Hey ! Salut à nouveau ! Oui oui, c'est encore moi, déjà ! Oui, je voulais me faire pardonner de ma longue absence alors je poste aujourd'hui un deuxième chapitre un peu plus long. J'espère que vous allez l'apprécier et je vous souhaite une bonne lecture !
« Je suis notaire mademoiselle, et vous êtes la seule héritière qu'il a choisit. Bien, premièrement, il a laissé une fiole de souvenirs et une lettre. Les voici, me dit-il en me tendant les deux objets. Ensuite, il vous a légué tout ce qu'il possédait. Chaque livre, objet, vêtement, meuble de cette pièce vous appartiennent tant qu'ils étaient à lui. Il a aussi demandé à ce que vous récupériez son chien et enfin, il vous à légué une maison dont l'adresse est stipulé sur ce papier. Tout ce qui se trouve à l'intérieur est à vous.
- Severus possédait autant de choses ? Et il me les a léguées ?
- Oui, mademoiselle Simon. Ah, j'allais oublier, il a aussi tenu à ce que vous héritiez du contenu de son coffre fort à Gringotts. Je ne peux, cependant, vous dire le montant qui se trouve dedans, je ne le connais pas. Bien, je dois aussi vous faire part d'autre chose. Albus Dumbledore a légué, à Monsieur Rogue et à vous, une maison dans laquelle, il dit, je cite « que vous avez passé votre premier Noël ensemble et dans laquelle vous avez appris à vous connaitre ». Je ne sais pas de quoi il parle mais il semblait penser que vous comprendriez. Voici les papiers, me dit-il en me tendant plusieurs feuilles. Il y a vos actes de propriétés, ce que vous devez signer pour prouver que je vous ai parlé de tout, lisez-le. Ah, il y a une chose que vous devez savoir, Monsieur Rogue souhaitait être enterré à Poudlard. Puisqu'il a été un des directeurs de l'école, je crois que c'est une chose largement faisable. »
Un instant passe durant lequel je lis tous les papiers, signe certains puis lui tends sans vraiment réaliser ce qu'il m'arrive. Ensuite, il me donne tous ce que je dois avoir pour posséder et utiliser les lieux et objets de Severus puis il me tend une main que je serre et s'en va, me laissant seule.
Enfin repartit, je me laisse tomber sur le canapé et y reste une heure durant avant de me relever. Rapidement, j'écris une note pour prévenir de mon départ et la fais voler pour qu'elle aille à la rencontre du professeur McGonagall. D'un geste, je saisis la cape noire de Severus, sur laquelle je jette un sort pour qu'elle soit à ma taille, prend les papiers et la clef du coffre de Severus puis sors de ma chambre d'un pas rapide pour monter les étages. Après plusieurs minutes, je me retrouve dans le bureau du professeur McGonagall qui m'attend de pied ferme.
« Professeur, bonjour.
Bonjour mademoiselle Simon. Vous vouliez me voir ?
Oui, j'aimerais vous demander un service.
Dites-moi ma chère, me prit-elle gentiment.
Eh bien, Severus n'étant pas revenu, je dois bien admettre sa… mort. De plus, je viens d'avoir la visite de son notaire.
Je suis navrée…
Severus, dis-je en balayant sa phrase d'un vague mouvement de la main, aurait aimé être enterré ici, à Poudlard. Je sais que nous n'avons pas son corps, mais il mérite une cérémonie et je veux exaucer sa demande alors j'aimerais me rendre à Londres, sur le chemin de Traverse pour régler cela seulement, j'aurais besoin d'emprunter votre réseau de cheminette…
Bien entendu. Si je peux vous aider pour quoi que ce soit…
Eh bien, peut être pourriez-vous me signer un papier attestant votre accord ? Cela pourrait faire pencher la balance. Je pensais aussi demander à Harry, il est plutôt influant maintenant qu'il a tué Voldemort.
C'est une bonne idée, je vais vous faire ce papier. »
Agilement, elle saisit sa plume, la glisse dans une belle encre noire comme les yeux de Severus et se met à gratter sur le parchemin sans relever la tête. Enfin, après quelques minutes, elle relève la tête et me tend le papier signé et comportant les sceaux de Poudlard. Je la remercie d'un hochement de tête tandis qu'elle m'indique l'autorisation d'utiliser la cheminée pour aller à Pré-au-Lard. Alors que j'avance vers celle-ci, je sens peser le poids de son regard sur moi, un regard triste. Avant de me jeter dans les flammes inoffensives, je me retourne et plonge mon regard dans le sien pour lui faire comprendre que tout ira bien, qu'il ne faut pas s'en faire pour moi. Puis, je jette la poudre de cheminette et plonge dans les flammes en articulant bien ma destination.
En quelques secondes, j'arrive dans au Chaudron Baveux, une auberge plutôt miteuse du chemin de Traverse. Après avoir épousseté ma robe de sorcier noire et jeté un regard noir sur l'ensemble des personnes présentes, je sors la tête haute de l'auberge. Déterminée, je marche jusqu'à Gringotts tandis que certains se retournent sur mon passage. Il faut dire que je suis plutôt intriguante. Les journaux ont parlé de moi, m'ont beaucoup cité comme ayant sauvé beaucoup de personnes. Et maintenant, ils me voient, les cernes sous les yeux, tout de noir vêtue, plus grande que la moyenne des femmes, les yeux d'un noir profonds et une démarche déterminée. Grâce à mes talons et à ma condition de semi-vampire, je suis bien plus grande que la plupart des personnes présentent sur le chemin de Traverse. Rapidement, j'arrive dans la banque de Gringotts et y pénètre en veillant à garder la tête haute. Je marche dans le hall lumineux et refait de la banque, laissant mes talons claquer sur le sol. Une fois devant le comptoir, je pose mes papiers et déclare :
« J'aimerais accéder au coffre de Severus Rogue et par la même occasion, le relier au mien. Je suis Marie Simon, la seule héritière de Severus Rogue.
Mademoiselle Simon, pouvez-vous nous montrer votre baguette ? C'est un petit rituel de passage avant de se rendre aux coffres. »
Je hoche la tête et lui tend ma baguette. Ensuite, il me fait signe de le suivre et nous partons dans les profondeurs de la banque en direction du coffre de Severus. Si le gobelin ne dit rien tout le long du chemin, je sens son regard sur moi tandis que j'ouvre une lettre que Severus m'a laissée. Sur l'enveloppe, l'écriture fine et penchée de Severus dit : Héritage. Je la décachette avec douceur puis la déplie pour lire ce que Severus voulait me confier.
Ma chère petite Marie,
Si tu lis ça, c'est que j'ai fais mon choix et que tu as reçu la visite de mon notaire. Je ne vais pas m'attarder à expliquer ce que tu dois savoir ici, tu le trouveras sur l'autre lettre. Cette lettre est plutôt faite pour t'expliquer certaines choses d'un point de vu… Economique. Je t'ai choisi comme héritière. Tu le mérite amplement puisque tu m'as tant donné. Je veux que tu récupère tout ce que j'ai, tu es la seule qui pourra faire bon usage de ce que j'ai. Comme te l'a surement expliqué mon notaire, je possède un appartement sur le chemin de Traverse avec un petit terrain. Tu découvriras là-bas, beaucoup de choses. Ma bibliothèque est toute à toi, je sais que tu l'apprécieras comme j'ai pu l'apprécier. Sur mon terrain, tu ne trouveras pas un joli petit coin comme peuvent rêver beaucoup de personnes, tu t'en doute. Non, il y a, là-bas, plusieurs espèces de plantes utiles pour les potions, fait en ce que tu en souhaite. Je te lègue aussi toute mes découvertes en matière de potions, de sortilèges et autres et te laisse y apporter les améliorations qui manque sur certaines. Il faut aussi que tu sache que mon coffre contient ce qu'il te faut pour te construire une belle vie, c'est un bon départ pour toi et je veux, non, j'exige que tu utilise mes gallions. Je sais que si je ne te l'ordonne pas, tu les laisseras là où ils sont mais ce n'est pas ce que je veux. Ensuite, j'aimerais être enterré à Poudlard. Tu sais que j'y ai toujours vécu, j'y ai rencontré les meilleures personnes, toi, Albus, Lily et y ai approfondis mon lien avec Drago. Je sais que tu parviendras à m'y faire enterrer, tu es assez entêtée pour et pour une fois, ça va mettre profitable. Enfin, je dois t'avouer que tu risque d'être surprise en entrant dans mon coffre. J'ai amassé, toute ma vie, pas mal de gallions mais j'ai aussi hérité de la maison de mon père, que j'ai vendu ainsi que d'un peu de la fortune d'Albus Dumbledore, à croire qu'il m'avait réellement à la bonne. Enfin, tu verras tout cela par toi-même.
Je t'embrasse,
De tout mon cœur de glace,
Ton Severus.
Un rire s'échappe tout seul de mes lèvres alors qu'une larme fait un sillon sur ma joue. Voilà comment Severus était, dur mais sachant s'y prendre avec moi. Jusqu'après sa mort, il tente de me faire sourire, de m'agacer en me lançant des pics et de me motiver. Un raclement de gorge de la part du gobelin me ramène à la réalité et je descends du wagon en séchant la larme solitaire qui s'est enfuie de mes yeux. S'il a vu mon instant de faiblesse, il n'en montre rien. D'un geste assuré, je tire vivement ma cape et place la lettre de Severus dans une poche intérieure avant de suivre le gobelin qui m'amène jusqu'au coffre de Severus. Alors que sa main pousse doucement la porte et qu'il se décale pour me laisser entrer, mes yeux s'agrandissent sous la surprise.
« Tu m'avais caché ça Sev' », murmurai-je pour moi-même.
La pièce comporte bien plus de gallions que je ne l'aurai cru et Severus n'avait pas tord en disant que j'allais être surprise. La surprise passée, je sors un portefeuille magiquement agrandis et saisit dix poignées de gallions. Une fois mon portefeuille remplis des gallions, je ressors de la pièce sans un mot et nous remontons à la surface sans parler. En haut, je salue le gobelin et sors de la banque. Une fois dehors, je me dirige vers le ministère de la magie. Rapidement, j'y arrive et me dirige vers le secrétariat. Je fais deux demandes et on me dirige vers différents étages dans lesquels je patiente avant d'être reçu pour ma première demande. Un homme d'une trentaine d'années, un air hautain sur le visage m'accueille et me fait entrer. Je m'assois sur un fauteuil face à lui et formule ma demande :
« Bonjour, mademoiselle Simon, c'est bien ça ?
Oui.
Que puis-je pour vous ?
J'aimerai acquérir l'autorisation pour enterrer le directeur Severus Rogue à Poudlard.
Quelle drôle d'idée. Mais enfin, nous n'avons pas retrouvé son corps et de plus, permettez moi de vous demander qui vous êtes pour me faire pareil demande.
Je suis sa sœur, monsieur.
Monsieur Rogue n'a jamais eu de sœur.
Vous connaissiez Severus personnellement peut être monsieur ? Je puis vous assurer que ce problème sera régler après que la demande que je viens de vous faire soit acceptée.
Vous paraissez bien sûre de vous. Qu'est-ce qui vous ait dire que je vais accepter ?
Beaucoup de choses en réalité. Premièrement, le droit d'enterrement à Poudlard est accordable aux directeurs de l'école et Severus l'a été. Deuxièmement, Severus a joué un grand rôle dans la fin de Voldemort alors il me semble que ce serait la moindre des choses que de réaliser sa dernière volonté. Troisièmement, j'ai, sur moi, un papier signé du professeur McGonagall, présentement directrice de l'école de Poudlard, attestant qu'elle autorise cet enterrement. Finalement, je peux aisément avoir le soutien d'Harry Potter, d'Hermione Granger, de la famille Weasley et des membres de l'Ordre du Phoenix en général. Je peux vous dire, monsieur, que je suis peut être jeune mais je suis entêtée et lorsque je veux réellement quelque chose, je l'ai.
Je vois, vous avez de très bons arguments mademoiselle Simon.
Rogue. Je m'appellerai bientôt comme ça, alors autant commencer maintenant.
Bien, mademoiselle Rogue. Je vais transmettre le dossier à mon supérieur qui le validera, ou non.
Parfait. Tachez de le convaincre de le faire rapidement, sinon, vous aurez de mauvaises surprises monsieur. Ravie d'avoir traité avec vous. »
Sans plus de cérémonie, je me retourne et sors de la pièce laissant ma cape onduler derrière moi à la manière de Severus. D'un pas rapide, je marche jusqu'à mon prochain rendez-vous et attends encore quelques temps avant d'être reçu par une femme d'apparence bien plus sympathique.
« Bonjour, que puis-je faire pour vous ?
J'aimerai reprendre le nom qui met dû et par la même occasion faire tous les papiers me concernant.
Bien sur. Vous êtes ?
Marie Simon, en réalité, Marie Rogue. Je souhaite reprendre le nom de mon frère et faire mes papiers d'identité pour attester de ma majorité sorcière.
Bien, donc déclinez-moi tout votre identité et nous ferons un test de parentalité avec monsieur Rogue. »
Deux heures durant nous parlons de différentes choses pour mettre au point mes papiers et, de ce fait, mon identité. Finalement, au bout de ces deux longues heures, je peux enfin repartir, papier d'identité en main et avec un nouveau nom, le vrai. Je me rends alors dans une petite boutique dans laquelle j'achète à manger pour les animaux puis dans une autre pour me renseigner sur le permis de transplaner. Ensuite, je retourne à l'auberge et passe par la cheminée pour rentrer à Poudlard. Enfin, j'arrive à Poudlard fatiguée par les tâches de la journée et le manque de nourriture. Je rentre immédiatement dans mes appartements et m'allonge sur le canapé sans parvenir à dormir.
Les jours passent et je ne dors, ni ne mange pas beaucoup. Après quelques jours, je reçois la réponse favorable du ministère de la magie pour l'enterrement de Severus que je m'empresse d'organiser. Je prépare chaque détail pour prévoir une cérémonie en une semaine.
Le samedi suivant, je me lève engourdie, j'ai pris une potion de sommeil pour dormir puisque je n'étais pas parvenue à le faire depuis deux jours. Je me suis donc endormie durant cinq heures sur le canapé du salon et il est maintenant cinq heures de l'après-midi. Lentement, je me déroule comme un chat et me lève. D'un coup de baguette, je remplie les gamelles des animaux puis me rends à la salle de bain pour me préparer. Je me glisse dans l'eau chaude d'un bon bain et y reste une heure durant pour permettre à ma peau de se revigorer un peu. Ensuite, je passe une longue robe noire dont le dos est fait de dentelle et les côtés aussi. Elle est fendue à mi-cuisse et laisse apparaitre mes longues jambes au bout desquels je mets de simples mais élégants escarpins noirs. Je passe, avec cela, l'ensemble de bracelet, boucles d'oreilles et collier en argent que Drago m'a offert ainsi que ma bague d'invisibilité que je désactive. Je laisse mes cheveux onduler sur les épaules en de belles boucles anglaises sur lesquelles je lance un sort pour les faire tenir puis m'attèle à un maquillage simple qui contient, de la poudre pour mon teint, un trait d'eye liner et du mascara. Plus ou moins fière du résultat, je lance plusieurs sorts pour masquer mes marques de fatigue puis retourne m'occuper des animaux pour les rendre présentables.
Un peu avant 19h30, je pars en direction du lieu de l'enterrement accompagné de mes animaux et la cape de Severus sur mes épaules. Lorsque j'arrive, le professeur McGonagall est déjà présente ainsi que d'autres personnes. Peu à peu, les invités arrivent et je les accueille sans vraiment tous les connaitre. Après un quart d'heure, je vois arrivé Harry, Hermione, Ginny et Ron. Les deux femmes se précipitent immédiatement dans mes bras tandis que les garçons attendent. Une fois le câlin passé, Harry s'approche et m'ouvre ses bras pour la première étreinte entre lui et moi. Ron, lui, se contente d'un petit sourire et d'un signe maladroit.
« Tu as encore maigri Marie ! me réprimande Ginny.
Gin', ça va, je tiens sur mes jambes, je ne suis pas en sucre.
Mais… !
Arrête, on dirait maman là…intervient Ron.
Avouez que j'ai raison tout de même… Peu importe, tu es très belle.
Merci, vous êtes tous très élégant aussi. Merci d'être venu.
Il n'y a pas de quoi, nous lui devons mille fois ça, me dit raisonnablement Harry.
Je pense oui. Bon, je vous laisse aller vous installer, je vais accueillir le reste des invités. »
Ils hochent la tête et je les salue pour passer à d'autres groupes avant de me faire happer par deux puissants bras. Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que des lèvres se plaquent sur ma joue.
« Thomas, doucement !
Pardon, tu m'as manqué et nous n'avons pas beaucoup pu nous voir depuis longtemps alors…
Je sais, je sais.
Comment vas-tu ?
Comme quelqu'un qui doit enterrer son frère, je fais face, je me résous. Et toi ? Comment se porte ta mère ? Tu lui passeras le bonjour surtout !
Bien entendu, je n'y manquerais pas. Elle va bien, elle est beaucoup plus détendue à présent mais refuse que je retourne à Poudlard l'année prochaine. Elle sait que je peux partir immédiatement dans une école et c'est ce qu'elle veut que je fasse pour trouver rapidement un emploi.
Oh, je la comprends en un sens… Ce n'est pas facile.
Oui, je viens de voir les autres, je vais aller les rejoindre, on se voit après la cérémonie ?
Oui, surement. »
Je le regarde partir un instant puis continue à saluer les nouveaux arrivants mais après cinq minutes, je me pétrifie. Mon regard vient de tomber sur celui que j'attends depuis trop longtemps à mon gout. Drago est à une dizaine de mètres de moi, entouré de son père, de sa mère, de Blaise et d'un autre homme de notre âge qui me dit vaguement quelque chose. Soudain, il tourne la tête et son regard d'acier accroche le mien. Je plonge mes yeux dans les siens et une impression de me noyer m'assaillie. C'est comme si plus rien n'existait autour de moi, comme si le temps venait de s'arrêter. Mais rapidement, il détourne le regard pour le poser sur sa mère qui l'appelle. Je les vois alors se diriger lentement vers moi et mon cœur semble s'accélérer à mesure de leurs pas. Enfin devant moi, Narcissa Malefoy prend la parole d'une voix douce et très belle.
« Bonjour, vous devez être mademoiselle Simon, c'est bien ça ?
Oui, enfin Rogue mais peu importe. Enchantée Madame Malefoy, Monsieur Malefoy. Bonjour Blaise. Drago.
De même. J'ai beaucoup entendu parler de vous, s'exclame Lucius Malefoy. On m'a vanté mille de vos exploits.
Oh, je n'ai rien fait de particulier Monsieur Malefoy, je peux vous l'assurer.
Vous êtes, si j'ai bien compris, dans la même promotion que Drago, Blaise et Théodore alors ? me questionne Narcissa.
En effet, Madame Malefoy.
Et, de quelle maison ? demande Lucius.
Serpentard… Et Gryffondor, répondis-je avec un petit sourire en coin.
Les deux ?
Oui Monsieur Malefoy, les deux. Comme quoi ces deux maisons ne sont pas si incompatibles que cela.
Trêve de bavardages. Je suis désolé Lucius, mais vous questionnerez cette jeune femme après, s'exclame Blaise sans complexe. Ne me regarde pas comme ça Marie, ils me connaissent depuis ma naissance quasiment et ils connaissent aussi ma personnalité. Surtout depuis la fin de la guerre…
Pauvre de vous…
Eh ! Tu ferais mieux de faire attention, ce n'est pas parce que je ne t'ai pas vu depuis longtemps que je ne suis pas capable de me venger jeune fille !
Jeune fille ? Tu plaisante, on a le même âge !
Peu importe. Mais Drago manque à ses devoirs, je vais te présenter notre ami puisque Drago est trop occupé à te dévisager. Voici Théodore Nott, ami de longe date, plutôt solitaire et rat de bibliothèque. Eh oui, même chez les Serpentard on a notre Granger !
Blaise… Tu me fatigue !
Je sais, mais c'est bien pour ça que tu m'aime. Bon, je viens de voir quelqu'un, viens Théo, on y va. »
Je souris face à la technique de Blaise pour nous laisser seuls, Drago et moi. En effet, Lucius et Narcissa sont partis lorsque Blaise à commencer à parler. Durant quelques instants, Drago et moi nous regardons en chiens de faïence puis je déclare :
« Tu n'es pas venu.
Non.
Pourquoi ?
Pourquoi pas ?
Eh bien, pour moi peut être.
Pour toi ? siffle-t-il tandis que ses lèvres se relèvent en un sourire mauvais que je déteste. Laisse-moi rire.
Je vois…
La cérémonie commence, au revoir. »
Perplexe, je le regarde partir sans un mot. Au passage, je croise Kovu que je salue gentiment avant d'aller m'assoir. S'en suis de longs discours sans sentiments avant que les plus intéressants ne parle. Harry monte sur scène pour dire certaines choses qui m'émeuvent sans que je ne le montre. Puis le professeur McGonagall parle de Severus, des leurs différents qui m'ont souvent amusé mais qui n'ont jamais été méchants. Enfin, viens mon tour. Doucement, je me lève et me crée un passage vers l'estrade. J'inspire un coup puis me lance :
« Bonsoir. Certains d'entre vous me connaissent, d'autres non. Je suis Marie Simon, ou plutôt, Marie Rogue depuis peu de nom mais depuis toujours de sang. En effet, je suis la sœur de Severus, sa petite sœur. Je l'ai appris le jour même de sa mort mais cela ne m'a pas empêché de l'aimer avant cela comme un frère. J'ai appris à connaitre cet homme complexe et à l'aimer pour ce qu'il était. Je peux vous dire que ça n'a pas été facile. J'ai beaucoup pleuré, j'ai subit ses colères, ses sauts d'humeurs, son mauvais instinct protecteur et j'en passe. J'ai vu de nombreuses facettes de lui. Je l'ai surement vu comme personne ici ne l'a jamais vu. J'ai appris à connaitre son sourire et à l'aimer, à connaitre ses humeurs et à le rendre heureux. J'ai voulu le rendre fier, j'ai même essayé de le sauver. Comme vous pouvez le voir ce soir, j'ai échoué. Oui, j'ai lamentablement échoué. Severus était un héros ou plutôt, un anti-héro. Il avait des défauts, je ne dirais pas le contraire. Oh oui, il était buté, blessant, orgueilleux, vicieux, rageant, agaçant et j'en passe mais je l'aimais pour ce qu'il était, même pour ses défauts. Je pourrais vous parler de lui des heures, peut être même des jours sans jamais m'en laser mais je n'en vois pas l'utilité. Je veux seulement dire un adieu à Severus, je veux seulement qu'il sache que je l'aime de tout mon cœur et qu'il en aurait été de même s'il n'avait pas été mon frère par le sang. Je t'aime Severus, murmurai-je doucement. »
Doucement, je me retourne et effleure le cercueil, laissant tomber une larme dessus. Je n'ai pas pleuré depuis la larme de Gringotts, j'ai été forte, je m'en suis empêché.
Severus, je t'aime. Je t'offre cette larme. Je t'offre cet instant de faiblesse, toi qui savais à quel point je déteste montrer mes faiblesses. Je t'offre mon amour.
Après quelques longues secondes silencieuses, je me recule un peu et laisse le prêtre sorcier envoyer le cercueil de Severus au fond du trou prévu pour à l'aide de sa baguette. Ensuite, il referme la tombe alors que mon cœur se brise un peu plus. Je sens contre moi quatre corps chaud qui sont ceux de Prince, Black, Berlioz et Kovu. Je les remercie d'un signe mais continu à fixer la tombe. D'un geste habile du poignet, je matérialise une couronne de fleurs, des lilys. Soudain, une main glisse dans la mienne et je relève la tête en quête de deux yeux gris mais ne trouve que deux perles vertes.
« Déçue apparemment ? me dit Thomas avec un léger sourire.
Je suis désolée, je pensais…
Que c'était Malefoy, je sais. Ne t'en fais pas va, je comprends. »
Sans un mot de plus, je laisse tomber ma tête sur son épaule tandis que je sens les gens partir en direction du buffet prévu. Je reste comme ça quelques minutes, à regarder le cercueil vide puis je relève la tête, construit un faux sourire sur mon visage et, après avoir fait un signe de tête à Thomas, lui assurant que tout va bien, je me dirige vers le buffet. Je dois trouver et parler à Drago. De gré, ou de force. J'avance doucement vers le buffet, Drago en plein dans mon viseur mais une personne m'arrête en se mettant devant moi. Je retiens une grimace d'agacement et pose mes yeux sur la personne.
« Mademoiselle Simon, je tiens à vous dire que vous avez très bien gérer l'organisation de l'enterrement de Severus. Vous feriez une parfaite femme d'affaire ou femme politique. J'ai appris que vous étiez parvenu à convaincre, voir à forcer, le ministère de vous accorder la possibilité d'enterrer Severus ici, s'amuse Lucius.
Je vous remercie mais je m'assure seulement d'avoir ce que je désire ou ce que mes proches désirent. Je ne ferais surement pas une bonne femme politique ou d'affaire, je suis trop franche, directe, impulsive et têtue pour cela mais je donnerais surement du fil à retordre à mes adversaires, en effet.
Assurément oui. Je suis, en tout cas, bien heureux de vous rencontrer. On ne cesse de me parler de vous et de vos exploits depuis quelques temps.
Vous voulez dire depuis la bataille finale ? Nommez les choses par leur nom monsieur Malefoy, cela les rend moins destructrice.
Vous avez raison mademoiselle Simon, vous êtes bien trop franche et directe pour la politique ou le monde des affaires mais j'apprécie votre trait de caractère. Les gens francs se font si rares…
N'est-ce pas Monsieur Malefoy ? dis-je d'une voix pleine de sous-entendus qui le font sourire.
Oh, je suppose que ma réputation ma précédée.
Ah oui, de la où je viens, nous savons beaucoup de choses sur vous. Cela doit être affreux pour vous de voir que j'en sais plus sur vous que vous n'en savez sur moi.
En effet, je vois que vous me connaissez plutôt bien. Puis-je vous demander d'où vous venez ?
De loin… D'un endroit où vous ne pourrez jamais aller sans mon aide et dans lequel, malheureusement, quiconque ici, pourrait devenir quelqu'un d'important. Un endroit dans lequel vous mépriseriez surement tous le monde.
Oh, vous piquez ma curiosité, dit-il avec un sourire… bienveillant ? Un endroit dans lequel je ne pourrais aller sans votre aide, je ne vois pas…
Oh, ne vous creusez pas la tête, vous ne connaissez pas cet endroit bien que les personnes là-bas connaissent la plupart d'entre nous. Monsieur Malefoy, je suis ravie d'avoir eu cette conversation avec vous, et je serais tout aussi ravie de la continuer plus tard, mais je dois m'absenter un instant, j'ai quelque chose de très important à régler avec… Quelqu'un.
Mon fils, je suppose. Vous feriez mieux d'aller par là-bas, m'indique-t-il avec amusement, je viens de l'y voir disparaitre.
Euh… Hum, merci Monsieur Malefoy, à bientôt. »
Gênée au possible, je tente de partir avec une démarche digne et la tête haute vers le bosquet d'arbres qu'il vient de m'indiquer. Je sens, malheureusement, le regard de Lucius posé sur moi jusqu'à ce que je ne disparaisse à la suite de Drago. Alors que j'ai passé le buisson qui me cache de la vu du reste des invités, j'accélère le pas et jette un coup d'œil derrière moi pour vérifier de ne pas être suivie. Mais soudain, alors que je regarde derrière moi, je percute quelque chose de dur qui m'arrête aussitôt.
« Quel boulet, ça m'apprendra à ne pas regarder devant moi, je peste alors que je m'attends à avoir percuté un objet.
Oui, un vrai boulet. On s'excuse lorsqu'on percute quelqu'un Simon ! siffle Drago.
Dra-Drago ! Je ne t'avais pas vu, désolée…
Je ne pensais pas être si petit que ça ou passer inaperçu pourtant, di-il d'une voix froide.
Non, bien sur que non ! Je regardais derrière moi, je n'ai pas fait attention.
Hum… Dis-moi, ce n'est pas moi que tu suivais j'espère ?
Et toi, ce n'est pas moi que tu attendais ? demandai-je avec un sourire en coin.
Je ne vois pas pourquoi j'aurais fait ça. Tu n'as pas répondu à ma question.
En effet. Si, c'est toi que je suivais justement. Je dois te parler.
Ah. Je n'ai rien à te dire.
Mais moi si. J'ai des questions à te poser, des sujets à éclaircir et des choses à t'apprendre.
Je ne veux rien savoir et rien te dire. En réalité, je ne veux rien à faire avec toi Simon.
Bon Dray', t'es gentil, t'es mignon, mais tu me soule à ne jamais savoir ce que tu veux. Un jour oui, un jour non, c'est chiant ! Alors écoute-moi bon sang avant que je ne m'énerve.
Tu es déjà énervée…
Faux, coupai-je agacée avant de reprendre. Okay, peut être un peu mais tu m'agace aussi là !
Bah si je t'agace, pourquoi viens-tu me parler ?
Vas savoir… Peut être parce que je t'aime espère d'abruti fini ! »
Nous nous regardons surprit durant une bonne minute, puis j'esquisse un petit sourire en coin face à mon agacement. Drago, lui, ne laisse rien transparaitre. Doucement, je m'approche de lui et pose une main sur son torse.
« Je suis désolée, je m'énerve alors que je ne devrais pas mais c'est que je t'aime et que j'ai peur de te perdre aussi…
Oh, ne t'inquiète pas… Tu m'as déjà perdu, dit-il en saisissant violemment ma main et en la serrant dans la sienne.
Par-pardon ? Tu… Tu me fais marcher là ? demandai-je en palissant à vue d'œil.
Oh non, loin de là. Je t'ai ouvert mon cœur, je t'ai montré une partie de moi que personne n'avait vu avant, certes, tu m'as permis de devenir celui que je suis aujourd'hui, un être meilleur, mais je ne reste pas avec les traitres et tu es une traitresse, lance-t-il en haussant le ton et en serrant plus fort ma main.
Drago… Tu ne comprends pas, non. Je ne t'ai pas…
Tu m'as menti ! Tu m'as trahit ! Tu m'as dissimulé la vérité ! Tu…
Non, non ! Je n'ai pas… essayai-je de dire.
Ne me mens pas ! Pas encore !
Mais Drago, je te jure que je ne t'ai pas trahit !
Mais par Merlin, arrête ! Tu recommences, tu continue ! Je ne veux plus avoir à faire à toi, tu comprends ça Simon ? » s'énerve-t-il en commençant à partir.
Sans réfléchir, je bouge rapidement et m'empare de son bras, l'empêchant de partir. Mais avant que je n'aie le temps de faire quoi que ce soit, je me retrouve projeté contre un arbre. Un corps vient immédiatement se coller contre moi agrippant ma main qui l'avait saisit précédemment pour la placer au dessus de ma tête. Instinctivement, j'agrippe le col de sa belle chemise tandis que je sens ses doigts ôter délicatement mes cheveux retombés devant mes yeux. Ensuite, il laisse sa main parcourir ma joue et instinctivement, je pose mon visage sur sa main douce et longue. Je l'attire un peu plus vers moi, décollant mon dos de l'arbre pour me coller un peu plus à lui. Je plonge alors mes yeux dans les siens, mordillant ma lèvre inférieure puis avance doucement ma tête vers lui tout en tirant sur son col pour l'approcher de moi tandis que mon autre main se trouve toujours au dessus de ma tête. Alors que nos lèvres sont à deux doigts de se toucher, je le sens s'éloigner un peu de moi. Frustrée, je murmure :
« Drago…
Je t'ai dis que c'était finit, murmure-t-il en posant son front contre le mien et en lâchant ma main.
Je t'en pris, il faut que tu m'écoute…
Non, non, c'est finit, je ne veux plus que tu m'ais avec tes belles paroles. Je ne veux plus rien avoir avec toi, je ne veux plus te parler, ni même te voir, du moins, au moins quelques temps. Il n'y aura plus jamais rien entre toi et moi, c'est fini alors lâche prise, lâche l'affaire.
Je t'en pris Drago, murmurai-je, ne me laisse pas… Je te jure que je…
Arrête, par pitié, arrête », grogne-t-il en posant doucement ses lèvres sur les miennes.
Ce baiser, aussi doux soit-il me laisse un goût amer dans la bouche. C'est un baiser d'adieu, je le sens bien. Finalement, après quelques longues secondes, il retire ses lèvres des miennes et part rapidement vers le buffet tandis que je reste appuyée contre l'arbre pour réaliser ce qui vient de m'arriver.
Alors ? Que pensez-vous de ce chapitre ? De la réaction de Drago ? J'attends vos commentaires avec impatience !
