Hello !
Alors comme promis, voici un autre OS, très court encore une fois, avant que je m'en aille à Londres pour deux semaines :)
Je ne sais pas trop ce que vous allez en penser. J'ai écris cet OS d'une traitre avec La ballade de Johnny Jane chanté par Jane Birkin à fond dans ma chambre, en janvier passé je crois. Oui, parce que tous les OS de ce recueil sont écrits depuis les vacances de Noël. Donc... depuis longtemps. Et même avec ça, j'arrive à être en retard dans mes publications, je suis un scandale ^^
Disclaimer : Evidemment, tout est à notre très chère JKR... jme permet de les maltraiter de temps en temps, oh, rien de bien méchant ;)
Titre : Londres comme une bulle de savon
Thème : #24 : Bonne nuit
Rating : K
Bref, un grand merci à : The Murmuring, Aelle-L, Selemba, Basmoka, Lili Carter, telle17 et r0xane pour leur review !
Bonne lecture !
Et il y avait de la pluie partout dans la rue. Elle a avancé encore, le sourire aux lèvres et le cœur explosé. Elle aurait pu courir, se jeter dans la boue, s'en draper toute entière. Elle aurait pu lever la tête et se laisser partir. Jusqu'à n'en plus pouvoir respirer.
Il pleut toujours. Londres comme une bulle de savon et du bonheur jusqu'au bout des cils. La joie. Ce petit mot si majestueux qui se dresse, qui s'enfouit très loin dans son ventre. Qui se tortille, qui s'amuse. Elle le prononce dans un tremblement.
Ses talons vacillent. Elle s'en fiche. Elle ne fait pas attention, elle ne sait pas exactement où elle avance mais ça n'a aucune importance. Elle continue, droit devant, elle avale sa fumée un peu grise, elle la déguste, elle la savoure. Quand elle la recrache, c'est un peu acide. Un peu bleue, elle se perd dans l'air.
« Quand est-ce que tu vas revenir ? »
Il avait posé ses mots très calmement. Il les avait laissé s'enrouler autours de sa taille fine, elle lui avait souri, avait penché la tête vers lui. Et elle avait dit :
« Cette nuit. Peut-être. »
Alors il va attendre. Et elle, elle s'est mise à courir. Les pavés sont mouillés, ils dégoulinent de souvenirs. Au fil des années, ils ont entassé un million de repentirs.
Sur ses épaules, ses cheveux ont commencé à boucler. Très doucement, ils ondulent. Ils reçoivent cette pluie comme une caresse, comme les doigts d'un homme qui s'y enroulent. Elle ne les arrange pas.
« Mais si tu pars, qu'est-ce que je fais ?
– Tu regardes la ville. »
Alors il est à sa fenêtre. Il la guette. A chaque ombre, il se retourne. Il a le cœur battant et de l'angoisse qui palpite au bord des lèvres. Il la regarde, cette ville. Cette ville comme une bulle de savon. Il souffle dedans.
Elle n'explosera pas.
Après, peut-être. Après, qu'est-ce qu'il s'en fiche. Lui, il est à sa fenêtre et il l'attend. Cette petite silhouette qui se dessine, avec ses chaussures rouges qui illuminent l'asphalte, il voudrait ne plus jamais la lâcher. La tenir tout contre lui et chasser la pluie.
Narcissa est arrivée. Elle se tient toute droite dans l'embrasure de la porte. Lui, il ne bouge pas. Il la regarde.
« Je te l'avais bien dit. »
Il a allumé une cigarette.
« Je t'avais bien promis que j'allais revenir. Maintenant qu'il fait nuit, je ne pouvais pas rester seule. Il fallait… tu comprends, il fallait que je te le dise. J'ai eu beau courir partout, je ne t'ai trouvé nulle part ailleurs. »
Elle est entrée, toute mouillée, toute serrée dans sa robe noire. Elle a jeté ses chaussures sur le parquet, elle est montée dans le lit et elle a fermé la fenêtre. Les draps sont éclaboussés de pluie. C'est un peu d'elle-même.
Et elle s'est serrée contre Lucius pour ne plus entendre les voitures qui dérapent dans la rue, pour ne plus rien savoir de la guerre, des murs qui s'effondrent, des promesses qu'on oublie. Elle s'est serrée tellement fort, jusqu'à ce que plus rien n'existe, jusqu'à ce que le monde s'embrase, s'écrase comme une flamme.
Il a jeté sa cigarette sur le plancher. Pour l'embrasser pour de vrai. Il a senti des gouttes étrangères qu'elle a ramassées dans les rues de Londres. Il les a chassées.
« Tu comprends, je ne pouvais pas dormir. », a-t-elle expliqué.
Lucius a souri.
Alors, alors ? Je dois dire que je suis particulièrement curieuse de votre avis pour cet OS !
Bon, retour à la normalité pour le prochain OS : Papa Lucius devra garder bébé Drago. Héhé.
En attendant, je vous laisse à vos reviews !
Bisous
Ana'
