

Face à la mine dubitative qu'affichait Callie, elle poursuivit:

- Je suis sérieuse Calliope. Ça fait déjà un moment que j'y pense… Cette relation longue-distance m'a fait réaliser à quel point je pouvais être dépendante de toi, mais ça m'a surtout fait me rendre compte que je voulais plus… Je veux un engagement, je veux des bagues et je veux clamer au monde que je suis ta femme.

- On n'a seulement 23 ans, dit Callie d'une petite voix.

- Et alors ? rétorqua Arizona avec un sourire. Tu crois réellement que ça a de l'importance ? Parce que pour ma part, je ne me vois pas passer le reste de ma vie avec quelqu'un d'autre que toi, que ce soit à 23 ans ou à 50 ans… Je te veux toi, Calliope Torres, pour toujours.

Elle sonda quelques instants le visage de Callie qui restait impassible.

- Je peux vivre n'importe où tant que je suis avec toi, continua-t-elle. Et puis l'avantage quand on aspire à devenir écrivain, c'est qu'on peut l'être de n'importe où…

- Je ne peux pas te demander de quitter Stanford pour moi, la coupa Callie. Il en est hors de question…

Arizona laissa échapper un rire amusé.

- Callie, tu réalises que je viens de te demander de m'épouser? s'exclama-t-elle toujours en souriant. Ce n'est pas un sacrifice de quitter Stanford pour pouvoir être avec toi et te voir faire le métier de tes rêves, au contraire… Alors accepte ce poste chez L&Fitch, accepte de m'épouser et arrête de faire ta tête de mule!

Callie la regarda quelques instants avant d'esquisser à son tour un grand sourire.

- D'accord, déclara-t-elle. Je veux bien t'épouser Arizona Robbins et passer le reste de ma vie avec toi…

- Tu le veux?

- Je le veux, affirma Callie avec plusieurs acquiescements.

- Yay ! s'exclama Arizona avant de se pencher vers elle pour l'embrasser.

Callie se laissa basculer contre la couverture alors qu'Arizona s'allongeait contre elle. Elle glissa sa main derrière la nuque de sa petite-amie et resserra leur étreinte, approfondissant ainsi le baiser. Après de nombreuses secondes, Arizona se dégagea pour reprendre sa respiration. Elle s'allongea à côté de Callie et emmêla ses jambes aux siennes, tout en enfouissant son visage dans son cou.

La Latina leva les yeux aux ciels et observa les étoiles, glissant sa main dans les cheveux d'Arizona qu'elle caressa délicatement. Cette dernière ferma les yeux, savourant son sentiment de bonheur.

- Tu avais raison avec cette histoire de bulles roses, lança Callie après quelques secondes.

Elle sentit le rire d'Arizona raisonner contre son oreille.

- Tout comme toi tu avais raison en disant que nous étions faites l'une pour l'autre...

Callie caressa son bras, tout en repensant à la dernière conversation qu'elles avaient eue ici, quatre ans plus tôt.

- Oui, affirma Callie après quelques secondes. J'ai été faite pour toi, Arizona Robbins…

*FIN*