Chapitre 27, troll et histoire de fondateurs
Le mois d'octobre passa rapidement, la réussite de Ron resta dans les annales et les gryffondors des années supérieurs lui en firent voir de toutes les couleurs. Les autres rouges et ors de première année étaient traités de moutons et d'idiots pour avoir suivi l'idée stupide du roux. Les deux seuls à ne pas être importunés étaient Neville et Jamesie. D'ailleurs, même les Swindler avaient cessé de s'en prendre à Jamesie pour se déchaîner sur Ron après que ce dernier ait tenté de se venger en s'attaquant à Hermione alors qu'elle était seule. Draco avait explosé de rage et le rouquin avait passé la semaine, enfermé à l'infirmerie le temps que les blessures se soignent.
Le temps passa tranquillement pour au moins deux personnes, Severus et Minerva. En effet, Severus se mit en tête de séduire sa collègue, toute émoustillée par l'attention que lui portait le sombre et sexy professeur de Potions. Si certains professeurs étaient amusés en voyant le terrible Severus Rogue faire sa cour à la sévère Minerva McGonagall qui n'était absolument pas contre d'après les œillades du professeur de métamorphose, d'autres étaient plus qu'écœurés. En effet, Albus Dumbledore était jaloux comme un pou tandis que Quirrel alias Voldemort avait tous les jours envie de vomir quand il voyait les deux professeurs se tourner autour en dégoulinant de bons sentiments.
Cependant, à la fin du mois, le 31 octobre, cette petite routine composée de mauvais coups contre Weasley et de séduction professorale vola en éclat. En effet, tous les élèves dévoraient joyeusement le festin d'halloween quand le professeur Quirrel entra dans la Grande Salle et hurla d'un air paniqué :
-Un troll ! Un troll dans les cachots ! Je voulais vous prévenir !
Les Swindler cessèrent de manger le temps de regarder le professeur s'effondrer sur le sol. Draco s'exclama dans le silence :
-Zut ! Et moi qui pensais que sa tête allait résonner de part son absence de cerveau, je suis déçu !
-Tu croyais que sa tête allait sonner creux ? demanda Hermione en faisant semblant de ne pas remarquer que toute la Grande Salle les regardait plus intéressée par la discussion que par le professeur étalé entre la table des gryffondors et des serpentards.
-Bah oui ! répondit son jeune amoureux.
-Je suis désolée de te dire que la tête de Quirrel ne sonnera jamais creux ! lança Léa en lorgnant sur un pilon de poulet rôti.
-Pourquoi ? demanda Draco.
-Parce que le vide absolu empêche la propagation du son, expliqua Harry le plus sérieusement du monde en piquant le morceau de volaille dévoré des yeux par sa sœur avec un sourire hypocrite.
Il y eut un pouffement et tout le monde vit Severus tenter de reprendre le contrôle de ses nerfs, mais il avait beaucoup de mal devant les sales coups des Swindler. Minerva cachait un petit ricanement qui prouvait qu'elle avait bien apprécié la réponse d'Harry. Soudain, Neville lança :
-Et Quirrel est toujours sur le sol !
-On a toujours besoin d'une carpette ! lança Draco avec un léger sourire.
Là, il y eut un rire venant des élèves qui déclencha une avalanche d'hilarité. Voir le terrible Severus Rogue et la sévère Minerva Mcgonagal rire à gorge déployée, c'était étrange, mais bigrement communicatif. Les quatre élèves et Neville avaient réussi à calmer les élèves dix fois mieux que le vieux Directeur. Albus était très énervé, mais il se calma rapidement, puis ordonna aux préfets de ramener les élèves dans leur maison. Alors que tous les élèves allaient obéir et quitter la Grande Salle, les Swindler applaudirent le vieux directeur et Harry lança :
-Envoyons les serpentards dans les cachots là où se trouve un troll.
-C'est une idée qu'elle est bonne ! continua Léa.
-Eh puis, s'ils meurent tous… commença Hermione.
-C'est pas grave on achètera des poissons rouges pour les familles concernées, conclue Draco.
Alors que Rogue, comme un caméléon, lançait un regard noir vers Dumbledore tout en lançant un regard reconnaissant vers les Swindler, ces derniers lancèrent :
-Bon les serpentards, on vous invite tous dans la tour des serdaigles. On pourra peut-être améliorer notre ambition et notre ruse et vous, vos notes ainsi que votre intelligence scolaire. Allez, zou, mauvaise troupe.
Tandis que les professeurs allaient combattre le troll, très en colère contre Dumbledore qui n'avait pas pensé à la sécurité des enfants de serpentards, les Swindler se levèrent et partirent rejoindre la tour de Serdaigle suivit par les bleus et bronze ainsi que les verts et argents, soulagés de se mettre à l'abri. En chemin, ils croisèrent une bestiole grande, grosse, laide, puante et stupide.
-Que fait le vertueux Jamesie Potter loin de son fan club ? demanda Léa pour la plus grande hilarité des Serpentards qui appréciaient beaucoup les Swindler.
-Je vais me battre contre le troll et je vais le vaincre ! s'exclama Jamesie avec hauteur.
-Oh ! Génial. Sauf que ton frère jumeau est monté au quatrième et qu'ici on est au septième, lui lança Harry avec un léger sourire, tandis que les serdaigles rigolaient, s'étant rendu compte que le glorieux survivant n'était qu'un fainéant et un horrible orgueilleux.
Après un vague geste de la main, les Swindler continuèrent leur route tandis que Jamesie allait se battre contre le troll. Toute la troupe pénétrèrent dans la tour et les élèves de serpentard se regroupèrent intimidés d'être chez les serdaigles. C'était la première fois depuis la construction de Poudlard que les serpentards étaient dans une salle commune étrangère. C'était un immense chambardement pour les verts et argents. Les serdaigles étaient amusés devant la nervosité des serpentards, mais aucun d'entre eux ne ria, car ils se disaient qu'eux aussi seraient nerveux s'ils devaient se cacher dans la salle commune des serpentards. Le préfet de septième année leur dit :
-Vous êtes les bienvenues dans la tour de Serdaigle pour cette nuit.
Le préfet de septième année de Serpentard s'avança et dit :
-Au nom de Serpentard, nous vous remercions de votre accueil. Et nous espérons que cette ignoble oubli de la part du directeur créera de nouveaux liens entre Serdaigle et Serpentard.
-C'est en effet une honte de mettre en danger des étudiants et surtout des enfants de première année qui ont tout à apprendre, répondit le préfet toujours outré par ce qu'avait ordonné le directeur.
Les serpentards se regardèrent, puis Blaise Zabini s'approcha doucement et murmura :
-Votre salle commune est vraiment très belle.
Comme s'il avait appuyé sur un bouton, les élèves des deux maisons se mirent à discuter de tout et de rien, puis les serdaigles étant ce qu'ils sont, poussèrent les serpentards à travailler sur leurs différents devoirs. Brusquement, ils entendirent un sanglot. Tous cessèrent leurs activités et ils virent apparaître Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard. La fondatrice des bleus et bronze pleura doucement en murmurant :
-Je suis tellement fière de vous mes petits poussins, mais petits aiglons.
Les serpentards virent les aigles devenir écarlates devant la fierté de leur fondatrice. Salazar se tourna vers les Swindler et leur dit :
-Merci, vous avez sauvé la vie de mes petits serpents. Trouvez le moyen de, soit changer Dumbledore soit de vous en débarrasser, il met en péril l'unité de Poudlard et c'est lui qui a créé Voldemort par ses erreurs et sa volonté de non participation.
Ensuite, il se tourna vers les serpentards et leur dit :
-Maintenant, vous allez faire tout votre possible pour unir Poudlard. Méfiez-vous de Potter, il suit le même chemin que mon fils.
-Votre fils ? demanda un premier année.
-Oui, mon fils, Tibérius.
Les élèves des deux maisons s'assirent calmement et décidèrent d'écouter le fondateur. Les plus jeunes ressentaient la grande tristesse qu'exprimait le fantôme. Salazar qui s'était tût un instant reprit la parole en se souvenant des beaux jours avec son frère bien aimé et les pires qui avaient suivi :
-Vous devez savoir que mon frère et moi nous avons été reniés par notre père car nous avons refusé d'épouser les jeunes héritières qu'il avait choisi pour nous. J'avais le choix entre Louise Barbetorte, une horrible mégère laide comme un pou et encore plus idiote qu'une poule écervelée et Cunégonde de Vermantois une jeune femme de plus de 70 ans encore plus fripée qu'un vieux pruneau et qui sentait la morue pas fraîche.
Les étudiants et Rowena éclatèrent de rire alors que Salazar frissonnait encore en se souvenant de la tronche de ses fiancées. Comme s'ils avaient été attirés par les rires des enfants, Godric et Helga apparurent près des deux autres fantômes. Salazar continua son histoire et raconta :
-Godric, lui, avait le choix entre la comtesse de Ingelheim, un homme barbu et moustachu avec des seins.
L'explosion de rire fut telle que même à l'extérieur de la tour, elle fut entendue. Mais heureusement, les professeurs couraient encore après le troll. Godric ricana un peu puis lança :
-Elle n'avait pas que la barbe, elle ressemblait à un loup-garou un soir de pleine lune et avec le caractère en plus.
-Et l'autre femme ? demanda un jeune serdaigle.
-L'autre femme ?! Elle ressemblait à un troll et elle en avait l'haleine. Quand on a vu les tromblons, on a refusé de s'unir avec ces choses. Après tout, on ne fait pas dans la zoophilie. Père a pété un boulon et nous a ordonné de choisir ou de partir…
-Alors on est parti et nous avons créé notre propre vie. Après quelques années de voyage, nous avons rencontré Helga et Rowena avant de construire Poudlard. C'était une époque formidable. Et puis, six ans après l'ouverture de Poudlard, un homme est venu chercher de quoi se reposer avant de repartir. Je ne le sentais pas, il y avait quelque chose de mauvais et de malsain en lui. Mon fils aîné s'appelait Tibérius Serpentard. C'était un enfant adorable et très joueur, mais quand cet homme est arrivé, tout a changé. Tibérius l'a emmené à la bibliothèque et quand mon fils est revenu, il était entouré par une aura de puissance étrange quant à l'homme, il s'était évaporé. Nous ne l'avons jamais revu. A partir de ce moment précis, mon fils a changé. Il est devenu de moins en moins lui, pour devenir de plus en plus sombre et maléfique. Quand sa formation a été terminée, il a disparu et il est revenu deux ans plus tard. Mon fils était mort. Mon bébé est devenu un démon, un monstre. La première chose qu'il fit, fut de nous traquer ma famille et moi. J'ai caché mon petit dernier dans le domaine de mon frère et j'ai fait en sorte que Tibérius me recherche, cependant, je n'ai pas pu sauver ma fille chérie, ma petite Elysabeth. Ce monstre l'a tué devant Poudlard alors qu'elle s'amusait dehors. On la pensait à l'abris dans le jardin du château, mais comme il avait mon sang, il a pu traverser les barrières et attaquer la première personne qu'il a vu, à savoir sa sœur de neuf ans. En voyant ma fille mourir à la fleur de l'âge, ma rage fut telle que j'ai attaqué l'être que j'avais engendré. Le combat a duré cinq heures pour se terminer par ma défaite, soupira Salazar devant les élèves qui sentaient leurs yeux s'humidifier.
Rowena serra son époux contre elle et pleura doucement en se souvenant de la pire journée de sa vie, le jour où sa famille avait disparu et où son mari adoré avait été assassiné par son propre fils. Ce que son mari n'avait jamais su, c'est qu'elle s'était ruée sur son fils avec une épée ensorcelée et avait tenté de le tuer en vain, car c'est lui qui l'avait tué d'un sort bien placé.
Un jeune serpentard demanda avec diplomatie :
-Alors comment votre fils a été arrêté ?
Godric soupira lourdement et dit :
-Quand j'ai vu mon frère et ma belle-sœur être assassinés, j'ai foncé sur ce monstre et je l'ai combattu avec toute la rage que j'avais. Le combat a duré toute la nuit et le soleil s'est levé sur la mort de Tibérius et la mienne. J'ai tué ce démon avec l'épée de Rowena…
La jeune femme dit avec douceur :
-J'ai ensorcelé cette épée pour qu'elle libère une substance ressemblant à du sang de gorgone et j'ai recouvert la lame du venin de Fafnir.
-Bien jouée, mon amour, chuchota Salazar en embrassant sa femme encore frétillante de l'amour que ressentait son mari pour elle, amour largement réciproque par ailleurs.
Godric continua son récit :
-Donc j'ai tué Tibérius en lui enfonçant l'épée dans le cœur, mais lui a eu le temps de m'envoyer un sort mortel, qui déclenche dans le corps des hémorragies internes. Je suis mort dix minutes après lui. Helga a survécu pour élever nos enfants.
-Oui, ils étaient comme frères et sœurs et à ma mort, ils se sont mariés chacun de leur côté, puis trois siècles plus tard, les derniers descendants de nos familles se sont unis sous le nom de Potter.
Salazar et Godric murmurèrent :
-Nous sommes fiers d'avoir de si bon descendants.
Soudain, un vieux serpentard demanda :
-Mais si votre unique descendant s'est uni avec Potter, tu sais qui descend de qui ?
-Tu sais qui ? C'est qui ? demanda Salazar.
-Lord Voldemort, répondit Draco.
-Je ne sais pas, il faudrait le demander aux Gobelins, si vous les payez suffisamment, ils vous chanteraient l'hymne nationale sur la tête, répondit Salazar avec un sourire amusé.
Pour les serpentards, c'était le choc. Alors le seigneur des ténèbres ne serait pas le descendant du Grand Salazar Serpentard, mais un usurpateur. Ils allaient devoir en parler à leurs parents. Les discussions sur le passé et aussi sur l'avenir. En effet, Salazar et Godric expliquèrent les dangers de la consanguinité.
-Vous savez, les Crabbes et les Goyles étaient deux des familles les plus puissantes magiquement parlant et avec le sang d'elfe des bois qu'ils avaient ils étaient particulièrement beaux. Et puis la folie du sang-pur a émergé et ils ont oublié ce qui avait fait leur force, le métissage avec des êtres magiques. Par exemple, Godric et moi avons du sang de loup-garou dans les veines, cela nous donne plus de force et des sens plus accrus. Le sang d'elfe nous donne une plus grande facilité à concentrer notre force magique et le sang de veela apporte la capacité d'empathie plus élevé nous permettant de leurrer les ennemis durant les combats. Chaque apport de sang neuf donne plus de capacité magique.
Crabbe et Goyle qui n'étaient pas les plus beaux, ni les plus intelligents montrèrent à tous les ravages de la consanguinité. Une jeune fille de Serdaigle demanda aux fondateurs :
-Mais nous avons l'obligation d'obéir à nos parents. Je suis fiancée à Grégory Goyle. Je n'ai pas le choix, je serais chassée de ma famille si je refuse.
Les fondateurs étaient fous de rage et tous ressentaient des vagues de magie puissantes emplir la salle commune des Serdaigle. Rowena se mit à réfléchir, puis eut un sourire vicieux et lança :
-Vous saviez qu'il existait à notre époque un rituel qui empêchait les parents de souiller la magie des enfants.
-C'est lequel ?
-C'est le sort suojaa lastasi. Il permet à l'enfant d'être sous la protection de notre mère la magie en attendant d'être prêt à vivre sa vie. Tous les contrats conclus sans son autorisation ou effectués avant sa majorité sont brisés et si la famille recommence, ils sont punis.
-Punis comment ? demanda un serpentard qui haïssait sa famille, Théodore Nott.
-Ça peut aller d'une tape sur la main jusqu'à la perte de la magie en cas de violence sur l'enfant, répondit la fondatrice.
-Comment fait on ce rituel ?! demanda de nouveau Théodore avec une espérance pathétique.
Rowena regarda son époux et ses deux meilleurs amis qui lui firent un grand sourire plein de confiance. Salazar serra sa femme contre lui et murmura :
-Je te suivrai quelque soit ta décision.
Les fondateurs se tournèrent vers les swindler et leur dirent :
-Pourriez-vous amener les autres enfants ici ?
Les Swindler se regardèrent attentivement. Ils avaient l'air de se parler, mais sans que la moindre parole ne soit prononcée. Après une grosse minute de cet échange silencieux, Léa prit enfin la parole.
-Pourquoi les amener ici, pourquoi ne pas faire ce rituel sur Poudlard ainsi tous les enfants se trouvant dans le château seraient protégés et ainsi à partir du moment où vous le mettrez en place, tous les élèves qui viendront, seront protégés de leur famille.
Les fantômes se regardèrent et rougirent de honte. Ils n'avaient pas du tout pensé à ça. Mais c'était la chose la plus simple à faire. Comme quoi les jeunes générations avaient vraiment la capacité de voir ce que les plus vieux ne voyaient pas ou plus. Rowena toussota et dit :
-C'est une excellente idée. Cependant, pour faire une telle chose, nous avons besoin d'une carte de Poudlard or la seule existante se trouve dans le bureau du directeur. Alors comment faire ?
-Vous ne vous rappelez pas de l'aspect générale de votre école ? demanda Draco.
-Hé bien, comment dire… commença Helga sous les rire de plus en plus forts des élèves qui se rendaient compte que les puissants fondateurs n'étaient que des êtres humains et qu'ils avaient aussi leur défaut.
Ils se rendaient aussi compte que ce que leur famille leur disait à demi-mot était faux et que s'ils travaillaient forts et mettaient toutes leurs forces dans leurs buts, ils arriveraient à être aussi forts que les fondateurs. Ils devaient simplement y croire et se battre pour leurs convictions et non pour celles de leur famille.
Les Swindler eurent l'illumination. Les Maraudeurs. Seuls les maraudeurs pourraient les aider. Harry fouilla dans ses poches pour se rendre compte que leurs miroirs se trouvaient dans leur chambre. Ils devaient aller dans les chambres des secrets pour pouvoir prévenir leur père et savoir comment ils avaient fait pour faire toutes les conneries de leur enfance sans jamais être attrapé par les professeurs. Voyant que tout le monde discutait de comment trouver un plan de Poudlard, les Swindler sortirent de la tour de Serdaigle afin de rejoindre leur antre et de là discuter avec les terribles maraudeurs.
Draco était heureux et fier d'être aussi bien entouré. Il aurait pu rester le sale petit con de son enfance, mais grâce à eux, il était devenu quelqu'un. Il s'était hissé au dessus de sa condition de Malefoy. Il était devenu un sorcier, d'accord, il faisait des blagues débiles, transformait Dumbledore en limace, mais c'était un belle et grosse limace. Il se rappela toutes leurs blagues sur l'école et dut plusieurs fois se mordre le doigt pour s'empêcher d'éclater de rire. Il extériorisa son hilarité quand ils arrivèrent devant la porte de leur chambre. Cependant, son rire s'éteignit quand il se rendit compte que leur système de sécurité avait été déclenché, que la porte avait des signes flagrants de violence et qu'un de leur T-rex avait perdu deux dents.
Les quatre amis se regardèrent, puis sortirent leur baguette prêts à déclencher la troisième guerre mondiale si ce quelqu'un avait pénétré chez eux. Hermione lança un sort de détection, mais il n'y eut aucun effet. Draco pensa à ce que Serpentard avait raconté et lança un vieux sortilège qu'il avait découvert dans un vieux grimoire bouffé aux mites qui se trouvait dans la partie la plus ancienne de la bibliothèque du manoir Malefoy. Ce sort faisait apparaître tout ce qui était invisible et le mettait dans une bulle de magie indestructible.
Tous les quatre sursautèrent quand ils entendirent un bruit sourd résonné dans le silence de la pièce. Une bulle bleue apparut et à l'intérieur, ils virent apparaître une lumière sombre qui prit peu à peu une forme humaine. L'être était grand, sa peau était d'une blancheur cadavérique, ses cheveux étaient blancs et des yeux noirs sans la moindre pupille. L'homme n'avait d'humain que l'apparence, car tout en lui était sombre et il exhalait une sensation maléfique qui faisait froid dans le dos . Son aura suintait de haine, de malveillance et de méchanceté. Hermione et Léa étaient terrorisées, l'être devant eux avait un air des plus maléfiques et tout en lui montrait sa volonté de nuire et de détruire. Les filles se tournèrent vers Harry et Draco pour voir leur courage et elles les découvrirent dans le même état qu'elles avec en plus une tâche humide sur le devant de leur pantalon.
Ils n'avaient jamais eu à faire à une entité aussi démoniaque et ne savaient absolument pas quoi faire pour lutter contre cette chose. Ils avaient peur et malgré le fait d'avoir un âge mental de 19 ans, ils n'avaient d'expérience de la vie que ce qui était écris dans des livres, en un mot, aucune. Ils avaient tellement peur qu'ils préférèrent fuir et se cacher dans les toilettes de Mimi. Maintenant loin de la chose, ils purent se remettre à penser avec calme. Hermione craqua et se mit à pleurer dans les bras de Draco tandis que Léa sanglotait dans les bras de son frère. Qu'allaient-ils pouvoir faire ?! Soudain, une idée leur vint. Les fondateurs ! Eux ils avaient l'expérience qu'ils leur manquaient.
Les quatre enfants quittèrent en courant les toilettes de Mimi et rejoignirent la tour des Serdaigles. Quand ils pénétrèrent dans la salle commune des bleus et bronze, ils découvrirent que les élèves étaient tous allés se coucher et que les fondateurs les attendaient patiemment avec ce plan. Cependant, quand les quatre fantômes virent l'état des jeunes, ils comprirent qu'il s'était passé quelque chose. Godric demanda :
-Que vous arrive-t-il les enfants ?
-Quand nous sommes arrivés devant les deuxièmes portes de la Chambre des Secrets, on a remarqué que notre système de surveillance s'était mis en place. Alors Draco a lancé un sort et un être est apparut. On ne sait pas comment faire avec ce… cette chose. Aidez-nous ! raconta Hermione la plus calme des quatre.
Serpentard leur dit :
-Restez-ici !
-Non !
-Faites-ce que je vous ai dis ! tonna le fondateur.
Les quatre enfants bougonnèrent, puis s'installèrent dans la salle commune afin d'attendre le retour des fondateurs.
Les fondateurs foncèrent dans la chambre des secrets et virent l'être qui avait déclenché leur fin à tous. En le voyant, Salazar perdit son sang-froid et se jeta sur lui en oubliant qu'il était un fantôme et qu'il ne pouvait rien faire. Il traversa la créature qui éclata de rire et dit avec mépris :
-Salazar toujours aussi minable. Tu as perdu ton fils et maintenant ton nouvel héritier est devenu mien.
-Mon héritier ?!
-Oui, ton Jamesie !
-Ce n'est pas mon héritier, il n'est rien pour moi. Mon héritier enfin, mes héritiers sont Harry et Léa Claw. Tu t'es fait avoir cette fois-ci.
Devant la créature furieuse de s'être fait duper, Salazar éclata de rire. Son hilarité augmenta encore alors que les trois autres fondateurs avaient achevé le rituel qui enverrait la créature du mal dans les plus sombres abîmes de souffrance de l'enfer. Dans un hurlement de rage, la créature s'enflamma puis disparut à jamais. Loin de là, dans le dortoir des Gryffondors, Jamesie sentit une douleur atroce ravagée sa magie défaillante, perturbant encore plus son esprit et sa Magie. Son hurlement atroce réveilla en sursaut tous les gryffondors et quand le professeur Dumbledore arriva, il découvrit son champion les yeux révulsés et la bave aux lèvres.
A suivre
