Bonjour ! :)
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Ravie de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! J'espère, comme à chaque fois, qu'il sera à la hauteur de vos attentes !
Merci aux guests pour leurs reviews : K.S, Daidaiiro30, kochiko, Guest, Bellasidious, adenoide, nepheria4, Aventurine-san, Ko-san, ekateri, samara !
Je dois vous avouer que je suis très contente, quand je lis toutes vos reviews ! :) Vous avez tous du mal à savoir ce que deviendra Harry, plus tard, dans quel camp il va aller, à qui il va accorder sa confiance et sa fidélité, et ça me ravi, parce que c'était le but premier de la fic, dès le début ! J'ai commencé à écrire cette fic en me disant " jusqu'au bout, il faudra que les lecteurs se demandent ce que va devenir Harry". Pour l'instant, ça a l'air de bien marcher, et j'en suis plutôt satisfaite ! ;) N'hésitez pas à me faire part de vos théories en ce qui le concerne, je me régale de les lire, et certaines sont plutôt justes, parfois :) Mais je ne vous dirai pas lesquelles, ce ne serait pas marrant !
Je vous rappelle, à tout hasard, pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, que la théorie de mage noir évoquée par Draco dans le chapitre précédent est également celle de Voldemort...
Et je l'oublie trop souvent, merci à ma bêta également pour ses corrections ! :)
Sur ce, plus qu'un mot à vous dire : enjoy !
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Chapitre 27
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point
Blaise Pascal
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12 juin 1996
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Hermione avait le nez plongé dans son livre de métamorphose, qu'elle parcourait avidement du regard. Ses yeux sautaient d'une ligne à une autre avec vitesse et, en face d'elle, Harry et Ron la fixaient d'un air éteint. Les deux garçons, affalés sur leurs chaises respectives, dans la bibliothèque, observaient la jeune fille sans un mot, l'air mi-blasé, mi-exaspéré.
Les livres et cahiers étalés devant Harry étaient tous fermés, et il leur jetait des coups d'œil ennuyés de temps à autre. Harry était un élève studieux, généralement, mais aujourd'hui, les révisions ne lui donnaient pas envie. Il avait d'autres choses à penser, plus importantes.
Ron qui, à côté de lui, n'avait de cesse de gribouiller sur son parchemin, ne l'aidait pas à se concentrer, mais avait le mérite de lui rappeler pourquoi il préférait travailler seul.
-Laisse tomber, Hermione, soupira Ron en se redressant imperceptiblement sur sa chaise. Quoiqu'il arrive, c'est trop tard, maintenant. Tu devrais passer à autre chose.
Comme pour prouver ses dires, le jeune homme ouvrit son manuel de Soin aux Créatures Magiques et fit mine de s'y plonger dedans, l'air sombre. Harry, qui souriait imperceptiblement face à son attitude, secoua doucement la tête, amusé.
-Non, je ne laisse pas tomber, Ronald, rétorqua Hermione d'un ton sec sans relever la tête de sa lecture. Je ne trouverai jamais le sommeil ce soir si je n'ai pas la certitude de...
Elle s'interrompit, et Harry la vit plisser les yeux avec concentration. Il échangea avec Ron un haussement de sourcils. Quelques secondes passèrent dans le silence le plus total, avant que la jeune fille ne pousse un soupir à fendre l'âme en refermant le livre d'un claquement sec. Harry retint son souffle.
-J'ai répondu faux ! s'exclama-t-elle, l'air exaspéré. Je n'arrive pas à le croire !
Le visage déformé par une expression proche de l'horreur la plus totale, elle plaqua ses deux mains contre sa bouche, les yeux exorbités. Harry tenta de cacher son sourire en détournant les yeux et balaya la bibliothèque du regard. De nombreux élèves y avaient élus domicile pour réviser avec application les derniers examens à venir et l'ambiance était on ne peut plus studieuse.
-Ho non ! s'exclama Ron en se plaquant la main contre le front, tu n'obtiendras pas un optimal à ta BUSE de métamorphose. C'est horrible ! Tu n'auras que huit BUSES sur neuf. Ta brillante carrière en droit des elfes s'arrête aujourd'hui.
Harry explosa de rire, aussitôt suivi par Ron. Hermione, elle, ne riait pas du tout. Elle leur jeta un regard noir avant de mettre son livre de métamorphose de côté pour ouvrir celui d'histoire de la magie.
-Je ne trouve pas cela drôle, Ron. Métamorphose est l'une des matières phares que je veux absolument continuer pour mes ASPIC.
Ron retrouva rapidement son sérieux.
-Mcgonagall te prendrait dans sa classe même si tu obtenais un T, Hermione, la résonna-t-il lentement.
-C'est faux, et tu le sais très bien, rétorqua la jeune fille d'un ton cassant.
-Admettons. Maintenant, si tu n'as pas Effort Exceptionnel en métamorphose, je me rase la tête !
Hermione, amusée néanmoins, leva les yeux au ciel. Elle secoua la tête et se tourna vers Harry, qui fixait sans la voir l'étagère qui se trouvait derrière elle.
-Tu as réussi, toi, Harry ?
Le jeune homme se tourna brusquement vers elle. Il arborait toujours un sourire amusé suite aux réflexions de Ron et reprit son sérieux lorsque l'attention se porta subitement sur sa personne. Il observa ses deux amis puis haussa nonchalamment les épaules.
-Ca peut aller, oui, admit-il.
-Ca peut aller, répéta Ron, perplexe. Si toi tu n'as pas que des Optimals, je...
-J'ai saisi, Ron, coupa Harry en souriant doucement. Rien que pour voir cela, j'espère ne pas obtenir un Optimal. Je suis un peu inquiet pour l'examen de potions, à vrai dire.
Ron fronça les sourcils en approuvant avec sérieux. Songeur, Harry repensa à son examen qu'il jugeait plutôt mitigé de potion.
-Même si le fait que Rogue ait été absent de la salle d'examen m'a un peu déstressé, je ne suis quand même pas sûr d'obtenir un Optimal. Et si ce n'est pas le cas, je ne pourrai pas suivre ses cours en ASPIC.
Ron et Hermione avaient l'air soucieux pour lui, mais Harry en avait à peine conscience. Il avait le regard perdu dans le vide.
-Je ne comprends pas pourquoi tu veux absolument poursuivre ce cours en ASPIC, affirma Ron avec entrain. Rogue est un professeur ignoble, je serai bien content d'en être enfin débarrassé.
-Je pensais que tu voulais devenir Auror, releva Hermione en jetant à Ron un regard circonspect. Si tu veux entamer une formation d'Auror, il te faut avoir un ASPIC de potions, tu n'as pas le choix.
-Merci de me le rappeler, maugréa Ron en jetant à Harry un regard exaspéré.
-Quant à Harry, tu sais bien qu'il adore les potions. Ce serait probablement sa matière préférée, si elle n'était pas enseignée par Rogue.
Ron haussa nonchalamment les épaules, et le silence s'installa entre eux. Hermione entreprit de relire le chapitre sur la révolte des Gobelins, et Ron se plongea dans la contemplation plus ou moins assidue d'un schéma sur l'anatomie d'une licorne. Harry les observa à tour de rôle pendant quelques secondes, songeur, jusqu'à ce que Ron, qui semblait visiblement s'ennuyer profondément, ne relève la tête et ne lui demande :
-Et toi, Harry, tu n'as toujours aucune idée de ce que tu voudrais faire plus tard ?
Harry ouvrit la bouche pour répondre, mais Hermione le devança, le ton exaspéré :
-Harry veut devenir Auror, tu le sais bien, Ron. C'est ce qu'il a affirmé à Mcgonagall lors de son entretien.
Ron haussa les épaules.
-Très bien. Faisons donc semblant de ne pas savoir qu'il a dit cela uniquement pour lui faire plaisir.
Harry ne put retenir un sourire en coin amusé, et il s'empressa de se plonger dans son propre livre d'histoire de la magie pour échapper au regard circonspect de la jeune fille. Il tourna légèrement une page, l'air faussement concentré, mais il arrivait difficilement à retenir son sourire narquois.
-Je n'ai pas voulu faire plaisir à Mcgonagall, démentit-il au bout de quelques secondes, sous le regard agacé d'Hermione. J'ai seulement affirmé tout haut ce que tout le monde, et j'entends par là Dumbledore, semble attendre de moi, voilà tout. Je serai un combattant de la lumière à peine majeur, qui combat assidûment les mages noirs néfastes à la société sorcière idyllique et sans défauts.
Hermione pinça fortement les lèvres, et Harry sut qu'il l'avait grandement irritée, une fois de plus.
-La formation des Aurors dure trois ans, tu serais bel et bien majeur. Et être Auror ne signifie pas seulement combattre les mages noirs.
-Non, bien sûr. Ils chassent aussi des criminels accusés à tort.
Hermione ouvrit la bouche, mais ne sembla rien trouver à répondre à cela. Harry esquissa un léger sourire satisfait.
-Pourquoi es-tu si méprisant ? intervint brusquement Ron, qui semblait lui aussi agacé par les réflexions de Harry. Auror est un vrai métier, palpitant et dangereux. Certains d'entre eux donnent leur vie pour nous protéger. Ce n'est pas de leur faute s'ils sont sous la coupe de Fudge. Ils ne peuvent pas lui désobéir. Et le Ministère ne sait rien du retour de Tu-Sais-Qui.
-Personne n'est au courant du retour de Tu-Sais-Qui, fit remarquer Hermione, comme si les deux garçons n'étaient pas au courant. Seuls les membres de l'Ordre...
-C'est sûr que si c'était Dumbledore qui dirigeait, tout serait tellement parfait, coupa sèchement Harry, acide.
-Ce serait en tout cas bien meilleur que si c'était Tu-Sais-Qui, rétorqua sèchement Ron.
L'entêtement de Ron à ne pas prononcer le nom de Voldemort agaçait Harry. Il le trouvait particulièrement ridicule. Cela lui rappelait souvent cette première conversation qu'ils avaient eue à son sujet, lorsqu'ils avaient tous les deux parlé de Voldemort en des termes différents sans s'apercevoir qu'ils parlaient en réalité du même homme. Des années plus tard, Tu-Sais-Qui s'était révélé être en réalité Voldemort, et de nombreuses choses avaient sens aux yeux de Harry.
-C'est sûr qu'à choisir entre deux maux, mieux vaut...
Harry fut subitement interrompu par l'apparition soudaine de Malfoy. Celui-ci arborait un sourire en coin narquois et arrogant qui indiquait qu'il n'avait pas raté leur dispute naissante. Il tenait sous son bras son sac de cours rempli de livres et ses cheveux étaient quelque peu ébouriffés, signe qu'il sortait d'une période intense de révisions plus ou moins pénibles.
-Qu'est-ce que tu veux, toi ? attaqua instantanément Ron en lui jetant un regard noir.
Draco haussa les sourcils, l'air méprisant.
-Rien qui ne te concerne, de toute évidence, rétorqua-t-il sèchement en se détournant de lui avec indifférence. Par contre toi, Potter, il faut qu'on parle.
-De quoi ? demanda Harry, un peu sur la défensive.
Draco leva les yeux au ciel. Il se pencha près d'Harry et, d'un geste sec, il referma le livre d'histoire qui claqua sèchement. Il s'empara du manuel et le tendit au jeune homme d'un air sévère.
-Tu vas avoir matière à rougir, Harry, si je dois faire part ici de ce dont j'ai à te parler.
Harry fit la moue mais se leva néanmoins sans un mot, sous le regard autoritaire du jeune Serpentard. Il rangea précipitamment ses affaires devant les mines peu amènes de ses amis puis jeta vivement son sac sur son épaule. Malfoy s'éloignait déjà d'un pas nonchalant en direction de la sortie.
-On se voit ce soir dans la Grande Salle, salua-t-il sèchement avant de lui emboîter le pas.
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Malfoy l'amena directement devant la Salle sur Demande, qu'il invoqua en faisant trois allers-retours rapides devant son entrée secrète. Harry attendit patiemment que la porte apparaisse sans esquisser le moindre geste, puis il entra sans un mot à la suite de Malfoy.
Il laissa tomber sans cérémonie son sac de cours sur le tapis tandis que Draco s'asseyait dans un fauteuil mis à disposition. Le jeune homme croisa les jambes et posa sur Harry un regard perçant.
-J'ai quelque chose pour toi, affirma-t-il d'emblée.
-Ha oui ? interrogea Harry, intéressé.
Le jeune Serpentard s'empara de son sac de cours et en sortit un lourd volume à la reliure argenté. Il le manipula avec une telle précaution qu'Harry se redressa sur son siège, les sourcils froncés, son attention et sa curiosité pleinement éveillées.
-Mon père me l'a envoyé, hier, à ma demande. Il a un peu rechigné, d'ailleurs.
Il lui tendit l'épais volume et Harry s'en empara précipitamment. Il alla s'asseoir dans le fauteuil qui faisait face à celui de Draco et caressa le titre du livre d'un air songeur.
-Les mages noirs passés et futurs, murmura-t-il doucement. Un livre de magie noire ?
-Pas vraiment, non. Il relève plus de l'histoire que de la magie noire, mais ce n'est guère un livre que l'on met entre les mains d'étudiants instables.
-Instables, répéta Harry en chuchotant, l'air exaspéré.
Il secoua brièvement la tête mais, tout de même un peu impressionné, il hésita à l'ouvrir. Il en avait vu d'autres, évidemment, mais celui-ci lui était totalement inconnu.
-Pourquoi me passes-tu celui-ci en particulier ?
-Tu es mentionné à l'intérieur.
Harry pinça les lèvres. Révolté, il refit passer le lourd volume à Draco, qui ne fit aucun geste pour s'en emparer.
-Dans ce cas, cela ne m'intéresse nullement. Je pensais que tu le savais.
-L'auteur développe de façon plutôt approfondie cette théorie, dont je t'ai parlé, sur le pourquoi Dumbledore et le Maître s'intéressent autant à toi. Tu devrais vraiment le lire.
Harry jeta un regard dubitatif à Draco, mais consentit finalement à garder le lourd volume. Il le rangea précautionneusement dans son sac, entre deux manuels de cours.
-Très bien, dit-il, un peu à contrecœur. Je le lirai. Mais ne t'attends pas à ce que je…
-Fais bien attention à lui, coupa Draco en faisant mine de ne pas avoir entendu la dernière phrase de Harry. Mon père me...
-Ton père te tuera si je me le fais confisquer. Je sais, Malfoy, tu me le dis à chaque fois.
Malfoy sourit doucement, avant de reprendre :
-Et j'ai autre chose, pour toi.
Il sortit de la poche intérieure de sa cape une lettre décachetée qu'il tendit à Harry.
-Tu lis mon courrier, maintenant, s'offusqua le jeune homme en s'emparant sauvagement du pli. Je ne savais pas que nous en étions déjà là.
Malfoy leva les yeux au ciel, mais un sourire narquois était apparu sur ses lèvres.
-Si tu n'es pas content, il ne te reste plus qu'à choisir un autre messager, dit-il d'un ton onctueux.
Harry lui jeta un regard noir. D'un geste agacé, il sortit la lettre de son enveloppe et la déplia vivement. Il jeta un bref coup d'oeil acéré à Malfoy, qui avait retrouvé tout son sérieux, avant de se plonger dans la missive.
La lettre était brève, les mots clairs et concis. Elle n'était pas signée, mais il n'y avait aucun doute à avoir quant à l'identité du messager. A peine eut-il fini de lire le message, qu'Harry roula le bout de parchemin dans son poing avant de le glisser dans la poche intérieure de son blouson.
Malfoy haussa un sourcil.
-Je le détruirai, à ta place. On sait tous les deux envers qui va la loyauté indéfectible et aveugle des Weasley. Si jamais il met la main sur...
-Dumbledore est probablement déjà au courant de cet échange, coupa Harry qui se sentait étrangement fébrile.
-Peut-être, concéda doucement Draco. Mais de cela, tu ne veux surtout pas qu'il en ait vent, j'en suis certain. Et je peux te certifier que cette lettre, il n'a pas mis la main dessus.
Harry ressortit vivement la lettre de sa poche, la défroissa, et la relit. Plusieurs fois, pour être sûr de ne pas se tromper, ou de mal interpréter son contenu. Mais il n'y avait pas place au doute. On ne pouvait être plus clair que le Seigneur des Ténèbres. Sans remord, il froissa le parchemin qu'il jeta dans l'âtre de la cheminée avant d'y mettre le feu.
Le silence s'installa entre les deux garçons, tandis qu'ils regardaient la lettre prendre feu et se consumer rapidement dans les flammes. Harry réfléchissait à toute allure, et son cœur battait la chamade dans sa poitrine. Lorsque le parchemin ne fut plus que cendres, il se détourna et refit face à Draco. Ce dernier fixait lui aussi les cendres dans l'âtre, comme hypnotisé.
-Je suis sensé faire quoi, maintenant ? demanda vaguement Harry, l'air un peu ennuyé.
Draco se tourna brusquement vers lui.
-Je te demande pardon ? Je te rappelle que c'est toi qui as commencé à jouer. Il ne fait que répondre à ton appel.
-Ce n'est pas un jeu, Malfoy. C'est toi qui as parlé de jeu en premier, je te rappelle. A mes yeux, ça n'en est pas un.
Harry s'interrompit, peu sûr quant à ce qu'il voulait dire. Le regard sévère que lui renvoyait Draco ne l'aidait pas à mettre de l'ordre dans ses pensées embrouillées. Draco était, en toutes circonstances, l'image même de la sérénité et de la détermination. Il semblait toujours savoir où il allait, où il mettait les pieds et ce qu'il devait faire. Il n'hésitait jamais, n'avait aucun doute et était toujours certain que les décisions qu'il avait prises avaient été les bonnes. Et Harry l'enviait pour cela. Il aurait aimé faire preuve d'autant de détermination et de confiance en lui.
A ses côtés, il se faisait simplement l'effet d'être un jeune garçon totalement immature qui avait grandi trop vite dans un monde d'adulte. Il était incapable de se décider, de se faire confiance, et n'était jamais sûr de lui. Il se méprisait pour cela, mais c'était souvent plus fort que lui. Draco ne lui avait jamais fait de réflexions à ce sujet, et Harry lui en était reconnaissant parce qu'il savait que sur plan-là, ils n'étaient pas à égalité. Draco était l'image même du garçon mature et sûr de lui qu'Harry n'était pas.
-Et tu pensais à quoi, Potter, exactement, en lui répondant ? Permet moi de te rappeler que l'on parle du Seigneur des Ténèbres. Tu ne peux pas lui faire miroiter certaines choses sans aller jusqu'au bout. On ne joue pas avec le Maître. Il ne plaisante pas !
-Moi non plus, rétorqua Harry, piqué au vif par les remarques acerbes mais justes de Draco. Je ne m'attendais pas à une telle réponse, voilà tout.
-Et tu t'attendais à quoi, exactement ? Il t'a tendu une perche en t'envoyant cette première lettre, et tu l'as saisie en lui répondant. Si tu as fait cela uniquement parce que Dumbledore t'avait énervé quelques minutes plus tôt, alors tu ne peux t'en prendre qu'à toi même et à ta stupide impulsivité digne du Gryffondor que tu es. Ne viens pas pleurer, maintenant.
Harry lui jeta un regard noir, que Draco accusa sans broncher.
-Je lui ai répondu parce que je ne voulais pas qu'il pense que je suis contre lui, voilà tout.
-Alors il ne fallait pas lui répondre du tout, voilà tout. Maintenant, il pense que tu es avec lui, alors que tu ne l'es pas. C'est encore pire !
-Si je ne lui avais pas répondu, il aurait pensé que j'étais du côté de Dumbledore !
-Et maintenant, il pense que tu es de son côté. Te voilà bien avancé ! Pourquoi est-ce que tout doit toujours être aussi compliqué, avec toi ?
Les deux garçons, aussi agacés l'un que l'autre, se turent brusquement. Ils s'observèrent en chien de faïence pendant de longues secondes, se défiant mutuellement du regard.
-Tu sais que j'ai raison, affirma brusquement Draco.
-Hé bien vas-y, toi qui es toujours de si bons conseils. Qu'est-ce que j'aurais dû faire, dans ce cas ? Tu as lu ma lettre, la dernière fois. Si tu n'étais pas d'accord, tu aurais dû me le dire, au lieu de m'encourager à l'envoyer.
-Excuse-moi, mais je ne savais pas que j'étais ton conseiller officiel ! Je vais demander une compensation financière, dans ce cas.
Harry leva les yeux au ciel, irrité par la répartie du jeune homme. Il fallait toujours que Malfoy ait le dernier mot, et c'était à la fois agaçant et exaspérant.
-Ou en nature, à toi de voir, ajouta ce dernier sans sourire.
Harry fit la moue. Les deux s'observèrent silencieusement pendant de longues secondes puis, voyant que Harry ne réagissait pas, Draco reprit avec véhémence :
-Mais tu veux mourir, Potter ? Que penses-tu qu'il t'arrivera quand il se rendra compte que tu te joues de lui ? Que tu lui fais croire que tu es dans son camp juste parce que tu ne veux pas perdre cette estime que tu penses qu'il a de toi ?
-Rien à voir, coupa brusquement Harry en lui jetant un regard noir que Malfoy ignora royalement. Si tu as bien lu et compris ma lettre, alors tu sauras que ce n'est pas du tout ce que ça laisse transparaître !
Malfoy balaya l'argument d'un geste large de la main.
-Soit tu deviens un Mangemort et tu peux continuer à lui vouer tout le respect et l'admiration que tu as pour lui, tout en restant dans ses bonnes grâces, soit tu tires définitivement un trait sur ces quatre années que tu as passées avec lui en lui tournant le dos. Dans cette situation-là, il n'y a pas de juste milieu, pas avec lui. Il voudra tout ou rien. Je te l'ai déjà dit, tu ne peux pas rester neutre. Et surtout, surtout, tu ne peux pas te jouer de lui !
-Je ne ressens ni respect, ni admiration pour l'homme qui a tué mes parents, Malfoy ! s'exclama Harry en se levant soudain.
Enervé et fébrile, il se mit à arpenter la pièce de long en large.
-Ha non ? C'est quoi ton problème alors ? Tu l'as dit toi-même. Tu ne veux pas devenir un Mangemort, tu ne cautionnes pas ses méthodes, il a tué tes parents, tu le détestes parce qu'il t'a menti et manipulé. Alors qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu attends de lui ? Pourquoi ne peux-tu pas simplement l'oublier et lui tourner le dos, si tu le détestes autant que tu le dis ? Pourquoi lui as-tu répondu ? Peu importe la réponse que tu lui as donné, le seul fait que tu lui aies répondu est une perche tendue qu'il ne manquera pas de saisir. Il n'attend que ça, c'est évident !
Malfoy, de son regard gris impitoyable, le suivait des yeux, et Harry se demandait comment le jeune homme pouvait être si perspicace. Il avait raison, il devait se rendre à l'évidence, mais il était dur pour Harry de l'admettre. Et, au vu de l'air suffisant de Draco, le jeune homme était tout à fait conscient de cela.
-Je ne sais pas, d'accord ? Tu veux me l'entendre dire ? Je ne sais pas ce que je veux, ce que je cherche ! C'est juste que je ne peux pas m'imaginer devenir son ennemi. Rien que d'envisager cela, je ressens quelque chose de... Je n'y arrive pas ! Je...J'ai l'impression que si je lui tourne le dos, je vais tout perdre !
Harry bafouillait, et il détestait cela. Face à Draco, son charisme, son élégance, sa confiance en lui, il se sentait perdu et immature. Il se sentait inférieur au jeune homme, alors qu'il aurait aimé être sur un pied d'égalité. Tous les deux étaient constamment en train d'essayer de prendre le dessus sur l'autre, de dominer, et Harry supportait mal de se sentir si faible, dans des moments pareils.
Mais c'était toujours ainsi, quand il en allait de Voldemort, de Dumbledore, de la guerre à venir, ou de ses sentiments et de sa position dans tout cela. Il était irrémédiablement perdu, et Draco en profitait constamment pour prendre le dessus, même si ce n'était pas toujours consciemment.
-Perdre quoi ? La vie, peut être, mais pour le reste...
-Je lui dois tout, est-ce que tu peux comprendre ça ? Sans lui, je ne serai pas là, aujourd'hui. Je ne serai pas la personne que je suis aujourd'hui. Je serai ignorant, faible, soumis. Je...
-Ne dis pas de bêtises, Potter. Tu es faible et soumis.
Harry lui lança un regard noir, ce qui fit sourire Malfoy avec condescendance. Il croisa ses bras sur son torse, puis soupirant, il reprit :
-Certes, sans lui, tu aurais découvert le monde des sorciers cinq ans plus tard, mais tu serais bel et bien là.
-Mais je serai différent !
-Oui, tu serais probablement le petit chien loyal et affectueux de Dumbledore. Sur ce point, je suis d'accord.
Harry leva les yeux au ciel. Il revint s'affaler dans son fauteuil et croisa les bras. Malfoy l'observa sans rien dire pendant quelques secondes, avant de reprendre :
-Tu as l'impression que tu lui dois quelque chose, ce qui n'est pas vrai. Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour lui-même, n'en doute jamais. Il n'a pensé qu'à se protéger lui-même d'un potentiel futur mage noir. Tu n'étais qu'un pion dans son jeu. Tu n'as pas à te sentir redevable envers lui.
Harry resta silencieux quelques secondes et, quand il reprit, il murmurait, comme s'il avouait un secret qu'il aurait préféré garder pour lui :
-Je le hais parce qu'il m'a enlevé mes parents, sois-en sûr. Mais, quand je pense à lui, je ne vois pas l'homme qui a tué mes parents. Je sais qu'il l'a fait, mais c'est comme si ça appartenait à une vie, lointaine et passée. Moi, je vois l'homme, le seul, qui est venu me chercher chez les Dursley. Celui qui m'a appris que j'étais un sorcier. Celui qui m'a fait découvrir le monde magique ! Je vois l'homme qui m'a amené sur le Chemin de Traverse la première fois, celui qui était à mes côtés quand j'ai découvert, grâce à lui seul, ce monde qui est le notre. Je vois l'homme qui a passé des heures entières à m'instruire, qui a répondu à chacune de mes questions. Celui qui a fait de la magie devant moi, pour la première fois. Je ne me sens pas redevable. Je lui suis juste infiniment reconnaissant. Et ce sentiment est tellement fort que je ne peux pas simplement l'ignorer. Il restera graver à vie. Je me sens lié à lui. Il a été la première personne à faire attention à moi, et j'ai peur qu'il me rejette.
Harry fut reconnaissant à Draco de rester sérieux après une telle tirade. Il ne lui était pas aisé de s'ouvrir autant.
-Et si c'était Dumbledore qui t'avait fait découvrir tout cela ? Est-ce que tu lui serais éternellement reconnaissant, à lui aussi ?
Harry médita cette question quelques secondes.
-Je ne sais pas. Peut être. Mais le fait est là: ce n'est pas Dumbledore qui m'attendait dans ce parc quand j'avais six ans. Ce n'est pas lui qui m'a regardé dans les yeux et qui m'a dit "tu es un sorcier". Peut être que tout aurait été plus simple si ça avait été le cas, mais ça ne l'est pas.
Draco approuva lentement. Il semblait songeur, et Harry observa son visage élégant pendant de longues secondes.
-Alors quoi ? reprit finalement le Serpentard. Parce que c'est Tu-Sais-Qui qui t'a avoué la vérité, tu es prêt à prendre le risque de le duper, simplement parce que tu ne veux pas le décevoir ? Tu vas lui faire croire que tu es dans son camp parce que tu veux rester dans ses bonnes grâces alors qu'en réalité, tu ne l'es pas ? Et quand il te demandera de devenir un Mangemort, tu feras quoi ? Il sera alors probablement trop tard pour faire demi-tour. Et il ne te laissera pas refuser en toute impunité, sous prétexte que tu ne cautionnes pas ses méthodes ou je ne sais quoi d'autre.
Harry soupira.
-Je n'essaie pas de le duper, Malfoy. Sors-toi cette idée de la tête une bonne fois pour toute.
-Ce n'est pas ce que dit ton comportement. Tu lui as répondu, dans son esprit, cela signifie que tu es prêt à reprendre contact avec lui. Donc à revenir vers lui, même après toutes ces années. Et si tu reviens vers lui, cela signifie que tu es dans son camp, que tu le soutiens. Cette lettre, c'était un test. Soit tu l'ignorais, soit tu répondais. Tu as choisi la deuxième option, tu vas devoir en affronter les conséquences.
Harry fixait Draco, la bouche entre-ouverte.
-Et tu ne pouvais pas me dire tout cela plus tôt, avant que je lui réponde, par exemple ?
-Bon sang Potter, tu n'es pas capable de penser par toi-même, ou quoi ? Je pensais que c'était évident !
-Pas pour moi.
Draco leva les yeux au ciel.
-Si tu prenais le temps de réfléchir, d'analyser la situation, au lieu d'agir comme un stupide Gryffondor que tu es, alors tu en serais arrivé aux mêmes conclusions que moi. Et dire que tu te crois digne de Serpentard.
Blessé, Harry croisa les bras sur son torse, l'air renfrogné.
-C'est à cause de Dumbledore, marmonna-t-il. Il m'a mis hors de moi, lors de notre entrevue dans son bureau, et j'ai agi sans réfléchir, un peu par vengeance.
-Bien sûr, c'est tellement simple de mettre tes actes insensés et irréfléchis sur le dos de Dumbledore ! Et encore, heureusement que tu as été en partie élevé par le Seigneur des Ténèbres. Je n'ose imaginer ce que ça aurait donné, sinon.
-Tu ne peux pas comprendre, affirma Harry en le fusillant du regard. Tu ne peux pas comprendre ce que je ressens, ce que j'ai vécu et traversé. Tu as passé toute ton enfance comme un enfant pourri gâté dans ton immense manoir, avec ton père t'achetant le nouveau balai à la mode à chacun de tes anniversaires. Tu n'as pas une seule idée de ce que j'ai vécu. De pourquoi j'agis ainsi, aujourd'hui. Pourquoi je suis désespéré de Son attention, désespéré à l'idée de la perdre.
Draco haussa les épaules.
-Sais-tu combien de ses Mangemorts tueraient pour attirer Son attention ? demanda t-il, sans sembler être touché par les attaques de Harry. Ils sont prêts à tout pour cela, pour qu'il pose Son regard sur eux. Il faut la mériter, son attention. Tu veux qu'il continue à s'intéresser à toi tout en refusant d'être son Mangemort ? Le fait d'avoir passé quatre ans à ses côtés t'a déconnecté de la réalité. Ne pense pas être privilégié, surtout si ma théorie est justifiée.
-Encore cette fichue théorie, soupira Harry, agacé que Draco en revienne à ce sujet.
Draco se pencha en avant, l'air mortellement sérieux, fixant Harry de son regard anthracite.
-S'il pense réellement que tu es un mage noir en devenir, s'il a fait tout cela parce qu'il pense que tu pourrais être une menace pour lui, au moment où tu montreras un signe d'infidélité, tu seras un homme mort. Il ne prendra pas le risque de te laisser vivre s'il se rend compte que son plan n'a pas marché et que tu es sur le point de le défier, ou de devenir un danger pour lui.
Harry déglutit et fixa Draco sans un mot pendant quelques secondes. Le jeune homme avait l'air hautement sérieux, et Harry se demanda s'il se faisait du soucis pour lui. Draco avait grandi en entendant parler du Seigneur des Ténèbres et lui plus que quiconque savait combien il pouvait être dangereux.
Harry n'était guère objectif, de son côté. Il ne voyait pas Voldemort comme Draco le voyait. Alors que le jeune homme voyait en Voldemort un Maître cruel et impitoyable, qui torturait sans pitié ses ennemis comme ses alliés, et qui avait terrifié son père pendant des années, Harry voyait l'homme qui l'avait élevé avec sévérité, certes, mais aussi avec application. Il voyait l'homme qui l'avait sauvé de chez les Dursley, qui l'avait accueilli chez lui, qui lui avait fait découvrir le monde de la magie. Voldemort, devant lui, n'avait jamais montré son vrai visage. Certes, il n'avait jamais caché sa noirceur, mais Harry n'avait jamais vu en lui le mage noir barbare et mauvais qu'il était en réalité.
Etait-ce ainsi que le voyait le Lord ? Comme une menace ? Etait-il prêt à l'éliminer sans pitié si Harry montrait un signe de non allégeance ? N'avait-il fait tout cela pour Harry que pour s'assurer qu'il l'aurait dans son camp, lorsqu'il deviendrait un puissant mage noir ? N'était-ce que de la manipulation, chaque sourire, chaque phrase soufflée, chaque minute d'attention ?
-Alors quoi ? souffla Harry. Je dois devenir un Mangemort pour ne pas le décevoir ? Je dois lui faire croire être un futur mage noir qui va le soutenir pour qu'il ne cherche pas à me tuer ? Je dois torturer et tuer pour lui ?
Draco fronça les sourcils.
-Qui te dit que tu ne seras pas réellement un mage noir ?
Harry leva les yeux au ciel, mais devant le regard sérieux de Draco, il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en coin arrogant.
-Si c'était le cas, tu me suivrais ?
Le jeune Malfoy haussa les épaules.
-Pourquoi, tu comptes éliminer le Maître pour prendre sa place ? Tu veux savoir si je te suivrai quand tu décideras de tuer ton rival pour prendre son titre de mage noir ?
Harry resta de marbre, songeur. Il savait que Draco plaisantait, du moins il l'espérait, mais il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que ce serait, que de combattre le Lord. Etait-il destiné à cela ? Voldemort le croyait-il ? Le voyait-t-il réellement ainsi ? Etait-ce de cela qu'il avait si peur ?
-Ca dépendra de tes idées, je suppose, reprit Malfoy en souriant doucement.
Harry leva les yeux au ciel.
-Tu divagues. Est-ce que, quand tu me regardes, tu vois un futur mage noir ?
Draco plissa les yeux. Il se leva soudain, et s'approcha lentement de Harry, l'évaluant de son regard gris. Le jeune Gryffondor n'esquissa pas le moindre geste, sur ses gardes. Draco vint se planter juste devant Harry et son regard balaya de haut en bas le corps de Harry, dissimulé sous ses larges robes de sorcier. Il posa ses deux mains sur les accoudoirs du fauteuil dans lequel était installé le jeune homme et se pencha en avant, jusqu'à ce que son visage ne soit plus qu'à quelques centimètres de celui de Harry.
-Pas encore, admit-il en souriant doucement. Je pense, par ailleurs, que je serai un bien meilleur leader que toi. Peut-être es-tu destiné à rester dans l'ombre de mages noirs.
Harry secoua la tête, sans rompre son contact visuel avec le jeune homme.
-Tu deviens insultant, Draco. Je n'ai que quinze ans, j'ai encore le temps d'évoluer. Et je ne serai jamais ton bras droit. Dans le meilleur des cas, tu seras le mien. Je te rappelle que ta théorie me concerne. Tu voudrais me voler la vedette ?
-On verra, murmura doucement Draco, dans un souffle plein de promesse.
Il combla la distance entre leurs deux visages et vint embrasser doucement les lèvres entre-ouvertes de Harry. Harry resta de marbre, laissant Draco l'embrasser sans broncher. C'était un contact rare, qu'il apprenait à apprécier et savourer.
Il ne savait plus exactement quand Draco et lui avaient outrepassé cette distance respectueuse qu'ils avaient toujours maintenue entre eux. Il n'était même plus sûr de savoir quand tous les deux étaient passés de complicité amicale à échange de baiser. Etait-ce Draco qui avait fait le premier pas, ou lui ?
Tout ce que Harry savait, c'est que leur rapprochement c'était fait si naturellement qu'il en avait eu à peine conscience. Il lui semblait naturel d'embrasser Draco, comme il lui avait semblé naturel, cinq ans plus tôt, de se lier d'amitié avec lui malgré leurs différentes maisons. Comme s'ils étaient destinés à en arriver là. Pas une seconde, il n'avait pensé à rejeter le jeune homme.
Et, bien qu'ils n'aient jamais parlé de leur relation, qu'ils n'aient jamais débattu de leur rapprochement, Harry le savait légitime. Et quand Draco le surprenait à l'embrasser, au détour d'une conversation, il ne trouvait pas cela étrange, ou déplacé. Bien au contraire.
Cela faisait-il de lui le petit ami de Draco ? Harry n'en savait rien, mais il n'avait pas l'impression que sa relation avec Draco était saine et digne d'être qualifiée ainsi.
-Qu'est-ce que je suis sensé faire, dans ce cas ? demanda Harry lorsque Draco rompit leur baiser.
-Ca, je n'en sais rien, affirma le jeune homme en se redressant. Mais une chose est sûre, tu ne peux plus faire marche arrière. C'est à toi de voir dans quelle direction tu veux aller.
Il fit mine de remettre ses robes couteuses en place, ce qui fit sourire Harry.
-Je ne peux pas faire marche arrière, répéta-t-il, prenant conscience en les disant combien ces mots étaient vrais.
Mais avait-il envie de faire marche arrière ?
-Je ne veux pas qu'Il pense que je suis contre lui, souffla-t-il. Et j'ai besoin d'avoir des réponses à mes questions. Si Dumbledore me ment, Lui me répondra, comme il l'a toujours fait.
Draco haussa les épaules. Son célèbre sourire en coin fleurit sur ses lèvres et Harry fronça les sourcils, sur ses gardes.
-Alors honore ce rendez-vous, affirma-t-il. Tu me raconteras.
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Et voilà... Je sens que vous allez me haïr pour cette fin un brin abrupte, mais bon, j'étais fatiguée, j'en avais marre d'écrire, donc je me suis arrêtée là et je suis allée me coucher... Non, en vrai, je l'ai fait exprès ;)
Donc, tout cela sent les retrouvailles entre Harry et Voldemort, vous ne trouvez pas ? Ca vous enthousiasme, ou vous vous dites plutôt " ho non, pas Voldemort ! " ? Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Contents de voir un peu Ron et Hermione ? Vous avez donc constaté que Harry tolère parfaitement Hermione, pour ceux qui se posaient la question.
Sur ce, je vous laisse. J'attends tous vos commentaires, qui feront d'excellents cadeaux à mon anniversaire, avec grande impatience ! :) Et je vous donne rendez-vous la semaine pro !
Natom, 15/11/15
