Relecture :Brynamon.

Voici enfin l'épilogue de ma première fic commencée il y a bientôt neuf mois.

Neuf mois c'est symbolique ! -)

Concernant le magicide dont Remus est accusé relisez le chapitre 7 et non 5 comme je l'avais mentionné à certains d'entre vous. De plus, j'ai modifié un détail : c'était un homme à l'origine mais pour les besoin de mon intrigue j'ai préféré que ce soit une femme.

Pour ceux qui souhaitent connaitre la suite, retrouvez-moi avec « Réminiscences » dont je publierai le premier chapitre dans quelques jours.

Bonne lecture !^^


EPILOGUE


POV REMUS

Ça faisait déjà deux heures que j'attendais dans cette petite pièce sombre, éclairée seulement d'une unique boule lumineuse. Assis sur ma chaise inconfortable, mon front reposait sur mes paumes, les coudes sur la table en faux bois.

Je ressassai les derniers évènements.

Une femme avait été tuée au Canada il y a environ deux semaines. Elle portait des traces d'agressions d'une rare violence qui les avaient conduit jusqu'à moi. Privé de ma baguette, j'avais été arrêté sans cérémonie sous les yeux étonnés de Davies et de Jasper. En état de choc, j'avais crié mon innocence avec véhémence, leur signalant qu'ils se trompaient lourdement. L'Auror Damon m'avait alors regardé durement, ordonnant à son collègue de m'emmener au QG. Il allait laisser Jasper partir quand l'Auror Chase avait spécifié que lui aussi était sur la sellette pour complicité. Il nous avait sorti une photo figée, où l'on nous voyait tous les deux ensembles. Je n'avais pas reconnu l'endroit mais Jasper oui vu comment il avait froncé les sourcils. L'Auror Chang de l'annexe du QG d'Ottawa située à Calgary au Canada leur avait envoyée cette photo. J'avais été effaré quand il nous avait précisé que Harry avait été mis au courant de cette enquête avant son arrivée à Forks. Pourquoi ne m'avait-il rien dit ? Je m'étais senti si mal d'entrainer Jasper dans ma galère que je n'avais pas osé le regarder en face. Nous avions donc transplané ici, et Jasper avait été emmené dans une autre salle. Ils voulaient nous interroger séparément. Depuis je n'avais pas de nouvelles. J'étais si fatigué, mon cerveau travaillait au ralenti. J'avais le cœur lourd.

Teddy…

Ma première pensée avait été pour lui quand on m'avait arrêté. Il devait se demander où j'étais. Il allait s'inquiéter, ou pire encore croire que je l'avais abandonné. Cette idée insupportable me redynamisa. J'appelai de nouveau quelqu'un à tue-tête pour qu'on me libère. J'étais innocent !

Enfin je l'espérai...

J'avais encore beaucoup de souvenirs manquants d'avant mon arrivée à Forks.

Personne ne vint. J'avais soif et faim. Une autre heure passa constatai-je en regardant vers la pendule. Déjà midi ! Je me levai, les jambes engourdies et fis le tour de la pièce comme un lion en cage.

-Laissez-moi sortir ! Hurlai-je, sentant l'angoisse monter.

J'étais si fatigué et si las de lutter. Je saisis la poignée de la porte et tirai, tirai, tirai dessus sans résultat. Je mis un coup de pied de dépit dans la porte. Je passai mes mains dans mes cheveux, frottai mon visage, comme si tout allait s'effacer. Mais il n'en fut rien. Je m'appuyai contre le mur et me laissai tomber au sol. Ma cuisse droite me lançait un peu, je la frottai. J'avais enfin compris pourquoi je m'étais réveillé blessé chez les Cullen. Jasper n'avait rien voulu me dire à l'époque pour ne pas me faire peur, je pense. Mais il était clair que j'avais muté en loup-garou la veille lors de la pleine lune. Je me rendis compte alors qu'il était impossible que j'ai pu tuer quelqu'un sous ma forme lupine car je ne me transformai qu'une fois par mois à peu près à la même période. Ce qui ne correspondait pas avec ce qui m'avait été dit en lors de mon arrestation.

J'ouvris les yeux et me relevai avec du mal. Je me remis à tambouriner contre la porte, excédé de ne pas être entendu.

Je me rendis compte que j'avais besoin d'aller aux toilettes.

La porte s'ouvrit finalement, laissant entrer une femme. Une grande et belle jeune femme d'une quarantaine d'années, l'air revêche. Ses yeux noisette me toisèrent sans chaleur. Son uniforme d'Auror noir, augmentait cet effet négatif. Elle m'ordonna de me rasseoir et s'assit face à moi.

-Je suis Félicia Williams, Chef des Aurors. Monsieur Lupin, avez-vous bien compris de quoi vous êtes accusé ?

Je hochai la tête.

-La nuit du 16 mai 2006, Doris Devreau, journaliste, a disparu alors qu'elle rentrait de son travail après 23h. Elle a été retrouvée une semaine plus tard dans une ruelle, au milieu des poubelles d'un restaurant moldu de Sudbury. Elle s'était vidée de son sang, le cou en partie arraché et aurait souffert longuement avant de rendre son dernier souffle.

Elle resta impassible alors qu'elle me débitait toutes ces horreurs. Je repris contenance, effaçant ces visions de cauchemars et commençai à lui expliquer ma théorie quand elle coupa court illico, d'un simple signe de la main elle me fit taire.

-Je n'ai que faire de vos balivernes, nous avons des preuves contre vous, Monsieur Lupin. Et c'est un aller simple pour le baiser du détraqueur que vous aller gagner.

Je pâlis comme jamais. Elle sembla satisfaite, son sourire, révélant des dents blanches parfaites, était presque carnassier. Cette femme ne devait pas connaitre la compassion et se délectait surement du malheur des autres.

-L'Auror et Survivant Potter a été mis au courant à l'instant. Il vous rejoindra au Canada car vous allez être extradé là-bas pour y être jugé.

-Jugé…murmurai-je accablé.

Elle m'ignora et se releva.

-Ne croyez pas que le fait d'avoir quelqu'un de si estimé parmi vos amis vous fera éviter la prison Monsieur Lupin. Vous avez tué quelqu'un !

-Ne suis-je pas présumé innocent ?

-Cela ne se passe pas comme ça dans notre pays, ni au Canada d'ailleurs.

Je la fixai avec colère. Elle m'avait déjà condamné.

-Et mon fils ? Demandai d'un ton sec.

-Il pourra vous voir à la prison d'Anthuros dans le quartier de haute sécurité. Vous resterez là-bas le temps d'être jugé. Vous allez être escorté par trois de nos meilleurs membres sous haute surveillance. Ils viendront vous chercher dans moins d'une heure. Mon assistante va vous ramener une collation, je ne veux pas être accusée de non-respect des droits des sorciers.

-Et Jasper ?

-Monsieur Jasper Hale ne sera pas inquiété, il a pu rentrer chez lui.

Elle quitta la pièce sans un regard.

Je fermai les yeux, ému. Serrant les poings, j'essayai de trouver comment j'en étais arrivé là.

Un flash me traversa l'esprit, c'était la vision d'une femme brune d'une trentaine d'années allongée, les yeux gris, ouverts et vitreux. Ses vêtements moldus blancs déchirés et tachés de sang. Elle était dans un bois, il faisait nuit. Un filet de sang coulait de sa bouche.

Est-ce possible ?


N'oubliez pas !

Rendez vous pour le chapitre un de : « Réminiscences» dans quelques jours.

Et merci encore d'avoir suivi cette première partie jusqu'au bout !