Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

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Hello !

Je sais ça fait super longtemps ! Je m'excuse pour ce délai mais j'ai eu pas mal de soucis informatiques… Bref !

J'espère que ce chapitre vous plaira. Il est sûrement l'avant-dernier de Milord.

Je ne vais pas blablater plus longtemps, je vous souhaite une bonne lecture et une bonne fin de journée.

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Réponses aux reviews anonymes :

Drayy : Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant ! Bonne fin de week end et à bientôt !

Guest : Merci beaucoup pour ta review ! Merci pour ta compréhension, j'espère que ce chapitre te plaira ! Bonne fin de journée ! A plus !

Stormye : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis super contente que l'histoire te plaise, voici le nouveau chapitre qui est sûrement l'avant-dernier. Bonne fin de week-end ! A bientôt !

Lotus : Merci beaucoup pour ta review ! Bon week-end et à bientôt !

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Bonne fin de journée et à bientôt !

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Chapitre 28 : Mauvais rêves

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Edward se redressa légèrement. Ses yeux hagards fouillèrent la pièce dont l'aspect familier le rassura, il n'y avait pas de sang, pas de corps, juste les meubles, la décoration qu'il avait choisi pour ses propres appartements. Le jeune homme inspira profondément essayant ainsi de chasser les tressaillements de peur qui parcouraient encore son corps. Ses mains encore tremblantes soulevèrent le drap qui le recouvrait, il fit pivoter son être et ses pieds nus foulèrent le tapis qui caressa agréablement la plante de ses pieds. Tout en tentant de réguler les battements de son cœur, il se redressa et fit quelques pas pour atteindre sa robe de chambre qu'il enfila bien décidé à rejoindre sa famille espérant trouver du réconfort à leurs côtés. Sans qu'il ne le veuille ses pas ralentirent alors qu'il passait devant l'une des fenêtres dont le voilage d'un blanc presque translucide était soulevé par une légère brise. Edward repoussa le rideau et observa l'obscurité qui entourait Gloucester, un étrange sentiment l'étreignait mais il n'arrivait pas à dire exactement à quoi il correspondait. D'un geste décidé, il referma la fenêtre avant de nouer les cordons de sa robe de chambre et de rejoindre le salon. Il venait de descendre quelques marches quand il sentit des mains enserrer sa taille et des lèvres froides se poser sur la peau tendre de son cou.

« -Je suis navré de ne pas avoir été à tes côtés pour ton réveil.

-Ce n'est pas grave, assura-t-il en se tournant pour faire face à son Lord.

-Tu vas bien ? Murmura Carlisle en observant avec attention son visage. Je pensais que tu dormirais plus longtemps.

-Je… J'ai fait un mauvais rêve.

-Un mauvais rêve ?

-Enfin, je crois… Je pense que j'ai peut-être perçu les pensées des Volturi ou de leurs gardes, cela m'a réveillé...

L'étreinte de Carlisle sur son corps se fit plus franche, il enfouit son visage contre le torse de son amant, se laissant bercer par les mains qui caressaient tendrement ses cheveux et son dos.

-Les Volturi ne vont guère rester longtemps, ils sont en train de se mettre en route. Nous allons attendre un peu et tu devrais pouvoir te rendormir sans difficulté. Veux-tu que nous montions ou souhaites-tu descendre ?

-Sont-ils là ?

-Aro, oui. Je crois qu'il souhaitait s'assurer que tu allais bien.

-D'accord, murmura Edward, je crois que je veux le voir.

-Tu crois ? Releva Carlisle qui semblait peut disposer à le laisser descendre.

-Il a vraiment envie de me voir, confia le jeune homme qui pouvait entendre le désir du vampire.

-Pour tout t'avouer les désirs d'Aro sont le cadet de mes soucis, tu passes en premier.

Edward ferma les yeux, baissant la tête pour laisser son front reposer contre l'épaule de son amant qui l'entoura de ses bras protecteurs. La main du médecin traça de doux cercles le long de son dos en un geste apaisant. Alors qu'il aurait aimé profiter de l'étreinte de son compagnon, son esprit fut attiré par celui du Volturi qui semblait l'appeler.

-Il partira après m'avoir vu, annonça-t-il après avoir écouté les propos de l'Ancien.

Carlisle l'observa pendant quelques minutes avant de déposer un baiser sur son front, puis, son Lord lui prit la main et l'entraîna vers le salon.

-Comment te sens-tu ? Demanda Robert dès qu'ils apparurent.

-Je vais bien, répondit-il avant de serrer son meilleur ami dans ses bras.

Alors que Robert le relâchait pour aller s'installer au côté du Marquis qui lui adressa un clin d'œil accompagné d'un léger hochement de tête, Edward se tourna ensuite vers Aro qui paraissait étonnement nerveux.

-Je suis là.

Edward prononça seulement ces trois mots, il ne comptait pas faciliter la tâche au Volturi, Aro voulait le voir, et bien, il était là, il n'avait qu'à parler. Le jeune homme avait encore du mal à pardonner à l'Ancien de ne pas lui avoir avoué la vérité sur ses origines, pire, il avait même obligé sa mère à lui mentir !

-Je comprends ta colère, assura Aro d'une voix peinée. Il mio nipote, tu es de mon sang, tu es ma famille, je tiens à toi et même si tu ne le comprends pas, j'ai juste essayé de te protéger, pour que tu ais la vie la plus normale possible. Je n'ose imaginer ce qui aurait pu t'arriver si des vampires avaient appris ton existence, il valait mieux que tu restes dans l'ignorance, surtout, que tu semblais aussi humain que possible. Je t'en prie, il mio tresore, essaie de comprendre et peut-être qu'un jour tu pourras m'accepter, j'aimerais tant être enfin tuo nonno.

Edward entendait la détresse du Volturi autant dans ses paroles que dans ses pensées mettant à mal ses résolutions. Comme s'il sentait sa détresse, Carlisle se rapprocha, une de ses mains trouva la sienne pour la serrer doucement et lui montrer ainsi son soutien.

-Je peux comprendre, finit par admettre Edward en plantant son regard dans celui d'Aro, cependant, je ne suis pas encore prêt à former la famille dont tu rêves.

-Je saurais être patient, promit le Volturi, et j'ai l'espoir qu'un jour Carlisle et toi pourrez être des nôtres.

Le jeune homme hocha vaguement la tête tout en sentant l'emprise du Lord sur sa main se raffermir. Il répondit à son étreinte avant de se tourner à nouveau vers Aro.

-Je vais y aller, annonça soudain l'Ancien.

Edward lâcha la main de Carlisle pour s'approcher du Volturi qui lui tendait les bras. Il se laissa entourer par les bras du vampire qui le relâcha en déposant un baiser sur son front. Aro allait saluer les autres quand il se ravisa, une brève incertitude passa sur son visage avant qu'il ne plonge sa main dans une des poches de son long manteau pour en sortir un collier.

-Je… Je ne sais pas si tu le veux, hésita Aro, c'était à ton père. Il n'était pas un homme bon, mais tu pourrais avoir envie de posséder quelque chose qui lui appartenait, il a toujours porté ce bijou, il y tenait énormément. Le veux-tu ? Je ne m'offenserais pas si tu le refusais.

Le jeune homme réfléchit quelques secondes avant de tendre la main. Aro lui sourit et déposa le médaillon dans le creux de sa paume. Il observa le rubis qui ornait le centre du bijou, celui-ci brillait de mille feux, il admira ensuite le fabuleux travail de l'orfèvre qui avait tracé de magnifiques arabesques d'or qui entouraient la pierre précieuse.

-Je le lui ai offert à sa naissance, confia Aro.

-J'en prendrais soin, murmura Edward.

-Si tu le désires, je pourrais te faire parvenir d'autres de ses affaires si tu souhaites apprendre à le connaître un peu.

-Ce serait formidable, admit le jeune homme en souriant au Volturi.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, intervint Carlisle. Tu as toi-même dit, Aro, qu'il était un monstre et je ne pense pas qu'Edward a besoin de connaître les pensées d'un tueur.

-Anthony n'a pas toujours été ainsi, les seules affaires que j'ai conservé sont celles me rappelant quel jeune homme merveilleux il pouvait être, j'ai notamment des lettres qui pourraient t'intéresser.

-Je veux bien si cela n'est pas trop pénible pour vous de vous en séparer.

-Je te les ferais parvenir, promit Aro en caressant tendrement sa joue, il est temps pour moi de partir. Jasper, Carlisle, je vous demanderais de veiller sur ces jeunes gens et de faire en sorte que nul n'apprenne la vérité à leur sujet.

-Nous y veillerons Aro, assura Jasper, aucun de nous ne souhaite qu'il leur arrive quelque chose.

-Je le sais, assura l'Ancien, c'est pour cela que je pars l'esprit tranquille. Carlisle, je t'ai toujours estimé, ton amitié m'est précieuse, je ne pense pas que j'aurais pu trouver un meilleur compagnon pour il mio nipote, soyez heureux.

Après un dernier regard, Aro disparut et ils se retrouvèrent seuls. Edward entendit Robert pousser un soupir de soulagement avant que son ami ne s'affaisse contre Jasper qui l'accueillit avec un sourire. Les bras de Carlisle ne tardèrent pas à l'enlacer et il pouvait sentir le corps enfin détendu de son amant s'appuyer contre son dos. Toute tension avait disparu avec le départ des Volturi. Le Duc le dirigea lentement vers un des fauteuils où il s'installa avant de l'attirer sur ses genoux, le jeune homme se laissa aller dans son étreinte rassurante.

-Comment te sens-tu Robert ? Questionna Carlisle en observant avec attention le jeune homme.

-Bien, enfin, je pense. Je ne crois pas avoir tellement changé.

-Hormis la livre de bœuf presque saignante qu'il a mangé tout à l'heure, se fit un plaisir de révéler Jasper.

-J'avais faim, marmonna Robert en rougissant tout en regardant avec attention le plancher.

-Je peux comprendre, le rassura Edward en lui adressant un sourire.

-Pas d'envie particulière de sang ? Insista le médecin.

-Non, vraiment pas, répondit Robert en plissant le nez de dégoût.

-Parfait, sourit Carlisle satisfait, voulez-vous rester ici ?

-Je pense que ce serait plus sage, accepta Jasper.

Bien qu'il ne le dise pas, Edward comprit que le Marquis préférait avoir Carlisle près de lui au cas où les choses dégénéreraient avec Robert. Il eut envie de leur dire qu'ils ne risquaient rien, l'esprit de son meilleur ami était calme et par expérience, il savait qu'il ne représenterait un danger que s'il était blessé, pour le moment, le seul sang qui attirerait Robert serait celui de Jasper s'ils venaient à ... Il secoua la tête en refusant d'imaginer la situation entre les deux hommes qui faisaient déjà s'empourprer ses joues.

-Nous allons vous laisser, déclara Jasper comme s'il avait été capable de lire dans ses pensées, passez une bonne nuit.

-Vous aussi, murmura Carlisle qui parut surpris par l'entrain avec lequel leurs deux amis quittèrent précipitamment le salon. Quelle mouche les a donc piqué ? Lui demanda-t-il en fronçant les sourcils.

-As-tu vraiment besoin de me le demander ? Questionna Edward en se penchant pour déposer un baiser dans le creux du cou de son amant avant de laisser sa langue glisser vers le lobe de l'oreille du blond qui gémit.

-Oh, souffla le Duc dont les mains se crispèrent sur ses hanches. Nous pourrions peut-être nous aussi regagner notre chambre ?

-Aussi séduisante que soit cette proposition, je vais devoir la remettre à un peu plus tard.

-Pourquoi donc ? Questionna Carlisle en déposant un baiser dans le creux de sa paume.

-Je meurs de faim, avoua-t-il.

Sa confession fut accueillie par un léger rire de la part de son Duc auquel il offrit un regard noir tout en tentant de quitter son étreinte.

-Du calme, allons plutôt voir ce qu'il y a en cuisine, j'espère que Robert t'a laissé un peu de viande fraîche.

-Dis comme cela c'est dégoûtant ! Mais j'espère que tu as raison…, finit-il par admettre. »

Carlisle sourit avant d'enlacer sa taille avec son bras pour le guider vers la cuisine. Pendant que son Lord se faisait un devoir de lui préparer un encas, Edward observa le médaillon qui reposait toujours au creux de sa main. L'un de ses doigts frôla le rubis qu'il trouva étonnement froid même s'il avait reposé contre sa peau durant de longues minutes. Le jeune homme savait que son père n'était pas quelqu'un de bien, loin de là, pourtant, il était heureux de posséder quelque chose qui lui appartenait, quelque chose auquel il tenait. Une assiette déposée devant lui ne tarda pas à le sortir de ses pensées, il remercia son amant d'un léger baiser avant de glisser le bijou dans sa poche pour se concentrer sur son assiette.

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Carlisle regarda son ange prendre une bouchée du petit repas qu'il lui avait préparé avant de se perdre dans ses pensées. Il ne cessait de songer aux propos d'Aro et surtout le bijou qu'il avait remis à Edward lui paraissait familier. Où avait-il pu le voir ? Peut-être l'avait-il aperçu lors de l'une de ses visites à Volterra ? Pourtant, son ami lui avait assuré qu'il n'avait jamais croisé Anthony… Avait-il pu rencontrer le père du jeune homme sans remarquer la nature étrange de ce dernier ? Peut-être… Après tout, il n'avait, au départ, aucun soupçon sur la nature humaine d'Edward.

« -Un penny pour tes pensées ?

Carlisle releva la tête pour offrir un sourire à son ange qui l'observait avec attention.

-Je suis étonné que tu ne le saches pas, releva doucement le Duc.

-Le fait d'avoir Jasper et Robert dans une même chambre teste mes défenses, je t'assure que nul ne veut savoir ce qui se passe dans leurs esprits à cet instant ! Je prie pour que le mur que j'ai érigé en tant que bouclier ne cède pas ! Confia Edward dans un petit rire.

-Je peux comprendre, assura Carlisle en souriant, rappelle-toi que j'ai une ouïe plus développée que la tienne.

-Alors, maintenant que j'ai terminé de manger, nous pourrions peut-être rejoindre notre chambre ? Murmura Edward en déposant son assiette et ses couverts dans un baquet. »

Carlisle hocha la tête avant de prendre le jeune homme dans ses bras pour atteindre leur chambre en un temps record. Le Duc regarda son amant rebondir doucement sur le lit où il l'avait lancé, ses joues rouges, ses lèvres entrouvertes, ses yeux brillants de mille feux, les cheveux en bataille, Edward était un véritable appel à la débauche. Le vampire grimpa rapidement sur le lit, emprisonnant le jeune homme sous son corps de marbre avant de se pencher pour déposer de doux baisers sur le visage de sa moitié. Les mains de son ange glissèrent dans ses cheveux blonds pour les saisir et ainsi l'immobiliser. Edward tendit ses lèvres et il se hâta de les cueillir pour un doux baiser qui ne tarda pas à devenir passionné. Alors que leurs langues bataillaient, Carlisle laissa ses mains dériver sur le corps du jeune homme défaisant, enlevant toute trace de tissu qu'elles rencontraient. Bientôt, Edward se retrouva nu, splendide dans l'écrin que formait autour de lui les draps en soie carmin. Il prit son temps pour se rassasier du spectacle que le jeune homme offrait. Un gémissement franchit le seuil des lèvres de son amant quand il laissa sa langue se balader sur le torse du jeune homme avant de suivre la fine ligne de poils qui menait vers l'objet de son désir. Avec satisfaction, il entendit le hoquet de surprise d'Edward lorsqu'il avala sans prévenir le sexe de sa moitié, l'accueillant au plus profond de sa gorge.

« -Carlisle ! Gémit bruyamment Edward.

Un sourire se dessina sur ses lèvres quand les hanches de son amant claquèrent, témoignant ainsi de son désir. Ses mains se posèrent sur la taille du jeune homme pour l'empêcher de bouger pendant que ses dents effleuraient avec douceur le membre sensible. Carlisle se recula quelque peu, laissant ainsi sa langue tournoyer autour du gland de son amant. Le Duc put voir les mains de son ange s'agripper fermement aux draps, les tordant entre ses doigts qui tremblaient de plaisir. Il continua de caresser avec sa langue le membre sensible, goûtant un peu de liquide pré-éjaculatoire qui s'en échappait. Ses doigts jouèrent avec les boules du jeune homme, les malaxant, tirant un cri de plaisir à son amant.

-Carl… Carlisle…, gémit péniblement son ange, il… Arrête… Je ne vais pas… tenir.

Lord Cullen sourit avant de se redresser pour échanger un baiser avec sa moitié qui s'agrippa désespérément à lui, son corps tremblant de plaisir se frottant sans aucune honte contre le sien encore vêtu.

-Carlisle ! Geignit Edward en tirant sur ses vêtements.

Le Duc voulut reculer pour ôter ses vêtements, mais les jambes de son amant s'enroulèrent autour de sa taille, celui-ci ne semblant pas approuver le moindre éloignement. Les doigts agiles du jeune homme trouvèrent aisément les boutons qui fermaient son pantalon pour les défaire. Un grognement franchit le seuil de ses lèvres quand la main de son ange s'enroula autour de son sexe durci pour le caresser.

-Viens…

Carlisle se pencha pour embrasser avec ferveur le jeune homme. Sa langue dessina le contour des lèvres d'Edward avant de s'inviter entre ses dernières pour caresser son homologue avant de se retirer tout en mordillant la lèvre inférieure de son compagnon qui ne cessait de répéter son prénom dans des cris de plaisir.

-Viens, répéta Edward.

Le Duc sentit la main du jeune homme le guider vers son entrée, le désir et l'envie se heurtèrent à sa volonté, à sa crainte de blesser le jeune homme.

-Attends, souffla Carlisle, tu n'es pas prêt.

-Je suis sûr que je peux le prendre…

Lord Cullen lécha rapidement deux de ses doigts avant de les glisser vers l'entrée fragile et plissée de son amant.

-Carlisle, non… Je peux…

-Même si tu es plus fort qu'un être humain, je ne veux pas prendre le risque de te blesser.

-Alors fais vite !

Le Duc fut amusé par l'urgence qui transparaissait dans tout l'être du jeune homme, cependant, il ne tarda pas à ressentir la même urgence quand il vit avec quelle facilité Edward accueillit ses doigts. Les cris de son amant redoublèrent lorsqu'il toucha sa prostate, ses doigts la fleurant à plusieurs reprises alors qu'il étirait l'entrée de sa moitié.

-S'il te plaît, supplia Edward, s'il te plaît… J'ai besoin de plus… Je t'en prie…

Carlisle bâillonna le jeune homme par un baiser alors que son gland poussait contre l'entrée sensible de sa moitié. Edward l'accueillit dans sa moiteur chaude et douce, les faisant gémir de concert.

-Je t'aime, murmura Carlisle d'une voix rauque avant de donner un violent coup de reins qui lui permit de heurter de plein fouet sa prostate.

-Carlisle ! Cria Edward en s'arquant contre lui. Oh…. Oui !

Les gémissements de son amant furent vites rejoints par ses grognements et ses feulements alors qu'il entrait et sortait frénétiquement dans le corps de sa moitié, ses mains fermement ancrées dans les hanches d'Edward pour maintenir stable le corps où il s'enfonçait. Alors qu'il mordillait la peau tendre du cou de son amant, ce dernier se raidit tout en s'empourprant violemment. Carlisle se redressa étonné avant de se rendre compte que l'on frappait durement contre la porte de leur appartement. Un feulement de fureur franchit le seuil de ses lèvres alors qu'il fusillait du regard la porte de leur chambre, le fauteur de trouble avait traversé leur salon pour atteindre le seuil de leur chambre !

-Va-t'en, Jasper, grogna-t-il, ou je te jure que je te déchiquète !

-Crois-moi, je suis plus que favorable à l'idée de partir ! Déclara Jasper qui paraissait aussi furieux que lui ce qui l'intrigua. Autant que vos ébats habituels ne me dérangent pas, Robert est plus troublé par vos cris et gémissements ! Du coup, Monsieur, s'est recroquevillé sur le lit, un oreiller sur la tête et il m'a interdit de le toucher. Alors, je ne vous le demanderais qu'une seule fois : baissez d'un ton !

Carlisle sentit le vampire en lui se révolter, il adorait entendre Edward gémir, crier sous ses assauts alors que son corps se tordait de plaisir sur leurs draps et ce n'était pas Jasper qui allait l'empêcher d'en profiter ! Alors qu'il allait plus ou moins gentiment demander à son ami de déguerpir ou de rentrer chez lui s'il n'était pas content, Edward l'avait bâillonné de sa main pour prévenir une future dispute.

-Je suis désolé, s'excusa son amant d'une voix tremblante, on va faire moins de bruit, termina-t-il les joues en feu.

-Merci !

Carlisle posa une main douce sur le torse de son amant qui retenait sa respiration en attendant que le Marquis s'éloigne. Lorsque ce fut fait, Edward inspira profondément avant de se détendre. Le Duc caressa tendrement sa joue avant de reprendre son va et vient. Ses yeux se posèrent sur la bouche du jeune homme qu'il mordillait pour retenir ses gémissements.

-Je déteste Jasper, marmonna-t-il avant de se pencher pour embrasser tendrement son amant et l'empêcher de martyriser plus longtemps sa lèvre inférieure.

Ils s'embrassèrent avec tendresse. Edward se rapprocha un peu plus de lui, ses jambes entourant sa taille, ses chevilles se nouèrent l'une à l'autre sur ses fesses appuyant sur celles-ci pour intensifier ses coups de reins pendant que les bras de son amant s'enroulaient autour de son cou.

-Je t'aime, souffla Edward entre deux baisers.

Après avoir prononcé ces trois mots, le jeune homme se mit à trembler. Sa tête tomba lourdement sur l'oreiller, révélant son cou blanc en un geste sensuel. Il lécha la peau ainsi dévoilée avant de plonger ses dents dans la veine qui palpitait juste en dessous de la peau fine. Edward gémit, ses ongles s'enfoncèrent dans la chair de ses épaules. Un long gémissement résonna dans la chambre alors qu'il sentait la semence chaude de son amant se répandre entre leurs deux corps. Carlisle donna un dernier coup de reins, le sang de sa moitié coula dans sa gorge alors qu'il atteignait la libération dans l'antre de son amant qui gémit une nouvelle fois alors qu'il le remplissait. Le Duc retira ses dents de la chair du jeune homme, sa langue caressa la morsure, laissant le venin cicatriser la plaie. Après avoir déposé un dernier baiser sur le front de son ange, Carlisle se retira à regret avant de rouler sur le côté, entraînant son compagnon avec lui, l'enfermant dans une étreinte protectrice. Ils restèrent ainsi durant plusieurs minutes avant que le vampire ne quitte leur couche pour aller chercher une serviette humide pour nettoyer son compagnon avant de le rejoindre sous les couvertures.

-Tu devrais dormir, chuchota Carlisle au bout de quelques minutes.

-Oui…, convint le jeune homme d'un ton soucieux.

-Edward ? Appela doucement le Duc en relevant la tête de son amant pour observer son visage. Tu sais que tu peux tout me dire ?

-Oui… Je… Pourrions-nous aller voir ma mère ?

Les rapports entre la mère et le fils n'étaient pas au beau fixe, il fut donc étonné par la requête de son ange, cependant, ce que le jeune homme venait d'apprendre sur son père devait lui avoir donné envie de se rapprocher d'Elisabeth. Malheureusement, il ne pouvait pas répondre à la demande de sa moitié.

-Je suis désolé, mon cœur, mais je ne peux pas quitter Jasper et Robert pour le moment.

-Robert n'est pas vraiment un nouveau-né, il ne représente pas un danger.

-Nous l'ignorons et je ne peux pas prendre ce risque.

-Je comprends, je pourrais peut-être…

-Edward, il est hors de question que tu partes sans moi ! Par ailleurs, dois-je te rappeler ce qui s'est passé lors de notre dernier séjour à Londres ? Tu as été confronté à tellement de pensées que j'ai cru te perdre.

-C'est vrai, admit son ange dont il pouvait cependant percevoir la déception. Je pourrais lui écrire ?

-Oui, ou alors, tu pourrais l'inviter à venir séjourner à Gloucester ?

-Tu serais d'accord ? S'enthousiasma Edward en se redressant sur son torse.

-Bien sûr, laisse-nous juste nous assurer que tout se passe bien avec Robert et tu pourras lui écrire pour l'inviter, elle pourrait peut-être venir à la fin de la semaine, Robert et Jasper retourneront à Dorset Manor pour plus de sécurité.

-Merci.

-Tu n'as pas à remercier, rappelle-toi, tu es ici chez toi. »

Edward sourit avant de se hisser sur ses coudes en prenant appui sur son torse pour s'approcher et l'embrasser. Puis, le jeune homme se cala contre son buste, leurs jambes se mêlèrent et il entoura son compagnon de ses bras et ce dernier s'endormit. Carlisle s'appuya alors sur son oreiller et passa le reste de la nuit à observer son ange dans son sommeil ainsi qu'à penser à l'avenir maintenant sans ombre qui s'offrait à eux.

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Edward s'éveilla lentement. Il s'étira sous le cocon épais que formaient les couvertures et les draps autour de lui. Le jeune homme ouvrit les yeux et fut un peu déçu de ne pas voir Carlisle allongé à ses côtés. Il passa une main sur son visage qui portait encore des traces de son sommeil avant de se lever. Après un détour par la salle d'eau et une rapide toilette, il s'habilla avant de rejoindre le rez-de-chaussée où il se laissa guider par les bruits pour rejoindre la cuisine.

« -Edward ! Et moi qui voulais te porter le petit-déjeuner au lit, confia Carlisle un peu déçu de le voir passer le seuil de la salle.

-Pardonne-moi, s'excusa-t-il en enlaçant son vampire et en lui offrant un baiser, bonjour.

-Bonjour, souffla à son tour Carlisle en lui souriant avant de lui rendre son baiser.

-Oh, s'il-vous-plaît, un peu de tenue ! Grommela Jasper qui avait son nez enfoncé dans une tasse de thé.

-Pourquoi parait-il d'aussi mauvaise humeur ? Questionna Edward en effleurant l'esprit de son amant.

-Je pense que Robert, malgré son intervention, n'a pas répondu à ses attentes.

-Oh…

Edward jeta un coup d'œil au Marquis qui paraissait toujours aussi renfrogné, il s'installa sur la chaise que Carlisle recula pour lui qui malheureusement se trouvait face à Jasper. Le jeune homme fit son possible pour se détendre, mais il pouvait toujours sentir que ses joues étaient en feu. Alors qu'il prenait un toast pour le beurrer, la porte de la cuisine s'ouvrit. Robert se figea sur le seuil quand il remarqua sa présence ainsi que celle de Carlisle.

-Bonjour, les salua-t-il d'une voix hésitante.

Edward crut pendant un instant que son meilleur ami allait quitter la cuisine pour ne pas avoir à leur faire face.

-Entre, l'invita Carlisle comme si lui aussi avait perçu la gêne de Robert, ton petit-déjeuner est prêt.

Tout en se tordant les mains et en gardant la tête baissée, Robert entra et alla s'installer aux côtés de Jasper dont l'humeur semblait s'être allégée pour devenir maintenant amusée.

-Allons, commença le Marquis en les observant Robert et lui à tour de rôle, nous allons passer de nombreux siècles ensemble, il vaudrait donc mieux que vous vous habituiez !

La même plainte s'échappa des lèvres de Robert que des siennes. Le front de son meilleur ami ne tarda pas à taper la table en bois de la cuisine alors que Jasper ne put retenir un ricanement face au dépit de son compagnon.

-A ta place, je ne me moquerai pas, car cette nuit risque de se reproduire si tu ne trouves pas un moyen de régler le problème, prévint Robert.

Edward ne put que sourire quand il vit le visage du Marquis soudain figé en une expression d'horreur. Ce dernier sembla réfléchir pendant quelques secondes avant de se tourner vers Carlisle et lui.

-J'ai la solution, annonça soudain Jasper en se tournant vers le Duc, Edward et toi n'aurez plus d'ébats charnels jusqu'à la fin des temps !

-Et que penses-tu de te mettre du coton dans les oreilles ! Grogna Carlisle.

-Ce n'est pas moi que ça dérange, bien au contraire ! Ricana Jasper.

-Pervers ! Souffla Robert.

-Prude ! Répliqua le Marquis.

Les deux amants se défièrent du regard et Edward fit son possible pour bloquer les pensées qui l'assaillaient, ne souhaitant pas connaître la teneur de leurs esprits, en particulier celui du Marquis ! Une main douce se posa sur son épaule, il releva la tête pour voir Carlisle qui lui souriait doucement. Heureusement, son Lord venait toujours à son secours.

-Bien que cette dispute soit passionnante, souffla doucement le médecin, je pense que ce ne sera pas un problème récurrent. Les sens de Robert sont en train de s'adapter comme ceux d'un nouveau-né.

-Pourtant, Edward n'a jamais développé une telle acuité auditive, fit remarquer Jasper.

-Parce qu'il est né ainsi, répondit Carlisle. Une fois que Robert aura accepté sa nouvelle condition, tout devrait être réglé. D'ailleurs, entends-tu ce qui se passe actuellement dans le jardin ?

-Euh, non, admit son meilleur ami après quelques minutes de concentration.

-Un chien est en train d'aboyer, donc, comme je le disais, l'ouïe de Robert est en train de redevenir normale.

Edward sourit en voyant l'air soulagé qu'affichait le jeune homme, par contre, il ne put que froncer les sourcils face à la mine un peu déçue du Marquis. S'interrogeant sur celle-ci, il effleura l'esprit de ce dernier avant de se retirer, les joues en feu.

-Tout va bien, Edward ? S'inquiéta son Lord à qui rien ne semblait échapper.

-Il se repend juste d'avoir été indiscret, ricana Jasper.

-Je suis désolé. S'excusa-t-il bien que d'autres mots auraient voulu sortir de sa bouche face à ce que le Marquis avait en tête, cependant, il avait été incorrect en entrant dans l'esprit de ce dernier.

-Ce n'est rien, assura Monsieur de Dorset, tu es même autorisé à te glisser dans mon esprit si cela peut te donner des idées…

-Je ne crois pas, marmonna-t-il en prenant une gorgée de thé.

Carlisle soupira lourdement en adressant un regard empli de reproches à son ami alors que Robert levait les yeux au ciel face au comportement de son compagnon.

-Bien, soupira le Duc qui paraissait bien décidé à changer de sujet de conversation, pensez-vous pourvoir resté seuls pendant une petite heure le temps que nous fassions un saut à Dorset Manor ?

-Vous allez voir ma mère ?

-Oui, confirma Jasper, et avant que tu ne le demandes, non, je suis navré, tu ne peux pas venir.

-Qu'allez-vous lui dire ?

-Que tu vas bien, assura Carlisle, nous allons faire notre possible pour la rassurer et nous ferons de même avec Carmen et Eléazar.

-Mais la menace des Volturi ? S'inquiéta Robert.

Edward sentit le poids de la culpabilité s'abattre sur ses épaules. A cause de lui, Robert n'allait pas pouvoir voir sa mère, il allait devoir s'éloigner de tous ceux qu'il aimait.

-Tu n'as pas à te soucier des Volturi, assura Carlisle en adressant un regard rassurant à son meilleur ami, j'ai toute confiance en Carmen et en Eléazar, il en va de même pour ta mère. Par ailleurs, ils connaissent déjà une partie de la vérité. Nous ne leur expliquerons pas tout, nous leur dirons simplement que tout va bien et qu'ils pourront vous voir dans quelque temps.

-Puis-je écrire une lettre pour ma mère ? Demanda timidement Robert.

-Bien sûr, le rassura le Lord, nous serons ravi de la lui remettre.

-Pourquoi n'irais-tu pas avec Carlisle dans son bureau pour écrire ta missive ? Offrit Jasper.

-Oui, d'accord.

Edward sentit les doigts de son amant se poser sous son menton pour lui faire relever la tête, ils échangèrent un doux baiser avant que Carlisle et Robert ne quittent la cuisine. Alors que Jasper semblait se concentrer à nouveau sur son journal, Edward leva la vaisselle et commença à ranger et à nettoyer. Il entendit le bruissement des feuilles du journal être froissée, il ne fut donc pas surpris quand il vit Jasper apparaître à ses côtés et mettre ses mains dans la bassine où les siennes étaient déjà. Les doigts du Marquis écartèrent les siens et il se recula pour le laisser faire la vaisselle.

-Je n'aime pas ce que tu as ressenti tout à l'heure, confia doucement Jasper.

Edward sentit ses joues s'empourprer une nouvelle fois alors qu'il revoyait les images qui avaient peuplé l'esprit du Marquis.

-Bien que tes rougeurs m'évoquent quelques fantasmes qui m'agréaient tout particulièrement, ce n'est pas ce dont je voulais parler avec toi. Je pensais plutôt à l'assaut de culpabilité que j'ai ressenti s'abattre sur la cuisine tout à l'heure.

Edward ne put s'empêcher de baisser la tête, trouvant ses souliers soudain très intéressant à observer.

-Je sais ce que tu penses car j'y ai moi-même souvent pensé, il était égoïste de ma part de le transformer, de le priver d'une vie humaine où il aurait pu avoir une famille, des enfants… Il n'aurait pas à dire au revoir à tous les siens, à les voir vieillir et mourir… Je ne voulais pas lui infliger toutes ces peines, pourtant, j'ai tout de même voulu le transformer. Edward, regarde-moi, s'il-te-plaît, si tu n'avais pas transformé Robert, nous l'aurions tous perdu. Il serait mort.

-Vous auriez pu…

-Non, jamais nous n'aurions pu être là à temps pour vous sauver, pour le sauver. Tu as non seulement sauvé Robert, mais moi aussi et je peux aussi affirmer qu'il en va de même pour Pearl, même si elle ne pourra pas le voir de suite, elle sait qu'il va bien. Alors, crois-moi lorsque je te dis et te redis que tu n'as pas à culpabiliser. Cesse de te morfondre, s'il-te-plaît.

-D'accord, murmura Edward en esquissant un sourire timide. »

Jasper lui sourit avant de s'essuyer les mains pour le prendre dans ses bras, Edward ferma les yeux durant quelques secondes avant que le Marquis ne dépose un baiser dans ses cheveux. Un léger grognement les fit se séparer et ils aperçurent leurs conjoints respectifs qui les observaient depuis le seuil de la cuisine. Autant Robert paraissait amusé voire attendri par leur étreinte, autant, Carlisle semblait plus jaloux. Le Duc s'avança dans la pièce pour passer un bras possessif autour de sa taille et l'attirer contre son torse. Son meilleur ami fit quelques pas vers le Marquis à qui il remit la lettre rédigée pour sa mère. Les deux vampires les observèrent durant quelques secondes, puis, après leur avoir fait promettre de ne pas quitter Gloucester Castle, ils prirent le chemin de Dorset Manor, les laissant seuls.

Edward suivit Robert dans le salon, son meilleur ami s'installa derrière son chevalet sur lequel il posa une toile blanche. Alors qu'il l'observait mélanger différentes teintes pour obtenir des couleurs appropriées, Edward s'installa sur le canapé plutôt que de prendre place derrière le piano, il se sentait encore épuisé des derniers évènements. Tout en écoutant Robert s'extasier sur les bénéfices de sa nouvelle vue qui lui permettait de voir des nuances qu'il n'imaginait pas, le jeune homme ferma les yeux et laissa sa tête s'enfoncer sur un coussin. Il se demanda brièvement s'il ne devrait pas plutôt surveiller son meilleur ami, mais les pensées de ce dernier étaient tellement obnubilées par la peinture qu'Edward savait qu'il ne ferait rien d'autre que peindre. Lentement, il se laissa tomber dans les bras de Morphée et il s'endormit.

Alors que son sommeil semblait dénué de rêves, il fut soudain attiré dans un univers sombre.

Edward fit quelques pas, ne sachant pas trop s'il rêvait ou non… Le jeune homme marcha d'un pas hésitant dans la ruelle sombre et malodorante. Il s'avança vers la lumière qu'il apercevait au bout de celle-ci, enjambant les détritus et ignorant les rongeurs qui longeaient les murs. Il s'avança dans la rue plus grande, plus propre et bien plus éclairée que celle où il se trouvait et qui lui était familière. Son regard s'arrêta sur l'immense bâtisse dont la majesté dénotait par rapport à celles plus modestes qui l'entouraient. Sa main s'enroula fermement autour d'un réverbère dont la bougie tressaillait, ses doigts s'enfoncèrent dans le fer qui gémit sous la pression. Ses yeux se posèrent sur le perron où il se vit apparaître, emmitouflé dans un manteau, puis observer la rue tout en soufflant sur ses doigts. La porte du Manoir s'ouvrit soudain et il vit sa mère apparaître pour l'attraper par la main et lui remettre une paire de gants. Il se vit embrasser sa mère avant de s'élancer dans la rue sous les flocons de neige. Son regard erra allant de la silhouette de sa mère qui l'observait depuis le perron à la sienne qui s'éloignait dans la rue obscure. Après un moment d'hésitation, il délaissa sa mère pour suivre sa silhouette.

Tout en restant prudemment à distance, il s'enfonça dans la pénombre de la nuit, les mains dans ses poches, son corps tremblant légèrement de froid. Il se rappelait vaguement cette soirée. Sa mère avait hésité à le laisser sortir, mais l'un de ses plus riches clients souhaitait plus de champagne et les caves du Manoir avaient été mal approvisionnées, c'est ainsi qu'il s'était retrouvé dans les rues, bravant le froid pour rejoindre leur fournisseur. Le jeune homme se demanda pourquoi il rêvait brutalement de cette soirée, elle n'avait rien d'effrayant alors pourquoi sentait-il une boule d'angoisse serrer sa gorge et s'attendait-il à ce que quelqu'un lui saute dessus ?Ses sentiments étaient flous et contradictoires, il avait ressenti de la colère et aussi de l'envie quand il s'était vu avec sa mère sur le perron du Manoir, pourquoi ? Sans qu'il ne comprenne comment son corps se figea soudain, il se sentit reculer de quelques pas pour se retrouver dans une partie sombre de la rue, attendant devant le magasin du caviste, pourquoi se cachait-il ? Après tout, il était en train de rêver, non ? Il n'y avait pas de règle dans les rêves, il pouvait se déplacer comme on le souhaitait et il n'y avait aucun risque qu'il se retrouve face à son double ! Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'il ne se voit ressortir de la boutique, une caisse entre ses mains. Sa silhouette s'éloigna de plusieurs mètres avant qu'il ne sorte de l'ombre pour lui emboîter le pas. La colère le submergea soudain et alors qu'il se demandait pourquoi cela se produisait, il put se voir en train de repousser d'une voix gênée les avances d'une prostituée qui l'avait accosté dans la rue. Edward vit son visage s'empourprer en entendant l'offre de la jeune femme, il recula même maladroitement quand celle-ci caressa sa joue. Un léger grondement secoua son torse avant qu'il ne se voit quitter la prostituée tout en marmonnant des excuses pour courir au plus vite trouver refuge au Manoir. Alors que sa silhouette s'éloignait, son regard ne pouvait se détacher du corps de la prostituée qui après son départ s'était emmitouflée dans un manteau miteux qui ne devait en rien la protéger du froid étant donné le peu de vêtements qu'elle portait malgré la saison ! Sans qu'il ne le veuille, il se retrouva là, enfoncé dans l'obscurité à surveiller les moindres faits de la jeune femme. Cette dernière lança quelques regards dans sa direction, elle paraissait un peu apeurée, elle devait sentir sa présence même si elle ne pouvait le voir. Au bout d'un moment, elle dû décider de rentrer chez elle, il faisait froid et il n'y avait pas de clients. Le vent froid fouetta son visage. Edward fut étonné de voir qu'il se trouvait maintenant sur les toits des demeures à suivre la jeune femme qui marchait d'un pas vif dans les ruelles qui la menèrent à une petite maison insalubre dont elle referma précipitamment la porte, il put tout de même apercevoir son visage terrorisé alors qu'elle jetait un dernier coup d'œil aux alentours.

Edward sentit son corps se raidir, la peur gagnait lentement du terrain en lui alors qu'il semblait vivre une scène à travers les yeux de quelqu'un d'autre, car jamais il n'avait suivi cette prostituée jusqu'à chez elle, jamais il ne s'était introduit subrepticement dans sa maison ! Des tremblements parcoururent son être, il aurait voulu lui hurler de fuir lorsqu'il vit son ombre s'abattre sur la jeune femme qui hurla. La joie et le dégoût, la peur et une certaine euphorie, ses sentiments et ceux de l'autre personne se mélangeaient créant un tourbillon d'émotions qui lui donna la nausée. Son malaise s'accentua quand il vit le sang, du sang partout… Son être se mit à trembler violemment quand il sentit battre contre sa paume le cœur encore chaud de la victime. Un cri franchit le seuil de ses lèvres lorsqu'il vit le visage déformé par la souffrance de la malheureuse alors qu'elle rendait son dernier souffle.

« -Edward !

Son premier réflexe fut de repousser le corps qui se pressait contre le sien, mais il se heurta à une poigne ferme.

-Edward, réveille-toi ! Ce n'est qu'un cauchemar ! Edward, s'il-te-plaît…

Encore perdu dans les brumes de son mauvais rêve, Edward reconnut pourtant une voix familière. Il se força à ouvrir les yeux pour croiser le regard gris inquiet de son meilleur ami.

-Tu vas bien ? S'inquiéta Robert qui paraissait soulagé de le voir s'éveiller. Tu as fait un cauchemar.

-Je… Oui, balbutia Edward dont la voix tremblait autant que son corps.

-Tout va bien, souffla son meilleur ami en le prenant dans ses bras, calme-toi, tu es en sécurité.

Edward se détendit quelque peu dans les bras protecteurs de Robert. Ce dernier caressait son dos en un geste rassurant tout en le gardant blottit contre lui.

-Tu veux en parler ? Demanda-t-il doucement au bout de plusieurs minutes.

-Non… Je ne m'en souviens pas…, mentit-il.

Edward n'entendit pas son ami répondre, il le sentit juste hocher la tête avant d'appuyer un baiser dans ses cheveux. Comme si Robert savait qu'il avait encore besoin de lui, ils se retrouvèrent étroitement enlacés sur le canapé. Doucement, son meilleur ami se mit à fredonner une berceuse tout en caressant ses cheveux. Edward sentit une douce torpeur qui l'envahit, la présence de Robert le réconfortait, chassant les dernières traces de peur. Alors qu'il sommeillait, il fut surpris de sentir soudain les lèvres de son meilleur ami trouver le creux de son cou. Il pouvait sentir son nez tracer la courbe délicate de son cou pendant que ses lèvres laissaient une traînée légèrement humide sur leur chemin.

-Euh…. Robert ? Appela-t-il en sentant sa gêne croître.

-Humm ? Souffla son ami contre son cou qu'il ne tarda pas à lécher.

-Je peux savoir à quoi tu joues ? Balbutia Edward.

Sa surprise ne tarda pas à laisser place à une vive douleur lorsqu'il sentit les dents de Robert se planter dans sa chair. Une plainte franchit le seuil de ses lèvres alors qu'il sentait son sang être aspiré hors de la blessure. Contrairement à Carlisle, cela n'avait rien d'agréable, c'était même douloureux et il avait l'impression de sentir un feu brûler à travers ses veines ! Le jeune homme tenta de repousser son ami, mais Robert l'avait enfermé dans une poigne de fer. Sa peur s'accentua en même temps que sa souffrance, il voulut se débattre, mais ses forces étaient en train de l'abandonner.

Encore un peu, juste un petit peu plus

Edward aurait sursauté s'il n'avait pas été cloué au canapé par le corps de son ami quand il entendit cette voix résonner dans son esprit. Le jeune homme réalisa alors qu'il n'était pas aussi impuissant qu'il le pensait. Faisant le vide dans son esprit, il se concentra sur un seul ordre qu'il envoya violemment dans celui de son meilleur ami.

Arrête !

Les lèvres cessèrent de remuer contre son cou, la pression que Robert effectuait sur ses poignets pour l'immobiliser devint un peu plus lâche et il put sentir qu'il aspirait moins vite son sang.

Robert, ça suffit, supplia-t-il dans l'esprit de son ami, je t'en prie, il faut que tu arrêtes !

Tout à coup, un grondement sourd résonna dans le salon et Robert fut projeté hors de lui. Edward se retrouva étroitement plaqué contre le torse de Carlisle qui ne cessait de feuler en direction de Robert que Jasper aidait à se relever.

-Pardon ! S'écria aussitôt son meilleur ami qui semblait avoir retrouvé ses esprits. Oh, mon Dieu ! Qu'ai-je fait ? Pardon, Edward, je ne voulais pas… Pardon !

-Tout va bien, tenta-t-il de le rassurer tout en s'accrochant à Carlisle car ses jambes lui semblaient peu sûres, ce n'est rien. Je vais bien.

Alors qu'il tentait de sourire à son ami, son Duc le força à se rasseoir. Il put sentir ses doigts froids se poser sur la plaie faite à son cou, un léger grognement de colère secoua le torse de Carlisle alors qu'il se penchait pour lécher les fines gouttes de sang qui s'écoulaient de sa blessure. Edward tressaillit et ferma les yeux pour savourer la douceur de la langue de sa moitié contre sa peau, la caresse était douce et il sut que le venin travaillait déjà à refermer ses plaies.

-Il n'y a plus rien, murmura Carlisle qui s'était un peu reculé pour observer son cou. Comment te sens-tu ?

-Un peu étourdi, mais je vais bien, assura Edward en plantant son regard dans celui de son compagnon.

-Je suis désolé.

Le jeune homme voulut empêcher son ami de s'excuser une nouvelle fois, il sourit à Robert dont le visage trahissait sa tristesse ainsi que sa culpabilité. Il lui sourit et lui tendit la main, prouvant ainsi que tout était pardonné. Alors que son meilleur ami allait la saisir, Carlisle s'interposa d'un feulement qui le fit frémir.

-Carlisle ! Gronda-t-il en essayant d'attirer l'attention de son amant pour qu'il cesse de fusiller Robert de son regard noir. Arrête immédiatement ! Je vais bien !

-Ce n'est pas rien, claqua sèchement la voix de Carlisle, que serait-il arrivé si nous n'étions pas revenu ?! C'était une erreur de te laisser seul avec un nouveau-né !

-Carlisle…

-Partez ! Déclara brutalement le Duc en coupant la parole à Jasper. Je suis désolé, je sais que j'avais dit que je vous aiderai, mais je ne peux pas prendre le risque qu'il arrive quelque chose à Edward.

-Carlisle…

-Non, Jasper, je suis navré. C'est trop dangereux…

-Ça suffit ! S'écria Edward en se redressant. Tout va bien. Je vais bien et Robert ne représente pas une menace et avant que tu ne te récries, je vais simplement te dire ce qui se serait passé si tu étais arrivé, Robert m'aurait simplement lâché, il était d'ailleurs déjà en train de le faire !

-Comment peux-tu affirmer qu'il…

-Parce que j'étais dans son esprit ! Expliqua-t-il. Je lui ai ordonné de me lâcher et il était en train de le faire ! Donc, tu vois, tu n'as pas besoin de t'inquiéter, je suis tout à fait apte à me défendre, nous pouvons donc tous rester ensemble.

-Edward ! Soupira Carlisle en lui lançant un regard inquiet. Je comprends que tu ne veuilles pas te séparer de ton ami, mais ton don est loin d'être infaillible.

-Je sais ça, s'agaça le jeune homme. Ecoute, insista Edward en enroulant ses bras autour de la taille de Carlisle, nous n'avons qu'à dire que je ne me retrouverai jamais seul avec Robert si cela peut te rassurer. S'il-te-plaît, Carlisle…

-Ce n'est pas prudent, murmura son Duc en l'enlaçant à son tour et Edward sut à cet instant qu'il avait gagné.

-Ecoutez, les interrompit Robert, je ne veux pas être une source de dispute ou d'angoisse, je préfère partir que te mettre en danger Edward.

-Tu restes, ordonna-t-il, je ne risque rien et puis ça me donnera une raison de rester au plus près de mon Cher Duc.

Carlisle sourit en entendant ses propos. Il ne fallut qu'une seconde pour que son Lord le prenne dans ses bras et ne l'emmène dans leur chambre où il l'allongea avec moult précautions sur le lit.

-Je vais bien, répéta pour une énième fois Edward en caressant la joue de son vampire. Calme-toi.

-Je suis désolé, mon ange, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il t'était arrivé quelque chose, j'en mourrai, je ne pourrais te survivre.

-Non, ne dis pas de telles choses, je ne veux même pas que tu y songes car, regarde, je vais bien. »

Carlisle esquissa un petit sourire alors qu'il l'observait avec attention pour chercher la moindre trace de souffrance. Enfin, semblant rassuré par ses propos ainsi que son examen, son Duc enfouit le visage dans son cou pour inspirer profondément son parfum. Il sentit ses lèvres déposer un léger baiser là où la cicatrice aurait dû se trouver, mais que son vampire avait déjà fait disparaître. Edward appuya doucement sur le torse de son compagnon pour le faire basculer, Carlisle se retrouva allongé sur le dos et il en profita pour se blottir contre son buste. Ils restèrent ainsi de longues minutes, blottis l'un contre l'autre, Carlisle caressait tendrement ses cheveux. Edward ne put s'empêcher de penser au cauchemar qu'il venait de faire. C'était étrange et très inquiétant comme rêve. Il avait plus eu l'impression d'être un spectateur de celui-ci plutôt qu'un acteur, par ailleurs, certains détails lui semblaient inconnus, sans parler de l'horrible meurtre qu'heureusement Robert avait stoppé en le réveillant. Un frisson parcourut son être alors qu'il avait l'impression de sentir le cœur chaud battant encore au creux de sa main.

« -Tout va bien ? S'inquiéta Carlisle qui avait perçu son tressaillement.

-Oui, murmura Edward, je repensais juste au mauvais rêve que j'ai fait tout à l'heure.

-Tu veux en parler ?

Edward enfouit son visage dans le torse de son amant, cherchant toujours un peu plus de réconfort, les bras de Carlisle se resserrèrent autour de son corps.

-C'était juste étrange et horrible.

-Comment ça ?

-Je ne sais pas. J'avais l'impression que c'était mes souvenirs mais ils me semblaient étrangers. Je me demande si… Si je n'ai pas tout mélangé.

-Que veux-tu dire ?

Le jeune homme se redressa pour plonger son regard dans celui ambré de sa moitié.

-J'ai fait un rêve étrange, j'ai revu une soirée à Londres où mère m'avait demandé de faire une course pour elle. Il y avait plusieurs choses étranges, j'avais impression de voir la scène à travers les yeux de quelqu'un d'autre.

-Cela arrive parfois, les rêves sont souvent étranges et parfois inexplicables.

-Oui, mais il y avait des détails qu'il ne me semblait pas avoir remarqué à l'époque ! Insista Edward.

-Peut-être…

-Oui ? Encouragea-t-il.

-Je me demande si tu n'es pas en train d'évoluer à nouveau. Les vampires ont des sens développés qui leurs permettent de percevoir plus de choses qu'un être humain. C'est peut-être en train de t'arriver. Tu perçois plus de détails.

-Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi dans un rêve ? Et surtout pourquoi une scène datant d'environ un an ?!

-Je l'ignore, admit Carlisle d'un ton rassurant, peut-être ton inconscient essaye-t-il de te rappeler quelque chose ? Un détail qui aurait pu te paraître insignifiant à l'époque, mais qui a son importance.

Le jeune homme fronça les sourcils alors que son esprit fonctionnait à vive allure.

-La prostituée, souffla Edward en se blottissant à nouveau contre le torse de son Lord.

-Quelle prostituée ? Interrogea le Duc.

-Je n'ai jamais fait le rapprochement, avoua le jeune homme. Ce soir-là quand je suis sorti, j'ai été abordé par une prostituée sur le chemin du retour. J'ai poliment refusé, mais elle a insisté. Je crois qu'elle savait qui j'étais et elle s'est dit que je pourrais la faire entrer au Manoir. Je… Je ne pouvais pas l'écouter… Mère ne voulait pas que je m'arrête pour les écouter, sinon, elle disait que je ne pourrais plus faire un pas dans la rue. Je suis parti aussi vite que possible et je n'y ai plus jamais repensé.

-Sais-tu pourquoi tu as rêvé de cela ?

-Je… C'était la première nuit où Jack l'Eventreur a frappé, chuchota Edward d'une voix tremblante, c'était sa première victime.

Carlisle se raidit avant de l'attirer un peu plus dans ses bras tout en glissant ses doigts sous menton pour lui faire relever la tête et plonger son regard dans le sien.

-Tu n'y es pour rien, affirma le Duc, tu n'es pas responsable.

-J'aurais pu répondre à ses attentes et l'emmener au Manoir où elle aurait été en sécurité.

-Edward, rien ne te dit qu'il n'aurait pas attendu qu'elle ressorte pour la tuer ou il aurait pu s'en prendre à quelqu'un d'autre. Tu n'es pas responsable, amour, tu ne pouvais pas deviner ce qui allait se passer.

-Je… Ce n'est pas tout, Carlisle. Je… J'ai vu son meurtre.

Le jeune homme ferma les yeux. Son Duc n'avait rien dit, mais il pouvait entendre les pensées paniquées de ce dernier qui ne cessait d'émettre des hypothèses plus inquiétantes les unes que les autres. Edward trembla en les entendant, l'une lui faisant froid dans le dos avant que l'esprit de son compagnon ne devienne silencieux.

-Tu n'as pas tué cette femme, même inconsciemment, tu n'en es pas capable, affirma Carlisle.

-Mais tu y'as pensé ! Reprocha Edward en se redressant, les yeux emplis de larmes.

Furieux et terrorisé, le jeune homme voulut glisser hors du lit, mais un bras s'enroula autour de sa taille pour se retrouver contre le torse de son amant.

-Je l'ai effectivement envisagé avant d'écarter tout aussi rapidement cette hypothèse.

-Mais tu ne peux en être sûr !

-J'en suis sûr ! Peux-tu te calmer et bien vouloir m'écouter ?

Edward se débattit quelque peu, mais il ne put échapper à la poigne ferme de son compagnon. Ce dernier déposa plusieurs baisers dans ses cheveux en attendant qu'il se calme.

-Tu es d'accord avec moi pour affirmer que tu as développé ton don qu'il n'y a que quelques semaines ?

-Oui.

-Cependant, il était là, il a toujours été là en toi, latent, mais bien présent. Je pense donc que tu as toujours pu percevoir certaines pensées.

-Certaines ?! S'exclama Edward. Cela me paraissait effroyablement réaliste ! Comment comptes-tu expliquer cela ?

-Les Volturi.

-Pardon ? Je sais qu'ils sont derrière des tas de mauvais coups, mais je ne vois pas le rapport avec eux ?

-Que tu le veuilles ou non, tu as capté leurs esprits et les horreurs qui y sont enfermées. Pour moi, ces dernières se sont mélangées avec celles du tueur que tu as pu percevoir il y a longtemps. Ecoute, j'ai deux arguments qui te convaincront. J'ai étudié tous les rapports du médecin légiste concernant les victimes, raconte-moi ce que tu as vu et je te dirais lequel de nous deux a raison.

Edward soupira. Il était difficile pour lui de raconter la scène. Une idée traversa son esprit, il fit son possible pour se concentrer et pousser les images de son cauchemar vers l'esprit de son amant. En réponse, ce dernier lui fit parvenir les souvenirs intacts qu'il avait du rapport du médecin légiste. Un silence s'étendit ensuite entre eux, leurs regards étroitement mêlés.

-Tu es suffisamment bon élève pour comprendre les termes du rapport, non ?

-Oui, balbutia-t-il.

-Il est impossible au vue des lésions sur le corps de la malheureuse que le tueur ait tenu le cœur palpitant dans sa main alors qu'elle rendait l'âme, c'est physiologiquement impossible, Edward, répéta son vampire pour que les mots pénètrent bien son esprit. Maintenant, le deuxième argument : les Volturi et leurs gardes ont traqué, attrapé et exécuté Jack l'Eventreur.

Edward baissa légèrement les yeux, ayant du mal à soutenir le regard de son compagnon qui paraissait de plus en plus inquiet face au sentiment de culpabilité qui l'étreignait. Le jeune homme fit son possible pour se détendre et offrir un visage souriant à son amant.

-Tu as raison, admit-il en souriant timidement. Je ne sais pas ce qui m'arrive.

-Je pense que tu as dû passer à travers beaucoup de choses ces derniers temps, il est normal que tu sois un peu perdu.

-Oui, tu as raison.

-Edward, je veux que tu me promettes de venir me parler si jamais tu te sens mal ou si tu as à nouveau de mauvais rêves. Nous allons travailler à consolider ton bouclier mental pour que cela ne se reproduise pas, d'accord ?

-D'accord, acquiesça-t-il.

-Bien. Et maintenant, que pourrions-nous faire pour te détendre ? »

Edward éclata de rire quand il se retrouva bousculé et allongé sur le dos contre le matelas. Carlisle s'empara avec passion de ses lèvres alors qu'il les dépouillait rapidement de leurs vêtements. Le jeune homme mordilla sa lèvre inférieure quand les lèvres de son compagnon se refermèrent autour de l'un de ses mamelons qu'il sentit durcir sous les coups de dents habiles du vampire. Le jeune homme gémit. Ses mains descendirent le long du dos nu du Duc avant de s'arrêter sur ses fesses qu'il caressa avant de les empoigner fermement pour presser leurs bas-ventres tendus l'un contre l'autre. Ils gémirent à l'unisson. Edward ne put retenir un léger rire face à l'empressement de son Lord qui avait attrapé ses chevilles pour les poser sur ses épaules. Ses mains se refermèrent autour des draps qu'il tordit entre ses doigts, sans qu'il ne le remarque Carlisle s'était emparé de la lotion, il ne le sut que quand il sentit les doigts de son vampire se frayer un chemin au plus profond de son intimité pour frapper directement sa prostate. Le jeune homme cria quand sa moitié s'immisça rapidement en lui, le comblant tout en le faisant trembler de plaisir.

« -Ça va ? S'inquiéta Carlisle d'une voix rauque en cessant tout mouvement. Je ne voulais pas être si brusque, je…

-Tais-toi ! Gronda-t-il. M'as-tu entendu me plaindre ?

-Non, mais…

-Alors, bouge ! »

Son Duc ne put retenir un sourire. La seconde suivante, le vampire s'emparait violement de ses lèvres, leurs langues bataillaient pour prendre le dessus sur l'autre alors que Carlisle s'enfonçait violemment en lui. Leur étreinte était brutale et rapide. Edward sentait déjà son orgasme se construire, son corps tremblait, son cœur battait violemment dans son torse alors qu'il enserrait fermement le corps de son Lord avec le sien. Leurs gémissements de jouissance furent étouffés par un baiser emplit de passion. A bout de souffle, Edward se laissa tomber dans les oreillers. Carlisle l'observa durant quelques secondes avant de se retirer et de rouler sur le côté. Le jeune homme se sentait épuisé, il entraperçut à peine une serviette nettoyer le résultat de sa jouissance qui maculait son estomac, puis, il retrouva l'étau protecteur des bras de son Duc alors qu'il s'endormait.

.


.

Carlisle jeta un coup d'œil à la pendule ornant son bureau. L'heure du repas n'allait pas tarder à arriver et il était temps qu'il réveille son doux dormeur. Il s'excusa auprès de Jasper et Robert pour rejoindre son amant pendant que ses amis allaient réchauffer le repas qu'ils avaient ramené des cuisines de Dorset Manor. Le Duc entra doucement dans la chambre en entendant la respiration régulière de sa moitié qui lui indiquait que ce dernier dormait toujours. Il entra dans la chambre et s'approcha du lit où il s'assit sur le rebord. Ses doigts effleurèrent le dos dénudé de son ange, descendant toujours plus bas avant de se heurter au drap qui couvrait le bas du dos de son compagnon. Celui-ci bougea un peu, se retournant dans son sommeil pour exposer son torse à sa vue concupiscente et si le repas n'était pas prêt à être servi, il aurait choisi une autre technique pour réveiller son ange. Alors qu'il allait l'appeler doucement, il fut étonné de voir un pendentif reposer sur le torse de son amant. Carlisle avait pensé que le jeune homme ne souhaitait pas porter le collier qui avait appartenu à son père, il lui semblait même l'avoir vu le ranger avec la bague que sa mère lui avait offert. Ses doigts effleurèrent le rubis, le bijou lui était familier, mais il avait eu beau y réfléchir, il n'arrivait pas à se rappeler où il l'avait vu ! Et dire qu'il n'y avait pas quelques heures, il avait vanté la mémoire des vampires et voilà que celle-ci lui faisait défaut ! Le Duc en avait discuté avec Jasper, mais ce dernier avait affirmé voir le pendentif pour la première fois de sa vie. Carlisle soupira. Alors qu'il allait se pencher pour embrasser tendrement son ange, il fut attiré par un mouvement à la fenêtre de leur chambre. En un éclair, il fut devant celle-ci à scruter l'horizon, ses sourcils se froncèrent quand il constata qu'il n'y avait rien, pas même un oiseau. Décidément, ses sens lui faisaient défaut et cela devenait quelque peu inquiétant ! Un léger soupir attira son attention, il se retourna pour voir Edward s'étirer entre les draps de leur lit, celui qui le recouvrait glissa lentement sur son corps, lui offrant un spectacle des plus appétissants. Son regard devint noir de désir quand il croisa le sourire aguicheur bien qu'un peu endormi de son amant. Carlisle décida donc que le dîner pourrait attendre encore un peu, il était affamé, mais de tout autre chose. Sans attendre, il se jeta sur son amant qui l'accueillit par un petit rire avant de le renverser sur le lit pour le dépouiller de ses vêtements, Edward semblait tout aussi impatient que lui et cela le ravi ! Oubliant tout, il s'empara des lèvres du jeune homme…