Il faisait nuit noire à l'extérieur lorsque Randy finit de tout préparer. Je l'avais regardé depuis le canapé, fasciné, mettre une nappe, les couverts, amener l'entrée et les autres plats. Je le vis choisir un vin, toujours sans qu'il ne parlât ou ne fît aucun geste laissant transparaitre ses sentiments. Il me fit signe de venir, puis, sortant le briquet qu'il avait utilisé plus tôt, alluma deux bougies, alla éteindre les lumières, sauf une, douce, qui illumina un peu la pièce. Je m'assis, éberlué. Je croyais bien que si j'avais été une fille, cela aurait été le moment où je fondais en larmes. Je détaillai la table puis souris. Si j'avais su… Randy était bien l'homme que j'avais imaginé des semaines plus tôt. Bien sûr, il n'était pas à moi et ce n'était que jusqu'au lendemain, mais je m'efforçai d'oublier cela. Il s'assit devant moi, me regarda. La lueur des bougies flattait son teint déjà superbe, faisait pétiller ses yeux, enflammait sa sensualité. Il s'était d'ailleurs changé, revêtant une chemise blanche - parfaite, il n'y avait pas d'autre mot - et un jean, ce même jean moulant qui me faisait toujours autant d'effet. Je m'étais bien sûr mis en chemise lorsque je l'avais vu préparer un repas plus solennel que ce que j'avais d'abord pensé. Ses yeux me détaillaient maintenant depuis une bonne minute lorsque je me sentis chauffer affreusement ; je baissai doucement les yeux en souriant. Je ne vis pas son regard bleui s'attendrir à ce geste.
- Ca te plaît ?
Si cela me plaisait ? J'étais en plein tête-à-tête aux chandelles avec l'homme dont j'étais dingue. Je souris en guise de réponse. D'une main, il attrapa la bouteille de vin et nous servit un verre à chacun.
- J'en étais sûr, dit-il en portant le verre à ses lèvres et le reposant, je savais que ça te ferait plaisir un dîner aux chandelles.
Touché. Je souris, baissai les yeux devant sa perspicacité. J'avais un mal fou à soutenir son regard sous la sensualité de la scène. Elle me choquait, agréablement. J'étais estomaqué de voir Randy Orton, manger en face de moi, dans ma maison. Comment en étions-nous arrivés là ? Pas le moins du monde gêné par mon silence, qu'il devinait sans doute comme intimidé, heureux, il me servit l'entrée. Il avait même fait attention à la décoration.
- C'est génial Randy. Réussis-je à formuler au bout d'un certain temps.
Je le vis prendre gracieusement ses couverts, prendre une bouchée qu'il glissa entre ses deux lèvres roses. Je remarquai la montre en or à son poignet. L'entrée se révéla excellente. J'étais bien trop absorbé par Randy pour me rappeler des conversations qui s'enchaînèrent naturellement, quoi que rares. Une sorte de silence ému me serrait. Et puis, nous avions toujours l'habitude que ce soit les femmes qui entretinssent la conversation ! Ce ne fut pas une chose qui manqua au dîner pour qu'il fût magnifique. Nous avions ensuite pris le plat. De nouveau, excellent.
- C'est délicieux ! M'exclamai-je avant d'en reprendre voracement une bouchée. Tu cuisines vraiment bien !
Mon regard tomba de nouveau sur sa main posée sur la table. Celle-ci m'attirait depuis le début du repas. J'avais envie de la prendre dans la mienne, toute proche, si proche qu'il n'aurait fallut qu'un…
- Merci. J'ai l'habitude, je prépare souvent à manger le week-end.
L'allusion me fit lever les yeux vers lui une seconde, avant de reporter malgré moi le regard sur sa main. Il faisait l'effort de ne pas m'en dévoiler trop. J'appréciais. Même si j'aurais voulu tout savoir de lui. Il reprit une bouchée de légumes, alors que sa main effectua quelques ronds sur la nappe magenta. Je pourrais juste la prendre… J'avais peur que cela fasse trop solennel. Un dîner aux chandelles, mains dans la main, yeux dans les yeux… Non, décidément cela ferait trop larmoyant et suintant d'amour pour lui. Il jeta un regard à nos mains aussi, ne bougea pas non plus. Nous finîmes nos plats. Je le regardais. Je regardais la fourchette effleurer sa bouche, les cils touchant sur ses joues, cette chemise cintrée et les muscles qui la moulaient… Lorsqu'il s'aperçut de l'insistance de mon regard, il m'observa, et, souriant, je baissai les yeux, comme brûlé.
- Arrête ça.
Sa voix avait tranché avec le silence. J'avais aussitôt relevé la tête, et fronçai les sourcils.
- Quoi ? Demandai-je.
Ses yeux dont le bleu variait du saphir à la topaze suivant le va-et-vient des flammes m'électrisèrent par leur beauté. Son visage…
- De sourire.
Je me rendis compte que j'étais en ce moment même en train de sourire. Il continua :
- Tu n'as pas arrêté de la journée.
- Ca te gêne ? Questionnai-je, surpris.
Peut-être trouvait-il cela trop gnangnan, ou inconvenant étant donné qu'il trompait sa femme.
- Non, répondit-il, enchaînant avec un sex-appeal si fou que j'en eus des frissons, mais c'est moi qui ai mis la table et ça m'ennuierait de tout balancer par terre pour te violer dessus.
Un long frisson me parcourut l'échine. Etirant cette fois mes lèvres en une moue coquine, je demandai, la voix grave d'excitation :
- Ca serait si mal ?
Il pencha légèrement la tête vers moi, haussant les sourcils.
- Me tente pas.
Je ris. Il resta fixé sur mes lèvres et mon expression amusée, félin devant sa proie. Il s'essuya la bouche avec sa serviette, la reposa puis se leva soudainement.
- Excuse-moi. Demanda-t-il.
Je crus qu'il allait partir deux minutes, mais il s'approcha de moi. Randy se pencha, passa la main derrière ma nuque, et, fermant les yeux, sensuel à mourir par ces vêtements et son existence même, il approcha ses lèvres des miennes. Je fermais à mon tour les yeux, éteignant pour quelques secondes les bougies qui faisait si bronzée sa peau, si bleu ses yeux, si roses, si roses les lèvres douces qui se posèrent contre les miennes. Nous ouvrîmes tous deux la bouche, puis la refermèrent dans le même doux bruit. Il rompit le baiser en se détachant lentement, ensuite se releva à moitié en gardant sa main dans ma nuque. Je levais les yeux vers lui. Il justifia :
- Une envie.
Un sourire en coin m'anima et je savais désormais qu'il était fixé dessus. Il déclara, plus haut :
- Je suis désolé, vu le temps que j'avais je n'ai pas préparé de dessert. Et puis… Continua-t-il, de cette voix provocante et charnelle, j'avais pensé à une autre sorte de mise-en-bouche…
Je m'essuyai les lèvres, me levai précipitamment.
- Hmmm… Mon dessert préféré ! On le prend quand ?
La réponse plut à Randy. Je me dépêchai de lui déposer un baiser sur ses lèvres, lui enserrant tendrement les hanches. Je voulais tout de même prendre mon temps. On avait encore toute la soirée. Et il fallait préserver Randy. Je lui montrai bien que j'avais compris et nous fis reculer contre le canapé. Sans nous quitter des lèvres, je m'allongeai dessus, Randy sur moi. En m'étendant, j'avais allumé la télé, et le son des dialogues d'un film anima notre baiser. Je glissai mes mains sur la chemise de Randy, puis sur son jean où je serrai ses fesses. Il gémit. Doucement. On avait une nuit de prévue après, on avait le temps. Je ralentis le baiser en refusant doucement l'entrée à ma bouche à Randy, mi empli de plaisir à contrôler à sa place la situation. Il n'allait pas me forcer aujourd'hui. Je reconnus à leur voix les acteurs du film et lançai soudainement, tournant la tête vers l'écran :
- J'ai toujours voulu le voir !
Randy feula de mécontentement lorsque j'eus quitté sa bouche, et m'embrassa dans le cou, mon visage toujours détourné. Je glissai mes doigts sur ses cheveux courts pour qu'il continue, lui caressai la tête. Il remonta le long de ma gorge et lécha ma mâchoire. Je gémis de contentement. Ensuite il introduisit sa langue dans mon oreille. Je fermai les yeux. Mmmmh… Orgasmique… Il m'embrassa de nouveau sur la mâchoire, puis, voyant que je regardai le film en même temps, réclama, contrarié :
- Fais-moi des papouilles…
Je ris intérieurement du mot adorable employé puis, ayant tourné le visage vers lui avec un immense sourire, je fis glisser mes mains sous sa chemise. Il ferma les yeux. Je pressai les mains sur son corps.
- Allonge-toi… Proposai-je.
Il résista, rouvrant les yeux. Ses yeux fiers me firent comprendre qu'il n'allait pas s'abaisser à ça.
- Vas-y bébé, on n'est que tous les deux… Allonge-toi…
Il n'y avait personne pour attester de sa faiblesse. Sous mes caresses dans son dos, il se laissa faire, et s'allongea, mal à l'aise, sur mon torse. Je regardai de nouveau le film puis continuai de le caresser un peu partout, ravi. Sur ses côtes… Ses épaules, ses omoplates… Ma main descendit jusque dans le creux de son dos et l'effleura doucement ici, alors que je sentis ses poils s'hérisser de plaisir. Il se laissa faire. Si je ne lui montrais pas, j'étais gonflé d'orgueil de le câliner dans mes bras. C'était unique. Peu m'importait de le câliner ou d'être câliné, les deux me satisfaisaient. Mais Randy…
- Tu aimes ? Demandai-je en relevant la tête vers lui.
Il ne leva pas le visage vers moi, trop fier pour se réduire à ce geste et ne répondit pas non plus. Il fit cependant un geste impatient de l'épaule lorsque j'arrêtai mes câlins. Je les repris, amoureux. Au bout d'un certain temps de film, Randy se redressa et regarda mon visage. Cela faisait bien cinq minutes qu'il faisait la navette entre moi et la télévision. Il demanda, amer :
- Il t'attire ?
Bien que je me doutais qu'il parlât de l'acteur, je questionnai en retour :
- Qui ça ?
- Le mec que tu mates depuis tout à l'heure.
Le ton était clairement hostile. Je rétorquai, ironique :
- Tu veux dire le héros ?
- Oui.
Il avait contracté les mâchoires. J'adorais quand Randy était jaloux. Je marchai alors à fond dans son jeu :
- Oh ouais il est canon !
Ses dents grincèrent de rage alors que son corps de raidissait, faisant craquer les articulations de ses doigts.
- C'est ton type de mec ?
Je regardai de nouveau l'écran et détaillai l'acteur en question. Je n'avais aucun style d'homme, puisque je n'étais pas gay, mais celui-ci l'était encore moins. J'assurai :
- Carrément ! Blond, mince, à lunettes… Tout à fait mon style !
Une rage irascible envahit Randy, et il m'entoura le visage de ses mains, me tournant brutalement le visage vers lui.
- Ne le regarde pas !
Je souris, attendri devant l'homme qui pourrait à tout moment avoir une crise de nerfs et tout briser, désespérément amoureux. Je tentai de nouveau de regarder l'écran. Il me gronda :
- Non ! Regarde-moi !
Il m'embrassa fiévreusement, tentant de me convaincre par sa force. Si tu savais comme je n'échangerais le peu de toi contre rien au monde…
- Il a une tête à être nul au lit. Continua-t-il.
Je ris à gorge déployée cette fois. Sa rage retomba aussitôt, mais pas sa jalousie. Il pensait sûrement que je me moquais de lui, et, vexé, il s'était tu. Je l'attirai à moi, puis lui susurrai dans l'oreille :
- C'est toi mon type Randy… Aucun autre mec ne m'intéresse…
Il s'immobilisa près de mon visage, rassuré sans doute, et me chopa la bouche sauvagement. Je répondis aussitôt au baiser, le laissant passer sa langue dans ma bouche pour se l'approprier jalousement. Il rompit le baiser.
- Et la fille ?
- Mignonne.
- Je trouve aussi.
Un sourire complice naquît. Certain qu'il allait de nouveau courir, je repris :
- Je me la ferais bien…
En effet, il se tourna doucement vers l'écran, les yeux déflagrants de haine et tenta de reconnaître l'actrice. Son visage se sublima de rage et de violence :
- Je vais la buter. Sérieux, si je la vois je…
Il avait de nouveau remarqué mon sourire et me demanda ce que j'avais. Je me relevai pour l'embrasser amoureusement, doucement, me ramenant sur le coussin. Nos lèvres se détachèrent lentement. La main dans ses cheveux, je restai près de son visage. Soudain grave, je susurrai à voix basse :
- Tu le ferais n'est-ce pas ? Tu la tuerais ?
Il ferma les yeux, me chatouillant de ses cils. Il répondit, impassible et glacial :
- Oui.
J'hésitai à le remercier, y renonçai par peur de mauvais goût. Il était d'une possessivité monstre, possessivité qu'il essayait sûrement d'étouffer. Je ne pensai pas franchement qu'il fût comme ça avec une autre personne. Pas même elle. Ne change jamais ça Randy… Ta jalousie… c'est là seule chose qui ne soit rien qu'à moi… Il me regarda un long moment, presque rasséréné que je ne lui reproche pas d'être si violent. Au bout d'un moment, je proposai :
- On monte ?
Le sous-entendu que contenait la question le fit réagir : il se leva et je lui lançai de monter en premier, ce qu'il fit. Je me dépêchai de débarrasser la table, puis éteignis les lumières. Sur le chemin je vis son portable éteint, posé sur la table basse. Une légère joie se mêla à la tristesse. Je gravis les escaliers avec hâte, entrai dans ma chambre. Randy était assis sur le bord du lit, et, dès qu'il me vit, il se recula dessus, commença à s'allonger sensuellement. Je m'approchai, attiré, puis grimpai sur le lit. Il s'était remis à la place qu'il avait choisie plus tôt. Je m'allongeai à côté de Randy et il m'attira à lui, mettant ses belles mains dans mon dos. Je lui capturai les lèvres, d'abord rapidement avant de décélérer. Ses mains glissèrent sur ma chemise, puis se faufilèrent en-dessous alors que je me mettais moi-même à lui caresser les épaules. Il glissa ses doigts sous mon jean, dans mon boxer, puis me serra. Je haletai. Il me saisit la bouche, l'entrouvrit. Ses lèvres étaient patientes, tendres plaquées contre les miennes. Il me laissait profiter de ma soirée. Alors qu'il m'attirait plus à lui de ses mains viriles sur mes fesses, me faisant passer ma jambe par-dessus sa cuisse, il lécha doucement mes lèvres de sa langue humide. Je les entrouvris en fermant les yeux, soupirant de plaisir. Alors, je mêlai ma langue à la sienne, lascive, la caressant de sa pointe. Randy ferma également les yeux, me caressa par de forts effleurements, alors que nos langues, légèrement hors de nos lèvres, se touchaient timidement. J'ouvris le premier bouton de sa chemise, puis le second, le troisième, imaginant sa peau velouté, douce, contrastant magnifiquement avec le tissu blanc. De son côté il descendit lentement mon jean, passant avec une lenteur fébrile ses mains sur mes cuisses. Lorsque je fus en boxer, je passai mes jambes autour de ses hanches, collant nos membres souffrants l'un contre l'autre. Le baiser reprit, plus passionné. Randy se plaqua contre ma bouche, me serrant la croupe définitivement contre la sienne tandis que je lui enlevai sa chemise. L'extase me transporta, et je passai mes mains sur son torse, affamé, sur ses pecs, ses abdos, ses abdos… Il me lâcha les reins d'une main pour défaire lui-même son pantalon. Il l'enleva à la hâte, bien plus doux dans ma bouche, puis fis glisser de la même manière mon boxer. Je gémis d'être contre son corps nu, sentant son membre gonflé de désir sur ma cuisse. Nous finîmes par être emportés par la passion, et le baiser s'accéléra, Randy me pressant contre lui. Je gémis et il… La sonnerie de mon portable retentit tout à coup. Si je me figeai, Randy continua à me palper de ses doigts, dingue d'envie. La sonnerie continua, insistante. Tout à coup, je me souvins. Merde ! J'avais complètement oublié ! Je tentai de me détacher de ses lèvres. Difficile, très difficile vu son insistance. Il tenta de m'embrasser dans le cou pour que j'ignore l'appel. Je gémis, puis l'embrassai rapidement lorsqu'il revint.
- Attends… Attends…
Je me dégageai de son corps, éloignant mon membre chaud de sa peau humide, et il râla fortement de frustration, se rallongeant sur le dos, jurant. Je me dépêchai de prendre mon portable sur la table de chevet, puis regardai rapidement. C'était bien ça. Je décrochai.
- … Allô ?
J'étais complètement essoufflé, et je sentais mes joues complètement rougies sous mes halètements et le plaisir que je croyais recevoir.
« Salut John ! C'est Phil ! »
Je m'allongeais sur le lit, passant une main sur mon visage pour me réveiller.
- Oui, j'ai vu. Comment tu vas ?
Randy feula de la lenteur que prendrait la conversation. Il fallait que je réponde, Punk devait s'inquiéter. Il leva les yeux pour voir son propre sexe affreusement bandé de désir, dont la vue me troubla, puis roula pour se mettre à quatre pattes au dessus de moi.
- Qui c'est ? Demanda-t-il, nerveux.
- Phil… Chuchotai-je.
Tandis qu'un « L'enculé ! Il le fait exprès ! » violent retentissait, la voix de Punk reprit. J'entendais de la musique derrière lui.
« Moi très bien, mais c'est toi… Tu m'avais dit que tu viendrais. »
Je haletai pour répondre. Randy me foudroya du regard, mais je me doutais que la haine était destinée à CM Punk. Il se mit au-dessus de moi, entièrement nu, son membre pendant délicieusement entre ses jambes contractées de colère.
- Raccroche. Ordonna-t-il.
Je l'ignorai superbement, expliquai :
- Oui, je suis désolé, j'ai comme qui dirait…
Mon regard tomba de nouveau entre les jambes de Randy.
- …Un énorme imprévu.
Phil rit, comprenant aussitôt à quoi je faisais référence, et son rire sembla tout à coup soulagé. Evidemment, il devait être très content pour moi. Je souris, d'un sourire sans doute trop tendre pour Randy car il se mit plus haut sur mon corps, dominant, pressant, et, de toute sa rage froide, exigea de nouveau :
- Raccroche immédiatement.
Je passai ma main sur son torse doucement pour le faire patienter. Il me la repoussa sans ménagement, mauvais.
« Il est là ? Sérieusement ? »
Je ne pus empêcher un rire enjoué, qui fit palpiter de fureur une veine sur la tempe de Randy. Il ne supportait pas que je ne lui obéisse pas, surtout quand il s'agissait de Phil. Je ne tentais plus de l'amadouer, ayant été un peu vexé qu'il me repousse. Cependant, je comprenais. Son corps avait déjà commencé à se tremper de désir. Il eut un de ses spasmes de rage où il fermait étroitement les yeux, puis descendit le long de mon corps. Je le regardai en répondant, soudain passionné, le membre vibrant de désir :
- Oui… Il… C'est un imprévu… Il reste là à dormir ce soir…
« J'y crois pas » rit-il, « Je suis hyper heureux pour toi, mec ! »
Sans autre forme de ménagement, Randy empoigna mon sexe et se mit à me sucer. J'ouvris soudainement la bouche, fermant les yeux et fronçant les sourcils dans une mimique orgasmique. J'étouffai de justesse un cri. Randy fit de rapides va-et-vient qui firent onduler mon corps de plaisir, me tentant, puis s'arrêta. Il releva ses yeux bleu clairs, obscurcis de désir vers moi, et, de ses lèvres mouillées et enflammées, réitéra d'une voix sexuelle :
- Pose ce téléphone, John.
- … Merci… Soupirai-je d'une voix charnelle dans le portable.
Randy contracta la mâchoire, puis se mit à me tenter affreusement en me léchant le sexe de la pointe de sa langue. Un gémissement très sonore se fit entendre dans le téléphone. Phil eut un instant de d'hésitation, pendant lequel Randy s'arrêta dans un chantage parfait. Il n'allait pas continuer si je ne raccrochais pas. Le choix fut vite fait. Haletant, je proposai :
- Phil… Je… Je te rappelle dans… dans cinq minutes…
Alors que Randy, satisfait, avait commencé à m'embrasser les bourses, il se figea brusquement, haussa les sourcils, incrédule.
- Tu me vexes. Dit-il d'une voix rauque et érotique.
Je le regardai se pencher de nouveau sur mon corps, puis, impatient, rectifiai :
- Plutôt… Dix minutes…
Randy remonta le long de mon torse en me déposant de longs baisers languissants. Il s'arrêta à mon nombril et inséra sa langue à l'intérieur.
- Plus. Assura-t-il.
Je déglutis difficilement, puis me cambrai en gémissant lorsque je sentis sa langue.
- Qu…inze… ? Demandai-je, plus à Randy qu'à Punk.
Il abandonna mon nombril, puis, lent à mourir, soupira sur ma peau, provoquant un tonnerre de frissons. Il faisait tout pour me tenter. Il remonta selon les courbes de mon corps et, mouillant mon oreille de ses lèvres, susurra :
- Plus.
Une souffrance bouillante lança mon membre gorgé de sang. Je déclarai précipitamment :
- Rappelle-moi plus tard.
Et je sautais au cou de Randy alors qu'il m'embrassa soudain avec emportement. Le téléphone sonna deux fois.
Un temps infini et délicieux, paradisiaque plus tard, il jouit en hurlant d'extase et se retirait de moi. J'étais pour ma part déjà en train de haleter, sourire rayonnant aux lèvres. Il était retombé à côté de moi, en eau, couvert d'eau même sur le visage. Il s'essuya rapidement, revêtant un demi-sourire épanoui, ses yeux regardant le plafond, encore pétillants de plaisir. En le regardant je n'en fus que plus amoureux. Et bien, bien plus amoureux depuis ce qu'on venait de vivre. Wow… Ca avait été… Incroyable. Une baise intense et interminable où il m'avait pris pendant un temps ahurissant. Mon portable sonna pour la troisième fois et je décrochai, tout extasié, jusque sur ma peau. Je sentais encore ses morsures et ses léchouilles sur mes tétons affreusement sensibilisés maintenant.
- Oui ? Repris-je.
« Si vous faisiez des choses pas nettes, ça fait une demi-heure, John ! »
La voix était clairement rieuse, stupéfaite. Je me tournai vers Randy, qui me regarda avec ce demi-sourire à fondre. Je passai une main sur mes yeux perlés de sueur, puis lui annonçai :
- Trente minutes.
L'admiration avait percé dans ma voix et Randy plaça ses mains derrière sa tête, fier. Bien qu'immobile, je le sentis fanfaronner affreusement, un sourire crâneur sur les lèvres. Cela me fit totalement craquer et je m'allongeai à côté de lui, plaçai ma tête sur son torse, embrassai celui-ci amoureusement. Trente minutes… Trente minutes bordel ! Trente. Intenses. Minutes. Une demi-heure où il m'avait pris bestialement, ne ralentissant à aucun moment la cadence, violent et emporté à souhait. Je lui embrassai de nouveau le torse, docile, reconnaissant. La conversation se poursuivit avec Punk, dans laquelle il me demanda des explications discrètes sur la venue de Randy, me prévenant à un moment de faire attention à moi. Je relevai la tête vers Randy. Son air supérieur et son sourire ne l'avait pas quitté, et il m'attira à lui pour que je l'embrasse, ce que je fis avec plaisir. Je raccrochai bientôt, remerciant Phil de se préoccuper de moi, ce qui ne sembla pas déranger Randy qui paraissait avoir une totale confiance en ma soumission pour le moment. Je posai distraitement le portable puis enserrai tendrement le torse de Randy. Mmmmh… C'était si bon… Il avait été si bon… Un vrai Dieu. Je l'embrassai encore sur le thorax. Une main affectueuse passa dans mon cou, me caressant. Je relevai les yeux vers lui, puis, au cas où ça lui avait échappé, lui avouai :
- J'ai adoré.
- Je crois avoir compris au bout de cinq minutes, quand tu as commencé à hurler mon nom…
Je me rapprochai de lui, tout sourire, puis, près de mes lèvres, il imita, fier et fronçant les sourcils dans un plaisir feint :
- « Orton ! Orton ! Oh oui ! Plus fort bébé ! Plus fort ! »
Je pouffai dédaigneusement, puis l'embrassai.
- Ma voix est plus grave que la tienne, idiot.
Je l'embrassai encore, profitant des lèvres qui m'avaient parcouru passionnément durant de longues minutes exquises. Ces longues minutes se manifestaient maintenant par une souffrance absolument insoutenable dans mon rectum rougi. Je contractai le visage de souffrance une seconde, puis expliquai :
- Tu m'as carrément défoncé. Je ne vais plus pouvoir m'asseoir pendant un mois.
Il sourit, puis me plaça dans son cou. Absolument exténués après cet exploit athlétique, il décida qu'il était temps pour nous de dormir et amena un léger drap sur nous. Il éteignit la lampe et se rallongea. Je me blottis contre son corps, dingue d'amour et de tendresse. J'allais passer la nuit avec lui… Réellement. Réellement la tête posée dans son cou, la moitié du corps sur lui, ma cuisse entre ses jambes… Sa main me caressa les cheveux. Avais-je déjà passé une plus merveilleuse journée ? Un Wrestlemania ne valait pas le week-end que je vivais ! Je me laissais bercer contre sa peau toute chaude, écoutant son cœur qui s'était calmé. Bientôt, sa main arrêta de me caresser, puis tomba doucement sur le matelas. Il s'était endormi. Je me rehaussai sur lui, contemplai son visage figé avec adoration.
- Je t'aime…
Il se tourna vers moi, puis posa négligemment son bras sur ma taille. Ereinté, je me blottis contre lui, tombant dans un sommeil lourd de fatigue, doux, doux…
Une scène de roman se faufila le lendemain, lorsque les rayons du soleil filtrèrent à travers les fenêtres, inondant le lit. J'étais toujours bien endormi contre le corps de Randy, la tête dans son torse, les bras autour de lui. Je m'éveillai doucement, profitant encore de cette friandise divine. J'étais toujours aussi fatigué, et clignai des yeux. Je bougeai un peu, puis relevai la tête. Randy était déjà réveillé et me contemplait tranquillement. Il regarda le coin de ma bouche, puis s'approcha, amusé :
- Tu t'en es mis partout…
Il vint me lécher doucement la joue pour me nettoyer du liquide blanc. Je tendis le visage vers lui, refermant les yeux, ravi du contact. Sa main essuya mon visage, puis il me prévint à voix basse, dans l'oreille :
- Reste là, je reviens.
Je gémis de mécontentement puis le serrai contre moi. Il me déposa un gentil baiser sur la tempe, puis réitéra :
- Je reviens mon cœur, reste dans le lit.
Il se défit de mes bras en se relevant, alors que je mettais ma tête dans l'oreiller, crevé. Je tentai de me relever par réflexe, mais fus saisit d'une violente douleur sanguinolente à cause de la veille. Mon gémissement fut étouffé par l'oreiller. Randy… Où était-il parti… ? Un long moment passa où il resta en bas, alors que je rendormais un peu. Soudain, j'entendis le bruit des escaliers et ouvris les yeux, tournant le visage vers la porte. Je vis son corps apparaître dans les escaliers, portant un plateau. Il s'avança vers moi, splendide dans sa nudité complète, musclé et élancé. Il passa au dessus de moi, plateau dans une main, se remit à sa place et posa le plateau devant lui. Je souriais. Un petit déjeuner au lit… Randy s'allongea sous le drap avec moi, m'attira à lui :
- Je t'ai apporté à manger bébé…
Je souris contre son cou, puis, n'arrivant pas à parler, la voix enrouée, l'embrassai sur le torse. Il se redressa contre le lit puis m'installa sur lui. Je clignai des yeux vers le plateau.
- J'ai pris ce que je pouvais, reprit-il, je ne savais pas ce que tu aimais…
Je remarquai qu'il avait installé ce qu'il m'avait vu manger quelques semaines plus tôt : une pomme, des tartines, et du Nutella. Ainsi qu'un verre d'orange pressée. Je souris, puis susurrai d'une voix cassée :
- Merci…
- Qu'est-ce que tu veux ? Une tartine de Nutella ? Proposa-t-il, voyant que je m'endormais sur lui.
Je hochai la tête. Il me prépara ma tartine, me la présenta. Je la croquai, la finis en deux bouchées. Il prit lui-même une tartine nature.
- Tu fais un régime ? Demandai-je, me rappelant qu'il les avait déjà prises nature la dernière fois.
- Non, j'aime. Tu trouves que je devrais ?
Je secouai négativement la tête et me pelotonnai mieux contre son corps. Sa voix était tranquille, et le ton qu'il prenait me faisait penser au ton que l'on adoptait avec les enfants. Il me proposa une autre tartine, que je dévorais gloutonnement.
- 'Soif… Marmonnai-je, les mots ayant été mangés en court de route.
Il me tendit le verre de jus d'orange, et je me relevai, le bus. Je regardai Randy, distraitement, incapable de réfléchir.
- Tu as assez mangé ?
J'acquiesçai, me rallongeai. Il fit de même et mit le drap au-dessus de nous. Complètement bêtifié de fatigue, je gémis de plaisir lorsqu'il m'embrassa sur les lèvres. Nous restâmes quelques temps ainsi, le temps nécessaire pour lui pour que je me réveille, puis il chuchota :
- Je vais devoir descendre me préparer.
Il se leva, à ma tristesse naissante, puis rassembla ses affaires, s'habilla, descendit sa valise. Je regardai l'heure sur ma montre posée sur la table de chevet. Treize heures moins dix. Je soupirai puis me levai en passant ma main sur ma figure. Je m'habillai en tenant de ne pas me cogner dans tous les meubles, y parvins médiocrement. Une fois les dents lavées, je descendis rejoindre Randy. Je commençais déjà à être nostalgique. Il allait repartir à Portsmouth. Je ne savais pas quand il reviendrait… Et en attendant… En attendant je serais tout seul ce soir. Sans aucune nouvelle de lui pendant minimum deux semaines puisqu'il devait appeler sa femme tous les jours. Randy était de dos, complètement absorbé à ranger ses affaires. Je m'approchai silencieusement sans qu'il ne me voie, puis glissai une main sur son épaule. Brutalement, il m'asséna un puissant coup de coude dans le visage. Je reculai, me tenant le nez, ne comprenant pas. Randy se retourna aussitôt, inquiet. Il jura.
- Merde ! Pardonne-moi mon cœur, tu m'as surpris.
Il passa une main autour de ma taille puis poussa ma main de mon visage pour voir si je saignais. Un peu. Ses traits se contractèrent de fureur envers lui-même.
- Je ne voulais pas te frapper, m'assura-t-il, répétant, tu m'as juste surpris.
Je hochai la tête, encore dans les vapes. Son coup de coude m'avait plus vexé que blessé physiquement. Je tendis le visage pour me faire embrasser, ce qu'il accepta. Il rompit le baiser rapidement et soupira :
- Je dois partir maintenant.
Au moins étais-je totalement réveillé à présent. Je l'accompagnai dans le couloir dans un silence mortuaire. Sa valise était posée à l'entrée. Il la ramassait lorsque je demandais, le regardant :
- Tu vas retrouver Sam, là ?
La question n'était ni amère, ni accusatrice. Juste chagrinée. Il se releva et m'observa. Evidemment qu'il allait auprès de sa famille. Mais un chagrin anxieux m'étreignait lorsque je pensais qu'il allait la toucher ce soir. Elle le désirerait sûrement, et lui ne pourrait pas la repousser à chaque fois qu'il rentrerait. Il comprit où je voulais en venir. Lui feras-tu l'amour aussi tendrement que tu me l'as fait ? Je m'approchai de lui, puis entourai son visage de mes mains, chuchotant gravement contre son visage, les yeux fermés :
- Je ne veux pas savoir Randy…
Je souris un peu, déglutis difficilement. Pitié, qu'il ne me dise jamais lorsqu'il la touchait… Il était loin le temps où je préfèrais savoir. Je lui caressai rapidement le visage. Randy soupira. Il regarda l'heure, les fenêtres où il ne vit pas son taxi arriver. Il soupira de nouveau, semblant réfléchir. Il m'enleva les mains de son visage, m'en caressa une du bout des doigts avant de la lâcher. D'une phrase faisant bondir mon cœur d'attente angoissée, il déclara :
- John, je dois te dire quelque chose.
Je le regardai fixement. Qu'avait-il à être si sérieux ? « Je t'aime »?« Je te quitte » ? « J'ai rencontré quelqu'un » ? Toutes sortes d'hypothèses me saisirent lors de ces quelques secondes suspendues entre deux mondes.
- Je pars en Irak.
Une galaxie entière s'effondra. Il profita de mon silence ahuri pour continuer :
- Ca sera comme un Tribute to the Troops, sauf que je serai sur le terrain. Il n'y a aucun danger, ce n'est pas une zone…
- Non ! M'écriai-je, réalisant.
Il avança une main vers moi. Je la lui attrapai et la serrai rageusement.
- Tu ne me pouvais pas me le dire avant ? Tu as eu tout un week-end ! Et tu me l'annonces, et encore tu hésitais, au dernier moment ?
Randy soupira.
- Ne fais pas d'histoires John. C'est juste qu'on ne se verra plus avant deux semaines minimum.
Avait-il idée de ce qu'il me disait ? J'avais souffert atrocement deux semaines loin de lui ! Mais deux semaines, en Irak…! C'était la guerre là-bas ! Une idée germa dans ma tête. J'abandonnerais tout pour lui.
- Je pars avec toi. Affirmai-je.
Je ne demandais pas sa permission. Cependant, il rétorqua fermement :
- Hors de question.
Je ris, et secouai mon index vers lui.
- Oh non Randy ! Je viens, je ne te laisse pas le choix ! Il est hors de question que tu partes tout seul !
Il s'approcha tout à coup, me reprochant de ne pas comprendre. Il était énervé. Jamais je ne le laisserai de nouveau.
- C'est trop dangereux John !
- Vraiment ? Répliquai-je. Tu viens de me dire que non !
Il enchaîna :
- On ne peut pas partir tous les deux ! On est deux des plus grandes stars du business !
- Je m'en fous. Vince acceptera.
- Tu n'as pas reçu de formation, enfin ! Réfléchis !
Lorsque je répliquai que j'en avais reçu une pour le tournage de The Marine, et que j'allais apprendre sur le tas, il posa les mains sur ses hanches et soupira, regardant autre part. J'étais totalement certain de le vouloir. Deux semaines loin de tout. En Irak ? Me fuyait-il tellement…? Je m'adoucis, puis demandai franchement et doucement en m'approchant près de lui :
- Pourquoi tu ne veux pas que je t'accompagne ?
Il soupira puis attira ma tête dans son cou. Je le serrai fortement contre moi. Ne pars plus, ne pars plus Randy…
- Reste là. Demanda-t-il simplement. J'aurais trop peur pour toi.
Toujours enlacé à lui, je me confrontai à son regard affaibli, magnifique et sincère. Je ne pouvais pas. Pas Randy. Pas ce psychopathe complètement malade lâché seul en pleine guerre. Mon si bel amour…
- Je viens. Affirmai-je. Tu me manques trop ici…
Je jouais la carte de l'amoureux, puisqu'il savait déjà que j'étais pété de trouille à l'idée qu'il parte là-bas seul. Sans moi surtout. Il ferma les yeux. Prit une longue inspiration. Quelques secondes passèrent, avant qu'il ne concède :
- D'accord.
Ma tête tomba de soulagement contre son épaule. Je serais venu de toute façon. Mais avoir son accord signifiait beaucoup plus pour moi. Il expliqua, lorsque je lui demandai :
- Le rendez-vous est à dix heures à Atlanta. C'est là que la WWE fait ses prochains house shows.
Nous vîmes le taxi arriver de loin. Il se détacha de moi, encore trop crispé de mon départ avec lui. Il ramassa sa valise, puis se dirigea vers la porte. Au moment de l'ouvrir, il se tourna tout de même vers moi. M'observa.
- A demain.
Il me sourit un peu, puis sortit.
Je montai dans la voiture. Le chauffeur qui m'avait déposé à l'allée ne démarra pas tout de suite. Je m'approchai de lui.
- Qu'avez-vous vu ? Demandai-je.
- Je dirais que je vous ai déposé chez John Cena et que vous y avez passé la nuit. Rétorqua-t-il, se targuant d'un sourire dans le rétroviseur. De quoi alimenter les ragots.
Je sortis de ma veste un billet de mille dollars, lui tendis. Il le prit et le rangea rapidement dans son jean.
- Et maintenant ?
- Que je vous ai déposé chez John Cena et que vous avez sûrement passé une soirée entre copains.
Je lui proposai neuf mille autres billets de la même somme. Attendis qu'il me réponde avant de les lui donner.
- Je vous ai déposé hier soir dans un hôtel, Monsieur Orton. Assura-t-il.
Je lui donnai les billets, puis m'assis à l'arrière, regardant par la fenêtre.
- Bien. Allez-y.
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