Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Je ne sais pas si j'ai du retard (probable) mais je m'en excuse beaucoup ; je n'ai plus le temps que j'avais avant pour écrire même si j'ai moins de cours qu'au lycée.
Je ne vous promets pas la suite pour dans 2 semaines, mais je la posterai au plus tôt possible
Je vous embrasse
Marysol
Chapitre 27
Si beaucoup avaient tendance à dire que Poudlard était un endroit où le chaos était maitre, jamais au grand jamais, ils n'auraient pu imaginer que le chaos Poudlarien prendrait un jour cette allure. Car ce qui arrivait en ce moment dans cette école, personne n'aurait ne serait-ce imaginé cela possible. Il est vrai que plusieurs élèves encore aujourd'hui présent se souvenaient bien du chaos crée pendant 7 ans par les jumeaux Weasley, ou encore par Harry Potter qui avait tendance à faire des choses pour le moins remarquées et souvent dangereuses avec ses deux amis qu'étaient Hermione Granger et Ron Weasley. Les professeurs pouvaient également se souvenir des Maraudeurs qui n'avaient pas été des plus calmes pendant leurs années. Mais cela, tout cela ensemble, ce n'était.
Dans ce cas, même le Directeur ne semblait pas avoir prévu cela, il ne semblait pas penser que cela puisse arriver un jour.
Severus Snape était absent à ses cours.
HPSSHPSSHPSS
Voilà deux semaines qu'il n'avait pas fermé l'œil. Deux semaines que son amant était malade, ou empoisonné, ou maudit il ne savait pas, il n'arrivait plus à avoir d'idées quant à ce qu'il lui arrivait. Il avait essayé tout ce qu'il connaissait comme magie, noire et blanche comme potions, allant jusqu'à en créer. Mais rien ne marchait. Il avait tellement peur qu'il ne se remette pas, qu'il ne puisse pas le sauver.
Il ne dormait plus, il ne mangeait plus, il ne sortait plus il essayait juste de le sauver. Il ne s'accordait des pauses que pour aller le voir, le voir s'éveiller les quelques minutes où il était là, pour se rendormir au bout de 10 minutes, n'arrivant pas à tenir plus longtemps.
Il avait au début pensé à aller voir Dumbledore, mais aurait-il pu réellement l'aider ? Il en doutait. Il était peut-être un sorcier très puissant, il n'avait pas non plus de connaissances que lui dans la médecine et les maléfices, au contraire. Et il aurait fallu qu'il explique leur relation à Dumbledore, qui, même s'il était sûrement déjà au courant –cela aurait expliqué l'attitude de McGonagald- aurait passé plus de temps à lui poser des questions dessus qu'à l'aider à sauver Harry.
Il ne l'avait donc dit à personne. Pas même à l'amie d'Harry, Granger. Il ne voulait pas qu'on sache. Mais cela faisait 2 semaines, et Harry n'allait pas mieux. En revanche, il n'irait pas la voir lui-même. Il enverrait un elfe lui dire qu'il était malade et qu'ils ignoraient ce qu'il avait. S'il refusait d'admettre que Dumbledore saurait peut-être quoi faire, il ne pouvait nier que Miss Granger possédait sûrement plus de connaissances que tous les Gryffondors réunis.
Lana partit donc pendant la soirée chercher la jeune fille. Elle devait normalement être dans son dortoir à Poudlard, et elle n'aurait qu'à transplaner avec l'étudiante pour l'amener ici. Il espérait juste qu'elle ne poserait pas énormément de questions et ne poserait pas de problèmes. Sinon, il n'aurait pas d'autre choix que de se dévoiler à elle, qu'elle comprenne que la situation était désespérée.
HPSSHPSSHPSS
— Miss Granger ?
Tous les étudiants de Gryffondor fixaient la petite elfe de maison qui était apparue au milieu de la salle commune. En temps normal, peu auraient réagi mais là, l'elfe ne portait pas une taie d'oreiller avec des trous, mais une chemise blanche, un pantalon et des chaussures tous deux noirs. Aucun n'avait jamais vu un elfe habillé –pour ceux qui en avait déjà vu.
— Miss Granger ? Répéta-t-elle en regardant autour d'elle.
Maitre Severus l'avait envoyée chercher l'étudiante dans son dortoir, mais elle n'y était pas, alors elle n'avait pas osé demander à ses camarades de chambre qui était en train de parler entre elles. Elle s'était alors dit qu'elle serait dans la salle commune, mais elle commençait à regretter son idée en voyant tout le monde la fixer…
— Tu es une des elfes d'Harry… Murmura quelqu'un vint s'agenouiller face à elle après s'être levé d'un fauteuil. Lana c'est ça ?
— Oui, Miss, répondit-elle après quelques secondes, surprise de voir quelqu'un se mettre à son niveau pour lui parler. Lana doit vous emmenez voir Harry Potter.
— Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle précipitamment. Ça fait deux semaines qu'on ne l'a pas vu et il ne répond pas aux hiboux…
— Lana n'a pas le droit de vous dire Miss, il faut juste que vous veniez.
A une époque, elle aurait hésité, elle aurait demandé conseil à Ron. Mais aujourd'hui, elle savait agir seule et n'avait plus besoin d'un idiot pareil pour lui dire quoi faire. Alors elle prit la petite main que l'elfe lui tendait et se prépara à transplaner, sous le regard ébahit des occupants de la salle commune, et celui coléreux de Ron.
HPSSHPSSHPSS
Il lui fallut quelques instants pour comprendre où elle était –chez Harry. Mais elle ne s'en préoccupa pas bien longtemps quand elle réalisa où il était. Elle ne réfléchit pas et se jeter sur le lit pour s'assurer qu'il respirer encore. Une fois ce constat fait, elle s'autorisa à respirer elle-même de nouveau.
— Lana, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Depuis combien de temps est-il dans cet état ? Vous avez attendu 2 semaines pour prévenir quelqu'un ?
— Je… Je ne peux pas vous répondre. Je vous ai amené ici si jamais vous saviez ce qu'il pourrait avoir.
Elle avait envie d'hurler sur l'elfe de maison, mais elle savait que cela n'amènerait à rien et elle ne voulait pas la blesser. De plus, elle se doutait que le compagnon d'Harry avait dû s'occuper de ce dernier, mais ne sachant pas ce qu'il allait, avait fini par faire appel à quelqu'un d'autre.
Elle posa délicatement sa main sur le front d'Harry, qui était, sans surprise, brulant et couvert de sueur. Elle ne doutait pas que si on avait voulu qu'elle vienne c'était parce qu'elle était né-Moldu et très bonne élève, et qu'ainsi, elle penserait peut-être à une maladie auquel un sorcier n'aurait pas pensé ou ne connaitrait pas.
Elle n'avait pas de connaissances particulières en médecine, mais elle avait été malade enfant, comme tous les enfants donc peut-être qu'elle trouverait quelque chose qui correspondrait. Mais ce qu'elle ne comprenait pas, c'est qu'il possédait plus de magie que n'importe qui dans le monde, et pourtant, il était malade depuis deux semaines. Sa magie aurait dû le soigner depuis bien longtemps, même l'empêcher de tomber malade. Et pourtant, il était là, allongé devant elle, tremblant, pâle, malade. Elle ne comprenait définitivement pas, et ça aurait presque pu la mettre hors d'elle. Mais actuellement, le plus important c'était qu'Harry guérisse, quoi qu'il ait.
Elle passa longtemps à noter sur un parchemin toutes les maladies moldus qui lui venaient à l'esprit. Tout ce qui provoquait fièvre et très grande fatigue. Malheureusement, elle avait trop peu d'informations pour pouvoir savoir ce qu'il en était vraiment mais il était quasiment certain qu'il souffrait d'un mal Moldu.
— Lana ? Appela-t-elle.
L'elfe apparut en s'inclinant.
— Je pense qu'il souffre d'une maladie Moldue, donc quelque chose que la magie ne connait pas et ne sait donc pas contrecarrer, même la sienne, aussi puissante soit-elle. Le problème, c'est que je ne peux pas deviner ce qu'il a avec ce que je sais, il me manque des données. Peux-tu donc me permettre de parler à la personne qui s'occupe de lui ?
— Je… Lana va voir ce qu'elle peut faire.
Et elle disparut avec un bruit assez sourd. Bruit qui avait suffi à se faire s'agiter Harry.
— Harry, tu es réveillé ?
Elle l'entendit murmure quelque chose d'inaudible. Elle se rapprocha alors, intrigué parce qu'il pouvait essayer de dire.
— Sev…
Non… Etait-ce… ?
Mais la porte de la chambre s'ouvrit avant qu'elle n'ait eu le temps de terminer sa pensée.
HPSSHPSSHPSS
Il aurait dû refuser, il le savait très bien. Il n'y avait rien de bon dans ce qu'il allait faire là, mais la vie d'Harry était en danger, alors il n'avait pas le choix. Il lui effacerait la mémoire si jamais elle venait à vouloir parler. La seule chose qui l'avait convaincu c'est qu'elle semblait avoir un semblant d'idée quant au mal qui le rongeait, et il était prêt à tout pour le sauver.
Du salon, il devait se rendre dans la chambre d'Harry. Si habituellement il transplanait au 1er et montant ensuite à pieds là, il n'était pas en état de faire le trajet à pieds. Il ne se doutait d'ailleurs pas qu'il entendrait toutes les pensées de Granger quant à ce à quoi il ressemblait. Mais en avait-il réellement quelque chose à faire ? Non. Il avait arrêté d'en avoir quelque chose à faire depuis longtemps. Alors il transplana devant la porte et la poussa sans se soucier de lui faire peur.
HPSSHPSSHPSS
Elle ne le reconnu pas tout de suite. L'aurait-elle reconnu si Harry n'avait pas murmuré son prénom quelques secondes plus tôt ? Elle en doutait fort. Le grand et redoutable Severus Snape, toujours vu dans ses éternelles robes noires, avec un regard imperturbable ancien Mangemort et espion de l'Ordre ressemblait aujourd'hui à un homme qui aurait cessé de s'occuper de lui.
Il portait un pantalon noir, ample une chemise également noire, mais cintrée, qui mettait beaucoup plus à l'avantage l'homme qu'une robe boutonnée jusqu'au cou. Mais le plus marquant n'était pas sa tenue. Non, le plus choquant c'était son visage. Son teint était pâle, peut-être même plus que celui d'Harry, ses yeux rougis et fatigué, ses traits tirés et son regard totalement perdu.
Si certains auraient vu un homme qui s'était laissé aller, Hermione voyait en ce moment dans Severus Snape la première vraie trace d'humanité qu'elle n'avait jamais vue chez lui. Cet homme qu'elle avait toujours cru froid et allergie à toute forme de relation se retrouvait aujourd'hui lui-même au bord du gouffre alors que son amant était malade.
Elle avait eu peur pour Harry, quand celui-ci lui avait dit que cette fois-ci, sa relation marcherait, qu'il n'en doutait pas. Mais à présent, maintenant qu'elle avait vu Snape dans un tel état, pour lui, à cause de lui elle ne doutait plus. Elle ne doutait plus une seule seconde que cet homme serait prêt à donner sa vie pour celle d'Harry.
— Miss Granger, la salua-t-il.
— Professeur.
— Merci d'avoir accepté de l'aider.
— C'est mon meilleur ami, répondit-elle simplement.
Elle n'était pas vraiment capable de formuler de longue et belle phrase actuellement. Même si elle tentait de ne rien laisser paraitre, elle devait se remettre de cette nouvelle pour le moins bouleversante.
— De quoi avez-vous besoin pour savoir réellement ce qu'il a ?
— Je ne peux pas le savoir moi-même. Il faut l'emmener chez un médecin Moldu. Je peux le faire, si vous le souhaitez, rajouta-t-elle en voyant du désarroi dans son regard. Il faudra juste que vous ou un des elfes me fasse transplaner avec lui que je puisse ensuite m'occuper de lui dans le monde Moldu.
— Il n'est pas capable de se déplacer, Miss Granger. C'est à peine s'il reste éveillé.
— Dans ce cas vous viendrez avec moi. Vous pouvez le porter non ?
Severus était déstabilisé devant cette adolescente tellement mature et à même de prendre des décisions pour quelqu'un de son âge. Et elle ne se laissait pas dépasser par la situation alors qu'elle venait d'apprendre que son meilleur ami était l'amant du professeur honni de tous à Poudlard. Pendant un instant il s'était demandé si elle n'était pas déjà au courant, mais la surprise qu'il avait vu passer sur son visage quand il était arrivé, elle n'avait pu la simuler.
— Soit. S'il le faut. Pouvons-nous y aller dès ce soir ?
— Je… Attendez.
Elle lança un rapide sort pour savoir l'heure qu'il était : 20h47.
— Il n'y a plus de médecin d'ouvert, mais on peut l'emmener aux Urgences, ce qui est peut-être une meilleure idée vu son état.
Elle capta le regard de Severus qui ne comprenait pas les termes qu'elle employait.
— Les Urgences c'est une partie d'un hôpital qui s'occupe des cas qui arrivent toute la journée et toute la nuit lorsqu'ils sont urgents. Vu son état et vu l'heure, c'est le meilleur endroit où aller. Vous êtes prêt à partir ?
Il ne répondit même pas. Il s'approcha du lit et s'empara d'Harry comme s'il ne pesait rien. Elle ne put retenir un sourire en voyant qu'Harry déposait de lui-même sa tête contre le torse de son amant. Il était heureux, c'était tout ce qui lui importait.
—Transplanez avec Lana, je vous rejoins.
Elle se concentra pendant quelques secondes pour se souvenir d'un hôpital où elle avait été petite, et qui existait toujours aujourd'hui normalement. La seconde d'après, elle était dans un petit coin du parc qui était caché par les arbres et les buissons. Severus et Harry apparurent quelques secondes plus tard.
— Bien. A présent, laissez-moi parler, sauf si on vous pose des questions sur son état ces derniers jours.
En temps normal, il aurait lancé un sort, ou collé plusieurs semaines de retenues à la personne qui aurait osé lui parler comme ça mais ici, c'était Granger qui décidait et qui savait quoi faire pour aider Harry, donc il n'allait pas se risquer à la provoquer.
Il la suivit à travers le parc, jusqu'à une immense porte transparente qui s'ouvrit toute seule quand ils approchèrent. Fascinant ces moldus.
— Mademoiselle, qu'elle est le problème ? Demanda un homme avec une blouse blanche qui vint vers eux.
— Il n'est pas bien depuis déjà plusieurs jours. Il a de la fièvre, et il est très très fatigué. On pensait que ça finirait par aller mieux…
— Venez avec moi.
Ils suivirent cet homme qui ne semblait pas plus préoccupé par son état que s'il était venu avec une petite entaille au pouce. Mais il ne dit rien. Ce n'était pas son monde, et une nouvelle fois il ne voulait pas risquer la colère de la brune qui pourrait alors partir et le laisser seul avec son amant malade.
Par plusieurs fois il se retient de frapper l'homme ou de lui jeter un sort alors qu'il touchait Harry dans tous les sens. Il appuyait sur son ventre, sa gorge il lui ouvrait la bouche, regardait dedans, lui ouvrait les yeux pour lui mettre une lumière dedans. Pour qui se prenait-il ?!
— A première vu ce n'est pas une grippe ou une angine. Je vais devoir faire une prise de sang pour être sûr de ce qu'il a, même si à première vue ça semble être la mononucléose. Une infirmière va passer pour la faire ainsi qu'avec un formulaire qu'il faudra remplir.
Et il partit. Severus avait envie de le rattraper pour le lancer contre un mur.
— Calmez-vous, dit tranquille Hermione. C'est comme ça que ça marche ici. Il n'était pas alarmé parce qu'il n'y avait rien d'alarmant : il n'était pas en train de se vider de son sang ou de ne plus respirer. Et c'est normal tout ce qu'il lui a fait ici, c'est comme ça que les médecins font pour savoir ce que les gens ont.
Il s'abstient de toute remarque. C'était peut-être normal ici, mais il refusait que son amant soit ainsi touché par un homme. Il ne put tout de même se retenir de demander.
— Qu'est-ce qu'une prise de sang ? Et ce qu'il a dit qu'il avait sûrement ?
— Ils vont lui mettre une aiguille dans le bras pour pouvoir faire couler un peu de son sang dans un tube, et ils vont analyser ça pour savoir ce qui ne va pas. Quant à la mononucléose, c'est une maladie qui affaiblit énormément car elle s'en prend au système immunitaire donc à ce qui protège habituellement le corps de toute maladie. Il n'a plus de système immunitaire, donc dès qu'un virus passe dans l'air, il l'attrape, et est malade. Ce n'est pas grave du tout, c'est très fréquent chez les Moldus de l'avoir. C'est juste énervant comme maladie parce qu'on peut passer plus d'un mois dans son lit sans être capable de faire autre chose que dormir.
— Donc il va guérir ?
Hermione aurait presque pu sourire en voyant que la seule préoccupation du Maitre des Potions c'était de savoir s'il allait s'en sortir, mais si elle l'avait fait, elle n'aurait pas été sûre d'être en état d'aller en cours le lendemain.
— Oui, il va juste être très fatigué pendant encore plusieurs jours.
Severus sentit un poids énorme être retiré de ses épaules ; encore plus énorme que lorsque le Seigneur des Ténèbres avait été défait.
Il avait bel et bien plongé dans quelque chose qu'il s'était toujours refusé d'approcher, il était complètement fou amoureux d'Harry Potter.
N'hésitez pas à laisser des reviews, j'y réponds parfois quand je trouve qu'il y a des choses intéressantes à vous répondre et que j'ai du temps pour
A bientôt !
Marysol
