Tout d'abord bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous. Je suis désolée de tout ce retard, je ne m'y attendais pas moi même.

J'espère qu'il reste encore parmi vous quelques bonnes âmes qui voudront bien jeter un petit coup d'oeil à ce nouveau chapitre (et pardonner l'auteur de son immense retard sans lui lancer plus de deux ou trois cailloux au passage). Merci à vous de votre patience !

Ce chapitre est particulièrement sombre, mais necessaire pour l'avancement de l'histoire. Rassurez vous, nous ne resterons pas dans cette ambiance glauque (trop) longtemps.

Sur ce assez de blabla (vous avez suffisamment patienté) et voici le nouveau chapitre !

Clair de Lune 17.


Chapitre 27 : Comme des pions sur un échéquier.

Dans le passé - Eté après la 5e année.

La fin de l'année était finalement arrivée.

Finalement. Pas enfin.

Et, une nouvelle fois, Harry n'était pas pressé de rentrer chez lui... Pour la bonne et simple raison qu'il n'avait pas de "chez lui" pour commencer. Jamais il n'avait considéré la maison de son oncle et de sa tante comme un "chez lui " possible. Jamais cela ne lui était venu à l'espirt. Etait-ce domage ? Certainement. Après tout il y avait passé la plus grande partie de son existence, quatorze longues années. Est-ce qu'il en était triste pour autant ? Non. C'était comme ça point final.

L'adolescent se reteint difficilement de soupirer en se laissant tomber sur une banquette inoccupée du Poudlard Expresse. Avec un peu de chance Neville le rejoindrait bientôt.

Neville.

Si on lui avait dit ne-serait ce que neuf mois plus tôt l'importance que prendrait le fan de botanique dans sa vie cette année il aurait eu du mal à le croire. Pas qu'il se soit mal entendu avec Neville jusqu'àlors. Non. Ils avaient simplement grandi à côté l'un de l'autre, dans le même dortoir et les même classes, sans se connaitre vraiment. Alors réaliser que cette nouvelle amitié prendrait presque toute la place, qu'elle remplirait à elle seule une grande partie si ce n'est la totalité de sa vie sociale... Réaliser que cette nouvelle amitié serait à la fois plus profonde et plus forte que celle qu'il avait partagée avec Ron et Hermione ces dernières années ...

Ron et Hermione.

ça non plus il ne l'avait pas vu venir. La distance qui s'installait, insinueuse, entre lui et ses meilleurs amis. Ceux qui avait été ses meilleurs amis du moins, ses premiers amis. Ils garderaient toujours une place précieuse dans son coeur, mais le brunet n'était pas sot pour autant. il voyait bien que les choses n'étaient plus les mêmes entre les trois membres du Trio d'Or. Il sentait leur lien se détendre petit à petit. S'effilocher brin par brin. Et aussi vrai qu'il était le Survivant pour l'ensemble de la population sorcière anglaise, si les choses continuaient ainsi il ne resterait bientôt plus rien de cette belle amitié. Et cétait cela qui lui faisait le plus mal dans le fond. Pas de quitter à nouveau Poudlard pour retourner dans sa "famille" où il était sans cesse rabaisser tel un moins que rien, une mauvaise engeance de la Nature humaine. Non ce qui lui faisait le plus mal et lui donnait le cafard c'était Ron, Hermione et la distance entre eux.

Cela avait commencé par Ron, l'année précédante quand il ne l'avait pas cru lors de sa nomination par la Coupe de Fey. Sa defection l'avait blessée, profondément. Les longues semaines de solitude lui avaient laissé une entaille profonde sur le coeur et l'esprit. Lui n'aurait jamais fait cela à Ron. Et quand bien même les deux garçons étaient redevenus amis après l'épreuve du dragon... Et bien. "Chat échaudé craignait l'eau froide" avait toujours dit sa tante. Harry avait laissé la distance se creuser entre eux cette année aussi profondément certainement aussi par peur. La peur inconsciente que le roux ne le blesse encore. Or loin des yeux, loin du coeur disait-on. Le brun s'était plus ou moins attendu à ce que son premier ami, son tout premier ami merde!, le laisse plus ou moins tombé cette année. Pour une raison ou pour une autre et il ne s'était malheureusement pas trompé. Cela avait été moins net, moins violent que l'anée dernière, mais cela était arrivé tout de même. La distance qu'il y avait entre les deux garçons de griffondor aujourd'hui lui faisait mal certes, mais moins que s'il n'y avait pas eu ce premier clash dans leur amitié.

La défection d'Hermione en revanche... Il ne l'avait pas vu venir du tout, ne l'avait même pas pensée pour tout dire. La brune avait été avec lui, contre vents et marrées, depuis tellement longtemps. A ses côtés droite et fière alors que le château entier puis tout le pays le traitait en paria... Et il avait pourtant suffit d'une simple d'histoire d'amour pour qu'elle le laisse tombe. Oh il n'était pas stupide au point de croire qu'elle l'avait fait exprès non!

Non. Elle ne s'en était sûrement même pas rendu compte. Et c'en était preque pire dans le fond. Qu'elle l'oublie, l'ignore sans même le faire exprès.

Il y a quelques mois pourtant, Harry le lui aurait sûrement pardonné, les yeux fermés. Le jeune adolescent innocent et naïf consernant les histoires d'amours et d'affection qu'il était lui aurait même trouvé des excuses sans qu'elle n'ait besoin d'en chercher elle même. Il se serait dit que l'amour avait tendance à faire cela aux gens : à diminuer leurs relations amicales au profit de la relation amoureuse, plus forte, plus profonde, plus intense! Qu'en savait-il alors lui qui n'avait jamais eu d'autre ami que le roux et la brune; lui qui n'vait jamais été amoureux de personne?

Seulement...

Seulement entre temps il y avait eu Neville et son amitié ... et Lucius et son amour.

Oui amour. Harry était bien conscient qu'il était totalement amoureux de l'homme dont il avait eu si peur (et pour de bonne raisons) seulement trois ans plus tôt. L'adolescent était amoureux, bêtement, stupidement, de cet homme dangereux, bien plus âgé que lui et qui se jouait peuit être de lui comme d'une vulgaire marionnette.

Il le savait. Il avait parfaitement conscience que peut être le mangemort repenti n'était au final pas si repenti que ça et l'emmenait droit dans un piège, petit pas après petit pas, baiser après caresse. Mais il ne parvenait pas à s'en soucier.

Peut être que le blond lui ferait du mal. Sûrement même. Après tout les bonnes choses ne duraient jamais bien longtemps pour Harry James Potter. Mais il prennait le risque, tant pis. Le prix à payer en cas de coeur brisé n'était rien comparé à ce qu'il vivait en ce moment. A cette sensation qu'il avait de vivre, simplement de vivre pour une fois et non plus simplement de survivre. Pour une personne telle qu'Harry, cela valait tout l'or du monde.

Retenant un nouveau soupir, le brun entreprit de s'installer confortablement alors que le train s' branlait finalement.

Quoi qu'il se passe dans sa vie de sorcier, cela ne changeait pas grand-chose à ce qu'il l'attendait de l'autre côté de la barrière 9 3/4 de toutes manières...

HP/LM

La chaleur en ce mois de juillet était caniculaire, oppressante. Et, dans le même temps, une brume epaisse semblait tout recouvrir depuis la fin d'après-midi jusqu'aux premières heures du matin. Temps bien étrange qui correspondait à son humeur dans le fond : étrange elle aussi.

D'un côté il était épuisé presque frébile. Il faut dire qu'il multiplait les missions pour les deux camps et jamais le rôle d'espion qu'il avait endossé un an au paravant ne lui avait paru si long, si intense.

Et quand il rentrait chez lui le soir ce n'était pas pour se reposer mais pour tenir un rôle, encore. Dans le fond peut être aurait il dû faire acteur plutôt que mangemort, Merlin savait à quel point il portait bien les masques.

Celui de mangemort fidèle et cruel, celui d'espion calme et dévoué, celui du mari aimant et rafiné, celui du père sévère mais juste. Tellement de masque, tellement de persona qu'il en oubliait souvent qui il était réellement.

Oui, une partie de lui était profondément lasse, de tout. Mais l'autre...L'autre moitié de son être était énervé, à la limite de l'hystérie. Cette partie de lui le faisait faire les cent pas le soir dans son bureau, monter des plans et des plans, élaborer milles stratégie. Cette partie de lui n'était pas calme et posée ni même fatiguée. Non cette partie là bouillait d'une énergie nerveuse, cette partie là voulait faire quelque chose, quelque chose de radical, une chose que son esprit rationnel l'empêchait pourtant d'accomplir.

Cette dycothomie dans ses sentiments, dans ses sensations, avait de quoi rendre cinglé le plus équilibré des hommes et Lucius Malefoy, tout aristocrate qu'il soit, n'en était pas moins un homme. Un homme que ce 15 juillet voyait au bord de la rupture, de l'explosion mentale.

L'homme blond poussa un profond soupir, se laissant tombé sans aucune grâce dans le fauteuil en cuir de son étude. Il fallait que cela cesse, il fallait que cette ambivalence constante cesse le plus vite possible et pourtant... Et pourtant il savait qu'il lui faudrait tenir plusieurs semaines, plusieurs mois même encore avant que son esprit et son âme ne s'apaise. Tenir encore de très nombreux jours avant qu'il ne retrouve sa sérénité et son calme, qu'il ne retrouve la seule et unique chose qui le faisait se sentir encore lui et uniquement lui...

De très longs et nombreux jours avant qu'il ne le retrouve.

Enfin.

HP/LM

Une lettre. Une simple lettre. Un courier. Voilà ce qui le lui avait annoncé. Voilà tout ce qu'on avait consenti à lui donner comme support et comme appui.

Une simple lettre. Un simple morceau de parchemin avec quelques lignes d'encre tracées dessus. Quelques lettres tracées à la va vite sur un petit morceau de parchemin puis glissées dans sa boite aux lettres.

Il était en colère.

Il était furieux.

Il était reconnaissant.

Il était foutrement reconnaissant de ce qu'avait fait Lucius- car il aurait reconnu l'écriture de son amant entre mille. Il était reconnaissant que l'homme blond ait bravé les interdits pour lui faire parvenir l'information, même au biais d'une simple morceau de parchemin glissé dans la boite aux lettres de sa famille moldue, sûrement pendant la nuit entre deux tours de garde de l'Ordre pour ne pas se faire prendre.

Il lui en était tellement reconnaissant. Vraiment.

Même si ça faisait mal.

Même si ça faisait tellement mal putain! Même si son coeur se brisait en de tous petits morceaux qui tombaient un à un dans le creux de son estomac...

HP/LM

Cela avait commencé par une discussion... Non. NOn pas une discussion, une dispute, une violente dispute même. Et, malgré le nombre de différents qu'ils avaient pu avoir au cours des années, jamais ô grand jamais Lucius Malefoy n'avait été aussi véhément dans un de leur argument. Jamais.

Et, quoi que puisse laisser penser son air de grand-père calme et serein, la hargne vive qu'avait eu son espion dans ses propos l'avait laissé un brin déboussolé... et spectique.

Pourquoi ?

Pourquoi donc l'homme blond avait-il si lourdement insisté pour qu'il accède à sa requête? Pourquoi y avait-il mis toute sa colère et son désespoir ? Car Albus n'était pas stupide pas plus qu'il n'était fou, il avait bien vu le désespoir sous la colère de son espion. Et c'était cette peine profonde qui l'intriguait plus que tout. Pourquoi donc Lucius avait il tant insisté pour qu'on transmette la nouvelle, pour qu'IL transmette la nouvelle à son élève le plus connu et important de cette période ? Pourquoi donc un Malefoy, espion certes mais Serpentard et Sang-Pur avant tout, avait il autant insiter pour que lui, Albus Dumbledore, envoie un message sur la situation au Survivant ?

Cela n'avait véritablement aucun sens. Si l'homme blond avait eu des liens familliaux plus fort avec le cousin de sa femme, cela aurait pu se comprendre. Mais non. Les deux hommes se vouaient une haine mutuelles et farouche depuis l'école même. Depuis que Severus Snape était devenu l'ami du blond et que Sirius Black avait défié sa famille en devenant un griffondor et l'ami d'un Potter.

Vraiment, cela était étrange comme réaction...

Se promettant de garder cet évèment dans un coin de sa pensine pour y repenser à tête reposée plus tard, le vieil homme entrepris de faire exactement l'inverse de ce que lui avait presque ordonné son espion le plus haut placé quelques heures seulement : il renforça une des protections autour de la maison de son "protégé" qui eu l'effet immédiat de bloquer tout hibou qui aurait l'idée de se présenter au 4 Privet Drive, Surrey, Angleterre.

HP/LM

C'était tellement étrange. De savoir. De savoir alors même que le principal conserné ne savait rien et ne devait surtout rien savoir.

C'était étrange vraiment. Et dérangeant aussi quelque part. Parce qu'elle savait, parce qu'ils savaient tous chacun d'entre eux et que pour autant personne ne disait rien, rien du tout. Motus et bouche cousue comme avait dit Hermione d'un air à la fois triste et résigné.

Résigné... Elle n'y arrivait pas elle à se résigner. La plus jeune et unique fille des Weasley ne pouvait s'empêcher de penser que tout ceci n'était pas juste, pas normal. Pas qu'elle pouvait faire grand chose contre ce fait. Le proviseur les avait prévenus - et par "les" elle entendaient tous les membres de l'Ordre en plus des amis du brun- que tout les couriers qu'ils pourraient écrire au Survivant seraient automatiquement rediriger vers son bureau, au moins jusqu'à ce que le brun soit parmi eux.

Seul ce dernier point restait flou. Jamais le directeur n'avait dit quand Harry serait parmi eux et si cela aurait lieu ici, aux= Square Grimmaurd ou s'ils leur faudraient attendre la rentrée du 1er septembre et le Poudlard Express pour revoir leur ami.

Quand elle avait osé protesté (parce qu'elle avait protesté tout comme les jumeaux même si Ron et Hermione étaient restés étonnement silencieux) le proviseur lui avait expliqué que tout cela était pour le plus grand bien d'Harry. Après tout quel bien cela lui ferait-il de savoir maintenant, alors qu'il était seul et isolé dans le monde moldu; qu'il n'aurait personne pour le soutenir dans cette épreuve ? Quel bien cela lui ferait-il? Et quelle différence dans le fond qu'il sache maintenant ou dans quelque temps ? Ce n'est pas comme si cela allait changer quelque chose à la donne finalement! Les choses ne changeraient pas.

Bien sûr le brun serait en colère quand il l'apprendrait - qui ne le serait pas- mais finalement il comprendrait que tout cela n'aura été que pour son bien et tout rentrerait dans l'ordre.

Ginny avait écouté l'explication du directeur qui avaient semblé, si ce n'est apaiser, au moins calmer les esprits. Mais elle, elle n'en était pas convaincue. Elle était même intiment convaincue du contraire : qu'au lieu d'être pour le bien d'Harry ceette "cachoterie" ne ferait que lui faire un peu plus de mal quand il l'apprendrait.

Quand il saura finalement, comme eux.

Quand quelqu'un lui annoncera la triste nouvelle.

Et elle n'envia pas ce quelqu'un...

HP/LM

Dix-neuf jours.

Voilà exactement le temps que prirent les chiens de l'Ordre de Dumbledore pour venir le trouvé chez ses parents; eux qui le surveillaient pourtant jour et nuit sans jamais se faire remarquer.

Dix neuf longs jours. 456 heures. 27 360 minutes. Et il avait arrêté de compter les secondes.

Dix neuf jours depuis que son coeur s'était arrêté brusquement à la lecture que quatre lignes sur un morceau de parchemin clandestin. Dix neuf jours qu'il ne recevait plus aucun courier, même ceux de Neville qui, il le savait, n'était pourtant au courant de rien car pas dans les petits papiers de Dumby.

Dix neuf putain de jours !

Ils avaient choisi le 30 juillet pour venir le voir. Comme un espèce de cadeau tordu à l'avance. Il était seul ce soir là, les Dursley étaient partis à une soirée quelconque. Ils avaient bien sûr pris soin de l'enfermer au paravant tel un animal en cage. Après tout on était jamais trop prudent. Dès fois qu'il aurait eu l'idée d'aller piquer de la nouriture dans leur frigo ou de poser ses fesses décharnés sur le cuir tout neuf de leur canapé. Ah ! Comme s'il en avait quelque chose à foutre de leur bouffe ou de leur foutu mobilier ! ça faisait des jours qu'il n'avait pas manger un vrai repas, pas depuis qu'il avait reçu le mot. Il était vulgaire ? Ouais et alors ?!

Il les avait entendu arrivé bien sûr. Il faut dire qu'ils étaient aussi discret qu'un éléphant dans un couloir. Pour autant il n'avait pas bougé de sa place, étendu sur son lit. Pas plus qu'il n'avait chercher à se munir de sa baguette magique cachée sous la lame de paquet branlante sour son lit. Non. Il s'était contenter de rester calmement allongé sur son lit à contempler le plafond et le vide dans sa poitrine.

Ils avaient choisi d'envoyer Lupin en premier - les lâches - et quand bien même l'adolescent n'aurait pas été au courant de quoi que ce soit, un simple regard sur le lyncanthrope lui aurait fait comprendre que quelque chose d'anormal se tramait. L'homme avait un visage encore plus défait que d'habitude et il aurait bien eu besoin d'un repas ou deux pour ressembler à autre chose qu'un cadavre ambulant.

L'ancien professeur de DCFM s'avança prudemment dans sa cambre après en avoir ôté les nombreux verroux extérieur sans même cligner de l'oeil - comme s'il était tout à fait normal et courrant de trouver un adolescent séquestré dans sa chambre avec 8 verroux situé sur la porte extérieur à la dite chambre !- et le chercha un moment du regard.

Harry ne bougea même pas un muscle pour montrer qu'il l'avait entendu.

Le loup-garou entra alors réellement dans la chambre et s'assit délicatement sur le bord de son lit avant de tendre une main vers lui, comme pour lui caresser les cheveux. Main qui fut arrêtée nette en plein mouvement par celle du jeune attrapeur qui se redressa ave cune lenteur calculée avant de planter son regard vert dans celui ambre de l'homme qui lui faisait face.

"Tu sais" murmura alors Lupin, la surprise et la réalisation se peignant alors sur son visage.

"Oui. Oui je sais" répondit l'adolescent d'une voix sourde. "Pas grâce à vous, dois-je le préciser ?"

Une colère soudre lui vrillait l'estomac mais il reussi à la contenir un peu plus longtemps. S'en prendre à Lupin n'avait jamais été dans ses objectifs. Après tout le lycan devait être le seul qui pouvait comprendre ce qu'il ressentait vu qu'il y avait de forte chance qu'il ressente lui-même la même chose.

"Que... Comment?"

"Au cas où vous l'auriez tous oublier dans votre état de secret absolu, j'ai cette superbe connexion avec Taré Premier qui peut se revelé parfois fort utile pour avoir des informations diverses tel que le fait que mon PARRAIN EST MORT et que pas un seul d'entre vous n'a eu les couilles de venir me le dire en face!" termina l'adolescent en criant sur l'homme, sa patience à bout.

HP/LM

Le QG de l'Ordre était sinistre, bien plus sinistre que d'habitude. Il faut dire que la mort de son propriétaire semblait hanté les lieux, les rendrent encore plus sombres et plus malefaisants qu'ils ne l'étaient d'habitude.

Sirius Black était mort depuis trente jours, mort d'une blessure contractée lors d'une mission pour l'Ordre. Il avait reçu une malédiction de plein fouet qui ne l'avait pas tuée tout de suite mais plusieures longues heures plus tard dans des souffrance atroces.

On avait évidemment rien dit de cela aux enfants ni même au meilleur ami du dernier héritier des Blacks. Tué en mission était la version officielle.
Cela n'aurait pas donné une bonne image de leur action si certain s'étaient rendus compte que le camps enemi avait développé tout un nouvel arsenal de sorts qui vous tuaient le plus lentement et le plus douloureusement possible.

Albus Dumbledore avait alors consenti à ce mensonge, à cette manipulation aurait dit certain : ne pas informer ses troupes du risque réel qu'elles encouraient au dehors. Il ne servait à rien de créer une panique massive, et les vraies circonstances de la mort du dernier des Black auraient sans nul doute créé une panique massive.

Malgré cela, il regnait une ambiance pesante au QG depuis la mort de l'homme. Et cette chappe de plomb qui les surplombait tous n'avait fait que se renforcer avec l'arrivée du dernier des Potter dans la maison.

L'adolescent avait su. Il avait connu la mort de son parrain bien plus tôt que ce qu'Albus aurait souhaité. Ne pas le prévenir avait été un choix difficile, tout aussi difficile que de ne pas accéder aux dernières volontées de son parain qui étaient de la voir une dernière fois avant de mourir. Oui, cela avait été bien difficile. Mais cependant nécessaire. Pour le Plus Grand Bien. Traumatiser un peu plus l'adolescent n'était pas le but du directeur de Poudlard et c'est uniquement pour cela qu'il n'avait pas souhaité le confronter à la mort de son parain alors qu'il était seul, isolé derriere les barrières protectrices du domicile de ses proches. Uniquement pour cela.

Mais pour autant, il semblait que les choses avaient quelque peu échappées au vénérable directeur de Poudlard. Harry ne réagissait pas du tout comme il l'avait escompté.

Il s'était attendu à des cris, des larmes, de la colère, de la fureur même. Il l'aurait compris, tout le monde l'aurait compris.

Il ne s'était pas attendu à ce calme.

Ce clame d'une colère froide qui semblait suinter de chacun des pores de l'adolescent et qui glaçait littéralement l'air autour de lui. Personne ne s'était attendu à ce visage fermé, à ces lèvres closes de jour comme de nuit et à cette indifférence glaciale vis à vis de tous les habitants de la maison.

L'adolescent était en deuil, à n'en pas douter, mais sa façon de gérer ce deuil; cet embouitellement total de ses sentiments et cette ignorance volontaire et totale de son entourage n'était absolument pas ce à quoi on s'était attendu de lui. Et ne présumait réellement rien de bon.

Las et inquiet en même temps, le directeur de la seule école de sorcelerie d'Angleterre poussa un profond soupire en déballant le papier brillant qui entourrait un de ses fameux bonbons au citron.

L'entrée de Kingsley Shackelbott dans son bureau en trombe ne lui permis pas de mettre sa friandise en bouche pour autant. Et ce qui lui annonça lui fit même perdre sa prise sur l'innocente confiserie qui tomba sur le sol, roula sur elle même deux puis trois fois et alla finir sa course sous un meuble proche.

Mais de cela Albus Dumbledore ne vit rien, trop occupé à emboïter le pas derrière l'auror.

Le Chemin de Traverse était attaqué. Or c'était le jour qu'avait choisi les membres de l'Ordre pour emmener les adolescents sous leur garde faire leurs courses de rentrée...


Tadam !

Alors cette reprise? Bonne/ Mauvaise/ Mon dieu qu'est-ce qui te passe par la tête encore ? Dites moi tout.

Et au passage je suis désolée pour Sirius, vraiment, mais il était indispensable qu'il meurt (sniff). On en apprendra un peu plus sur les circonstances exactes de sa mort dans un prochain chapitre d'ailleurs, alors ce n'est pas vraiment la dernière fois qu'on le retrouvera dans cette histoire (même si bon... Il est MORT quoi!).

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Clair de Lune