Bonjour à tous,
A présent, Ron va pouvoir annoncer la nouvelle au Ministre et Pansy fera pareil avec son frère :)
A bientôt et bonne lecture !
Après avoir apaisé leur fils qui finit par aller se coucher, Pansy envoya un sms à Kenji pour lui demander de venir chez elle après son service afin de lui parler de la dernière proposition du Magenmagot. Le cuisinier euphorique lut son message et reprit son travail en sifflotant sans se douter du dépit de sa femme pas vraiment intéressée par une nouvelle vie en Ecosse. Pansy envoya également un patronus à sa mère, sa grand-mère son oncle ainsi que son cousin pour leur proposer de se voir après l'arrivée de Kenji.
Ensuite, la sorcière écouta les propos de Toorj puis elle fit de son mieux pour lui extirper son sentiment de culpabilité envers Toorjii. L'ex auror anxieux affirma que leur enfant s'était senti malheureux durant des années et ne parvenait plus à retrouver son équilibre par sa faute. Pansy tenta de le réconforter en affirmant que leur fils reprendrait confiance en lui mais aussi en eux grâce au dialogue. Enfin, Toorjii se sentirait rassuré par le fait que Papa et Maman ne se sépareraient plus puis il s'estimerait en sécurité à Poudlard donc très loin de Gyaar.
Toorj acquiesça mais il ne put alors s'empêcher de demander à Pansy si elle disait vraiment la vérité au sujet du fait qu'Aav et Eej ne se sépareraient plus. La sorcière surprise acquiesça avant de se raviser afin de l'interroger sur la raison de cette demande. Le mongol la rassura aussitôt sur son désir de rester à ses cotés pour le restant de leurs jours après l'avoir enfin retrouvée, néanmoins, il était conscient de toutes ses erreurs. Aussi, Toorj confessa sa peur qu'elle ne finisse par le quitter pour un type largement supérieur à lui qui n'avait pas su la protéger contrairement à sa promesse et la fit souffrir pendant quatre ans.
Pansy abasourdie nia toute intention de ce genre puis son mari osa enfin lui demander s'il y avait eu quelqu'un d'autre dans sa vie après leur séparation débile :
« _ Tu as rencontré un autre homme en mon absence ?
- Hein qu'est-ce que tu racontes ? S'insurgea Pansy.
- Je ne t'en voudrais pas tu sais car tu détenais parfaitement le droit de chercher un peu de réconfort ou quelqu'un de mieux que moi après mes frasques. Affirma Toorj.
- Il n'y a eu personne d'autre après toi, même si, certains types se sont montrés très gentils. Répondit Pansy.
- Pourquoi tu ne leur donnais aucune chance ? S'enquit son mari.
- … (silence surpris de Pansy face à cette question)
- Aucun de ces types ne te plaisait assez pour que tu sortes avec eux ou tu refusais seulement par devoir parce que tu t'estimais encore mariée avec moi, même si, je t'avais quitté à cause des Imperium lancés par la vieille folle? L'interrogea Toorj curieux mais aussi inquiet et donc désireux de savoir si sa femme restait avec lui uniquement pour les enfants ou s'il détenait une véritable chance de la reconquérir.
- Je te l'ai dit : certains types étaient gentils mais ils ne m'intéressaient pas du tout. Répondit Pansy.
- Mais ils ne t'intéressaient pas parce que tu pensais encore à moi ou parce que tu t'estimais toujours mariée donc tu ne voulais pas d'une liaison adultérine ? Insista Toorj.
- Je ne voulais pas d'un type dans ma vie car personne n'est jamais parvenu à effacer ton souvenir. Révéla Pansy.
- Alors tu m'aimes encore un peu malgré mes erreurs lamentables ? Demanda Toorj car elle ne parlait jamais de ces choses.
- Je n'ai jamais cessé de t'aimer, même si, je te haïssais par moments. Avoua Pansy cramoisie.
- Donc tu m'aimes encore ? Insista Toorj soulagé.
- Oui mais pourquoi tu me demandes ça ?
- Parce que tu ne parles jamais de nous deux donc je craignais que tu m'acceptes auprès de toi seulement pour rassurer les enfants. Avoua Toorj avant de se rapprocher d'avantage de sa femme.
- Non tu n'es pas seulement le père des enfants mais aussi mon mari : j'ai simplement besoin de temps pour me rapprocher de toi ou te faire totalement confiance. Tu sais, c'est dur d'oublier tes regards méfiants, tes silences accusateurs toutes ces années, même si, je savais que tu étais sous Imperium. Tu dis que tu venais aussi me voir mais toutes tes attentions étaient dédiées aux enfants donc moi je me tenais dans un coin de la pièce juste pour qu'ils nous voient ensemble ! Rétorqua Pansy blessée.
- Je suis désolé car je ne savais vraiment pas ce que je faisais mais je voulais vraiment te voir aussi. J'ai honte de moi. Affirma Toorj.
- Oui je sais que tu ne te rendais compte de rien car il fallait être aveugle pour ne pas voir mes yeux rougis par les larmes au début ainsi que ma soumission de peur de retourner à l'asile ou que tu ne me retires les enfants si je me rebellais face à tes airs outragés ainsi que les propos de la vieille salope qui se prétendait ta mère. Déclara Pansy.
- …
- Ensuite, j'étais jalouse à en crever quand Tsetseg est entrée dans nos vies. Il n'y a eu personne parce que ça ne m'intéressait pas mais j'ai failli faire n'importe quoi avec un type après m'être enivrée le soir de ton mariage avec cette traînée. Révéla Pansy.
- …
- Je te choque Toorj ? S'enquit Pansy vexée et qui se méprenait sur la raison de son silence.
- Non : j'ai honte parce que tu ne bois jamais Pansy donc c'est probablement moi qui t'ai poussé à le faire par désespoir. Regretta Toorj.
- Je ne suis pas une alcoolo non plus : je me suis retrouvée ivre seulement une fois et c'est tout. _Modéra Pansy. _ Ce n'est pas ta faute mais la mienne parce que j'ai cherché une solution facile pour oublier ton mariage ou ta nuit de noces avec Tsetseg en me rendant dans un bar à Altay au lieu d'affronter les choses. Se reprocha Pansy.
- …
- En tout cas, ça m'a servi de leçon donc je ne me saoulerai jamais plus après avoir compris le danger. Franchement, je me suis comportée comme une idiote car ce type aurait pu me faire n'importe quoi s'il avait insisté et que je n'étais pas en état de m'y opposer. Confessa Pansy honteuse et encore inquiète.
- Je te demande pardon pour ça aussi._ Dit Toorj livide et en train de s'imaginer parfaitement ce que sa femme aurait pu subir entre les mains d'un poivrot ou un pervers parce que lui-même l'avait abandonné à son sort pour se marier avec une autre ce jour-là, même s'il détestait Tsetseg. _ Je te jure qu'il ne s'est rien passé avec Tsetseg ! Insista le Mongol.
- Je sais sinon on ne serait probablement pas ensemble maintenant. Bon il ne s'est rien passé de mon coté ce soir-là et tu n'as rien fait avec Tsetseg non plus donc on peut aller de l'avant.
- Je ne suis pas un bon mari mais je te promets de tout faire pour obtenir ton pardon puisque tu m'aimes encore. Je ne sais pas comment tu fais pour m'aimer mais j'en suis bien heureux Pansy parce que ça me donne l'espoir que tu ne me reprends pas seulement pour rassurer les enfants mais aussi parce que tu tiens encore à moi. Confessa Toorj.
- Comme si j'avais pu t'oublier gros beta et puis je savais que tu étais sous Imperium. _ Protesta Pansy._ Enfin, tu étais toujours ici avec nous même après ton soi-disant mariage au lieu de rester avec Tsetseg, ce dont je me réjouissais car tu n'étais pas avec cette salope mais nous. Ce n'est donc pas comme si tu m'avais frappé ou les enfants sinon, je serais partie loin de toi dans ce cas.
- J'ai tous les défauts du monde mais pas ça : je ne lèverai jamais la main sur toi, ni sur les enfants. Les sorciers et les moldus qui font ça ne sont pas des hommes, ni des bêtes mais des pourritures. La rassura son mari.
- Je sais donc je te fais confiance. _ »
Pansy affirma savoir qu'il ne la frapperait jamais, ni les enfants sinon ils ne seraient pas là. Ils discutèrent encore un moment de leur situation puis Toorj se rassura enfin sur le fait que sa femme tenait vraiment à lui et qu'il lui fallait seulement du temps pour se remettre de tout ça. Son épouse expliqua avoir beaucoup de mal à reprendre leur vie d'avant ou s'approcher de lui pour l'instant car il était vraiment revenu au bercail depuis trois semaines seulement environ. Toutefois, elle confirma son désir de tout recommencer de zéro puis Toorj s'apaisa puisqu'il savait maintenant avec certitude que sa femme voulait vraiment de lui.
XXXXX
Le sorcier connaissait également la nature peureuse de Pansy face aux hommes à cause des tourments infligés par son père ainsi que Malefoy donc le mongol comprenait donc son besoin de se rassurer. D'ailleurs, Pansy ne lui avait pas parlé tout de suite de ses troubles car elle avait du mal à faire confiance à un homme à part son frère, son oncle ou Gyrin en 1998. Toorj s'était cependant rendu compte qu'elle avait un problème lors des séances d'apprentissage de vol où il tentait de l'aider à se positionner sur son balai. Après les nouvelles diffusées sur Naraantuya Panshriij finalement vivante, Pansy avait ensuite fini par confier son trouble au jeune homme qui s'était mis en tête de la venger et de lui montrer que tous les hommes n'étaient pas forcément cruels.
Toorj s'était alors transformé en justicier improvisé en commandant une potion particulière, Ensuite, il avait ordonné à son elfe de maison de se rendre sur le Chemin de Traverse à Londres pour l'envoyer depuis le bureau de poste à Draco Malefoy de la part d'une admiratrice. Ensuite, le mongol avait attendu la livraison de La Gazette du Sorcier puisqu'il avait ordonné à son elfe d'aller chercher le journal en Angleterre tous les jours et de le lui envoyer à l'école.
Un matin de décembre 1998 peu avant la fin des cours et le début des vacances, Toorj satisfait avait rejoint Pansy à la bibliothèque avant de lui montrer le journal sorcier anglais où s'étalait une photo de Malefoy junior soudainement atteint d'une légère alopécie manifestement provoquée par ses troubles depuis la guerre selon les propos de la journaliste. Ensuite, Toorj avait alors affirmé que Pansy était maintenant vengée avant d'écouter ses protestations, néanmoins, il n'en tenait pas compte car il avait également noté avec satisfaction le regard brillant de la sorcière probablement aussi rancunière que les autres mongols.
Ensuite, le jeune homme l'avait rassuré sur le fait que les cheveux de ce type repousseraient vite car les effets de la potion duraient seulement quelques semaines. Pansy avait ensuite fini par estimer que cette atteinte à la vanité de cette sale vermine était une très belle vengeance contre ce fumier qui la tourmentait souvent durant les dernières années de leurs fiançailles.
En effet, le jeune Draco avait d'abord accepté la fiancée choisie par son grand-père car elle se pliait à tous ses caprices, cependant, les choses avaient changé progressivement après l'arrestation de son père et la fameuse mission de ce type en sixième année. Le Serpentard contrarié avait alors commencé à s'en prendre à Pansy apeurée mais contrainte de rester en silence de peur que son frère ne soit envoyé ailleurs si Malefoy se plaignait d'elle à son père ou pire encore que ce fumier de Draco ne révèle son secret.
De son côté, Parkinson senior ne se doutait donc de rien, ni Kenji puisque cette vermine de Malefoy agissait à Poudlard. En revanche, Adrian et Goyle avaient finit par s'en apercevoir un soir après l'entrainement de quidditch quand Malefoy frappait Pansy qui n'avait pas assez bien nettoyé le balai de son fiancé d'après lui. Les deux garçons s'étaient aussitôt éclispés avant d'avertir Rogue car les Serpentards savaient qu'il se souciait d'eux malgré ses airs froids. Ensuite, le sorcier était intervenu pour empêcher Malefoy de lever de nouveau sa main sur Pansy mais le blondinet continuait de l'utiliser comme exutoire d'une manière plus subtile. Malefoy aggravait donc les troubles de sa promise par ses hurlements, ses critiques acerbes ainsi que ses moqueries cruelles sur son physique disgracieux… Bref, Pansy subissait toutes les colères du blondinet et s'écrasait de plus en plus sous ses cris.
Les choses s'étaient aggravées quand ce type avait également commencé à flirter avec Daphné Greengrass qui partageait en plus le même dortoir que sa « rivale ». Pansy était contrainte de fermer les yeux sur cette liaison pour ne pas risquer de provoquer la disparition de Kenji à cause de sa rébellion mais surtout la découverte de son plus grand secret. Au cours des vacances de Noël, Malefoy s'était justifié en se moquant de sa laideur avant de la traiter de Pékinois lui aussi sans se douter du soulagement de Pansy qui désirait se débarrasser de lui après avoir compris son désir de transformer aussi leurs éventuels enfants dont celui qui était officiellement mort-né à l'insu de leurs parents mais que la sorcière cachait de son mieux tout en projetant sa propre fuite…
Le Mongol chassa ses pensées puis il serra sa femme surprise contre lui mais qui se laissa faire.
Quelques secondes plus tard, Kenji se présenta à la Ger en compagnie de sa femme, sa mère, sa grand-mère, son beau-père Batbold et beau-frère Gyrin sans se douter d'interrompre la discussion du couple. Le cracmol demanda ensuite des détails à sa sœur :
« _ Alors qu'est-ce que Weasley t'a dit ?
- Eh bien, nous avons non seulement obtenu le service de protection des aurors durant les cent prochaines années pour nous tous mais aussi la restitution des deux maisons en Ecosse. Répondit sa sœur en lui tendant la missive laissée par Ron.
- Tu as eu la maison à Aviemore ? Réalisa Kenji euphorique après la lecture de la lettre avant de faire tournoyer sa jumelle comme durant leur enfance.
- TU as eu la maison car je te la donne. Affirma Pansy.
- Mais pourquoi tu veux me la donner ? S'étonna Kenji tout en continuant de la tenir à bout de bras.
- Parce que Maman a acheté cette maison pour toi et puis je sais que tu adores cet endroit. Dit Pansy.
- Mais et toi ? Protesta Kenji surpris.
- J'ai toujours préféré la ferme et Toorj aime cet endroit lui aussi donc nous nous installerons là-bas. Répondit Pansy pour la plus grande satisfaction de son mari pas du tout désireux de vivre à Aviemore avec son beau-frère.
- Mais je voulais qu'on habite ensemble tous les deux comme avant. Se lamenta Kenji.
- Je ne me sens pas bien dans la maison d'Aviemore donc je n'y arriverai pas. Confessa Pansy mal à l'aise.
- Kenji : ta sœur a eu un début de crise de panique l'autre jour lorsqu'elle a vu sa chambre dans cette maison. Elle n'était vraiment pas bien donc c'est pour ça que nous sommes rentrés avant vous. Intervint Toorj.
- Pansy : tu te sens si mal que ça dans cette maison, malgré tous les bons souvenirs qu'on a à l'intérieur ? Demanda Kenji inquiet en songeant aux malaises de sa sœur qui faillit même faire une crise cardiaque à la fin août 1998 quand la date de la rentrée à Poudlard s'approchait et que Pansy paniqua à l'idée de retourner en Grande-Bretagne.
- Je suis désolée Kenji mais je me sens mal en imaginant Père en train de me crier dessus dans cette maison. Dit Pansy honteuse.
- Alors, c'est mieux de t'installer à la ferme dans ce cas. Conclut Kenji peiné de ne pas habiter avec sa jumelle mais pas non plus désireux de la rendre malheureuse dans un endroit qui lui semblait hostile.
- Je suis désolée de te décevoir Kenji mais c'est au-dessus de mes forces. Je peux y rester quelques minutes, une heure peut-être si je ne monte pas en haut mais pas plus. Avoua Pansy honteuse.
- Tu ne me déçois pas tu entends ? Je préfère te savoir en bonne santé et heureuse à la ferme plutôt que de te voir malade parce que la maison te fait sentir mal. Insista Kenji.
- Tu en es certain ? S'inquiéta Pansy.
- Mais bien entendu : l'essentiel pour c'est que tu sois en sécurité et heureuse. Enfin la ferme n'est pas loin d'Aviemore donc je te casserai les pieds à plusieurs reprises dans la journée en venant grâce à la poudre de cheminette ou ma voiture. _Affirma Kenji sans se soucier de savoir si ça pouvait agacer Toorj ou non._ Par contre, tu ne vas pas travailler au restaurant non plus j'imagine ? Reprit-il.
- Non. Je veux sincèrement t'aider à construire ton restaurant mais je me sens incapable d'y travailler. Enfin, nous resterons à la ferme Toorj et moi avec les enfants car nous avons besoin de nous reconstruire.
- Je veux bien mais vous allez vivre de quoi Toorj et toi dans ce cas ? S'inquiéta Kenji extrêmement pragmatique.
- Nous voulons ouvrir un B&B ensemble à la ferme._ Expliqua Toorj._ On peut aussi créer une véritable auberge si tu veux t'installer avec nous et ouvrir ton restaurant là-bas. Proposa cependant le sorcier.
- Euh, non c'est gentil merci mais mon rêve c'est d'ouvrir mon propre restaurant asiatique. En revanche, je devrais varier les cuisines si je m'installais dans une auberge. Répondit Kenji.
- Euh Kenji : comment comptes-tu ouvrir ton restaurant en Ecosse si notre argent ne vaut pas grand-chose là-bas ? Parce que Toorj et Pansy auront probablement besoin de toutes leurs économies pour ouvrir leur activité donc il vaudrait peut-être mieux rester ici nous trois. Intervint Naé secrètement ravie à l'idée de rester à Altay.
- Je peux toujours tenter de demander un crédit. Hasarda Kenji pas du tout désireux de rester en Mongolie s'il pouvait réaliser son rêve de retourner à Aviemore et suivre sa sœur adorée.
- On vous aidera Eej et moi. Intervint Naraantsuya.
- Moi aussi, Dit Batbold à sa fille.
- Et nous aussi : on vous donnera une partie de nos économies pour que tu puisses démarrer ton activité. Nous allons t'aider également pour certains travaux grâce à la magie car on a étudié pas mal de sortilèges de construction quand nous avons monté notre maison en bois. Par contre, tu feras appel à un moldu pour l'électricité parce que je n'y connais rien. Intervint Toorj.
- C'est vraiment très généreux de ta part mais je ne veux pas vous priver de votre argent. Protesta Kenji surpris.
- Pansy veut t'aider et nous le ferons car je veux moi aussi le faire pour te remercier de tout ce que tu as fait pour elle pendant quatre ans. Insista Toorj.
- Enfin, le Ministère m'a accordé une prime d'aide au retour ainsi qu'une prestation compensatoire en guise de dédommagement pour ma détention préventive donc on a un peu plus d'argent à disposition. Ajouta Pansy.
- Alors faisons comme ça : vous devenez non pas mes employés mais mes associés puisque c'est vous qui financez le restaurant et me donnez la maison au lieu de la vendre ou la louer à un moldu pour obtenir un revenu supplémentaire. Dit Kenji.
- Kenji j'ai toujours voulu te donner cette maison. Protesta Pansy.
- Oui mais elle a une grande valeur chez les moldus donc je sais ce que tu perds en me la donnant, même si, les sorciers l'évaluent seulement à 15000 gallions. _ Insista Kenji._ Alors, vous recevrez une partie des bénéfices si vous devenez mes associés. Enfin, je vais ouvrir un local plus petit au début comme ça les frais seront plus raisonnables et vous pourrez ainsi ouvrir votre B&B sans investir toutes vos économies d'un coup. Proposa Kenji.
- Oui si Toorj est d'accord. Dit Pansy surprise.
- Oui ça me va. Répondit son mari rassuré par le redimensionnement du projet de Kenji. _ »
Ensuite, le couple, Kenji et Naraantsuya répondirent aux questions d'Odval, Gyrin mais aussi Batbold au sujet des deux logements. Rassurés sur la superficie du terrain de la ferme, les trois autres Panshriij approuvèrent l'idée des deux époux qui leur conseillaient de garder leur bétail afin de conserver leurs sources de revenus actuelles. Aussi, les mongols affirmèrent emmener les moutons ainsi que leurs autres animaux. Pansy leur promit également de les emmener visiter les lieux dés qu'elle aurait signé l'accord définitif.
Par contre, elle leur demanda de garder le secret pour le moment afin de ne pas provoquer de fuite sur leur prochain départ. Kenji promit aussitôt de rester discret sans se douter du ressentiment de sa femme ou encore ses propos tenus à leur fils au sujet de Toorj. Naé garda le silence, néanmoins, elle dissimula de nouveau sa colère à l'idée de devoir quitter son pays à cause de la bêtise de Toorj selon elle.
Pendant ce temps, Ron conserva sa bonne humeur et travailla joyeusement tout en imaginant Harry en train d'attendre impatiemment la fin de son travail pour connaitre enfin la décision de Mrs Panshriij. Le sorcier hilare ne put également s'empêcher de s'esclaffer à l'idée du Ministre en train de faire les cent pas dans son propre bureau tout comme Hermione. C'était la première fois que Ronald savait quelque chose que les deux autres membres du Trio ne connaissaient pas encore, ce qui le satisfaisait pleinement.
En effet, le rouquin s'était toujours senti comme un boulet ou l'éternel second car les gestes d'Harry mais aussi l'intelligence d'Hermione l'éclipsait totalement. Quelques fois, Ron avait même cru perdre son calme après avoir souvent été appeléMr Granger par des diplomates étrangers lors des soirées mondaines du Ministère où Hermione le contraignait à l'accompagner. En revanche, il était Ronald Weasley aux yeux des exilés et pas Granger. De plus, ces gens le préféraient lui à Miss-Je-Sais-Tout ou l'Elu, ce qui le changeait grandement.
Le soir, le sorcier rentra chez lui en sifflotant mais il resta ensuite sans voix à la vue du carnage culinaire orchestré par Hermione en pleurs qui avait fait brûler un poulet rôti commandé par Ron pour ce soir et livré quelques minutes plus tôt. La jeune femme s'excusa auprès de son mari car elle avait cru bien faire pour l'aider en le mettant au four, néanmoins, elle se révélait encore une fois un désastre en cuisine. Ron la consola de son mieux puis voulut cuisiner rapidement quelque chose mais il n'en eut pas le temps car le Ministre sonnait déjà à la porte.
XXXXX
Le rouquin réfléchit en vitesse avant de demander à Hermione d'accueillir le Ministre pendant qu'il réglait le problème de la cuisine. Ron transplana ensuite à la Trattoria della Serpeverde afin de commander des pizzas à Goyle et Pucey. Ces derniers exécutèrent rapidement les pizzas sans se douter de l'identité des quatre invités du Rouge-et-Or. Ils préparèrent aussi plusieurs amuse-gueules pour permettre à leur ancien gardien d'organiser un superbe apéritif dînatoire pendant qu'Hermione distrayait ses invités dans le salon.
Ensuite, Ron transplana discrètement dans sa salle à manger avant de disposer tous ses plateaux sur la table puis les desserts au frigo. Enfin, il alla saluer ses invités dont Lily ainsi que Ginny. Le rouquin serra la main de Kingsley et son beau-frère puis le sorcier invita tout le monde à passer à table tout en plaisantant avec Hugo sur les talents culinaires de sa mère. Cette dernière rougissante les suivit jusqu'à la salle à manger où elle resta surprise par l'agencement des plats mais aussi leur abondance.
Kingsley lui-même apprécia l'idée d'un apéritif dînatoire pendant que Ginny sentit l'eau monter à sa bouche à la vue des tranches de jambon fumé de Parme, des mozzarellas de bufflonne en provenance directe de Campanie, les tomates à la caprese, le plateau de charcuterie de montagne, les morceaux de pizza, les friands bien chauds, les tranches de pecorino, celles de parmesan, les bruschetta recouvertes de tomates, de caviar d'aubergine, de truffes, de piments ainsi que l'assiette d'anchois marinés. Ron les invita alors à s'installer à table avant de servir du Prosecco également acheté aux deux cuisiniers.
Le sorcier avait aussi pensé aux enfants qui eurent droit à des sodas puis les invités des Weasley apprécièrent énormément cet apéritif dînatoire ainsi que les pizzas. Cet après-midi Ginny avait été mise au courant de l'hypothétique retour de Pansy donc elle avait juré à son mari de garder le secret. La rouquine était curieuse au sujet de cette femme mais elle ne ressentait plus aucune hostilité envers elle après avoir compris la raison de ses gestes lors des révélations entendues le jour de son procès. Enfin, Ginny était également restée surprise par la gentillesse de Pansy si souvent évoquée par Lily depuis leur rencontre.
Les adultes attendirent cependant qu'Hugo s'installe devant ses dessins-animé et montre la télévision à sa cousine pour lancer un Assurdiato afin de pouvoir discuter entre eux. Harry prit aussitôt la parole :
« _ Alors Ron quelles sont les nouvelles ?
- Tu es toujours aussi impatient Harry. Le taquina son beau-frère heureux de le faire mariner un peu pour une fois.
- Il faut le comprendre Ron : Harry n'est pas parvenu à parler avec un seul exilé malgré toutes ses tentatives. Justifia Ginny.
- Gin : tu sais pourquoi donc je ne me répéterai pas mais ne t'inquiètes pas Harry, je tenterai de glisser une bonne parole pour toi auprès d'eux. S'esclaffa Ron.
- Votre succulent repas me semble un excellent présage Weasley. Dit Kingsley.
- Je suis content qu'il vous plaise Mr le Ministre : cet apéritif dînatoire a été préparé par deux cuisiniers de grand talent qui se sont exilés en 1998. Avoua Ron.
- Ah bon ? Faites-leur mes compliments dans ce cas. Répondit Kingsley.
- Je ne leur ai rien dit sur l'identité de mes invités mais je le leur révélerai la prochaine fois et leur transmettrais vos compliments. Promit Ron satisfait.
- Et qui a préparé ces merveilles ? Demanda Ginny curieuse.
- Messieurs Goyle et Pucey qui détiennent un très bon restaurant. Expliqua Ron amusé par la situation.
- Wow ! J'aimerai bien aller déjeuner ou dîner chez eux un de ces jours. Sut seulement dire Ginny surprise.
- Pourquoi pas si Harry promet de ne pas leur casser les pieds en parlant du passé ou d'un hypothétique retour. Proposa Ron hilare.
- Ron ce n'est pas gentil ! Protesta Hermione pendant qu'Harry penaud ne savait plus où se mettre.
- Je ne fais que répéter leurs propos quand ils m'ont assuré que je pouvais venir déjeuner avec ma famille ou mes amis et même mon beau-frère Potter du moment qu'Harry les laisse tranquille. Rétorqua Ron.
- Je me doutais qu'Harry n'a pas bonne presse auprès des exilés. Confessa le Ministre.
- Non. Attention, ceux que je fréquente, ne nourrissent pas d'intentions malveillantes à son égard mais ils n'apprécient pas le fait qu'Harry ai épargné aux Malefoy un séjour à Azkaban et ses mines après tout ce qu'ils ont fait. Expliqua Ron.
- De quelles mines parlez-vous ? S'étonnèrent Hermione et Harry surpris.
- Oh c'est vrai que nous ne t'en avons jamais parlé Harry, ni à toi Hermione car c'est une évidence pour tous ceux qui sont nés dans des familles sorcières. Réalisa Ginny.
- De quoi parlez-vous ? Insista Hermione inquiète.
- Simplement du fait que les prisonniers d'Azkaban travaillent à la mine durant la journée. Expliqua Ginny d'un ton insouciant car il s'agissait d'une évidence à ses yeux.
- … (silence abasourdi d'Hermione)
- Les exilés sont allés dans les mines eux aussi ? Demanda Harry surpris.
- Non : ils étaient seulement placés en détention préventive donc ils restaient dans leurs cellules en attendant leur jugement. _Révéla le Ministre. _ Heureusement d'ailleurs, sinon nous n'aurions aucune chance de les convaincre de rentrer s'ils conservaient des souvenirs aussi horrible que ceux du travail dans les mines. Ajouta-t-il.
- En gros: j'ai épargné non seulement la prison aux Malefoy mais aussi les mines et pas aux autres. Réalisa Harry stupéfait.
- Oui. Répondit Ron.
- Weasley : pouvons-nous parler de Mrs Panshriij-Parkinson ? Intervint le Ministre.
- Bien entendu.
- Alors quelle est sa réponse ? J'avoue emmener la troisième bouteille de Prosecco avec moi en guise de prix de consolation si votre amie n'accepte pas la proposition du Ministère. Plaisanta Kingsley pour simuler une grande détente, voire, un certain détachement. Toutefois, le Ministre espérait sincèrement avoir trouvé un accord avec Mrs Panshriij-Parkinson pour éviter qu'elle ne s'allie à Nott de plus en plus menaçant à l'égard du Ministère.
- Alors je dirai que nous pouvons ouvrir la troisième bouteille ici maintenant pour fêter le retour de Mrs Panshriij ou une autre fois avec elle après son arrivée car elle a accepté votre proposition. Dit Ron souriant et très content de lui à la vue du soulagement évident du ministre.
- C'est une très bonne nouvelle. Répondit donc le Ministre.
- Félicitations Ron. Ajouta Hermione sincèrement ravie pour le succès de son mari qui la remercia.
- Par contre je vous rappelle Harry, Gin et vous Mr le Ministre qu'elle exige le maximum de discrétion sur son retour. Rappela Ron.
- Bien entendu Weasley : quand Mrs Panshriij-Parkinson est-elle libre afin que nous puissions sceller officiellement notre accord ? Demanda Kingsley désireux de conclure au plus vite afin d'éviter un soudain désistement de cette femme si Nott lui faisait une proposition plus alléchante à ses yeux.
- Mrs Panshriij-Parkinson est disponible pratiquement tous les jours hormis le 4 février car elle est en congé maternité en ce moment. Par contre, Mrs Panshriij-Parkinson préférerait vous rencontrer vous ou votre représentant dans une maison de thé moldue de son choix en Chine et non au Ministère. Répondit Ron.
- Je comprends le désir de discrétion de Mrs Panshriij-Parkinson donc je me rendrais dans le lieu de son choix s'il est facile de s'y rendre. Répondit Shacklebolt.
- Ne vous inquiétez pas Mr le Ministre, je vous y accompagnerai. Précisa Ron.
- Mais comment tu feras puisque tu n'as jamais été en Chine ? Intervint Hermione dans un lapsus.
- Les Panshriij vont me montrer la maison de thé avant le rendez-vous donc nous pourrons transplaner ensemble le Ministre et moi. Répondit Ron vexé par l'intervention de sa femme.
- Je vous accompagnerai également car il vaut mieux ne pas se déplacer en incognito tous seuls. Intervint Harry.
- Je veux venir aussi ! S'enthousiasma Ginny à l'idée de se rendre en Chine.
- Votre présence ne me semble pas nécessaire Mrs Potter. Rétorqua le Ministre gêné et peu désireux de se disputer avec elle.
- Pardon ? S'insurgea Ginny.
- Le Ministre a raison. Renchérit Hermione.
- Mais pourquoi ? Protesta sa belle-sœur surprise.
- Parce que Mr le Ministre ne va pas en Chine pour jouer les touristes, ni faire la fête avec Mrs Panshriij-Parkinson mais pour sceller un accord. Répondit Ron agacé et pas du tout désireux d'attirer l'attention sur les Panshriij à cause de l'exubérance de sa sœur.
- Il n'est pas question de vous laisser partir en Chine sans nous Harry et toi. Se rebella Ginny.
- Gin… Commença sa belle-sœur.
- Non: Hermione ne me dit pas que tu vas écouter les propos misogynes de Ron ! Protesta Ginny.
- Il ne s'agit pas de misogynie Mrs Weasley: je pense que Mrs Panshriij-Parkinson souhaite rester discrète. Or, veuillez me pardonner ma remarque mais nous attirerions l'attention si nous débarquions en groupe dans le local choisi par les époux Panshriij-Parkinson. Intervint le Ministre.
- Au contraire, vous attireriez moins l'attention en notre compagnie car des couples tapent moins dans l'œil que des hommes seuls. S'entêta Ginny.
- Gin : laisse Mr le Ministre en décider. De plus, il ne serait pas juste de s'imposer si Pansy désire discuter en privé avec lui. Intervint Hermione.
- Hermione a raison Mrs Weasley. Au fait, quelle heure est-il en Mongolie en ce moment ? Demanda Kingsley.
- Il est vingt-heures-trente ici donc six heures-trente du matin en Mongolie. Calcula Ron.
- Le document officiel scellant l'accord est prêt: aussi, il ne manque plus que ma signature et celle de Mrs Panshriij-Parkinson pour le conclure définitivement. Expliqua le Ministre.
- Vous voudriez les signer aujourd'hui ? Devina Ron qui avait déjà parlé de cette possibilité à Pansy.
- Pourquoi pas si le décalage horaire nous le permet. Affirma le Ministre.
- Hm, je vais contacter Mrs Panshriij-Parkinson pour voir si elle est déjà levée. Déclara Ron._ »
Ensuite, Ron s'éclipsa un instant dans le salon et en profita pour éclater de rire un bon coup en songeant au soulagement évident du ministre après sa réponse au sujet de l'accord de Pansy. Par contre, le sorcier retint un mouvement d'humeur envers sa sœur qui était devenue un boulet pire que lui à Poudlard. Il comprenait que sa petite vie rangée entre son journal et ses enfants pouvait l'ennuyer un peu mais cette entrevue en Chine n'était pas du tout une fête car les Panshriij s'y rendaient pour s'assurer de leur sécurité. Aussi, il refusait de voir Gin débarquer ou mettre Pansy mal à l'aise par ses questions indiscrètes puisque sa sœur était devenue aussi pipelette que leur mère maintenant.
Ensuite, il contacta la sorcière à travers la cheminée puis l'elfe de maison alla chercher sa maîtresse manifestement en train de s'occuper de sa fille. Pansy vint peu après jusqu'à la cheminée et écouta le résumé de Ron en compagnie de Toorj également réveillé. Les deux époux en discutèrent puis ils proposèrent de se retrouver un peu plus tard dans la journée car ils devaient d'abord préparer les garçons pour l'école. Les deux époux seraient donc disponibles d'ici deux heures mais cela risquait peut-être de poser problème aux Britanniques puisqu'il serait minuit et demi chez eux.
A la fin, Toorj proposa à Ron un rendez-vous à dix-sept heures en Mongolie et en Chine mais neuf heures du matin pour les Anglais. Ainsi, les Britanniques pourraient se coucher et ne devraient pas se déplacer aux aurores. Ron acquiesça avant de transmettre la proposition au Ministre qui accepta.
Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu :)
Que pensez-vous de la conversation entre Toorj et Pansy ?
Comment trouvez-vous le dialogue entre eux et Kenji ?
Que pensez-vous de l'apéritif dînatoire ?
Comment trouvez-vous l'attitude d'Harry, Ron, le Ministre et Gin ?
Que pensez-vous des mines ou de la réaction d'Hermione et Harry sur leur existence ?
