Genre: Pov extérieur ; Angst ; OCC ; Combat ; Sang ; Deathfic, WIP, Aventure, Mystery, Drama/Tragedy ; Darkfic, OU (Original Universe), Nekketsu WI Torture Perversion Folie.
Info personnelle : Envoyer, normalement sans retard (: hahaha ta gueule !), je vous prie de m'excuser si c'est le cas, je suis actuellement avec deux amis à me péter la gueule avec l'alcool et des karaoké (25/2/18 : plus exactement, a ce moment, j'était au buffalo bill a parler avec deux filles super, a qui je souhaite le bonheur.).^^'' Votre compréhension m'étant important, vos excuse… Aussi… On ne va pas commencer à se battre vous et moi… De toute façon j'ai changé d'adresse, donc bon, vous pouvez plus m'envoyer de bombe… D'ailleurs, je me demande si le changement d'adresse ne vas pas me les refaire distribuer… Non... ?
Réponse review
Fifi : Salut fifi, désolé, j'ai un léger sur mon poste^^. Ravi de te lire en tout cas^^
En effet, la mère Hinata a une réaction compréhensible, partagé entre la réalité de qui est Naruto, à savoir un Nukenin en repentes, ainsi que le seul à donner et retirer le bonheur à sa fille. C'est aussi l'une des première a considère Naruto comme un enfant ordinaire, avant qu'il fuit le village, elle a passé beaucoup d'instant avec lui, ce qui rend d'autant plus dure le fait qu'elle n'ait rien vu venir de lui. Mikoto, comme la mère d'Hinata, tienne leur rôle à bras de corps. Si le mari dirige le clan et le font tenir debout, les femmes, elles, doivent tenir leur rôle de mère et le foyer en place. C'est pas vraiment une valse qu'il danse, mais cela s'en rapproche. Je ne connais pas trop leur coutume de danse, mais je pense bien qu'ils doivent danser en soirée^^. L'idée de Shisui recalé m'a bien fait rire, surtout que cela m'a ouvert une voie avec Naruto. Cette suite devrais te plaire^^
Index FIC:
mudrā : signe d'invocation
Kekkei Genkai : Les Dōjutsu (art d'utiliser les pupilles) et les Godai Seishitsu Henka (transformation de nature avancée des cinq éléments).
Disclamer : L'univers et personnage appartient à Masashi Kishimoto et je l'en remercie. La trame aussi De moi, ne sera que le détournement.
Chapitre 28 : Le deuil du démon.
C'est sous une pluie battante, que les plus grandes familles de Konoha sont réunies, debout, devant la stèle commémorative, où trône la photo de la mère d'Hinata, souriante, ainsi que d'autres souvenirs de sa présence sur terre.
Sous la musique de la pluie, tous ont la tête baissée, rangée en ligne droite, créant des colonnes massive de chaque famille, séparée d'une autre par un petit espace, de rare pleures se font, mais aucun ne surpasse ceux du ciel, qui recouvre tout ce qui les entoure.
L'Hokage, sans doute poussé par ses responsabilités, se voit faire un discours commémoratif, parlant difficilement de cette femme qu'il a si peu vu et ne connaît en rien personnellement.
- C'est un triste jour, aujourd'hui. Un triste moment qui nous réunit tous…
Pendant qu'il parle, pas mal de regard, sous des têtes baisées, jette des regards autour d'eux, cherchant des informations, tant dans la famille de l'autre, que sa propre famille, voulant profiter d'une quelconque faiblesse pour plus tard.
Dans tous ses regards perdus, beaucoup se noient dans la masse, droite, de la famille Uchiwa. Si la brume et la pluie battante ne donnent pas une vision parfaite, il est pourtant aisé de ne pas voir une touffe blonde aux yeux bleus.
Beaucoup se posent des questions, créant des chuchotements sur le fait que la famille Uchiwa refuse de présenter Naruto comme un Uchiwa, que celui-ci ne veut en rien être présent pour les funérailles de l'ancienne maîtresse de clan, attirant le regard sur l'ainée Hyûga, présente au côté de son père.
Hinata est aussi droite d'une règle et immobile qu'un chêne. Son regard sur les pieds, elle serre les poings de colère, hurlant dans une masse sourde à son chagrin, mais sachant l'enchaîné quand l'Hokage, ayant fini son discours, demande si quelqu'un voulait ajouter quelque chose, lui interdisant tout mouvement, Hiruzen concluant à la négation et commençant à faire descendre le cercueil dans le trou, déjà creusé et solidifié, pour qu'il ne se referme pas avec la pluie tombante.
-Qu'est-ce qu'il se passe papa ?...
Une petite voix, fluette, se fait assez fort par-dessus la pluie, attirant l'attention de tous sans pour autant qu'un regard se porte sur elle.
- Pourquoi est-ce qu'ils mettent maman sous la terre ? Dis papa, pourquoi est-ce que les gens, ils lui jettent de la terre dessus, à ma maman, pourquoi est-ce qu'ils font ça ?
- Hanabi.
Le nom, craché, ainsi que le regard que lui jette Hiashi, eut pour but de la faire taire, de lui faire comprendre que ce n'est pas le moment, mais si cela marche sur l'ainé, de par son caractère calme et sa conscience des choses plus développée, il n'en est rien pour cette enfant, de bientôt quatre ans, qui tient difficilement début et immobile, tirant sur le bras de sa nourrisse, Natsu, pour se rapprocher de son père.
- Faut pas faire ça ! Il ne faut pas lui mettre de la terre dessus, parce que sinon, elle pourra plus aller au marché ma maman !
S'agitant dans tous les sens, elle arrive à échapper à la poigne de la jeune adulte, qui se retrouve écartelée par ces deux obligations, restant droit, le regard baisé de honte de n'avoir pas été parfaite, ignorant, comme tous, la petite qui se jette sur le pantalon de son père, tirant dessus en commençant à avoir les larmes aux yeux.
- Papa t'en prie !
Le père reste immobile, le regard haut et fixe sur la tombe de sa femme, ayant une respiration saccadée, le corps tremblant. Avant qu'il amorce un mouvement, déjà l'enfant le quitte pour se jeter dans d'autres bras.
- Grand-sœur ! Dis-leur d'arrêter faire ça à maman !
Contrairement à son père, contrairement à toutes les personnes présentes autour, la sœur brise ses chaînes pour s'agenouiller dans l'eau, prenant sa sœur dans ses bras quand elle l'a appelé.
- Hanabi !
Elle la serre fort, lui cachant la tête contre son torse, pleurant avec elle en se fichant des avis et pensées qu'on éprouve pour elles, tenant son rôle de barrière à une Hanabi qui commence à comprendre cette agitation autour d'elle et l'absence de sa mère, depuis deux semaines, l'enterrement étant précipité pour éviter d'attirer trop l'attention.
- Maman, elle m'a dit qu'elle avait encore beaucoup de choses à faire pour mon anniversaire. Dis-leur d'arrêter de lui jeter de la terre. Faut pas enterrer ma maman ! Faut pas ! Hein Hinata, faut pas ? Hinata ? Hinata.
L'ainée reste silencieuse, n'arrivant pas à trouver les mots, parlant par des gestes de réconfort et tendresse, la serrant contre elle en la nourrissant de son amour, comme elle se nourrit de sa tristesse, refusant de lui demander une quelconque responsabilité, n'étant pas elle qui doit assumer ce rôle.
- Natsu. Ramène Hanabi à la maison.
Hochant la tête à la voix grave de son chef de clan, qui n'agressera aucun regard, la nourrice s'approche des filles, passant les mains autour du plus jeune corps tremblant et en pleure. Hinata la regarde faire, commençant à lui laisser sa place pour qu'elle la porte, comme elle l'a déjà fait, ses deux dernières semaines, en alternant avec l'ainée.
Comme un réveil, au moment de se séparer du corps plus vieux, Hanabi hurle la négation, se débattant, avant d'être repris par Hinata, annonçant qu'elle reste avec elle, se levant en la portant et partir avec elle, Natsu hochant juste la tête en marchant à côté d'elle, accélérant en passant devant le père, qui reste fixe, silencieux quand ses filles partent loin de lui, sous les bruits de pleurs, disparaissant.
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Marchant doucement dans les rues, les mains dans les poches, le regard haut, le visage fermé, le jeune blond prend un chemin qu'il connaît par cœur, ignorant tout ce qui l'entoure, son corps bougeant sans que l'esprit y soit, tournant dans la rue étroite pour rentrer dans le quartier, qui lui assure la libération de surveillance des Anbus, postés sur les toits.
- Était-ce vraiment prudent, Loups gris ? On aurait dû le signaler.
Restant silencieux, l'adolescent, presque adulte, reste fixe sur le dos du blond, n'ayant pas besoin de regarder pour savoir que sa collègue, aux cheveux violets et longs, le fixe de son masque de chat avec trois traits « éclair », comme des griffures ; une sur le front et sur chaque joue.
- Partons Neyo. Les Uchiwa sont rentrés depuis peu, c'est à eux de jouer.
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- Naruto ! Rentre vite, tu vas être gelé.
Marchant d'un même rythme, ne calculant nullement que Mikoto vint de lui parler, voire même que ses pas le mène à la maison principale, Naruto sursaute quand une main emprisonne son poignet et le tire avec force sous le perron.
Levant la tête, une serviette s'y pose, le frottant avec énergie, cherchant à lui donner la chaleur qui lui manque, sans que sa léthargie soit relevée.
Rentrant ainsi dans la maison, chauffée, il se fait déshabillée par une Mikoto, pressé terrifié qu'il ait pu attraper froid avec ses vêtement mouillé lui laissant le sous-vêtement en lui passant la serviette comme couverture.
- Va dans la chambre te changer. On passe bientôt à table.
Soupirant pour seule réponse, Naruto amorce sa nouvelle marche, l'esprit vide, se changeant devant un Sasuke qui ne le calcule pas, mais ne pouvant pas résister à lui jeter un regard rapide, qui se fait de moins en moins rapide à mesure que les occasions se font, se perdant dans les formes du jeune corps blond, ainsi que de son sceau le recouvrant, ayant vu, la première fois, un charabia incompréhensible, il imagine, maintenant, des dessins à même son corps.
- Sasuke.
Le concerné sursaute, répondant d'un bruit au dos blond.
- Comment elle était ?
- Je ne suis pas à ton service. Tu n'avais qu'à venir. Crache-t-il froidement en retournant à sa lecture.
Le blond soupire, restant silencieux avant de quitter la chambre, fermant la porte derrière lui en douceur.
xxx
Entendant des pas résonner au loin, le blond, appuyé contre la porte de la chambres, se lève et l'ouvre quand Mikoto arrive pour leur annoncer que le repas est prêt, un repas qui était des plus calmes, pas que d'habitude, ils soient bruyants, ou agité ; une nouvelle ligne à ce que regrette le blond, se projetant toujours dans les anciens repas qu'ils tenaient avec son entourage, trouvant les repas avec Orochimaru meilleurs que ceux avec la famille Uchiwa, ce qu'il n'aurait jamais cru pensé un jour.
Parti dans ses éternelles habitudes de se projeter loin, Naruto va s'étonner à penser au Quartet, dont leur pensée ne l'a jamais traversé depuis qu'il est arrivé, devant prendre quelques secondes pour se rappeler de leur prénom et les réciter comme un poème.
Ne lui en déplaise, son esprit le fait revenir dans un repas lambda, sans aucun intérêt et différence à d'autres, si ce n'est qu'il n'est pas très loin avant le retour d'Anko du pays de l'Eau.
Jirôbô qui mange son repas en quelques bouchers, avant d'en entamer un nouveau. Kidômaru, telle l'araignée, se faufilant pour mordre par l'insulte et moquerie de son appétit. Rejoint par les jumeaux, Sakon et Ukon, mangeant leur repas tous les deux en alternant avec une moquerie et insulte sur sa lourdeur en combat, dont Jirôbô ne répond en rien, laissant les insultes glisser, ne jetant aucun regard sur ce qui l'entoure.
Kitsune, faisant de même, son repas à côte de lui, ouvert, tapant dedans en même temps qu'il étudie un parchemin, écrivant quelques notes, pour la mission actuelle, ne calculant pas plus la dernière membre, qui se trouve appuyer sur le même tronc d'arbre que lui, finissant son bento en première avant de sortir sa flûte.
Ce tic venu d'une mission de protection de convoi, ennuyant, l'avant sorti pour commencer à répéter des notes de musique, sans souffler dedans pour ne pas attirer l'attention de ceux qui l'entouraient et de futurs assaillants. Recommençant ce stimuli plusieurs fois sur tout le voyage, certaine d'être seule, celui-ci finit, n'y tenant plus, elle s'était isolée pour jouer ce morceau qui la hantait.
Sans faire de bruit, profitant qu'elle ait les yeux fermés et était concentrée, Kitsune s'installa à côté d'elle en profitant de sa musique. Quand elle eut fini de jouer, écarquillant les yeux de le voir, le jeune démon la complimenta et remercia pour cet instant plaisant, demandant qu'elle lui joue un autre morceau à l'occasion. La laissant bête plusieurs secondes, elle comprit son regard fixe et remis en bouche sa flûte pour lui jouer une vieille musique.
- Et voilà l'autre pute qui cherche à attirer l'attention de Kitsune. Range ça, tu te ridiculises plus qu'autre chose.
- Va te faire foutre avec tes quatre bras, tit bite.
- Je le savais ! Tu nous mates pendant qu'on se change ! Sale nympho !
Tournant le regard vers son collègue Ukon ne répondant jamais qu'à travers Sakon de venin et insulte, le marbré reste curieux de ne l'entendre répondre, voire même fuir son regard et toute alliance avec lui.
Au lieu d'y voir un signe de défaite, par sa stupidité, il va pour réattaquer, mais se fait devancer par la musique de flûte qui résonne à leur oreille, faisant fuir les jumeaux, qui n'ont jamais eu de plaisir dans la musique de cet objet, même si elle est bien jouée, Kidômaru se plaignant de se faire couper la parole, puis de se faire ignorer par tous, qui vont rester silencieux et profiter de le voir se débattre, comme un insecte sous la pluie.
Enragé, il fit louper une note à la rose en lui jetant une pierre, sans jamais avoir eu l'attention de la toucher.
La pierre a à peine tapée l'arbre, Tayuya l'esquivant dans un mouvement reflète en se rapprochant du benjamin, que celui-ci a le pied sur la gorge de l'araignée, le fixant de ses yeux rouges en frottant bien son membre avant de s'en retourner à son arbre, faisant signe à Tayuya de reprendre, Kidômaru se levant rapidement en tentant de les maudire et partir, pour se rendre compte qu'il n'a plus de voix, sa gorge lui brûlant.
xxx
Le soleil est haut dans le ciel, s'approchant de la fin du mois de mars et du début de la rentrée.
Dans le quartier des Uchiwa, proche des terrains, début devant un mur, éloigné de la masse brune, Naruto reste immobile, serrant le poing. Le corps tremblant, amorçant un mouvement de coup de poing en plein dans le mur, il s'arrête à quelques centimètres, appuyant juste de ses phalanges et soupirant en baissant la tête.
Se retournant calmement, il commence à rentrer vers la maison principale, n'ayant aucune envie de rester dehors, dans cette masse immonde, ne calculant pas Shisui, fixe, qui ouvre la bouche en tentant d'improviser un discours, quelque chose à dire, sentant bien, comme tous ceux qui l'entoure, que Naruto n'est pas dans son état normal.
- Je vais bien. Crache-t-il en lui passant devant.
Sur le chemin, Naruto ne se retourne pas une seule fois, sentant pourtant bien l'adolescent, qu'il ne se dissimule nullement, rentrant en laissant la porte ouverte pour lui, soupirant en sentant Mikoto approcher, lui demandant nouvelle de sa « sortie », remarquant son regarde inspecteur sur tout son corps, à la recherche de toute trace de ce qu'il s'est passé, ne récoltant rien de Naruto et un secouement de tête, de la part du jeune adolescent.
Gardant constance, pour son image, elle dissimule son soupire, demandant à Naruto s'il voulait prendre un petit repas ou autre chose, le goûter n'étant pas loin, récoltant un silence de quelques secondes, un regard vide et un signe de tête négative, le blond la fuyant ouvertement avant de finalement sentit une main sur son épaule, s'arrêtant.
- Je vais bien.
S'il se montre bien plus respectueux avec elle, qu'avec Shisui, sa force de persuasion n'est en rien diminuée, Mikoto retirant sa main de son épaule, le laissant faire quelques pas pour aller s'enfermer, avant de finalement prendre la parole, disant ce qu'elle a sur le cœur.
- Tu n'es pas seul. Je sais que cela te touche. Inutile de mentir… Cette dame t'était proche Naruto… Tu devrais arrêter de lutter.
Stopper en plein milieu du couloir, restant de dos aux deux Uchiwa, il laisse un silence lourd dans la pièce, le brisant par son soupir et corps plus détendu.
- Tu as raison, Mikoto. Je vais arrêter de me débattre.
Reprenant sa marche naturellement, il laisse deux Uchiwa circonflexe, le fixant disparaitre en haut.
Mikoto ne peut pas l'expliquer, mais la voix de Naruto lui a paru tellement fausse, tellement inhabituelle à ce qu'elle lui connaît, qu'elle en conclue qu'il s'est forcé à parler, contenant mal les sentiments qui l'habitent, qu'il a besoin d'aide, mais qu'il faudra marcher sur des œufs pour briser toutes ses défenses, le temps les fortifiants.
Contrairement à elle, Shisui connaît cette voix froide, ce sérieux tellement différent, savant que durant ses quelques secondes de parole, le Naruto sérieux, le Naruto dangereux, avait refait son apparition, un Naruto qui le mit sur la défensive, le Sharingan sortis, prêt à protéger Mikoto dans un premier geste, avant de maîtriser Naruto. En le voyant partir, il bénit sa chance de l'avoir vu partir dans son coin.
Quand Mikoto, se retourne vers lui, son Sharingan à déjà disparue et un petit sourire l'habite, acceptant son invitation à manger, par politesse, apprenant qu'Itachi ne devrait pas tarder.
# Naruto… tu es pratiquement au bout un chemin. Contrôle-toi… #
Poussant un soupire lourd en secouant la tête pendant qu'il suit Mikoto, celle-ci tourne la tête, lui demandant ce qui se passe, étonné.
- Oh rien. C'est juste que je viens de penser à quelque chose, mais c'est tellement bête, que je me surprends à avoir pensé que cela puisse se produire.
Faisant un petit signe de tête, la femme continue de les mener au salon, faisant servir le thé en étant face à un Shisui souriant, pour la forme, n'ayant pas besoin de trop réfléchir pour comprendre qu'elle veut lui parler, posant sa tasse sur la table en lui donnant toute son attention.
- Tu attends quoi ?
Assez circonflexe, il demande précision par le silence.
- Shisui. Tu es peut-être qu'un neveu lointain, mais tu passes tellement de temps avec nous, que je peux autant te considérer de la famille que mes propres enfants. Je te connais assez pour savoir que Naruto ne t'est pas indifférent.
Déglutissant, allant tenter de se défendre, il se fait couper.
- Au début, j'ai pensé que c'était le Kyūbi que tu voulais. Un peu comme tout le monde… Sauf que, tu t'en fiches de lui, c'est Naruto qui t'attire. Est-ce parce que c'est un Uzumaki ? Ou parce que, tu te reconnais en lui, toujours est-il que je vois bien tes regards sur lui. Tu peux te cacher derrière le fait de rendre visite à Itachi, lui et moi, on est bien conscient que c'est prétexte. Donc, quel que soit ton plan, qu'est-ce que tu attends ?
Restant silencieux, baissant la tête, il soupire avant de répondre bêtement.
- Se précipiter ne servira à rien. Il m'est encore inaccessible.
- Tu peux attendre l'éternité, cela ne changera pas ce fait. Naruto a toujours été inaccessible, même pour moi, qui lui pose difficilement les limites. À trop attendre, tu laisseras passer ta chance.
xxx
Fermant son livre d'un mouvement sec, colérique, résonnant dans toute la chambre, Naruto se lève en vitesse. Partant de cette pièce, son bouquin sous le bras, il se retient de claquer la porter, sous le silence du brun, au regard parlant mille mots, savant que le blond est parti pour cette raison, mais n'ayant aucune honte, se refusant de baisser sa garde en l'ignorant pour une quelconque raison.
Traversant le couloir à grande vitesse, il s'arrête devant une porte, frappant sans colère, mais assez fort pour se faire entendre. La porte s'ouvre sur un Itachi, droit, le visage neutre, ne posant pas de question en le regardant de ses yeux vides, que ce soit de volonté, ou même de la réalité qui l'entoure, permettant à Naruto de se rendre compte de son erreur, mettant même au clair leur position, l'un de l'autre.
Ils sont dangereux dans les projets de l'autre.
- Excuse. Je me suis trompé de porte. Mentit-il avant de tourner le dos et partir d'un pas naturel.
Itachi le suivra du regard rouge, l'esprit partant déjà loin dans ses projets, n'accordant plus d'importance aux mots, que son cousin a tenu hier.
Xxx
- Entrez !
La porte coulissante suit l'ordre froid, laissant entrer l'enfant démon, qui referme la porte derrière lui, avançant de quelques pas sans que Fugaku relève le regard, savant qu'il était là.
Allant poser sa demande, n'arrivant pas à croire qu'il soit obligé d'en arriver là pour obtenir la paix, Naruto voit l'homme froid, sans qu'il lui jette regard, le couper d'un geste de plume, lui montrant un bureau proche.
Sans un mot, le nouveau venue s'y installe en silence en ouvrant son livre sur la page qu'il avait quittée.
- Sur quoi il est ?
Ce n'est en rien de la curiosité, ou une invitation à la discussion, mais clairement la méfiance d'un policier sur un suspect, qui va répondre avec la même froideur en se justifiant.
- L'histoire de Konoha.
- Un livre de Sasuke ?
- Oui.
Fugaku, se suffisant de cette réponse, reste silencieux, résonnant sa plume sur ses rouleaux de travaux en laissant le blond à sa lecture.
xxx
Sortant de cette pièce pour ne jamais revenir, laissant un Fugaku silencieux, sans changement, malgré ses quelques jours ensemble, Naruto soupire en voyant devant lui Shisui, debout, semblant l'attendre.
- Ce n'est pas le moment Shisui. Crache-t-il avant de partir dans son coin.
- Tu n'es pas venue à l'entraînement aujourd'hui. Fait-il calmement.
Fermant les yeux en une grimace, se souvenant qu'aujourd'hui, c'est dimanche, il soupire en avouant avoir oublié, ayant passé son temps à lire, montrant l'objet avant de reprendre sa marche, vite suivi par Shisui, qui l'enchaîne d'un ton calme.
- Il faut qu'on parle Naruto.
- Pile-poil ce que je ne veux pas. Fous-moi la paix, Shisui. Grogne-t-il telle une bête blessée.
- Je sais ce que tu ressens.
- Pas maintenant ! Hurle le blond.
Tournant un angle, il traverse le jardin sur le chemin de dalles, ayant besoin de continuer à marcher, prendre l'air, ne sachant pas où aller, mais certainement pas dans la maison, n'ayant aucune envie de voir des yeux remplis de sentiments qui n'ont aucun sens.
Quoique ses mots aient été clairement représentatifs de son envie et non une fuite, Shisui reste têtu, continuant de le suivre, le devançant pour lui couper le chemin et le regarder droit dans les yeux, montrant, imposant, sa volonté.
Séparer de trois mètres, le blond lui envoie un regard des plus sombres, tremblant de rage, se retenant difficilement d'exploser en ce casus belli.
- Ça a intérêt à être important, parce que prison, sceau, ou même la différence de puissance, ne m'empêchera pas de t'en coller une.
Se faisant graver les mots dans son esprit, Shisui reste impassible, décidant que ce serait aujourd'hui, ou jamais.
- Tu es en colère, Naruto. Tu bouillonnes intérieurement, ta rage ne demande qu'à sortir, mais tu te refuses de l'exprimer, détestant faire quelque chose sans aucune raison, céder à tes pulsions pour quelqu'un d'autre que toi-même, t'enrageant encore plus, ainsi.
Restant silencieux, la respiration plus régulière, plus calme, le corps moins tendu, Naruto apporte la preuve qu'il l'écoute et que Shisui arrive à toucher par-delà ses murailles.
S'approchant sans peur, ne détectant plus aucun danger mortel, il enchaîne.
- Il faut que tu arrêtes Naruto. Ce cercle vicieux ne te mènera que dans des ténèbres plus profondes et sans intérêt. Si tu veux, je peux-
Rejoignant le sol aussi vite que le poing a touché sa joue, Shisui vit Naruto se remettre droit, massant son poing calmement, n'ayant aucune agressivité envers lui, ou même de colère qui l'habite, à l'opposé de son état en sortant du bureau de Fugaku.
- Désolé, mais tu ne m'as pas laissé le choix...
Soupire-t-il en finissant son massage et ranger ses membres dans les poches, laissant l'Uchiwa se relever en parlant d'une voix calme.
- Vous me faites tous chier, Shisui. Toi, Mikoto. Sasuke. Tous, hormis Fugaku. Je n'ai pas passé la semaine avec lui par plaisir, ou autres trucs, mais pour avoir la paix. Tu comprends ça, la paix. Vous m'avez tellement gonflé que j'en suis venue à passer la semaine avec lui. J'aurais préféré la torture des geôliers plutôt que ça, Shisui.
Allant parler, le brun se fait couper par le blond, qui enchaîne avec force persuasive et calme.
- Il y a quelque chose qui vous échappe. Une chose que vous avez oublié, ou sans doute, ai-je réussi à vous faire oublier par mon respect des règles. Je ne suis pas comme vous, Shisui. Je n'éprouve rien à la mort de quelqu'un, que cela soit d'un proche, ou d'un inconnu. Le simple principe d'empathie est pour moi une insulte. J'en ai déjà ressenti, mais je l'ai aussi vite oublié quand je n'ai pu rien faire pour que cela aille dans mon sens et ceux de mes objectifs. Cette mort était inutile, pire même, elle n'apporte que des emmerdes. Elle est morte, je ne ramène pas les gens à la vie, donc je passe à autre chose et demande qu'une chose… Que vous me foutiez la paix !
Le hurlement fait autant sursauter Shisui de surpris que la maison proche.
Se reprenant bien vite, Shisui tente de toucher une corde sensible, « lui faire entendre raison ».
- Et pour Hinata ?
Il comprit sur-le-champ sa bêtise en voyant son visage se refermer, le transperçant de son regard.
- Ne joue pas à ce petit jeu Shisui. J'en ai torturé pour moins que ça !
Des bruits de pas mettent fin à toute tentative de l'adolescent, donnant la porte de sortie au blond, qui rentre finalement à la maison.
xxx
Pendant que le village commence leur activité de fin de journée, avant d'aller se coucher pour recommencer le lendemain leurs tâches, le donjon du clan Hyûga est encore en pleine agitation, faisant résonner les coups échangés dans un combat de plus brutale et une cadence, imposée, élevé.
Tenant difficilement sur ses jambes, Hinata finit par laisser une ouverture, se prenant, sans aucune retenue, un coup à la poitrine qui la projette et roule sur plusieurs tours, finissant à terre, immobilisée par la douleur, pendant que son agresseur se remet droit.
- Debout Hinata !
La voix glaçante d'Hiashi résonne dans toute la pièce, la fixant de son regard blanc froid, faisant trembler tous les serviteurs présents et sourire son père de voir son fils corrigé son faible enfant.
Restant droit, à attendre quelques secondes, Hiashi voit Hinata, serrant les poings en raclant de ses ongles pointure le sol, se lever sans grâce et activer son Byakugan en toisant son père de ses yeux veiné. Se mettant sur ses gardes quelques secondes, il la voit lui faire face en une position de bien différente de ce qu'il lui a appris, fronçant les yeux.
- Qu'est-ce que cette posture avachie ! Redresse-toi sur-le-champ.
Hinata serre les dents, les lèvres s'écartant pour laisser son souffle traverser sa mâchoire, carnassière et déchirante, à travers les trous de ses dents manquantes tomber il y a peu durant ses « entraînements » créant un sifflement qui ressemble à une bête enragée, armant sa posture pour se jeter sur l'homme en un bond, quand la porte s'ouvre brusquement, attirant les regards de tous vers un petit être, brune, se rabougrissant sur elle-même de peur.
-Hanabi ?
Tournant le regard vers la voix familière, qu'elle cherchait, la petite écarquille les yeux en voyant Hinata qui la regarde, les yeux blancs neutres et le sourire calme, angélique, se faire frapper par la main de son père lui écrase le visage et la projette sur plusieurs mètres, la laissant inconsciente.
Un hurlement retentit de sa part, courant vers sa sœur, avant de se faire bloquer par des serviteurs, qui lui demande de se calmer, ayant du mal à la tenir, du fait de son statut et qu'elle ne se laisse pas faire.
- Ça suffit, Hanabi !
Entendant la voix de son père en colère, l'enfant-bébé se stoppe, terrifiée, voyant le visage fermé, qui lui ordonne le silence, avant de se tourner vers son ainée, inconsciente.
- Ne baisse jamais ta garde ! Tu es l'héritière du clan, tu te dois d'être forte pour porter la force du clan. Tu nous fais honte à agir aussi faiblement. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ?!
Restant glaçant, le père quitte le donjon en annonçant qu'elle l'a assez déçu pour aujourd'hui, se faisant suivre de tous les serviteurs lâchant Hanabi, qui tombe à terre, n'ayant plus d'équilibre et force dans les jambes ; sans qu'aucun ne leur jette un regard. Le grand-père, fermant la marche, leur jette un regard dégoûté en maudissant la future génération que la paix semble rendre des plus faibles, n'osant pas imaginer ses arrière-petits-enfants si cela continue ainsi, bénissant presque sa vieillesse de le prendre avant de voir cela.
Claquant la porte derrière lui, Hanabi se réveille à ce moment, se levant difficilement, rampant et marchant à quatre pattes avant de se jeter au chevet de sa sœur, aux yeux fermés, le corps inerte.
Pleurant en la secouant de toutes ses forces pour tenter de la réveiller, Hanabi hurle, reproduisant les mêmes gestes qu'il y a trois semaines, si ce n'est que cette fois, c'est Hinata qui est inerte, qu'elle n'arrivera pas en trompe pour la porter loin du corps, résistant à ses agissements, lui promettant que cela allant bien se passer, qu'il faut qu'elle se calme, laissant leur père rentrer dans la chambre.
Donnant de petits coups de poing de colère contre le corps, ne sachant pas quoi faire, elle va supplier pour qu'elle se réveille, qu'elle ne la laisse pas seul.
- Pitié non…
Désespérée, elle pose sa tête sur le corps, le recouvrant de ses larmes, devenant elle aussi inerte, refusant d'être laissé seul.
xxx
Immobile, regardant dans le vide, Hanabi va sursauter en sentant une main qui va doucement remonter son dos avant de s'arrêter sur ses cheveux quand la petite tourne la tête vers le visage de sa sœur, qui lui sourit, se jetant sur elle en l'appelant de joie.
Souriant en se redressant, l'ainée va cajoler sa sœur plusieurs secondes, la sentant tremblante et l'entendant pleurer.
- J'ai cru que tu avais rejoint… Maman.
Restant silencieuse, Hinata continue de lui caresser le dos en prononçant, telle une formule magique, des mots réconfortant pour la calmer, lui assurant qu'elle fera tout pour ne jamais la laisser seule. La gardant dans ses bras pendant plusieurs minutes, Hinata va décider de se lever, avec difficulté, lui demandant l'heure de manière automatique, se faisant rappeler que sa sœur ne sait pas la lire. Regardant l'horloge au-dessus de la porte, l'ainée constate être resté inconscientes presque trois heures.
Gardant l'information pour elle-même, elle est prise d'un sourire en se tournant vers sa sœur, qui va l'imiter, sans comprendre pourquoi, pas plus quand elle se fait serrer dans les bras puissants de sa sœur.
- Bon anniversaire ma chérie !
Ne comprenant pas sur le moment, elle reçoit un énorme bisou sur la joue, tournant le regard vers sa sœur.
- Il est une heure du matin. On est officiellement le 27 mars. Bon anniversaire ma puce.
Se reprenant un nouveau bisou, Hanabi va rester assez surprise, avant de sourire et se mettre doucement à trembler de tristesse, se reprenant difficilement, avec l'aide de sa sœur.
- Allons-nous coucher. Demain, je te donnerais ton cadeau. Sourit l'ainée, se faisant rassurante.
- On pourra aller voir maman pour que je lui montre ? Demande précipitamment la cadette avant de se faire porter.
Restant interdit quelques secondes, surprise par la demande, Hinata hoche juste la tête, lui promettant qu'elles iront demain.
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Marchant dans le silence des tombes qui dérange légèrement Hinata la cadette, de par son innocence, tire sa sœur dans l'allée qui est réservé à la famille Hyûga, n'ayant aucun mal à trouver la tombe de leur mère, malgré la légère brume qui les entoure et empêche de voir, au-delà de cinq mètres.
Habillé de vêtement chaud, Hanabi plus qu'il en faut, elles restent immobiles devant la stèle commémorative, entourée de quelques fleurs ; posés récemment par des passants, qui aimaient bien l'image que leur inspirait la « reine blanche » ; le gardien n'ayant pas encore ramassé celle bientôt morte.
- Elle est là, maman ? On l'a transformé en pierre ?
Posant sa question en serrant la jambe gauche de sa sœur, Hanabi voit celle-ci se mettre à sa hauteur, lui prenant les épaules pour la regarder dans les yeux, lui souriant, savant, pour le ressentir, que c'est dur de venir ici pour la première fois, depuis l'enterrement.
- C'est une stèle commémorative… Cela nous permet de nous rappeler des gens qu'on a perdus. C'est pour que les gens qui tenaient à elle, puisse se réunir à cet endroit et penser à elle.
- Moi, je pense toujours à elle, même sans venir ici. Commente-t-elle, ne comprenant pas.
- C'est très bien Hanabi et je te souhaite que cela ne change jamais. Seulement, avec le temps, les gens peuvent commencer à oublier, ou avoir besoin de cet objet pour commémorer leur être cher. C'est un souvenir, un objet, physique, pour qu'on se rappelle d'eux.
Gardant un sourire forcé, pour ne pas l'attrister, pour prendre force, Hinata prononce chaque mot le plus simplement possible, essayant d'expliquer, ce qui lui échappe elle-même encore, mais qu'on lui a, à elle-même, expliqué.
- Je ne comprends pas. Fait la petite, d'un air boudeur en gonflant les joues, faisant presque rire sa sœur, qui se retient pour ne pas la vexer.
- Si cela peut te rassurer, avec le temps, cela vient naturellement. En attendant, considère que cette pierre est comme le moyen de reparler directement avec maman.
Pris soudain d'un sourire, elle se jette sur la tombe, hurlant.
- Maman ! Maman ! Reviens s'il te plaît. Papa, il n'arrête pas d'être méchant avec Hinata. Il lui fait mal.
- Hanabi !
Rougissant en se précipitant vers sa sœur, qui attire l'attention, Hinata se rend compte de son erreur dans ses mots, lui prenant les épaules en lui demandant de se calmer.
- Tu nous manques à tous ! Hinata, elle n'arrête pas de pleurer la nuit !
- Hanabi !
Tirant sur sa sœur, pour tenter de l'arrêter, elle ne fait que l'entraîner à aller encore plus loin, parlant plus vite.
- Elle ne le montre pas, maman, mais elle pleure à chaque fois qu'on ne la regarde pas ! Je l'entends quand elle pense que je dors !
Usant de plus de force, elle arrive à la maîtriser et la tirer loin de la tombe.
- … Reviens maman ! Ne nous laisse pas avec papa !
Tendant le bras vers la tombe, comme voulant l'attraper, Hanabi se fait retourner brusquement, sa tête prit en étaux par sa sœur, pour l'obliger à la regarder.
- Arrête Hanabi ! Elle ne reviendra pas. Maman ne reviendra pas !...
Hurlant ses mots avec force, elle va serrer le jeune corps contre elle, c choqué par la brutalité de la réalité, sentant le corps, entendant la voix, tremblante de sa grande-soeur, qui a du mal à se contrôler, retenant difficilement ses larmes.
- Elle ne reviendra pas… Maman est partie pour toujours. Elle nous a laissés avec papa… Elle nous a laissés, Hanabi.
- Non… Maman nous aime ! Elle ne nous aurait jamais laissés seule. Répond Hanabi d'une voix basse, secouant la tête et tentant de se débattre, des larmes aux coins des yeux.
- On ne lui a pas laissé le choix. Elle était malade. Tellement malade… Qu'on l'a pris sans nous demander notre avis. La stèle sert à parler avec elle, mais elle ne peut rien faire pour nous. On n'est plus que tous les deux.
Sentant ses jambes fléchir, Hanabi tombe contre le corps de sa sœur, qui va en faire de même, ayant besoin de sentir le sol humide, pour se prouver qu'elle est bien encore en vie, restant ensemble plusieurs minutes immobiles dans cette position de deux êtres faibles qui se soutiennent.
Arrivant à reprendre contrôle en première, Hinata va attendre quelques secondes que sa sœur encaisse la nouvelle, ayant encore les tressautement des pleurs, sans pouvoir verser de larmes, les ayant déjà tout écoulés depuis plus d'une semaine, se rattrapant sur l'intensité des autres signes.
- Rentrons. Papa ne doit pas avoir encore remarqué notre absence, mais il serait préférable de ne pas tenter le diable.
Hochant juste la tête, la plus du tout enfant-bébé, va se séparer de sa sœur pour se diriger vers la tombe, d'un pas lent, s'y agenouillant devant.
- Je te déteste !
Écarquillant les yeux en mettant sa main devant la bouche, Hinata va pour encore agir, mais Hanabi continue et termine aussi vite, montrant son cadeau d'anniversaire, un peu sali par la terre.
- Je voulais te montrer cet ourson. C'est Hinata qui me l'a offert pour mes quatre ans. J'ai plus besoin de toi maintenant. Tu peux rester loin de nous, je ne veux plus jamais te revoir !
Se levant précipitamment, elle court vers sa sœur, prenant sa main pour la traîner loin de la tombe, ne lui laissant que l'occasion d'envoyer vers la pierre, un regard désolé et promettant de se sacrifier pour Hanabi, disparaissant ensemble dans la brume.
Quand les filles quittes le cimetière, une main sort de la brume autour de la stèle, pour s'y poser au sommet et la marquer de ses griffes en se fermant dessus. Naruto, le regard lointain sur les filles, ne sentant plus leur présence, tourne le regard vers la tombe, un petit sourire le prenant.
- J'aime bien Hanabi, elle a son caractère.
Sortant de sa poche de veste, un papier plié en quatre, il l'ouvre pour regarder son contenu.
- Je vous ai fait un dessin. C'est la reproduction de celui que j'avais fait chez vous, quand vous m'avez invité à passer la soirée pour le nouvel an. J'aurais bien aimé vous offrir l'original, mais il a brûlé avec ma maison, il y a trois ans. Vous remarquerez que j'ai fait pas mal de progrès. J'ai appris le principe de perspective et de forme, au détriment de la couleur. Ça nous représente ; moi, avec vous et vos filles. C'est con, mais pendant le peu de temps que j'ai passé à Konoha avant de fuir, ce dessin avait remplacé celui de mes parents, que j'avais détruit quand j'ai appris la vérité sur ce qu'ils m'ont fait. J'aurais pensé ressentir quelque chose pour vous, à votre mort.
Chiffonnant le papier en boule, il le jette comme un déchet devant la tombe.
- Hinabi a raison. On n'a plus besoin de toi maintenant. Je te laisse, j'ai du boulot pour réparer tes conneries.
- Comment on fait quand une mort nous touche ?
Les yeux sans pupille, marron, fixe l'enfant qui a levé la tête de sa poitrine. La femme continue à caresser les cheveux rougissant et sa nuque en lui demandant de préciser sa demande.
- Jusqu'à présent, j'ai tué des gens qui le méritaient, mais la Mort est aveugle et injuste ; raison pour laquelle je l'admire. Seulement, elle laisse des conséquences sur son passage et si j'ai eu la chance de ne jamais être dedans... Je me demande comment faire quand ça arrivera.
Se faisant replonger le visage contre la peau brune des globes nus, le petit renard se berce par la froideur de la femme-serpent en entendant sa réponse.
- Tu fais comme d'habitude. Tu souris et continues. Tu l'as dit, toi-même, la mort est aveugle et injuste, tu n'as pas à te sentir concerner.
Un petit silence se fait doucement, avant que la voix fluette reprenne, sur un ton plus clair, lent, montrant qu'il est vraiment perdu et qu'il a besoin d'une réponse plus complète et sérieuse.
- Et si un jour, je suis responsable d'une mort que je regrette ?
Se redressant doucement contre le mur, l'adolescente reptilienne force le petit renard à se mettre sur les genoux, collant ses fesses à ses talons, plantant son regard dans ceux rouge en fente.
- Quand on se sent responsable d'une mort qu'on ne désirait pas, sans raison, c'est qu'on a déjà tout faux. Soit, on a une raison pour avoir tué, peu importe laquelle, soit on est responsable de rien.
Leçon d'empathie de la femme-serpent au jeune renard.
