Bonjour à tous !
Voici l'avant dernier chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous plaira. Désolée pour le retard de parution.
Bonne lecture
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Chapitre 28 – Nouvelle Ere
Après le départ de Vladimir, j'eus beaucoup de mal à retourner vers une routine établie. J'avais compris qu'il me faudrait plusieurs années, voire décennies pour accepter le changement qui avait bouleversé notre race.
Mon instinct de préservation était tout de même à son maximum et je plaçai mon bouclier sur la maison et ses occupants inconsciemment. Je savais que rien n'allait nous arriver mais je ne pouvais m'empêcher d'être prudente.
Edward et moi étions devenus encore plus fusionnels qu'avant le combat. Il s'en voulait toujours de m'avoir rejeté et même s'il avait compris qu'il n'y était pour rien, il se sentait coupable de ne pas avoir été assez fort pour résister.
Maintenant que nous avions compris que nous pouvions communiquer en toute discrétion, nous l'utilisions fréquemment. J'aimais notre secret et nous avions pris nos précautions pour que personne ne le découvre.
Chaque couple de la famille Cullen avait émis le souhait de passer du temps ensemble. Durant deux semaines, chacun était parti de son côté. Carlisle et Esmé décidèrent de rendre visite à leurs amis en Irlande, Alice réussit à entrainer Jasper à Paris pour une séance shopping démesurée, Rosalie et Emmett partirent vers l'Amazonie pour chasser de nouvelles proies et renouer le contact avec le Clan des Amazones. Edward et moi avions décidé de rester à Forks. Nous avions besoin de normalité.
J'appréciai la tranquillité de la maison. Pas d'Alice qui saute partout, ni d'Emmett qui sort blague salace sur blague salace. Nous n'avions pas réellement changé nos habitudes et passions nos nuits en balade en forêt ou allongés dans notre clairière. La journée, nous passions notre temps à prendre du plaisir ensemble.
Je n'arrivai pas à me raisonner et à refréner mes envies. Je désirais mon amant et n'avais pas prévu d'arrêter durant les siècles prochains. Je me délectai avec joie de l'amour que je voyais au fond de ses yeux.
Au retour des nôtres, nous décidâmes d'un repas familial et partîmes dans le parc national tout proche pour goûter le sang de quelques élans, grizzlis et pumas. Nos parents profitèrent de cet instant pour nous proposer de finir les travaux de l'autre domaine. Esmé avisa Alice qu'elle n'aurait son mot à dire que pour sa partie et que le reste serait soumis au choix de chacun.
Notre lutin fut surpris de la décision de notre mère. Elle qui avait l'habitude de tout gérer se retrouvait au même niveau que les autres. Il lui faudrait, à elle aussi, quelques années pour s'habituer.
Je fus impressionnée de voir leur efficacité. La force de l'habitude les avaient rendu plus qu'habile dans les travaux d'intérieur. Les plaques de plâtres furent posées dans les trois maisons en un après midi.
Alice se concentra avec force pour ne s'occuper que de son étage pendant que nous choisissions les sols pour la maison principale et celle de Rosalie et Emmett. En moins d'une semaine, les sols étaient posés et les murs peints dans les tons préférés de tous. Par bien des aspects, cette maison ressemblait beaucoup à celle de Forks. Les Cullen avaient toujours apprécié le clair et le lumineux.
Pour notre partie, Edward proposa que nous gardions le même style qu'à la villa. Il voulait que la couleur de mes yeux soit à l'honneur. Le beige s'alliait donc au chocolat et à l'or. Bien entendu, il était hors de question de déménager les meubles et nous partîmes avec Esmé pour commander tous les meubles pour le nouveau domaine.
Un rapide calcul me permit de savoir que nous avions dépensé autant d'argent qu'un petit état en un an pour aménager l'ensemble des maisons. Personne ne sembla s'offusquer de cette dépense. Il fallut me rappeler qu'ils n'avaient aucun souci d'argent et j'en avais eu la preuve à cet instant.
Nous avions terminé le lycée et je ne désirais pas poursuivre mon expérience scolaire. Une année m'avait largement suffi. Alice et Jasper allaient prendre un peu de temps pour eux et avaient décidé d'intégrer Harvard pour une année.
Pour ma part, j'avais à découvrir les joies de la conduite avec Rosalie et je savais qu'Emmett et Edward avaient quelques paris à faire. Carlisle retourna donc travailler à l'hôpital pendant qu'Esmé répondait à une demande d'un nouveau client pour l'aménagement de son loft à Seattle.
J'appris rapidement à conduire avec Rosalie. Elle était extrêmement pédagogue. Au bout de la deuxième leçon, j'avais déjà envie d'aller plus vite et au bout de la cinquième, je tentais des dérapages contrôlés très réussis. Je compris alors pourquoi ma famille adorait les grosses cylindrées. La vitesse était grisante, un vrai pêché mignon. Pour le coup, je fus plus qu'heureuse qu'ils m'aient offert une BMW et non une camionnette à plateau Chevrolet.
Après avoir poussé le X1 à son maximum, nous retournâmes au garage afin que Rose puisse faire des réglages moteurs. J'étais toujours stupéfaite de voir qu'une si belle femme adorant entretenir son corps, adorait plonger ses ongles manucurés dans la graisse d'un moteur. Je ne pouvais que la regarder car je ne connaissais rien à la mécanique. Sans lever les yeux, elle se décida à me parler.
-Tu vas rejoindre ton Père en Roumanie Bella ?
-Non Rose. Je reste ici. Vous êtes ma famille et je ne veux pas être éloignée de vous.
-Comment l'a-t-il pris quand tu le lui as dit ?
-Bien, je pense. Il se doutait que je ne partirais pas. Nous pouvons communiquer tous les deux par la pensée depuis que je suis allée en Roumanie avec Edward.
-Tu ne me l'avais jamais dit ça ...
-Bah, je t'avoue qu'au début, je croyais vivre un souvenir ou un truc du genre. Il a commencé à réellement me parler quand je suis partie.
-En aparté, saches que je ne t'en veux pas et j'ai essayé de prendre soin d'Esmé.
-J'en suis sûre Rose.
-Tu sais, tu aurais dû venir me voir. On aurait trouvé une solution pour qu'Edward revienne sans que tu aies à partir.
-Je ne pense pas. Le vampire qui entravait l'esprit d'Edward était très puissant. Je n'avais même pas compris qu'il s'agissait de ça. Bêtement, j'ai cru qu'il en avait marre de moi.
-Malgré tout ce qu'il t'a dit depuis qu'il te connait ?
-Oui j'avoue, j'ai douté malgré tout ça !
-Alors comme ça, tu peux communiquer avec ton père ... C'est sympa !
-Oui, ça me permet d'avoir de ses nouvelles malgré la distance. C'est un bon compromis je pense.
-Que t'a-t-il dit avant que nous arrivions avec Esmé ?
-Qu'il fallait que je vous fasse confiance et qu'Edward avait été manipulé.
-J'ai eu du mal avec lui à son arrivée. Tu connais mon aversion pour l'inconnu...
-Je m'en doute bien Rose. J'ai un souvenir assez vif de ton accueil à mon arrivée.
Elle leva la tête rapidement et un éclat de tristesse traversa ses yeux.
-Ce n'est pas un reproche Rose, ne t'inquiète pas. J'essayais, vainement je crois, de manier l'humour...
-Oh, ce n'est pas ça... Je me sens toujours honteuse de mon comportement à ton égard.
-Tu n'as pas à l'être. Comme je te l'ai dit, je ne t'en veux pas. Faut bien que je t'embête un peu de temps à autre !
-J'ai une dernière chose à te dire Bella. Malgré ton âge, je te considère comme ma fille de cœur. Et ça sera toujours le cas.
-Puisqu'on est en train de s'avouer la vérité sur tout, j'ai aussi quelque chose à te dire. Te souviens-tu de Mary ?
-Ta nourrice humaine à Volterra ?
-Oui c'est bien ça. Tu es son portrait craché. Dès le début, tu as eu une place importante dans mon cœur. Je te considère comme ma deuxième Maman.
-J'en suis plus que flattée Bella. Je te protégerais toujours.
Elle se redressa rapidement pour me prendre dans ses bras en veillant à garder ses mains sales loin de moi. Nous n'eûmes pas l'occasion de discuter plus car j'entendis les garçons revenir d'une de leur course. Pour changer, Edward avait gagné et je me demandais quel allait être le gage de ce pari ridicule.
A les voir agir de la sorte, je compris qu'ils avaient, tout comme moi, besoin de normalité. Chacun avait une vision différente de la chose mais s'y employait avec force. A nouveau, une routine salvatrice se mit en place. Carlisle passait à nouveau beaucoup de temps à l'hôpital et Esmé s'impliquait chaque semaine dans de nouveaux projets de rénovation.
Emmett et Rosalie avait repris leurs études à la fac de Port Angeles. Tous les jours, ils nous racontaient les réactions des humains face aux étranges Cullen. Nous passions d'ailleurs beaucoup de temps à en rire.
Jasper et Alice étaient toujours à Harvard et semblaient s'y plaire. Ils voulaient suivre un cursus complet. Ils nous avaient donc prévenus qu'ils ne reviendraient que durant les vacances.
Et de notre côté, Edward m'avait proposé de partir faire le tour du monde. Il avait bien compris que je refusais d'aller à l'école. Maintenant que j'avais pris conscience que je ne craignais plus rien en me présentant au monde, j'avais envie de découvrir tout. Ce voyage serait également l'occasion de vérifier que les nouvelles règles avaient bien été intégrées par le monde vampirique.
Le thème de notre escapade fut les vieilles pierres et nous eûmes la possibilité de visiter le Matchu Pichu, les pyramides d'Egypte, les ruines des cités Mayas, les ruines d'Hampi en Inde, les châteaux de France et même les châteaux hantés d'Ecosse.
Grâce à ce voyage, je pus rencontrer Amun qui me sembla bien hypocrite. Je me gardais bien de le mentionner à haute voix. Edward me confirma mentalement qu'il mettait en doute l'honnêteté de cet homme. Cette visite nous permit de rencontrer un jeune vampire, Benjamin, qui pouvait influer sur les éléments.
Son créateur l'avait caché durant plusieurs années afin qu'Aro ne le trouve pas. Je fus horrifiée de l'apprendre. J'avais toujours autant de mal à gérer la situation quand j'apprenais que quelqu'un avait été retenu captif. Il passa beaucoup de temps avec nous et nous posa bon nombre de questions sur la vie au dehors.
A notre départ, il exigea son indépendance. J'avais du prévenir Vladimir de ce contretemps. J'avais peur de représailles de la part du vieil égyptien.
La dernière partie de notre périple nous amena en Roumanie, aux portes du Château de Poenari. Cette visite n'était pas un secret mais la date n'avait jamais été fixée. Nous montâmes les escaliers menant au plateau et j'observai les environs avec intérêt. Il y avait toujours le parking en contrebas pour accueillir les touristes voulant découvrir le site.
Il y avait plus de gardes qu'auparavant et certains ressemblaient plus à des statues qu'autre chose. Le plateau était rempli d'une masse compacte d'humains qui se bousculaient pour découvrir le château de Dracula. J'avais été plus qu'étonnée d'apprendre que le mythe avait été réactivé par certains. Il avait été dit que le Comte Dracula avait été aperçu dans les ruines à la recherche de son trésor.
Entre les chercheurs de trésor et les curieux, le site était devenu plus que rentable. L'accès était payant, pour entretenir le lieu, dixit les panneaux. Comme lors de notre première visite, nous nous arrêtâmes à mi-chemin puis bifurquèrent devant un garde gigantesque et limite terrifiant. Il nous arrêta en grognant.
- Oprește-te! Nu aveți dreptul de a merge acolo. (Stop ! Vous n'avez pas le droit d'aller là.)
-Dacă ne sunt de așteptat de către Contele. (Si, nous sommes attendus par le Comte.)
-Ei tot spun asta ! Care este numele tau ? (Ils disent tous ça ! C'est quoi votre nom ?)
Il commençait sérieusement à m'agacer avec ses insinuations pourries ! Je n'étais pas du genre à revendiquer mon statut mais ce garde me traitait comme si j'étais une moins que rien. Je soufflais un grand coup en croisant les bras.
-Sunt Isabella Țepeș. (Je suis Isabella Țepeș.)
Il n'a pas l'air de vouloir te croire ma belle !
Oui je vois ça. On va faire autrement avant que tout le monde s'attroupe là.
-Este interzis să folosească numele de Contele utilizat în mod abuziv. (Il est interdit d'utiliser le nom du Comte à mauvais escient.)
-Vom vedea acest lucru imediat! Transmite repede! (Nous allons voir ça tout de suite ! En avant, vite !)
Edward rit sous cape et j'englobais le garde discourtois dans mon bouclier. Il fut surpris par la manœuvre et n'eut d'autres choix que de suivre. Une fois devant la porte, je fus étonnée de voir qu'elle avait été remplacée par une porte neuve et ouvragée.
Mon Cœur, je vais lui demander d'ouvrir. Peux-tu essayer de lire son esprit pour comprendre le fonctionnement de la porte ?
Bien sûr ma Belle !
-Cum deschizi usa ? (Comment ouvre-t-on la porte ?)
-Nu se pune problema ! (Hors de question).
Je patientai quelques secondes avant de voir Edward sourire et approcher doucement de la porte pour dégager une branche de lierre.
L'empreinte de la bague ouvre la première porte ma Belle.
Merci mon Cœur !
Je fis un sourire mauvais au garde et me dirigeai vers la porte sans relâcher mon bouclier. Je lui saisis la main pour mettre ladite bague dans la serrure. Il gronde plus fortement mais ne put rien dire de plus.
La porte s'ouvrit sur le couloir maintenant éclairé par des flambeaux électriques. La poussière avait disparu et quelques cadres représentants des paysages du monde jalonnaient le parcours. Le garde continuait à grogner en flottant derrière nous.
La première salle était toujours aménagée de la même façon. Un grand ménage avait été fait et les bancs avaient été rangés. Quelques vampires discutaient entre eux et semblaient attendre quelque chose ou quelqu'un. Nous nous installâmes dans un coin de la salle avec notre garde flottant.
La porte dissimulée au fond de la salle bascula dans un bruit sourd et laissa apparaître un visage familier. Il se dirigea vers le premier groupe présent dans la pièce pour leur signifier qu'ils allaient pouvoir rencontrer le Comte. Je décidai d'intervenir avant qu'il ne puisse repartir. J'avançai rapidement au milieu de la pièce.
-Bonjour Stefan.
Il se retourna rapidement en souriant puis s'inclina pour me répondre.
-Bonjour Princesse. Bienvenue chez vous.
Tous les vampires présents pour audience suivirent Stefan et s'inclinèrent face à moi. Notre garde flottant changea radicalement de visage mais ne put rien faire de plus. Stefan nous rejoint rapidement.
-Quel plaisir de vous voir ici. Pourquoi Boris flotte-t-il derrière vous ?
-Il n'a pas voulu nous écouter. J'ai essayé de me présenter mais il ne m'a pas cru.
-Suivez-moi. Ton Père va être content que tu sois là.
-Messieurs, Dames, les audiences vont être un peu retardées. Veuillez nous en excuser.
Il nous précéda dans le couloir menant à la salle de conseil. Le grand trône en pierre était toujours au même endroit sauf que cette fois-ci le Comte Vladimir y était installé. Il semblait très concentré sur sa lecture et ne remarqua pas que nous venions d'entrée.
-Stefan, te-am rugat să așteptați în timp ce termina de citit acest raport. (Stefan, je t'avais demandé d'attendre le temps que je termine de lire ce rapport.)
-Aș prefera să vă dau detalii cu privire la raportul direct, dacă doriți Tată bun. (Je préférerai te donner les détails du rapport directement si tu le veux bien Père.)
Il lâcha son rapport et leva les yeux vers moi. Il était surpris et heureux de nous voir sans aucun doute.
-Bonjour ma fille, bonjour Edward. Comment allez-vous ? Votre voyage touche à sa fin ?
-Bonjour Père. Nous avons eu peu d'avance sur notre programme initial, j'espère que ce n'est pas grave.
-Non, pas de soucis ! Tu sais bien que je suis toujours content quand vous venez. Pourquoi est-ce que Boris flotte derrière vous ?
-Parce qu'il m'a contrarié !
-Je t'ai connu moins susceptible ma fille.
-Je vais le libérer pour qu'il t'explique par lui-même.
J'amenai mon bouclier et son invité au milieu de la pièce et fis exprès de le lâcher sur la grille centrale. Je jubilais intérieurement de ma blague et vit qu'il avait parfaitement compris l'allusion. Il s'inclina face au Comte puis reprit sa posture de statue en me fixant.
-Monseniorul, pur și simplu am aplicat regula. (Monseigneur, je n'ai fait qu'appliquer la règle.)
-Poți să-mi amintesc? (Peux-tu me la rappeler ?)
-Nu trebuie să lăsăm nici un om. (Je ne dois laisser entrer aucun humain.)
-Pentru că am o față umană, poate?! (Parce que j'ai une tronche d'humaine peut-être ?!)
A ces derniers mots, je m'enflammais instantanément. Depuis ma confrontation avec les Volturi, j'avais tendance à m'emporter facilement. Comme si tout ça m'avait libéré. D'un geste apaisant, Edward me força à le regarder. Il était le seul à me calmer. J'allais devoir travailler sur ce trait de caractère...
Vladimir s'avança en fronçant les sourcils et se plaça face au garde qui me fusillait du regard. Il semblait en colère, je me sentis mal à l'aise en pensant qu'il m'en voulait. Je fus surprise de l'entendre parler d'une voix sourde et colérique à Boris.
-Pourquoi as-tu refusé l'accès à deux vampires ?
-Je ne les connais pas, je ne pouvais pas savoir.
-La règle est pourtant simple ! Tu n'as pas à te poser la question. Tous les vampires peuvent rentrer et un tri est fait dans la première salle par Stefan. Je te repose une dernière fois la question, pourquoi as-tu refusé l'accès ?
-Elle m'a mal parlé et a utilisé votre nom à mauvais escient.
-Ouh le pauvre petit vampire... Mais il a eu peur de la méchante madame... Tu veux un câlin pour être rassuré ?
Je ne pus m'empêcher d'être ironique face à sa mauvaise foi flagrante. Mon Père me regardait maintenant et me fit un clin d'œil discret avant de fixer à nouveau le garde.
-C'est déjà la deuxième fois que tu fais une erreur Boris. Je pense être conciliant habituellement. Puisque tu ne veux pas entendre, je vais t'attribuer un nouveau secteur à garder.
-Oui Maître.
-Ne me fais pas regretter mon choix Boris. Je serais moins clément la prochaine fois. Retourne dans la salle, quelqu'un viendra te chercher.
Non sans me jeter un regard noir, le garde se détourna pour sortir de la pièce. Mon amoureux resserra son étreinte sur ma taille.
Tu as réussi à le vexer ma Belle ! Il faudra quand même faire attention, il veut se venger de l'affront.
Merci pour l'info mon cœur. Nous aviserons plus tard.
-Comment vas-tu ma Fille ?
-Très bien ! Quoique ce garde m'a légèrement énervé.
-J'avais vu. Ton caractère s'est affirmé je crois.
-On peut dire ça comme ça.
Il nous fit signe de le suivre vers une autre porte menant à une salle plus intime. Elle ressemblait à une bibliothèque miniature.
Nous n'étions jamais allés aussi loin dans le Château de Poenari et je dus ressembler à une enfant dans un parc d'attraction lorsque je découvris la beauté des lieux. Notre visite me permit de comprendre que la partie extérieure n'avait été faite que pour protéger le secret.
Seule la partie souterraine était réellement utilisée par le Comte. Par bien des aspects, j'avais l'impression d'être à Volterra. Ils avaient copié bien des choses ici pour mettre en place leur monarchie.
Nous nous installâmes autour d'une grande table de travail et Vladimir nous présenta une carte représentant notre monde et les différents secteurs établis. Il avait bien travaillé depuis son départ de Forks.
-Nous sommes allés voir Amun lors de notre passage en Égypte. Je pense qu'il faudra être vigilant.
-Pourquoi dis-tu ça ?
-Je le trouve extrêmement hypocrite. De plus, il a caché la création d'un vampire très puissant et n'a pas apprécié qu'il veuille prendre son indépendance. Il pense que c'est de ma faute…
-Je m'occuperai de ça plus tard. Je ne m'inquiète pas de trop pour lui, même s'il est très hypocrite, il n'a jamais eu le cran de faire quelque chose.
Il se détourna ensuite pour saisir un ouvrage volumineux. Il le feuilleta puis nous le présenta.
-Tu te rappelles de ça ?
Je fixai avec dédain la riche enluminure et eus envie de cracher sur l'énorme lettrine qui trônait en haut de la page. Je connaissais ce conte par cœur car il était censé être mon histoire. Je pris tout de même quelques secondes pour le lire et dus contrôler ma main pour m'empêcher de déchirer la page.
-Oh oui je m'en souviens…
-Tu sais que je ne pourrais pas effacer cette histoire, elle est trop profondément ancrée dans les mémoires. Toutefois, je te propose de faire rédiger ta véritable vie.
-Qui serait intéressé par ma pitoyable existence ?
-Beaucoup de monde ! Tu as traversé beaucoup d'épreuves. Tu peux être un modèle pour certains d'entre nous. Cela nous permettrait aussi d'asseoir notre autorité, de montrer que nous ne laissons pas passer les tromperies et les mensonges. Je te confie ce pli que tu liras quand tu te sentiras prête. Dès que tu le voudras, ton histoire viendra s'ajouter à ce livre.
Ça ne me plaisait pas du tout mais je gardais mon avis pour moi. Je ne voulais pas contredire ou vexer mon Père. Il était tellement attentif et compréhensif, je ne pouvais pas le faire souffrir. J'attrapai le pli en souriant et le déposait devant moi sans y prêter attention.
Nous restâmes en Roumanie durant plus d'une semaine et Vladimir nous fit visiter son domaine qui était magnifique malgré les années. Même si la plupart des pièces de vie étaient situées en sous-sol, des puits de lumière habillement placés permettaient de voir la lumière du jour.
Je me sentais bien dans cet espace. J'étais bien loin du château hanté qui avait bercé mon enfance. Vladimir nous avait confié une bague en forme de chevalière aux armoiries de la Famille Țepeș.
Grâce à cet anneau, nous avions la possibilité de nous déplacer sans se faire arrêter par des gardes trop zélés comme Boris. L'empreinte de la chevalière permettait d'ouvrir les portes high-tech du château.
Avant de repartir vers les États-Unis, je décidai d'emmener Edward dans la clairière qui avait été le lieu de mes prises de conscience. Par bien des aspects, elle était semblable à celle de Forks.
Mon amoureux vint s'asseoir au centre en me tendant les bras et je me jetai sur lui sans ménagement. Je calais ma tête contre son cou et appréciai ses caresses sur mes bras. Comme à chaque fois, elles déclenchèrent mes frissons.
Es-tu heureuse mon ange ?
Parfaitement et toi ?
Je dois encore travailler sur certains points mais sinon ça va !
Quand vas-tu arrêté de te sentir coupable ?
Redemande-moi dans cent ans !
Tu es impossible Edward mais sache que je t'aime et je te le redirais autant de fois que nécessaire.
Il saisit mon menton puis m'embrassa doucement.
-Je t'aime mon ange.
Il ne me laissa pas le temps de répondre et replongea sur ma bouche pendant que sa main naviguait vers ma poitrine. Mon corps se mit à anticiper chaque geste de mon amant et mon dos s'arqua au passage de ses doigts sous mes vêtements.
J'étais une marionnette entre ses bras et je profitai juste de pouvoir passer du temps avec mon âme sœur. Il délogea un de mes seins pour venir taquiner mon téton tendu. Mes mains fourragèrent dans ses magnifiques cheveux pour l'obliger à rester près de moi. Bien trop vite à mon goût, il arrêta de s'occuper de ma poitrine et se redressa pour me déshabiller.
Nos corps emmêlés brillaient de mille feux sous le soleil de midi et je me perdis dans ces reflets quelques instants avant de m'attaquer à son polo pour le lui ôter. Je l'envoyai voler à quelques mètres de nous et nos pantalons prirent rapidement le même chemin.
Edward nu était un spectacle merveilleux et j'avais maintenant la certitude de pouvoir l'admirer pour l'éternité. En deux ou trois mouvements, il m'étendit sur l'herbe tendre et me surplomba en souriant doucement. Comme souvent, je ne lui laissai pas la possibilité de prendre son temps et englobai sa taille de mes jambes.
Instantanément, je sentis sa queue frôler mes plis humides et orientai mon bassin pour qu'il puisse me pénétrer rapidement. Il le fit en grognant et m'emplit parfaitement. C'est dans ces moments-là que je me sentais entière et je savais qu'Edward ressentait la même chose.
Sa bouche vint butiner mon visage et mes épaules pendant qu'une de ses mains se plaça sur mes fesses. J'étais fermement maintenue et ne pouvais que subir les assauts sauvages de mon compagnon.
Nos gémissements et grognements emplirent l'espace rapidement et nous criâmes de concert notre jouissance quelques instants plus tard. Il continua ses caresses sans quitter sa place et je sentis son sexe durcir à nouveau.
Cette fois-ci, je pris le dessus et l'obligeai à se coucher pour le surplomber. Je m'empalai sans douceur sur son membre tendu. Dans cette position, je pouvais le regarder à loisir et je me penchais vers lui pour l'embrasser.
Il en profita pour m'attraper et aussi souplement que si nous étions assis sur une chaise, il nous redressa et continua à me pilonner en me déposant contre le tronc d'un arbre.
La journée passa sans qu'on le voie réellement et nous reprîmes pied avec la réalité en entendant des pas approcher. Chacun de nous se rhabilla au plus vite puis nous nous dirigeâmes main dans la main vers les bruits de pas. Je ne fus pas surprise de découvrir Stefan face à nous.
-Bonsoir Stefan.
-Bonsoir Princesse. Bonsoir Edward. Le Comte vous attend. Voulez-vous bien me suivre.
-Bien sûr Stefan. Nous te suivons.
Vladimir savait que nous allions repartir et désirait nous convier à un festin avant de partir. J'étais contente de rentrer à la maison. Ma famille me manquait. Après avoir étanché notre soif avec quelques pumas, nous avions remercié mon Père et pris la route sans tarder. Il me tardait de voir mes parents.
Le trajet du retour fut une nouvelle occasion de faire la course. Nous étions tous les deux très rapide et j'avais l'impression de flotter au-dessus du sol plutôt que de le fouler. Une fois face à l'océan, nous plongeâmes dans les profondeurs pour admirer les fonds marins. Là aussi nous faisions la course et finîmes en nageant afin de préserver la vie marine.
Tels des émigrants, nous arrivâmes sur Ellis Islande et profitâmes de la nuit pour atteindre le bas de Manhattan. Je n'avais jamais pris le temps de découvrir cette ville et fut surprise de l'observer comme dans les films. C'était tellement différent de la France où tout était scénarisé pour le cinéma.
Telle une enfant découvrant un magasin de bonbon, je déambulais dans les rues de la grande pomme en rigolant des taxis jaunes et des plaques d'égouts fumantes. Edward me rappela que nous devions quitter la ville avant le lever du jour. La nuit était claire et sans nuage, annonciatrice d'une journée ensoleillée. Il me promit de revenir ici pour découvrir la ville ensemble.
Nous traversâmes ensuite le pays rapidement et nous confrontâmes à une énorme tornade qui se trouvait sur notre route. L'expérience fut assez marrante et je me fis une note mentale pour proposer à Emmett de venir ici avec moi.
Nous arrivâmes à Forks en pleine nuit et je ne fus pas surprise d'être accueillie par la pluie. Comme d'habitude tout était vert et je pris conscience que cette couleur m'avait manquée. Pour moi, elle signifiait mon foyer.
Nous accélérâmes encore une fois dans la forêt et franchîmes d'un bond la rivière menant à la villa. Je ralentis en apercevant une Audi noire devant la porte et me hâtais d'englober la maison de mon bouclier pour découvrir la saveur de notre invité. Je sentis Edward venir m'étreindre en attendant que je découvrir qui était là.
Tu sais qui est là ?
Oui, c'est Eléazar et Carmen.
Personne d'autre ?
Non.
C'est main dans la main que nous nous dirigeâmes vers l'entrée de la maison et je ne fus pas surprise de voir la porte s'ouvrir en grand. C'est une Esmé rayonnante qui apparut et se précipita sur nous en scandant toujours la même chose.
-Mes bébés, vous êtes enfin rentrés. Oh mes bébés, vous m'avez terriblement manqués !
-Bonjour Maman.
Nous lui avions répondu en même temps, sans quitter ses bras. Nous passâmes quelques minutes dans cette position sans réellement bouger et sans nous préoccuper des bruits alentour. Esmé caressait mes cheveux de ses doigts fins et pour une fois, j'aurais aimé pouvoir m'endormir. J'étais bien, à ma place.
J'entendis Carlisle arriver doucement et lorsque j'ouvris les yeux, je le vis juste devant nous. Il patientait en souriant. Je relevais la tête sans quitter l'étreinte d'Esmé.
-Bonjour Papa.
-Bonjour ma fille, comment vas-tu ?
-Bien, maintenant.
Je me détachai de ma mère pour rejoindre les bras de mon père. J'avais besoin de cette tendresse particulière. Je sentis ses longs bras enserrer mes épaules et son menton se poser dans mes cheveux. Avec un temps de retard, je me rappelai qu'il y avait des invités à la maison. Je me décalais légèrement du torse de Carlisle pour poser la question.
-Où sont les Denali ?
Je sentis Carlisle bouger et il déposa un baiser sur mon crâne avant de reprendre parole.
-Au salon. Ils nous attendent.
-Ils auraient pu sortir…
-Non, ils souhaitaient nous laisser profiter de nos retrouvailles.
Nous nous séparâmes rapidement et comme lors de leur première visite, nous les fîmes patienter quelques instants pour rejoindre notre chambre. Je voulais me changer avant de les voir. Edward me suivait mais me paraissait trop silencieux.
Que se passe-t-il Edward ?
Ils sont là pour parler de Tanya.
Je sens que je ne vais pas aimer ce qui va suivre…
Nous prîmes le temps de nous doucher avant tout. Telle une routine bien établie, nous nous lavâmes mutuellement avec une infinie tendresse. Égoïstement, je n'avais pas envie de redescendre et Edward confirma mes pensées rapidement en m'embrassant furieusement.
J'avais besoin qu'il se fonde en moi une nouvelle fois avant de retourner face au monde. Je n'attendis pas d'être près du lit et m'accrocha férocement à lui. Il vint soutenir mes fesses et présenta son sexe à mon entrée. Il me pénétra d'un coup en grognant et le souffle me manqua.
Toute tendresse avait disparu au profit de la bestialité. Il me coucha à même le sol et me pilonna en grognant tel un animal en colère. Je n'étais bien sûr pas en reste et grondais férocement à chaque coup de bassin. Il m'emplissait complètement, ce qui décuplait les sensations par mille.
Dans cette tempête sensorielle, je m'accrochais à lui comme à une bouée de sauvetage et ne pus m'empêcher de le mordre à l'épaule lorsque son pouce délogea mon clito.
Il balança sa tête en arrière pour masquer son cri et j'enfonçai mes talons dans ses fesses pour le forcer à aller plus vite, plus fort. Il répondit prestement à ma demande en accélérant la cadence et je perdis pied trop vite. Je sentis mes parois l'enserrer violemment et après deux ruades, je le sentis se déverser en moi.
Il déposa doucement mes jambes au sol tout en m'embrassant tendrement. Puis sans que ses mains me quitter, il se redressa et m'aida à me relever.
-Il va falloir que l'on se dépêche. Tu sais que c'est mal de faire patienter nos invités.
-Oh oui, c'est mal. Il va falloir que tu me punisses lorsqu'ils seront partis Edward.
-Ne me tente pas jeune fille !
-Tu peux toujours rêver… J'ai prévu de t'embêter un peu aujourd'hui !
Il me mit une petite claque sur les fesses qui ranima mes envies mais je me détournai rapidement pour rendre visite à mon dressing. Alice avait profité de notre absence pour renouveler le stock d'affaires. Je n'avais jamais été une fan de mode et il était toujours hors de question que je cours les magasins comme elle le faisait mais j'aimais les beaux habits.
Je choisis un ensemble de sous-vêtements en dentelle blanche puis un short en velours noir et un pull beige à col roulé. Pour compléter le tout, je pris une paire de collant noir et bottes blanches avec des talons vertigineux.
En quelques minutes, nous étions habillés et je dus me retenir encore une fois de sauter sur mon amoureux. Il portait un pantalon droit noir et un pull à col roulé de la même couleur que le mien. Son haut avait dû être créé pour lui car il moulait son corps d'une manière parfaite et mettait en valeur ses magnifiques pectoraux.
Après un dernier baiser chaste, nous retrouvâmes Eléazar et Carmen auprès de nos parents dans le salon. En y arrivant, j'eus un flash de notre première rencontre. Leurs visages étaient les mêmes, leurs positions étaient identiques mais leur attitude avait bien changée. Ils se précipitèrent vers moi et Carmen m'étreignit pendant qu'Eléazar apposait sa main sur mon épaule en un geste amical.
-Hola querida. Como estas ?
-Muy bien y tù ?
-Bien, je te remercie. Es-tu contente de ton voyage ?
-Plutôt oui ! Il y a tellement de choses à découvrir !
-Oui, de quoi occuper quelques vies.
C'est en rigolant que nous nous installâmes sur les canapés pour raconter en détail notre voyage. J'étais assez volubile pour m'engager dans un monologue sans m'en rendre compte. Je ressentais un réel besoin de donner beaucoup de détail et tous me regardaient avec un sourire bienveillant. J'étais à peu près sûre qu'ils connaissaient déjà ce que je racontais mais ne le mentionnèrent jamais. Lorsque je mentionnai l'Égypte et notre rencontre avec Amun, je sentis la main d'Edward se serrer et je m'arrêtai subitement en fronçant les sourcils.
Nous devons leur parler de ce que nous avons vu chez Amun ma Belle.
Ah oui, il le faut. Veux-tu raconter ?
Avec plaisir.
Tous avaient remarqué notre échange et j'étais persuadée qu'ils avaient compris que nous communiquions par la pensée. Toutefois, ils gardèrent cette information pour eux et se concentrèrent sur Edward qui reprit son souffle pour parler. Lui aussi donna beaucoup d'informations et de détails sur notre voyage au pays des pharaons.
Il annonça qu'il nous fallait porter une attention toute particulière à Amun. Il expliqua qu'en écoutant ses pensées, il avait décelé une once bien trop importante d'hypocrisie et de félonie. Il n'avait pas réussi à connaître tous les plans du chef de clan mais en avait saisi la teneur. Mon chéri compara même l'esprit dérangé d'Amun à celui d'Aro.
Cette révélation déclencha la fureur d'Eléazar. J'étais persuadée qu'il allait s'emporter devant les accusations que nous portions à son ami mais il me surprit en nous disant qu'il avait vu juste. Nous venions de lui apporter une confirmation à ses doutes. Une surveillance était d'ailleurs prévue pour s'assurer que l'égyptien ne nous ferait aucun tort.
Nous parlâmes également de Benjamin et de ses pouvoirs. Il pouvait se révéler comme une très grande menace pour notre monde mais également pour celui des humains. Sa maîtrise des éléments étaient beaucoup plus précise qu'Apo.
-Heureusement pour nous, il semble partager notre vision des choses. Lors de notre visite, il semblait en colère après Amun. Ajouta Edward.
-Pourquoi ça mon fils ?
-Parce qu'il a été tenu éloigné de tout pendant de nombreuses années. Tout lui est refusé dès qu'il s'agit d'être vu au dehors. Il a également surpris quelques discussions où Amun parle de rébellion et ça ne lui plait pas du tout.
-Il parle de rébellion ? Nous allons être obligés d'y aller rapidement alors.
-Dernière chose, Benjamin envisage de quitter l'Égypte pour nous rejoindre. Amun n'aimera pas du tout...
Nous racontâmes ensemble notre visite en Roumanie et je surpris Carlisle à rire lorsque je mentionnai l'altercation avec Boris.
-Pourquoi te moques-tu de moi ?
-Ce n'était pas le but Bella. J'étais juste en train d'imaginer ce garde flotter derrière vous pendant votre discussion avec Vladimir. Ça devait être amusant.
-Je confirme...
Voilà, on y était. Mon père et mon chéri étaient en train de se moquer ouvertement de moi dans témoin. Je décidai donc de ronchonner dans mon coin les bras croisés.
Bah puisque c'est ça, termine l'histoire ! Je ne dirais plus rien Edward.
Ne te fâche pas mon amour. Avoue que c'est marrant.
Je ne lui répondis plus rien et fermai mon esprit en fixant l'extérieur. J'avais encore un peu mal à gérer mon nouveau caractère bien trempé. J'avais conscience de ma gaminerie mais je ne savais pas comment gérer ça autrement pour l'instant.
Durant tout ce temps, Esmé me regarda patiemment et lorsque la discussion reprit, elle se leva pour saisir ma main.
-Si nous allions chasser toutes les deux ma fille pendant qu'ils discutent ?
Je ne répondis même pas mais attrapai vivement sa main pour quitter la maison. J'avais besoin de ma maman vite. Nous partîmes en courant immédiatement et elle ne s'arrêta qu'après une bonne demi-heure de course. Au lieu de traquer une bête, elle se posa sur un rocher et tapota la pierre d'à côté pour que je m'y assois.
-Es-tu contente de ton voyage ma fille ?
-Oui c'était magnifique, maman.
-Tu ne regrettes pas d'être rentrée ?
-Non pas du tout.
-Que s'est-il passé tout à l'heure ?
-Ils se sont moqués de moi...
-Non pas du tout. Carlisle a rit de ta réaction mais ne s'est pas moqué.
-C'est pareil.
-Permet moi d'en douter. Essaies d'imaginer que tu n'es pas vécu toi même cette expérience et que tu l'entendes. Ne trouverais-tu pas ça drôle d'imaginer un vampire flottant dans un couloir ?
-Peut-être...
Je savais où elle voulait m'emmener. Je tentai de lutter contre cette vérité mais n'y arrivai pas et décidai de conserver mon silence en fixant mon attention sur les fourmis qui travaillaient à proximité.
Sans rien ajouter, elle se leva et s'agenouilla face à moi pour m'étreindre. C'était juste ce dont j'avais besoin et me dépêchai d'y répondre en passant mes bras autour de sa taille. Au bout de quelques minutes, elle se redressa pour me tendre la main.
-Allez viens, j'ai faim !
C'est en riant que nous choisîmes nos proies et une fois rassasiées, nous reprîmes le chemin de la maison sans nous presser. A quelques kilomètres de la maison, je perçus les pensées inquiètes d'Edward.
Nous arrivons mon cœur.
Je suis désolé pour tout à l'heure ma Belle.
Ne t'inquiète pas, c'est moi qui ai mal réagi.
Avant même notre arrivée, la porte était tenue ouverte par Carlisle.
-Je ne voulais pas te vexer Bella.
-Ne t'en fait pas. C'est de la faute de mon satané caractère. A bien y réfléchir, c'était marrant.
Il m'embrassa le front puis nous retournâmes au salon et je ne songeais même pas à m'excuser devant les Denali. Il ne fallait pas pousser non plus. Je veux bien être gentille avec ma famille mais c'est tout.
Carlisle eut la bonne idée d'emmener la discussion sur autre chose directement pour éviter de nouveaux emportements.
-Avez-vous des nouvelles de Tanya ?
Le visage d'Eléazar s'assombrit et je compris à cet instant que c'était la raison de leur présence. Nous étions juste arrivés au bon moment ou au mauvais selon la vision de la chose. Encore une fois, je sentis Edward se tendre à mes côtés. Nous n'allions pas aimer la suite.
Le chef de Clan nous annonça d'une voix monocorde que Tanya était passée à l'ennemi dès qu'elle avait appris que j'étais là. Notre première rencontre ne lui avait pas plus et lorsqu'elle avait entendu parler des Volturi, elle choisit d'aller les voir. Elle était persuadée que j'avais fui ma famille.
Je me mis à grogner quand Eléazar mentionna qu'elle avait préféré vendre son clan, sa famille à l'ennemi. Bien qu'elle ait disparu des écrans radars, il semblerait qu'elle soit toujours en vie. Intérieurement, je me fis la promesse de la retrouver pour la tuer. Elle ne méritait pas de vivre ! Elle avait semé la zizanie dans ma famille, elle avait essayé de les faire souffrir.
Je n'écoutai même pas la suite de la conversation et me focalisai sur ma soif de vengeance. Il me fallait informer Vladimir de ce souci et je me concentrai pour réussir à lui parler. Le manque d'entrainement me força à recréer ma bulle protectrice pour y arriver.
Père, tu m'entends ?
Oui Bella. Que se passe-t-il ?
Il semblerait que Tanya Denali soit toujours en vie. Elle est bien passée à l'ennemi.
C'est fâcheux. Qu'ont-ils prévu ?
Ils vont la chercher. Je ne veux pas qu'ils la trouvent avant moi. J'ai un compte à régler avec.
Je vais la chercher également. Dès que je l'ai trouvé, je te préviens. Comme ça tu pourras t'occuper d'elle.
Merci beaucoup Père.
Sans m'en rendre compte, j'avais fermé les yeux et j'affichais un sourire démoniaque. Personne ne sembla le voir sauf Edward. Il ne dit rien sur le moment mais je savais que nous aurions à discuter plus tard.
La conversation dériva ensuite vers les Quileute et surtout vers Jacob et sa mini meute de fouteur de merde. Eux aussi étaient partis après la défaite des italiens. Eléazar émit l'hypothèse qu'ils avaient fui avec Tanya malgré leurs différences.
Carlisle confirma qu'ils n'avaient pas été manipulés par l'un des gardes Volturi. Ils agissaient de leur propre chef. Jacob avait décidé de les contacter dans l'intention de me nuire. Je ne savais toujours pas pourquoi il me haïssait mais je m'en foutais royalement. Il ne me faisait pas peur et je le tuerais le moment venu.
Notre conversation prit fin au lever du jour. J'étais maintenant convaincu que ma vie allait être parfaite. Les réelles menaces avaient été éradiquées. Les Denali prirent le chemin d'Anchorage en nous précisant que nous serions informés dès que Tanya referait surface. Carlisle partit rencontrer les Quileute pour parler des traitres à leur race. Sans attendre, Edward nous mena à notre clairière en me portant. Il me déposa avec douceur en son centre et se planta face à moi, les sourcils froncés.
-Tu as cherché à contacter ton Père tout à l'heure.
Ce n'est pas une question et j'acquiesçai en silence pour le laisser continuer.
-Que lui as-tu dit ?
-Je lui ai parlé de Tanya et des loups.
-Et ?
-Je veux m'occuper d'eux personnellement.
-Je t'y aiderai ne t'inquiète pas. Je n'ai rien dit devant nos parents et les Denali mais je ne peux pas laisser passer ce qu'ils t'ont fait.
Comme pour sceller sa promesse, il m'embrassa tendrement. Silencieusement, il me promit de tuer nos ennemis et de me combler de joie et de bonheur pour le reste de notre vie. Sa dernière pensée me donna envie de pleurer et pour la première fois depuis un moment, je fus contente de ne plus être humaine.
Je t'aime plus que ma propre vie ma Bella.
J'aurais toute l'éternité pour lui répondre et me hâtais de l'embrasser avec passion. Me revint en mémoire le pli que Vladimir m'avait donné et j'eus instantanément envie d'y apposer les mots de la fin.
Et ils vécurent heureux pour l'éternité.
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Alors ? Qu'en pensez-vous ? L'épilogue va arriver au plus vite. N'hésitez pas à me dire votre ressenti.
