SALUUUT!
Voici mon super (J'espère) nouveau chapitre! Merci pour vos reviews sur le dernier, c'est cool ;)
Donc, je ne sais pas si il va vous plaire... une chose est sûre; il y a énormément de suspense ^^
Bonne lecture!
XXIIX. Les Sacrifiés
"C'est lorsqu'il parle en son nom que l'homme est le moins lui-même. Donnez lui un masque et il vous dira la verité" O. Wilde.
Un vent fort soufflait devant les portes de la prison, sur la petite île de Nurmengard. La plaine était balayée par de violents courants d'air, sous un ciel noir et orageux. Les nuages étaient bas, l'atmosphère irrespirable. Pas un bruit ne venait rompre la quiétude des lieux. Les vagues se déchaînaient contre les hautes murailles de pierres tandis que la tension augmentait. Ils n'étaient que deux. Trois volontaires, trois face à une armée, qui arriverait bien trop vite. En première ligne, les seuls sur les lieux. On avait voulu les en dissuader, les protéger, les en empêcher, mais il fallait que ce soit eux. Parce qu'au fond, ils le savaient cela devait être eux, pour prouver à tous qu'ils en étaient capables, qu'ils étaient les meilleurs. Pour, enfin, se prouver à eux même qu'ils n'étaient pas des lâches, conditionnés dès leur naissance à une vie de servitude et d'obéissance. Ils ne rompaient pas leur serment ils l'accomplissaient en lui donnant un sens. Ils étaient quatre, le fameux Quatuor d'argent de Serpentard. Leur amitié prenait un nouveau tournant en ce jour : ils avaient dépassé leurs limites, ils s'étaient battus jusqu'au bout, et n'avaient pas encore fini. Ils attendaient, sans savoir que l'un d'entre eux ne verrait pas une nouvelle aube se lever. Leurs noms étaient Drago Malefoy, Blaize Zabini, Théodore Nott et Adrian Pucey, et ils allaient être les premiers.
Le bruit caractéristique d'un transplanage se fit entendre. Adrian leva sa baguette et les quatre furent aussitôt vêtus de leurs capes pourpres.
-Pour Hermione... Elle finira bien par nous pardonner, si on rentre en vie.
Les autres acquiescèrent gravement et le premier sort fusa.
24 heures plus tôt, Manoir Jedusor.
Fred Weasley passa la porte, avec dans ses bras une Hermione évanouie et ensanglantée. Il avisa les silhouettes statufiées des membres de la Garde, et les libéra d'un coup de baguette avant de poser son précieux fardeau sur un long canapé noir.
-Qu'est ce qui s'est passé ?! Où est ce traître d'Eric ?!
Drago était sans doute le plus énervé, à égalité avec Adrian, fou de rage.
Ils se pressèrent autour de la Gryffondor endormie en demandant des précisions, que personne n'était en mesure de leur apporter. Ils la soignèrent rapidement, bandèrent ses cicatrices et ses blessures récentes, et se laissèrent aller dans le salon dans une tension palpable.
Blaize tapota l'accoudoir de son fauteuil en un geste impatient.
-Comment a t'elle pu s'échapper ?! Et d'abord, pourquoi es tu là, Weasley ? Comment as tu trouvé le Manoir ?
Fred pointa Hermione du doigt.
-Hermione, en tant que Gardienne du secret, m'a mis dans la confidence.
Adrian haussa un sourcil.
-Et peut on savoir pourquoi ?!
-Si ça t'amuses. Je veux faire partie de la Garde, et me battre avec vous.
Ils le regardèrent, éberlués. Théo, sans un mot, lui administra un grand coup de poing dans la figure.
-Ne dis pas n'importe quoi, Weasley. Nous en sommes pas une de tes idioties, nous ne sommes pas là pour rigoler...
Fred se releva et le toisa avec indignation.
-Je suis au courant ! Et mes choix ne concernent que moi. Si j'ai convaincu Hermione, vous n'avez pas le droit de vous opposer à son choix.
Adrian manqua s'étouffer avec le croissant qu'il venait de faire apparaître.
-Nous sommes sa Garde. Et si nous décidons que nous ne voulons pas de toi, elle nous suivra.
Le rouquin, conscient de la fragilité de sa position, changea aussitôt d'approche.
-Je ne veux que la fin de la guerre et sa sécurité. Est si différent de ce que vous, vous voulez pour elle ?!
-Il n'a pas tord, Adrian...
Théo emmena son meilleur ami dans la pièce attenante. Il savait bien être le seul, avec Hermione, à avoir le pouvoir de le calmer.
La Serpentarde se réveilla quelques heures plus tard, dans un état lamentable. Elle fit néanmoins bonne figure et se leva pour rejoindre ses amis, au salon. Eric était une énigme, qu'elle avait eu la vague impression vague de résoudre, mais elle ne se souvenait plus. Il l'obsédait. Eric, qui la snobait pour la sauver, qui l'évitait pour mieux l'aider. On aurait dit qu'il avait deux personnalités. Un médecin moldu l'aurait sans doute appelé un schizophrène, mais Hermione savait qu'il était bien plus que cela.
Eric sortit de son esprit dès qu'elle fut face à Drago, qui se précipita vers elle pour la soulever du sol et la serrer dans ses bras à l'étouffer.
-Hermione, tu m'as fait tellement peur... ne recommence jamais, je t'en supplie. Je ne m'en remettrai pas.
Il l'embrassa avec une urgence qui ne lui était pas coutumière, la laissant pantelante. Ils furent rapidement interrompus par Blaise.
-On vient de recevoir une lettre de Dumby, il faut y aller. Content de te revoir, Mione. Tu vas mieux ?
Elle l'embrassa avant de lui emboiter le pas, sa main toujours prisonnière de celle de Drago.
L'intégralité de la garde et Fred transplanèrent au quartier général, anxieux. Dumbledore n'aurait jamais prit le risque de les laisser sortir sans une raison parfaitement valable. Et la seule qu'ils avaient en tête était l'arrivée imminente des troupes de Grindelwald.
Et effectivement. Dès qu'ils furent arrivés, le Directeur leur annonça l'imminence de la bataille.
-Selon nos informateurs sur place, ils y seront au levé du soleil. L'Ordre sera là. Qu'en est il de vos alliés, Miss Jedusor ?
Hermione lui envoya un mince sourire.
-Les vampires nous rejoindront uniquement en cas d'extrême nécessité, déjà fortement occupés au Sud avec les Loups Garous. La garde arrivera durant le combat, et Luc sera prêt de moi en permanence.
Le vampire s'était en effet proposé pour rester auprès de son amie tout le temps du combat, certain de pouvoir la protéger.
Le vieil homme hocha la tête, et donna la parole au tacticien, Regulus Black.
-Le problème réside dans l'attaque. Si nous sommes là quand ils arriveront, ils fuiront, contourneront l'île. Si nous arrivons seuls par Portoloin, ils nous tueront dès que nous apparaîtrons. En outre, la grande majorité des troupes ne connaissent pas la localisation de l'île, j'en ai bien peur...
Remus Lupin s'agita sur son siège. Il était entre Dumbledore et Regulus, non loin d'Harry, qui envoyait de petits sourires rassurants à Hermione.
-Que proposez vous, Regulus ?
Il inspira longuement, comme pour se donner contenance.
-Il nous faut des volontaires. Ils placeront des balises Portoloin et attendront l'arrivée des troupes de Grindelwald. Ceux là ne se douteront de rien et penseront à des éclaireurs. Ils fonceront donc tous au combat, et c'est à ce moment que les balises seront activées. Tous nos alliés apparaîtront sur le terrain, au préalablement immunisé contre les transplanages. Nul ne pourra sortir avant la fin. Les volontaires se chargeront donc de les retenir et de lancer le sort qui les isoleras une fois qu'ils seront tous présents. C'est, en sommes...
-Une mission suicide.
Tous se tournèrent vers Hermione.
-Et vous avez des volontaires pour ça ?!
Regulus détourna le regard, légèrement coupable.
-En fait... Oui. J'ai reçu quatre candidatures, aussitôt acceptées. Les meilleurs qu'on puisse trouver.
Hermione haussa un sourcil.
-Qui sont ?
-Je ne crois pas que ce soit à moi de vous le dire, Miss Jedusor...
Se figeant, Hermione commença à comprendre, et se retourna lentement, pour toiser les membres de sa Garde, ne parvenant même plus à masquer sa stupéfaction, sa colère et sa peur.
-C'est... Vous ?
Sa voix se brisa. Ils détournèrent le regard.
-Mais... Pourquoi ?
Hermione observa ses Mangemorts, la centaine d'hommes sous son commandement, venant d'atterrir. Leurs capes étaient pourpres et ils portaient tous leurs masques ouvragés. L'Héritière se plaça face à eux, un feu de détermination brûlant dans ses yeux.
-Enlevez vos masques, mes amis. Aujourd'hui est peut être votre dernière bataille, car après, vous serez libres. Otez vos masques et montrez au monde qui vous êtes, et ce pourquoi vous vous battez. Et qu'aujourd'hui, pour la première et dernière fois, soit le jour durant lequel mes cruels Mangemorts se battront pour la sauvegarde de notre monde !
Elle ôta son masque, montrant l'exemple, un petit sourire triste aux lèvres en voyant Drago, Blaize, Théo, Adrian, Severus, Lucius et Stephano se découvrir, bientôt suivis de tous les autres. Ils avaient tous tenu parole, ils étaient tous là, prêts à se battre. La rage et l'anticipation du combat à venir illuminait leurs prunelles d'un feu sombre, qui, accordé à leurs tenues, les transformait en flammes vives et mortelles, indomptables.
-Allez, et soyez fiers de ce que vous êtes, et de ce pourquoi vous allez vous battre !
Son cœur manqua un battement quand elle vit Drago, Blaize, Théo et Adrian transplaner discrètement, mais elle s'efforça de ne rien laisser paraître. Elle devait être forte, pour leur sauvegarde à tous. Elle ignora ses douleurs et se dirigea vers ses parrains et amis.
-Lucius !
Le grand blond la salua avec gravité, concentré.
-Nous allons rencontrer les membres de l'Ordre. Tenez vous prêts, ils arrivent. Je ne veux pas d'incidents ou d'attaques !
Il hocha la tête, et, d'un signe, ordonna à ses soldats de se mettre d'un côté de la clairière afin de laisser aux aurors l'espace de se poser.
C'est dans un silence quasi complet que leurs alliés du jour apparurent. Le ballet des arrivées dura quelques longues minutes, durant lesquelles les deux parties se toisèrent et se jaugèrent longuement. Puis Harry et Ron transplanèrent à leur tour, juste à côté d'Hermione. Le brun aux yeux verts la serra dans ses bras, sans un mot, pendant que Ron la saluait avec solennité. Il s'était rendu compte de la situation :Ils allaient peut être tous mourir, et il ne le pouvait sans avoir reparlé à celle qui avait été sa meilleure amie durant sept longues années, les plus belles de sa jeune vie.
Aurors et Mangemorts ne bougeaient pas, attendant le signal en se regardant de travers, hésitants, conscients de l'obligation de mettre le passé de côté pour se battre ensemble. Ca n'était pas de l'amitié, c'était une trêve. Un accord tacite entre les traqueurs et les criminels, entre des ennemis de longue date. Dumbledore arriva en dernier, l'air décidé, les yeux éteints, et éleva le niveau de sa voix pour s'adresser à toute l'assemblée.
-Mes enfants, nous y sommes... Là où tout à commencé. Nous sommes à 20 kilomètres de Nurmengard, la prison dans laquelle j'ai moi même emprisonné le renégat il y a tant d'années... Quand le signal retentira, transplanez sur les bases activées par le jeune Malefoy et ses amis. Vous arriverez sur le champs de bataille dans l'instant : l'effet de surprise itinérant à notre arrivée sera notre plus grand atout. N'oubliez pas qu'ils sont ensorcelés, qu'ils n'auront aucune pitié. Cela est un cas exceptionnel, et je me dois de vous conseiller de ne pas retenir votre bras.
Quelques mangemorts ricanèrent, blasés, mais le Directeur fit comme si de rien était.
-Notre alliance est la première du genre. Respectez la, aidez vous pour survivre. Que Merlin sois avec nous.
Il délaissa son auditoire pour venir se poster aux côtés d'Hermione, anxieuse.
-Restez près de moi, Miss Jedusor, jusqu'au combat final. Vous ne serez d'aucun secours à vos amis en étant morte. Avez vous... Les reliques ?
Elle hocha la tête en resserrant sa prise sur la Baguette de Sureau. Elle sentait le poids de la pierre attachée à son cou, et la cape d'invisibilité avait été déposé par dessus sa cape, et légèrement modifiée il suffisait à Hermione de rabattre sa cape sur elle pour devenir invisible. Si le manteau pourpre était ouvert, nul ne pouvait deviner la présence sur lui de la précieuse relique.
Les deux rangées de combattants s'observaient attentivement, se jaugeaient du regard, cherchant à déterminer les poids morts, les traîtres éventuels... Le regard de Narcissa Malefoy croisa celui d'Andromeda Tonks, et s'y accrocha. Elle n'était pas la seule. Nombreux étaient ceux qui fixaient chez leurs voisins des visages connus, parfois aimés. Ce jour là, ils mettaient toutes leurs rancunes, tout le passé de côté. Ce jour là, il se battaient ensemble.
Un patronus apparut soudain, illuminant la clairière encore sombre de sa lueur fantomatique. La voix de Blaize retentit au milieu de la forêt.
Ils sont arrivés...
Dumbledore, Hermione et Harry levèrent leurs bras droits simultanément, donnant l'ordre de transplaner vers les bases installées la veille.
Alooors, je préviens: Prochain chapitre, quelqu'un va mourir. Et ça m'horrifie, mais je suis obligée. Je suis triste d'avance. Des paris sur l'identité du mort? Vous pouvez encore changer la donne...
REVIEWS, REVIEWS!
Prochain chapitre: Mémoires d'Outre Tombe
MZV
