Je patientai quelques minutes de plus afin d'être certaine du départ de Kiyomi. Je bouillonnai littéralement de rage de m'échapper. Grâce à Ryuk, j'avais pu reprendre des forces. Maintenant, je pouvais le remercier en me délibérant de ces cordes. Je baissai donc ma poitrine en avant pour défaire la corde que Ryuk avait déjà pratiquement découpé avec son ongle. Sans surprise, la corde céda. Je me baissai ensuite jusqu'à la hauteur de mon bras pour arracher le scotch sur ma bouche à l'aide de mes doigts. Pour libérer mes poignets, je n'avais qu'une seule solution. J'attrapai la corde avec mes dents. Les premiers essais ne portèrent pas ses fruits et puis mes dents me faisaient mal. Je n'étais cependant pas prête à abandonner. Je pouvais même perdre mes dents, ça ne m'empêcherait pas de sortir de cette grotte. Au final, je réussis à arracher la corde de mon poignet droit. Je n'avais plus qu'à enlever celle à mon autre poignet et à mes chevilles.
N'étant plus très habituée à tenir sur mes jambes, je m'écroulai au sol en essayant de me relever. Mes mouvements avaient peut être été un peu trop précipités. Doucement, je me redressai tout en caressant les muscles de mes jambes. Bouger me demandait vraiment beaucoup de forces. Je n'avais cependant pas le temps de me plaindre. Je devais encore affronter les grilles de ma cellule. Face à cet obstacle, je n'avais pas beaucoup de choix non plus. Sans les clés, il était impossible de l'ouvrir. Je me jetai à terre, prête à me battre encore plus. Je commençai à creuser afin de créer un passage sous les grilles. Au fur et à mesure, mes ongles se cassèrent et mes doigts saignèrent. Cela ne me faisait pas peur. Ce n'était pas maintenant que j'allais reculer. Enfin, lorsque je jugeai le trou assez profond pour moi, je me hissai à l'intérieur. J'eus d'abord du mal à remonter mais j'y parvins tout de même.
Je me dépêchai de me diriger vers les escaliers. Discrètement, je regardai si la voie était libre. À ma plus grande surprise, personne ne m'attendait à ma sortie. Revoir le ciel me perça les yeux, comme un animal en cage qui n'avait pas vu le jour depuis des semaines. Malgré le champ sécurisé, je décidai tout de même de prendre des précautions en restant à l'affut du moindre bruit. Je me cachai d'arbres en arbres pour ne pas éventuellement me faire repérer. Je devais me souvenir du chemin lorsque j'étais arrivée. Sinon, ce n'était pas dans la grotte que j'allais finir mes jours mais bien dans la forêt.
Une dizaine de mètres plus loin et j'avais déjà l'impression d'être encore passée par ce chemin. Les arbres, les feuilles, les branches. Tout se ressemblait. Et puis, je n'y voyais absolument rien. Un homme pouvait très bien me suivre ou apparaître sans même que je ne le voies. J'essayai de me concentrer pour me revoir le jour de mon arrivée. Je me souvenais vaguement du chemin mais j'étais pratiquement sûre que l'homme avait rarement changé de direction. Je n'avais qu'à continuer tout droit et voir ce que l'arbre suivant me réserverait. Cependant, je me stoppai en entendant une branche craquer derrière moi. Sur mes gardes, je me cachai furtivement derrière un arbre avant de scruter les alentours. Mon cœur s'accéléra en apercevant un policier à quelques pas de moi. Sans hésiter et surtout sans réfléchir, je me précipitai vers lui.
-À l'aide ! hurlais-je. Je suis l'otage de Kira !
Je restai plantée devant lui, attendant une réaction de sa part. L'expression de cet homme était vide, comme si elle avait été volée par quelqu'un d'autre. Un policier normal se serait dépêché de vérifier mon état et de prévenir ses collègues que j'étais toujours vivante. Pourquoi restait-il immobile ? En voyant son sourire au coin des lèvres, je réalisai soudainement la situation. Sans lui laisser le temps d'atteindre son sifflet, j'attrapai une branche au sol avant de le frapper au visage. L'objet tomba par terre. L'homme se toucha la lèvre en me dévisageant puis se jeta à mes pieds pour récupérer son sifflet. Les choses s'éclaircirent dans ma tête. Cet homme était sous l'influence du Death Note, comme certainement tous les hommes de cette forêt. Light avait dû écrire dans son cahier que si un de ses sbires me voyait, il devait alerter les autres en utilisant son sifflet. Ainsi, ils se lanceraient tous à ma recherche pour me retrouver. Une tactique digne des plus grands manipulateurs.
Mon adversaire ne faisait pas attention à moi puisque tout ce qui lui importait était de récupérer son sifflet. Que se passerait-il si je le cassais en deux ? N'ayant pas vraiment le temps de réfléchir, je me précipitai vers le sifflet à mon tour. Nous nous battions l'un avec l'autre pour se reprendre l'objet des mains. J'attrapai une poignée de terre pour lui lancer au visage. Cela me laissa le temps de me relever avec le sifflet. Cependant, l'homme se releva plus rapidement que prévu et se jeta sur mes jambes. Je tombai à plat sur le ventre, manquant par la même occasion de me claquer la mâchoire. L'homme étant sur moi, je me retournai pour lui faire face. Il essaya de me tordre le poignet pour ouvrir ma main. J'essayai de toutes mes forces de ne pas succomber à la douleur. Avec mon autre main libre, j'en profitai pour le gifler. Ce n'était pas suffisamment puisqu'en guise de réponse, il me gifla à son tour. La même force n'était pas du tout employée. Ma joue me brula immédiatement.
-Je n'ai pas envie de vous tuer, murmurais-je.
L'homme s'arrêta, comme hésitant de son prochain geste. Cela ne dura pas longtemps puisqu'il dégaina un couteau de sa ceinture. Tremblant, il le dirigea vers mon poignet. Cette arme était un moyen de mettre fin à cette altercation pour lui comme pour moi. Mais est ce que j'étais réellement capable de le faire ? J'avais tué des hommes auparavant mais cela avait toujours été par le biais du Death Note. Prenant mon courage à deux mains, je frappai violemment son ventre avec mon genou. Il se recroquevilla sur lui-même, ce qui me laissa la chance de rattraper son couteau. Je me relevai difficilement, fixant mon adversaire qui était lui aussi entrain de se redresser. Je pouvais le faire. Je devais le faire. L'homme se précipita dans ma direction tandis que je serrais fortement l'arme dans ma main. Je fermai les yeux, peureuse de voir le résultat de mes actes. Comprenant que je n'avais pas d'autres choix si je voulais m'enfuir, je tranchai dans les airs.
Des toussotements puis des respirations étouffées. L'homme s'écroula au sol. Je n'arrivais plus à bouger et je ne voulais pas bouger. Cependant, à contre cœur, mes yeux s'ouvrirent. Je recouvris immédiatement ma bouche. En vain, puisque je laissai échapper mon repas de tout à l'heure au coin d'un arbre. L'homme, la gorge tranchée, était étalé devant moi. L'odeur du sang puis la vue de son corps s'ouvrir m'avait complétement retourné l'estomac. Je m'abaissai rapidement pour reprendre le couteau et le sifflet. Je devais faire quelque chose pour ce corps. Je ne pouvais pas le laisser ainsi. La seule idée qui me vint en tête était de le cacher. Je recouvris alors le cadavre de terre, de feuilles et de branches avant de me retourner et de partir. Cet homme était loin d'être le seul dans cette forêt. Cependant, j'étais incapable d'administrer le même sort à tous les autres.
Après cette rencontre inattendue, je ne savais plus m'orienter ni même par quelle direction j'étais venue. J'avais beau essayer de me remémorer, le chemin autrefois bien encré dans mon esprit avait complétement disparu. Je tapai du pied contre un arbre pour exprimer ma colère. J'étais perdue. Est ce que le Dieu Kira m'avait à ce point maudit ? J'étais enfin libre et pourtant d'autres obstacles s'entassaient encore sur ma route. Qu'est ce que j'étais censé faire ? Tandis que je réfléchissais, je ne remarquai pas tout de suite qu'un autre homme faisait sa ronde quelques mètres plus loin. Je me cachai immédiatement derrière un arbre. Pourquoi tous les esclaves de cette forêt étaient des policiers ? Était-ce une ruse de Kira pour faire croire à Ryuzaki que cet endroit était déjà sous-contrôle ? N'étant pas prête à me rebattre, je décidai de simplement l'éviter.
C'était le cinquième homme que j'esquivais depuis seulement quelques minutes. Mon cœur battait tellement fort, j'avais peur d'être découverte. Qu'est ce que je ferai si je me faisais prendre ? J'avais laissé un trait sur chaque arbre que j'avais croisé avec mon couteau en cas où si je devais faire demi-tour. J'espérais vraiment ne pas avoir à le faire. Puis, au bout d'une dizaines de minutes, je m'effondrai littéralement au sol en voyant la sortie.
La route. Le ciel. La liberté. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres. Je me précipitai vers la sortie, les larmes pratiquement aux yeux. Au dernier moment, je m'immobilisai en apercevant une voiture tourner vers l'entrée de la forêt et se garer. C'était certainement des passants qui voulaient se promener. Une opportunité de plus pour moi si je voulais demander de l'aide. Le cœur battant, je patientai dans mon coin de voir qui allait sortir de cette fameuse voiture. Je manquai de m'évanouir en observant Kiyomi ouvrir la portière. J'étais pétrifiée. Que faisait-elle encore ici ? Visiblement irritée, elle se dirigea dans ma direction. Je m'abaissai pour me cacher derrière l'arbre. Que faire ? Cinq hommes entouraient Kiyomi. Il était impossible pour moi de les affronter. Près de la sortie et tout autour du périmètre de la forêt, des hommes surveillaient les alentours. Où devais-je me diriger ? Si je ne retournais pas dans la grotte, Kiyomi allait s'apercevoir que je m'étais échappée. Par ailleurs, si j'essayais maintenant de m'enfuir, je n'avais aucune chance. À contre cœur, je décidai de suivre la meilleure voie. Je retournai vers la grotte.
Faisant demi-tour, je me dépêchai de traverser les bois en sens inverse. Grâce aux signes que j'avais laissé sur les arbres, je réussis à m'orienter. Je devais cependant faire très attention à ce que Kiyomi et ses sbires ne me repèrent pas. Ils avançaient plutôt vite, tellement vite que j'avais de moins en moins de temps pour retrouver mes traces. À mon plus grand soulagement, je regagnai la grotte avant eux. Je me ruai à l'intérieur pour repasser par le trou que j'avais creusé. J'essayai de faire de mon mieux pour remettre la terre afin que cela ne paraisse pas suspect. Je retournai sur ma chaise tout en me ligotant et en tentant de me calmer. J'étais essoufflée et cacher les mouvements rapides de ma poitrine était plus compliqué que prévu. Je fermai les yeux pour me détendre, attendant le retour plus qu'inattendu de Kiyomi.
-Ça me gonfle, grogna t-elle en entrant.
-Je te manquais à ce point ? demandais-je ironiquement.
-Je suis revenue sous les ordres de Light, continua t-elle toujours irritée. Il a pété un plomb lorsque je lui ai dit que je t'avais laissé après la visite Ryuk. Il m'a insulté d'idiote et d'incompétente. Il dit que nous ne pouvons pas faire confiance au shinigami quand il s'agit de toi. Alors, me voilà. J'espère ne pas compromettre tes plans.
Je me forçai de lui répondre par un sourire. Light était au courant de ma relation avec Ryuk. Je ne pouvais m'empêcher d'être profondément déçue par moi-même. Au final, Kiyomi resta jusqu'au lendemain pour s'assurer que je ne tenterai pas de m'échapper. J'avais beau être armée. Kiyomi aurait eu le temps de prévenir Light avant même que je n'arrives de l'autre côté de ces grilles. Et puis, en guise de punition, Kiyomi prenait un malin plaisir à ne pas me donner le contenu magique de sa seringue. Je me demandais toujours ce que c'était. Un médicament ? De la drogue ? Le jour suivant, la brune laissa sa place aux cinq policiers que j'avais vu à l'entre de la forêt. Mes chances diminuaient de plus en plus. Si ils étaient tous armés comme celui que j'avais tué, alors ce n'était pas avec mon couteau que j'allais les battre.
Les heures passaient et je recommençais à ne plus vivre mais à survivre. Mes membres étaient mal ligotés et il était même facile de voir que je pouvais aisément m'en défaire. J'avais faim. J'avais soif. Ma gorge était sèche. Moi qui voulait essayer de communiquer avec mes gardes, je n'arrivais même plus à suffisamment hausser la voix pour me faire entendre. Light avait encore une fois tout deviné. Et puis, j'avais encore échoué en essayant de me mettre à sa hauteur. J'étais vraiment une moins que rien. Même en réussissant à sortir de ma cellule, je n'étais pas capable de m'échapper. Honteuse, je commençai à pleurer. Je n'arrivais tout simplement pas à y croire. Plus jamais, je n'aurais une telle occasion. Les larmes aux yeux, je me laissai prendre dans les bras de Morphée.
Je n'étais plus attachée mais toujours sur la même chaise. Face à moi, un homme encapuchonné. La lampe vacillante au dessus de nos têtes illuminait à peine la table qui nous séparait. Au centre de celle-ci, un revolver. L'homme, munis de gants, retira finalement sa capuche pour laisser place à des cheveux blonds et un regard menaçant. Mello. J'étais tellement fatiguée de ma propre malchance que je n'arrivais même plus à me questionner sur sa présence.
-Tu veux jouer ?
Je hochai tristement la tête, ne sachant pas vraiment à quel jeu il voulait que je participe. Il attrapa alors l'arme avant de mettre une cartouche à l'intérieur. C'était donc ses intentions. Avec son pouce, il tourna rapidement le barillet avant de le reposer sur la table. Un jeu de hasard. Pourquoi est ce que j'avais accepté déjà ? Je secouai la tête, prenant le revolver dans la main. En le posant sur ma tempe, mon cœur s'accéléra. Je pouvais mourir à n'importe quel moment. J'inspirai profondément puis appuyai sur la détente. Un cliquetis mais rien ne plus. L'axe du canon ne contenait pas la cartouche. Je tournai à mon tour le barillet pour laisser Mello poursuivre.
-Penses-tu être quelqu'un de chanceux ? me demanda Mello en dirigeant le canon vers sa tempe.
-Pas vraiment, murmurais-je. C'est pourquoi je peux t'assurer à l'avance que tu vas gagner.
-Pourtant ce jeu est un jeu de hasard, pas de chance.
-Chance et hasard, n'est-ce pas au final la même chose ? rétorquais-je.
Je sursautai en voyant le doigt de Mello appuyer sur la détente. Toujours rien. L'ambiance était pesante. Tout était noir autour de nous. J'avais peur. Il devait rester quatre essais donc trois chance de survivre. J'avalai difficilement avant de reprendre le revolver dans la main.
-Comment fais-tu pour être aussi serein ?
-Je ne vais pas mourir parce que je ne veux pas mourir.
-Alors tu penses que ta volonté peut changer le destin ?
-Exactement.
Sans réfléchir à deux fois, j'appuyai sur la détente. La balle ne sortant toujours pas, je posai l'arme sur la table. Le destin ne pouvait être changé. Depuis le début, j'étais supposée ne jamais m'échapper et mourir dans cette grotte. Personne ne pouvait me sauver ni même me venir en aide. Ni Ryuzaki, ni Mello, ni Ryuk. D'un sourire arrogant, Mello reprit le revolver et le colla à nouveau sur sa tempe. C'était peut être la dernière fois que je voyais son visage. Si cette fois, la cartouche ne sortait encore pas alors j'étais condamnée. Le blond appuya sur la détente. Aucun bruit. Seulement ce même cliquetis depuis le début du jeu. Je fermai les yeux en réalisant ma fin imminente.
-Et toi Emi, est ce que tu veux mourir ?
En ouvrant les yeux, j'aperçus Mello pointer le revolver vers moi. De toute façon, de sa main ou de la mienne, il ne restait plus qu'une seule issue. Je devais mourir pour mettre fin à cette partie. J'acceptais ce sort tel un avenir que je ne pouvais contrer. Je hochai tristement la tête, sachant très bien que ma réponse ne changerait rien. Je n'avais plus rien à faire, mise à part suivre mon destin.
-Je t'ai dis que la volonté pouvait changer le destin. Depuis le début, la mienne était de te laisser gagner. Ne pense pas que tu es la seule à décider de l'issue de ce jeu.
Sans me laisser le temps de réagir, Mello plaça le revolver dans sa bouche et appuya sur la détente. Horrifiée, je hurlai de terreur.
Je me réveillai en sursaut, les larmes séchées aux coins des yeux. Les cinq hommes étaient toujours devant ma cellule. Je reniflai plusieurs fois avant de me remémorer mon rêve. Sur le moment, je me rendis compte à quel point Mello pouvait aussi me manquer. La volonté. Le destin. Au final, je n'arrivais pas à changer ma manière de penser. Le destin ne pouvait être changé. Je stoppai tout mouvements et toutes respirations lorsque des bruits à l'extérieur parvinrent jusqu'à mes oreilles. Des pas. Des personnes. Des voix. Je me concentrai du mieux que je pouvais pour entendre une conversation.
-Vous dîtes déjà inspecter cette forêt ?
-Oui monsieur, nous cherchons depuis plusieurs jours maintenant.
-Pourtant je ne me souviens pas vous avoir envoyé.
-C'est vrai. Cependant, vous n'êtes pas le seul sur cette affaire. C'est un enlèvement. Toute la police s'est mobilisée.
-Vraiment ? Je vous prie de m'excuser dans ce cas. Est ce que cela vous dérange si mon équipe continue son chemin ?
-Non, je vous en prie. Peut être que vos yeux découvriront quelque chose que nous n'avons pas pu voir.
J'étais à la fois heureuse mais terriblement surprise de ce que j'avais entendu. Cette voix rauque et froide. Il n'y en avait pas deux. Ryuzaki n'était qu'à quelques mètres de moi et pourtant il m'avait trouvé sans même le savoir. Light avait bien dressé ses marionnettes. Le garde avait répondu à Ryuzaki avec succès et sans éveiller les soupçons. La liberté n'allait quand même pas me passer à ce point sous le nez. Je voulais revoir Ryuzaki. Je savais qu'il n'avait jamais cessé de me rechercher. Je n'avais qu'une envie et c'était de lui sauter dans les bras. De ma voix à peine audible et cassante, j'essayai d'attirer son attention.
-Attendez... Revenez... Je suis ici... Attendez..
-Excusez-moi mais, pourquoi restez-vous planté devant ce passage souterrain ? demanda Ryuzaki.
-Mes collègues se réunissent à l'intérieur pour se reposer des nuits entières passées dehors. Mon rôle est de les prévenir en cas de menace.
Ryuzaki resta silencieux. Depuis ma chaise, je pouvais entendre ses pas se déplacer et s'éloigner. Maintenant que nous étions pratiquement réunis, il ne pouvait pas m'abandonner ainsi. De toutes mes forces, j'essayai de crier pour attirer une nouvelle fois son attention. En vain. Ma voix se brisa davantage. Les gardes devant ma cellule se moquèrent de mon impuissance. Si j'avais eu assez de force, j'aurais pu me précipiter vers les barreaux et taper dessus afin de faire du bruit. Malheureusement, j'étais à bout et terriblement fatiguée. Je ne possédais pas cette chose qui pouvait faire la différence. Je comptais abandonner lorsqu'une idée me traversa l'esprit. Je relevai la tête, forçant les cordes à se défaire de mes poignets. L'attention des gardes n'était pas posée su moi. Tremblante, je fouillai dans ma poche de pantalon. Je collai le sifflet sur ma bouche avant de souffler à l'intérieur de toutes mes forces. Les gardes se retournèrent aussitôt pour se ruer vers la porte de ma cellule.
-Emi, baisse-toi !
Je m'exécutai aussitôt. Les hommes face aux escaliers sortirent leurs pistolets, prêts à mettre un terme à la vie des intrus. Un moment de silence se déroula, pendant lequel personne ne bougea. Puis soudain, quelqu'un arriva en trompe dans la grotte. Mello. À une vitesse fulgurante, il tira sur tous les hommes de Kira. Les trois premiers étaient déjà abattus avant même que je ne puisses m'en rendre compte. Le quatrième essaya de viser le blond mais il ne parvint pas à tenter sa chance une seconde fois puisqu'il lui tira en plein dans la tête. Cependant, le dernier garde s'empressa de saisir cette occasion pour se jeter sur Mello et le désarmer. Leur confrontation dura quelques secondes jusqu'à ce que le garde réussisse à prendre le dessus. D'un sourire victorieux, il pointa son arme vers Mello. Prête à intervenir, je me dégageai de mes cordes pour me rapprocher des barreaux. De sang froid, j'enfonçai mon couteau dans le dos du garde.
L'homme tomba au sol ainsi que mon couteau recouvert de sang. Ryuzaki s'empressa d'entrer dans la grotte. Il fouilla les poches de l'homme gisant au sol avant d'ouvrir la porte de ma cellule. Très impatiente et surtout maintenant libre, je sautai dans ses bras. Je le tenais tellement fort que j'aurais pu le broyer sur place. Je commençai à pleurer de joie et de bonheur. Je pouvais aussi le sentir trembler, comme si il ne réalisait toujours pas me tenir entre ses mains. J'étais tellement soulagée heureuse.
-Je pensais vraiment que tu avais..
-Tais toi, me coupa t-il, jamais je n'aurais cessé de te rechercher.
Un sourire se dessina sur mes lèvres. Par dessus son épaule, j'aperçus le regard étonnement doux de Mello. Je lâchai Ryuzaki pour enlacer le blond à son tour. Ryuzaki n'était pas le seul à avoir remué ciel et terre pour me retrouver. Je pouvais aussi remercier Mello de m'avoir sauvé la vie en tirant sur tous ses gardes et cela sans hésiter. À mon contact, le blond se crispa immédiatement.
-La volonté de me sauver, hein ? rigolais-je en me remémorant mon rêve.
-Hein ? grogna Mello en bégayant. Et puis tu m'étouffes, lâche-moi !
Je le serrai encore plus fort pour l'embêter. Mello lâcha finalement prise et m'enlaça à son tour. Il me murmura que c'était bon de me revoir. J'étais de même très heureuse de le retrouver, de les retrouver. Nous nous dégagions quelques secondes plus tard. Puis, près des escaliers, mon regard croisa celui d'une jeune fille. Yuka. Nous nous précipitions simultanément l'une vers l'autre. J'enroulai mes bras autour de son cou, lui murmurant à quel point j'étais désolée de l'avoir abandonné. Yuka pleura à son tour. Je n'aurais pu espérer de meilleures retrouvailles. Les trois personnes que je chérissais le plus au monde. Je retournai ensuite aux côtés de Ryuzaki pour me coller à son bras. Je séchai mes larmes, impatiente de connaître la suite des événements.
-Et maintenant ? demanda Mello ennuyé.
-Nous rentrons, trancha Ryuzaki.
Mello hocha la tête ainsi que Yuka. Tous les trois commencèrent à avancer vers les escaliers. Moi je restai immobile, réfléchissant encore à la situation. Était-ce la meilleure solution ? Rentrer ? Kira saura rapidement que ses gardes avaient été lapidés et nous retournerons une nouvelle fois à la case départ. Ryuzaki remarqua mon absence et s'arrêta avant d'entamer les escaliers. Les mains dans les poches, il se retourna vers moi.
-À quoi est ce que tu penses ?
-Je me disais que peut être..
-N'y pense même pas, me coupa sèchement Mello, nous te ramenons avec nous.
-Et après ? Que se passera-t-il ?
-Ne me dis que tu veux rester ici ? continua Yuka tristement. Nous venons à peine de te retrouver.
-Tu as peut être raison, murmura Ryuzaki pouce aux lèvres.
J'étais contente de voir qu'au moins une personne souhaitait m'écouter. Je lui proposai alors de me laisser, de repartir comme si rien ne s'était produis. Kira ne se doutera de rien. Ensuite, Ryuzaki acceptera le marché avec lui. Il lui échangera le Death Note contre ma sécurité. Au son de cette phrase, Mello me cria dessus. Il était visiblement contre l'idée de me laisser une seconde de plus dans cette grotte. Yuka était aussi de cette avis. Je me retournai alors vers Ryuzaki, lui suppliant du regard de se tenir de mon côté.
-Tu veux ainsi en profiter pour le piéger..
-Oui.. Il faut juste trouver de quelle façon.. Je pense que Kiyomi pourrait jouer un rôle très important dans cette histoire.
-Oublie Kiyomi, me coupa une voix venant de nul part.
La tête de Ryuk dépassa du plafond. Étonnée, je l'observai regagner le sol. Mello pointa la créature du doigt comme si la mort en personne se présentait devant lui. Quant à Yuka, elle arqua un sourcil. Elle ne pouvait pas deviner qu'un dieu de la mort était juste en face de nous. En effet, le blond avait déjà touché un morceau du cahier lorsque je lui avais demandé de tuer pour moi. Cependant, il n'avait jamais rencontré Ryuk. J'essayai alors de le calmer en lui expliquant que Ryuk était mon ami. Ryuzaki posa son regard froid sur le shinigami. Savoir que Ryuk aidait depuis tout ce temps Light devait lui rester en travers de la gorge. Pour le détendre, je lui racontai que Ryuk m'avait permis de survivre et de me redonner des forces en me ramenant de la nourriture.
-Qu'est ce que vous regardez tous ? demanda Yuka agacée.
-Yuka, répondis-je gênée, je t'expliquerai plus tard.
-Pourquoi oublier Kiyomi ? demanda Ryuzaki sèchement.
-Parce qu'elle ne sait pas où est caché le Death Note.
-Mais toi si, grogna Mello, ça serait plus rapide si tu nous le rapportais comme le bon shinigami que tu es.
-Tu es qui toi ? se moqua Ryuk.
-Quoi ? s'emporta directement le blond. Répète pour voir !
Ryuzaki s'interposa pour calmer Mello. Pourquoi voir ces deux-là ne pas s'entendre ne m'étonnait absolument pas ? Je décidai de faire abstraction de leur dispute pour continuer la conversation avec Ryuk. Il m'expliqua alors que même si Kiyomi connaissait la position du cahier, elle ne serait plus en vie pour nous le dire. Elle avait fais le serment à Light de se donner la mort si elle l'apprenait pour éviter de se faire utiliser par un autre cahier. C'était pour cette raison, qu'en permanence, la brune portait une ceinture explosive.
-C'est une folle, se moqua Mello.
-Alors ? Qu'est ce que tu décides ?
-Je pense que je vais suivre ton plan, m'indiqua Ryuzaki. Cependant, pour ce soir, tu rentres avec nous.
-Quoi ? Pourquoi ?
-Parce que j'ai quelque chose d'important à te dire.
Je le regardai soucieuse. Je me posai encore plus de questions en entendant le ricanement de Mello. Quelque chose d'important ? Ne pouvait-il pas m'en parler maintenant ? Il me supplia du regard d'accepter sans broncher. Je levai les yeux au ciel, sachant pertinemment que je ne pouvais pas résister. Il me rassura davantage en m'affirmant que le périmètre allait être sécurisé et que si un problème survenait, je serai la première mise au courant. Je hochai la tête avant de le suivre. Je remerciai une dernière fois Ryuk puis quittai une nouvelle fois cette grotte.
Sur la route, le chauffeur déposa Yuka aux appartements de la police. Mello devait lui aussi retourner aux côtés de Near. Une fois que je me retrouvai seule avec Ryuzaki, je m'inquiétai encore plus. Quelle était cette chose importante qu'il voulait me dire ? Ce n'était pas sympa de sa part de me faire poireauter ainsi. Je me posais tout un tas de questions. Je commençais même à imaginer Ryuzaki vouloir me quitter. J'essayai de me calmer lorsque nous arrivions à destination. Ryuzaki patienta en sortant de la voiture. Nous avancions côte à côte dans un silence plutôt perturbant. Je n'avais pas envie de me plaindre mais nos retrouvailles ne ressemblaient pas à celles que j'avais imaginé.
Face à la porte de son appartement, Ryuzaki resta d'abord immobile. Son comportement n'arrangeait pas vraiment mes pensées. Au contraire, j'étais encore plus perdue. Enfin, il me laissa entrer la première. Je sursautai légèrement en entendant la porte se claquer dans mon dos. J'avais peur de me retourner et de l'affronter. Cependant, si je voulais connaître la raison de ma venue, je devais prendre mon courage à deux mains.
-Alors ? le questionnais-je en me retournant. Qu'est ce que tu voulais me dire ?
Sa réponse était loin d'être ce que j'avais imaginé. Ryuzaki se précipita vers moi pour m'embrasser. Je ne me privai pas pour répondre à son baiser. Ses mains encadrèrent mon visage tandis que les miennes rejoignirent ses cheveux. Pourquoi m'inquiéter à ce point si c'était simplement pour répondre à mes attentes ? Lorsque je me reculai, je lui posai la question. Il aurait très bien pu me réserver cet accueil dans la grotte.
-Je ne suis pas habitué à faire ce genre de choses devant les autres, s'expliqua t-il, et puis il y avait Mello.
-Mello ? répétais-je. Qu'est ce que Mello vient faire dans cette histoire ?
J'arquai un sourcil, attendant la réponse de Ryuzaki. Il haussa les épaules pour me faire comprendre que je devais oublier ce qu'il avait essayé de me faire comprendre. N'ayant pas vraiment envie d'abandonner le sujet de la conversation, j'insistai une nouvelle fois. Seulement, en guise de réponse, Ryuzaki se pencha pour me donner un baiser sur la joue. D'un geste lent, il retira ma veste puis sa bouche glissa le long de mon cou. La chaleur monta jusqu'à mon visage et je pouvais parier n'importe quoi que j'étais maintenant encore plus rouge qu'une tomate. Ce n'était pas de ma faute. Je n'avais jamais vu Ryuzaki être aussi entreprenant.
-Attends.
Ryuzaki se recula puis m'interrogea du regard. J'étais loin d'être contre l'idée mais je ne me sentais pas vraiment bien dans ma peau. J'attrapai alors le poignet de Ryuzaki pour le faire avancer. Je me dirigeai vers la salle de bains. À l'intérieur, j'allumai la douche et une fois l'eau assez chaude je me glissai en dessous. J'invitai Ryuzaki à me rejoindre. D'une assurance que je n'avais jamais vu, Ryuzaki s'exécuta puis se colla à moi. S'était-il transformé pendant mon absence ? Avait-il réalisé quelque chose qui aurait pu le pousser à changer ? En voyant les cheveux de Ryuzaki s'aplatir sur sa tête, je ne pus m'empêcher de rigoler. C'était toujours marrant de voir sa tignasse disparaitre. Cependant, je ne pouvais pas m'en plaindre. Cela le rendait encore plus séduisant, sans compter sa chemise qui maintenant collait à sa peau.
-Je comptais t'y amener moi-même mais tu m'as devancé, se moqua Ryuzaki.
-Tu peux le dire que je sens mauvais !
Nous rigolions ensemble puis simultanément nous nous rapprochions pour nous embrasser. Sans plus attendre, je retirai le haut de Ryuzaki. Mes mains se posèrent immédiatement sur son torse. Pouvoir à nouveau le toucher me faisait vraiment plaisir. Ma chemise retrouva rapidement son habit dans un coin de la pièce. Nous enlevions tous les deux nos pantalons avant de continuer notre baiser langoureux. Je n'avais jamais eu affaire à un Ryuzaki aussi pressé. Je me reculai tout en replaçant mes cheveux en arrière. Je me collai contre le mur et d'un air aguicheur, je lui dévoilai ma poitrine en retirant mon soutien-gorge. Il se rapprocha bien vite de moi, m'embrassant tout en me pelotant. Ses lèvres descendirent le long de mon cou puis sur ma poitrine. Il mordilla puis lécha chacun de mes tétons. Je croyais comprendre que Ryuzaki avait un faible pour cette partie de mon corps.
J'appuyai sur son torse pour le faire se redresser. Quelque chose un peu plus bas criait désespéramment de se faire libérer. Puisque j'étais dans l'ambiance du moment, ma timidité avait complétement disparu. J'enlevai le dernier vêtement de Ryuzaki. Des bouffées de chaleur et le visage extrêmement rouge. Je n'avais pas assez observé son corps pour me rendre compte à quel point il pouvait me faire effet. Le sourire en coin, j'enroulai ma main autour de son membre. Au début, je le titillai en le touchant simplement puis au fur et à mesure je me laissai aller en faisant de plus grands mouvements. Observer le visage de Ryuzaki déformé par le plaisir était une vraie distraction.
-Je crois que vous êtes dans une mauvaise posture L, me moquais-je. Comment comptez-vous contre-attaquer ?
Mes mouvements s'accentuèrent et le bout de sa verge frôla mon bas-ventre. Je me rapprochai de lui pour poser mes lèvres dans son cou. Sa main droite se glissa dans mon dos jusqu'à mes fesses. Du bouts de se doigts, il commença à me caresser. Les sensations n'étaient pas du tout les mêmes que la première fois. Elles étaient plus intenses et plus sensuelles. Un doigt me pénétra puis un deuxième. Le rythme de ses mouvements vinrent rejoindre les miens tout comme nos gémissements. En voyant à quel point j'étais sensible, Ryuzaki ricana au creux de mon oreille. Puis, au bord de l'orgasme, je mordis son cou. Il retira ses doigts et mes jambes se mirent à trembler. Il enroula son bras autour de mes hanches pour m'empêcher de tomber. Honteuse, je relevai timidement mon visage vers lui.
-Retourne-toi.
Sa façon d'agir me troublait de minutes en minutes mais je n'allais encore une fois certainement pas m'en plaindre. Faisant ce que Ryuzaki m'avait demandé, je me retournai. Je posai mes mains contre le mur tout en le regardant entrer en moi. J'ouvris la bouche pour laisser s'échapper un long soupir. Ses doigts glissèrent à travers mes cheveux le long de mon dos. Il attrapa ensuite mes hanches pour commencer ses mouvements. D'abord doux, j'avais l'impression de bercer dans un rêve. Puis, en me demandant mon approbation, Ryuzaki accéléra. Sans me retenir, je lâchai des gémissements plus forts les uns que les autres. Jamais, je ne pourrai oublier ces moments avec lui. Ils resteront graver pour toujours dans ma mémoire. Peu importe ce que le futur nous réservait.
Plus tard dans la soirée, je quittai la salle de bains pour laisser Ryuzaki seul. Comme il me l'avait demandé, je cherchai un pull dans son armoire qui pourrait me servir de pyjama. J'en choisis un au hasard, de couleur blanche. En attendant le retour de Ryuzaki, je me promenai dans son appartement. J'observai les meubles et la décoration, à la recherche de quelque chose qui pourrait attirer mon attention. Je me stoppai devant un cadre de petite taille sur la commande de son salon. Une photo de Ryuzaki et de Light. Comment les choses avaient à ce point pu changer ? Je n'y pensais pas assez souvent mais, Light était autrefois le meilleur ami de Ryuzaki. Light était Kira, un homme qui avait tué des centaines de vies innocentes. Ryuzaki devait être celui qui en souffrait le plus. Un bruit me ramena à la réalité. Lorsque je me retournai, Ryuzaki était derrière moi téléphone à la main.
-Est ce que tu viens de me prendre en photo ? demandais-je en plissant les yeux.
-Oui, avoua t-il directement, il m'en faut bien une pour remplacer celle que tu as dans les mains.
-Je ne pense pas que tu devrais la remplacer.
Leur amitié était peut être terminée mais elle avait bel et bien existé, comme la mienne avec Light. Souriante, je me dirigeai vers Ryuzaki. Si il voulait prendre des photos, il allait en avoir un paquet. Pendant plusieurs minutes, je décidai de faire des poses mais aussi des grimaces pour lui. Et enfin, la dernière, une photo de nous deux. Nous nous laissions ensuite tomber sur le lit. Je ne pouvais me leurrer. Si Ryuzaki voulait soudainement avoir des souvenirs de moi, c'était parce qu'il avait peur.
-Es-tu sûre de vouloir retourner là-bas ?
-J'en suis sûre, affirmais-je. D'habitude, tu es toujours d'accord pour imaginer des plans farfelus. Où est donc passé le grand détective L ?
-Avec toi je ne suis pas L, je suis Ryuzaki. Je suis simplement inquiet. Une histoire comme celle-ci ne peut se finir bien pour tout le monde.
Je le regardai tristement. Il avait certainement raison. Cependant, je misais tout sur ce plan. Je voulais enfin arrêter Kira, une bonne fois pour toute. Je posai mes lèvres sur celles de Ryuzaki pour le rassurer. Moi aussi, j'avais peur de le perdre et j'étais profondément touchée par son inquiétude. Mais si quelqu'un devait mourir, ce n'était pas lui. Je le protégerai, même si cela signifie tuer. Son espérance de vie n'avait pas baissé et si par malheur le sort en décidait autrement, je serai la première à le savoir. Tout se jouait demain. Kira, de son vrai nom Light Yagami, observera sa chute aux enfers de ses propres yeux.
Je vous publie ce chapitre, bouteille d'eau et serviette à la main. La relecture était tellement longue ! J'espère que vous avez apprécié lire ce chapitre ainsi que la petite surprise que j'ai glissé à la fin. Je sens tout de suite quand un chapitre est meilleur/moins bon que les autres. Et j'ai vraiment eu l'impression que celui-ci était meilleur que les autres. Parce que quand je me relis je me dis "wow, c'est moi qui ai écrit ça ?" haha. Concernant les reviews, merci beaucoup comme toujours. Lilijane j'ai répondu à la tienne dans notre conversation en message privé. Et euh voilà.. Le prochain chapitre sera le "dernier" puisque le 30 sera un épilogue. Préparez-vous ;D
