Bonne année à tous !

Je reviens donc avec le premier chapitre de 2019. Un long chapitre d'ailleurs, et dans lequel il se passe de très nombreuses choses. Après tout, c'est l'avant-dernier avant le début de l'arc final. Bref, je réponds brièvement aux Guest, et vous donne rendez-vous à la fin du chapitre pour plus d'informations :

Je Sais Plus : Merci ^^ Beaucoup pour ta review. Tu n'as pas à te sentir coupable : Au moins tu as réagis à mon message. Donc, voilà, pas de soucis et j'espère que ma fic continuera à te plaire ^^

Guest : Bonne fête à toi aussi et bonne chance pour tes révisions. Je te suis reconnaissante pour ta review au passage.

Iiii : Comme d'habitude merci pour tes review plus qu'encourageantes ^^ Ca fait toujours plaisir de voir que ma fic continue à te plaire.


Chapitre 27

Lorsque Madara et Hashirama rejoignirent finalement les Kages en contrebas, ce fut pour être accueillis par des regards stupéfaits.

En tournant la tête, Madara s'aperçut qu'Hitomi était parmi eux. La jeune fille chevauchait actuellement la nuque de Thorn, un des rares endroits de son corps dépourvu d'épines, qui faisait la taille d'un cheval de trait.

Son visage était blême, et elle paraissait sur le point de s'évanouir d'épuisement.

Madara savait qu'il ne devait pas avoir meilleure mine : son cou continuait de le lancer, et il boitait comme un vieil homme.

Il était exténué, non seulement physiquement, mais aussi mentalement.

Appuyé contre Hashirama qui l'aidait à avancer, il grognait à chaque pas, fusillant du regard quiconque avait le courage de le dévisager plus de quelques secondes. A la fois contrarié et embarrassé par sa propre faiblesse, il se retenait de grimacer ouvertement.

Enfin, les deux hommes parvinrent au centre du cercle que formaient les shinobis. Naruto et Sasuke furent les premiers à oser s'approcher.

-Madara ! S'exclama le septième Hokage en accourant vers lui. –Tu vas bien ?!

Tout comme lorsqu'il était attaché à l'arbre, il paraissait sincèrement inquiet.

-Oh mon dieu ! S'étrangla-t-il en parvenant enfin à hauteur. Ton cou ! Que s'est-il passé ?

-On dirait qu'il a failli être étranglé, fit remarquer Sasuke d'un ton désintéressé.

En entendant cela, des halètements choqués retentirent. Or, Hashirama fut de loin celui dont la réaction se révéla être la plus violente :

Il sursauta, manquant de faire perdre de pied à Madara, et se tourna si brusquement vers lui que leurs nez faillirent bien entrer en collision.

-J'avais oublié ! S'écria-t-il, les yeux ronds. –Montre-moi ça ! Ajouta-t-il une seconde plus tard en lui soulevant le menton.

Sans manifester la moindre gêne, l'homme examina de très près la gorge de son ami, passant un doigt le long de celle-ci.

-Hm… Ze… La personne qui à fait ça avait une sacrée poigne dis donc, marmonna-t-il en caressant la vilaine marque violacée sur le cou de Madara qui, mortifié, pouvait sentir les regards des personnes l'entourant lui brûler la peau.

Il entrevit même, du coin de l'œil, Naruto le fixer avec un sourcil haussé, comme si ce qu'il voyait confirmait ses soupçons.

Profondément agacé par ce regard, Madara s'apprêtait à lui ordonner d'aller voir ailleurs lorsque, soudain, une agréable chaleur se diffusa dans tout son cou, jusqu'à sa poitrine.

Surpris, il réalisa un temps plus tard qu'Hashirama le soignait. Très vite, la douleur qui l'assaillait depuis un moment ne fut bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

Son ami lui adressa un grand sourire :

-Voilà, déclara-t-il en abaissant sa main, tu ne devrais plus avoir mal maintenant.

Ne sachant pas quoi répondre, l'ex-tête de clan se contenta d'un bref hochement de tête. Hashirama en parut tout bonnement enchanté à voir son expression radieuse.

-Il va falloir te changer, gloussa-t-il en prenant de nouveau la parole. Tes vêtements ont l'air d'avoir été dévoré par des mites voraces aucune chance que tu puisses recoudre ça.

Comme pour appuyer ses paroles, il lui tapota la jambe. Celle même où, plus bas, un large pan de tissu manquait à l'appel.

Piqué à vif, Madara se redressa brusquement :

-Pardon ? S'indigna-t-il. –Tu me sous-estimes ?!

Immédiatement, le sourire d'Hashirama devint nerveux.

-Quoi ? Non pas du tout voyons ! Bredouilla-t-il en évitant par tous les moyens de croiser le regard courroucé de l'ex-tête de clan.

Madara, peu dupe, plissa les yeux avant de voir son attention détournée par Naruto :

-Euh… Excusez-moi, marmonna l'homme, mais… J'aurais une ou deux questions à te poser Madara…

L'Uchiha pinça les lèvres :

-Tu veux me demander comment j'ai pu utiliser le chakra du Kyuubi, c'est cela ? Soupira-t-il, se sentant soudain las.

L'Hokage hocha la tête.

-Oui, dit-il, je ne comprends vraiment pas comment tu as pu le forcer à faire ça…

-Le forcer ? Répéta l'ex-tête de clan, perplexe. –Que dis-tu là ? Je ne l'ai jamais obligé à me donner son chakra.

-Quoi ?! S'étonna Naruto. -Tu es en train de me dire qu'il te l'a passé volontairement ?

-A contrecœur je dirais, grommela Madara, il voulait juste m'aider à en finir au plus vite. Ce n'est pas quelque chose qui se reproduira, je pense.

-Oh non ! C'était tellement cool pourtant !

La voix de Boruto les prit de court.

Comme un seul homme, ils se tournèrent vers le jeune garçon qui, profitant de leur inattention, s'était approché d'eux.

Les yeux pétillants, et les poings roulés en boule levés au niveau de son visage, il arborait l'expression que seul pouvait arborer un enfant innocent.

Par réflexe, Madara fit un pas en arrière, forçant Hashirama à suivre le mouvement.

Décontenancé par l'enthousiasme de Boruto, il mit un moment à retrouver l'usage de la parole.

-Merci ? Marmonna-t-il, avec hésitation, en détournant le regard.

Il n'était pas habitué à être la source d'un tel engouement.

Ensuite, il se rendit soudain compte que le genin qui lui parlait en ce moment même n'était, justement, pas censé se trouver ici.

Cette constation lui fit froncer les sourcils. Un geste qui ne passa pas inaperçu auprès des shinobis l'entourant, qui se mirent aussitôt sur leurs gardes.

Sans même qu'il ne s'en rendît réellement compte, le sharingan fit une apparition, alarmant tout le monde.

Boruto, comprenant sûrement qu'il était la cible de ce regard, déglutit bruyamment.

-Qu'est-ce que cet enfant fait ici ! Tonna Madara, furieux. –Ne me dites pas qu'il a affronté les Ôtsutsuki !

Sasuke, le seul à ne pas avoir reculé à la vue de ses yeux, fut le premier à lui répondre :

-Il ne les a pas qu'affrontés, il les a aussi vaincus, déclara-t-il sur le ton du défi.

L'ex-tête de clan en resta sans voix, mais pas pour les raisons que tous semblaient penser.

-Vous… Commença-t-il, stupéfait.

Il se tut un instant, bien trop sidéré pour émettre le moindre son.

Il laissa ses yeux balayer les rangs des Kages, puis reprit :

-Etes-vous stupides ? Parvint-il finalement à dire.

-Quoi ?! S'exclama Naruto, choqué.

-Pardon ? Enchaîna aussitôt Sasuke, menaçant. –De quel droit te permets-tu de nous insulter ?

Il s'approcha de Madara, et le surplomba de toute sa taille dans une position se voulant intimidante, mais qui amusa plus qu'autre chose son aîné.

S'il croyait lui faire peur avec ces trois centimètres de plus, il se fourrait le doigt dans l'œil, et profondément.

Il tendit donc le cou, ignorant le bras d'Hashirama se resserrant autour de lui, et renifla dédaigneusement :

-Je n'ai pas accepté de créer le village pour ça.

Sasuke parut interloqué.

-Je n'ai pas créé le village pour ça, affirma de nouveau Madara avec conviction. –Je ne l'ai ni crée ou nommé pour que des enfants âgés de moins de quinze ans soit envoyés sur le champ de bataille. Qu'ils en sortent victorieux ou non.

Son discours en laissa plus d'un muet.

Pour une raison quelconque, Hashirama semblait étrangement ravi par ces mots à voir la courbure de ses lèvres.

-D'ailleurs, ajouta l'Uchiha, qu'est-il advenu exactement des Ôtsutsuki ?

-Nous nous en sommes débarrassés, et Boruto a réussi à vaincre le dernier, répondit Sasuke en reculant.

L'éclat de ses yeux demeurait aussi froid que la glace.

-Le gosse a réussi à faire ça ? Murmura Madara, médusé.

Il jeta alors un coup d'œil au génin, qui lui sourit nerveusement, puis lâcha un « tch » aigri avant de s'adresser de nouveau à Sasuke :

-Alors comme ça, ton enseignement lui aura appris quelque chose en plus de tricher ? Je suis surpris.

-Madara !

Le cri scandalisé d'Hashirama le fit sursauter. Irrité, il voulut se tourner, mais manqua de s'étrangler lorsque son ami, visiblement outré par ses propos, lui frappa le nez du bout de ses doigts.

-Ne sois pas méchant ! Lui déclara-t-il d'un ton qu'on utilisait pour réprimander des animaux désobéissants.

Si Madara resta un instant immobile, trop abasourdi pour se mouvoir, il ne tarda pas à reprendre ses esprits.

-Hashirama, commença-t-il avec un calme olympien. –Tu aimes la viande hachée ?

L'Hokage cligna des yeux, visiblement perplexe comme la majorité des personnes présentes.

-Euh… Oui ?

-Tant mieux : Parce que c'est à ça que tu vas ressembler dans les prochaines secondes.

Le ninja tourna alors un regard rougeoyant vers son ami qui poussa un couinement terrifié.

Malheureusement, ou plutôt heureusement pour Hashirama, Madara n'eut jamais l'occasion de mettre sa menace exécution :

-Excusez-moi, intervint soudain un homme roux. –Je suis désolé d'interrompre votre… Discussion, mais je pense qu'il y a des zones d'ombres sur nos combats qui méritent d'être éclairées.

Sa colère oubliée, l'ex-tête de clan fit face à celui qu'il reconnut comme étant le Kazekage. Celui-là même qu'il avait affronté lors de la quatrième grande guerre ninja.

Est-ce que passé trente ans, les horribles coupes et coiffures étaient à la mode à cette époque ?

Ce fut exactement ce qu'il se demanda lorsque ses yeux se posèrent sur la tête de l'homme.

Au moins, ses vêtements n'étaient pas laids, se dit-il en essayant de relativiser.

« Ne cherche à pas lui donner du crédit » gronda la voix du Kyuubi dans son esprit « Ca ne te ressemble pas ».

« Je ne lui donne pas du crédit » lui rétorqua aussitôt Madara « Je cherche juste à me convaincre que les choses ne sont pas aussi terribles qu'elles en ont l'air. ».

« Oh… Je vois… Mais que veux-tu ? Tout le monde ne peut pas avoir notre sens du style. »

« Tu es un renard. »

« Et alors ? »

Décidant qu'il ne valait mieux pas poursuivre cette conversation sous peine de terminer avec des maux de tête, le shinobi reporta son attention sur le Kazekage qui le fixait avec insistance, l'air d'attendre quelque chose.

-Pardon ? Grogna-t-il en comprenant que celui-ci avait dû lui poser une question.

L'homme parut agacé.

-J'ai dit, déclara-t-il, qu'est-ce que vous brûliez ?

Madara s'apprêtait à lui répondre qu'il ne s'agissait de nul autre que Zetsu, or, à peine ouvrait-il la bouche qu'un pied entrait durement en contact avec le sien.

Il manqua de se mordre la langue sous le coup de la douleur, et leva brusquement le visage en direction de celui d'Hashirama : la personne même qui lui avait broyé les orteils.

Cependant, l'expression de l'homme fit mourir sur ses lèvres toutes les insultes qu'il comptait cracher. Les yeux de son ami, anxieux, semblaient contenir un message qu'il était le seul à même de pouvoir déchiffrer.

Confus, il balaya alors du regard son entourage, et découvrit très vite que Naruto et Sasuke paraissaient tout aussi tendus que le premier Hokage.

Cela devait avoir quelque chose à voir avec Zetsu, réalisa-t-il. Peut-être ne voulaient-ils pas qu'il révèle aux Kages qu'il l'avait tué pour une raison obscure ?

-J'ai brûlé un insecte, déclara-t-il finalement, en restant volontairement évasif.

Si la plupart de ninjas parurent interloqués par sa réponse, Naruto, Sasuke et Hashirama, eux, eurent l'air soulagés. Du moins, durant une courte durée :

-Qu'est-ce que vous racontez ? Intervint Boruto, qui pourtant n'avait pas été invité à parler. –J'ai vu la chose qu'il a réduite en cendres moi. C'était une sorte de ta-

-Une tarentule ! Tu as raison Boruto ! Ça ressemblait vraiment à une sorte de tarentule.

Uzumaki Naruto éclata d'un grand rire tonitruant alors qu'il bâillonnait son fils d'une main, et le tirait contre lui de l'autre.

L'enfant se débattit pour échapper à la prise de son père. Sans succès.

-Excusez-moi ? Bredouilla soudain un des Kages, une femme à la robe rouge.

-Les Ôtsutsuki avaient un troisième camarade, déclara Sasuke en s'avançant.

Il semblait très fatigué, et particulièrement las.

-Il ressemblait vaguement à une araignée. D'où le fait que Madara l'ait qualifié d'insecte.

-Qu'est-ce que vous nous racontez comme bêtises ?!

A la surprise générale, il s'agissait du Mizukage. L'homme paraissait assez remonté à voir ses dents pointues à découvert, et ses sourcils froncés.

Apparemment, il n'avait pas accepté le mensonge éhonté qui lui avait été raconté.

-Qu'est-ce que vous racontez ?! Répéta-t-il. –Une araignée n'est pas un insecte mais un arachnide ! C'est comme les requins ! Ce ne sont pas vraiment des poissons, mais des squales ! Arrêtez de tout confondre et cultivez-vous !

« Je commence à croire que les humains de cette époque sont particulièrement stupides » Commenta le Kyuubi.

Pour une fois, Madara ne put qu'être d'accord avec lui.

-Ne lui en tenez pas rigueur, intervint la Tsuchikage en posant un coude sur l'épaule du ninja fulminant. –Il est particulièrement sensible sur ce genre de sujet.

-Je n'en doute pas, rit nerveusement Naruto en relâchant son fils.

Le pauvre enfant aspira immédiatement de grandes goulées d'air.

Cette discussion, aussi stupide fut-elle, avait au moins eu le mérite d'alléger l'atmosphère. Désormais, les Kages semblaient bien plus intéressés par les explications maladroites que leur servait Naruto pour ne serait-ce éprouver une once de suspicion.

Le seul à ne pas paraître convaincu était le Kazekage « Gaara » si les souvenirs de Madara étaient bons.

Mais peu importait : Le shinobi ne disait rien. Une bonne chose en soi.

-Naruto leur à fait croire que tu n'étais pas le Madara qui avait fait des ravages à cette époque, murmura Hashirama à l'oreille de Madara tandis que les autres ninjas se mettaient à parler entre eux. –C'est pour cela qu'il ne fallait pas mentionner Zetsu. La vérité aurait été révélée, et nous aurions eu de gros ennuis.

Ah… C'était donc pour cela… Maintenant l'ex-tête de clan comprenait pourquoi son ami l'avait fait taire en lui écrasant le pied.

Soupirant, il laissa ses yeux errer sur le paysage stérile lui faisant face, jusqu'à que son regard tombe sur Hitomi, toujours à cheval sur la nuque de Thorn.

Elle avait le visage baissé, et semblait très absorbée par la contemplation du sol rouge.

D'abord soucieux, Madara se rendit vite compte qu'elle devait se sentir coupable. Sûrement pensait-elle qu'elle était faible, et que c'était pour cela que Zetsu avait pu prendre le control contrôle de son corps.

Doucement, il se dégagea donc de la prise de son ami, et fit signe à la jeune fille qui ne le remarqua évidemment pas.

-Qu'est-ce que tu fais ? Lui murmura Hashirama en le laissant quitter ses côtes à contrecœur.

-Je vais voir Hitomi, elle n'a pas l'air bien.

Sans même accorder un dernier regard à l'Hokage, il se dirigea lentement vers son élève.

Les conversations s'arrêtèrent subitement, et tous les regards convergèrent sur lui.

Il fit de son mieux pour les ignorer.

-Hitomi ? Chuchota-t-il en parvenant enfin devant l'adolescente.

Celle-ci évitait toujours de le regarder en face.

-Je sais que tu dois te sentir mal, lui dit-il, mais ce n'est pas de ta faute.

-Peut-être, mais j'aurais pu éviter de me faire avoir aussi bêtement, répondit à mi-voix la jeune fille.

-Je t'assure que non. Allez vient, descends de là : Thorn est trop vieille pour te porter.

-Quoi ?! S'offusqua le porc-épic sans se faire entendre.

Il tendit les bras et, après un temps d'hésitation, Hitomi s'y laissa glisser, enlaçant ses épaules alors qu'il la laissait poser le pied à terre.

-Je suis désolée, murmura-t-elle d'une voix étranglée.

Elle enfoui sa tête dans sa poitrine, et le serra si fort que Madara crut que ses os pourraient rompre.

Légèrement embarrassé par le fait que tous pouvaient le voir être étreint comme une peluche par une adolescente, il se contenta de tapoter gauchement la tête de l'enfant en priant pour que celle-ci le relâche dans les prochaines secondes.

-Je suis tellement désolée, sensei, poursuivit cependant la jeune fille en réduisant ses espoirs à néant. –Mon erreur aurait pu vous coûter la vie.

-Oh, tu sais, grommela Thorn en arrière plan. –Vu son âge, il n'est plus qu'à quelques années de la mort. Alors un an de plus ou de moins…. Ça n'a aucune importance.

Des hoquets de stupeur retentirent au moment précis où Madara se mettait à gronder sourdement.

-Répète un peu ! Feula-t-il en repoussant Hitomi qui gémit et tenta de revenir dans ses bras.

L'invocation plissa les yeux. Bien qu'elle ait reprit sa taille initiale, elle parvenait à conserver son air intimidant et féroce.

-Tu as quelque chose à me dire le ridé ?

-Ridé ?!

-Ouais, comme ces horribles trucs sous tes yeux.

L'air très fière d'elle, et de son incroyable sens de la répartie, Thorn caqueta comme une vieille pie, hérissant davantage son maître qui se tourna alors vers les Kage qui observaient l'échange avec stupeur.

-Toi ! S'exclama-t-il brusquement en s'adressant à la femme qu'il devinait être la Tsuchikage.

-Oui ? Balbutia celle-ci, surprise de se voir ainsi adresser la parole.

-Ce n'est pas dans ton pays que le porc-épic est un mets réputé ?

-Je… Je crois bien que oui… Pourquoi ?

L'ex-tête de clan roula des yeux, puis désigna son invocation d'un geste sec du menton.

-Prends-la et fait la frire, lui ordonna-t-il, je t'en fais cadeau.

Les yeux de la kunoïchi s'écarquillèrent :

-Sûrement pas ! Hurla-t-elle, dégoûtée. -Je n'en veux pas ! Sa viande est probablement avariée !

-Qui est avare ! Brailla soudain Thorn, hors d'elle, en agitant sa canne en tout sens. –Je paye mes impôts ! Je suis une honnête citoyenne, moi ! C'est facile de dire ça lorsqu'on est Kage et logée par le village lui-même ! Hypocrite, va !

Enragé, l'animal boitilla jusqu'à la Tsuchikage à qui elle commença à frapper les tibias de sa canne.

-Par pitié, que quelqu'un l'euthanasie, gémit une seconde plus tard ce que Madara supposa être le Raikage.

-Pourquoi dès que tu es quelque part, c'est le chaos ? Grogna Hashirama en surgissant à ses côtés.

Au même moment, Hitomi parvenait à se blottir de nouveau contre la poitrine de son professeur, l'air béate.

-Va savoir… Souffla l'ex-tête en observant avec détachement le vieux et rabougri porc-épic, semer la terreur parmi les meilleurs shinobis des cinq grandes nations.

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oOo

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Le retour fut assez mouvementé, tout comme l'accueil qui leur fut réservé.

Senju Tsunade était parmi les personnes les attendant sur le toit de la tour Hokage.

Elle et Madara se fusillèrent du regard un long moment pendant lequel Naruto et Sasuke se virent assaillis par leurs familles respectives, plus que ravies de les voir saufs.

Quelques paroles acerbes et sarcastiques furent échangées entre les deux ninjas, et Hashirama tenta de son mieux de les apaiser sans grand résultat.

La seule chose qui parvint à les convaincre de ne pas se sauter à la gorge fut Naruto, qui transportait alors sur ses épaules une petite fille aux yeux bleus, leur proposant de prendre une photo souvenir tous ensembles.

Ou du moins, aux personnes ayant participé au raid contre les Ôtsutsuki.

Si Madara se montra réticent dans un premier temps, Hitomi, Thorn et Hashirama achevèrent de le convaincre. Bien qu'il se sentît mal-à-l'aise devant l'objectif de l'appareil, il consentit à sourire légèrement lorsque son ami passa un bras amical par-dessus son épaule, et son élève attrapa une de ses manches.

Thorn, quant-à-elle se fit une place entre les jambes de la Tsuchikage (Kurotsuchi apprit plus tard l'ex-tête de clan) qu'elle semblait particulièrement apprécier malgré sa tendance à l'insulter.

« Je crois que quand mon maître repartira à son époque, je vais signer un contrat d'invocation avec toi, mocheté » Avait-elle déclaré à la femme.

Celle-ci avait aussitôt jeté un regard épouvanté en direction de Madara qui avait secoué la tête, ne sachant pas quoi lui répondre.

Par la suite, les choses s'étaient déroulées dans un calme relatif : Les Kages leur avaient fait leurs adieux, n'hésitant pas une seconde à serrer chaleureusement la main d'Hashirama.

Seul Kurotsuchi et Gaara osèrent s'approcher de Madara. Le Kazegake fut d'ailleurs le premier à s'adresser lui, lui souhaitant un bon retour à son époque lorsque le temps serait venu.

Méfiant, l'ex-tête de clan avait fini par le remercier. Bien que ce fut avec une certaine réticence.

La Tsuchikage, elle, à son grand étonnement, s'était saisi de ses mains qu'elle avait serrées entre les siennes, l'air profondément émue.

« Je comprends pourquoi vous êtes devenu fou dans notre ligne de temps » lui avait-elle soufflé tout en dévisageant intensément Thorn qui lui souriait de toutes ses dents, à sa droite.

Ou plutôt, de ce qui restait de ses dents.

« Ça a dû être dur de la supporter toute votre vie » Avait-elle ajouté avant de s'enfuir à toute jambe.

« Hey ! Attends-moi futur nouveau maître ! » S'était immédiatement exclamé le porc-épic en boitillant à sa suite.

Interdit, Madara les avait fixés durant de longues secondes.

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oOo

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La semaine suivante Madara et Hashirama la passèrent chez Sakura.

Sous ordre de Naruto, les deux voyageurs du passé avaient été confinés à l'intérieur de l'appartement.

A cause de ce qui s'était produit lors des examens chunnin, le village entier était désormais au courant de leur présence à Konoha. Une information qui avait été accueillie de manières très différentes selon les personnes.

Cependant, Naruto avait réussi, avec l'aide de Shikamaru, à apaiser les tensions en leur servant une histoire abracadabrante (du point de vue de Madara) où il prétendait qu'ils venaient d'une réalité différente où Uchiha Madara était « une bonne personne ».

« S'ils sont ici, c'est par la faute d'une des expériences ratée de Senju Tobirama » Avait-il déclaré à une présentatrice, d'une chaîne de télévision, qui l'interrogeait.

Etrangement, tous l'avaient cru. Apparemment, même à cette époque, Tobirama conservait sa réputation d'inventeur chevronné pour ne pas dire de savant fou.

Et ce, au plus grand désespoir d'Hashirama qui avait gémi durant tout le reportage.

Il ne s'était tu que lorsque Sakura et Madara, qui s'entendaient désormais très bien, avaient fini par le menacer de l'enfermer dans la buanderie.

Ce qui les amenait à aujourd'hui, où tout deux discutaient tranquillement devant la table basse du salon, une tasse de thé en main, et un magazine de mode dans l'autre.

Ils étaient penchés dessus, n'hésitant pas à critiquer les choix de couleur des vêtements de cette saison.

Parfois, le Kyuubi lui-même s'enhardissait à faire une remarque, grognant de dégoût à chaque fois qu'il s'apercevait qu'un des modèles portait de la fourrure animale.

Hashirama, quant à lui, était assis dans la cuisine, devant trois bols qu'il avait remplis de terre. Il semblait si concentré dessus, que ni Sakura ou Madara n'avaient eut le cœur à le déranger pour lui demander ce qu'il comptait faire avec.

-Ecoute, déclara l'ex-tête de clan, contrarié, lorsque Sakura le contredit pour la troisième fois consécutive. -Je t'assure que le rose est dépassé. Le mauve est une couleur bien plus raffinée à mes yeux.

-C'est faux ! Insista la femme. –Le rose ne sera jamais démodé !

-Tu dis juste ça parce que tes cheveux le sont !

-Aucun rapport !

-Ah, la ferme vous deux !

Thorn leur passa devant, l'air grincheux.

-Vous en avez pas marre de jacasser comme de vieille pies ? Maugréa-t-elle sans faire attention à leurs expressions intriguées.

Elle fit quatre fois le tour de la table basse, puis se dirigea vers le couloir menant aux chambres et la salle de bain.

-Que fais-tu ? L'interrogea Madara, un sourcil haussé.

-Que veux-tu que je fasse ? Grommela l'animal. –Je cherche un bon coin, parbleu !

-Un bon coin pour quoi ? S'enquit Sakura.

-A votre avis ? Vous ne m'avez pas installé de litière, alors je fais comme je peux moi !

Sur ces mots, elle disparut à l'angle du mur.

La kunoïchi fut aussitôt sur ses pieds.

-Ah non ! S'écria-t-elle, blanche comme un linge, en voulant se lancer à la poursuite de l'invocation.

L'ex-tête de clan la retint :

-Elle plaisante, soupira-t-il en levant les yeux au ciel. –Ne va pas croire tout ce qu'elle dit.

L'air peu convaincue, Sakura consentit néanmoins à se rasseoir.

-Tu en es sûr ? Marmonna-t-elle.

-J'en suis persuadé. D'ailleurs, ajouta-t-il après coup, tu ferais mieux à t'habituer à déceler le vrai du faux de ce qu'elle dit, elle restera là un bon moment après tout.

-Pardon ? Croassa la femme en se tournant brusquement vers lui.

Ses yeux étaient grands ouverts.

-Que veux-tu dire par là ?

-Eh bien… Commença Madara. –N'est-ce pas évident ? Une fois que nous serons repartis à notre époque, elle restera ici.

Sakura parut tout bonnement horrifiée.

-Pardon ?! Hoqueta-t-elle. –C'est une blague j'espère ?!

-Non. C'est loin d'en être une. Thorn restera avec toi et ta famille pour protéger Sarada.

-La protéger ? Répéta la femme en plissant les yeux. –Est-ce que tu sous-entends que je n'en suis pas capable ?

Madara secoua la tête :

-Loin de là, répondit-il. C'est juste qu'avec l'attaque des Ôtsutsuki, j'ai réalisé que bien que cette époque traverse une période de paix, celle-ci sera bien moins longue que ce que je pensais à l'origine.

-Qu'est-ce que tu-

-Tôt ou tard, il y aura des guerres, enchaîna immédiatement l'homme. -Peut-être même que Sarada y assistera. Elle verra des gens mourir, et donnera elle-même la mort. Tu devines donc qu'elle risque d'éveiller le mangekyo-sharingan…

-Madara ! L'interrompit soudain Sakura en se penchant vers lui, ses deux mains enfoncées dans le tissu du canapé.

Elle avait l'air torturé.

-Je serais là, lui dit-elle. –Et Sasuke aussi ! Nous la protégerons pour qu'elle n'ait jamais à éveiller le mangekyo !

-Qui te dit que vous ne mourrez pas ?

La kunoïchi pâlit.

-C'est une éventualité à ne pas écarter, affirma l'ex-tête de clan en se penchant à son tour vers elle.

Il pouvait voir dans ses yeux toute la détresse qu'elle éprouvait.

-C'est pour cela que je te prie d'accepter Thorn, aussi insupportable soit-elle, dans ton foyer, poursuivit-il. –Elle la protégera s'il vous arrive quelque chose. De plus, si par malheur Sarada commence à perdre la vue suite à l'acquisition du mangekyo, elle lui servira de guide comme elle le faisait pour moi de mon temps. Certes, pas sur les champs de bataille, mais je suis sûr qu'elle pourrait apprendre. Malgré son âge, elle est encore en forme.

-Tu… Bégaya Sakura avant de se reprendre :

-Tu penses réellement qu'il y aura une nouvelle guerre ?

Madara grogna.

-Il y a toujours de nouvelles guerres. Pourquoi croyais-tu que je voulais plonger le monde dans l'éternel Tsukuyomi ? C'était là le seul moyen de créer un monde parfait et sans conflit.

-J'ai l'impression que tu penses toujours que le l'éternel Tsukuyomi est l'unique solution pour apporter une paix durable…

-Oh, mais c'est le cas.

La femme sursauta. D'un bond elle était sur ses pieds, et le dévisageait avec stupeur.

-Ne t'inquiète pas, la rassura aussitôt l'Uchiha. –Même si je pense toujours ainsi, je ne compte plus rien faire : Tenter de sauver le monde une fois et échouer lamentablement m'a suffi. Continuez à vous entre-tuer comme des sauvages, je ne ferai plus rien.

-Oh… Tant mieux je suppose ? Marmonna Sakura, ne sachant visiblement pas comment prendre ces nouvelles.

Elle secoua la tête, probablement dans le but de s'éclaircir l'esprit, puis lui sourit fragilement.

-Je suis surpris que tu t'inquiètes du bien être de Sarada, lui dit-elle en s'agenouillant pour ramasser un cousin qu'elle avait fait tomber en se levant brusquement.

Madara croisa les bras :

-Bien sûr ! Renifla-t-il. Elle représente à elle-seule l'avenir de notre clan. Elle porte un lourd poids sur ses frêles épaules.

Sakura ricana.

-Je te crois, dit-elle en reposant le coussin sur le canapé. –Bon…Tu m'excuseras, mais j'ai une lessive à faire…

Amusée, elle tourna les talons, et s'en fut en direction de la petite buanderie au fond du couloir.

Madara la suivit un instant des yeux, puis soupira longuement. Ne sachant que faire, il récupéra le magazine de mode qui traînait sur la table basse, et l'ouvrit au moment même où la porte d'entrée de l'appartement claquait contre le mur du hall.

-Nous sommes rentrées ! S'exclama joyeusement Hitomi en apparaissant dans le salon.

Elle était suivie de Sarada qui, elle aussi, paraissait de bonne humeur.

-Hello ! Les salua Hashirama depuis la cuisine sans même les regarder, toujours absorbé par les trois bols.

-Qu'est-ce qu'il fait ? Demanda Hitomi.

Elle déposa deux sacs de courses, sur le comptoir de la cuisine et vint s'asseoir à côté de son mentor.

-Va savoir, souffla l'homme, concentré sur sa lecture.

Il tourna une page, et fronça les sourcils en découvrant l'image d'un hideux pull vert que seul Hashirama oserait porter en public.

-Hm… Fit Hitomi, peu dérangée par le manque de réponse.

Elle laissa ses jambes se balancer de haut en bas, les yeux perdus dans le vague.

-Alors… Commença Madara, avec hésitation, une minute plus tard, de manière meubler le silence. –Qu'avez-vous fait de beau Sarada et toi ?

A peine eut-il prononcé ces mots que les yeux de l'adolescente s'illuminaient :

-C'était génial ! S'écria-t-elle en le surprenant.

Dans son accès d'enthousiasme, elle leva brusquement les bras au-dessus de sa tête, heurtant dans le vouloir le magazine de Madara qui fit un magnifique vol-plané.

-Oups, désolée…

-Ce n'est pas grave… Dis-moi plutôt ce qui te rend si heureuse.

-Oh… Eh bien nous avons fait les courses comme prévu. Nous nous sommes même arrêtées à une sorte de restaurant qui vendait des… Euh… Sarada ! C'était quoi le nom de ces étranges sandwichs ?!

-Des burgers ! Lui répondit son ami depuis la cuisine où elle rangeait les courses.

-Voila, des burgers ! Ce n'était pas mauvais, mais très gras… Mais ce n'est pas le plus important. Devinez quoi ! J'ai croisé mon petit-fils !

-Quoi ?!

Les voix d'Hashirama et Madara se mêlèrent pour n'en devenir qu'une seule, trahissant leur étonnement.

Les deux hommes la fixèrent avec effarement.

-Il s'appelle Umino Iruka, déclara Hitomi sans sembler remarquer leur trouble. –Il est professeur à l'académie. Bien entendu, je ne lui ai pas dit qui j'étais, mais grâce à Sarada, nous avons réussi à lui faire parler un peu de sa vie, y compris de moi, sa grand-mère.

-Et… Déglutit l'ex-tête de clan avec appréhension. –Qui est son grand-père au juste ?

-Un gars que j'ai épousé en dehors du village, grinça la jeune fille. –Etant donné que dans cette ligne temporelle vous ne m'avez jamais sauvé, j'ai dû me marier à mes quinze ans.

-Oh… Marmonna Madara en pinçant les lèvres.

-Ne faites pas cette tête, sensei, lui déclara Hitomi en secouant la tête. –Mon petit-fils m'a dit que sa grand-mère, enfin moi, avait tué son mari en le noyant dans une rivière avant de revenir à Konoha où elle, je veux dire je ! Bref, où je me serais installée avant de donner mon nom de famille à mon fils. Voilà.

Elle adressa ensuite un grand sourire, comme si elle venait de leur parler d'un fait trivial, et non l'assassinat de son mari.

-Ah… Fit Madara, laissé sans voix. –Euh… C'est bien ?

Hitomi parut enchantée.

-Non ce n'est pas bien !

Cette fois, ce fut au tour de Sarada, et Hashirama, de hurler.

Les deux paraissaient horrifiés.

-Non mais ça ne va pas ? Hoqueta d'ailleurs l'Hokage. –Tu te rends compte que tu la félicites pour le meurtre d'un être humain. Certes, elle ne l'a pas tué et le tuera jamais dans notre propre ligne temporelle, mais quand-même ! J'y vois là de l'incitation à la violence !

-Je suis d'accord avec le premier, approuva Sarada en redressant ses lunettes sur son nez. –Déjà qu'Hitomi à eu l'air de trouver cette histoire amusante… Pas besoin de lui dire ça en plus.

-Qu'est-ce que j'étais censé lui dire dans ce cas ?! Répliqua Madara avec virulence.

-Je ne sais pas ! Rétorqua Hashirama en se mettant à gesticuler. –Tout mais pas ça. Pourquoi tu es comme ça ?

-Ca doit être parce qu'il ne sort pas assez, commenta Hitomi, l'air peu concernée par la scène de ménage.

L'ex-tête hoqueta, profondément offusqué par les paroles de son élève. Cependant, il n'eut pas le temps de dire un seul mot : Hashirama reprenait déjà la parole.

-De toute manière, qu'il le veuille ou pas, il va sortir ce soir, déclara-t-il en retournant à la contemplation de ses bols.

-Pardon ?!

Le cri de Madara résonna longuement dans le salon. Choqué, il fixa son ami avec de grands yeux.

-J'ai croisé Hinata au marché ce matin pendant que tu faisais la grasse matinée, lui expliqua celui-ci. –Elle m'a invité à venir chez elle avec toi : Himawari et Boruto fêtent leurs anniversaires ensembles. J'ai accepté avec plaisir bien entendu.

-Quoi… Mais… Mais…

Le ton sans réplique qu'avait utilisé Hashirama prit Madara de court. Le pauvre homme, stupéfié, n'en fut réduit qu'à balbutier des borborygmes sans queue ni tête jusqu'a ce qu'il retrouve un semblant de calme, une fois que l'indignation fut montée en lui :

-Tu as promis sans me demander mon avis ?! S'exclama-t-il.

En un bond, il était sur ses pieds, et pointait un doigt rageur sur l'Hokage.

-D'ailleurs, comment peux-tu me reprocher de ne pas sortir ! Depuis que Naruto a révélé à tous notre présence dans le village, je ne peux pas faire un seul pas à l'extérieur sans être dévisagé comme une bête de foire !

Il se souvenait très bien du premier jour après la révélation, lorsqu'Hashirama et lui étaient sortis pour la toute première fois sans henge.

Les villageois semblaient surgir de partout pour venir les observer. Des angles de rue, des portes de bâtisses et boutiques les abritant, ainsi que même sur les balcons. A chaque endroit où Madara posait les yeux, des têtes étaient tournées dans sa direction.

S'il avait d'abord tenté de les ignorer, il avait très rapidement compris que c'était en vain : Les habitants de Konoha ne le lâchaient pas du regard, poussant parfois le vice jusqu'à le suivre dans la rue à distance.

Hashirama n'en paraissait pas dérangé. Il saluait joyeusement les gens qui le lui rendaient bien, tandis que Madara se tenait dans son ombre, tachant de son mieux de faire profil bas et de fusiller du regard quiconque le fixait trop longtemps à son goût.

Bien que les villageois fussent supposés savoir et croire qu'il n'était pas le Madara qui avait déclenché la quatrième grande guerre, cela n'avait pas empêché certains ninjas de le toiser avec haine.

L'un d'eux avait même eut la sottise (au moment où son attention avait été détournée par Hashirama) de l'asperger de l'eau d'un suiton, le mouillant de la tête au pied.

Bien entendu, il avait aussitôt voulu se lancer à la poursuite de l'impertinent qui avait osé l'humilier ainsi.

Il pouvait le voir s'échapper à toute vitesse sur les toits des immeubles.

Malheureusement, Hashirama lui-même l'avait retenu, le plongeant dans un état de rage complet.

Sifflant et feulant, il s'était débattu, éclaboussant la foule les entourant de gouttelettes, alors que son ami tentait de le raisonner.

Le voir ainsi déchaîné avait effrayé les villageois tout autant que les shinobis présents. C'était aussi pour cette raison que, par la suite, Naruto leur avait ordonné d'éviter de sortir.

Si Madara l'avait écouté, déterminé à ne plus se faire tremper jusqu'aux os, Hashirama, lui, avait continué à faire le tour de Konoha sans encombre.

Pourtant, voilà qu'il allait être obligé de sortir à nouveau ce soir. Même sous le couvert d'un henge, il doutait que les ninjas-sensoriels du village ne le reconnaissent pas, désormais qu'ils savaient qu'il séjournait ici.

-Nous sortirons tard, il y aura moins de monde.

La voix de son ami le tira de ses pensées. Il tourna la tête vers lui, prêt argumenter mais oublia complètement ce qu'il voulait dire en remarquant que, dans deux des bols remplis de terre posés sur la table, de minuscules pousses avaient germées.

-Qu'est-ce que c'est que ça ? S'enquit-il, d'une voix blanche, en redoutant déjà la réponse.

Le regard d'Hashirama s'illumina à cette question.

-Tu fais bien de me le demander ! S'exclama-t-il avec entrain. –Ceci est ma nouvelle création, et le cadeau d'anniversaire de Boruto et Hima-chan !

-Oh, c'est une nouvelle Gérard ?! S'écria soudain Hitomi.

Elle sauta agilement par-dessus le canapé, et rejoignit l'homme brun dans la cuisine.

Sarada ne tarda pas à s'approcher à son tour.

-Gérard ? Fit-elle avec curiosité.

-C'est une plante géniale qui avale les membres des gens si on l'embête !

-Hein ?!

Horrifié, Madara resta immobile, comme figé dans le temps, alors que son esprit avait du mal à saisir le fait que, bientôt, une nouvelle terreur végétale verrait le jour.

« Je me demande si elle mangera le gosse de mon jinchuriki de cette époque… » Grogna le Kyuubi depuis l'intérieur du sceau.

Il paraissait sincèrement curieux.

-Hashirama ! J'espère que c'est une blague ! Haleta finalement l'ex-tête de clan.

La boule au ventre, il voulut s'avancer vers son ami, avec l'intention de lui mettre un peu de plomb dans le crâne, mais vit sa progression entravée par Thorn qui apparu à l'angle du couloir.

Tous interrompirent ce qu'ils faisaient pour l'observer.

-Eheheh, fit l'invocation, l'air particulièrement satisfaite, en leur passant devant.

-MADARA ! Hurla soudain la voix furieuse de Sakura, une seconde plus tard, depuis la buanderie. –Elle ne plaisantait pas ! Elle ne plaisantait vraiment pas, bon sang !

.

oOo

.

-Je t'assure que c'est une mauvaise idée, murmura Madara en jetant des coups d'œil nerveux autour de lui.

Il était huit heures du soir, et les rues étaient bien plus bondées que ce à quoi il s'attendait.

Le visage à moitié enfoncé dans le haut col de la tunique mauve qu'il avait enfilée avant de sortir, à la place des yukatas léger habituel, il se faisait violence pour ne pas se retourner à chaque fois qu'ils croisaient quelqu'un.

Une tension permanente l'habitait.

-Ne sois pas comme ça, soupira Hashirama tout en agitant la main en direction d'un vendeur qui le saluait depuis son étal. –Je suis sûr que tout se passera bien.

-Oui, tout se passera bien, renchérit Hitomi qui avait décidé de venir.

Elle sautillait à leur côté, l'air de très bonne humeur.

Peu convaincu, Madara grogna en guise de réponse.

Quelqu'un couina à sa gauche. Le ninja n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qu'une femme le fixait avec crainte.

-Bonjour madame ! Gazouilla alors l'Hokage en confirmant son hypothèse.

L'ex-tête de clan se renfrogna, et il leur fallut presque dix minutes pour parvenir au coin d'une rue où une jolie maison aux murs ronds pouvait être aperçue.

A partir de là, la nervosité de Madara atteignit son paroxysme.

Il connaissait Naruto et son fils assez bien, mais pas sa femme et sa fille qui, il en était sûr, trembleraient de peur à sa vue.

-Tu sembles fébrile, lui déclara Hashirama une fois qu'ils eurent gravis les marches du perron et sonné.

L'homme se pencha vers lui, et lui passa une main sur son front, repoussant ses cheveux qu'il passa derrière son oreille.

L'Uchiha le laissa faire, et ce bien que le regard d'Hitomi pesait sur eux, emplis d'un amusement palpable, que Madara se força à ignorer.

-Au fait, dit son ami en fronçant les sourcils.

Ses doigts étaient toujours enroulés autour d'une mèche sombre.

-Où sont les tresses que Sakura t'a faites ?

-Ah ça ? Grommela Madara. –Mes cheveux ont repoussé, je m'en suis donc débarrassé.

-Repoussé ?! En si peu de temps ?!

-Euh… Bonjour ?

Une voix timide les interrompit.

D'un même mouvement, ils tournèrent la tête et virent une femme aux courts cheveux noirs coupés carré leur sourire maladroitement. Dans son dos se tenait Boruto, et une petite fille aux grands yeux bleus.

Trop absorbé par leur discussion, ils ne l'avaient pas remarqué ouvrir la porte.

-Hima !

Avec joie, Hitomi se jeta sur l'enfant qui poussa un cri ravi lorsqu'elle se fit soulever dans les bras de la jeune fille.

La femme ne leur accorda aucune intention : Ses yeux blanc-lilas sans pupilles, typique du clan Hyuga, étaient rivés sur les deux hommes sur le perron.

-Euh… Répéta-t-elle ne sachant visiblement pas où se mettre.

Ne comprenant pas la raison de cet embarras, Madara plissa les yeux, puis réalisa soudain avec horreur qu'Hashirama avait toujours la main logée dans son épaisse crinière noire.

D'un geste sec, il claqua le membre invasif, tirant un cri de douleur à son ami.

-Madara… Soupira celui-ci plus lassé qu'exaspéré.

Ensuite, il fit face à la femme :

-Bonjour Hinata, déclara-t-il avec un doux sourire. –Je te remercie de nous avoir invités.

-Oh… Mais de rien, bredouilla la désormais identifiée Hinata.

Elle s'écarta de la porte, les invitant à pénétrer dans un petit hall donnant vue sur un escalier menant à l'étage, et une seconde porte contre laquelle Uzumaki Naruto, les pieds nus et vêtu de manière décontractée, était appuyé.

-Yo, fit-il guise de salutation.

-Bonjour, marmonna l'ex-tête de clan de mauvaise grâce.

-Salut ! S'écria bruyamment Hashirama.

-Premier Hokage !

Himawari accourut vers lui, et le ninja la saisie en plein vol. Il la hissa ensuite sur ses épaules, riant à gorge déployée avec elle.

Madara ne put se retenir de sourire en voyant cela.

-C'est haut, s'exclama la petite fille avec ravissement. Encore plus haut que sur les épaules de papa ! Vous êtes grand !

-Eh ! Protesta Naruto, visiblement vexé à voir son air boudeur.

-Ne faites pas cette tête, septième Hokage, intervint Hitomi. –Mito m'a toujours dit que ce n'était pas la taille qui comptait, mais comment on s'en ser… Hmph !

-Hitomi ! Hoqueta Madara, scandalisé, tout en lui plaquant une main sur la bouche.

Il se tourna vers Hinata :

-Je suis désolé, siffla-t-il, malheureusement, il y dans mon entourage des personnes à… L'influence néfaste.

La femme lui sourit avec ce qui semblait être indulgence.

-Pas de soucis, lui dit-elle, les enfants répètent souvent ce qu'ils entendent. Boruto faisait pareil lorsqu'il était plus jeune.

Comme pour justifier ses propos, elle enroula ses bras autour des épaules de son fils qui rougit d'embarras.

-Maman ! Gémit l'adolescent, gêné.

Avec un soupir, Madara relâcha son élève à l'instant même où Hashirama passait un bras sur son épaule.

-Alors Naruto, gloussa-t-il. –Tu nous fais visiter un peu ?

Le septième Hokage hocha la tête.

-Peut-être plus tard, répondit-il, nous allons d'abord dîner. Il se fait tard et Hinata met un point d'honneur à faire manger les enfants à des horaires précis.

-J'ai aidé à préparer le repas ! Déclara soudain Himawari en ne s'adressant à personne en particulier.

Elle était toujours perchée sur les épaules d'Hashirama.

-Oh, alors j'ai hâte d'y goûter, dit l'homme. –Tu ne penses pas Madara ?

Sa prise sur son épaule se resserra.

-De même, murmura l'Uchiha en attirant le regard d'Himawari.

Les yeux bleus céruléens de l'enfant se mirent à briller :

-Je peux toucher ? Demanda-t-elle.

Elle tendit la main, surprenant l'ex-tête de clan qui voulut reculer par réflexe. Ce fut sans compter le bras du premier Hokage le piégea sur place.

-Tou… Toucher quoi ? Siffla-t-il, raide comme un piquet.

-Vos cheveux. Ça à l'air doux.

-Himawari ! C'est impoli, chérie ! Haleta Hinata qui se précipitait déjà sur eux.

-Bien sûr que tu peux !

Une nouvelle fois, Hashirama prenait des initiatives sans le consulter.

-Ne t'inquiète pas, ajouta-t-il, il ne mord pas. Enfin… La plupart du temps.

La fillette n'eut pas l'air de l'entendre. Avec un son joyeux, elle se pencha en avant, et plongea sa petite main dans la masse onyx.

Les pupilles de l'ex-tête de clan se dilatèrent et, si c'était possible, il se tendit davantage.

-C'est encore plus doux que la fourrure de Kurama-chan ! S'extasia-t-elle, émerveillée.

« Comment ça plus doux que ma fourrure ?! »

Naruto et Madara se plièrent en deux simultanément.

En proie à une folle colère, le Kyuubi se manifesta :

« Sale gosse » Rugit-il sans se soucier du fait que la fillette ne pouvait l'entendre. « Comment oses-tu comparer la qualité de ma fourrure à ces poils de rats ?! »

-Bon sang… Grommela le septième Hokage, une main sur le ventre. –D'abords les cheveux d'Hinata lorsqu'elle les avait long, et maintenant ça ?

-Qu'est-ce qui se passe, s'enquit Hashirama.

Le shinobi avait placé une main sur le dos courbé de Madara qu'il caressait de haut en bas en attendant que celui-ci se redresse.

-Kurama… Je veux dire le Kyuubi, est en colère, répondit Naruto. Il est persuadé que sa fourrure est de la plus haute qualité, alors quand quelqu'un complimente les cheveux d'autrui, il se fâche.

-Oh ! Alors il est jaloux des miens aussi ? Demanda le premier Hokage.

Il enroula un doigt autour de ses mèches auburn, l'air particulièrement fier de leurs brillances.

-Non. Il ne les a même pas mentionné, lui répondit platement Naruto.

-Quoi, glapit-il l'homme, en sursautant et manquant de faire tomber Himawari de ses épaules. –Mais c'est injuste ! Comparé à Madara, j'en prends soin moi ! Ce renard n'est décidément pas objectif.

-Objectif ou pas, il me donne mal au ventre, persiffla Madara qui conservait une main contre son estomac.

-Nous ferions mieux d'aller dîner dans ce cas, intervint Hinata. –Je suis sûr que cela vous fera oublier votre douleur.

Rendu légèrement perplexe par le ton doux avec lequel la femme s'adressait à lui, Madara haussa un sourcil au moment même où deux mains, appartenant sans aucun doute à Hitomi, le poussèrent en avant.

-Allons manger ! Déclara la jeune fille en surgissant à ses côtés.

Boruto ne tarda pas à la suivre, entrant dans le salon où une grande table en bois, non éloignée du comptoir de la cuisine, occupait une bonne partie de l'espace.

-Venez Madara, lui intima Hinata en lui passant devant.

Un instant plus tard, l'Uchiha se risquait dans la salle de séjour, toujours confus par l'attitude de cette femme à son égard, qu'il jugeait déjà trop gentille pour son propre bien.

Il pouvait comprendre pourquoi Uzumaki Naruto l'avait épousé.

.

oOo

.

A son plus grand étonnement, Madara se surprit à apprécier la compagnie des Uzumaki.

Le dîner avait été délicieux et les sujets de discussion beaucoup moins simplistes de ce à quoi il s'était attendu.

Après soufflé les bougies, et avoir dégusté une part d'un gâteau aux fruits, les enfants avaient déserté la table pour monter à l'étage, laissant les adultes entre eux.

-Alors… Commença Madara, s'enhardissant à parler. –Que faites-vous dans la vie Hinata ? On ne parle que de votre mari et son rôle d'Hokage, mais pas de vous.

Tous à la table avaient consommés un peu d'alcool d'une bouteille que Naruto avait sortie immédiatement après le départ des plus jeunes. Grâce à cela, les langues se déliaient. Bien qu'ils ne fussent que légèrement pompettes, c'était plus que suffisant pour que tout malaise s'envolât.

Hinata lui fit un joli sourire, et croisa ses doigts sous son menton.

-Rien d'exceptionnel, répondit-elle, je ne suis qu'une simple femme au foyer. Je m'occupe des enfants et de la maison, voilà tout.

-Vous ne vous ennuyez pas ? Haleta Hashirama.

Madara lui assena aussitôt une claque sur l'arrière du crâne :

-Bien sûr que non qu'elle ne s'ennuie pas ! Le tança-t-il. –S'occuper d'enfants est un travail à temps plein. Je sais de quoi je parle : Tu m'en as collé trois sur le dos, tu t'en rappelles ?

-Oui, oui, gémit le premier Hokage. –Désolé. Pas besoin de me taper au passage.

L'ex-tête de clan se tourna de nouveau vers la femme qui observait leur interaction avec amusement. L'opposé de son mari qui semblait compatir au sort d'Hashirama.

-Vous êtes une Hyuga, reprit-il. –Avant d'être femme au foyer, n'avez-vous donc pas suivi une formation de kunoïchi ?

Il n'en était pas sûr, et son esprit embrumé ne lui facilitait pas la tâche, mais il croyait avoir déjà vu Hinata sur le champ de bataille.

-J'ai été kunoïchi, répondit finalement la femme en confirmant ses soupçons.

-Vous ne pratiquez plus ?

-Je n'en ai plus le temps.

-Vous devez avoir beaucoup perdu dans ce cas…

A l'écoute ces mots, Hinata redressa brusquement la tête.

-Hi… Hinata ? Balbutia Naruto, depuis sa chaise.

Il semblait soudain préoccupé.

Un bruit sourd retenti, et ils mirent plusieurs secondes à réaliser que le son provenait de l'ex-kunoïchi dont le coude venait de rencontrer la table. Une main en l'air, elle défia du regard Madara :

-Vous voulez parier ?

Le ninja en resta stupéfait : Elle l'invitait à faire un bras de fer, comprit-il.

-Hinata ! S'étrangla Naruto, choqué.

Les yeux écarquillés, il dévisagea sa femme comme si c'était la première fois qu'il la voyait.

Hashirama, lui, bien plus pragmatique, tenta de la raisonner avec des paroles apaisantes :

-Madame, dit-il, je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Madara à une sacrée poigne vous savez...

Cependant, ces mots ne semblèrent pas faire mouche, et Hinata garda ses yeux plantés dans ceux de Madara.

-Je peux le vaincre, répliqua-t-elle. –J'en suis convaincue.

-Hina…

-Attendez, l'interrompit l'ex-tête de clan, désormais intéressé. –Je pense que je vais répondre à son défi.

Uzumaki Hinata n'était pas quelqu'un de stupide. C'était une des premières choses que le ninja avait constaté en la rencontrant. Elle devait forcement avoir un as dans sa manche pour avoir l'air aussi confiante et il voulait découvrir lequel.

Avec un sourire carnassier, il tendit donc une main gantée dont l'ex-kunoïchi se saisit, et ce, malgré les avertissements de son mari et Hashirama.

La femme retroussa alors la manche du joli pull violet de son autre main et, à trois, le combat commença.

Comme prévu, Hinata était nettement plus faible que lui, et Madara n'eut même pas besoin de forcer pour résister à ses faibles poussés. Néanmoins, une chose l'intriguait : La femme ne paraissait peu dérangée par le fait qu'elle allait bientôt perdre en dépit de l'avoir provoqué en premier lieu.

Bien au contraire ! Celle-ci gardait une expression concentrée, ignorant les suppliques de Naruto qui lui recommandait d'abandonner avant de se faire mal.

Ennuyé par le septième Hokage, et le regard pesant d'Hashirama sur lui, l'Uchiha s'apprêtait à mettre fin au match lorsque, soudain, Hinata lui adressa un rictus malicieux.

Une fraction de seconde plus tard, elle levait deux doigts, et un nuage de fumée l'engloutissait toute entière. La seconde suivante, un Hashirama, nu comme au premier jour de sa naissance, lui offrait un sourire enjôleur.

Tétanisé, et perdu dans un océan de stupéfaction, il sentit à peine son poing toucher le bois de la table.

Il eut un lourd silence dans la salle.

Personne ne parla, ni ne bougea. Tous se contentèrent de fixer, avec un regard de merlan frit, Hinata/Hashirama toujours en tenue d'Adam.

-J'ai gagné, déclara finalement celui/celle-ci.

Madara poussa soudain un grand cri, et repoussa la table avec tant de force que sa chaise bascula en arrière, l'entraînant avec elle.

Il se retrouva, le cœur battant à la chamade et les joues rouges, les quatre fers en l'air.

-Madara ! S'écria aussitôt Hashirama (le vrai) en s'agenouillant à sa gauche.

Il lui souleva le dos, mais la tête du ninja retomba mollement en arrière.

Un nouveau son lui signala qu'Hinata venait de reprendre sa véritable apparence.

-Oh mon dieu ! S'exclama-t-elle en accourant son chevet. –Est-ce que ça va ? Naruto-kun m'avait prévenu que vous étiez en couple, alors j'ai voulu vous jouer un petit tour… Je n'imaginais pas que cela vous ferait autant d'effet. Je suis tellement désolée !

-Qu… Quoi ? Croassa Madara en revenant lentement à lui-même.

Il posa ses yeux sur Naruto qui détourna immédiatement les siens.

-Tu lui as dit ! L'accusa-t-il, indigné.

-C'est ma femme ! Rétorqua le septième Hokage. –Bien sûr que je lui dis tout !

-Je suis désolée ! Répéta Hinata d'une petite voix.

-Ce… Ce n'est rien, marmonna un instant plus tard Madara, en sentant tout sa colère fondre face au regard sincère de son dernier adversaire.

-Non mais sérieusement, déclara Naruto en s'immisçant de nouveau dans la conversation. –Vous ne l'avez jamais vu à poil ou quoi ? Vous attendez le mariage ?

-Mariage ?! Haleta Hashirama.

Visiblement troublé, il porta ses deux mains à son visage, oubliant totalement qu'il était censé retenir l'ex-tête de clan qui s'écrasa de nouveau à terre dans un son sourd.

-Madara-san ! Hoqueta Hinata.

-Ah… Zut ?

-Hashirama… Je vais te tuer… Ânonna Madara qui luttait actuellement contre un mal de crâne lancinant.

Il devait avoir l'air ridicule, là, étalé à sur le plancher et les jambes toujours accrochées au bord de la chaise.

Pour la énième fois, depuis le début de cette nouvelle existence, il se faisait complètement humilier.

Avec cela, son image de guerrier intrépide allait de nouveau en prendre un sacré coup.

-Je déteste ma vie, marmonna-t-il entre ses dents tout en se dressant sur ses coudes.

Hashirama voulut l'aider, mais il retroussa les lèvres, persuadant immédiatement son ami de ne pas lui prêter main forte.

Soudain, un son de cavalcade provenant des escaliers se fit entendre :

-Hey maman ! Est-ce que Hitomi peut rester dormir à la maison ce… Waouh ! Qu'est-ce qui s'est passé ici ?

Boruto, qui venait d'arriver en trombe, suivit de sa petite sœur et Hitomi, cligna des yeux, perplexe face au carnage qui lui faisait face.

-Ce… Ce n'est rien chéri, juste des choses d'adultes, lui dit Hinata en se forçant à sourire.

Elle s'avança, probablement avec l'intention de bloquer la vue aux enfants pour laisser aux trois hommes dans son dos le temps de se reprendre.

Ceux-ci ne perdirent pas une seconde pour remettre les choses en place. En un éclair, tout était de nouveau en ordre, et Madara sur ses pieds.

Pour se donner quelque peu contenance, le ninja s'épousseta avant de croiser les bras.

-Oh !

L'exclamation d'Hashirama les surpris tous. Comme un seul homme, toutes personnes présentes se tournèrent vers lui.

-Quoi ? Fit Boruto.

-J'oubliais, mais j'avais quelque chose pour vous. S'il te plaît Madara, tu peux le sortir ? Je l'ai glissé dans le rouleau de scellement que tu transportes partout avec toi.

Le visage de Madara passa de rouge vif à blanc pur en un éclair.

-Tu ne comptes tout de même pas leur donner… ça j'espère, murmura-t-il en reculant.

Sans le vouloir, il se heurta à Naruto qui se tenait derrière lui.

Il se retourna brusquement, le sharingan activé.

-Du calme ! Lui intima immédiatement l'Hokage en levant ses deux mains. –Qu'est-ce que veut nous donner Hashirama pour que tu te mettes dans un état pareil ?

-Une créature des enfers, il veut vous donner le diable en personne.

Naruto, ainsi qu'Hinata, parurent soudain inquiets; allant même jusqu'à échanger un regard préoccupé.

L'ex-tête de clan les comprenait : Que lui de toutes les personnes leur dise ça ne devait pas sembler rassurant.

-N'exagère pas Madara, intervint alors Hashirama, Manolo est très gentille.

-Très, renchérit Hitomi.

L'adolescente, les yeux luisant de malice, s'avança de manière prédatrice vers lui. Elle tendit ensuite la main et, subitement, tenta de la fourrer dans le col de la tunique mauve de son mentor, là où elle savait qu'il gardait le parchemin de scellement.

Prit de court par cet acte audacieux, le shinobi glapit bruyamment et tenta de repousser la jeune fille.

-C'est ça Hitomi ! S'exclama Hachirama. Tiens le bien ! Je me charge du reste.

L'Hokage joignit ses mains et, en réponse son geste, de solide pousse jaillirent du sol et s'enroulèrent autour des bras et des jambes de Madara. Le pauvre homme se retrouva alors plaqué au sol.

-Oh mon dieu, balbutia Hinata, rouge comme une pivoine.

Elle se tenait devant ses deux enfants, leur bloquant la vue de son corps tandis que Madara crachait et feulait des insultes qui tombaient dans l'oreille d'un sourd.

Hashirama, en quête du parchemin, ne se gêna pour enfoncer une main dans les vêtements de son ami.

-Alors c'est comme ça que vous vous y prenez… Marmonna Naruto, une main sous le menton, l'air particulièrement intéressé.

Et, avant même que Madara ait le temps de pousser un long hurlement rage, ou simplement le menacer de mort, Hashirama trouva ce qu'il cherchait :

-Je l'ai ! S'exclama-t-il en brandissant victorieusement le rouleau de scellement.

Tout en ricanant, il l'ouvrit et mordit son pouce qu'il plaqua contre le papier.

-Non ! S'écria l'ex-tête de clan, libérée, en bondissant sur ses pieds.

Un nuage de fumée envahi la pièce.

Lorsque celui-ci se dispersa, tous eurent le souffle coupé.

-C'est pas vrai… Gémit Madara en lorgnant l'horreur ce que tenait le premier Hokage entre ses mains.

C'était, contre toute vraisemblance, un cactus. Un cactus orange vif pourvu d'une petite fleur rose sur le côté gauche de son sommet.

-C'est… Un cactus ? Bredouilla Boruto, en déclarant l'évidence.

-C'est un cactus, répéta son père, tout aussi perplexe.

-C'est un cactus, confirma joyeusement Hashirama en agitant le pot de fleur. –Elle s'appelle Manolo !

-Elle ? S'étonna Hinata en s'avançant prudemment vers la plante.

La femme la contempla un instant, indécise.

-Euh… Merci je suppose ? Fit-elle en souriant nerveusement. –Mais pourquoi est-il -Je veux dire est-elle- orange ?

-Choix artistique, pépia fièrement Hashirama.

-Ah…

Il eut un moment de silence. Du moins, jusqu'à qu'Hitomi halète :

-Elle se réveille !

En effet, comme le prétendait la jeune fille, le cactus se « réveillait ».

Deux cavités noirs ou brillaient des points jaunes vifs, faisant probablement office d'yeux, s'ouvrirent en même temps d'un grand trou sombre sous ceux-ci.

Trou sombre qui s'élargit de plus en plus et, soudain, un cri suraigu, digne d'une banshee, retentissait.

Le son fut si élevé en termes de décibels qu'il rendit presque tout le monde sourd allant même jusqu'à les sonner momentanément.

Naruto fut le premier à réagir en s'emparant d'une fourchette et d'un couteau sur la table, formant un signe de croix avec.

Lui et son fils, Boruto, tremblaient comme des feuilles.

-Cactus ? Cactus ?! Cette chose ne peut pas être un cactus ! S'écria-t-il, à moitié hystérique.

-Un cactus hurleur dans ce cas ? Proposa Hashirama qui essayait de calmer la plante, gémissant, en la caressant.

Bien entendu il ne réussit qu'à se piquer.

-Une mandragore plutôt, grommela Madara.

Il rejoignit le cercle de personne entourant le premier Hokage, et balaya du regard la petite assemblée qui s'était formée autour de son ami.

-Si vous le souhaitez, je la brûle, déclara-t-il de but en blanc.

Les yeux de Naruto, Hinata et Boruto se mirent à briller d'espoir.

-Tu ferais ça pour nous ? Bégaya le premier, visiblement touché.

-Quoi ? Non ! Protestèrent en cœur Hashirama, Hitomi et, à leur grande surprise, Himawari.

La fillette s'empara d'ailleurs du pot de fleur qu'elle serra contre elle de manière protectrice.

Curieusement, Manolo cessa de gémir, et émit un son semblable à un ronronnement.

-Ne lui faites pas de mal ! S'écria-t-elle.

Ses yeux devinrent blancs, et des veines saillantes apparurent au niveau de ses tempes.

Le byakugan, réalisa Madara en haussant un sourcil.

S'il était vaguement intéressé par le phénomène, la famille d'Himawari, elle, paraissait inquiète.

-S'il vous plaît, papa, maman, on peut la garder ? Elle est gentille et mignonne.

L'ex-tête de clan ne fut même pas surprise par la demande. Dans un sens, il savait que cela arriverait. Il se décida donc d'observer en spectateur ce qui allait se passer par la suite.

Les réactions de la famille Uzumaki ne se firent pas entendre :

-Sûrement pas ! Répliqua Naruto en agitant ses ustensiles de cuisine.

-Madara avait raison, cette chose est le diable ! Hoqueta Boruto.

-Himawari… Chérie… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Bredouilla Hinata. –Pense à ce que les voisins vont dire s'ils entendent tout le temps crier comme ça…

-Elle ne criera plus ! Rétorqua la fillette, obstinée. –Elle a juste besoin d'amour.

Comme pour approuver ses paroles, Manolo ronronna encore plus fort lorsque l'enfant lui passa une main entre ses piquants.

-Ooooh, roucoula Hitomi, attendrie, tout comme Hashirama.

Toutes deux se pressèrent autour de l'atrocité.

-Abandonnez, soupira alors Madara au reste de la famille Uzumaki. –Hitomi m'a fait le même coup avec Gérard…

-Gérard ? Dit Boruto.

-Une plante dans le même genre dont Hashirama m'a fait cadeau, et qui a bien failli me dévorer Thorn et Toka, une de ses cousines.

Hinata eut l'air sur le point de défaillir.

-Et… Et comment vous vous en sortez avec elle ? S'enquit-elle, timidement.

-Je ne m'en sors pas, je survis.

Un ange passa.

-Au fait Naruto… Reprit Madara, en changeant de sujet, et se collant presque à l'homme.

Le blond parut étonné par cette soudaine proximité. Du moins, jusqu'à que l'Uchiha lève une paire d'yeux pourpre dans sa direction, un rictus menaçant aux lèvres.

-Tu vas me le payer pour avoir insinué, tout à l'heure, que moi et Hashirama avions des mœurs aussi dépravées.

L'Hokage déglutit bruyamment.

.

oOo

.

-Vous en êtes sûr ?

-Plus que sûr ! Nous avons pris la décision ensemble après tout.

-Je ne me rappelle pas d'avoir approuvé ce projet.

-Vous savez que Madara et moi sommes toujours sur la même longueur d'onde !

-C'est une blague ?

-Comment croyez-vous que nous avons construit Konoha sinon ?

-Est-ce que tu m'écoutes ?!

-Chut, pas en public. On en parlera plus tard, d'accord ?

Sous le regard abasourdi de nombreux ninjas, Hashirama tapota le crâne de Madara qui se sentait d'humeur à commettre un meurtre.

L'aube venait à peine de se lever que le besoin de démembrer son ami le démangeait.

Il se serait bien laissé contrôler par ce désir si Tsunade, Hitomi, Thorn, Naruto et sa famille, Sakura et Sarada, Shikamaru et ce qui semblait être sa femme, les genins qu'il avait entraîné, puis Kakashi, ne se trouvaient pas devant lui.

Tous s'étaient réunis devant les portes du village, en cette heure matinale, pour assister à leur départ.

Hashirama avait décidé (sans consulter Madara) qu'il serait une bonne idée d'aller explorer les contrés de cette époque. Ils visiteraient les diverses terres des nations élémentaires en un mois, et reviendraient à Konoha pour y passer les dernières semaines avant leur retour en leur temps.

Ils partiraient. Seulement à deux.

-Vous allez me manquer, sensei, déclara Hitomi.

-Bon débarras, grommela Thorn.

Madara hocha la tête, ignorant les mots de son invocation qui resterait au village.

-Tenez, dit Shikamaru en s'avançant vers les deux fondateurs.

Il leur remit à chacun une petite boite rectangulaire que les ninjas ouvrirent après un instant d'hésitation.

Ils y découvrirent avec surprise un objet pourvu de ce qui semblait être un écran noir.

-Qu'est-ce que c'est ? S'enquit Hashirama.

-Des portables, intervint Naruto en s'avançant. –Ils vous permettront d'entrer en contact avec nous. Nous vous en donnons deux au cas où vous en perdriez un. Pour les recharger, utilisez des raiton à très, mais alors très, petite échelle.

-Je n'ai pas besoin de cette chose, grinça aussitôt Madara.

Il regarda le « portable » avec dégoût.

-Oh ! Cette machine est incroyable ! Haleta son ami qui venait déjà d'allumer la chose.

-On peut même prendre des photos en couleurs ! S'extasia-t-il une seconde plus tard après s'être amusé avec le téléphone.

Il semblait parfaitement s'en sortir avec le téléphone contrairement à Madara que tous les génins entouraient.

Ils tentaient sans succès de faire comprendre le fonctionnement du portable au shinobi qui ne saisissait décidément rien.

-Sérieusement ! Même ma grand-mère s'en sortait mieux, se plaignit Chocho.

-Pareil, soupira Inojin.

-Quelqu'un a encore envie d'être jeté d'une falaise… Gonda d'une voix dangereusement basse Madara.

Les adolescents battirent immédiatement en retraite.

-Bon… Je pense qu'il est temps de partir…

Hashirama adressa à tous un sourire radieux.

-Passez le bonjour à papa si vous le croisez, leur dit Sarada alors que tous leur faisaient leur adieux.

Si la plupart leur serrèrent la main, recommandèrent à Madara (comme Kakashi) de contrôler ses nerfs, d'autres, comme Temari, préférèrent garder leur distance.

L'ex-tête de clan s'apprêtait à tourner les talons, lorsque la main de Tsunade s'abattit sur lui.

Il jeta un regard ennuyé par-dessus son épaule.

-Toi… Commença la femme de façon menaçante. –Si tu poses un seul doigt sur mon grand-père durant ce voyage… Je te le ferais payer, c'est compris ?

-C'est plutôt lui qui pose ses doigts sur moi, rétorqua l'homme sans vraiment réfléchir à ce qu'il disait.

Bien entendu, il faisait référence à la mauvaise habitude qu'avait son ami de lui passer un bras autour du cou, ou simplement lui caresser la tête. Malheureusement, il s'aperçu s'aperçut trop tard que ses paroles pouvaient avoir un double sens.

Double sens qui n'échappa pas aux adultes présents, à voir le silence qui s'installa.

Tous, sans exception, les dévisagèrent avec stupéfaction, bouche-bée.

La main de Tsunade quitta rapidement son épaule, comme si celle-ci l'avait brûlée.

Madara blêmit.

-Ce… ce n'est pas ce que je voulais dire ! Siffla-t-il d'une voix étrangement enrouée en luttant contre la panique qui l'envahissait.

-N'allez pas prendre ça dans le mauvais-

-C'est un sacré coming-out dis-donc !

Naruto lui coupa la parole, venant se poster ses côtés et lui passant un bras sur ses épaules et ruinant par la même occasion toutes ses chances de nier sa dernière affirmation.

-C'est très courageux de ta part, déclara le septième Hokage sans se douter une seconde qu'il s'enfonçait dans les problèmes jusqu'au cou. -Hashirama m'a confié à quel point tu étais gêné par ta sexualité. Il n'y a pas de quoi tu sais.

-Par le Sage… Murmura soudain Sakura, les mains devant sa bouche. –Comment ne m'en suis-je pas rendu compte avant ?

-Quoi ? Bredouillèrent Shikamaru et Shikadaï d'une même voix.

-Moi je m'en doutais, renifla dédaigneusement Temari. –Ne me demander pas comment, mais je m'en doutais.

-Je ne vois pas ce qu'il y a de si exceptionnel à ça… Soupira Kakashi.

Il abaissa le livre qu'il lisait, révélant la moitié inférieure de son visage dissimulé par un masque.

-Au passage, Naruto, je te conseille de t'écarter de Madara très vite, ajouta-t-il brièvement avant de reprendre sa lecture.

En effet, l'homme tremblait de rage contenue.

-Vire ton bras de mon épaule, siffla-t-il venimeusement. –Sinon, je te l'arrache. Et je sais que ce n'est pas ta prothèse cette fois.

Il était au courant pour le bras synthétique du septième Hokage : Il l'avait, après tout, arraché lors de l'anniversaire d'Himawari et Boruto, pour se venger des propos dégradant –de son point de vue- qu'avait proféré l'homme à son encontre et celui d'Hashirama.

Naruto ôta rapidement son bras, et recula de plusieurs pas.

Honteux, Madara leur tourna le dos, puis s'empara du col de son compagnon de route qu'il entreprit de traîner à sa suite, hors du village.

-Nous partons, déclara-t-il, avançant tête baissée.

-Tu es en colère ? Balbutia Hashirama.

-Comment as-tu osé lui parler de notre vie privé ! Explosa soudainement Madara en s'emparant, cette fois, de l'oreille de l'homme.

-J'étais ivre ! Couina celui-ci. Ça m'a paru une bonne idée sur le moment.

-Eh bien ce ne l'était pas !

-Mais…

-Pas de « mais », je vais te le faire payer au centuple !

.

oOo

.

A l'entrée du village, tous observèrent sans un mot les deux shinobis de légende s'enfoncer de plus en plus dans la forêt bordant le village.

Parfois des échos de ce qu'ils disaient leur parvenaient, et il était facile d'en déduire qu'Hashirama allait passer un très mauvais quart d'heure par la faute d'Uzumaki Naruto.

Cependant, les personnes présentes étaient bien trop choquées pour ne serait-ce commenter un seul de ces morceaux de phrases qui leur parvenaient.

Senju Tsunade semblait particulièrement traumatisée à voir ses yeux hantés.

-Le grand dadais va être li-tté-ra-le-ment démembré, s'exclama finalement Thorn, l'air très enthousiasmé par cette perspective.

-Tu penses que le premier va s'en sortir, qu'ils vont s'en sortir à cette époque ? Demanda alors Sarada en se penchant vers Hitomi.

-Bien sûr ! Déclara l'adolescente.

Elle mentait. Elle n'en avait aucune idée.

Mais de toute manière, quoiqu'il arrive, elle savait que si les deux hommes rencontraient des problèmes durant leur voyage, son mentor les réduirait en cendres à vue.


Et voilà ! C'était le chapitre 27 !

Je tiens à vous le dire directement, mais je ne m'étalerai pas sur le voyage de Madara et Hashirama hors du village. Ils feront simplement du tourisme et prendront des photos (du moins Hashirama prendra des photos. Madara, lui, se contentera de continuer à ne rien comprendre au téléphone. Ce dont le Kyuubi –bien plus doué que lui avec les nouvelles technologie- profitera. Par là, je veux dire qu'il l'incitera à taper dans la barre de recherche des trucs du genre « www. » et bien d'autre encore).

Mais bon… Si j'ai d'autres choses à ajouter, ce sera plus tard. Pour l'instant, et comme promis dans le dernier chapitre, je vous laisse avec les…

Commentaires en vrac ! :

-J'espère que je n'aurais pas rendue Hinata trop Oc. Je sais qu'elle est douce en temps normal, mais elle peu faire preuve de sévérité aussi (surtout dans Boruto). A force de côtoyer Naruto, elle a bien dû s'endurcir et se forger le caractère. D'où le tour qu'elle joue à Madara.

-Manolo terminera dans le département de torture. (Je suis convaincue qu'un tel département existe toujours, bien que ce ne doive pas être quelque chose « d'officiel »)

-Il suffira de mettre Manolo sous le nez des personnes interrogées pour que celles-ci avouent tout.

-Bien sûr, il aura ses jours de congé le samedi et dimanche où il pourra se faire dorloter par Himawari et traumatiser tout le reste de la famille Uzumaki.

-D'ailleurs je pense que vous avez tous réaliser pourquoi il s'appelait Manolo…

-C'est un cactus (croisé Dionée attrape-mouche et Droséra au passage). Donc qui dit cactus dit pays à la température aride. Et qui dit pays à la température aride dit aussi Mexique, qui veut aussi dire pays hispanophobe.

-Ce qui nous donne :

-Cactus + Mexique + Pays hispanophobe = Blague pourrie de l'auteur sur les prénoms cliché espagnol.

-Ceci est probablement la meilleure équation de toute ma vie.

-Finalement, j'aurais peut-être pu aller en S au lieu d'en L avec tous les autres tarés.

-Bonjour les préjugés XD En plus c'est bien la L : Vous n'avez pas besoin de weed pour vous sentir drogué.

-Avec nous, le commerce illégal d'Hashirama aurait bien vite fait faillite.

-Ah, mais maintenant que j'y pense… S L ES n'existe plus aujourd'hui je crois…

-Bref, vous saviez aussi qu'à l'origine Manolo était censé s'appeler Cactus Gonzales ?

-C'était pour faire une référence à Speedy Gonzales, mais c'était tellement pété que, même moi, je ne me suis pas risquée à faire un jeu de mot aussi pourri.

-En plus rien à voir entre une gerbille (excusez-moi, mais à mes yeux Speedy n'est pas une souris) et un cactus.

-Ariba ! Ariba !

-Clichés ! Clichés everywhere !

-Aucun rapport, mais je tiens à vous informer que Thorn est le personnage le plus OP de cette fic. Personne ne peut la vaincre. Pas même Madara ou Hashirama.

-Vous l'aurez compris, celle qui va débuter la cinquième grande guerre ninja, ce n'est pas le gars là « Kawaki » ou je ne sais quoi, mais bel et bien Kurotsuchi.

-La pauvre finira par péter un câble avec Thorn à ses côtés.

-Thorn qui s'entendra d'ailleurs très bien avec Ônoki avec qui elle deviendra BFF.

-Les deux se plaindront des jeunes d'aujourd'hui.

-Toujours en parlant de Thorn (Eh oui, car elle est très populaire apparemment). Madara a mentionné le fait qu'elle lui servait de « chien guide », hors de champs de batailles, lorsqu'il devenait aveugle.

-Il a juste oublié (ou plutôt évité) de préciser qu'elle était vraiment nulle en tant que tel.

-Un extrait de ses compétences en guidage pour vous :

-Va à gauche !

*SPLACH !*

-…

-…

-…Bon… C'est vrai, je l'admets : Je confonds ma droite et ma gauche. Mais essaye de voir le bon côté des choses : Les bains de boue sont très bons pour la peau d'après ce qu'on m'a dit.

C'est tout pour aujourd'hui.

Voilà. Avant de partir, je tiens à remercier les gens qui m'ont laissé des review. C'est grâce à vous que je continue cette histoire. Je sais que je me plains souvent à ce sujet, mais je dois avouer me sentir désappointée car, depuis que j'ai annoncé que la fic en était quasiment à sa fin, les review (sauf pour le dernier chapitre) ont nettement diminué. Ce qui me prouve que soit, la qualité de la fic a baissé, ou alors les gens se disent que, de toutes manières, quoi bon mettre un commentaire si l'auteur va finir son histoire.

En tant que personne qui met beaucoup de review (surtout en anglais ou en espagnol à vrai dire vu que je lis rarement des fanfic française), je trouve ce mode de pensée un peu surprenant. Mais bon, il faut de tout pour faire un monde ^^

Allez, j'espère que ce chapitre sera parvenu à vous séduire et, surtout faire rire car c'était un peu son but. Dedans, Thorn y a acquis une place et un rôle particulier (peut-être l'avez-vous deviné).

Bref, je vous dis à la prochaine ^^