Bonjour tout le monde !
Je profite de mon week-end de 4 jours (YEAAHHH ! ^^) pour vous mettre l'avant dernier chapitre de cette trilogie. En espérant qu'il comblera vos attentes, je vous souhaite un excellente lecture !
Chapitre 28
Une fois les grilles de Poudlard passées, Hermione transplana pour le manoir des Nott.
« C'est bientôt fini. La dernière ligne droite, après, je revois ma famille… » pensa-t-elle en traversant le jardin laissé à l'abandon.
Elle se fit un passage à travers les herbes folles et gagna la salle de bal ravagée par son combat contre Voldemort. Une moitié du plafond tenait par miracle, tandis que les pierres de l'autre se mêlaient à celle d'un mur effondré.
Au milieu de la pièce, le corps de Grindelwald était entouré d'un halo de lumière blanche et revenait progressivement à la vie. Ses membres commençaient à s'animer, ses doigts, ses jambes bougeaient en suivant une sorte de tempo. Puis, le corps du sorcier toucha le sol. Ses yeux s'ouvrir brusquement et sa cage thoracique se souleva en une longue respiration douloureuse.
- Enfin libre… murmura-t-il d'une voix rauque.
Il leva les yeux et eut un léger sursaut en remarquant Hermione devant lui.
- Mais… que faites-vous là ? demanda-t-il.
- Bonsoir Gellert, salua Hermione.
Et avant que le mage noir n'ait le temps de faire le moindre geste, la gryffondor traça de son index droit une rune sur le torse du sorcier. La rune brilla d'une lumière rouge, puis disparut dans les fils des vêtements de Grindelwald. Son corps s'illumina, se contracta violemment, puis plus rien ne se passa. Gellert se toucha le torse sans comprendre, puis leva des yeux interrogateurs vers la sorcière. Hermione eut un regard appréciateur, puis sourit.
- Maintenant que vous ne pouvez plus jouer avec le temps, nous allons avoir une petite conversation…
Minerva McGonagall marchait de son pas rapide dans les couloirs déserts de Poudlard. Le bruit de ses talons résonnait entre les murs de pierre, et couvrait les cris qui venaient du tableau qu'elle tenait sous le bras.
- Vous ne pouvez me faire ça, Minerva ! Je suis votre ami, votre ancien professeur…
- La ferme, Dumbledore ! dit-elle sèchement en empruntant un escalier.
Elle gravit l'étage, puis prit le premier couloir à droite.
- Minerva, si vous me donniez la chance de m'expliquer, vous comprendriez que…
- Que quoi ? Que vous m'avez menti pendant toutes ces années ?
- Absolument pas ! Je vous ai toujours prodigué de bons conseils et…
Minerva n'écouta pas la suite. Arrivée à destination, elle passa trois fois devant un mur et une porte se matérialisa. Elle l'ouvrit rapidement et s'enfonça dans la salle sur demande. Elle était toujours étonnée du désordre ambiant qui y régnait et du nombre d'objets que les élèves avaient cachés au fur et à mesure des scolarités qui s'écoulaient. Elle avança rapidement en direction du fond de la salle et attrapa le tableau coincé sous son bras.
Elle planta son regard dans celui de Dumbledore et fronça les sourcils.
- En souvenir de notre ancienne amitié, je ne brûlerai pas votre tableau et pourtant Merlin sait que ça me démange. Mais puisqu'Hermione vous a privé de votre pouvoir de nuisance, vous serez condamné à rester dans cette salle, sans personne à manipuler.
- Minerva, s'il vous plaît ! Ecoutez-moi ! supplia Dumbledore.
La directrice de Poudlard regarda un tas d'objets et jeta le tableau dessus. Le cadre dévala la pile de vieilleries et tomba sur les dalles de pierre en un bruit sourd.
- Et une ordure de moins dans mon bureau… marmonna la directrice.
Elle s'éloigna en direction de la porte sous les hurlements d'Albus.
- Minerva, revenez ! Minerva ! MINERVA !
Sans se retourner, McGonagall ferma la porte de la salle sur demande derrière elle, et se dirigea vers le parc. Elle devait à présent rejoindre Hermione pour combattre Gellert. Et quelque chose lui disait que son aide ne serait pas de trop.
Ginny prit la main de ses enfants et transplana pour les grilles de Poudlard. Une fois arrivée, ils franchirent rapidement l'enceinte qui menait au parc et le traversèrent à toute allure. Rose courait en tirant la main de sa mère mais Hugo, à moitié réveillé, n'arrivait pas à suivre. Ginny s'arrêta quelques instants, sous les protestations de sa fille. Elle prit Hugo dans ses bras et reprit sa marche quand elle aperçut au loin une femme qui avançait d'un pas rapide, sa baguette à la main. Ginny sourit en reconnaissant Minerva et Rose lui échappa pour se jeter dans les bras de sa marraine.
- Maman est revenue, c'est ça ? piailla Rose tandis que Minerva la soulevait en l'air.
- Oui, je l'ai vue, répondit McGonagall avec un de ses rares sourires. Elle a une petite chose à régler avant de vous rejoindre.
Ginny fronça les sourcils et Minerva articula sans bruit « Grindelwald », ce qui fit frissonner l'ancienne poursuiveuse.
- Je viens avec vous… murmura Ginny.
- Vous devriez rester avec vos enfants, dit doucement McGonagall.
- Severus est toujours au château ? Il pourra s'en occuper… proposa le professeur de vol.
- Je veux venir ! protesta Rose.
- Oh non jeune fille ! Tu restes ici ! gronda Ginny alors que la petite fille lui jetait un regard noir.
Rose tourna ses yeux suppliants sur Minerva, mais cette dernière secoua la tête.
- Obéis à ta mère… Ginny, je vous attends ici. Severus est dans ses cachots.
- Je ne le trouverai pas dans vos appartements ? demanda pernicieusement la gryffondor.
McGonagall fronça les sourcils et Ginny sourit de manière candide. Elle attrapa Rose par la main et l'emmena dans le château. Minerva soupira et regarda le ciel sans nuage, les rayons argentés de lune se reflétant dans l'herbe humide. Elle espérait que tout se passait bien pour Hermione. Une dizaine de minutes plus tard, Ginny revint et les deux sorcières avancèrent vers Pré au Lard pour transplaner.
- C'est injuste ! râlait Rose tandis qu'Hugo était plongé dans un manuel de potion de première année. Moi aussi je peux aider maman !
- Ah oui ? Et tu vas faire quoi ? Piailler dans les oreilles de Grindelwald jusqu'à ce qu'il devienne sourd ? demanda Rogue, narquois.
- Commence pas à faire ton Potter ! rétorqua Rose en croisant les bras sur son torse. T'es aussi bête que lui quand tu t'y mets !
- Pardon ?
La voix de Severus était un grondement fauve mais Rose l'ignora.
- Tu y crois quand je te dis que cet imbécile a osé m'ordonner d'aller au lit alors que je savais que maman était de retour ?
- Que c'est étonnant… répondit Severus de sa voix doucereuse.
- Et bien, je lui ai dit : « Tu n'es pas mon père, ni mon oncle. En fait, tu n'as aucune autorité sur moi… Je n'hésiterai pas à te jeter un sort si tu essayes de m'empêcher d'aller retrouver ma mère. Alors pousse-toi de là, tu me feras de l'air ! ». en plus, je t'ai imité ! J'ai froncé les sourcils, j'ai pris une petite voix froide et méchante.
- Et que s'est-il passé ? demanda Rogue en haussant les sourcils.
- Et bien, il a filé sans demander son reste ! C'est vraiment un pitoyable gryffondor sans cervelle ! rétorqua Rose en souriant.
Rogue se baissa pour se mettre au niveau de sa filleule et lui fit un grand sourire. Rose se pinça, croyant que son parrain était malade.
- Tout le monde a quelque chose de son parrain et de sa marraine, dit le maître des potions en ricanant. Et je sais ce que tu tiens de moi. Tu as le droit à une récompense. Allons aux cuisines de Poudlard pour nous régaler…
Rose rayonna. Sa maman était revenue, son parrain était fier d'elle et elle allait pouvoir manger de bons gâteaux. C'était une belle nuit !
- Je vous sens différente, Hermione… Qu'avez-vous fait pendant tout ce temps ? demanda Gellert.
- J'ai pris des cours supplémentaires, répondit-elle sombrement. Et j'ai eu un très bon professeur.
- J'aimerai savoir qui !
Hermione sourit en entendant la pointe de jalousie dans la voix de son ancien mentor.
- L'avantage, quand on remonte loin dans le temps, est qu'on fait des rencontres surprenantes. Merlin, par exemple…
Gellert blêmit, puis haussa les épaules.
- Vous avez de la chance. Que comptez-vous faire maintenant ?
- Je vais vous ramener à Nurmengard.
Grindelwald ricana et planta son regard dans celui de la jeune femme.
- Et pour quel motif ? Après tout, je vous ai aidé à tuer Voldemort !
- Et vous avez voulu retourner dans le passer pour éliminer Dumbledore.
- Chose que je n'ai pu faire.
- Grâce à mon intervention, ajouta Hermione.
- Grâce à votre intervention, répéta Gellert avec une petite révérence. Donc, techniquement, je n'ai rien fait de condamnable.
Hermione secoua la tête, navrée. Elle se tut un moment, cherchant ses mots.
- Vous… vous aviez raison pour Dumbledore, reprit-elle.
- A quel propos ? demanda doucement le mage noir.
- Il voulait m'éliminer.
- Intéressant… Et quel était le motif de sa vindicte ?
- Je contrariai ses plans de domination du monde. Ca devient lassant, tous ces mages noirs qui me reprochent la même chose…
Grindelwald éclata de rire, un rire contagieux qui gagna Hermione. Tous deux rirent un long moment, puis l'hilarité laissa place au sérieux de la situation.
- Qu'avez-vous fait de son tableau ? demanda le sorcier.
- Je l'ai vidé de toute magie. Il ne pourra plus nuire maintenant.
- Vous avez bien fait.
Ils se regardèrent un instant, et Hermione détourna les yeux.
- Rendez-vous Gellert. Soyez raisonnable. Je n'ai pas envie de me battre contre vous. Nous avons été manipulés tous les deux, et je suis sûre que je pourrai plaider en votre faveur auprès des instances de…
- Parce que vous pensez pouvoir gagner contre moi ? J'ai eu un an pour me reposer alors que vous… Mais regardez-vous ! Votre combat contre Albus vous a épuisé ! s'exclama Gellert.
- J'en ai encore sous le coude, ne vous inquiétez pas. C'est juste que…
La langue de plomb marqua un temps d'arrêt et Gellert fronça les sourcils.
- Que quoi, Hermione ?
- Je vous estime. Dumbledore vous a manipulé pendant des années, et vous avez cherché à vous venger, ce que je comprends. J'ai fait pareil. Mais je vous en veux, car vous l'avez cru lui, plutôt que moi.
- C'est-à-dire ?
- Comment avez-vous pu avaler que j'étais sa disciple ? S'il y a bien un homme auquel je ne ressemble pas, c'est lui ! Et si vous m'aviez laissée parler lors de notre affrontement, vous auriez compris que mon seul mentor est Minerva McGonagall ! cria Hermione, laissant exploser sa colère.
- Mais elle ne vous a appris que la métamorphose, et elle était seulement votre professeur ! rétorqua Gellert.
- Vous ne comprenez rien ! Minerva est une femme droite, un modèle d'intégrité et de loyauté. Elle est la première à se jeter dans la batailler pour protéger ce en quoi elle croit, pour sauver ses amis. Je n'en ai rien à faire qu'elle ne soit pas une encyclopédie du savoir magique, qu'elle ne soit pas mage. Pour moi, elle est la meilleure sorcière au monde, et c'est son exemple que je m'efforce de suivre !
Elle serra les poings et prit une grande inspiration.
- Contrairement à Dumbledore, vous n'avez jamais fait semblant avec moi, continua-t-elle. Vos actes passés, vous les assumez pleinement. Vous avez toujours été honnête avec moi. Et j'ai été stupide... J'ai douté de vous. J'ai cru que vous alliez me tuer. Mais non, vous vouliez juste m'associer à votre vengeance. Peut-être aviez-vous senti que Dumbledore voulait se débarrasser de moi, et vous avez cherché à me protéger… Vous êtes plus honorable que ce psychopathe qui se faisait passer pour un grand père gâteux.
Gellert fit un pas en direction de la gryffondor, puis se ravisa. Il tendit sa baguette vers elle et soupira. La colère de la jeune femme était retombée, et il ne restait qu'une grande lassitude.
- Finissez le travail, Hermione. Il vous reste un mage noir à neutraliser, et la boucle sera bouclée.
- Je ne peux pas… murmura-t-elle.
- Faites-moi honneur ! Que je ne regrette pas de vous avoir entraîné pendant une année.
Hermione secoua la tête, la mort dans l'âme, mais leva les mains, prête à attaquer.
- Puisque vous le voulez… murmura-t-elle.
- Puisqu'il le faut, corrigea Gellert. Les gentils finissent toujours par gagner, quand ils s'en donnent les moyens. C'est ma dernière leçon.
Le mage noir agita sa baguette et des blocs de pierre se soulevèrent du sol pour se précipiter vers la gryffondor. Hermione claqua des doigts et les projectiles explosèrent. Elle chercha du regard Grindelwald, mais le sorcier avait disparu. Elle ferma les yeux et se concentra. Quelques secondes plus tard, elle tendit sa main gauche et envoya un stupefix. Gellert réapparut, fit un pas de côté et évita le sort. Le vieux sorcier contrattaqua et rapidement, les sortilèges fusèrent de toute part. La salle semblait illuminée par des centaines de feux d'artifices aux couleurs multiples, du mobilier explosa, un nouvelle partie du plafond s'écroula. Hermione se jeta en avant pour éviter de se prendre des pierres sur la tête et Gellert en profita pour lui jeter un sort.
La sorcière ne put l'éviter complètement et un craquement sourd se fit entendre. Puis le cri de la sorcière retentit, douloureux. Elle tenta de se relever et se rendit compte que sa jambe gauche faisait un angle anormal.
- Vous êtes toujours convaincue de me vaincre ? demanda Grindelwald en souriant.
Hermione prit appui sur ses mains et réussit à se remettre debout. Elle grimaça de douleur mais ne quitta pas le mage noir des yeux.
- Plus que jamais, répondit-elle en serrant les dents.
Ginny et Minerva apparurent en un craquement sonore devant le jardin de la propriété des Nott.
- Vous passez par devant, je prends l'entrée de derrière, chuchota Minerva, sa baguette en main.
Le professeur de vol acquiesça muettement, et les deux sorcières se séparèrent. McGonagall courut dans les herbes folles, contourna le bâtiment et ouvrit d'un coup de pied sec et précis la porte de service, la baguette tendue devant elle. Elle observa les alentour rapidement, s'engouffra dans les couloirs et se dirigea vers la bataille, se guidant au bruit du combat.
Hermione agita la main et cinq petites boules blanches apparurent à chaque extrémité de ses doigts. Elle les laissa flotter devant elle et, de l'index, elle les relia en traçant un pentagramme qu'elle projeta à l'aide de sa main sur Grindelwald. Le mage noir agita sa baguette et envoya un sort qui traversa le pentagramme pour atteindre la langue de plomb en pleine poitrine. Cependant, le sortilège de la sorcière atteignit Gellert qui fut entouré des boules blanches qui explosèrent de concert.
Hermione percuta le mur derrière elle et sentit quelque chose se briser en elle. Sa respiration devint courte et laborieuse. Elle porta la main à sa poitrine en feu.
« Quelques côtes de cassées… » pensa-t-elle en se remettant debout.
A quelques mètres d'elle, Gellert faisait de même. Il semblait mal en point, ses vêtements étaient déchirés, couverts de sang, et l'os de son bras gauche était visible.
- Très belle attaque… murmura le vieux sorcier avec un air appréciateur. Dans d'autres circonstances, je vous aurai demandé de me l'enseigner.
- L'élève deviendrait le maître ? plaisanta Hermione.
- C'est dans l'ordre des choses.
Gellert tendit sa baguette d'une main ferme en direction de la sorcière.
- En garde Hermione !
Le sort fusa et la sorcière dressa une barrière de protection de sa main droite, tandis que la gauche envoyait un experliarmus. Grindelwald l'évita souplement, mais ne remarqua qu'à la dernière seconde la boule d'énergie noire qui fusait vers lui. Son corps se contracta sous l'impact, sa main lâcha sa baguette qui roula à quelques pas de lui puis il tomba sur le sol, secoué de spasmes. Ses doigts cherchaient à agripper convulsivement le sol de marbre, en vain.
Hermione observait le sorcier à terre et boita pour s'en approcher. Il n'était plus en état de se battre.
- C'est fini, Gellert. Je vais vous conduire en prison… murmura la sorcière.
- Vous n'avez pas compris. Je refuse d'être à nouveau enfermé. J'ai… passé plus de la moitié de ma vie en captivité. Tuez-moi plutôt. Mais jamais je ne retournerai entre quatre murs.
Hermione se laissa tomber à côté de lui et soupira.
- Gellert…
- Si j'avais eu l'intention de vous suivre, je ne me serai pas engagé dans un combat que je savais perdu d'avance. Qui suis-je pour défier l'élève de Merlin ? ricana le mage noir en un souffle. Rendez-moi service, Hermione. Tuez-moi.
La gryffondor regarda le vieux sorcier, et secoua la tête. Elle réfléchit un instant, puis posa sa main sur celle de Grindelwald.
- Je vous ai battu une fois, je pourrai le refaire. Je vais partir, et vous laisser ici. Dès que vous irez mieux, éloignez-vous le plus possible. Trouvez-vous une petite chaumière dans un bois éloigné, et ne refaites plus surface.
Gellert regarda sans comprendre son ancienne élève.
- Je ne vous tuerai pas, car je n'ai aucune raison pour le faire. Je crois que vous aspirez à une vie tranquille. Maintenant qu'Albus est définitivement hors service, votre vengeance n'a plus lieu d'être. Alors, profitez des années qu'il vous reste.
Hermione se releva péniblement et s'éloigna.
- Merci… murmura Gellert en toussant.
- En espérant ne plus vous revoir… répondit Hermione.
Elle passa les portes de la salle de bal et quitta la pièce. Grindelwald ferma les yeux et inspira doucement, un sourire aux lèvres. Il était toujours en vie.
Ginny avançait prudemment dans les couloirs, sa baguette nerveusement serrée dans sa main. Elle était attentive au moindre bruit, et tentait de déceler les ombres dans les couloirs noirs du manoir. Soudain, une silhouette se détacha de l'obscurité. Elle sursauta et brandit sa baguette devant elle.
- Je sais que je suis partie pendant trop longtemps, mais de là à me jeter un sort pour me punir… fit remarquer une voix amusée.
Ginny se frotta les yeux en remarquant une tête brune aux cheveux indisciplinés. Sa femme était vivante, devant elle. Couverte de poussière et de sang, boitant, mais vivante.
- C'est bien toi ? demanda Ginny d'une voix blanche. Tu es vraiment revenue ?
- Je te l'avais promis, répondit doucement la langue de plomb.
Le professeur de vol en lâcha sa baguette et courut en direction d'Hermione. Arrivée près d'elle, elle la serra dans ses bras et l'embrassa sur le front, les joues, les lèvres.
- Par Merlin, tu es dans un état… murmura-t-elle. Je t'emmène à Sainte Mangouste.
- Pomfresh sera très bien. Où sont les enfants ? demanda Hermione en posant sa tête sur l'épaule de sa femme.
- A Poudlard, avec Severus, répondit Ginny. Tu as croisé Minerva ?
- Non… répondit Hermione qui fronça les sourcils.
Une boule se forma dans son estomac et la sensation de faire demi-tour se fit oppressante.
Grindelwald attendit un court instant, puis tendit sa main à la recherche de sa baguette. Au moment où ses doigts la frôlèrent, il la sentit rouler au loin. Il ouvrit les yeux et hoqueta en remarquant la directrice de Poudlard devant lui, le visage sévère.
- Miss McGonagall… toussa-t-il.
Minerva hocha la tête et s'agenouilla près de lui.
- Hermione vous a laissé en vie… murmura-t-elle froidement.
- Oui, elle a bon cœur, répondit Gellert en souriant.
- C'est ce qui l'amène à commettre des erreurs.
L'animagus eut un petit soupir.
- J'en ai fait, moi aussi. Je croyais que le meurtre n'était la solution à rien. Une leçon que, comme elle, je tenais d'Albus Dumbledore.
- Et vous savez à présent qu'il vous a menti…
McGonagall acquiesça.
- Hermione a déjà tué, vous le savez, mais il semblerait qu'elle ait tissé avec vous des liens qui l'empêche de faire son devoir.
- Contrairement à vous, ajouta gravement Gellert, résigné.
- Contrairement à moi, répéta Minerva.
- Et bien, faites son travail.
- Ce sera indolore, je vous le garantis.
La directrice de Poudlard pointa sa baguette sur le torse du mage noir.
- Ca, vous n'en savez r… commença Gellert.
- Avada kedavra, le coupa McGonagall.
Le jet de lumière verte fusa de la baguette et toucha le mage noir en pleine poitrine. Le corps de Grindelwald s'affaissa brutalement, les yeux encore ouverts, fixant le plafond écroulé sans le voir. Minerva déglutit, détournant le regard du corps sans vie et agita une nouvelle fois sa baguette. Le cadavre disparut, se réduisant à un seul os qu'elle prit pour le glisser dans une des poches de sa cape. Elle se releva lentement, épousseta sa robe de sorcière et se dirigea vers la sortie.
- Je vais la chercher ! s'exclama Hermione en lâchant la main de Ginny.
A ces mots, la directrice de Poudlard arriva derrière elles. Hermione se retourna et plongea son regard dans celui de la directrice. Elles n'échangèrent pas une parole, mais la langue de plomb sut ce qu'avait fait l'animagus.
Hermione secoua la tête, sentant quelque chose se déchirer en elle. La douleur fut vive, violente, mais fugace. McGonagall la regardait, aucune émotion lisible sur son visage. Sans un mot, elles gagnèrent la sortie du manoir et transplanèrent. Jamais elles ne parlèrent de ce qui s'était passé ce soir là, dans le manoir des Nott. C'était le seul non-dit qui resterait entre elles.
Voilà ! Tout est bien qui finit presque bien ! Le dénouement final viendra la semaine prochaine ! Pourrais-je vous demander vos impressions sur ce chapitre ?
En vous souhaitant une bonne semaine,
A très bientôt,
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