Auteur : DeydreamBeliever

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à DeydreamBeliever. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 28: Virée entre filles -

-PoV Bella-

On entra toutes les cinq dans le centre commercial, toujours entrain de rire et de profiter de la compagnie des autres.

"C'est l'heure de faire du shopping!" chantonna Alice en sautillant sur place. On rigola toute en voyant son enthousiasme.

"Rappelle-toi, Alice, tu as peut-être des cartes de crédit illimitées, mais pas nous," lui rappelai-je. Elle bouda, semblant extrêmement déçue. Puis elle eut une idée et recommença à sautiller sur place.

"Laissez-moi payer aujourd'hui! S'il vous plaît? S'il vous plaît? J'ai plus d'argent que je ne pourrais jamais en dépenser, donc ça ne veut rien dire pour moi. Passer du temps avec vous toutes, avoir des amies, ça vaut plus que tout l'or du monde," supplia-t-elle.

Les autres filles eurent l'air mal à l'aise. "On ne veut pas de ta charité," répondit sèchement Leah.

"Oh, vous pouvez me rembourser si vous voulez!" insista Alice. "Laissez-moi juste vous choisir quelques nouvelles tenues, et en échange, vous pouvez me laisser vous coiffer et vous maquiller et choisir vos vêtements quand vous avez un rencard! Qu'est-ce que vous en dites?"

Je grognai bruyamment. "Oh, je ne pense pas, Alice. Tu devrais nous acheter la moitié du centre commercial pour que ça en vaille la peine." Je lui fis un clin d'oeil sans que les autres ne me voient. Les filles me regardèrent toutes comme si j'étais folle, ce qui était le cas, mais là n'était pas la question.

"Elle peut passer des heures à vous préparer pour vos rendez-vous," expliquai-je. "Ce qu'elle vous a fait aujourd'hui n'est rien comparé à ce qu'elle fait d'habitude. Elle vous torturera pendant une heure ou deux avant de finalement vous juger décente. A la fin, vous êtes fabuleuse. Elle est géniale à ce qu'elle fait, mais l'agonie qui vient avec le fait de rester assise pendant si longtemps pendant qu'elle tripote votre visage et vos cheveux est presque trop à supporter. Surtout quand elle se fait tout aussi belle en cinq minutes. Trop injuste."

Un sourire moqueur étira les lèvres d'Alice. "J'ai beaucoup d'entraînement, Bella. En plus, tu sais que c'est l'une des choses que j'aime le plus au monde, mais je n'ai jamais vraiment eu d'amies me laissant jouer aux barbies avec leurs corps."

"Ouais, et y'a une raison pour ça, Alice," marmonnai-je. "Je n'aime pas vraiment être Barbie Bella."

"Et pourtant, Edward est toujours satisfait du résultat," souffla-t-elle.

"Oui, bien sûr qu'il l'est, mais il pense aussi que je suis belle comme je suis. Bien que je doives admettre que c'est amusant de le voir perdre tous ses moyens en me voyant."

Les trois autres filles écoutaient notre conversation avec attention.

"Oooooooohh! Je sais!" couina Alice. "On peut se faire une soirée pyjama! Si vous me laissez vous acheter des trucs aujourd'hui, vous pourrez me rembourser en venant chez moi pour une soirée pyjama le weekend prochain! On se fera les ongles et on se maquillera et on se coiffera. On regardera des films et on parlera des garçons. On jouera à des jeux et on gloussera et on restera debout toute la nuit et on se fera des batailles de pop corn. Je n'ai jamais fait de soirée pyjama auparavant! Oh, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît!" Elle nous fit son expression de chien battu, allant même jusqu'à se laisser tomber à genoux, les mains serrées ensemble pour nous supplier. Leah, Kim et Angela la regardaient toute comme si elle venait de s'échapper d'un asile. En y réfléchissant bien, elle s'était échappé d'un asile il y a quelques décennies. Ha, ha, ha.

"Laisse-moi résumer ça," commença Leah, en croisant ses bras sur sa poitrine. "Tu veux nous payer des vêtements, et en échange, tu veux qu'on passe la nuit chez toi et qu'on te laisse nous relooker à chaque fois que t'en auras envie?"

Alice hocha la tête avec enthousiasme. "Je sais que c'est moi qui gagne le plus, mais s'il vous plaît, dîtes oui! J'ai un goût impeccable en matière de vêtements. Je vous promets que je ne vous achèterais rien qui ne sera pas absolument fabuleux sur vous. S'il vous plaît?"

Les filles échangèrent des regards incrédules. Elles me regardèrent avec curiosité, comme pour me demander, "Est-ce qu'elle est sérieuse?"

"Elle est complètement sérieuse," confirmai-je. "Vous lui feriez vraiment plaisir si vous acceptiez de la laisser vous acheter des vêtements. Elle est complètement accro au shopping, mais elle a déjà remplis toutes les gardes-robes des Cullen.. Elle achète tous leurs vêtements pour eux, à l'exception de Rosalie. Cette fille ne vit pratiquement que pour le shopping. Je pense qu'elle considère ça comme son but dans la vie. C'est une bonne chose qu'elle soit affreusement riche ou sa petite manie les enverrait tous dans un foyer de sans-abri en moins d'une semaine."

Alice me lança un regard noir.

"Hey, la vérité blesse parfois," lui dis-je en haussant les épaules.

"Le shopping est un but très bien," grogna Alice. "Tout comme c'est très bien d'aider les autres à comprendre ce qu'est le style et à développer leur sens de la mode. C'est un dur labeur, mais quelqu'un doit bien le faire."

On éclata toutes de rire en entendant son commentaire. C'était tellement Alice. Elle nous lança un regard noir pendant quelques secondes avant d'éclater de rire à son tour.

"Okay, okay," capitula Leah une fois qu'elle se fut calmée. "Tu peux m'acheter ce que tu veux et je ne dirais rien. En échange, je te laisserais me rendre fabuleuse à chaque fois que t'en auras envie, et je participerais à une soirée pyjama avec toutes mes nouvelles amies, avec qui je vais vraiment m'éclater immensément."

"Ça m'a l'air d'être un bon deal," acquiesça Kim en rigolant.

"Sûr, j'en suis," ajouta Angela. "Je me forcerais à porter ces superbes tenues que tu me choisiras, me forcerais à supporter que tu m'embellisse, et me forcerais à passer une soirée avec vous quatre, avec qui je me suis plus amusée que jamais. C'est un lourd sacrifice, mais je suis prête à me sacrifier pour l'équipe."

Alice enroula ses bras autour d'Angela pour l'étreindre avec excitation. "Oh merci! J'essayerais de m'assurer que ton sacrifice ne soit pas en vain."

On éclata à nouveau de rire. Alice était vraiment quelque chose d'autre.

"Okay, commençons par de la lingerie!" s'exclama joyeusement Alice. Je grognai en levant les yeux au ciel. Je n'avais pas oublié la dernière fois où elle m'avait emmené acheter de la lingerie, sauf que cette fois, il n'y avait pas d'Edward attendant de se rincer mentalement l'oeil. Leah me mit un petit coup de poing dans l'épaule.

"Hey, ne ruine pas ce moment pour elle, Bella!" protesta Leah. "Je suis sûre qu'on pourrait toutes utiliser quelques tenues venant de cette boutique." Un sourire amusé étira ses lèvres lorsqu'elle remarqua ma gêne. "Allez, on est entre filles. En plus, je suis sûre qu'on a besoin de pyjamas pour notre soirée pyjama."

"Oui, oui, oui!" cria Alice. Elle s'élança dans la galerie marchande à vitesse humaine. Je dus trotter pour garder le rythme. Elle remarqua qu'on avait du mal à la suivre et ralentit légèrement pour qu'on puisse la rattraper. On entra dans la boutique, et les autres s'éclatèrent comme des folles, choisissant des tenues pour les autres, s'encourageant à essayer des pyjamas et trouvant des sous-vêtements qui leur plaisaient vraiment. Elles furent surprises en réalisant tout ce qu'Alice acheta. Je savais qu'elle avait prêté attention à tout ce qu'elles avaient aimé, même si elles l'avaient reposé ensuite. Résultat, on eut toutes un sac plein de tenues. Génial, maintenant on allait devoir se balader dans le centre commercial avec des sacs sur lesquels le nom du magasin de lingerie était écrit en gros. Enfin, je suppose que c'était un moyen comme un autre d'attirer l'attention des garçons.

"Aux robes maintenant!" s'exclama Alice. On la suivit toutes, traînant derrière elle comme des canetons suivant leur mère jusqu'à la mare. Je rigolai à cette comparaison. Une fois qu'on fut dans la boutique, Alice devint un sergent-major, nous ordonnant d'essayer les robes qu'elle trouvait aussi rapidement qu'on pouvait les rattraper. On les essaya ensuite toutes pour lui montrer et montrer aux autres. Il ne fallait que quelques secondes Alice pour déterminer si cette robe était à garder ou à remettre à l'eau. Charlie serait fière que j'utilise une comparaison de pêche, songeai-je. Parfois, elle prenait la décision avant même que les autres aient le temps de bien voir la robe. Aucune d'entre nous ne la contredit cependant. Ses goûts étaient impeccables, comme elle l'avait dit.

On sortit de la boutique avec trois nouvelles robes chacune. Angela, Kim et Leah avaient toutes les trois l'air un peu abasourdies par le petit dictateur qu'Alice était devenu lorsque nous avions pénétré son domaine.

"J'ai essayé de vous prévenir les filles mais vous ne m'avait pas écouté," les taquinai-je. "Je vous avais dit qu'elle était une force de la nature. Elle est comme une tornade. Elle vous aspire et vous fera tourner la tête jusqu'à ce que vous en ayez la nausée avant de déposer quelque part d'autre."

On éclata à nouveau toutes de rire, à l'exception d'Alice. Alice nous lança un regard noir, les mains sur les hanches. "Mais c'est une bonne chose, n'est-ce pas?"

Les trois autres filles commencèrent à la rassurer frénétiquement. Je me contentai de la serrer dans mes bras avant de l'embrasser sur la joue.

"Tu es ma tornade préférée, Alice, et que Dieu vienne en aide à quiconque se tiendra en travers de ton chemin. Ils seront complètement oblitérés," murmurai-je tendrement.

"Exactement!" Alice sourit avec satisfaction, décidant que cette comparaison lui plaisait après tout. "Maintenant, des hauts et des jeans. Suivez-moi!"

On la suivit comme de bons petits moutons. Dans le magasin suivant, on croisa Lauren et Jessica qui faisaient du lèche-vitrine vu qu'elles n'avaient pas les moyens de se payer les vêtements de cette boutique.

"Eh bien, eh bien. Si ce n'est pas Alice Cullen et sa petite copine, Bella," renifla hautainement Lauren. "Avec deux filles natives qui se sont échappé de la Réserve."

Je sentis la rage monter en moi. Comment osait-elle parler comme ça de mes amies? Je voulais la remettre à sa place mais ne trouvai rien à dire. Pourquoi trouvais-je toujours d'excellentes réparties longtemps après que la confrontation soit finie?

Leah tourna soigneusement le dos à Lauren et soupira. "On dirait que quelqu'un a oublié de sortir les poubelles. La puanteur est plutôt dérangeante, vous ne trouvez pas?"

Alice hocha la tête. "Peut-être que je devrais en parler au manager. Je dépense assez d'argent dans ce magasin pour payer son salaire, donc je suis sûre que ça ne le dérangera pas de vider les ordures pour rendre notre virée shopping plus plaisante." Elle s'éloigna pour aller parler au manager, nous laissant toutes regarder Lauren avec dégoût. C'était vraiment bizarre de voir des filles super timides comme Angela et Kim regarder quelqu'un comme ça en public. J'aurais aimé avoir mon appareil photo. Cette photo aurait été digne d'être rangée dans un album.

"C'est bien toi, Angela?" demanda Jessica avec incrédulité. "Tu es...jolie...aujourd'hui, beaucoup mieux que d'habitude. Qu'est-ce que tu fais avec ces perdantes?"

Angela enroula son bras autour des épaules de Kim, et Kim répondit en enroulant son bras autour de la taille d'Angela, dans une démonstration de solidarité. "Je passe une superbe journée avec mes amies. En fait, je ne me suis jamais plus amusée qu'au cours des deux dernières heures. C'est agréable de parler avec des filles qui ont un cerveau et qui ne sont pas obsédés par les rumeurs. Mais ça tu ne le sais pas, n'est-ce pas?"

J'éclatai de rire, suivie par Leah, et on tapa dans la main d'Angela.

"Vas-y ma fille!" l'encouragea Leah. "Montre-leur tes griffes!"

Le visage de Jessica rougit sous l'effet de la colère. "Attends de voir, Angela, tu vas regretter de m'avoir insulté. Tu n'es plus la bienvenue à notre table au déjeuner. Il faudra que tu trouves un autre endroit où t'asseoir." Lauren hocha la tête, les dents serrées.

Angela éclata de rire. "C'est bon, mes amies m'ont déjà invité à déjeuner avec eux la semaine dernière. Je suis restée à votre table juste parce que je me sentais désolée pour vous et votre existence ennuyeuse, vivant vos vies banales absorbées par vos petits drames pathétiques. Je peux voir que vous n'en valez pas la peine cependant, donc j'irais rejoindre Bella et les Cullen avec plaisir demain, là au moins, on aura des conversations décentes."

"Formidable, Angela! Je suis si contente que tu ais finalement accepté!" s'exclama Alice en arrivant avec le manager.

"Quel est le problème ici mesdemoiselles?" demanda-t-il avec professionnalisme.

"Eh bien, monsieur, ces deux filles n'ont rien fait d'autre que nous insulter, mes amies et moi, depuis que nous sommes arrivées. Nous sommes là pour refaire les gardes robes de mes amies. Elles auront besoin d'au-moins cinq tenues complètes chacune. Je doute vraiment que ces deux filles aient l'intention d'acheter quoi que ce soit ici, tout ce qu'elles font, c'est traîner dans le magasin et faire fuir vos vraies clientes."

Le manager regarda sévèrement Lauren et Jessica. "Eh bien, avez-vous l'intention d'acheter quoi que ce soit?"

"Peut-être!" répliqua Lauren avec défiance.

"Ça fait déjà une heure que vous êtes là. Apportez vos achats en caisse s'il vous plaît."

Le visage de Jessica devint complètement rouge. "On a encore rien trouvé qui nous plaît."

Le manager continua à les observer sombrement. "Vous avez toutes les deux essayé au moins vingt articles chacune et vous n'avez rien trouvé qui vous plaise?"

Elles secouèrent toutes les deux là tête.

"Alors je ne pense pas que vous trouverez ce que vous voulez dans notre boutique. J'ai bien peur de devoir vous demander de partir."

Elles grommelèrent et tapèrent des pieds en se dirigeant vers la sortie. Jessica passa sans soucis, mais les détecteurs s'emballèrent lorsque Lauren passa. Le manager se précipita vers elle et l'attrapa par le poignet. Il tendit la main et tira sur le col de son haut, révélant un autre haut en-dessous de celui qu'elle portait.

"Je crois que ce haut nous appartient, mademoiselle. J'ai bien peur de devoir vous demander d'aller vous déshabiller dans une cabine en présence de Wendy pour nous assurer que vous n'essayiez pas de partir avec autre chose," grogna-t-il en faisant un geste de la main vers la caissière qui se tenait à ses côtés. "Allez avec cette jeune fille et récupérez l'article ou les articles qu'elle a essayé de volé."

"J'ai juste oublié que je le portai!" protesta Lauren. "J'étais entrain de chercher quelque chose qui pourrait aller avec lorsque ces nazes sont arrivées et ont commencé à nous emmerder. Je voulais juste l'essayer avec une veste pour voir ce que ça donnerait. Je n'essayais pas de le voler! Promis!"

Le manager l'ignora et la traîna de force vers une cabine dans laquelle il la poussa.

"Elle a un autre pantalon sous le sien, monsieur," annonça Wendy depuis la cabine. La mâchoire de Jessica tomba à cette nouvelle. Elle était revenue dans la boutique pour assister à l'humiliation de Jessica.

"Ça fait partie de la tenue que j'avais prévu d'essayer avec une veste!" pleurnicha Lauren. "Vraiment, je n'allais pas le voler."

Wendy sortit de la cabine et tendit le haut et le pantalon au manager.

"Très bien," grommela-t-il, alors que Lauren ressortait honteusement de la cabine. "Alors payez cette tenue et nous n'en parlerons plus."

Le visage de Lauren perdit toute couleur. Elle déglutit bruyamment. "Je, euh, ne peux pas me la payer, monsieur. Je n'ai pas assez d'argent," admit-elle, incapable de croiser son regard. Il hocha la tête comme s'il s'en était douté.

"Appelez la sécurité et la police," ordonna-t-il à Wendy. "Dîtes-leur que nous avons attrapé une voleuse à la tire. Vu que les articles coûtent plus de 200$, c'est considéré comme du vol qualifié, ce qui est un crime. Avez-vous déjà dix-huit ans?" Lauren secoua la tête. "Estimez-vous chanceuse alors. S'ils décident de vous faire passer devant un tribunal pour mineur, alors votre casier sera effacé à votre majorité."

Lauren tremblait de peur. "Jessica?" appela-t-elle piteusement.

Jessica eut l'air effrayé au début, mais ensuite, elle sembla réaliser qu'elle se trouvait en face d'une histoire majeure, une dont elle seule connaîtrait les détails. Elle savait qu'Alice, Angela et moi ne le raconterions à personne, vu qu'on considérait que ce n'était pas digne de nous, et Kim et Leah n'allait pas à notre école, donc elles ne comptaient pas. Un sourire satisfait étira ses lèvres et elle prit une photo de Lauren avec son téléphone. "Je vais attendre avec toi jusqu'à ce que la police arrive, mais ensuite je devrais vraiment rentrer chez moi," assura-t-elle mesquinement à Lauren. J'étais certaine qu'elle voulait une photo de Lauren menottée.

"J'aurais aimé qu'Edward soit là pour savoir si elle était vraiment coupable ou non," chuchotai-je aux autres parce que je me sentais mal pour Lauren. Et si elle disait la vérité?

Alice me regarda bizarrement. "Bien sûr qu'elle est coupable, Bella! C'est évident pour tous ceux qui savent lire le langage corporel qu'elle ment comme une arracheuse de dents." Leah hocha la tête pour marquer son approbation; bien qu'elle n'était pas sûre de savoir comment, elle savait que Lauren était coupable.

"Qu'est-ce que ça aurait changé qu'Edward soit là ou non?" me demanda Angela avec curiosité.

"Oh," dis-je en rougissant. Oups. Voilà pourquoi Alice m'avait regardé bizarrement. J'étais un peu trop à l'aise avec mes nouvelles amies, je pense. "Il est juste très doué pour lire les gens."

"En fait, Bella," me taquina Alice, "Tu es juste très crédule. Tu es une si mauvaise menteuse que tu croiras n'importe qui."

"Merci," grommelai-je. "Je t'aime aussi." Elles rigolèrent toutes. Enfin bon, ma philosophie c'est: Si tu veux pas faire de la prison, évites les sales plans. Ça et: Qui sème le vent, récolte la tempête. La situation de Lauren ne m'empêcherait pas de dormir. Elle l'avait bien cherché.

"Maintenant que vous vous êtes diverties pour la journée, revenons-en à nos moutons," ordonna Alice en redevenant le Sergent Shopping. Le temps qu'on finisse dans cette boutique, nous étions toutes épuisées, enfin à l'exception d'Alice, bien sûr. Être un vampire avait des avantages. Voir Lauren être menottée nous amusa beaucoup et Jessica prit effectivement une photo, comme je m'y étais attendue. Lauren sembla outrée que Jessica soit prête à raconter ce qui s'était passé mais je ne fus pas surprise. On récolte ce qu'on sème. Quand vous êtes une traîtresse qui fréquente d'autres traîtresses, il ne faut pas être surprise d'être trahie, n'est-ce pas? Je veux dire, c'est logique. Il y a peut-être un code d'honneur chez les voleurs, mais apparemment, pas chez les bavardes.

"Au tour des chaussures, maintenant!" annonça joyeusement Alice. On grogna toutes.

"Alice, je réalise que t'es comme le lapin Energizer - tu continues et continues, mais nous, on est fatiguées et affamées. On a besoin de faire une pause," lui dis-je.

"Oh, c'est vrai!" réalisa-t-elle avec embarras. "Désolée! Allons dans la zone des restaurants alors. Vous pourrez vous reposer en mangeant." Elle changea rapidement de direction et se dirigea vers les fast-foods. Je rigolai doucement. Cette bonne vieille Alice.


Une fois qu'on arriva, Angela pila brusquement et m'agrippa le bras. Les autres s'arrêtèrent aussi et regardèrent Angela avec surprise. Je suivis son regard et vis Ben Cheney. Je me rappelai que dans les livres Angela craquait sur lui.

"Génial! Tu es magnifique et tu as notre soutien. C'est le moment idéal pour approcher Ben!" suggérai-je. Elle secoua rapidement la tête.

"Oh non, je ne peux pas!" cria-t-elle. "Et si je ne lui plais pas?"

"Je l'ai vu te regarder quand tu avais la tête tournée," l'encourageai-je.

"Vraiment?" me demanda-t-elle avec surprise. Je hochai la tête. "Oh, ben peut-être qu'on pourrait juste passer devant sa table pour voir s'il me remarque."

Alice me fit un clin d'oeil et je sus qu'elle préparait quelque chose, donc je me contentai d'accepter le plan d'Angela. On se dirigea vers sa table en papotant doucement, et il ne releva même pas la tête lorsqu'on approcha. Lorsqu'on arriva à sa table, Alice poussa soudainement Angela, la faisant foncer dans Ben et lâcher tous ses sacs. Angela lança un bref regard noir à Alice mais son attention fut rapidement détournée par Ben.

"Oh, je suis terriblement désolée!" s'excusa-t-elle, les joues rouge vif. "J'ai dû trébucher." Ben regardait Angela avec la mâchoire pendante et les yeux légèrement vitreux. Au bout de quelques secondes, il ferma la bouche et secoua la tête, semblant tout aussi émoustillé qu'elle l'était.

"Pas besoin de t'excuser Angela. Tu ne m'as pas fait mal. Est-ce que ça va?" lui demanda-t-il courtoisement. Elle sourit. On s'éloigna pour aller commander notre nourriture et leur donner un semblant d'intimité.

"Ça va, je suis juste un peu embarrassée," admit timidement Angela. Il lui sourit.

"Oh, tu as fait tomber tes sacs, laisse-moi t'aider," offrit-il en s'agenouillant pour les ramasser. Il vit le sac de lingerie et haussa un sourcil avant de relever les yeux vers Angela. "Alors, euh, tu es là avec quelqu'un?"

"Oh, ouais," répondit-elle sans comprendre l'éclat de déception qui brilla dans ses yeux. "Bella Swan, la nouvelle, et Alice Cullen, et deux autres filles que j'ai rencontré aujourd'hui. Leah et Kim sont très gentilles. Elles habitent à La Push." Les yeux de Ben s'illuminèrent lorsqu'il réalisa qu'elle était avec des filles.

Il rassembla son courage en ramassant les sacs d'Angela. "Alors est-ce que tu...fréquentes...quelqu'un?" Il rougit et garda les yeux posés au sol.

Elle rougit aussi. "Oh, non. Je n'ai même jamais eu de petit-ami."

Ses yeux croisèrent ceux d'Angela avec surprise. "Non? Mais t'es si belle et si intelligente et si gentille! Est-ce que ça te dirait de...peut-être...passer un peu de temps...avec moi?"

Elle lui fit un sourire qui sembla lui couper le souffle. Elle est entrain de l'éblouir, songeai-je avec amusement. "J'adorerais ça, Ben."

Le visage de Ben s'illumina de plaisir. "Vraiment?" Elle hocha la tête. "Génial! Je pourrais te ramener chez toi aujourd'hui, si ça dérange pas tes amies, et on pourrait passer un peu de temps ensemble."

Elle me regarda avec espoir. Je souris et hochai la tête. "Vas-y, fonce!" soufflai-je en levant le pouce pour lui montrer mon approbation. Elle me sourit avec gratitude. Alice vint se positionner à côté de moi. "De rien," murmura-t-elle. Le sourire d'Angela s'élargit encore plus et elle hocha la tête. Elle se tourna ensuite vers son nouveau petit-copain.

"J'adorerais passer un peu de temps avec toi."

On les laissa discuter. "Deux de faits, plus que deux," me murmura triomphalement Alice. Je haussai un sourcil.

"Tu sais, Kim va sortir avec Jared," marmonnai-je.

"Oh, je sais," répliqua-t-elle sur le même ton. "Mais ils ne sont pas encore ensemble, donc ça ne compte pas."

"Il ne leur faudra pas longtemps cependant, surtout si tu les 'aides'," mentionnai-je avec un sourire. Elle me sourit aussi.

"Absolument." Elle haleta soudainement. "C'est Kim, elle a un problème!"

On avait été entrain de nous diriger vers Leah, donc elle entendit Alice. Alice s'élança et Leah et moi, on la suivit rapidement. Elle allait un petit peu plus vite qu'une humaine normale, parce qu'elle était inquiète, mais je n'allais pas m'en plaindre. J'espérai qu'elle arriverait à rejoindre Kim avant qu'il ne lui arrive quoi que ce soit. On courut après elle, essayant de la garder en vue alors qu'elle contournait les tables et évitait les gens. Vu que je ne connaissais pas le centre commercial, je n'avais aucune idée de l'endroit où elle allait.

On tourna avant de descendre une longue galerie. Je réalisai enfin qu'on se dirigeait vers les toilettes. On arriva juste à temps pour voir Alice arracher la poignée de la porte des toilettes familiaux. C'était une large cabine, accessible aux handicapés, et qui contenait une table à langer. C'était une cabine principalement utilisée par les mères de garçons trop grands pour aller dans les toilettes pour dames mais pas assez grands pour que leurs mères soient à l'aise avec l'idée de les laisser aller aux toilettes tous seuls. La pièce était aussi assez grande pour qu'une mère de famille nombreuse puisse garder un oeil sur tous ses enfants lorsque l'un d'entre eux avait besoin d'aller au petit coin. Mais maintenant, deux hommes s'y étaient enfermés avec Kim et ils avaient eut l'intention d'utiliser cet espace pour profiter d'elle. Ils s'arrêtèrent lorsqu'ils entendirent la poignée se briser et tomber par-terre. Ne perdant pas de temps, Alice utilisa ses doigts pour tirer le verrou et ouvrit la porte.

"Lâchez-la!" grogna férocement Alice.

"Oh, tu veux te joindre à la fête, chérie?" renifla l'un d'entre eux. "On en a assez pour toi aussi." Il essaya de l'attraper mais elle le fit valdinguer à l'autre bout de la pièce, où il se cogna la tête contre un évier et perdit connaissance.

Elle se précipita vers l'autre homme avec colère, celui qui tenait les poignets de Kim au-dessus de sa tête et qui la regardait avec incrédulité. "J'ai dit, lâchez-la," grogna-t-elle à nouveau en attrapant le bras de l'homme et en lui le brisant. Il relâcha immédiatement Kim et hurla de douleur. Alice le poussa contre le mur avec assez de force pour desceller un morceau de carrelage avant de prendre doucement Kim dans ses bras.

"Il va certainement le sentir passer demain," mentionnai-je joyeusement. Leah fixait Alice avec surprise. Kim sanglota. "Est-ce qu'ils t'ont fait du mal, Kim?"

Elle secoua la tête en s'agrippant à Alice de toutes ses forces.

"J'ai eu tellement peur! J'avais envie d'aller aux toilettes et j'aurais dû vous prévenir, mais je pensais que je serais rapide. Lorsque je suis sortie des toilettes, ils m'attendaient et ils m'ont traîné ici. Ils m'ont poussé contre le mur, et ils m'ont dit tout ce qu'ils avaient prévu de me faire. Je voyais bien qu'ils étaient excités par ma peur, mais je ne pouvais pas arrêter de trembler. Ils n'ont même pas eu le temps de m'embrasser avant que tu n'arrives, cependant. Tu m'as sauvé! Merci!" expliqua Kim en regardant Alice avec ébahissement.

"Oui, c'est vrai," acquiesça Leah en regardant les deux salauds qui étaient inconscients par terre. L'un d'entre eux avait une coupure à la tête qui saignait. Elle se tourna à nouveau vers Alice. "Comment?"

Alice lâcha Kim et sourit tristement à Leah. "Tu savais déjà ce que je suis, n'est-ce pas."

Leah hocha songeusement la tête. "Et maintenant je sais ce que tu n'es pas." Elle et Alice échangèrent un regard compréhensif et se sourirent. Leah s'approcha et serra Alice et Kim dans ses bras. Elle retourna ensuite auprès des hommes et attrapa leurs portes-feuilles pour regarder leurs cartes d'identité avant de les reposer.

Je haussai un sourcil avec curiosité. Elle me fit un sourire diabolique. "Juste au cas où Jared aimerait savoir leurs noms."

Je hochai la tête même si je savais que ce ne serait pas une bonne idée de lui le dire. Un jeune loup-garou enragé et les deux hommes qui ont essayé de violer son âme-soeur ne feraient pas une bonne combinaison. Je doutai que quelqu'un retrouve un jour leurs corps. Je devrais avoir une petite conversation avec tout le monde sur le trajet du retour pour décider de ce qu'on raconterait de notre virée aux garçons.

Leah retourna auprès d'Alice et de Kim et plaça un bras sur chacune de leurs épaules. "Je meurs de faim, allons manger un morceau.

Alice commença à glousser. "C'est une bonne chose que je n'ai pas faim. Je ne pense pas que vous aimeriez que je mange un morceau."

On éclata toutes de rire, relâchant la tension qui nous avait envahi quand on avait découvert que Kim était en danger. Un vampire et un futur loup-garou rigolant ensemble de leurs habitudes alimentaires. J'avais envie de déclamer le très célèbre discour de Martin Luther King 'J'ai fait un rêve' pour commémorer l'occasion.

On retourna dans le restaurant pour nous commander à manger. Je me cachai dans un coin de la banquette pour essayer d'éviter d'attirer l'attention. Kim était abasourdie par la quantité de garçons la regardant mais Leah adorait avoir toute leur attention sur elle.

"Vous savez," murmura-t-elle en jouant avec sa serviette. "Vous m'ave vraiment aidé à accepter la perte de Sam. Ça me fait encore mal, mais je ne me sens pas aussi aigrie que je l'étais avant, et maintenant, j'ai même bon espoir pour le futur. L'espoir qu'il y ait quelqu'un quelque part fait juste pour moi. Je me suis beaucoup remise en question, me demandant ce qui n'allait pas chez moi, ce qui l'avait fait fuir. Je me détestais encore plus que je ne le détestais lui. Mais passer du temps avec vous toutes, et me sentir belle, et plaire aux garçons, je réalise que je ne suis pas seule dans ma douleur. Je me sens bien dans ma peau maintenant, comme si je vaux plus que d'être seule et aigrie. J'ai aussi réalisé qu'une rupture n'était pas la fin du monde. Il y a des choses beaucoup plus terribles qui auraient pu m'arriver. Donc je vais faire de mon mieux pour oublier Sam et recommencer à vivre. A vivre vraiment, et non pas à juste exister. Je vais chercher le bonheur."

"Excellent!" lui dit-on en lui serrant la main. "On sera toujours là pour toi."


Prochain chapitre : Le van

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