Et bien voila! J'avais dit sans promettre que j'essayerais de mettre le chapitre 27 avant mon déménagement, c'est chose faite! Il est là tout frais rien que pour vous :-) Cette fois ci, c'est la bonne, ce sera le dernier avant que je ne sois installée, il me reste plus que 4 petits jours et hop au revoir petit appartement avec voisins chiants! xD Je vous remercie pour vos review cette histoire commence son ascension vers le mot "FIN" plus que 3 ou 4 chapitre encore... snif lol bon allé, place a la lecture !

Inutile de le répéter, pourtant je le fais quand même xD Tout appartiens a Dame Rowling, rien que l'intrigue est a moi!


Celewyn : Merci beaucoup à toi !! J'espère que ce chapitre te plaira :-) bisoux

Ag' : Ah dire vrai, personne ne comprends plus Hermione dans cette fic… pour le prisonnier, argh… je ne peux rien dire désolée :-) Sinon, je suis contente que tu sois arrivée a lire tout jusqu'ici… tu m'avais dit que tu n'étais pas sûr et pourtant tu l'as fait ! Alors c'est a moi de te remercier en fait… ce chapitre était très poignant c'est vrai j'en pleur moi aussi, je t'assure ! Et apparemment il est ressentit comme je l'espérais ! Le bonheur d'être parents, combiné à la douleur de la perte de Ginny et Severus… mais je voulais que la petite naisse le même jour, c'est ce qui feras la force de cette famille (Harry y comprit) ils se battrons et surmonterons tout ça grâce a la petite, pour la petite. Je voulais qu'ils aient quelque chose a laquelle il pouvait encore se raccrocher, quelque chose qui ferait leur force ! Quoi de mieux qu'un petit bébé ? :-) Je ne sais pas si tu comprends bien tout mon raisonnement, lol mais je le voyais comme ça ! En tout cas je ne te remercierais jamais assez ! Comme je le disais sur 'Un amour de Weasley' tes compliments me donnent des papillons dans le ventre et c'est un plaisir à lire ! Alors merci pour tout ça !! Gros bisoux et bonne lecture !


Ch.27. Chacun ses secrets.

Tout était plongé dans l'obscurité, il faisait calme et on n'entendait pas une mouche voler… dans la chambre, des pleurs retentirent. Pansy lovée dans les bras de Ron se réveilla et alluma la lampe de chevet. Une main la retint.

« J'y vais » dit-il « recouche toi tu as besoin de repos » murmura Ron.

« Tu es sur ? »

« Dors… » Dit-il en lui faisant un bisou sur le front. Elle lui sourit et il se levât se dirigeant vers le berceau d'où les pleurs provenaient. « Là… chut… » Dit-il en prenant la petite dans ses bras « oui je sais que tu as faim… papa va te chauffer le biberon » murmura-t-il en berçant le bébé dans ses bras. Il sortit a pas de loup et soupira lorsqu'il vit la lumière allumée. Voila deux semaines d'écoulées depuis la naissance de la petite, et cela faisait également deux semaines que Harry ne passait pas ses nuits. Il ne fut donc pas surpris de voir son ami, debout devant la baie vitrée.

« Encore debout ? » fit Ron en entrant, faisant sursauter Harry.

« Oh c'est toi » fit Harry surpris.

« Quel accueil ! » ironisa Ron.

« Excuse moi… c'est que d'habitude, c'est Pansy que je vois la nuit » argumenta le survivant.

« Oui je sais, mais elle est épuisée, je prend un peu le relais pour qu'elle se repose » expliqua Ron tout en préparant le biberon de sa fille qui recommençait à s'agiter dans ses bras. Harry, la tasse à la main le regardât d'un œil très attentif. Sur a peine deux semaines, Ron connaissait déjà toutes les ficelles et se débrouillait a merveille ! Il savait changer la couche, laver la petite, l'habiller, lui donner le biberon tout quoi. Harry avait l'impression qu'il avait fait ça toute sa vie, et pour le coup trouva Ron complètement changé. Plus mature, plus sage… il se surprit a repenser a ce que aurait pu être sa vie avec Ginny, et s'imagina a la place de Ron remplaçant Ginny pendant la nuit lorsqu'elle était trop fatiguée… il secoua la tête, non ne pas penser a ça, ça ne faisait qu'amplifier la douleur qui était déjà bien assez forte comme ça. Il suivit Ron du regard et vint s'installer en face de lui. Ron présenta la tétine et la petite s'empressa de refermer ses petites lèvres autour et de commencer à boire.

« T'es vraiment doué » sourit quelque peut Harry.

« Hey, il faut bien » répliqua Ron en souriant. « c'est un amour cette enfant, on ne l'entend jamais, sauf quand elle doit manger où qu'il faut la changer, sinon je n'ai jamais vu un bébé aussi calme » confia Ron en regardant tendrement sa fille vider le contenu de son biberon doucement.

« En tout cas tu prend ton rôle très à cœur, et c'est bien » renchérit Harry. Ron lui sourit reconnaissant.

« Oh, personne n'est jamais parfait ça je le sais, mais je ferais de mon mieux pour qu'elle ne manque de rien et l'éduquer aussi bien que je le pourrais… » Fit Ron.

« Je suis convaincu que tu seras parfaitement à la hauteur » répondit Harry en regardant la petite qui s'endormait avec son biberon.

« Harry… tu vas bien ? » se risqua Ron. Plus personne n'avait parlé de Ginny depuis sa mort. Harry le regardât ses yeux se voilant.

« Aussi bien que je le peux Ron » finit-il par soupirer « elle me manque » fit Harry dans un murmure.

« Elle me manque moi aussi » répondit Ron.

« J'ai parfois l'impression qu'elle va passer la porte à tout moment, avec son sourire et ses yeux pétillants, son visage constellé de taches de rousseur » fit Harry perdu dans ses pensées.

« Je sais que c'est dur Harry, mais on est tous là, les uns pour les autres et moi plus particulièrement, alors si tu as besoin… » Fit Ron.

« Je suis égoïste… j'ai perdu ma femme, mais toi tu as perdus ta sœur… je ne devrais pas m'apitoyer sur mon sort, je ne pense qu'à moi alors que nous vivons la même tragédie… excuse moi » s'excusa Harry.

« Ne t'excuse pas, je comprends… simplement, au lieu de faire des nuits blanches, quand tu as besoin de moi, viens me voir » fit Ron retirant le biberon que Virginia venait de finir. Il la prit délicatement, la posa sur son ventre contre son cœur et lui tapota tout doucement le dos. Leur discussion ne put continuer qu'ils sursautèrent tout les deux ! La baie vitrée venait de coulisser, et ils regardèrent tout deux, très surpris Luna, emmitouflée dans un gros chandail avec deux pull qui rentrait une tasse à la main.

« Oh… je croyais qu'il n'y aurait personne » s'excusa-t-elle.

« Luna ! Mais tu vas attraper la mort à rester dehors ! » S'exclama Ron. Elle sourit un peu.

« Ne t'en fais pas avec toute mes couches, plus le sort de chauffage sur moi, je n'ai pas froid et je peux profiter de l'extérieur, la nuit est tellement belle en hiver » fit-elle l'air rêveuse. Elle se reprit et leva sa tasse « je viens me ravitailler, quelqu'un veut quelque chose ? » demanda-t-elle en se dirigeant vers la cuisine.

« Oui, la même chose » sourit gentiment Harry en lui tendant sa tasse qu'elle prit « merci » ajouta-t-il. Elle disparut dans la cuisine.

« Elle est bizarre » fit remarquer Ron.

« Je sais, Blaise n'est plus réapparut depuis deux semaines, pas de nouvelles, pas un seul signe… et j'avoue que je commence sérieusement à m'inquiéter moi aussi » confia Harry.

« Tu crois qu'il pourrait lui arriver quelque chose ? » demanda Ron inquiet en repositionnant la petite qui gazouillait gentiment dans son bras.

« Je ne sais pas… » Répondit Harry incertain « je ne sais jamais prévoir » compléta-t-il.

« Et voila » Luna revint avec deux tasses fumantes. L'une contenant du café pour Harry, l'autre du chocolat chaud pour elle « ça va ? » demanda-t-elle en désignant Virginia de la tête.

« On ne peu mieux, elle viens de manger » sourit Ron.

« Ah ! Dans ce cas, laisse moi la changer » sourit Luna. Ron lui tendit la petite, et une fois de plus elle disparut avec le bébé dans les bras. Ron fit alors apparaître une bièraubeurre profitant du fait que Luna s'occupait de Virginia.

« Alors, au fait t'as eu des nouvelles ? » demanda Ron soudain très sérieux.

« Non pas une » répondit Harry « j'ai demandé a toutes les cellules, ce ne sont pas eux » répondit Harry tout aussi sérieux.

« C'est louche… ces camps n'ont pas été libérés comme ça quand même ! Et si cela avait été Blaise, car on a plus que lui comme espion là bas, il nous aurait averti pour la prise en charge des prisonniers libérés » Argumenta-t-il.

« Je sais, je suis dans la confusion totale » répondit Harry songeur « c'est le troisième sur deux semaines a être miraculeusement ouvert… ces trois camps n'ont pas été libéré par un espion de chez nous » conclut Harry.

« Oui d'accords, mais qui alors ? »

« Des indépendants, ceux qui mène la résistance à leurs manières… ils existent encore, mais ne sont pas très nombreux » expliqua Harry « d'après Olivier, ils n'étaient que deux. Il tient cette information d'un prisonnier qui était retenu dans le camps du nord de l'Angleterre libéré il y a une semaine » expliqua-t-il.

« C'est vraiment bizarre tout ça… tu crois qu'ils font ça pour nous aider ? » demanda Ron.

« Sans doute oui, ils nous aident à leurs manières… sans pour autant se dévoiler » expliqua Harry. Luna revint avec la petite, coupant court à la conversation des deux amis.

« Elle s'est endormie » sourit Luna en remettant la petite dans les bras de son papa. « Je l'ai changée et elle s'est aussitôt endormie dans me bras quelques minutes après » dit-elle.

« Merci Luna… » Remercia Ron sincèrement.

« Avec plaisir ! »

« J'y retourne, ou Pansy va finir par s'inquiéter » rigola Ron « a demain vous deux, et pensez à dormir » fit-il.

« Bonne nuit » murmurèrent en chœur les deux amis.

« Bon et bien… j'y retourne moi » fit Luna en se saisissant de sa tasse.

« Je peux t'accompagner ? Je n'arrive toute façon pas à dormir » demanda Harry.

« Oui bien sur Harry, la terrasse est à tout le monde » sourit-elle. Harry prit aussi sa tasse et suivit la jeune blonde, prêt à savoir ce qu'il se passait.

Ils s'installèrent tout deux dans la balancelle de la terrasse, leurs tasses fumantes à la main. Harry avait toujours beaucoup aimé Luna, elle était simple et ne se prenait pas la tête. Son coté rêveur faisait toute sa personnalité, mais en ce moment, Harry sentait ce coté s'échapper et cela le tracassait. Au plus la guerre avançait, au plus Luna changeait. Il songea avec ironie que la guerre changeait beaucoup de chose et il savait pertinemment qu'une fois finie, les gens ne seraient plus tels qu'ils étaient avant, et c'était une triste constatation pour lui, car la jeune fille n'avait plus le même aspect, elle semblait plus réfléchie beaucoup plus terre à terre, pas que les Ronflack Cornus lui manquaient, loin de là mais Luna avait changé, c'était indéniable.

« Regarde » dit-elle en lui montrant les étoiles « c'est la constellation du grand chien ! On dit que son étoile principale, l'étoile 'Sirius' est l'étoile la plus brillante après le soleil » sourit-elle doucement. Harry leva les yeux et se perdit à nouveau dans ses souvenirs. « Tu sais Harry, parfois je me demande pourquoi on est sur terre… pourquoi on nous donne la vie, à voir comment elle tourne… » Dit-elle avant de boire une gorgée de son chocolat brûlant. Harry ne savait pas trop comment prendre cette question et décida de la laisser poursuivre. « C'est vrai, on a tous tant perdu… » Dit-elle tristement. Une fois de plus, Harry fut frappé par sa maturité soudaine. Il songea alors qu'encore une fois il était égoïste, il n'était pas le seul à avoir tout perdu, ou presque. Luna avait perdu sa maman, même si ce n'était pas à cause de Voldemort, elle avait perdu ensuite son père, avait failli y laisser elle aussi la vie, Neville devait sûrement être mort à l'heure qu'il était même si Harry essayait de se convaincre du contraire et qu'il gardait tout de même l'infime espoir de le retrouver… ses parents a lui, Sirius et maintenant Ginny… il se ressaisit et se décida enfin a parler.

« Luna, est ce que tu es sur que tu vas bien ? » demanda-t-il doucement en se frictionnant, c'est que le mois de décembre n'était d'ordinaire pas fait pour être très chaud. Luna fit alors apparaître une énorme couette qu'elle enroula autour d'elle, avant d'ouvrir le bras et d'y inviter son ami. Harry la regarda d'abords interdit et elle eu un petit rire cristallin.

« Allons, viens je ne vais pas te manger, tu auras meilleur » sourit-elle. Harry lui sourit en retour, et se traita mentalement d'idiot, Luna était son amie et il n'y avait aucune gêne à avoir. Alors il se rapprocha au plus prêt de la jeune fille et prit le bout de couette s'emmitouflant avec elle dedans. « Pour te répondre Harry, je ne vais pas te dire que je vais bien, mais disons que ça va » lui dit-elle.

« Tu sais qu'on est tous là Luna, la résistance est notre seule famille pour l'instant, et si tu as besoin de parler, il ne faut pas hésiter » lui dit-il repensant que Ron lui avait tenu le même sermon, cela le fit sourire. Elle le regarda.

« Oh » fit-elle un peu gênée « c'est que… avec ce que tu… vous venez de vivre, mes petits problèmes ne sont que fort ridicules et je ne veux pas vous embêter » dit-elle assez timidement. Il posa une main sur la sienne.

« Je t'assure que jamais tu ne nous embêteras… tu peux nous parler Luna, on doit s'entraider » dit-il. Elle lui sourit doucement.

« Je t'assure que ça va Harry… c'est juste que… tu comprends, j'ai tellement peur qu'il ne revienne pas » murmura-t-elle soudain.

« Il reviendra » lui assura Harry.

« Tu crois ? »

« Blaise est quelqu'un d'intelligent et si il n'est pas revenu encore, c'est simplement parce qu'il n'en a pas eu l'occasion, voila tout, mais je suis sur qu'il reviendra, je pense qu'il t'aime trop pour te laisser ici et il se battra jusqu'au bout pour te protéger » assura Harry. Luna le regarda les yeux brillants.

« Es-tu sur de parler au nom de Blaise, ou du tien ? » demanda-t-elle le plus doucement du monde avec un regard compatissant qui fit se serrer le cœur de Harry jusqu'à en manquer d'air.

« Je suppose que je parle pour les deux noms… » Murmura Harry en baissant les yeux trouvant un intérêt soudain pour sa tasse de café. « Je veux dire, j'aimais Ginny tellement fort que j'aurais pu soulever des montagnes pour elle, et je me serais battu jusqu'à la mort pour la protéger, et je ne doute pas de l'amour que Blaise te porte donc je suppose a juste titre qu'il agirait exactement comme moi je l'aurais fait pour Ginny » dit-il en relevant la tête. Elle lui sourit.

« Tu es tellement gentil Harry… tu mérite vraiment ta tranquillité et tu sais, je t'ai toujours admiré. Avec tout ce que tu as vécu, ce que tu vis et ce que tu vivras ; tu trouve encore la force de réconforter tes proches » lui dit-elle sincèrement. Cette déclaration lui réchauffa le cœur et spontanément, il l'enlaça lui arrachant un petit rire surpris. Lorsqu'ils se séparèrent, ils se sourirent.

« Merci » dirent-ils en chœur. De nouveau ils rirent.

« Je vais essayer d'aller me reposer un peu » annonça Harry « pense à en faire autant » dit-il.

« Je vais rester encore un peu, mais je ne vais pas tarder » lui assura-t-elle.

« Très bien, et pense à ce que je t'ai dis… quand tu as le cœur lourd, n'hésite pas à venir me voir, bonne nuit » dit-il.

« C'est promis Harry, bonne nuit » murmura-t-elle tandis que Harry rentrait se coucher pour les quelques heures qu'il restait de la nuit. Luna quant à elle resta encore un moment à se balancer sur la balancelle de la terrasse chantonnant une comptine que sa mère lui chantait lorsqu'elle était petite pour la calmer. Cette petite chanson avait toujours eu le don de l'apaiser. Et elle termina finalement la nuit, emmitouflée dans sa couette, sur la balancelle de la terrasse de l'appartement, les yeux dans les étoiles, fredonnant un air de petite fille d'un air rêveur…

OoO

Le lendemain matin, dans un manoir ancestrale et gigantesque, Hermione prenait son petit déjeuner seule à la cuisine. Il régnait un calme olympien, c'était presque serein… tout en buvant son café, et beurrant sa tartine, Hermione repensait à ce qu'elle et Drago avaient pris comme risque pour libérer ces trois camps de 'Sang-de-Bourbe'. D'ailleurs pour le dernier, ils avaient bien faillis se faire prendre, il s'en était fallut de peu ! Parallèlement, ils cherchaient tout les deux un moyen de détruire les trois Horcruxes de la salle sur demande… ce n'était pas chose facile, déjà rien que d'y pénétrer à l'insu de tous en étant constamment surveillé de Bellatrix la parano, il fallait qu'ils trouvent un moyen non seulement d'y entrer mais aussi de faire diversion pour avoir le temps nécessaire à leur destruction, car Hermione songeait avec ironie que détruire ces trois choses contre nature, ne se ferait pas avec un simple sortilège d'explosion !

« Déjà levée ? » fit une voix ensommeillée qui la fit sursauter. Drago s'avança et lui donna un petit bisou de bonjour, avant de s'installer face à elle. Hermione se leva et lui servit un café fumant.

« Oui je n'arrive plus à dormir ces derniers temps » lui confia-t-elle. Il but une gorgée qui lui brûla la gorge et l'attira sur ses genoux. Elle entoura son cou de ses bras tandis qu'il passait une main dans son dos le frottant de haut en bas avec douceur.

« Qu'est ce qui te tracasse ? » demanda-t-il en la regardant.

« Je ne sais pas trop… voilà deux semaines qu'on a commencé et je n'ose pas penser à ce que Voldemort ferait si il découvrait ce que l'on fait » grimaça-t-elle.

« Et pourquoi voudrais tu qu'il le découvre ? »

« Il est loin d'être stupide tu sais… » Fit-elle remarquer. « A commencer par ta soi disant enquête sur Spencer… tu ne lui a pas donner de nouvelles depuis et il va se poser des questions » dit-elle. Il but une autre gorgée.

« Oui je sais » soupira-t-il. Le silence se fit. « Dans quoi est ce que tu m'a embarqué ? » demanda-t-il alors d'un ton résigné.

« Tu peux encore tout arrêter si tu le veux » lui dit-elle perplexe. Il la regarda longuement.

« Tu as renoncé a tout pour moi, et moi je n'ai rien fait en retour et puis tu es ma femme et je te suivrais où que tu ailles, je ne renoncerais pas à toi et si je dois ouvrir toutes les portes avec toi, je le ferais » dit-il après un moment de réflexion. Elle lui sourit, et prit sa tête entre ses mains.

« Je ne sais pas qui t'as donné le manuel du mari parfait, mais en tout cas tu l'as appris par cœur » (1) sourit-elle doucement en lui plantant un baiser spontané sur les lèvres. Il écarquilla les yeux et sourit.

« Encore… » Souffla-t-il. Elle sourit amusée et recommença. « Mmmhh » fit-il.

« Gourmand » s'amusa-t-elle.

« Oh que oui, je ne me rassasierais jamais assez » murmura-t-il en la fixant.

« Tu sais, j'ai pensé à un plan pour entrer dans la salle sur demande » annonça-t-elle.

« Ah oui ? Lequel ? » Demanda-t-il très intéressé.

« Et bien je ne vois pas trente six solutions, il faut que j'use de mes talents d'animagus mais j'ai besoin de toi pour m'ouvrir la porte » expliqua-t-elle.

« Oui ça peut se faire » admit-il « mais moi, je ferais quoi ? »

« Le guet… » Dit-elle comme si c'était évident.

« Et tu vas détruire ces machins toute seule ? » demanda-t-il incrédule.

« Et bien… oui » dit-elle en haussant les épaules.

« Tu crois que tu pourras… »

« Je n'en sais rien » le coupa-t-elle dans sa question en le devançant « mais ça ne me coûte rien d'essayer » continua-t-elle.

« Oui » répondit-il pas très convaincu.

« Ne t'inquiète pas, j'y arriverais » assura-t-elle.

« Tu m'as l'air bien sur de toi » fit-il remarquer elle sourit narquoisement.

« Tu sais, à Poudlard quand… » Elle hésita et prit une inspiration, Drago comprit qu'elle se plongeait en quelque sorte dans ses souvenirs « quand Ron et Harry ne trouvaient pas de solution et que nous étions en danger, je savais dans la plupart des cas toujours quoi faire ! J'agit et je réfléchis quand je suis sur le fait accompli » argumenta-t-elle.

« Je vois… » Fit-il en la détaillant. Elle se rendit enfin compte qu'il ne l'écoutait pas plus que ça. Il ne la voyait pas, par contre, elle le regardait surprise tout en se regardant. Effectivement, le manoir étant parfaitement bien chauffé en cet hiver, elle était en nuisette tout ce qu'il y a de plus sexy et compris alors pourquoi il était distrait elle eu un éclair de malice dans les yeux.

« Puis je savoir ce que vous admirez monsieur Malefoy ? » fit-elle en le regardant un sourcil levé, l'air indignée. Il releva les yeux de sa 'contemplation' et la regarda.

« Moi ? Mais rien ! » S'offusqua-t-il. Elle sourit d'une manière sensuelle et approcha son visage de celui de son mari.

« Vous mentez très mal en plus » susurra-t-elle lui mordillant la lèvre inférieure. Il l'embrassa alors fougueusement, et se leva de sa chaise alors qu'il venait à peine de s'y asseoir… elle enroula ses jambes autour de sa taille et il l'emmena à l'étage sans cesser de l'embrasser. Cette scène qui venait de se dérouler, vue par une personne inconnue de cette population et sortie de son contexte aurait pu paraître comme celle d'un couple heureux nageant dans le bonheur ! Pourtant, ce n'était pas le cas, Hermione et Drago étaient heureux ensemble, certes mais pas dans cette vie, pas comme ça… pourtant, ils profitaient désormais de chaque instant volé, chaque petit moment d'intimité étaient exploré a fond, se donnant l'illusion qu'un jour peu être, ils profiteraient pleinement de ces moments dans un monde normal, avec une famille bien a eux, et un foyer chaleureux. Même si cette image de la vie était encore bien loin, et ils en étaient conscients, depuis leur discussion et la décision d'aider la résistance dans l'ombre, ils profitaient de tout ce que la vie pourrait leur accorder et vivaient ces moments d'amour et de complicité à chaque fois comme si c'était le dernier.

Deux heures plus tard, la sonnette du manoir retentit. Encore au lit tout deux enlacés, Drago et Hermione ne bougèrent pas. Pourtant, ils durent bien car la personne insistait. Ce fut Drago qui descendit encore torse nu pour ouvrir il se figea.

« Qu'est ce que tu fiche ici ? » demanda-t-il d'un ton acerbe.

« L'heure n'est pas aux règlements de comptes Drago, c'est le maître qui m'envoi, est ce que je peux entrer ? » demanda Blaise. Drago s'effaça et le laissa passer.

« Je t'écoute » dit-il en croisant les bras.

« Je suis sensé venir vous chercher pour du renfort, un orphelinat moldu va être attaqué dans pas moins d'une heure pour combler les camps qui ont été libérés, le Seigneur des ténèbres est vert de rage » annonça Blaise, Drago blêmit.

« Très bien » soupira-t-il.

« HERMIONE ! » cria-t-il.

« Pas la peine de hurler, j'ai entendu, allons-y » dit-elle alors qu'elle dévalait les escaliers habillée, sa baguette en main elle attrapa sa cape au passage. « Merci de nous avoir prévenu » dit-elle à l'intention du jeune métisse.

« Je ne fais qu'exécuter les ordres » répondit Blaise d'un ton neutre, qui ne savait pas très bien si les époux Malefoy allaient à cet orphelinat pour aider leurs 'confrères' ou au contraire aider les petits.

« Tu y vas aussi ? » demanda Drago impassible, tandis qu'il s'était habillé d'un coup de baguette.

« Oui je n'ai pas le choix, je ne peux pas me dérober aux yeux du maître pour le moment, et tout les mangemorts ont ordre de ramener le plus de moldu possible, nous avons pour ordre également de tuer les adultes et les plus jeunes » annonça sombrement Blaise.

« Et qu'est ce que tu comptes faire ? » demanda Drago don la voix trahissait le reproche.

« Écoute Drago, je sais que tu ne digère pas le fait que je sois du coté de la résistance, mais je ne t'ai pas demandé de me couvrir ! Qu'est ce que tu veux que je fasse bon sang ? Ça va grouiller de fidèles là bas, tant l'orphelinat est grand, je ne peux pas sauver tout le monde a moi tout seul et faire passer la pilule aux autres comme ça, je serais découvert ! » Pesta Blaise.

« Ce n'est pas le fait que tu sois de l'autre camp qui me dérange, BLAISE » insista-t-il sur le dernier mot « c'est le fait que tu ais mentis qui me dégoûte, j'étais ton meilleur ami bon sang ! » persifla Drago.

« Écoutez, ce n'est pas le moment, ni le lieux pour régler vos différents, on va trouver une solution pour qu'il n'arrive rien aux enfants. Je ne peux pas garantir pour les éducateur et le directeur, mais au moins les enfants » Blaise la regarda éberlué, passant d'Hermione à Drago et vice vers ça. Il ne comprenait plus rien, de quel coté étaient-ils au juste ? « Arrête de te torturer l'esprit Blaise, cesse d'essayer de comprendre et écoute moi » ajouta Hermione en le voyant si désorienté. Il la regarda surpris, mais ne dit rien.

« Tu as dit que cet orphelinat était grand, alors on doit bien trouver un moyen d'arriver avant la cavalcade et de sortir le plus de monde possible ? » demanda Hermione.

« Euh… oui, je suppose que oui » approuva Blaise.

« Alors il n'y a pas une minute à perdre, allons y » dit-elle « Blaise ? » celui-ci la regarda. « Je vais essayer de faire en sorte que tu puisse retrouver ta liberté » annonça-t-elle sous les yeux éberlués des deux jeunes hommes.

« Comment ? » s'exclamèrent-ils en chœur, il se regardèrent brièvement avant de reporter leurs regards sur Hermione.

« Je ne sais pas encore, mais je trouverais un moyen, tu n'auras plus à jouer les agents double, seulement je te fais cette faveur à une seule condition… » Fit-elle.

« Laquelle ? » demanda-t-il.

« Tu ne dis rien a la résistance de nos agissements… ils ne doivent pas savoir que c'est nous » dit-elle. Blaise les regarda tout les deux.

« C'était donc ça » fit-il ayant enfin compris « c'est vous deux qui avez libéré ces trois camps » dit-il. Hermione hocha la tête « très bien, vous avez ma parole » promit Blaise. L'air satisfaite et un peu crispée, Hermione ouvrit la porte et passa devant. Arrivé au jardin tout les trois, ils transplannèrent dans le sud de l'Angleterre, là où se trouvait le fameux orphelinat.

OoO

« C'est pas trop tôt ! » pesta Bellatrix déjà sur les lieux, avec une dizaine d'acolytes. Hermione regarda l'immense bâtisse, c'est vrai que c'était vraiment énorme !

« Désolé, y a des gens qui ont encore une vie privée » attaqua Drago pour réponse, Bellatrix ricana.

« Tu n'as qu'à faire passer ta libido après le boulot » riposta Bellatrix.

« Tu fais des vers Bella » claironna Hermione un sourire innocent aux lèvres. Elle lui jeta un regard plus qu'acide.

« Finissons en » ordonna-t-elle en prenant les devants. Blaise, Hermione et Drago se regardèrent une seconde. Comment diable allaient-ils pouvoir faire pour sortir tout le monde ? Il ne devait y avoir personne encore… Hermione soupira et suivit le mouvement, tout comme Blaise et Drago. Lorsque tout les mangemorts furent à l'intérieur, la porte se referma sur le silence, Hermione fronça les sourcils, il n'y avait personne…

« Très bien… on se sépare, trouvez les ! » ordonna Bellatrix, alors que plusieurs petits groupes partaient dans des directions opposées. Hermione, elle partit seule baguette en avant, fouillant toutes les pièces. Drago et Blaise en faisaient de même de leur coté, cherchant une trace de vie qui semblait avoir disparut. Hermione avançait lentement, pas un bruit ne se faisait entendre, a par le grincement du parquet sous ses pieds. Soudain, elle abaissa la poignée d'une porte et entra. Elle fut frappée de stupeur, lorsqu'elle aperçut une trentaine d'enfants, serrés les uns contre les autres apeurés, deux femmes les accompagnaient.

« Oh je vous ne prie, ne nous faites pas de mal, on est conforme au règlement de Vous-savez-qui, nous sommes en règles… » Supplia une des deux femmes d'un ton pleurnichard.

« Chut… » Fit vivement Hermione en approchant « je ne vous veux pas de mal, s'il vous plaît je vous en conjure, baissez la voix où ils vont rappliquer » chuchota Hermione.

« Vous… vous n'êtes pas là pour nous emmener ? » fit l'autre jeune femme qui tenait dans ses bras un petit garçon qui devait avoir 3 ans tout au plus.

« Théoriquement, si » admit Hermione « mais je suis là pour vous aider à sortir en douce, seulement nous ne sommes que trois sur 13 a vouloir vous sortir de là, les autre veulent votre mort, et emmener les enfants, il va falloir être extrêmement silencieux » les prévint Hermione « surtout ne bougez pas et ne faites pas le moindre bruit, je reviens » dit-elle en voulant sortir.

« Non ! » fit précipitamment la première jeune femme « ne nous abandonnez pas… s'il vous plaît » implora-t-elle. Hermione posa une main apaisante sur son bras.

« Je ne vous abandonne pas, je reviens immédiatement, je vous le promet » rassura Hermione toujours en chuchotant d'une voix douce, et elle sortit. Elle marchait à vive allure, sur le qui vive, cherchant Blaise et Drago.

« Bon sang, mais où sont-ils ? » pesta-t-elle.

« Toujours rien ? » Hermione sursauta, mais se reprit bien vite et se tourna vers le mangemort qui lui avait parlé.

« Rien à signaler pour le moment » dit-elle. D'un air entendu, il hocha la tête et repartit dans la direction opposée. Hermione souffla et continua, jusqu'à arriver a une porte entrouverte. Elle entra et se figea de stupeur, elle blêmit.

« Je les a trouvé » murmura Blaise, alors que dans le fond de la pièce se trouvait un groupe d'enfant tout aussi conséquent que l'autre, avec un homme et une femme pour les rassurer.

« Par Merlin, mais combien êtes vous dans cet endroit ? » demanda Hermione dont les yeux trahissaient sa panique et son angoisse grandissante.

« Parce qu'il y en a d'autre ? » s'éberlua Blaise, Drago entra a son tour.

« Encore ! » s'exclama-t-il.

« Il y a une centaine d'enfants, plus une dizaine de responsables » chuchota l'homme en s'avançant, une petite fille pendue à sa main.

« Bien joué, et comment on fait pour les faire sortir, sans que les autres s'en aperçoivent ? » demanda Drago.

« Une seconde, je réfléchis » pesta Hermione.

« Ce n'est pas toi qui disait avoir bien plus d'intelligence face au danger ? » ironisa Drago.

« Si tu persiste a me mettre la pression, c'est sur que je n'arriverais à rien ! » siffla Hermione « ce serait tellement plus simple, si il y avait des passages secrets comme à Poudlard » murmura Hermione d'un air songeur.

« Oh mais madame, il y en a » s'avança un petit garçon, 10 ans tout au plus. Hermione tourna ses yeux vers lui et lui sourit. « Mes copains et moi, on en empreinte souvent pour… » Il regarda son éducateur d'un œil peu sur.

« Tu peux parler Esteban, pour une fois, vos bêtises serviront à quelque chose » lui dit alors la femme qui n'avait pas parlé jusque là. Le petit reprit confiance et se tourna alors vers Hermione et les deux hommes.

« Pour sortir hors de l'orphelinat madame, il y a trois passages qui mènent vers l'extérieur, dont un inconnu des éducateurs »

« Et tu pourrais nous indiquer le chemin d'ici ? » demanda gentiment Hermione.

« Oui madame » répondit le garçon, légèrement intimidé par le bout de bois que tenait Hermione entre ses mains. Il savait ce que c'était, tout les moldus savaient désormais ce qu'était la sorcellerie puisque Voldemort contrôlait aussi bien l'Angleterre magique, que moldue…

« Merci beaucoup Esteban » sourit Hermione « ton aide précieuse va sauver la vie de tout tes camarade, et rien que pour ça, tu es un héro » lui dit-elle pour le détendre un peu.

« On fait d'abords sortir ce groupe ? » demanda Drago. Hermione hocha la tête.

« On y vas d'abords avec celui-ci, ensuite, vous deux resterez là bas, Blaise dehors avec les réfugiés, et Drago tu surveilleras l'entrée du passage, pendant que moi j'amène les deux autres groupes. Vigilance et silence les enfants, il y a dans l'orphelinat des gens qui ne vous veulent pas du bien, et il ne faut pas qu'on nous voit » expliqua Hermione en s'adressant aux enfants terrorisés.

« Comment compte tu t'y prendre pour faire passer trois groupes d'une trentaine d'enfants, sans te faire prendre ? » s'étonna Drago.

« Il ne nous reste qu'à prier pour qu'on ne nous vois pas » répondit-elle évitant de croiser son regard. « Vous êtes tous prêts ? N'oubliez pas, silence… » Hermione passa devant avec le petit Esteban qui lui dictait le chemin d'où ils étaient, et Hermione le mémorisa sans difficultés. Ils durent a plusieurs reprises se cacher dans des recoins, pour ne pas se faire voir, même de loin, mais le premier groupe passa sans anicroches. Ils arrivèrent devant une énorme étagère, et le petit en tira un livre bien précis, l'armoire pivota, laissant apercevoir un trou noir et un escalier. Hermione sourit en coin, se rappelant que même les moldus savaient avoir de l'ingéniosité.

« Il y a une petite cave et une porte qui mène dehors » expliqua rapidement Esteban, ses copains appuyant ses dires.

« Allez, vite » souffla Hermione les pressant de descendre, tandis que Drago regardait anxieusement autour de lui « Blaise, tu descends avec eux, lorsqu'ils seront au complet, emmène les, où tu veux mais loin d'ici pour le reste, Drago et moi on s'arrangera » dit-elle très vite « et si on ne se revoit plus, bonne chance » dit-elle Blaise lui sourit, songeant qu'il lui avait dit la même chose. Il s'apprêta à descendre pour attendre les autres, lorsque Drago le stoppa d'une main sur son poignet.

« Bonne chance » dit-il en le regardant sans émotions particulières. Blaise posa une mains sur la sienne et hocha la tête, avant de s'engouffrer dans les profondeurs de la cave, et l'armoire se remit en place, Hermione avait vu quel livre tirer.

« Où est le groupe que tu as trouvé ? » demanda-t-elle.

« Un peu après celui de Blaise, au fond du couloir, à gauche, puis encore a gauche, troisième salle » détailla-t-il. Elle s'empressa de courir le chercher, tandis que Drago faisait le guet devant l'étagère. Il pouvait pourtant entendre Bellatrix pester et devenir même très grossière dans tout le bâtiment on l'entendait a vrai dire… Drago croisa les doigts pour qu'ils ne se rassemblent pas avant la fin du sauvetage et retint un souffle de soulagement, lorsque Hermione arriva avec le deuxième groupe. Le même manège se fit, et les enfants descendirent rejoindre Blaise et les autres.

« Plus qu'un » chuchota Hermione.

« Dépêche toi, je sens qu'ils ne vont pas tarder à se réunir dans le hall d'entrée » la pressa-t-il très inquiet. Elle hocha la tête, lui planta un bisou sur les lèvre et s'enfui en courant dans les couloir.

« J'ai cru que vous ne reviendriez pas » fit l'éducatrice en voyant Hermione rentrer dans la pièce.

« Je vous ai promis » lui dit Hermione « suivez moi, et restez bien silencieux, je vais vous faire sortir, mais nous n'avons plus beaucoup de temps, alors allons y » pressa Hermione. Elle sortit de la pièce, regarda a droite et a gauche, personne… elle les fit alors tous sortir, et ils commencèrent a avancer dans les couloirs, pourtant beaucoup trop calmes au goût d'Hermione. Lorsqu'ils furent presque arrivés à destination, ils durent se placarder contre les murs du couloir. Hermione regarda du coin de l'œil, devant l'étagère Drago était aux prises avec Greybak en personne qui le sommait de les rejoindre dans le hall. Hermione mit son index sur sa bouche, signifiant le silence a tout le monde. La tension était palpable et la peur des enfants était telle qu'Hermione pouvait presque la ressentir. Elle songea que ce qu'elle était en train de faire était similaire à ce que faisait la résistance moldue lors de la fameuse guerre contre les allemands.

« Où est ta femme ? » demanda le loup garou suspicieux.

« Je ne sais pas, nous nous sommes tous séparés et je ne l'ai plus revue, elle doit être en train de chercher » Menti Drago, il remarqua du coin de l'œil, Hermione a l'angle du couloir, il eu une sueur froide le long de son dos et s'empêcha de toute ses forces de frissonner. Greybak ne pouvait lui pas la voir, il lui tournait le dos. Il eu un reniflement dédaigneux et toisa Drago de haut.

« Très bien » finit-il par dire « allons y, il doit y avoir des endroits secrets dans ce bâtiment, ils doivent certainement se cacher dans l'un d'eux, le maître a dit pas de quartier, alors je serais toi, je rappliquerais illico dans le hall d'entrée avec les autres si tu ne veux pas finir rôti » se moqua Greybak. Drago blêmit.

« Tu veux dire qu'on va mettre le feu à cet orphelinat ?! » demanda-t-il essayant de cacher son incrédulité. Greybak ricana.

« C'est déjà fait, tant pis pour ceux qui manquent à l'appel » claironna-t-il « tu viens ? » Drago le suivit à contre cœur, sachant qu'Hermione avait tout entendu et ils ne furent bientôt plus visibles pour elle. Effectivement, le couloir commençait doucement a s'emplir de fumée bleue, et chacun mis quelque chose sur sa bouche pour s'empêcher de respirer cette fumée toxique et comme les deux autres groupes, Hermione les fit descendre a la cave.

« Merci… que dieu vous bénisse madame » remercia sincèrement l'éducatrice en prenant la main d'Hermione alors que les flammes menaçaient de surgir à tout moment.

« Allez » pressa Hermione et elle referma l'étagère, se hâtant de rejoindre le hall d'entrée, tout en espérant que Blaise les ferait sortir à temps. Il n'y avait plus personne, et les flammes investissaient tout le bas du bâtiment, la porte d'entrée était déjà la proie des flammes alors elle transplanna devant le bâtiment, qui n'était plus qu'un immense brasier. Bellatrix se renfrogna quand elle vit Hermione apparaître.

« Et moi qui croyais que tu périrais dans les flammes… » Marmonna-t-elle perfidement.

« Ravie de te décevoir » répondit Hermione lui prouvant ainsi qu'elle aussi était capable de la provoquer. Soudain Hermione prit une mine de circonstance et plaqua une main sur sa bouche la mine horrifiée et dure. Drago comprit le message, et se disait qu'Hermione était vraiment une bonne comédienne. Il prit une mine sombre lui aussi.

« J'espère que tu es contente Bella »

« Contente de quoi ? » s'étonna-t-elle un tantinet agressive.

« Blaise n'est pas avec nous » reprocha-t-il. Hermione s'empêcha de sourire et se concentra pour garder sa mine douloureuse.

« Oh » fit Bellatrix faussement désolée « quel dommage, un traître de moins » railla-t-elle. Même si Drago savait parfaitement qu'il n'était pas mort -du moins il l'espérait- il serra les poings malgré tout.

« Blaise n'était pas un traître » dit-il les dents serrées.

« Si tu le dis » fit Bellatrix en regardant les flammes détruire l'imposante bâtisse sous ses yeux, d'un air satisfait.

« Laisse mon chéri, je suis sur que ta tante appréciera grandement la récompense du maître quand il apprendra qu'elle a encore fait une boulette et qu'il vient de perdre l'un de ses mangemorts pour la seconde fois » se moqua Hermione avant d'agripper le bras de son mari, qui les fit transplanner tout les deux. Bellatrix hurla de rage et disparut elle aussi suivie des autres.

Derrière le bâtiment, Blaise et la centaine de nouveaux réfugiés regardaient le bâtiment s'effondrer lentement.

« Tant d'année de sacrifices, et de travail pour offrir un foyer aux orphelins » murmura le directeur de l'orphelinat bouleversé. « Tout… toute ma vie et mes rêves s'envolent en fumée » continua-t-il. Blaise le regarda et se mordit la lèvre. Il les regarda alors tous, certains enfants pleuraient, pour les plus jeunes, d'autres les rassuraient, pour les plus courageux. Qu'allait-il donc bien pouvoir faire d'une centaine de moldus ?

OoO

Ron embrassa Pansy et sa fille avant de partir dans la cheminée, accompagné de Remus. C'était leur tour de garde maintenant, pour Ste mangouste, ils allaient relever Thonks et les jumeaux qui eux y avaient passé la nuit.

« Salut » sourit Ron.

« Bonjour » fit doucement Remus en prenant Thonks dans ses bras. Ils s'embrassèrent doucement. Ces deux là c'étaient finalement trouvés et malgré les craintes de Remus de par sa condition, ainsi que la guerre, ils avaient décidés de laisser leurs sentiments se dévoiler au grand jour, car ils n'étaient pas sur de survivre a cette bataille sanglante… personne n'en était sur !

« Alors petit frère, la nuit a été bonne ? » demanda Fred l'air fatigué tout autant que George. Son ton était jovial, mais les jumeaux avaient un peu perdu de leur sens de la gaieté depuis la disparition si soudaine de leur petite sœur…Ron sourit d'un air entendu.

« Attendez quand vous aurez vos enfants » marmonna Ron. Les jumeaux lui sourirent d'un air absolument angélique. Ron tiqua cependant, et regardait à présent au dessus de l'épaule de Fred, tout en fronçant les sourcils.

« Remus… » L'appela-t-il. Celui-ci se retourna, son visage se crispant.

« Blaise ? » murmura-t-il en voyant Blaise arriver, couvert de suie.

« Salut tout le monde » sourit a moitié le métisse.

« Tu en a mis du temps !! » pesta Ron qui ne cacha pas sa contrariété « Luna c'est fait un sang d'encre ! » continua le rouquin. Blaise grimaça.

« Pas maintenant les reproches, s'il vous plaît, il y a quelque chose d'important qu'il faut que je vous montre, suivez moi » dit Blaise en tournant les talons. Perplexes, les autres le suivirent et ils se rendirent enfin compte que Blaise n'était pas entrer par la cheminée, puisqu'ils étaient devant, ni par l'entrée principale, puisqu'il arriverait de l'opposé. Ils comprirent cependant, lorsque Blaise les conduisit aux sous sol de l'hôpital, c'était l'entrée par laquelle ils avaient entreprit de reconquérir St Mangouste. Blaise ouvrit la porte et se décala pour les laisser entrer. Les cinq adultes se figèrent, la moue dubitative en découvrant tout les enfants presque entassés les uns sur les autres, certains couverts de suie aussi, dans le groupe se trouvaient également quelques adultes.

« Je crois qu'il serait bon de prévenir Harry » annonça Ron, à peine remis du choc.

Un peu plus tard, alors que l'entièreté des médicomages était occupée avec les enfants et leurs éducateurs, Blaise entreprit d'expliquer comment il avait fait pour les sortir de l'orphelinat. Obligé de mentir par la promesse qu'il avait faite à Hermione et Drago, il leur expliqua qu'il s'était débrouillé tout seul, mais qu'il ne savait pas où les emmener. Il leur dit également qu'il s'était arrangé pour se faire passer pour mort dans l'incendie, et qu'ainsi, il ne quitterait plus la résistance, puisque pour l'autre camp, il était mort.

« J'en connais une qui va être ravie » murmura Ron, Harry sourit, une de ces rares fois où ce n'était pas un sourire forcé.

« Quand on parle du loup » répondit Harry sur le même ton, en voyant apparaître Luna dans la cheminée. Son regard accrocha immédiatement celui de Blaise, et les larmes emplirent ses yeux… de soulagement. Harry, Ron et les autres se retirèrent, pensant que les retrouvailles ne regardaient que eux, et Luna se précipita dans les bras de son petit ami, qui l'accueilli avec un long soupir de contentement.

« J'ai eu si peur que tu ne reviennes pas… » Pleura Luna, ce qui ébranla notre ami.

« Chut… » Dit-il en l'embrassant « je suis là maintenant… et je ne te quitterais plus… » Tout en le lui disant, il la couvrait de baisers. Elle le regarda, les yeux mouillés.

« Qu'est ce que tu veux dire ? » couina-t-elle.

« Que je reste définitivement cette fois » sourit-il. Elle sourit de toute sa splendeur et se jeta à son cou.

« Tu m'a tellement manqué » souffla-t-elle.

« Je suis désolé de t'avoir fait attendre aussi longtemps, je ne pouvais pas… » Essaya-t-il de justifier mais elle le coupa et l'embrassa.

« Tu te souviens du jour où tu es parti ? » lui demanda-t-elle sa gorge nouée d'émotion.

« Oui » répondit-il un peu surpris de cette question.

« Tu m'as demandé si je te le dirais si quelque chose se passait » continua Luna.

« Oui… » Répondit Blaise qui ne comprenait pas.

« Et je t'ai répondu que oui… seulement, j'ai menti… » Luna baissa la tête, et Blaise sentit son cœur prendre un rythme beaucoup trop rapide, qu'allait-elle lui dire ? Qu'elle avait peur et qu'elle voulait tout arrêter ? Faire une pose ? Quoi ?

« Luna… tu me fais peur » dit-il doucement « qu'est ce que tu ne m'a pas dit ce jour là ? » demanda-t-il le cœur battant à tout rompre. De loin, les autres suivaient l'échange, sans entendre ce qu'il se disaient, mais curieusement, ils sentirent que Luna allait enfin vider son sac et se confier sur ce qui la rongeait depuis le départ de Blaise. Luna se tortillait les mains, s'obstinant à ne pas relever la tête, ne voulant pas croiser son regard rempli de reproches.

« Je… je… » Balbutia-t-elle. Blaise risqua une main sous son menton et lui releva délicatement la tête. Elle avait les yeux rempli de larmes a nouveau.

« Quoi ? » insista-t-il.

« Je suis enceinte Blaise » dit-elle les sanglots dans la voix. Blaise se figea. Avait-il bien entendu ? Il resta planté là, le regard dans le vide, aucunes émotions particulières sur le visage, tentant d'acheminer cette nouvelle jusqu'à son cerveau, qui pour l'instant, semblait déconnecté. Les larmes sortirent alors des prunelles de la jolie blonde et au loin les autres angoissaient, mais que se passait-il donc ? Luna pleurait, Blaise restait muet et ne bougeait pas d'un millimètre.

« Dit quelque chose… » Implora Luna qui pleurait, l'air désemparée. Elle prenait cette absence de réaction, comme une déception et craignait le pire. Elle s'attendait à ce qu'il soit en colère contre elle, des reproches, tout mais pas à ce silence. Il baissa le regard sur elle enfin, et sourit de toute sa splendeur. De là où ils étaient, Ron, Harry, les jumeaux, Remus et Thonks sourirent eux aussi et soupirèrent de soulagement, en voyant Blaise porter une main sur le ventre encore plat de la jeune fille. Ils le virent parler, et Luna acquiescer de la tête, pour ensuite une explosion de joie de la par de Blaise, qui prit Luna dans ses bras pour la faire tournoyer.

« Je comprends mieux cette humeur maintenant » murmura Ron à Harry qui regardait les futurs parents avec une pointe d'envie, de tristesse et de joie mêlées. Celui-ci hocha la tête avec un petit sourire entendu. Cette annonce donnait du baume au cœur de tout un chacun, et redonnait l'espoir. Finalement, le vieux directeur avait raison, il tenait peut être parfois des propos incohérents, voir insensés, mais Dumbledore ne parlait jamais pour ne rien dire… là en était encore la preuve, d'abords Pansy et Ron, et maintenant, Luna et Blaise ! L'amour était vraiment la chose la plus magique du monde, Harry ne pouvait plus en douter désormais, même si lui ne pourrais peut être jamais vivre ce bonheur, il suffisait de voir ses amis Heureux, pour faire son bonheur et il se jura en cet instant pour la énième fois depuis qu'il savait qu'il était un sorcier, de mettre Tom Jedusor hors d'état de nuire, et que malgré la guerre, rien n'était impossible…

A suivre…

(1) Réplique entendue dans un épisode de Ghost Whisperer je la trouvait bien dite :-)


Et voila pour ce chapitre, alors? Verdict? j'attends vos impressions avec impatience! J'espère que vous passez de bonnes vacances :-)

Review please!

A très bientôt

Bisoux bisoux tout plein et merci a tous

Jess