Le grand retour des chapitres de plus de 800 mots...


Chapitre 28

Pov John

Nous sommes lundi.

Je porte les anciens vêtements, ou du moins l'uniforme, de Mycroft et je n'ai que la moitié de mes affaires, ayant dormi chez Sherlock, mais il dit que ça me donne un air... Je ne me souviens plus du mot exacte qu'il a employé, mais en gros, je faisais bien. Comme nous arrivons ensemble, les chuchotements commencent, mais les regards glacés de Sherlock les font taire, du moins en notre présence.

Nous traversons la cour quand j'aperçois un type de mon âge, un peu plus petit que moi mais que je n'ai jamais vu. Il est entièrement habillé de noir, et parle avec deux géants, un roux et un brun... Lestrade nous rejoins pour discuter, je l'aime bien, il est le seul qui parle un peu à Sherlock en dehors de moi sans le traiter de monstre ou de cinglé.

Je lui demande qui c'est, il me dit qu'il est scolarisé ici, normalement, mais qu'il ne vient jamais en cours, et qu'il ne se présente au Lycée que pour parler aux deux. Sherlock hausse les épaules alors que le brun en noir le fixe, et m'entraine vers la salle de cour. Nous nous asseyons, enfin, il s'assoit et je souffre, et nous commençons notre journée.

Pov ?

Sa jambe me frappe violemment le ventre alors que je suis recroquevillé par terre. Ses copains rigolent alors que je les regarde avec rancœur. Ils sont si vulgaires, si pathétiques... Ses cheveux blonds gominés, ses tâches de rousseur, son sourire méchant, il est le plus stupide des êtres qui n'aient jamais croisés mon chemin. Et cette douleur lancinante qui envahie mon ventre, ce gout de fer qui envahis ma bouche...

Je crache le sang et il s'arrête net. Tsss. Quel pitoyable spécimen de l'espèce dominante de la planète. Oui, c'est bien des bactéries dont je parle. Il glousse mal à l'aise, il ne sait pas vraiment comment réagir, je me redresse et ricane. Alors Powers, tu as peur de quoi ? Du sang ou de te faire renvoyer ? Ça me vaut un poing.

Mais mes yeux ne fléchissent pas. Il le paiera. Quand j'en aurais les moyens. Dans un mois, quand il sera là, lui, Powers paiera. La sonnerie retenti et ils me laissent sur le carreau.

C'était il y a deux ans, déjà... Aujourd'hui, je suis venu, pas pour les cours, mais j'ai vu quelqu'un, aujourd'hui, quelqu'un qui me ressemble beaucoup...

Pov Sherlock

Je peux reprocher beaucoup de choses à Mycroft mais s'il a bien une chose pour lui, c'est qu'il sait s'habiller. Et John en profite, parce qu'il porte son uniforme qui tombe même mieux que celui que l'on lui avait fournit à son arrivé à Barts.

Et puis, je me suis réservé la possibilité de choisir ses sous-vêtements, et du maillot de corps blanc qui met en évidence le fait que mon ami ait fait plus d'exercice que moi au slip, parce qu'il ne veut pas entendre parler de boxers, de soie rouge, qui montre que certaines personnes ont été mieux dotées que d'autres, je salive d'avance.

Des pensées très peu chastes et encore moins pures m'envahissent et je me sens rapidement à l'étroit dans mon propre sous-vêtement. Diable, je n'aime pas perdre le contrôle de mes émotions et de mon corps, mais quand je me rappelle de notre week-end, il est plus que difficile de résister.

Mais mes ardeurs se refroidissent dès que j'aperçois un mec bizarre dans la cour, il est avec Wilkes et Moran et Dieu seul sait, s'il existe, combien je les exècre. Ils ont déjà essayés de me coincer dans les toilettes et ils m'ont plus ou moins molesté après que j'ai plus ou moins mis le lycée au courant de leur «relation».

En public, ils s'assuraient de jouer les gros bras, montrant clairement et ostensiblement qu'ils n'étaient pas des faggots, ç'aurait pu être concluant, si je ne les avaient vu entrain de se violenter intiment dans les douches des vestiaires.

La sonnerie retentit dans la cour d'honneur et nous rentrons dans la classe sous les regards inquisiteurs des idiots habituels mais ils cessent dès que je fais clairement comprendre d'une œillade assassine que si un regard pouvait tuer, il n'y aurait plus grand monde pour en témoigner.

Une fois assit à ma place habituelle, quatrième rang, table de droite, celle avec une petite griffure juste en haut à gauche, je m'installe en position semi-avachie, Mrs Turner n'ose pas me le reprocher, elle sait surement, la faible idiote, que mon français est meilleur que le sien. Quand j'étais enfant, Bonne-Maman Blanche insistait pour nous parler dans la langue de Victor Hugo, m'appelant mon petit.

Mycroft me rappelle souvent qu'il est devenu bilingue à 9 ans et deux mois, moi je n'ai pas réussi avant mes 9 ans et trois mois, mais je lui fais souvenir que j'ai su jouer le tiers de l'œuvre de Sarasate avant qu'il n'ai fini les Nocturnes de Chopin.

Mais bon, il ne vient plus mettre son parapluie dans mes affaires depuis que son contrat dans le service de Peter Guillam à été renouvelé et qu'il couche avec Lestrade. Loué soit le MI6 et le fils du flic, j'ai presque envie de dire.

A côté de moi, John s'installe avec précaution, les traits encore un peu tendus et il extirpe avec difficultés sa trousse de son sac. Il me regarde et je lui fais un petit clin d'œil discret mais entendu quand je vois la DEL bleue de mon téléphone s'allumer, j'ai reçu un nouveau message.

Mais de qui ? Mycroft préfère téléphoner, Lestrade sait que je suis en cours, John est juste à côté, Mère et Père ne connaissent même pas mon numéro, allons bon, je n'aime pas jouer aux devinettes et sous le regard scandalisé de John, je consulte ma messagerie.


Réponses aux reviews anonymes :

Neko : Merci pour ta review et dis-toi que tu ne sais pas tout sur Nathy…un bonus , un jour, t'en dira plus.

Guest : Merci pour ta review. Et non ils ne sont pas brouillés.

Tristana : Merci pour ta review.