Je sais pas pourquoi, mais je m'imaginais trop Reno sacrer en québécois...
La journée avait été longue pour Elena, et elle sentait que les prochaines allaient l'être aussi. Tout ça à cause de cette foutue décolorée à grosse poitrine… et le Président qui était déjà épuisé, et qui allait l'être encore plus après tout le chamboulement financier qu'il venait de s'infliger… à se demander s'il était masochiste, par moments.
Enfin arrivés au manoir, voyant que le Président s'était endormi sur l'épaule de Dolly et personne ne souhaitant le réveiller, Reno et Tseng le soulevèrent doucement pour le mettre dans son fauteuil roulant. Une fois que Dolly fut détachée de lui, Elena la prit par le bras et l'entraîna à l'écart.
-Écoutez, dit la Turk en se tordant les mains, j'ai quelque chose pour vous ici… mais si à cause de tout ce qui s'est passé ça ne servira pas à grand-chose…
-Qu'est-ce que c'est ?
-Suivez-moi, je vais vous montrer !
Et elle prit la rousse par la main pour l'entraîner derrière elle, la faisant pénétrer dans le manoir par une porte annexe, et l'emmenant dans les quartiers des serviteurs, jusque dans une pièce de rangement dans une annexe très secondaire. Dolly la regarda, intriguée, prendre une grande boîte dans une étagère poussiéreuse, et Elena la posa sur une petite table.
-Je l'ai finalement retrouvée…
-… retrouvée ?
-Vous avez pas idée à quel point c'était chiant !
Et elle ouvrit la boîte, révélant… la vieille guitare de Rufus Shin-Ra. Dolly sautilla sur place et prit la guitare dans ses bras, la câlinant avec amour. Elena sourit devant cette réaction de joie, au moins ses efforts n'auront pas été en vain, et elle se sentait bien fière de son coup.
-Merci de tout cœur, Elena !
-Je ne crois pas qu'il pourra en jouer bientôt, par contre… mais bon…
-Ça devrait lui faire plaisir quand même, je pense ! Vous pouvez m'accompagner à sa chambre ?
-Bien sûr ! Mais je crois que vous devriez garder la guitare pour un autre moment, ajouta Elena en regardant Dolly qui tenait toujours la guitare serrée contre elle.
-Tu as raison… Je vais la laisser ici pour l'instant.
Et elle la remit précieusement dans l'étui, avant de le refermer soigneusement. Elena alla murmurer à l'oreille de Dolly.
-J'ai pensé… vous n'ouvrez pas un club avec votre sœur, bientôt ?
-Si, la semaine prochaine…
-Si ça peut servir à ce moment-là…
Les deux filles échangèrent un sourire complice.
-Redonnez-la moi, finit par dire Elena, je vais trouver un meilleur étui et la ranger dans un endroit convenable… mais caché, qu'en dites-vous ?
-D'accord à 100% ! Je vous la confie, Elena !
En attendant, Elena remit la boîte de la guitare en place, avant de sortir de la pièce, suivie de Dolly.
-Bon, la chambre du Président… On va se dépêcher, d'accord ? Le personnel du manoir me déteste, maintenant…
-Vous déteste ? Mais pourquoi ?
-J'ai pas arrêté de leur gueuler dessus pour qu'ils me trouvent cette guitare, alors…
Des jours passés à gueuler sur les pauvres serviteurs au PHS, les faisant retourner la maison sans dessus dessous, jusqu'à ce qu'il y ait finalement des résultats… pas étonnant qu'ils ne l'aiment pas trop par ici !
-Je comprends mieux ! répondit Dolly avec un léger rire.
-Mais c'est eux qui n'étaient pas foutus de fouiller leurs propres quartiers ! J'avais raison de gueuler !
-Ça aura porté ses fruits au moins…
Elles étaient finalement arrivées dans un beau pavillon du manoir, et Dolly ne cessait de jeter des regards partout. Elena prit l'ascenseur le plus proche, elle était trop fatiguée pour avoir envie d'escalader les escaliers.
-Ah… soupira-t-elle alors que les portes se fermaient, là on va avoir un boulot monstre…
-C'est-à-dire… ?
-À cause de la décolorée ! On va devoir courir dans tous les sens !
Comme Dolly avait l'air de se sentir assez mal, Elena ajouta :
-Mais bon, au moins ça ne devrait pas durer trop longtemps, et puis je commençais à rouiller…
-Qu'est-ce que vous allez avoir comme boulot ? demanda Dolly à mi-voix.
-Des trucs de bureau, et si on a de la chance on va devoir menacer le personnel de la décolorée. Enfin, des réjouissances du genre…
-Ah…
Elles sortirent de l'ascenseur, et empruntèrent le long couloir au bout duquel se trouvait la chambre du Président. Le tapis était moelleux sous leurs pieds, et Dolly semblait encore très impressionnée par la décoration. Elena, elle, était habituée depuis longtemps, et elle ne voyait même plus ce cadre luxueux. Pour ce que ça servait…
Au bout du couloir, la poignée de la porte de la chambre du Président sous la main, elle se tourna vers Dolly pour la regarder dans les yeux.
-En tout cas, vous soutenez le patron, sinon je vais vous en vouloir longtemps, compris ?
Et elle la poussa dans la chambre où le Président semblait être profondément endormi, avant de refermer la porte sur eux. Maintenant, tout ce qu'elle voulait, c'était prendre une douche et aller se coucher…
OoOoO
Reno dormait profondément et bien confortablement dans son lit (pour une fois) lorsque son PHS eut la malencontreuse idée de sonner. Il jeta un regard sur l'heure : 4 heures du matin. Il espérait vraiment que ça soit important… et il regarda qui l'appelait sur l'écran de son PHS : Tseng. Dommage, il aurait même pas le droit de râler… mais il se le permettrait quand même. Juste un peu.
-Tseng, ça va pas de me réveiller à une heure pareille ?
-Amène tes fesses devant la chambre du Président, compris ?
Et ça raccrochait déjà. Bon, quand il faut y aller… Il se rhabilla rapidement, rattacha ses cheveux et remit soigneusement ses lunettes sur sa tête avant de quitter sa chambre en bâillant, et il prit le chemin le plus court vers la chambre du Président. Heureusement qu'ils avaient eu la bonne idée de rester au manoir au lieu de rentrer à la Tour, ils avaient de bonnes chambres et ça évitait le déplacement…
Il finit par arriver devant la chambre du Président, où se trouvait non seulement Tseng, mais aussi Dolly, tiens. Elle avait l'air habillée et bien réveillée, elle. Tseng semblait lui dire quelque chose comme « Pas de conneries, ok ? », en tout cas ça promettait, si c'était quelque chose pour la rouquine…
-J'espère que c'est quelque chose d'intéressant au moins, dit Reno en bâillant lorsque son chef se tourna vers lui.
-Désolée pour le réveil, dit Dolly, tu peux me servir de chauffeur ?
-… je retourne me coucher, moi…
Mais Dolly l'attrapa par le bras et l'entraîna par le bras, saluant Tseng et lui disant qu'ils allaient être revenus pour le matin. Reno se fit traîner en lançant un dernier cri vers le chef des Turks :
-C'est dans mes heures supplémentaires, ça !
Puis il se contenta de moitié suivre moitié mener Dolly vers la sortie du manoir. Elle avait pas trop l'air habituée, la pauvre, c'est assez normal au début. Et bon, puisqu'il fallait y aller, aussi bien faire ça rapidement, histoire qu'il puisse rejoindre son lit au plus tôt. Ils se rendirent donc au parking extérieur, où il y avait la voiture des Turks. Reno prit ses clés et se tourna vers Dolly. Elle avait l'air réveillée, mais soucieuse, celle-là.
-Bon, alors on va où, là ?
-Reno, tu peux me conduire chez cette bonne femme ?
-Tu pouvais pas y aller toute s-, grogna-t-il avant de réaliser soudainement et de s'exclamer : Non, tu veux pas aller chez Océane Brown !
-Mais si !
-Mais tu vas faire quoi là-bas ?
-Ça c'est pas tes affaires.
Ben oui, on le sort du lit à une heure impossible et on veut le ramener chez l'autre salope et il peut même pas savoir pourquoi ? C'est ça, c'est ça…
-… yo, tu vas faire quoi À CETTE HEURE ????
-TU VAS LA FERMER, OUI, ET ME CONDUIRE CHEZ CETTE POUFFIASSE ?
-… ça promet d'être joyeux, tiens, soupira Reno en ouvrant finalement les portes de la voiture, s'installant au volant.
Il démarra rapidement, laissant des traces de pneu dans son sillage. Dolly s'était assise à côté de lui, et elle n'ouvrit la bouche que lorsqu'ils furent sur l'autoroute.
-Rufus ne va jamais survivre avec autant de boulot supplémentaire, il faut essayer de réparer les pots cassés, dit-elle à mi-voix en regardant le paysage défiler dehors.
-À quatre heures du matin, grommela Reno.
-Je t'ai demandé de faire des commentaires ? râla-t-elle en se tournant vers lui. Toi ça a pas l'air de t'empêcher de ronfler en tout cas !
-Déjà que j'ai des doutes qu'elle te reçoive, à cette heure, elle va juste te faire attendre dehors pour rien, ou pire…
-C'est ce qu'on va voir…
Elle avait croisé les bras, et le Turk remarqua une lueur de mako un peu inquiétante dans son regard, alors il décida de s'abstenir de commentaires. De toute façon, ils verraient bien une fois rendus là-bas, et il mit la pédale au plancher, histoire d'y arriver plus vite. De toute façon c'était pas si loin, tous les gros riches restent plus ou moins au même endroit à Midgar.
Il finit donc par pénétrer dans la propriété d'Océane Brown, les grilles étant par chance ouvertes, et il se stationna à distance prudente mais raisonnable de la résidence. Dolly en sortit aussitôt, semblant plutôt nerveuse.
-Tu m'attends sans t'endormir, ok ? Je sais pas combien de temps ça va prendre…
-Mais oui, mais oui, répondit Reno en bâillant, je sais comment agir pendant le boulot, quand même…
Elle avait l'air d'avoir un doute, mais elle le laissa quand même là, se dirigeant vers la grande porte. Comme prévu, à force de frapper et de sonner elle se fit répondre par un majordome à l'air pas trop commode, se fit dire d'attendre, et les chiens furent lâchés. Mais c'était oublier les pouvoirs de Dolly, qui sauta jusqu'à un balcon pour entrer quand même dans la résidence. Reno, voyant les chiens arriver, sortit nonchalamment de la voiture, préparant sa matraque électrique. Un petit sourire s'étira sur ses lèvres.
OoOoO
Deux heures plus tard, alors que le jour se levait pour de bon, Dolly sortit de la résidence d'Océane Brown, des documents sous la main. Elle était plutôt soulagée, elle avait réussi à s'expliquer avec elle, et ça avait fini par bien tourner.
Elle se sentait horriblement mal depuis la veille. Elle ne supportait pas l'idée que Rufus s'inflige autant de travail supplémentaire dans son état, alors que c'était de sa faute. C'était elle qui n'avait pas su se tenir, qui avait fait une crise de jalousie, alors c'était à elle de réparer ses torts, non ?
En retournant devant la voiture des Turks, elle vit Reno en train de fumer calmement, et un tas de pyramides énergétiques contenant des chiens, qui faisaient de très sales gueules. Dolly ne put s'empêcher de sourire.
-Reno, me dis pas que t'as fait joujou avec ces pauvres bêtes !
-Ils allaient abîmer la voiture, répondit-il avec un petit sourire machiavélique.
-Ah bon, ça va dans ce cas-là…
Il écrasa sa cigarette par terre, et ils entrèrent dans la voiture des Turks.
-On peut rentrer, mais tu peux t'arrêter à mon appart, avant ? Faut que je prenne un sac de fringues.
-Mais oui, mais oui, donne-moi l'adresse…
Elle lui donna son adresse (le quartier résidentiel à Edge, heureusement ce n'était pas trop loin), et il partit en faisant crisser les pneus, pour faire changement, laissant le tas de chiens et la résidence de Brown derrière eux.
-Alors, finit par dire Reno alors qu'ils quittaient l'autoroute pour se rendre à Edge, ça a donné quoi, la discussion ?
-Plutôt positif, elle a fini par changer d'avis, sous quelques conditions.
-Et c'est quoi les conditions ?
-Je n'en parlerai qu'à Rufus, c'est pour son boulot de toute façon.
-Hm…
Un moment passa, et Dolly trouvait que la distance jusqu'à son appartement se réduisait de façon dangereusement rapide. Et que Reno s'amusait un peu trop au volant de cette voiture.
-Heu… Reno, conduis moins vite dans Edge, tu vas renverser quelqu'un !
-Mais oui, mais oui, répondit le Turk sans changer sa vitesse le moins du monde.
-Tu vas rater le tournant ! C'est là !
-Mais oui, mais oui…
Il fit tourner la voiture sur deux roues, et Dolly se cogna la tête sur le côté.
-C'est bon, c'est ici ! C'est là j'te dis ! Espèce de sauvage !
Et il s'arrêta très sec en faisant crisser les pneus.
-Mais pourquoi tu t'énerves ?
-Parce que je vais avoir une bosse sur la tête, et parce que je voulais être discrète, si mon proprio me voit je suis foutue, je lui dois des mois de loyer en retard…
-T'aurais pu le dire avant…
Retenant un soupir désespéré, elle sortit de la voiture et rasa les murs jusqu'à son appartement, où elle prit un énorme sac dans lequel elle mit pêle-mêle un tas de vêtements, et aussi quelques biens précieux, au cas où les huissiers auraient la bonne idée de venir. Puis elle se dépêcha de revenir vers la voiture, mit l'énorme sac sur la banquette arrière avant de revenir s'installer à côté de Reno.
-Vite vite ! On se sauve !
-Compris !
Dolly se laissa glisser de soulagement sur le siège, serrant les précieux documents de Brown contre elle. Il était déjà 7h30, le soleil était levé derrière la couche de nuages permanents à Midgar, et une lumière blanche éclairait les rues qui commençaient à s'animer. Reno les conduisit rapidement jusqu'au manoir de Rufus, et lorsqu'il se gara enfin, elle sortit de la voiture avec un certain soulagement, son énorme sac sur le dos et ses papiers toujours dans les mains.
-Bon, bah c'est fini, alors bonne nuit ! Et merci de m'avoir conduite !
-Mouais…
Et il fila en bâillant. Toujours aussi professionnel, celui-là. Dolly retourna dans le manoir, où les domestiques commençaient déjà à s'activer, et elle se dit qu'elle aurait peut-être dû le retenir encore un peu, car elle n'arrivait pas du tout à retrouver la chambre de Rufus. Et elle n'osait pas déranger les domestiques non plus, déjà qu'ils lui jetaient des regards étranges – bah quoi, juste une étrangère qui débarque le matin avec un gros sac, c'est si bizarre ? Probablement, quand on y pense…
-Tiens tu es là ?
À force de chercher et de se promener (elle se souvenait de l'étage où était la chambre, alors elle s'y était rendue, mais pour le reste…) elle finit par tomber sur Rufus lui-même, qui était déjà habillé et semblait prêt à aller au travail, un domestique poussant son fauteuil. Elle courut vers lui et l'embrassa.
-J'ai quelque chose à te dire…
-Oui… ?
-On peut aller à ta chambre, que je t'explique tout ça tranquillement ?
-D'accord…
Il se tourna vers le domestique qui le poussait, lui demandant un petit déjeuner, et Dolly prit la suite pour pousser son fauteuil roulant.
-C'est drôlement grand chez toi, je m'y perds…
Il ne répondit rien, mais il pointa la direction jusqu'à sa chambre. Il n'avait pas l'air de très bonne humeur, se disait Dolly. Il n'avait pas trop l'air du matin, mais là… Elle espérait que les nouvelles qu'elle lui apportait lui remonteraient le moral.
Elle finit par arriver à la chambre de Rufus, et elle referma la porte derrière eux et déposa son grand sac par terre, avant de se mettre devant lui, ses précieux documents en mains.
-Bon, alors qu'est-ce qu'il y a, Dolly ?
Elle inspira un bon coup avant de répondre.
-Je reviens de chez Brown…
-Je t'ai dit que ça allait, répondit-il après avoir inspiré un bon coup lui aussi.
-Mais laisse-moi finir ! Au début elle avait pas l'air contente, et ils ont lâché les chiens pour nous bouffer mais Reno les a assommés et je suis montée dans sa chambre par la façade de toute façon…
-Ça commence bien.
-Elle était vraiment furieuse de me voir débarquer comme ça, mais elle a fini par se calmer et on est restées deux heures à parler sérieusement, et pour finir elle avait même l'air amusée, et elle a fini par me signer ces papiers !
Dolly, l'air triomphant, tendit les papiers à Rufus, qui les regarda attentivement.
-C'est un certificat qui dit qu'elle s'engage à revenir sur sa parole et qu'elle garde ses actions, expliqua Dolly, car elle m'a dit que c'était sur le coup de l'énervement mais finalement ça lui rapporte pas mal, et l'autre papier c'est un contrat que vous aviez en discussion je crois, pour qu'elle soit le fournisseur principal de certains métaux.
-Et qu'est-ce qu'elle obtient en échange ?
-Bah si tu lui signes son contrat en exclusivité elle se fera déjà pas mal de fric, d'après ce que j'ai compris elle est dans la métallurgie… Et elle a dit qu'elle te foutrait la paix, aussi… Et puis elle m'a à moitié draguée vers la fin, et elle veut que je chante dans un gala de charité qu'elle organise, comme ça elle fermera définitivement sa gueule.
Étrangement, Rufus n'avait pas l'air enchanté.
-… pourquoi tu as fait ça ?
-Parce que ça m'empêchait de dormir, et que je ne veux pas te voir rongé par les ennuis, ta santé est plus importante que toutes ces conneries… alors comme ça tu auras la paix, et pas de problèmes d'argent non plus…
Dolly fixait le sol, et Rufus détournait le regard.
-Tu ne connais pas mes plans d'affaires, dit-il au bout d'un moment, tu ne devrais pas t'en mêler. Tu viens de sauver quelqu'un que je voulais couler, et ça bien avant la soirée d'hier.
Alors… finalement… elle avait fait tout ça pour rien ? Peut-être même qu'elle lui avait donné encore plus de boulot ? Complètement dévastée, retenant ses larmes, Dolly reprit son sac.
-Mais… je voulais juste t'aider, tu peux encore déchirer ces documents et faire comme tu pensais…
Elle voulut aller vers la sortie, mais Rufus la retint par la manche de son chandail.
-Je… je suis désolé, ce n'est pas…
-Non, tu as raison, je ne devrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, je ne suis qu'une casse-pieds, dit tristement Dolly en tirant sur la manche de son chandail pour la récupérer.
-Tu as cru bien faire, ce n'est pas ta faute, j'aurais dû t'expliquer…
-Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours porté malheur aux gens que j'aime, c'est dangereux de s'attacher à moi. On doit pas s'attacher à un clône.
Et elle le laissa sur place, décidée à quitter cet endroit. La dernière chose qu'elle voulait, c'était lui causer des ennuis… elle l'aimait tellement, elle aurait tellement voulu l'aider, mais elle se sentait bien trop stupide et trop maladroite pour venir en aide au Président Shin-Ra. Aussi bien le laisser maintenant avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle fasse d'autres conneries encore pires…
Et soudain elle sentit un grand coup sur sa tête, et elle n'eut même pas le temps de se rendre compte qu'on l'assommait qu'elle s'écroulait déjà par terre, inconsciente.
