Chapitre 28

Elfes de Maisons et Voix


Hello à tous, gentes damoiselles et damoiseaux !

J'espère que vous allez bien ! Moi ça va super, parce que j'ai passé de super vacances (du coup c'est moins cool parce qu'on reprend bientôt les cours...) et aussi... parce que vous m'avez laissé plein de review (je sais pas si c'est plus que d'habitude mais bon...) et comme d'habitude je vous dis une très gros MERCI ! de me soutenir dans cette épreuve si éreintante et épuisante qu'est la traduction d'une fiction et... Nan là j'exagère grave mais, de voir que vous appréciez ce que je fais, ça fait toujours chaud au coeur alors, continuez surtout ;p Vous êtes les meilleurs !

Voilà, voilà, donc voici cotre chapitre posté tout droit de l'aéroport de Francfort :

Enjoy !

EDIT : Bon, je m'excuse platement pour ce doublon, mais mon ordi ramait à l'aéroport et j'étais assez pressée donc j'ai du faire un ctrl+V de trop... Désolée encore pour ce petit souci ! (Désolé pour le faux espoir d'un long chapitre aussi .) C'est vrai que j'aurais dû tilter que 7000 mots ça faisait un peu beaucoup à ce stade de l'histoire ^^ Et désolée de pas avoir pu le corriger plus tôt, j'ai pas pensé à regarder mes mails hier soir...

Donc pour ceux qui liront plus tard, oui la fin était bien en double mais plus maintenant ! Voilà :)


Disclaimer : Bizarrement, lui j'ai jamais envie de l'écrire... Mais bon quoi dire de plus que : rien n'a changé ?


Il regarda autour de lui, analysant le bazar qui avait été leur classe de DCFM auparavant. Les fenêtres étaient brisées, le chandelier en métal par terre, les bureaux étaient abîmés et les morceaux de papiers qui avaient été des livres et des rédactions étaient lentement ramassés par les élèves. Au moins, les Lutins étaient toujours évanouis. Il se tourna vers Neville qui essayait encore de trouver son sac. « Est-ce que Dumbledore a déjà entendu le mot 'compétence' ? »

Harry était allongé sur son lit, en train de lire un livre qu'il avait prévu d'entamer au début du trimestre. C'était un livre sur le Gobbelbabil, la langue des Gobelins. Il l'avait demandé à Severus, dès qu'il avait fait voler son premier balai. C'était un fait connu de tous que, si on voulait avoir une chance de vendre un produit dans le monde sorcier et d'en tirer profit – et Harry ne pouvait pas s'empêcher d'y penser – il fallait passer par les Gobelins d'abord. C'était aussi connu que les gobelins n'appréciaient, en général, pas les sorciers. Apprendre leur langue et leurs coutumes étaient un bon début pour pouvoir un semblant de relation d'affaire, amicale. Severus, qui avait en fait appris les bases de leur langue lorsqu'il essayait de devenir un maître de Potions, avait décidé de reprendre lui aussi, les études dans ce sujet.

Le garçon aux yeux verts lisait lentement la prononciation d'un mot particulièrement difficile. Le problème du Gobbelbabil, songea Harry, c'était que, même si les voyelles existaient, elles étaient prononcés d'un ton sec, faisant parfois sonner le mot entier comme un grognement.

« Kahrâgur. » répéta Harry. C'était, soi-disant, le mot gobelin pour donner. Il continua ainsi, prenant des notes sur ce qu'il voudrait demander à Severus plus tard. Le maître de Potions soutenait qu'Harry avait un don pour les langues étrangères. Il avait rapidement maîtrisé le Français pour son âge puisqu'il avait commencé à lui apprendre vers ses huit ans. Harry soutenait, lui, que Severus était simplement un super professeur. Et que les week-ends en France avaient vraiment aidé. Il ferma son livre après une bonne heure et demie d'études et essaya de dormir. Les évènements de cette journée lui revinrent en tête dès qu'il ferma les yeux.

Olivier Dubois était venu dans le dortoir des deuxièmes années, à l'aube, pour le réveiller et l'informer joyeusement qu'il avait réservé le terrain de Quidditch pour une séance d'entraînement matinale. Harry s'était habillé en observant le ciel encore rose et or par la fenêtre et se demandant – ni pour la première, ni pour la dernière fois – si Olivier était entièrement sain d'esprit. Et il jalousait son frère qui dormait car même s'il était devenu un Poursuiveur pendant les sélections, il n'était que de remplacement et donc avait le luxe de pouvoir dormir. Olivier les avait gardés dans les vestiaires pendant des heures, pour leur montrer les nouvelles tactiques utilisées par les équipes de Quidditch autour du globe durant l'été, et en insistant bien sur le fait que, maintenant qu'ils avaient la Coupe, c'était leur boulot de la garder. Des tableaux remplis de schémas et de nouvelles stratégies n'avaient pas cessé d'arriver et rapidement, la moitié de l'équipe s'était rendormie. Le ventre d'Harry gargouillait, c'est pourquoi sa joie avait été immense lorsque son frère était rentré dans la pièce, pour lui apporter quelques toasts pour le petit-déjeuner.

« Tu me sauves la vie, Adrian. » déclara Harry en dévorant son toast.

« Pas de quoi. »

« Vous avez pas encore fini ? » avait demandé Ron, un peu perdu lorsque l'équipe était sortie des vestiaires. Hermione et lui étaient assis sur les gradins, pour attendre l'équipe.

« Même pas commencé. »

Mais visiblement, Olivier n'avait pas été le seul à avoir pensé à l'entraînement matinal. Lorsqu'ils étaient enfin arrivés sur le terrain, ils avaient découverts que l'équipe de Serpentard y était déjà, et clmaient qu'ils avaient réservé le terrain en premier. Et Draco était avec eux, en tant qu'Attrapeur, et il avait visiblement apporté avec lui 7 nouveaux balais. Harry avait facilement repéré le Nimbus 2001. Et Marcus Flint, le Capitaine de l'équipe Serpentard, affirmait qu'ils avaient une autorisation spéciale pour pouvoir tester leur nouvel Attrapeur. Harry s'était demandé si Severus savait comment Malfoy était rentré dans l'équipe. Bon, bien sûr qu'il le savait mais que pouvait-il faire ? Il était le Directeur de Serpentard que tout le monde craignait, la chauve-souris graisseuse des cachots. Il avait une image à maintenir.

Et puis Malfoy avait dû faire son intéressant, et avait appelé Hermione Sang-de-Bourbe et Ron avait dû lui lancer un maléfice avec sa baguette, cassée à cause de leur crash dans le Saule Cogneur. Le pauvre roux avait craché des limaces toute la matinée. Hagrid avait expliqué à Hermione pourquoi cette réaction face au nom que lui avait donné Malfoy pendant qu'Harry avait préparé une Potion rapide pour l'estomac de Ron. Harry n'arrivait toujours pas à décider ce qui avait été le pire. Voir des limaces sortir de la bouche de Ron en continuité ou goûter le biscuit au caramel qu'Hagrid lui avait offert et qui avait semblé contenir de nombreuses propriétés en commun avec le ciment. Il soupira et se leva. Impossible qu'il dorme maintenant, son esprit était bourré de tactiques de Quidditch, d'incantations de métamorphoses, son essai de nouveau sceau, pleins de Gobbelbabil ainsi que le fait qu'il devrait peut-être passer au frêle pour la fabrication de balai.

Adrian était en retenue – aider Lockhart avec son courrier de fans – réalisa Harry. Peut-être qu'il devrait se faufiler discrètement et l'attendre devant le bureau de Lockhart. Ils pourraient faire un petit saut par les Cuisines après…

Sa décision prise, il sortit discrètement la Cape d'Invisibilité, la passa sur ses épaules avant de récupérer son cahier sur lequel il jetait ses idées sur la fabrication de son balai ainsi qu'un crayon, dans le cas où il devrait attendre. Ron – qui avait retenue avec Rusard - était aussi dehors mais le reste du dortoir dormait profondément. Le garçon aux yeux verts se glissa hors de la Salle Commune, se déplaça dans les couloirs sombres jusqu'au bureau du professeur de Défense. Lorsqu'il arriva, il ne fut pas surpris de trouver la porte fermée. Il s'assit simplement par terre et commença à revoir ces notes. Il état actuellement en train d'essayer d'écrire une formule d'Arithmancie conçue pour améliorer le sort anti-casse souvent utilisé sur les balais, ce qui le rendrait incassable. C'était un objectif qui méritait l'effort, pensait Harry.

Il continua de lire et de coucher ses idées sur le papier pendant ce qu'il lui sembla être une heure, avant qu'il ne commence réellement à fatiguer. Il regrettait légèrement d'être venu si tôt. Il aurait dû se douter que Lockhart aurait une montagne de piles de courrier en attente d'une réponse. Ses paupières devenaient vraiment lourdes et il faisait de son mieux pour ne pas s'endormir dans le couloir lorsqu'il entendit quelque chose qui chassa toute trace de sommeil dans son esprit.

« Viens… Viens à moi… Laisse-moi te déchiqueter… Laisse-moi te tuer… » Qu'était ce que c'était que ça ? Harry se releva agilement, en regardant frénétiquement autour de lui. Il avait entendu une voix, il en était sûr. Elle ne semblait pas vraiment désincarnée, pas comme une des très nombreuses voix des fantômes de l'école. Elle venait directement des murs. Harry continua de regarder autour de lui. Et son ouïe, qui s'était sensiblement améliorée depuis sa transformation Animagus, avait définitivement perçu la voix résonner dans les murs de pierre. Il avait entendu une voix, et elle voulait tuer.

A ce moment-là, la porte du bureau de Lockhart s'ouvrit, et le bruit de grincement le fit sursauter. Adrian sortit du bureau, l'air plus que soulagé, avec Lockhart qui lui disait de partir, en ajoutant avec son sourire brillant que le temps passait vite quand on s'amusait. Aucun des deux n'avaient l'air apeuré pour le moins du monde et Harry sut immédiatement que ni son frère ni son professeur de DCFM n'avaient entendu la voix. Harry déglutit et essaya de calmer ses nerfs. Il s'endormait juste avant d'entendre la voix après tout, et les fantômes pouvaient traverser les murs à Poudlard… Il chassa toute autre pensée sombre de son esprit. Il devait juste rattraper son manque de sommeil. Pour l'instant par contre, il se contenterait de rattraper son frère qui partait déjà, en maudissant Lockhart dans sa barbe – inexistante.

« Pssst ! » l'interpela Harry, le faisant sursauter.

« Fais pas ça ! » se plaignit Adrian en souriant lorsque Harry souleva un peu la cape pour que son frère puisse se glisser dessous. « Qu'est ce que tu fais là, Harry ? »

« J'arrivais pas à dormir et je me suis dit, qu'après plusieurs heures dans la même pièce que Lockhart, tu pourrais apprécier un détour par les cuisines. »

« Tu as bien raison. »

« Je sais. » Ils se dirigèrent prudemment vers les cuisines où un groupe d'elfes de maisons excités les noyèrent sous une quantité de nourriture qu'ils ne pourraient jamais avaler. Harry les remercia poliment, et son frère attira inconsciemment son attention. Adrian regardait attentivement tous les elfes dans la pièce, comme s'il espérait en remarquer un en particulier parmi eux. Mais son regard disparut aussi soudainement qu'il était apparu et Adrian tourna son attention entière vers un éclair au caramel. Harry secoua simplement la tête, pensant qu'il imaginait des choses et qu'il avait bien besoin d'une nuit de sommeil. Les deux frères rirent discrètement au récit que fit Adrian de sa retenue, sur tout le chemin du retour vers la Tour Gryffondor.

Les jours passèrent presque calmement. Tout ce que Septembre et une bonne partie d'Octobre avaient eu à offrir à Harry en termes de difficultés fut ses entraînements de Quidditch. Dubois était plus qu'énervé que les Serpentards aient réussi à se procurer 7 Nimbus 2001 pour leur équipe et essayait de compenser ce fait en doublant l'entraînement de son équipe. En temps normal, ça n'aurait pas dérangé Harry, mais la réalité était que cet automne avait amené avec lui une quantité de pluie inhabituelle. Dans ces conditions, à la fin de plus de la moitié des entraînements, il était recouvert de boue. Adrian, qui, en tant que remplaçant, avait besoin d'un peu d'entraînement aussi, grommelait souvent à propos du traitement qu'ils subissaient pendant qu'Harry était devenu un quasi-expert dans les sorts de nettoyage-de-boue.

Harry rentrait d'un de ses entraînements un après-midi lorsqu'il croisa son frère, encore couvert de boue – l'équipe de remplacement avait fini son entraînement une heure plus tôt, mais Harry, étant le seul Attrapeur Gryffondor, avait été forcé de rester un peu plus longtemps sous la pluie, puisqu'Olivier n'était pas satisfait de ce qu'il faisait ce jour-ci – en train de parler avec Nick-Quasi-Sans-Tête, le fantôme de Gryffondor.

« Hey, Harry ! » l'appela Adrian du couloir, que Nick venait juste de quitter. « Tu t'es déjà douché ? » demanda le garçon aux yeux noisette, faisant ricaner Harry.

« Non, mais il se trouve que je suis un sorcier. » Et avec un petit mouvement de baguette et une incantation, les robes de son frère étaient propres aussi. Adrian sourit.

« Tu deviens vraiment bon à ces sorts. »

« Pour une fois mon frère, j'aimerais mieux pas. » répondit Harry. « C'était bien avec Nick-Quasi-Sans-Tête que tu parlais ? »

« Ouaip, tu vas jamais croire ce qu'il s'est passé… » Adrian commencer à lui raconter les problèmes que Nick avait pour rentrer dans le club des Chasseurs Sans Têtes, comment Rusard l'avait réprimandé pour avoir mis de la boue partout, et la forte possibilité que leur concierge soit un Cracmol ainsi que son invitation à la fête d'anniversaire de la mort de Nicholas.

« Un anniversaire de mort ? » demanda Harry, confus. « Qui voudrait célébrer sa propre mort ? »

« Si seulement je le savais, mais j'ai promis d'y aller. » Il regarda son frère avec un grand sourire. « Dis-moi, Harry… »

« Nope, aucune chance. » répliqua Harry, devinant parfaitement que son frère essayait de le convaincre de se joindre à lui pour Halloween. « J'ai attendu le festin pendant des semaines et en plus, ça me tente pas trop de rester dans une pièce avec un grand nombre de fantômes qui pourraient me passer à travers à n'importe quel moment. Je vais passer mon tour. Ron et Hermione aimeraient peut-être venir par contre. » Adrian renifla.

« Parfait ! Mais si jamais on passe un super moment… »

« Je m'inclinerais devant ton intelligence supérieure. » finit Harry pour lui, en se penchant théâtralement pour appuyer ses mots. Adrian rigola aux bêtises de son frère et le poussa gentiment l'épaule.

« Le premier arrivé à la Salle Commune ! » proclama Adrian, en commençant à sprinter. Harry rit ouvertement et se mit à courir pour le rattraper.

Le lendemain soir trouva Harry, épuisé, dans le bureau de Severus. Le maître de Potions l'écoutait se plaindre des tendances esclavagistes d'Olivier, un léger sourire aux lèvres.

« Nan mais je te jure, il pense qu'il entraîne les Vautours de Vrasta ou quelque chose du genre ! Peut-être même l'équipe Nationale d'Angleterre ! » s'exclama Harry en boudant par-dessus son mug de chocolat chaud.

« Déjà, vu comment l'équipe nationale d'Angleterre a joué ces derniers temps, ça pourrait être une idée. »

« Merci. » commenta sèchement Harry.

« Quoi ? » demanda Severus avec un sourire en coin. « Oh, allez ! Dubois peut pas être si terrible que ça ? »

« On s'entraîne presque tous les jours, sous la pluie battante. » répondit Harry. « Même le Professeur McGonagall – et tu sais combien elle aime avoir cette Coupe dans son bureau – a dû lui dire de se calmer un peu. » Severus haussa les sourcils de surprise. Minerva aimait vraiment avoir la Coupe de Quidditch dans son bureau.

« Et pourquoi est-ce qu'il est si dur avec l'équipe cette année ? »

« C'est à cause de ces maudits balais que Malfoy a acheté pour l'équipe de Serpentard. » expliqua Harry en soupirant. « Olivier est absolument convaincu qu'on doit regagner le moindre avantage qu'on avait en s'entraînant plus. »

« Ces balais sont vraiment si bons que ça ? » demanda Severus, curieux. Il était énervé contre Malfoy d'avoir acheté son entrée dans l'équipe, mais il ne pouvait pas y faire grand-chose sans perdre sa couverture. Cependant, il n'avait rien lu ou entendu de si excitant sur le nouveau Nimbus.

« C'est ça le truc, ils ne le sont pas ! » s'écria Harry. « Ils sont plus rapides que le modèle 2000 que de 5miles/heure et le design est à peu de choses près identique. Si une grosse modification a été faite, c'est seulement pour les voyages de longue durée. Et j'ai bien dit ça à Dubois mais est-ce qu'il écoute ? Non, parce qu'apparemment, qu'est ce que j'en sais ? » Oui, qu'est ce que tu en sais ? pensa sarcastiquement Severus. Tu as juste l'air être assez doué en ce qui concerne le design d'un balai, c'est tout.

« Mais pourquoi est-ce que Nimbus & Co sortirait un modèle si similaire au précédent ? » demanda Severus après un léger temps de réflexion. « Ca n'a aucun sens. Ils ont fait toute leur réputation sur le fait que chaque modèle est bien meilleur que le précédent. »

« Il y a une rumeur comme quoi la Comet Trading Company essaye de sortir un modèle pour la Coupe de Quidditch dans deux ans et Nimbus Racing Brooms Co. essaye de les devancer. Ils ont sorti le Nimbus 2001 à la hâte, puisque leurs ressources sont concentrées sur autre chose. » répondit Harry.

« Et tu sais ça comment ? » demanda le maître de Potions, intrigué. Le garçon ne cessait jamais de l'impressionner.

« J'ai entendu une conversation quand on était au magasin de Quidditch avec mon frère, l'été dernier. » éclaira Harry. « Bref, si le Nimbus 2001 peut être une indication, je ne les vois pas réussir à respecter les délais pour la Coupe de Quidditch. »

La semaine suivante passa calmement, Halloween se rapprochait doucement. Adrian était de plus en plus frustré d'avoir accepté d'aller à la fête de Sir Nicholas, mais comme Hermione l'avait si bien dit, il ne pouvait pas revenir sur sa promesse. Et, alors qu'elle et Ron étaient toujours assez heureux d'aller à cette fête, Harry ne voyait toujours pas l'intérêt. Donc, dans l'après-midi d'Halloween, il se sépara de son frère et ses amis pour se diriger vers la Grande Salle. Les décorations étaient toujours aussi spectaculaires, des chauves souris vivantes volaient près du plafond et les citrouilles anormalement grosses qu'avait ramenées Hagrid avait été évidées et allumées.

Il s'assit à côté de Ginny Weasley à la table Gryffondor et réussit à vraiment l'observer pour la première fois depuis des semaines. Elle était pâle et très calme, à l'opposé de la Ginny qu'il connaissait. Il se rappela brièvement que Percy lui avait fait boire une potion de Pimentine quelques jours plus tôt. Et maintenant elle chipotait avec la nourriture dans son assiette, n'avalant qu'un petit bout que de temps en temps.

« Hey Ginny. » salua-t-il. La rousse sursauta comme s'il l'avait effrayée.

« Oh, hey Harry. » lui répondit-elle. Sa voix sonnait aussi fatiguée que ses yeux l'indiquaient et le garçon décida qu'il n'aimait pas vraiment ça. Il aimait mieux quand elle souriait.

« Je suis désolé de te le demander mais, est-ce que ça va Ginny ? » Elle le regarda, un peu perdue. « Je veux dire, t'as l'air fatiguée. »

« Oh, ça. » Elle sourit un peu. « Je ne dors pas tellement bien ces derniers temps. » admit Ginny. « J'ai jamais vraiment été loin de la maison avant. Le stress doit me monter à la tête. » Harry hocha la tête, pas très convaincu. Il essaya de discuter un peu, mais tout ce qu'il recevait étaient des réponses très brèves. Pas impolie, mais ça ne lui ressemblait vraiment pas. Il était sur le point de lui reposer la question, savoir si elle se sentait vraiment bien, lorsque Fred le coupa dans son élan.

« Est-ce que Ron, Adrian et Hermione sont vraiment à l'anniversaire de mort de Nick-Quasi-Sans-Tête ? » demanda-t-il avec un grand sourire.

« Oui, ils y sont. » confirma Harry, son esprit toujours concentré sur Ginny et son comportement étrange.

« Enorme ! » s'exclamèrent les deux jumeaux.

« Pas vraiment. Je parie qu'ils doivent être affamés en ce moment. » déclara doucement Ginny, en surprenant Harry au passage.

« Comment ça ? » demanda George.

« Je ne pense pas qu'ils servent de la nourriture dans une fête pour des fantômes. » pointa leur sœur. Harry hocha la tête en souriant, il n'y avait même pas pensé.

« Vous savez quoi ? » demanda-t-il en avalant sa dernière bouchée de tarte à la mélasse. « Le festin est presque terminé de toute façon. Je vais aller dans les cuisines pour voir si les elfes peuvent déposer quelque chose dans la Salle Commune un peu plus tard. »

« Tu es un vrai gentleman, jeune Harry. » déclara Fred, avec une voix fière. George quant à lui essuyait une larme imaginaire du coin de son œil. Harry secoua la tête à leurs âneries, sachant pertinemment que s'ils étaient à sa place – même si c'était peu probable étant donné que les jumeaux se fourraient toujours dans le pétrin ensemble – ils feraient exactement la même chose. Il sortit de table, et entendit vaguement Ginny dire qu'elle était fatiguée. Dans les cuisines, pas besoin de le préciser, les elfes étaient plus que ravis de pouvoir servir Adrian Potter et lorsqu'il sortit, il débattait intérieurement entre retourner au festin ou pas, lorsqu'il l'entendit encore une fois.

« … déchiqueter… déchirer… tuer… » C'était la même voix qu'il avait entendu lorsqu'il attendait son frère à la fin de sa retenue. Elle s'éloignait de lui et, cette fois-ci, il était certain qu'elle venait bien des murs. Il colla son oreille sur la pierre froide et essaya d'écouter « …si faim… pendant si longtemps… » La voix s'éloignait encore plus et Harry commença à courir pour essayer de la rattraper. « … tuer… c'est l'heure de tuer… » Il avait l'impression que la voix venait du plafond. Etait-ce un fantôme ? Il courut plus vite encore, et arriva au couloir juste à côté de la Grande Salle. Pendant un instant il pensa que le bourdonnement continu des voix des élèves, qui profitaient encore du festin l'empêcherait d'entendre quoi que ce soir d'autre, mais le contraire se prouva rapidement. « … Je sens le sang… JE SENS LE SANG… » L'estomac d'Harry se retourna et il regarda vainement autour de lui. La voix était venue de l'angle du couloir. Il sortit sa baguette et se rapprocha doucement.

La première chose qu'il remarqua lorsqu'il arriva au tournant fut l'eau sur le sol. C'était assez sombre, la lumière ne venait que de deux torches et de la lune qui brillait à travers les grandes fenêtres arquées, mais c'était suffisant pour qu'Harry puisse remarquer le reflet sur le sol de pierre. Puis, il y avait quelque chose d'écrit sur le mur, entre les deux fenêtres, en grandes lettres majuscules :

LA CHAMBRE DES SECRETS A ETE OUVERTE

ENNEMIS DE L'HERITIER DE SERPENTARD, PRENEZ GARDE

Et juste en-dessous de cette phrase énigmatique, la chose la plus surprenant : là, pendue par la queue sur un porte-torche se trouvait Miss Teigne, la chatte de Rusard. Harry sursauta sous le choc, et s'éclaboussa avec la flaque d'eau près de ses pieds. Comment était-ce possible ? Miss Teigne n'avait pas l'air endormie ou surprise… Elle avait l'air… figée dans le temps, pétrifiée. Un bruit de pas qui se rapprochait l'arracha brutalement de ses pensées et son instinct entre se battre ou fuir – fuir l'emporta – se réveilla. Il bondit en arrière et se cacha derrière une tapisserie qui recouvrait une niche dans le mur. Les bruits de pas se rapprochèrent, accompagné de voix qu'Harry fut choqué de reconnaître comme celles de son frère et ses amis.

« Il reste peut-être encore du Pudding… » marmonna Ron, plein d'espoir.

« Et bien, on peut toujours tenter notre chance. » répondit Adrian, l'espoir perçant clairement dans ses mots.

« C'est pas la peine. Le festin doit être bientôt… Regardez ! » s'écria Hermione, prise d'un hoquet. Ils venaient probablement de voir le mot sur le mur, songea Harry. Et c'était bien ça, en effet, comme l'indiquait le reste de leur dialogue.

« On devrait peut-être essayer d'aider… » commença Adrian.

« On ne veut pas être vus ici, crois moi. » contra Ron et ils commencèrent à partir mais en vain. Le festin devait juste s'être terminé puisque l'ensemble du corps étudiant semblait quitter la Grande Salle et se dispersait dans les couloirs. Harry osa jeter un coup d'œil de derrière la tapisserie lorsque les voix se rapprochèrent et, lorsqu'il remarqua un groupe d'étudiants – tous sur la pointe des pieds, d'autres sautant, pour essayer de voir ce qu'il se passait – se trouvait juste devant lui, il sortit discrètement de sa cachette et se mêla au reste des élèves. Il finit par réussir à rejoindre ses Camardes de Maison, son esprit lourd de pensées. Il voulait rendre visite à Severus immédiatement, pour lui raconter tout ce qu'il s'était passé, mais il savait que quitter la tour Gryffondor cette nuit, même sous sa cape d'Invisibilité, pouvait s'avérer dangereux. Il y allait forcément y avoir des mesures de sécurité supplémentaires. De plus, le professeur de Potions serait probablement en train de patrouiller sur le terrain.

Adrian, Ron et Hermione avait tous les trois été interrogés sur le fait qu'ils avaient été trouvés sur la scène de crime et Harry se sentit coupable de ne pas avouer qu'il avait été là en premier. Mais comment pouvait-il simplement expliquer qu'il avait suivit une voix jusque là bas ? C'était aussi une des raisons qui le poussa à ne pas aller voir Severus au final. Le maître de Potion lui lança quelques regards étranges durant leurs cours de Potions mais Harry, même s'il admettait qu'il était préoccupé, avait décidé de ne pas expliquer pourquoi tant qu'il n'avait pas un peu compris ce qu'il se passait lui-même.

Adrian était évité – pour la première fois de sa vie – par quelques étudiants mais il essayait de ne pas trop y penser. Plutôt que de faire face à ces élèves, il décida de se rapprocher encore plus de Ron et d'Hermione et la vue de ces trois-là en train de discuter dans la Salle Commune devenait une habitude. Harry, sentant qu'il ne pourrait pas en plus se faire du souci pour eux, essaya de se procurer une copie de L'Histoire de Poudlard mais tous les exemplaires disponibles avaient été empruntés de la Bibliothèque et la liste d'attente était de 2 semaines.

Mais où, autre part, pourrait-il trouver ce qu'était la Chambre des Secrets ? Il pourrait bien évidemment demander à Severus, mais Harry préférait engager la conversation sur un autre sujet que sa folie potentielle et le fait qu'il entendait des voix meurtrières. Les réponses à ses questions furent données, étonnamment, par le Professeur Binns. Apparemment, la Chambre des Secrets avait été crée par Salazar Serpentard lui-même et contenait un monstre terrible qui avait pour but d'éliminer les Sang-de-Bourbes et les Cracmols de l'école. L'humeur d'Harry pouvait encore difficilement empirer. Entre étudier, chercher des preuves que non, il n'était pas fou, et les entraînements de Quidditch, il avait commencé à devenir sympa avec les araignées qu'il avait un jour vu fuir le château.

Au fur et à mesure que se rapprochait le premier match de Quidditch de la saison, les nerfs d'Harry étaient sur le point de lâcher. Les cours avec Lockhart avaient été un cauchemar. Peu désireux d'amener de nouvelles créatures vivantes dans sa classe, il était heureux de lire des passages de ses livres et de rejouer quelques scènes. En général il choisissait Adrian pour ses petites pièces mais, lorsque son frère refusa de jouer le loup-garou, Harry avait été heureux de voir Lockhart pâle et sans son sourire insupportable, lorsqu'il avait entendu son hurlement bien-trop-réel-pour-être-agréable.

Neville – avec qui Harry avait passé plus de temps – l'avait félicité tout en essayant d'étouffer son rire dans son poing lorsqu'il était retourné à leur bureau commun. Ils s'asseyaient principalement ensemble en cours ces derniers temps et Harry était heureux de pouvoir dire que son nouvel ami tentait lentement mais sûrement, de sortir de sa carapace. Ca lui faisait beaucoup de bien d'avoir un ami qu'il s'était fait lui-même au milieu de la pagaille qui régnait à Poudlard – et dans sa tête.

Et les choses ne firent que s'empirer lorsque, un jour avant le match de Quidditch, Alicia Spinnet se blessa en tombant dans les escaliers. La fille jurait qu'elle ne pouvait pas se rappeler avoir trébuché mais avec une grosse bosse sur la tête et une légère commotion cérébrale, on pouvait s'y attendre. On pouvait aussi s'attendre à ce que Mme Pomfresh lui interdise de jouer au Quidditch le lendemain. Adrian prit sa place et Harry dût presque lui forcer à avaler son repas ce soir là. Il essaya de le calmer, lui rappelant que leurs parents seraient là pour le match mais ça ne réussit qu'à l'effrayer un peu plus. Peu importe ce que disait Harry, il n'arrivait pas à chasser l'idée ridicule de son frère que Sirius et James ne le laisseraient jamais vivre en paix s'ils perdaient demain.

Harry fixait les rideaux de son lit cette nuit, incapable de dormir. Malgré ses nombreuses inquiétudes, le match était ce qui ressortait le plus à ce moment et Harry se retrouva à se tourner et se retourner dans son lit. Mais toutes les autres pensées qu'il aurait pu avoir à ce sujet s'évanouirent lorsqu'il entendit la voix surprise de son frère dans la pièce. Au début, Harry pensa que c'était un cauchemar et il était sur le point d'aller vérifier que son frère allait bien mais il l'entendit parler.

« Qu'est ce que tu fais là Dobby ? » Dobby ? pensa Harry, perdu.

« Dobby est venu vous prévenir, Monsieur. » répondit la voix. Harry avait déjà entendu de nombreux de sa race avant et savait, sans l'ombre d'une hésitation, que son frère parlait à un elfe de maison. Le visage d'Adrian dans les cuisines, lorsqu'il regardait les elfes lui revint en tête. Donc il connaissait cet elfe de maison ? D'où ?

« Me prévenir de quoi ? » chuchota Adrian.

« Adrian Potter n'aurait jamais du retourné à Poudlard, Monsieur ! Dobby avait espéré que, quand Adrian Potter ne pourrait pas monter dans le train… »

« Comment est-ce que tu sais à propos… C'était toi ! Tu nous as empêchés de monter dans le train ! » accusa Adrian. Quelqu'un – Neville si on en croyait l'origine du bruit – ronfla bruyamment et la conversation du duo improbable baissa encore d'un ton. Mais, d'une manière ou d'une autre, Harry n'eut aucun problème à les entendre.

« Dobby s'est mis les mains sur le fer à repasser pour se punir, Monsieur. » dit l'elfe piteusement et Harry secoua la tête, résigné. C'était très dur de rester fâché avec un elfe de maison pendant longtemps.

« Tu ne peux pas m'éloigner de Poudlard Dobby, je te l'ai déjà dit. » Donc, ce Dobby essayait de le tenir éloigné de l'école ? Pourquoi ?

« Des choses terribles se passent à Poudlard, Monsieur. Dobby ne veut que ce qu'il y a de mieux pour vous, Monsieur. Et maintenant que la Chambre a été ouverte à nouveau… » Harry entendit un hoquet et il n'était pas sûr s'il venait de son frère ou de l'elfe.

« La Chambre a déjà été ouverte ? » demanda Adrian, désireux d'en savoir plus. C'est une bonne question, pensa Harry en se rapprochant de ses rideaux, pour entendre chacun des mots que pourraient répondre l'elfe.

« Dobby ne devrait pas dire… Méchant Dobby ! » Et ensuite, quelques sons étouffés se firent entendre accompagnés de protestations chuchotées de son frère, ce qui indiquait clairement que Dobby se punissait.

« Arrête Dobby, c'est un ordre ! » Même si Adrian n'était pas le maître de l'elfe, son ordre direct sembla visiblement être suffisant pour empêcher l'elfe de s'infliger encore plus de blessures.

« Adrian Potter doit quitter Poudlard, Monsieur, ou des choses terribles vont arriver, Monsieur. » Oui, on a compris, des choses terribles vont arriver, ça te dirait de développer un peu ? pensa Harry légèrement anxieux.

« Mon frère et mes amis sont ici, Dobby, et l'une d'entre eux est une Née-Moldue. Je ne peux pas les laisser et partir ! » L'elfe partit dans un discours délirant sur la grandeur d'Adrian et sa bonté, ainsi que son cœur chevalier pendant que son frère essayait de le convaincre d'en dire plus sur ce qu'il savait de la Chambre. Malheureusement, le volume de leur conversation qui augmentait petit à petit réveilla quelqu'un.

« Keskispasse ? » sonna une voix groggy de l'autre côté de la pièce avant qu'un léger « Crack » annonce que l'elfe venait de partir.

« Ron, tu ne croira jamais ce qu'il s'est encore passé ! » chuchota Adrian à son ami roux. Harry avait le sentiment qu'il devrait jouer demain avec seulement quelques heures de sommeil au compteur. Il avait raison.


Voilà pour vous !

Alors comme d'hab, hésitez SURTOUT PAS à reviewer, et je vous dis à la prochaine !

Tchüss !