Épisode 23.5
.
― Et ensuite ?
Kuroashi s'effondra sur le canapé avec la même élégance qu'une otarie, éreintée par la nuit mouvementée qu'il venait d'avoir. Il aurait bien aimé pouvoir dormir mais à peine était-il rentré qu'il avait fallu préparer le petit-déjeuner et faire la conversation à un Chopper surexcité qui avait eu, lui, sa nuit de sommeil.
C'était un des inconvénients du comportement de Sanji qui était plus sociable. Si Kuroashi les aurait tous envoyé paître, le simple N.D. se faisait un plaisir d'être en compagnie de sa famille.
Le jeune cambrioleur darda un regard mauvais vers l'excentrique aux cheveux bleu qui avait l'audace de l'empêcher de faire un somme. Usopp était à la S.B. pour plancher sur une autre de ses fabuleuses inventions, Chopper révisait et fallait que l'autre là l'ennui alors que Kuroashi était enfin peinard.
― Et ensuite que dalle ! La piste m'a mené droit à Dorobo et au final j'ai failli me faire attraper ! Tu parle ! C'était la galère...
Bon, il brodait un peu mais, dans un sens, c'est ce qui c'était produit. A peu de chose près.
― C'est bizarre quand même…
― Et pourquoi ?
― Ben, Joker il veut juste te tuer. Pourquoi t'emmener direct dans les filets de Dorobo ?
― … Il ne l'avait sans doute pas prévu vu qu'à chaque fois, elle joue au fouille-merde, ça ne m'étonne même plus de la croiser au détour d'un chemin. Qui sait où en est son enquête sur les 7 Chefs…
Il posa avec soulagement sa tête sur un coussin qui se trouvait là et ferma les yeux, espérant que son ami comprenait le message. Mais apparemment non. Il était devenu complètement aveugle pendant son absence ou quoi ?
― Ok, elle a réussi à avoir quelques indices sur toi rapport aux quelques conneries que t'as faites il y a quelques mois mais de là à faire le lien entre toi et Joker…
― Mais j'étais au bal et elle le sait ! Elle doit savoir que j'ai raté mon coup et, comme elle sait que je suis là et que lui aussi… Tu l'as dis toi-même, il veut nous buter.
― Ouais mais…
Il s'interrompit dès que Kuroashi se redressa, foudroyant du regard son ami. Vu que Franky s'adressait à Kuroashi, ce dernier ne voyait pas pourquoi il ne réagirait pas en tant que tel. Il l'avait bien cherché.
― Écoute Franky, j'ai pas dormi de la nuit, je n'ai fais que parcourir les routes. Alors, si ça ne t'ennuie pas, j'aimerais que tu me laisses faire une sieste avant que Chopper me saute dessus en me suppliant de l'aider pour le jeu que tu lui as refilé et qui, sans vouloir chipoter, n'est pas tout à fait à MON image. A bonne entendeur, bonne matinée.
Sur ce, Kuroashi se rallongea, prit le coussin pour le poser sur sa tête en s'apercevant que Franky allait répliquer.
― Qu'est-ce que tu peux être chiant quand tu t'y mets ! s'exclama le jeune homme exaspéré. On dirait une bonne femme !
― Elle t'emmerde la bonne femme… cordialement ! répliqua Kuroashi.
― Bon, moi qui voulais partager avec toi une information capitale.
― Tu crois que je suis né de la dernière pluie ? Tu me dis ça simplement pour que je m'intéresse à ce que tu dis.
― … Peut-être. Peut-être pas. Qui peut savoir ?
Kuroashi se redressa une nouvelle fois, le coussin sur ses jambes, le regard noir et menaçant sur l'excentrique qui était très fier du résultat. Il savait que cela horripilait le jeune voleur qu'on l'imite. La main du jeune voleur se crispa sur le coussin, histoire qu'une certaine envie de meurtre ne devienne pas réalité.
― Bon, il va finir par le dire la pile électrique ou elle veut continuer à trépigner sur place ?
― Tu te souviens quand je t'ai dis que je m'étais senti observé en Russie ?
― Ouiiiii et donc ?
― Et tu te souviens de cette personne qui t'avait sauv… épaulé ? poursuivit Franky en rectifiant après avoir vu s'assombrir les prunelles de son ami.
― Ouiiiii et alors ?
Ignorant le ton agacé qui continuait à monter de la part son compère, l'excentrique faisait les cent pas devant Kuroashi qui ne voyait pas l'intérêt de cette conversation. Il fallait dire que fatiguer, à part le canapé ou un bon matelas, il n'y avait pas grand-chose qui trouvait grâce à ses yeux.
― Tu l'avais reconnu non ? Tu me l'a jamais dis clairement mais quand tu m'as raconté ton incartade avec cet ivrogne, j'ai clairement senti que tu le connaissais. Tu fais pas confiance à n'importe qui.
― Abrège.
― On a reçu une missive de sa part.
Kuroashi jeta le coussin et bondit sur ses pieds en voyant la lettre brandit par le fêlé féru d'invention déluré. Toute fatigue momentanément envolée, il n'avait plus d'yeux que pour ce bout de papier jauni.
― Ça vient de lui ? T'es sûr ?
― Yep ! J'ai pas tout lu bien que c'était aussi à mon intention mais il espérait te revoir en Russie avant que tu ne croises Absalom. Malheureusement, il a eu quelques empêchements mais maintenant il vient en Amérique alors il espère que vous pourriez avoir une discussion sérieuse.
― C'est génial ! Depuis le temps que je songe à le contacter ! Je me disais bien que son intervention et sa présence tout près de Lucci n'étaient pas anodines !
A présent, c'était Kuroashi qui trépignait et il tendit la main pour avoir le papier qu'il arracha pratiquement des mains de Franky. Il le parcourut rapidement, avide d'avoir les informations tant attendues. Plus question de dormir !
― Il a dû se renseigner auprès de Jinbei pour savoir où j'étais, le rendez-vous n'est pas très loin d'ici, dans une ville N.D. Un aller et un retour et c'est bon.
― T'as une petite idée du sujet qu'il veut aborder ?
― Tss, tu veux rire ! Il n'a qu'un but alors on est fait pour s'entendre.
Les lèvres du célèbre cambrioleur s'étirèrent en un rictus cruel alors que ses doigts froissaient petit à petit le papier entre ses mains.
― Après tout, Rayleigh a été celui qui a secondé la plus grande idole N.D. jamais égalée, Gol D. Roger. Pour que ma promesse et mon rêve deviennent réalité, j'ai besoin de son aide.
\*/
― Je suis navré de devoir vous laissez faire les cherche vous-même, Inspecteur.
― Ce n'est rien, Chef des Archives. Je comprends que vous ayez du travail. Retournez-y vite avant que nos supérieurs ne vous tapent sur les doigts.
Gan Forr eut un geste de dépit et opina du chef avant de partir d'un pas lourd vers le bureau d'accueil où l'attendait une imposante pile de dossiers. Le regard de la jeune femme naviguait entre les lourdes bibliothèques surchargées et le papier qu'elle tenait entre les doigts. Une étrange odeur régnait en ces lieux, ce n'était pas désagréable en soi mais un profond sentiment de nostalgie l'envahissait dès que cette douce effluve lui parvenait. Elle avait des difficultés pour la définir mais c'était loin d'être infecte.
Sa main massa son cou douloureux à force de lever la tête vers les pancartes en hauteur où étaient inscrites les tranches de numéros correspondant aux dossiers. Cela se comptait par million à présent et elle espérait que ce qu'elle cherchait était bien là. Il y avait que trois banques mondiale de donnée. Chaque tiroir contenait des dossiers sur lesquelles toutes les informations à savoir sur chaque habitant du monde. Par chance, l'un d'entre eux se trouvait aux États-Unis. Les deux autres se trouvaient respectivement au Groenland et au Japon.
Elle n'avait aucune envie d'aller se geler pour rien ni de passer une nouvelle fois la lourde sécurité imposée avant d'entrer.
9-5-6-7… Un numéro de dossier ? Celui de qui ?
Son cœur battait la chamade à l'idée de connaître la vérité. Pourquoi le lui avoir donné ? Elle pressa le papier contre elle et continua de chercher, s'enfonçant encore et encore dans les profondeurs de l'immense bâtisse. Elle allait de salle en salle, restant sur l'artère principale sans jamais en dévier. Nami se stoppa net en voyant les numéros 9- 10.
L'Inspectrice consulta son portable et son regard se porta sur le numéro que lui avait laissé le voleur. Hier soir, il l'avait appelé sans masquer son numéro ce qui l'incitait à penser qu'il lui envoyait un message plutôt clair. Peut-être se faisait-elle de fausses idée car après tout, ce papier, elle l'avait trouvé en Russie. Ce détail pouvait être une piste pour lui indiquer que le dossier se trouvait plutôt à la banque au Groenland.
En gros, elle se tâtait depuis qu'il était parti pour lui téléphoner afin d'avoir plus de précisions. Elle l'aurait déjà fait si sa satanée fierté ne la restreignait pas. La jeune fonctionnaire serra le portable dans sa main et finit par appuyer sur le bouton vert. Elle attendit fébrilement que Kuroashi décroche puis elle se sentit mi-soulagée mi-rageuse.
Dès qu'elle entendit la voix ensommeillée de Kuroashi, étrangement, toute cette tension disparut d'un seul coup.
― D-Dorobo ? Mais depuis quand vous…
― Tu dormais ? Une nuit agitée peut-être ?
Ah. Depuis quand elle parlait futilité avec l'un des criminels les plus recherchés dans le monde ? C'était sans aucun doute pour se dérider un peu.
― Par la faute de qui d'après vous ?
― Ah mais tu aurais pu ne pas me prévenir mais dis-moi, pourquoi tu chuchotes ? Tu n'es vraiment pas seul ?
Brrr, elle n'aurait pas dû dire ça. Maintenant elle l'imaginait au lit avec Jewelry Bonney. Pourquoi elle d'ailleurs ? Et qu'est-ce qu'elle en avait à foutre des aventures de ce cambrioleur !
― Bref, qu'est-ce qui peut bien vous poussez à m'appeler ?
― Si tu n'es pas seul, je raccroche.
― NON !
Ce cri la surprit tant et si bien qu'elle éloigna le mobile de son oreille. De son côté, Kuroashi était atterré par ce cri qui venait directement de son cœur. Trop heureux d'entendre à nouveau la voix de la belle rousse même si cela ne faisait que quelques heures qu'ils ne s'étaient vus.
― Je voulais dire… Non mais ça va, j'habite seul, je chuchote parce que j'ai… mal au crâne.
― …
― Donc votre souci ?
― Au nom du cap de la 1ère année… Tu pourrais me dire dans quelle banque de donnée se trouve le dossier ?
― … Vous êtes un cas vous ! Non contente d'être informée par le type que vous devez coffrez mais en plus vous l'appelez et profitez de sa gentillesse et de sa magnanimité pour avoir encore plus d'informations ?
― Hum je vois et tes chevilles, tu t'assures fréquemment qu'elles n'ont pas trop gonflées à cause de ton égo ?
― Vous les voulez vraiment vos informations ? Bon. Alors c'est à la banque du Groenland que se trouvent la première moitié et la seconde…
― De ? Non mais attend de quoi tu parles ?
― Du dernier Final Fantasy qu'est-ce que vous croyez ?
Il se sentait bien plus à l'aise, le Kuroashi, soudainement. Dorobo haussa les sourcils, comme si le jeune homme pouvait voir à partir du combiné son air mi-désenchanté mi-amusé. Le gentilhomme se racla la gorge et décida d'être un peu plus sérieux.
― Je parle du dossier ! Bigre, vous pensez sincèrement que je peux changer le sujet de conversation alors que je vous ai donné les informations de plein gré ?
― Donc tu me disais qu'il était scindé en deux parties ? Pour quelles raisons ?
― Ce n'est pas de ces informations que l'on raconte au téléphone. En tout cas, la seconde moitié est à la banque qui se trouve aux États-Unis mais sans la première, vous n'allez pas piger grand-chose.
― Ce qui veut dire que je suis obligée d'aller au Groenland ? C'est une blague là ?
― … Passez une bonne soirée Inspecteur !
\*/
Ce fut sur une Nami colérique et dévorée par la curiosité que Kuroashi raccrocha. Il porta le portable à son cœur qui battait à mille à l'heure. Cet appel l'avait complètement secoué. Et dire qu'il avait été en pleine conversation avec Franky quand Dorobo l'avait appelé. Il avait eu du mal à rester aussi taquin qu'à l'accoutumée. Que l'Inspecteur lui demande de l'aide… C'était inédit. Elle avait l'impression de lui devoir quelque chose ? Même si c'était le cas, il était très peu probable qu'elle lui demande de l'aide. Elle devait être un peu perdue…
Au nom de la Providence, pourquoi elle ne lui lâchait pas la grappe plus d'une journée ! C'était trop lui demander de se tenir tranquille le temps qu'il récupère de sa nuit blanche ?
Il s'était réfugié dans sa chambre dès qu'il avait vu le nom du correspondant. Ce n'était pas son vrai portable, simplement un de ces mobiles à carte prépayée mais c'était un choc. Il venait tout juste de s'allonger sur son lit. On frappa à sa porte et, après avoir eu sa permission, Franky l'ouvrit.
― C'était une de tes conquêtes ?
― Hilarant… C'était un de mes contacts. Bon. Je vais m'occuper de ce que m'a demandé Rayleigh et ensuite je reviendrais. Pas pour très longtemps malheureusement, je pense qu'on aura besoin de mes services ailleurs.
― Haha ! Quels genres de service ?
― T'es lourd Franky.
― Ooooh je plaisante !
Kuroashi eut un geste agacé, sachant que son ami aurait le dernier mot. Le jeune homme n'était pas en assez bonne forme pour répliquer efficacement. De plus, son esprit voguait encore vers Dorobo et il n'arrivait toujours pas à croire qu'elle venait de lui téléphoner pour lui demander de l'aide. C'était bien un jour à marquer d'une pierre blanche. Et il avait la sensation qu'il y en aurait quelques unes prochainement.
Cette certitude venait très certainement du fait qu'il savait, au fond de lui, qu'il devrait encore lui donner un coup de pouce. Malgré lui. La raison pure lui criait de laisser la jeune femme se débrouiller, que ce n'était pas ses affaires mais son cœur, lui, avait une tout autre version de ce qu'il devait faire.
Bien évidemment, le travail devait passer avant tout. Sa vengeance avait encore énormément de valeur à ses yeux. Pour l'instant, il devait se concentrer là-dessus.
'*'
― Alors Pipo, tu es sûr de toi ?
Le cambrioleur professionnel entendait son compère taper sur le clavier avec une vitesse et une fureur qui le firent douter de la fiabilité des renseignements. Il y avait une très mince probabilité. Après tout, Rayleigh n'était plus tout jeune et il était faillible. Rares étaient ces fois-là mais ça pouvait arriver.
― C'est bon, il va bientôt passer par ta droite, à quelques rues de l'endroit où tu te trouves. C'est à toi de jouer ensuite.
― Oui je sais, je n'ai qu'un essai ensuite c'est la grillade assuré ! Ou la plantade, au choix. Je te recontacte plus tard.
Kuroashi éteignit l'oreillette et sauta de toit en toit, cherchant du regard son but qui devait se présenter à lui. Il ne s'était pas souvent attaqué à ce genre de cible c'est pourquoi il était un peu nerveux. Une bonne adrénaline qui s'instillait dans ses veines et le poussait à continuer. Ses yeux brillaient d'excitation et d'intérêt.
Il se stoppa net et reprit ses jumelles pour s'assurer que sa cible allait bien dans la direction désirée. Il la reconnut sans aucun mal et sortit son grappin dont il avait enlevé les crocs et placé une plaque qui avait la propriété intéressante de posséder une grande force d'attraction. Il suffisait qu'il sache viser correctement et d'ajuster ce puissant magnétisme. Et ce truc était encore expérimental.
Kuroashi adorait les challenges mais celui-là, il devait avouer qu'il pouvait être aussi serré qu'ultra-facile. Il ne savait pas pour lequel pencher.
Il remit son sac sur son épaule, bien en place. Le jeune homme vit sa cible tourner vers la rue juste face à lui. Il était en plein Quartier des Affaires dans une ville de Déclarés. Il n'y avait personne, les immeubles étaient complètement vides ou alors les fonctionnaires se fichaient bien de ce qui se passait à l'extérieur. L'endroit idéal.
Kuroashi resserra sa ceinture, sa planche anti-gravité sous le bras, dépliée et prête à l'usage.
Le vol commençait à être de la haute voltige. Tient ça pouvait être un bon calembour à ressortir à l'occasion.
Il sauta sans hésitation, la plaque magnétique qu'il lança se colla à la toiture du fourgon tandis qu'il plaçait de son autre main sa planche sous ses pieds avant qu'il n'atteigne le bitume et finisse en crêpe ou en carpette sanguinolente. Maintenant il se faisait tracter par le véhicule et les conducteurs n'avaient probablement rien entendu vu que la plaque était entouré de coussin pour atténuer au maximum le bruit de la fixation.
La prochaine fois, je la mettrais moins fort, songea t-il avec une grimace de douleur en pensant à son épaule qui avait été tractée par la puissance du magnétisme qui s'était couplé avec la vitesse à laquelle filait le fourgon. Il avait été si surpris par cette force qu'il avait bien failli ne pas réussir à placer correctement sa planche.
Maintenant, il devait entrer rapidement. Le voleur avait beau être dans l'angle mort des rétroviseurs, le véhicule allait finir par quitter le quartier des affaires. Il s'approcha des portes arrière, petit à petit, serrant les dents dès que le fourgon négociait un virage. Le jeune homme atteignit avec soulagement le marchepied et reprit sous son bras sa planche qu'il rangea. Il désactiva la plaque magnétique dont la corde se réenroula dès qu'il eut fini d'ouvrir la porte pour se glisser à l'intérieur.
Intérieur pratiquement vide d'ailleurs excepté un lourd coffre posé sur un meuble blanc. Exactement ce qu'il cherchait.
Le jeune gentilhomme alluma sa lampe de poche et s'approcha de la molette graduée. Maintenant, patience et rapidité allait être de mise. Cela pouvait sembler paradoxal mais c'était une question de dosage.
Une main posé sur la porte du coffre et l'autre à la molette, il faisait tourner cette dernière alternativement de gauche à droite sans que ses yeux ne quittent cet unique trait noir au-dessus. Guettant le léger cliquetis qui lui annoncerait la reddition, il eut un sourire triomphant lorsqu'il put enfin ouvrir le coffre. Il prit le thermos qui se trouvait à l'intérieur avec précaution pour le remplacer par un autre, similaire à vue d'œil. Il referma le coffre et fit rouler la molette de sorte à remettre le code à zéro.
Le voleur rouvrit la porte, remarquant que le fourgon était sorti de la ville et était à présent en pleine cambrousse. Il referma derrière lui et resta sur le marchepied, pestant intérieurement sur le temps qu'il lui avait fallu pour ouvrir le coffre. Il dut se résigner à sauter alors que le véhicule faisait un bond après que les roues aient rencontré quelques trous sur la route. Un roulé-boulé et le jeune homme atterrit sans une égratignure. Son costard était poussiéreux mais pour une fois il n'allait pas chipoter. Il avait touché terre hors piste, dans les quelques fourrés qui se trouvaient là. Une aubaine.
Il se releva et s'épousseta sommairement en regardant le fourgon partir comme si rien de très important ne s'était produit. Il contacta Pipo pour le rassurer et l'informer que la mission avait été un franc succès. Kuroashi lui assura qu'il reparlerait de la plaque magnétique dès qu'il serait rentré et raccrocha après avoir abrégé la conversation en remarquant que son portable vrombissait dans sa poche.
Curieux, Kuroashi devint soudain encore plus intéressé. Sa prédiction s'était avérée juste.
Il s'agissait de Dorobo.
.
à suivre...
Et voilà l'épisode en plus comme promis ! Veuillez m'excuser pour ce retard, je n'ai pas été très disponible la journée d'hier et en soirée j'avais totalement zappé ! Mille fois pardon j'espère que vous passerez l'éponge grâce à cet épisode.
Je vous dis à Samedi pour le prochain épisode !
