DOMINÉ
Pov Jacob
- Dis-moi ce que tu veux, murmurais-je la joue contre sa cuisse.
J'avançai mon visage vers son érection sans le lâcher des yeux, passant quelques coups de langues sur la pointe tandis qu'Edward se tortillait sous moi.
- Dis-moi ce que tu veux que je fasse et je vais le faire...
Il releva légèrement la tête pour aimanter son regard au mien et me sourit malicieusement.
- Prends-moi... tiens-moi à la base, souffla-t-il les yeux mi-clos.
Un long gémissement s'échappa de ses lèvres lorsqu'il sentit ma main chaude sur son membre, mais je ne bougeai pas, attendant patiemment ses instructions. Lorsqu'il prit conscience que j'attendais après lui, il se mordit la lèvre inférieure un moment tout en scrutant ma main, puis ses yeux remontèrent sur mon visage.
- Mets-moi tout entier dans ta bouche, Jake, me supplia-t-il en secouant les hanches.
Obéissant, je glissai sa longueur dans ma bouche sans lâcher la base et je décidai de taquiner un peu mon compagnon en restant à nouveau totalement immobile.
- Jake ! Fais quelque chose... s'il te plaît...
Quoi ?
- Merde ! Suce-moi...
Je m'exécutai alors en massant lentement son érection avec ma bouche, glissant ma langue le long de celle-ci à chaque poussée sans oublier de branler la base et je fus plus que récompensé par ses gémissements.
- Putain... ho oui ! N'arrête pas, Jake... je vais... je ne peux pas durer...
C'est ce que je voulais en accélérant la cadence, riais-je, ce qui provoqua à ses hanches de se lever et à la pointe de sa queue de cogner contre le fond de ma gorge.
- Continue ! Grogna-t-il.
Continu ?
- A rire.
Sa demande me parut si absurde que je n'eus pas à forcer un nouveau rire, puis je grognai aussi fort que possible en ayant la bouche occupée. Il poussa un sifflement alors que ses mains s'accrochèrent si fort à mes cheveux que j'eus peur de devenir chauve.
- Ho oui... oui... je vais venir...
Veux-tu que j'avale ?
- Oui ! Avale-moi, Jake.
Jouis pour moi, bébé. Je veux boire ta délicieuse semence.
Il explosait dans ma bouche la seconde d'après. Consciencieusement, je nettoyai son membre, incapable de laisser la moindre goutte avant de quitter sa belle queue pour remonter sur lui et l'embrasser.
- Tu es délicieux, bébé, roucoulais-je contre ses lèvres.
- C'était... tellement... tellement bien, incroyable, Jake.
Je souris avant de retomber avidement sur ses lèvres.
Qu'est-ce que tu veux maintenant ? Demandai-je sans cesser de l'embrasser.
Il décolla sa bouche de la mienne et m'adressa un regard sauvage avant de me répondre.
- Je te veux à quatre pattes, Jake. Comme un bon chiot.
Incapable de me retenir, je m'esclaffai tout en le laissant me retourner pour me mettre en position, je ne pouvais pas m'imaginer sa réaction si je me transformais brusquement.
- Tu crois que ça m'arrêterais ? Me provoqua-t-il.
- On va éviter l'expérience, riais-je de plus belle.
Il balada sa bouche sur mon épaule, puis sur mon dos pour arriver jusqu'à mes fesses sur lesquelles il passait sa langue, lentement, langoureusement.
S'il te plaît, bébé. J'ai besoin de...
Ma ligne de pensée fut interrompue par l'intrusion de sa langue et je grondai de plaisir en laissant ma tête retomber contre le matelas.
- Mon dieu... n'arrête pas... n'arrête pas, le suppliais-je.
Je serrai les yeux fermés en sentant sa langue faire des vas-et-viens en moi, me retenant pour ne pas accompagner le mouvement. Malheureusement, après quelques minutes, il s'arrêta.
- Désolé, mais j'ai très envie de me mettre au chaud et je pense que tu es prêt, m'annonça-t-il en frottant brusquement sa pointe contre mon trou.
Il poussa lentement, très lentement, trop lentement...
- Edward ! Grognais-je. Arrête de me taquiner, j'ai besoin de toi.
- J'essaye d'éviter la douleur autant que possible, amour, ronronna-t-il en collant sa bouche contre mon dos.
- Ne t'inquiète pas pour ça, je m'en remettrai.
D'un coup sec, il s'enfonça profondément en moi, m'arrachant un cri de douleur et de plaisir combinés. Cependant, ce n'est pas vraiment cela qui m'interpella, je me sentais étrangement complet, comme accompli.
Est-ce que tu le ressens toi aussi ? Demandais-je.
- Oui amour, c'est un sentiment incroyable... merveilleux, gémit-il en prenant le rythme.
Je me demandais pourquoi c'était aussi différent lorsqu'il me prenait, ce n'était pas moins bien lorsque j'étais en lui, juste différent, une étrange différence, un sentiment que je ne parvenais pas à définir.
- Je t'aime, mon chiot, l'entendis-je murmurer haletant.
Je t'aime aussi, ma sangsue.
Il prit de la vitesse et je gémissais comme une petite chienne. Le rire d'Edward m'indiqua qu'il avait attrapé ma pensée parasitaire et il augmenta la force de ses coups.
- Putain ! Là... encore... encore, bébé ! Pleurnichais-je lorsqu'il toucha enfin ma prostate.
Il se retira presque complètement et j'allais râler lorsqu'il poussa violemment pour retoucher le même point.
- Là ? Ronronna-t-il en tirant mes cheveux pour me coller contre lui.
- Oui... oui... s'il te plaît, bébé... encore.
- J'aime quand tu supplies, amour.
S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, chantais-je dans ma tête tout en gémissant plus fort.
La salle n'était remplie que de nos sons de plaisir mélangés à nos corps qui claquaient l'un contre l'autre, je savais qu'il me prenait à une vitesse qui aurait certainement tué un homme normal, mais je n'en prenais que plus de plaisir et remerciais le ciel de ne pas être totalement humain.
- Je vais foutre, bébé ! Grognais-je en jetant ma tête en arrière.
- Moi aussi, murmura-t-il avant de planter ses dents dans mon épaule.
Dieu... n'arrête pas... ho, merde ! C'est si bon, je t'aime... je t'aime, Edward...
Sa charge explosa presque en parfaite synchronisation avec moi, mais l'extase paraissait ne pas vouloir prendre fin pour mon plus grand bonheur et je soupçonnais que ses dents dans ma chaire y étaient pour quelque chose, c'est pourquoi je plaquai ma main sur sa nuque pour l'empêcher de se retirer.
- J'adore quand tu fais ça, soufflais-je en fermant les yeux.
Avec une dernière secousse, je retombai lourdement sur le lit avec mon compagnon sur moi. Il relâcha ma peau en gémissant et lécha la plaie pour la refermer.
- Jake, c'était si bon, soupira-t-il de plaisir contre ma peau. Je t'aime mon amour.
Il ne me fallut que quelques secondes pour m'endormir totalement vidé et épuisé.
Pov Seth
J'étais un peu ennuyé de savoir Jacob ailleurs durant tout le week-end, non pas que je me sentais mal avec les Cullen, mais j'avais besoin de lui, de son soutien et très honnêtement, je craignais que Sam et la meute tentent de venir me chercher pendant son absence. Même si Jacob était devenu mon alpha, je savais que je serais incapable de me défendre contre toute la meute et je ne voulais surtout pas laisser les Cullen se battre à cause de moi.
Souvent, je tentais de partir seul de mon côté en veillant à ne pas quitter le territoire des Cullen, j'avais beau essayer de ne pas laisser aller ma peine, cela ne voulait pas dire pour autant que je n'avais pas peur et que je n'étais pas triste, non, je parvenais simplement à me débarrasser de mes mauvaises émotions à volonté, à ne pas me laisser ronger par mes craintes.
Cependant, la vérité, c'était que je me sentais horriblement coupable pour Alice. Cette fille était adorable et elle avait été accouplée avec Jasper si longtemps, puis soudain, j'arrivais pour informer tout le monde qu'il était censé être mon compagnon ?
C'était injuste pour elle, c'est la raison pour laquelle je me forçais autant que possible à garder mes émotions pour moi, ce n'était pas facile, mais j'étais aussi talentueux dans ce domaine que l'était Jacob pour garder ses pensées d'Edward. Certainement une façon qu'avait l'imprégnation pour nous protéger des pouvoirs de nos compagnons.
Rien de mon comportement ne semblait pourtant empêcher l'éloignement entre Alice et Jasper. Bien sûr, je ne voulais que lui, cependant, je ne me sentais pas le droit de le prendre à Alice. D'ailleurs, la situation de Jasper et Alice n'était en rien comparable avec Bella et Edward. Comment comparer une relation d'à peine un an, faite de quelques baisers avec une relation de plusieurs décennies ? Ce serait comparer un lac et un océan. Je ne voyais aucune raison pour Edward de perdre davantage son temps avec Bella, mais je ne pouvais pas en dire autant pour Jasper qui était tout de même marié depuis un long moment avec Alice.
Chaque jour, pendant plusieurs heures, je ne cessais de me demander quoi faire, j'en étais même arrivé à penser que je pourrais peut-être essayer de supplier Jacob de m'interdire de l'aimer ou de rester éloigné de lui autant que possible. Malheureusement, je me doutais que l'imprégnation était bien plus puissante que la commande d'un alpha.
J'allais donc devoir trouver autre chose.
- Est-ce que ça va ?
Clignant des yeux, je me retournai pour trouver Jasper perché sur un arbre à proximité. Je me maudissais de ne pas avoir senti sa présence plus tôt tant j'étais perdu dans mes pensées. Je n'avais pas eu le temps de ravaler mes émotions.
- Oui, murmurais-je en forçant un sourire.
Je fermai les yeux quelques secondes dans l'espoir de remettre un peu d'ordre dans mes pensées tandis que Jasper s'installait à côté de moi. Je m'en voulais un peu d'avoir gâché si facilement ma couverture. Après tout, pour la plupart des gens, j'étais toujours heureux et optimiste.
- Dis-moi, s'il te plaît, insista-t-il en posant une main sur la mienne.
Mes yeux se rouvrirent aussitôt en réponse au contact de mon âme sœur et encore une fois, je devais lutter très fort pour ne pas laisser transparaître davantage mes émotions.
- Rien dont tu doives t'inquiéter, lui assurais-je avec un sourire maladroit.
- Pourquoi te caches-tu de moi, Seth ? Tu sais, ça ferait un excellent travail avec quelqu'un qui n'a pas mon expérience, mais je sais reconnaître lorsqu'on me cache quelque chose, par ailleurs, je peux comprendre que selon ta logique, c'est à toi de me protéger, mais tu dois aussi comprendre que je suis l'aîné.
Je ne pouvais pas arrêter le sourire qui se propageait sur mon visage, il avait raison, je n'avais que quinze ans alors que lui devait avoir quelques centaine d'années.
- Quel âge as-tu vielle homme ? Souriais-je.
Jasper écarquilla les yeux, certainement pas l'habitude de se faire appeler ainsi, puis il se mit à rire
- Et bien... cent quarante huit, dont dix neuf en tant qu'être humain.
Il devait certainement s'attendre à me voir choqué ou paniqué, mais dans la mesure ou je m'étais imaginé bien pire, je me sentais plutôt soulagé et je ris donc en scrutant le visage déconfit de Jasper.
- Ne sois pas si surpris, je m'étais préparé à quelques siècles, alors tu es moins vieux que je l'avais imaginé.
- Je vois, tu es du genre à t'imaginer le pire pour ne pas être surpris ?
- Le pire ? Répétais-je. En fait non, je suis plutôt impressionné et intéressé par ce que tu pourrais me raconter du temps que tu as passé sur terre et puis, j'ai eu le temps de réfléchir, à moins d'une mort prématurée, moi aussi je vais vivre un long moment et je me sens chanceux de pouvoir observer le monde changer sous mes yeux.
Jasper me regarda un moment avec les sourcils froncés.
- Tu as beaucoup pensé à ça, n'est-ce pas ?
- Évidemment, soupirais-je. C'est quelque chose d'inhabituel et j'essaye de me préparer au mieux à ce qui m'attend.
Mon compagnon se tut un long moment, reportant son attention sur les arbres devant lui, apparemment très concentré par je ne sais quelle pensée.
- J'ai fais beaucoup de choses horribles, Seth, avoua-t-il brusquement. Beaucoup de choses dont je ne suis pas fier.
Ce fut à mon tour de poser une main réconfortante sur lui. Je me doutais que tous les Cullen n'avaient pas été si innocents que Carlisle, mais je ne voulais pas les juger pour autant, personne ne pouvait les juger, pas alors qu'un humain ou un loup tel que moi était incapable de savoir ce qu'était la soif.
- Que ressent-on lorsqu'on à soif ? Demandais-je incapable de taire ma curiosité.
- Difficile à dire... rien d'humain n'est vraiment comparable, mais... si je devais l'expliquer, je dirais que le sang humain est pour nous comme la plus merveilleuse des drogues, c'est comme de mettre un verre d'alcool sous le nez du plus alcoolique des hommes et encore, pour avoir ressenti le désir d'un drogué humain, ce n'est pas le centième de l'attrait que nous avons pour le sang.
- Je ne peux pas le ressentir, mais je crois que je peux comprendre, dis-je en souriant. Je ne te juge pas Jasper, jamais.
Il cligna des yeux à plusieurs reprises et pencha la tête sur le côté. Dieu qu'il était adorable avec ses mèches de cheveux courant sur son front. Concentre-toi, Seth, me répétais-je encore et encore.
- Comment peux-tu me pardonner ce que j'ai fais ?
- Je n'ai rien à pardonner, Jasper. Comment pourrais-je ? Fondamentalement, tu n'as rien fait de mal, si ce n'est suivre tes instincts, par ailleurs, si quelqu'un doit te pardonner, c'est toi.
- Tu es... étrangement compréhensif pour un loup, souffla-t-il visiblement surpris.
- Non, Jasper. Je suis réaliste. Le monde est mauvais, quand on le regarde dans son ensemble, ce n'est pas difficile à voir et s'il est mauvais, c'est d'abord à cause des humains. Nous essayons tous de combattre nos instincts, toi en évitant de boire du sang humain, moi en essayant de ne pas déchirer qui que ce soit ayant le malheur de me foutre en rogne... les humains ne sont pas différents et contrairement à toi ou moi, ils cèdent à leurs instincts beaucoup plus fréquemment.
- Dieu, Seth. Es-tu sur d'avoir quinze ans ?
Je ris à cette remarque, être jeune devait-il m'empêcher de réfléchir ? Certainement, mais lorsque tu te transformes en un loup géant, l'insouciance n'est pas vraiment une option. Pas quand tu as le pouvoir de tuer si facilement.
- Je suis jeune, mais est-ce vraiment important ? Tu sais, ce qui ennuie réellement les gens en ce qui concerne la différence d'âge, c'est surtout la différence physique. Si un humain de quatre vingt ans paraissait en avoir vingt, la différence d'âge n'aurait aucune importance et nous vivons dans un monde étrange où cela est possible pour certains d'entre nous. Regarde, j'ai quinze ans, mais j'ai l'air d'en avoir dix de plus, tu as près de cent cinquante ans et tu as l'air d'en avoir cent trente de moins, est-ce vraiment important ?
Au lieu de me répondre, il leva la main pour me caresser la joue et il me fallut tout mon contrôle pour ne pas sauter sur lui pour l'embrasser. Je fermai instantanément les yeux pour essayer de garder mes hormones en échec. Une partie de moi désirait lui dire de ne pas me toucher, mais l'autre ne voulait que ça, en fait les deux ne voulaient que ça, mais sachant que ce n'était pas vraiment ce que lui désirait...
- Puis-je... t'embrasser ? Entendis-je brusquement.
Je rouvris aussitôt les yeux et à voir son expression, mon visage devait vraiment être amusant.
- Pardon ?
Il ne répondit pas, se contentant de sourire plus largement, il avança lentement son visage et s'arrêta à quelques millimètres de mes lèvres.
- J'aimerais te goûter, Seth. Puis-je ?
- Mais... mais...
Je fus incapable de répondre clairement, je voulais, dieu, je voulais, mais j'avais tellement peur qu'il finisse par regretter, je ne voulais pas non plus faire de peine à Alice, ni souffrir en goutant à mon fruit défendu sachant que ce serait certainement la première et la dernière fois.
- Je vais prendre ce que tu ressens pour un oui, rit-il doucement avant de coller ses lèvres froides sur les miennes.
Mes gestes furent automatiques, je pris son visage en coupe comme s'il s'agissait de la chose la plus fragile sur cette terre et le laissai conduire le baiser, trop effrayé à l'idée de le faire fuir, mais après quelques secondes, il se détacha, sans pour autant s'éloigner.
- Embrasse-moi Seth.
Ho, mon dieu !
Incapable de me retenir, j'avalai avidement ses lèvres et n'eus aucun mal à lui faire ouvrir la bouche pour masser sa langue glacée avec la mienne. C'était... divin, la meilleure chose à laquelle je n'avais jamais gouté, je sentais mon cœur exploser de bonheur dans ma poitrine. L'euphorie totale.
- Hum, gémit-il contre mes lèvres.
Les sons s'échappant de sa bouche firent frissonner mon entre-jambe et je décidai de mettre fin au baiser avant de le violer sur le sol de la forêt.
- Déjà ? Se plaignit-il en souriant malicieusement.
- Jasper... est-ce que tu es sûr ? Je veux dire... tu ne vas pas regretter ? Et qu'en est-il d'Alice ? Je ne voudrais pas...
Ses lèvres revinrent sur les miennes pour me faire taire et il me repoussa sur le sol pour se coucher sur moi. Instantanément, je collai mes mains sur ses hanches, le caressant doucement tandis que nos langues bataillaient avidement. J'en oubliai tous mes doutes, toutes mes craintes et même les conséquences.
- Tu as seize ans dans combien de temps, Seth ? Me demanda-t-il brusquement en reculant pour me regarder dans les yeux.
- Heu... huit mois, pourquoi ?
J'attendais une réponse de sa part en essayant de ne pas tenir compte de son érection pressant contre ma cuisse. Mais soudainement, un mélange de plaisir intense, d'extase et... d'affection me frappèrent de plein fouet et je jouissais en quelques secondes sur le sol avec lui sur moi.
- Pour que je puisse te faire venir avec mes mains, ricana-t-il avant de m'embrasser de nouveau.
