Auteur : Nami-chan.

Couples :DateSana, MotoMoto, KoSasu, IeMitsu, et d'autres

Disclaimers : Je crois qu'on aimerai tous posséder les droit sur Sengoku Basara, mais ce n'est pas mon cas

Dragon Tales Livre Deux

Partie 28

Parmi les souvenirs de son enfances, le jour où Masamune avait vu la demeure de Yukimura partir dans le flammes restait le plus vivace. Il se souvenait de chaque détails, chaque secondes, chaque émotion qui s'étaient emparé de lui. Il se souvenait aussi qu'il s'était juré qu'il ne ressentirait plus jamais un tel déchirement.

Alors il s'était endurci, son corps et son esprit. Non pas pour ne plus ressentir, Masamune n'était pas du genre à choisir la solution de facilité, mais pour protéger. Jamais plus un être cher ne mourrait devant lui.

Aujourd'hui il en était là, ce demandant si la nuit dernière n'avait été qu'un rêve de plus, se réveillant seul dans un lit froid. Masamune n'arrivait vraiment pas à croire qu'il s'était Lié avec Yukimura, il n'arrivait toujours pas à croire que le tigre avait accepté. Tout cela c'était passer si vite... et ils ne savaient même pas si ce foutu serment fonctionnerait. Pour autant, le sentiment qu'être lié, promis à Yukimura par un lien même fantôme, même si ce n'était que pour eux c'était tout ce dont il avait besoin.

Maintenant confronté à sa faiblesse évidente face à la loi des hommes et son incapacité à protéger Yukimura ; il le pouvait toujours, mais mettre en cage son tigre reviendrai à lui donné lui même la mort de toute façon cela il l'avait bel et bien compris, Masamune pouvait encore sentir en lui la douce chaleur résultant de la cérémonie. Elle semblait pulsé en lui, en rythme avec les battement de son cœur et sans doute en rythme avec ceux de Yukimura.

Il se demanda brièvement si son amant avait réussi à retourner dans son campement sans encombre. Redoutant un nouvel adieu, Masamune avait feint de se rendormit quand Yukimura l'avait quitter.

Ce qui le préoccupait d'avantage tandis qu'il revêtait son armure était d'aller confronter Ieyasu.

Masamune devait en avoir le cœur net. Ieyasu leur avait promis de sauver leurs amis d'Orochi, il n'avait rien dit en ce qui concernait leur participation dans cette guerre.

Peut être y avait-il n maigre espoir que la conclusion que lui et Yukimura aient partagée ne se produise pas, peut être y avait il un espoir qu'Ieyasu n'ai pas la même façon de pensée qu'eux, même s'il était lui aussi un samouraï.

Alors Masamune pourrait se laissé croire que son futur affrontement avec Yukimura ne soit pas encore le dernier, pas aujourd'hui. Mais que demain, après demain, dans un mois, ou dans un ans il puissent de nouveau s'affronter, encore et encore, sans relâche, tout donné l'un contre l'autre et partagé ses puissante et violentes sensation de combat que seul Yukimura avait sut lui donné.

Partagé leur amour leur était interdit... mais leur rivalité demeurait, ce monde leur laissait au moins cela.

Son rival destiné, c'était bien le mot.

Un jour quelqu'un avait dit à Masamune, il ne savait plus trop qui, qu'il avait eut de la chance de rencontré un rival comme Yukimura dans cette vie, beaucoup d'hommes ayant cherché une telle chose sans le savoir se perdaient sans avoir connu cela.

Et il était sur le point de le perdre.

Certes, il était prêt à accepté ce fait, mais cela ne voulais pas dire qu'il n'allait pas essayé de toute mettre en œuvre pour repousser l'échéance.

Quand Masamune sortit de sa tente, le soleil ne s'était pas encore levé mais déjà les première lueur de l'aube pointaient à l'horizon la ciel d'encre se teintant petit à petit de gris à mesure que une à une les étoiles s'éteignait. Contrairement à la journée d'hier, celle-ci promettait d'être ensoleillé.

Ironiquement, un jour idéal pour faire pleuvoir le sang, songea Masamune avec amertume.

Kojûro n'avait pas eut besoin de le réveiller comme il le faisait d'ordinaire et Masamune se demanda s'il devait prévenir son œil droit où allé directement trouver un Ieyasu qu'il risquait de voir bien trop occuper tout au long de la journée. Le moment propice ne se présenterait à lui que dans une courte fenêtre de temps.

Le camp semblait également s'être déjà réveiller. Les soldats s'affairaient, préparant armes et armure, dressant fièrement les drapeaux qu'il porteraient sur leur dos. Ils savaient déjà qu'elle position adopté une fois l'ordre de quitté la forteresse serait donné. Ieyasu avait sut exploité correctement les auteur au abords de la plaine, en cela l'armé de l'Est avait l'avantage.

Comme il s'y attendaient, Masamune trouva Ieyasu debout parmi ses hommes, les aidant à armée d'immenses canons et épaulé par le géant Tadakatsu. Cet enfoiré avait toujours le sourire aux lèvres et parfois, comme maintenant cela dégouttait Masamune.

"Hum, je suppose que nous n'attendrons pas un jour de plus." lança Masamune pour l'interpeller.

Ieyasu tourna alors son sourire vers lui et Masamune cru presque percevoir dans le fond de ses yeux combien ce sourire était faux. Afficher faux sourire pour ne pas saper le moral des troupes, Masamune pouvait comprendre cela, mais il n'arrivait pas à le respecter en tant que choix. Avoir l'air joyeux était une chose avoir l'air confiant pour la suite des opération en était une autre.

Ieyasu se gratta la nuque en répondant à Masamune, "J'aurai bien laissé nos hommes se reposer une demi journée de plus, mais... les éclaireur rapporte que Mitsunari n'est pas autant de considération pour les siens." il termina sa phrase par un soupir presque imperceptible.

"Et c'est de moi que l'on dit que je suis un sauvage et un téméraire, huh ?" Masamune leva un sourcil septique avant de reprendre plus sérieusement. "Je compte sur ta lumière pour arrêter Mitsunari, comme tu l'as fait pour Hideyoshi... mais nous ne devons pas oublier l'autre menace." ils n'avaient pas le temps de ce perdre en veine parole, alors autant en venir de suite au sujet principal.

Les poings d'Ieyasu se serrèrent et son sourire disparu dans une expression bien plus sérieuse, il leva les yeux pour regarder l'une des dernière étoile présente dans le ciel plus proche et plus brillante que les autres.

"Orochi à juré de se venger des descendants de Susanoo et pourtant ils sont rester dans l'ombre jusqu'à présent. S'ils préparent quelque chose cela ne peu se produire qu'ici là ou l'avenir du pays du soleil levant ce joue." lui confia Ieyasu.

Masamune se souvint de ce que Yukimura lui avait dit la veille, Orochi s'était endormi pour ne se reveiller que maintenant et si fort que Yukimura pouvait tout juste espérer le retenir le temps de la bataille. Masamune doutait de vouloir confier cela à Ieyasu, il était cependant sur d'une chose. Il avait foi en Yukimura, il était certain que le tigre tiendrait.

"Murakumo sera notre meilleur allié si l'exorcisme échoue."

La main de Masamune se crispa et il appuya nonchalamment son avant bras sur la garde de son sabre pour retrouver une posture plus décontracté. C'était là son rôle à jouer dans cette bataille, le dernier recourt. L'épée des dieux ornée de sceaux de papier dormait paisiblement dans un coffre sous sa tente. Un odachi qui n'était en aucun point adapté à son style de prédilection et pourtant il était le seul de toute l'armée de l'Est à pouvoir le tenir.

Seulement Ieyasu lui était le seul à ne pas avoir essayé de manier l'épée. Masamune n'avait pas la moindre envie de l'attaqué sur se sujet.

"Que compte tu faire ensuite une fois Mitsunari vaincu, et si l'exorcisme fonctionne ?"

Masamune préférait l'attaqué sur ce point dont ils n'avaient encore jamais discuté. Il profitait d'être enfin seul à seul avec Ieyasu pour le faire parler. Normalement Ieyasu éludait la question, mais là elle était si directe qu'il n'avait pas d'échappatoire.

Un nouveau sourire fut sa première réponse. Puis Ieyasu compris qu'en face de Masamune, il pouvait être honnête avec lui même. Il haussa les épaules avant de répondre.

"Masamune ! Ieyasu !" lança soudainement Keiji.

Le vagabond couru presque vers les deux autres hommes. Leur conversation brutalement interrompus, Masamune ne put qu'accepté le sourire contrit et le regard désolé que lui fit Ieyasu. Masamune tourna sa frustration sur Keiji.

"Maeda, t'as réussit à te lever ? Good for you. Je te croyais plus fainéant que ça." l'accusa-t-il.

"Mng. Ne sois pas si grognons dès le réveil, Masamune. Ça gâche ton beau visage. " rabroua Keiji en reprenant son souffle.

Masamune fut presque étonné que Keiji ose lui offrir une telle répartie. Il n'était pas du genre à insulté directement un autre seigneur qui plus ait. Le dragon y vis là un signe de l'énervement inhabituel que tous ressentait sans doute a quelques heures d'une bataille qui les opposerait à des êtres cher.

"Je suis venu transmettre le rapport. Magoichi à placé ses arquebusier en ligne de front, mais le brouillard et encore trop épais pour pouvoir distingué les lignes ennemis. Tsuru est resté avec elle mais elle me fait dire te de rappeler sa prédiction." dis Keiji d'une seule traite.

Ieyasu l'écouta attentivement. Pour l'armée l'Est, Kojûro avait sut mettre en place une formation tactique approprié à chaque faction et Masamune était content de constaté qu'Ieyasu avait pris cela en considération.

Cependant un point fâcha Masamune, il n'allait pas permettre à Keiji de fournir à Ieyasu l'excuse idéale pour échapper à sa question.

"Hey, j'attends toujours ta réponse." lança-il quand il sentit qu'Ieyasu était sur le point d'annoncer son départ.

A en jugé par la petite grimace que fit Ieyasu, il avait eu raison.

"Réponse à quoi ?" demanda Keiji alors qu'il était clair que Masamune ne s'adressait pas à lui.

"Nous discussion du sort que notre chef réserve aux généraux ennemis." lui répondit Masamune enfonçant le clou et coupant toute retraite à Ieyasu.

"C'est vrai Yasu, ma tante Matsu à rejoint Mitsunari uniquement pour protéger ma famille, et Motochika... il enfin bon Motochika saura accepter que tu sois le vainqueur !" intervint Keiji, annonçant son point de vue d'une voix forte. "Tu ne compte quand même pas les emprisonner ou les faire exécuter, non ? Ce sont nos amis !"

Même Keiji comprenait que c'était l'une des seules ici envisageable, pourtant il refusait aussi de l'accepter.

Ieyasu lui montra un sourire triste maintenant.

"Je me souvient avoir entendu Hanbei dire que je devrai succéder à Hideyoshi et que Mitsunari devrai devenir mon épée. Mais j'ai faillit et ait préférer la mort d'Hideyoshi plutôt que d'hériter d'un pays en ruine et sous le règne du chaos." Masamune et Keiji purent voir qu'avouer ça lui coûtait, pour autant son sourire était devenu plus que sincère l'espace d'un instant, avant qu'il ne reprennent une expression plus neutre." Mitsunari... j'ignore même si Mitsunari aura la force de me pardonné un jour. L'exil et il envisageable pour quelqu'un qui ne renoncera jamais à me voir mort ? Je ne suis même pas certain de pouvoir convaincre Motochika. Et je ne sais pas pour Yukimura..." dis-t-il sous le regard incrédule de Keiji.

C'était plus qu'il n'en fallait pour que Masamune comprenne que son maigre éspoir lui était partager, par contre sa réflexion aussi avait été exactement la même que Ieyasu venait de formulé maladroitement.

"Tch." pour toute réponse, Masamune fit claquer sa langue.

Keiji ne fut pas pour autant satisfait de cette réponse.

"Je sais que tu trouvera un autre moyen." lança-t-il a Ieyasu.

"Continue de te bercer d'illusion si ça te chante." fit Masamune.

Secouant la tête, Keiji ne protesta pas plus, c'était inutile.

"Si c'est que tu pense, je te plein d'avoir si peu d'espoir en un avenir meilleur. Mais moi je crois en ceux que nous aimons. "Keiji le laisserait réfléchir sur ça. "Je part me posté sur la colline Ouest comme convenu, Ieyasu." Puis il salua de la main et reparti comme il était venu.

"Quelle énergie." commenta Ieyasu, les yeux perdu dans le vague tandis que le dos de Keiji s'éloignait.

Masamune e renfrogna, lui n'avait pas une vision aussi étroite de la chose. Il comprenait plus que quiconque le dilemme que devrais affronter Ieyasu à l'issue de cette journée.

Le choix d'Ieyasu avait été fait il y a longtemps, sans aucun doute dès le moment ou il avait porté le premier coup à Hideyoshi.

Il commença à se retourner pour partir lui aussi, las de cette conversation qui ne porterait aucun fruit. Une idée traversa la tête de Masamune tandis que les mots de Keiji repassait dans son esprit se mélangeant avec ceux du jeune Yukimura...croire... Au final L'envie de provoquer Ieyasu l'emporta sur tout le reste, il s'adressa une nouvelle fois à lui.

"Une fois tout cela terminé, l'envie pourrais bien me prendre de t'affronter et de prendre la tête de ce pays. What do you say ?" Cette fois c'est lui qui tourna un sourire en coin vers Ieyasu.

"Ahaha, cela te sied bien Dragon Borgne, mais je n'ai pas le droit de perdre, contre personne...pour tout ceux qui me soutiennent." Ieyasu leva le poing et le serra fortement, son visage se durcissant sous la détermination.

"Bien, c'est cette détermination que je veux voir."

Masamune se retourna à nouveau, retournant vers sa tente pour retrouver Kojûro. Il ne s'était guère attendu à ce qu'Ieyasu le retient, posant une main sur son épaule.

"Une dernière chose Dragon borgne."

Les sourcils de Masamune remontèrent de concert, montrant à la fois son étonnement et qu'Ieyasu avait son attention. Il n'avait pas réellement apprécié le contact, voulant se rapproché au dernières sensations de chaleurs que Yukimura avait laisser sur lui et son premier reflex avait été d'échappé à la main sur son épaule. Pourtant il sentit qu'Ieyasu avait besoin de ce contact. Masamune perçut le poids de sa question avant même que les lèvres d'Ieyasu ne bouge.

"Est-ce que tu as réussi à pardonné à Yukimura ?"

La question sonnait faux, Masamune compris très bien que la tournure aurait du être différent, qu'Ieyasu voulait dire 'comment faire pour que Mitsunari me pardonne'. Ieyasu se souciait d'obtenir le pardon de cet homme avant de devoir en finir avec lui ? C'était bien chevaleresque de sa part, mais lui était bien différent.

"Lui pardonner, moi ? Je craint de ne pas avoir cette qualité. Non, mais Yukimura m'aura au moins fait comprendre qu'on ne devient pas plus fort en se raccrochant à sa haine. Pour l'heure j'ai un tout autre intérêt. You see ? Mitsunari m'as pris quelque chose et je compte bien lui reprendre par la force."

La réponse qu'avait choisi de lui donné Masamune était elle plus en accord avec la question caché qu'il avait entendu dans les mots de Ieyasu. De plus il clarifiait ses intentions.

Ieyasu hocha la tête pour montré qu'il comprenait. Masamune ne sut pas exactement ce qu'il avait compris dans sa réponse, toujours est il qu'il semblait avoir trouver ce qu'il y cherchait.

"Une dernière chose." Masamune ne put s'empêcher de clarifier. "Ça vie ne m'appartient pas. Contrairement à celle de Yukimura."

Oooooooooooooooooooooooooo

C'était ce que Yukimura avait redouté le plus au monde. Avant même qu'il ne se soit complètement éveillé après les quelques heures de sommeil qu'il avait réussi à trouver, il avait put le sentir sur lui. C'était comme s'il pouvait sentir une paire de bras maintenir ses épaules au sol. Son corps ne lui obéissait plus mais Yukimura refusait de renoncer. Haletant et le corps secouer de violent frisson il se releva, titubant il tenta de revêtir son armure.

"Tu es sur de vouloir lutter ? Je veux la même chose que toi tu sais... Allé rendors toi, laisse moi réaliser ton souhait."

La voix raisonna dans sa tête, encore plus forte et plus pénétrante que jamais. Yukimura cru qu'un gong avait été sonné à quelques centimètres de ces oreilles. Son genoux toucha terre, il se releva presque immédiatement, refusant de se laissé vaincre.

En aucune façon il laisserait cette douleur le retenir, en aucune façon il céderait à la tentation que lui susurrait ce démon à l'oreille. Lui seul devait mené cette bataille.

"Jamais." souffla-t-il. "Je n'ai pas besoin de toi démon, et jamais je ne payerai le prix que tu demande." gronda-t-il alors que sa vision devenait noire par moment.

"Très bien."

Yukimura laissa échappé une exclamation involontaire lorsque son corps se raidit, comme frappé par la foudre. Une sensation légère oui parvint comme si un baiser venait d'être déposé sur sa tempe.

"Tu es bien mignon, alors je te laisse cette dernière bataille que tu désire tant... mais dis moi une chose, ce serment que le dragon et toi avait partagé... ton cher Masamune à t'il pris en considération le fait que nous étions deux en toi... j'ai l'impression d'être lié à lui moi aussi."

C'était une provocation éhonté, ni plus ni moins. Une affirmation destiné à semer le trouble en lui et à le faire chanceler une fois de plus.

"M-Masamune-dono." murmura Yukimura en dépit de lui même.

Sa main s'accrocha à son cœur qui semblait vouloir bondir hors de sa poitrine. Non, ce serment n'avait été que pour eux... impossible que ce démon se soit introduit. Il sentait encore vaguement, lorsqu'il arrivait à faire taire le mal en lui. Les murmures, les caresses et le contact de Masamune qu'il sentait encore sur lui ne firent que lui rappeler combien tout cela en avait valut la peine. Combien tout cela était précieux.

Très vite, la sensation de lourdeur se dissipa et la rigidité quitta ses muscles. Respirer redevint aussi simple que d'ouvrir les yeux. Ses yeux noisette clignèrent. Est-ce qu'il avait gagné cette bataille ?

"Profite bien de ce qu'il te reste de liberté, bientôt se sera ton tour de dormir..."

Yukimura n'avait pas encore gagné cette guerre.

Orochi... le démon devait attendre. Yukimura devait tenir cette promesse qu'il s'était faite à lui même, tenir cette promesse qu'il avait faite à Mitsunari. Se réjouir que le démon accepte de le laissé tranquille serait admettre une défaite et cela Yukimura se le refusait.

S'équipant rapidement mais avec le soin habituelle, Yukimura ne quitta sa tente qu'une fois ses deux lances fermement harnachées dans son dos, prêtes à être brandis sur le champ de bataille.

Yukimura se demandait encore si c'était de la simple chance ou un vrai miracle qui lui avait permis de revenir au campement sans lever de soupçons. Il se sentait presque fâché que personne dans ce fort n'avait put se rendre compte d'un tel allé et venu. Et si il avait été un espion ennemi ?

Lorsqu'il y repensait plus en détail, Yukimura se rendait bien compte que c'était surtout du à la confiance que lui accordait Mitsunari, une confiance durement acquise qu'il avait sans doute piétiné.

Sa rencontre avec Masamune avait laissé son corps engourdi et son esprit aussi embrumé que l'était encore la plaine de Sekigahara. Yukimura avait cependant usé de son sens de l'observation, remarquant rapidement que les gardes en poste lorsqu'ils étaient sorti n'était pas les même que ceux qui se tenait entre lui et le fort.

Toujours impossible de dire si cela relevait de la chance ou du miracle. De toute façon les dieux semblaient lui avoir été favorable tout au long de cet escapade

Il avait prétexté ne pas avoir réussi à trouver le sommeil et être partie faire une ronde autour du fort et le garde l'avait tout simplement laissé revenir. Yukimura se cacha le visage de honte, son geste était loin d'être honorable. Il retrouva rapidement son calme. Il était trop tard maintenant pour revenir la dessus, le démon reparti au tréfonds de son cœur avait laissé place à toute la chaleur et la tendresse que Masamune y avait placé. C'était cela l'important.

Cela valait la peine.

Mitsunari n'avait que peu dormis lui aussi, appris Yukimura en passant à côté d'un groupe de soldat à l'air maussade. Lui faire renoncé à donné l'assaut dès le levé du jour était sûrement hors de question.

De toute façon il savait maintenant que le temps lui manquait à lui aussi. Yukimura serait obligé de reconnaître que ses forces l'abandonnait. Son seul espoir était Masamune. Même ainsi au fond de lui il savait que tout cela était bien mince.

Yukimura fut également étonné du désordre ambiant qui régnait dans le fort. Les soldats se préparaient bien au combat, mais sans aucune coordination, sans aucun ordre précis reçut, ils semblaient juste être en train de se préparer parce que leur voisin en faisait de même.

Et cela ne lui plaisait pas du tout.

Trouvant ses soldats, Yukimura s'enquit de la situation. Il y avait bien eu un ordre de donné mais nul ne sut lui dire de qui il venait, juste qu'il concernait tout le monde. De tout les soldats les siens étaient de loin les plus discipliné et ça c'était difficilement tolérable pour lui sachant qu'il n'était qu'a quelques petite heure d'une bataille décisive.

Il ne pouvait trouver aucun des autres généraux, pas même Motochika. Ce n'était pas normal. Yukimura ne pouvait à attendre et jouer son rôle bêtement. Il devait faire part de sa pensé à Mitsunari.

Après avoir dit à son aide de camp de se tenir près, Yukimura parti à la recherche de Mitsunari. Il ne mis pas longtemps à le trouver.

Pendant les minutes avant qu'il ne le trouve, Yukimura avait une fois de plus douté de la capacité de commandement de Mitsunari, mais à le voir maintenant tout ses doutes s'effacèrent.

Mitsunari avait fait ouvrir la porte principale, ne doutant pas une seconde qu'il parviendrait à repoussé leur adversaire. A cet instant il se tenait droit devant, Otani non loin de lui faisant face à l'armée que lui avait légué Hideyoshi.

Les soldats de Toyotomi se tenaient en rang serré face à lui, répondant à chacun de ses ordres, chacun de ses appels au combat tandis qu'il leur rappela la formation de combat et la marche a suivre.

Mitsunari était un meneur d'homme née. Il suffisait de le voir à l'œuvre pour le comprendre. Yukimura se rappela que comme lui, il était perdu, il avait oublié qu'il n'était pas le seul concerné.

Yukimura se sentit honteusement coupable, il avait été trop accaparé par Masamune, il s'était trop centré sur sa personne et avait oublié qu'il s'était promis d'aidé ce jeune seigneur.

"Mitsunari-dono." lança-t-il en s'approchant de lui.

"Qui as-t-il Sanada ? Tu ne vois pas que je suis occupé?" lui répondit Mitsunari sèchement.

Tenir Mitsunari au fait du réveil et des menaces d'Orochi ne traversa pas l'esprit de Yukimura. Le jeune tigre préférait jeté un coup d'œil autour de lui, observant tout ce qui était visible du fort. Puis prenant un inspiration, Yukimura se lança.

"Vous n'êtes plus seulement le général de Toyotomi, l'alliance de l'Ouest tout entière vous attend." lui dit-il solennellement

La mâchoire de Mitsunari se crispa, la colère et la frustration s'emparant de ses traits. Ses dernier jours, il avait semblé si serein et si sur de lui que Yukimura avait presque oublier ses accès de rage.

"Je n'ai pas de temps à perdre avec ça. Les autres généraux savent ce qu'il ont à faire, je ne suis pas leur nourrice." gronda-t-il.

Yukimura ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Parfois il était en droit de se demander qui était la nourrice de qui.

N'écoutant que son courage, il s'empara du poignet de Mitsunari bien qu'il redoutait de devoir également paré un éventuel coup de sabre. Yukimura entraîna Mitsunari à quelque pas de là, le faisant monter sur une plate forme de garde un peu surélevée. Il pointa du doigt les soldats de toute couleur et de toute horizons qui s'étaient rassemblées.

"Tu es leur général à eu aussi. Montre leur. Montre leur que tu saura les guider, montre leur qu'ils on eu raison de te choisir pour l'avenir du pays." Yukimura le secoua très légèrement pour appuyer ses mots.

Tout ce dont avais besoin ces hommes, Mitsunari saurait leur apporter, Yukimura le savait. Mitsunari lui en revanche l'ignorait encore, il était trop aveuglé par sa haine et sa soif de vengeance pour voir ce que les autres voyaient en lui.

Otani, Motochika, Yukimura... que voyaient-t-ils en lui ? Qu'est-ce qu'Hideyoshi et Hanbei avait vu en lui ?

"Soldat de l'alliance de l'Ouest !" s'exclama-t-il soudainement. Un à un les mots lui parvinrent, si facilement que s'en devint presque troublant, "Vous qui aujourd'hui vous tenez avec moi, vous qui refuser de laissé le pays à des traîtres, je vous fait la promesse que la mémoire du seigneur Hideyoshi ne sera plus salit !"

Déjà une première clameur lui répondit, les soldats levèrent leur bras et l'encouragèrent à continué. Mitsunari se tourna vers Yukimura qui lui répondit par un hochement de tête affirmatif. Il s'en sortait très bien.

"Notre armée va ouvrir sa marche !" termina-t-il sous les acclamations.

"Pour le seigneur Hideyoshi !" criaient certains.

"Pour le pays du soleil levant !" pouvait-on entendre également.

Si Yukimura avait voulu que Mitsunari parvienne à motivé les troupes, son vœux venait d'être exaucé.

Avec un regard renfrogner vers Yukimura pour l'avoir obligé à faire ça, Mitsunari descendit de la plate forme pour rejoindre Otani. Yukimura le suivit.

"Ou sont les autres généraux ?" demanda finalement Yukimura.

"Chacun s'occupe de sa faction. Je leur ai transmit leur rôle." ce fut Otani qui lui répondit d'une voix monocorde.

"Est-ce bien judicieux ?" le contredit Yukimura.

"Je fait confiance au génie tactique de Gyobu, je m'en remet à lui et tu ferait bien d'en faire autant Sanada." Mitsunari défendit son tacticien.

Un échange de regards mauvais passa entre Yukimura et Otani mais le jeune tigre ne protesta pas. Jusqu'ici Mitsunari l'avait convaincu du fait qu'il savait s'entourer, alors s'il faisait confiance à cet homme étrange, Yukimura n'était pas en droit de discuter.

"Le brouillard va se lever bientôt. Mais le sol et boueux, impossible que la cavalerie soit efficace dans de telles conditions." affirma Otani.

Yoshitsugu termina sa phrase en regardant ostensiblement Yukimura, son masque rouge rendant son expression indéchiffrable. Pourtant Yukimura jura qu'il sentit comme un pointe de moquerie et que son sourire se voyait de le plissement de ses yeux.

"Ce ne sera pas un problèmes, les cavalier de Kai son tout aussi efficace en tant que fantassins." Yukimura ne tarda pas à répliqué, il n'allait pas laisser la fierté de Kai être attaquée.

"Mhhh, ils ont pourtant déjà été défait par les soldats de Mikawa dans des conditions semblables." continua Otani sur un ton mielleux.

"Ça suffit vous deux." intervint Mitsunari, alerté par le faible grognement que commençait à émettre Yukimura. "Les soldats de Kai seront épaulés par ceux de Toyotomi maintenant, une défaite n'est plus tolérable."

Yukimura ressentit une grande fierté l'envahir quand il constata que Mitsunari reconnaissait en lui une vrai valeur, il empoigna sa lance et la pointa devant Mitsunari.

"Nous serons victorieux ! Ensemble l'armée de L'Est ne pourra rien contre nos forces." affirma-t-il de tout son souffle.

Il ne s'était pas réellement attendu à ce qui Mitsunari lui réponde. Le général d'argent pointa lui aussi son odachi toujours engoncé dans son fourreau tressé et il l'entrecroisa avec la lame de la lance de Yukimura.

"Nous vaincrons !"

Des applaudissement sporadiques et peu convaincu attirèrent leurs attentions. Ils provenaient d'un homme vêtu d'un long manteau noir et blanc qui affichait un air triomphant en avançant vers eux d'une démarche chaloupée.

"Encore vous?" demanda Mitsunari. "Gyobu, c'est toi qui l'a laissé venir ? Hideyoshi-sama vous tolérait peut-être, ce n'est pas mon cas, rien ne me force à vous laissé participer à cette bataille." grommela Mitsunari se plaçant instinctivement devant l'homme.

Yukimura était comme tétanisé gelé sur place par le regard insistant que lui renvoyait l'homme. Non seulement ses membres refusait de lui répondre, mais son esprit venait d'être réduit à un état de tempête incohérente, ses pensées, ses émotions et se craintes se succédant, se chevauchant et s'enchevêtrant pour ne rien formé de compréhensible.

L'homme de grande taille n'était pas venu seul, derrière lui marchait Motochika, une femme et deux autres hommes, avançant en silence vers la portes comme guidé par une seule force et leur regard rivé sur la plaine que l'on pouvait voir par la porte ouverte.

"Oh, mais je crois que ma présence vas s'avérer indispensable, mon cher Mitsunari." répondit-il en s'inclinant élégamment.

"Ahahaha !" ce rire, terrible et puissant fut tout ce que Yukimura put entendre pendant un moment avant qu'une phrase veine remplacé ce sont monstrueux. "Cela promet d'être la journée la plus amusante de toute mes vies."

Dans le lointain un cor sonna et un cri se rependit parmi les soldat rassemblé.

"Le brouillard s'est levé !"

TBC

Bientôt fini... j'ai pas envie que ça ce termine c'est peux être de la que viens ce chapitre. Il y aura peut être des éditions et des corrections faites ultérieurement, je suis malade et en manque de temps.