Un peu plus rapide cette fois ci ^^ (4 jours !! 0_o )

J'espère que ce chap vous plaira, bonne lecture.

Et merci de suivre cette fic


Le temps était arrêté, depuis la mort de l'ange.

La magnifique blonde se arqua. Sa poitrine se souleva, comme à la suite d'un électrochoc, la bouche grande ouverte, essayant de happer de l'oxygène. Comme une noyée, et c'est ce qu'elle était ; noyée, noyée dans le regard du vampire, et maintenant dans le néant de l'incompréhension et de la douleur.

Aprés ce sursaut, elle retomba lourdement sur le dos, les yeux écarquillés, pétrifiés d'horreur et de douleur.

Elle ne pouvait pas bouger. Son corps ne lui obéissait pas, il était agité de spasmes, consumé, maltraité par ce feu ardent. La tête en arrière, le haut du crâne était le seul lien entre elle et le sol, hormis ces jambes. Elle se cambrait, les lèvres étirés, voulant laisser un cri de torture et d'effroi s'échapper, vidant tout l'air de ses poumons. Elle ne pouvait respirer, c'est pour cela qu'elle ne pouvaient qu'exprimer sa douleur par des râles inhumains, atroce, insupportable à entendre. Elle souffrait tant. Elle ressuscitait … Non … Elle renaissait...

Chapitre 27 : Souvenirs confus

Riza recouvrait au fur et à mesure la réalité. La douleur avait atteint son summum, a un tel point que son système nerveux considérait que informer le corps ne servait à rien. Grâce à cela, et à son envie de vivre, la lieutenant commencer à pouvoir réfléchir difficilement à sa situation.

Le vampire ne bougeait toujours pas. Riza porta sa main sur sa propre nuque, et sentit le liquide se déversait. Et pourtant, la mare de sang indiquait que Riza ne devait plus avoir d'hématies, tellement de sang l'entourait.

C'est à ce moment que l'être de la nuit se volatilisa de son champ de vision. Le temps de battre des paupières, il se retrouva de nouveau pencher sur le cou de Riza. Il feula, et plongea dans le cou de Riza.

Va t il abréger mes souffrances ? Ou finir ce qu'il a commencé sans ménagement ? S'enquit mentalement Riza.

Elle sentit l'air se glaçait autour d'elle. La douleur phagocytait ses sens. Elle sentit la présence du ténébreux à ce même endroit. Cette onde glaciale s'abattit sur sa peau. Après ce laps de temps infime, la présence du vampire s'évanouit dans les ténèbres de la pièce. Riza à bout de force, s'évanouit, elle aussi …

Elle repris connaissance, son état était un peu moins pitoyable. Sa vue était embrumée, elle cherchait Roy ; chose vaine, même si le voile brumeux se retirait petit à petit de ses yeux. Elle ne détectait plus sa présence. Elle le savait caché à quelques mètres. Allongée sur le sol, ne pouvant mouvoir sa tête que par ac coup, la vision du rapace en était réduite.

Soldat...chien de l'armée... démon d'Ishbal... Elle avait enduré tant de douleur, forgeant sa volonté là où tant de soldats resteront à jamais, dans ce désert, enfouit dans l'oubli.

Sa rage de vivre ne l'avait pas quitté, elle, le faucon. Hawkeye s'appuya sur un coude, puis l'autre, avec un rictus de souffrance. Sa tête tournait tellement, elle s'agrippa à la tête du lit, comme si sa vie en dépendait: et c'était le cas. Si elle ne faisait rien ; elle mourait. Elle mourait, ici, sans s'être réellement battue, agonisant. Elle arriva difficilement à mettre un genoux à terre, puis à se lever. Riza s'appuya sur le mur, titubant. Elle se souvint de sa carotide tranchée, posa sa main sur la marque en forme de demi-lune, et s'aperçut qu'elle ne saignait plus.

Comment une plaie si profonde au niveau de la carotide, pourrait elle ne plus saigner ?

Elle fut surprise, mais savait qu'elle n'avait pas le temps pour chercher une explication rationnelle : elle continua à avancer.

Riza sortit enfin de cette pièce infernale. Elle ne se souciait guère de fermer la porte de l'antre du démon. Titubante toujours, son champ de vision rétréci, troublé par tant de douleur, et tant de perte de sang, elle alla dans la petite pièce d'à côté s'appuyant sur les murs, cherchant de quoi se soigner. A tâtons, elle trouva la trousse de médecin de son parrain, sur un secrétaire, et la fit tomber. Elle se laissa tomber, et continua de chercher dans la trousse. Sa vue s'améliorait, elle était toujours trouble : elle s'accoutumait à regarder la mer de ses douleurs et tourments.

Elle trouva de quoi se désinfecter, et panser sa plaie ; ce qu'elle fit.

Contrairement à ce qu'elle s'attendait, l'alcool ne lui fit ressentir aucune douleur, pas le moindre picotements. Elle sourit : Je dois être dans un sale état, pour ne rien ressentir.

Elle plaqua un pansement sur sa morsure, puis souffla, et retomba dans l'inconscience.

Deux heures, en seulement deux heures, Riza avait ressentie l'espoir, la sérénité de s'être résolue à agir, et la douleur d'un brasier. Quand elle se réveilla, elle se sentait mieux.

Elle aurait du mourir, ou être dans un état comateux : mais rien, elle n'avait presque rien. La jeune miraculée allait de mieux en mieux : elle se sentait ramollie, embrouillé, dans un cocon, attendant de se transformer en papillon, dans un état second. Elle se souvenait difficilement de ce qui venait de se dérouler, comme un rêve brumeux dont il ne reste qu'une vague impression à son réveil.

Comment suis-je encore en vie ? Tout ce sang, cette douleur …

Elle tressaillit à cette idée.

D'où venait elle ? Une anémie ne doit pas provoquer de douleur intense... Alors pourquoi cette souffrance ? Que s'est il réellement passé ?

Riza essayait de se remémorer tous les détails, même le plus infime. Tout restaient flous, à partir du moment où Mustang avait posé ses lèvres sur sa nuque, tout étaient enfouis.

Je croyais que j'allais mourir... J'ai vu ma vie défiler devant mes yeux... Quels étaient ces moments ?

Un me revient en mémoire, je me voyais toute petite ; les cheveux courts, avec des traits enfantins – tout en rondeur- des yeux pétillants de malice et de curiosité. Je me voyais à plusieurs mètres, j'allais m'approcher de mon père, qui était beaucoup plus proche dans ma vision, et parlait, me parlait. J'avais l'impression qu'il me tenait par l'épaule, alors que j'étais si éloigné de lui, et de me regarder avec un extrême gentillesse, et me dire : « Voici-...

Tout devint flou, et un autre souvenir pris la place dans le film de ma vie …

-Tu la verrais ! Elle est magnifique ! Elle attend impatiemment mon retour !

-Hughes...J'ai un conseil pour toi... c'est classique dans les films ou les romans. Au combat, quand quelqu'un commence à parler de sa famille, il se fait tuer peu de temps après. Tu devrais arrêter tout de suite, dis-je.

Nous étions dans un désert... Ce désert...où l'on avait pris tant de vie... Hughes me regarda et dit :

-et toi de ton côté alors ? Tu n'as pas une ou deux aventures sentimentales à me...

Un homme Ishbal surgit de nulle part, et s'attaqua à nous. Nous n'avions pas le temps de réagir Hughes et moi, son arme rengainé, et mes gants dans ma paume.

-On nous tire dessus ? Dis inquiet en me mettant à couvert.

-Ne t'inquiète pas, l'œil du faucon veille sur nous, me répondit il comme s'il s'agissait d'une vérité implacable, et sans aucune peur. Étonnant pour un homme qui se faisait assaillir de tout côtés.

-L'oeil du faucon ?

-Oui, un sniper arrivé récemment, je ne sais pas qui c'est, mais tout le monde en parle

A ce moment, je compris pourquoi je me sentais étrangère à mes propres souvenirs... pourquoi j'étais si petite, et pourtant ces souvenirs si claire... pourquoi je me voyais... pourquoi je parlais si familièrement au générale de brigade Hughes... Ces souvenirs étaient les siens. Je ne sais de quel manière il avait réussi cette prouesse, mais c'était un fait.

Une sorte d'équivalence peut-être … en échange de mon sang, j'avais accès à ces souvenirs, ou du moins une partie.

Cela me surprit tellement : pourquoi ces souvenirs ? Peut être signifiaient ils quelque choses ?

Que veux tu me dire Roy ?