Bonjour !
Me revoici avec la suite de cette histoire.
Je tenais encore une fois à vous remercier pour vos reviews ! Merci à aelita48, choukinette76, Triskelle Sparrow, Miss Sadique, Minomina, Mariefandetwilight, xazlexeex25, et or elise.
Merci aussi aux non-incrites :
rose : Voila la suite. J'espère qu'elle te plaira. Metrci pour ton message !
aussidagility : Alors dans cette histoire, Maria n'a pas transformé Jasper. C'est juste un nomade. Ca sent en effet les ennuis. Merci pour ton commentaire !
laulau83 : Cette suite est moins longue, mais c'est pour mieux vous donner le chapitre qui suivra samedi prochain^^. Merci pour ton compliment !
stef : Je suis très heureuse que tu aimes cette histoire. Pour le nombre de chapitres, je dirais que ça ira jusqu'au chapitre 40, mais ça reste approximatif. Merci d'avoir pris le temps de me donner ton avis !
Merci aussi à Morphine Angel-feature et à Evelyne-raconte pour leur collaboration.
Je vous souhaite une bonne lecture, tout en rappelant que les personnages appartiennent à S.M.
Chapitre 27
Pov Jacob
Lorsque j'étais entré dans le bureau du toubib, il m'avait fait signe de m'asseoir.
-Tu es calmé ? Me demanda-t-il après m'avoir salué.
-Oui, ça va mieux. C'est un nomade qui est venu cette nuit, n'est-ce pas ?
-Oui Jacob. Je t'ai arrêté hier soir, avant que tu ne montes, parce que la piste conduisait dans la chambre où vous dormiez. Tu n'as rien senti pendant que tu dormais ?
Je ne répondis pas de suite. Pourquoi prenait-il autant de précautions pour que je reste calme ? Qu'avait-il pu se passer pour que si j'avais continué à suivre l'odeur, je devienne violent au point qu'il ait peur ? Et peur pour qui ? La réponse m'apparut d'elle-même.
-Il s'est approché de Bella, n'est-ce pas ?
Ma déclaration fut suivie par un silence d'approbation.
-Oui, répondit enfin Carlisle. Non seulement il s'est approché, mais il l'a touchée.
-Sam a senti la trace et ils l'ont pistée, mais elle retourne vers Seattle. Peut-être cherchent-ils seulement à savoir qui nous sommes ?
-J'aimerai que ce soit le cas, mais j'en doute. Pourquoi avoir fouillé chaque pièce ici, pourquoi avoir pris le temps de vous observer, pourquoi avoir pris le risque de se faire découvrir si ce n'était que par curiosité ?
-Vous pensez que l'intrus va revenir ? Sam aussi le pense.
Le docteur hocha la tête.
-Pour le moment, je pense qu'il vaut mieux ne pas alarmer Bella. Je ne lui ai rien dit, et je compte d'abord en parler avec les autres.
-Elle a le droit de savoir Carlisle ! Elle est adulte, comme nous, et ça peut l'aider à être sur ses gardes.
Le docteur soupira et me regarda droit dans les yeux.
-Jacob, as-tu vraiment regardé Bella ces derniers temps ? Elle a vécu plusieurs situations traumatisantes et a du mal à s'en remettre. La preuve en est ses cauchemars qui la hantent encore trop régulièrement. Elle sait qu'il y a des nomades et que l'on se méfie, mais elle n'a pas besoin de savoir qu'elle est une cible potentielle. Si elle le sait, elle refusera de partir pour la réserve afin d'y être à l'abri.
-Comment ça ?
-Tu connais Bella aussi bien que moi : si elle se sait en danger, elle en déduira que nous sommes aussi en danger. Elle risque de faire des choses qui la mettraient encore plus en danger. Si la situation se complique, si ces nomades se montrent trop insistants, je compte demander à ta tribu de la prendre sous leur protection temporairement.
-Et vous ? Si vous partez, elle voudra vous suivre.
-Je sais, mais Edward saura lui faire comprendre que ce n'est que provisoire, le temps de régler les choses. Lorsque Jane l'a prise pour cible en menaçant notre famille, elle s'est jetée dans la gueule du loup, si tu me pardonnes l'expression, sans réfléchir, parce que nous étions menacés, et je refuse qu'elle recommence. Elle a beau être adulte, elle n'a pas toutes les données pour saisir notre monde.
-Pourtant vous nous tenez au courant, alors que nous sommes humains, rappelai-je.
-Peut-être, mais vous savez vous battre, vous avez la force de le faire. Dire à Bella que les nomades en ont peut-être après elle revient à la déposer sur le bord de la route, attachée comme du bétail, et les appeler.
Il avait raison et il le savait. Bella ferait tout pour se sacrifier à notre place, sans penser un seul instant à elle. Alors c'était à nous de prendre soin d'elle.
-C'est d'accord, je ne dirais rien, et je ferais comme si tout allait bien, maugréai-je.
-Je ne veux que son bien Jacob, et la voir sourire est une de mes priorités.
-Moi aussi ! Protestai-je. Et vous le savez, puisque vous me manipulez comme ça !
-Je ne te manipule pas, j'utilise tous les arguments que je possède. Bella nous est précieuse, alors ne nous disputons pas et aidons-la à vivre !
Son téléphone sonna, nous interrompant, et j'entendis son interlocuteur lui demander de venir pour les aider, suite à un accident de voiture. Carlisle accepta et raccrocha.
-L'hôpital, se crut-il obligé de m'expliquer. Bella a mon numéro, n'hésite surtout pas.
Je hochai la tête et nous sortîmes rejoindre Bella. Une fois la sangsue partie, elle me proposa de sortir faire un tour et j'acceptai. Nous prévîmes d'aller à la réserve le lendemain, puis notre discussion porta sur le mariage d'Alice et Jasper.
-Elle a invité toute la tribu, et Edward m'a aussi parlé d'un clan de vampires végétariens qui habite plus au Nord, lui expliquai-je.
-Vont-ils tous venir ?
-Non, pouffai-je. La plupart ne veulent pas venir, ils trouvent que tes chers amis sentent un peu trop mauvais. Seth supplie Sam de le laisser venir, alors je pense qu'il y aura Embry, Quil, Seth, Sam et moi. Et ta robe ? Tu l'as essayée ?
-Pas encore, mais Alice l'a mise à l'ordre du jour pour bientôt.
Nous avions marché jusqu'au bout du jardin, nous enfonçant un peu dans les bois, mais je voyais que Bella avait de plus en plus de mal à avancer.
-On fait demi-tour ? Proposai-je.
-Pourquoi pas ! J'avoue que je commence à avoir un peu mal.
Je fis un pas vers elle mais elle m'arrêta d'un geste de la main.
-Je sais marcher, alors tant que je ne m'écroulerai pas, tu me laisses sur mes deux pieds !
-Chef, oui chef, criai-je en faisant le salut militaire.
Mon amie éclata de rire et commença à avancer. J'allai la suivre quand j'entendis du bruit un peu plus loin dans les bois, aussi marchai-je doucement.
-Tu traines ? Se moqua-t-elle en se retournant.
-J'attends que tu sois à plus de deux cent mètres, histoire de me défouler un peu ! Me vantai-je.
-Prétentieux ! Dit-elle en haussant les épaules.
Je la vis accélérer le pas et je ne pus me retenir de sourire, jusqu'à ce que je voie un loup au pelage brun foncé. Il s'avança jusqu'à moi et me renifla. Il repartit en courant et revint sous forme d'Embry.
-Tu n'es pas sur notre territoire, lui fis-je remarquer. Te serais-tu perdu ?
-Sam m'envoie, deux nomades ont passé nos lignes. Et mauvaise nouvelle pour toi : ils ont croisé votre route. Tu te fais vieux !
Je lui montrai mon poing, même si je savais que de sa part, c'était moins méchant que si c'était Paul qui l'avait dit.
-Leurs odeurs croisent les vôtres un peu plus bas, je vais voir jusqu'où elles mènent, mais on se doute qu'ils ont déjà filé.
-Si le toubib ne revient pas cette nuit, demande à Sam si l'un d'entre vous peut rester là pour assurer la protection de Bella.
Embry acquiesça et repartit, se transformant non loin. Je rattrapai Bella en quelques foulées et je l'attrapai, la mettant sur mon épaule.
-Jacob ! Cria-t-elle en riant, laisse-moi ! Je peux marcher !
-J'ai faim, me plaignis-je faussement, et je voudrais manger avant de mourir d'inanition ! Alors arrête de gigoter, femme !
-Tu es un grand idiot Jacob Black !
Cependant, elle me laissa la porter sans rien dire jusqu'à la villa où je la déposai sur un tabouret dans la cuisine.
Pov Bella
J'avoue : je remerciais Jacob de m'avoir portée. J'avais mal maintenant, et je savais que je devrais prendre les médicaments que Carlisle m'avait laissés en cas de forte douleur.
Jake sortit de quoi nous préparer un en-cas assez copieux puis il porta le tout dans le salon avant de m'y emmener. Il me déposa sur un divan et j'étendis ma jambe.
-Tu aurais dû le dire avant que tu avais mal Bella, me gronda mon ami. Maintenant, tu ne bouges plus de ce canapé tant que je ne l'aurais pas dit.
-Oui, monsieur le chef, ricanai-je. Et quand tu auras fini ta crise d'autoritarisme, tu pourras allumer la télévision !
Il m'ébouriffa les cheveux et se concentra sur la chaîne des résultats sportifs. Quant à moi, je laissai ma tête aller en arrière et soufflai doucement. Je sursautai lorsque le téléphone des Cullen sonna.
-Tu peux aller décrocher s'il te plaît ? Demandai-je à Jacob.
Il se leva et prit le combiné.
-Maison Cullen ?
Il écouta attentivement ce que disait son interlocuteur, fronçant parfois les sourcils, avant de raccrocher.
-Qui était-ce ?
-Un faux numéro.
Sa voix était sèche.
-Jake ? Qui était-ce ?
Mais le téléphone sonna de nouveau, et Jacob sauta dessus. Il décrocha, mais cette fois il soupira, se détendant.
-Oui, dit-il au bout de quelques secondes. Non, rien.
Il sortit par la baie vitrée qu'il referma derrière lui, me laissant seulement voir sa silhouette dans la pénombre vu que le soleil s'était couché. Qui était-ce encore ? J'allai me lever quand Jacob entra à nouveau, le visage fermé.
-Bella, on s'en va.
-Hein, quoi ? Non ! On va où ?
Sans dire un mot, il reposa le combiné, attrapa mon portable que j'avais posé sur la table basse, le mit dans sa poche et entreprit de me mettre mon manteau.
-Mais Jake, qu'est-ce qui se passe ? Demandai-je, à moitié rassurée. Qui vient d'appeler ?
-Alice, répondit-il seulement.
Le téléphone fixe sonna à nouveau et Jacob décrocha.
-Oui, on s'en va, déclara-t-il au bout d'une seconde. Sam m'envoie quelqu'un. D'accord.
Je m'étais assise, ne tenant plus debout à cause de la douleur. Je tremblais, déchirée entre l'envie de demander ce qu'il se passait et l'envie de l'ignorer pour ne pas devenir folle.
-Ce sont les nomades, n'est-ce pas ?
Il ne répondit pas une fois de plus mais me souleva et nous sortîmes. Il m'emmena au garage.
-Laquelle ? M'interrogea-t-il.
-La Volvo, répondis-je sans hésiter.
Elle contenait ce qui allait m'apaiser quelques secondes : l'odeur d'Edward. J'avais besoin de lui à ce moment-là, mais j'avais trop peur de demander s'il allait bien, parce que s'il lui était arrivé quelque chose…
Jacob me mit en voiture et monta presqu'aussitôt à la place conducteur. Il démarra le moteur et appuya sur l'accélérateur, faisant partir la voiture à toute allure. Il était extrêmement tendu, et je n'aimais pas ça.
-Jacob, que s'est-il passé ? Les nomades s'en sont pris à Alice et aux autres ?
-Non, Alice a eu une vision. Et si ta question était : « est-ce qu'Edward va bien ? », la réponse est oui.
Je soufflai de soulagement, reposant ma tête contre le dossier.
Nous arrivâmes très rapidement sur la nationale et Jake prit la direction de la réserve. Il jetait de fréquents coups d'œil au rétroviseur et poussait des jurons de temps en temps.
-Enfin ! Grommela-t-il au bout de quelques minutes à rouler sur la route. Ils en ont mis du temps !
Je me tournai pour voir derrière nous deux loups immenses. La menace était-elle si sérieuse ?
-Jacob, qu'est-ce qu'a vu Alice ? Elle ne peut pas me voir si je suis avec toi. Que s'est-il passé dans sa vision ? Jacob, réponds-moi !
J'avais crié, hystérique, dans l'espoir d'obtenir une réaction, mais mon ami resta de marbre. Très vite, nous fûmes à la réserve, et Jake freina un grand coup une fois devant sa maison. Surprise, je me tapai la tête contre le tableau de bord, m'assommant à moitié. La portière fut ouverte et je fus extirpée de la voiture.
-Bella, ça va ? S'enquit Jacob.
-Non, crétin ! Tu viens de m'assommer ! Grognai-je, des étoiles devant les yeux.
Il me déposa sur son canapé, devant le regard inquiet de Billy. Celui-ci fit demi-tour et disparut dans le couloir tandis que Jacob m'allongeait.
-Mais je vais bien ! Protestai-je faiblement.
-Tu es toute blanche et tu saignes, rétorqua Jacob. Alors tant que la sangsue n'aura pas dit que tu vas bien, tu resteras couchée.
-Tu vas me dire à quoi rime tout ce cinéma ?
-Jacob ? L'appela Billy. Sam t'attend. Je vais m'occuper d'elle.
Le fils grogna mais obéit, et bientôt je fus seule avec le père de mon ami. Ce dernier s'avança jusqu'à moi et commença à presser une compresse froide sur mon front.
-Tu le sais, toi, ce qui se passe Billy ?
-Pas dans les détails. Il semblerait que les nomades aient eu une idée qui n'a pas plu à ton amie Alice.
-Mais j'attire le danger ici, pris-je conscience en essayant de me relever. Il faut que…
-Que tu te calmes et que tu attendes le docteur Cullen. Il doit passer. Tu n'attires pas le danger Bella. Disons que nous prenons des précautions pour que tu ne sois pas exposée.
-Je n'y comprends rien, soupirai-je en grimaçant.
Ma jambe me faisait très mal à présent, et les élancements dans ma tête empiraient. Comprenant que de toute manière, mes cris et mes questions ne résoudraient rien, je tentai de me détendre.
Mon portable sonna, et Billy, qui était resté près de moi, me le passa. Je décrochai sans vérifier qui m'appelait.
-Bella ?
-Edward !
-Je suis soulagé de t'entendre, soupira-t-il. Tu es à la réserve ?
-Oui, mais j'aimerai savoir pourquoi. Jacob ne m'a rien expliqué, mis à part qu'Alice avait eu une vision. Ce n'est pas moi qu'elle a vu, alors pourquoi me mettre à l'écart ?
-Pourquoi ne serait-ce pas toi ?
-Jacob devait passer le week-end avec moi, alors j'en déduis qu'Alice ne pouvait pas me voir. J'ai juste ?
Il ne répondit rien, et je pris ça comme une confirmation. Après tout, qui ne dit mot consent, non ? Je soupirai, lasse.
-Dis-moi au moins que tu vas bien et que vous n'êtes pas en danger, le suppliai-je.
-Nous allons bien, et je te promets que nous faisons attention. Je rappelle bientôt mon ange, c'est promis. Je t'aime ma Bella !
-Je t'aime aussi Edward !
Il coupa la communication et je refermai le téléphone. J'avais envie de pleurer parce que j'étais inutile, voire même j'attirais le danger, et je détestais ça.
Carlisle arriva peu après. Il m'injecta directement une forte dose de calmants et veilla sur moi le temps que je m'endorme.
Voilà, voilà, voilà... Des avis à donner ?
Le prochain chapitre sera celui de l'arrivée des nomades... Cependant, ils ne seront pas là où on les attend. Qui a une idée ?
Je vous souhaite bon week end, et je vous dis à samedi pour la suite.
Bisous
