Chapitre 27 : Ne jamais sous-estimer un « faible», il devine les choses que personne ne soupçonne…
- JE VEUX QUE CET HOMME SOIT POURSUIVI ! Hurlait Aaron, fou de rage.
- Aaron, avez-vous seulement des preuves ? Demanda calmement Fudge.
- La lèvre abîmée de mon fils en est une. Cracha Aaron. Fabian Prewett veut témoigner de toute façon…
- J'ai été témoin. Ajouta Albus.
Il y eut un moment de silence durant lequel les yeux de Cygnus Black virèrent au noir… Il se leva. Tous le regardèrent. Ils étaient installés autour d'une grande table ou trônait les membres de la justice magique, dirigés par Fudge. Cette audience avait eu lieue suite à la plainte déposée par Aaron Potter.
- Fabian Prewett veut témoigner ? Demanda Cygnus Black, laissant transparaître sa rage sans même tenter de la cacher.
- Ce garçon est nerveux, Aaron. Il est persuadé que Cygnus et Orion ont tué ses parents et kidnappé son grand frère.
- S'il en est aussi sur c'est parce qu'il s'agit de la vérité, mais on ne va pas revenir sur votre aveuglement, cela serait inutile étant donné que vous êtes aussi sourd à nos prières…
- Aaron… Tempéra Albus Dumbledore.
Ce dernier se leva, il fusilla Cygnus du regard avant de se tourner vers Fudge.
- Je veux un procès, que ce soit bien clair. Cet homme n'a plus à s'approcher de mon fils, ni d'aucun élève. Sa place est dans un asile.
Après ces quelques mots, il sortit de la pièce sans rien ajouter. Pour la simple et bonne raison que s'il était resté à l'intérieur, il serait à cent pour cent devenu un assassin…
Il faisait les cent pas, hors de lui.
- Ca ne va pas Potter ?
Aaron leva la tête et croisa les yeux d'Orion Black. La haine prit toute la place dans son être.
- Mêle toi de ta vie Black, avant qu'elle ne s'éteigne accidentellement…
- Oh, une menace ? Demanda Orion en souriant d'un air mauvais.
- Ca se pourrait bien.
- Tu penses être en position de menacer, Potter ? Souffla Black.
- Bien sur ! Pourquoi tu penses me faire peur surement ? Ton nom n'est rien, abruti.
Orion regarda attentivement autour de lui pour déceler les oreilles indiscrètes. Il n'y en avait aucune.
- Nous prenons de l'ampleur de jour en jour. Nous somme plus forts, Potter.
- Plus creux aussi… Mais ça, tu ne peux pas t'en apercevoir vu que ton cas est tout ce qui a de plus alarmant.
Orion sortit sa baguette, mais plus rapide Aaron le désarma. Ses yeux le fusillèrent. Il s'approcha, saisit l'homme par le col et la plaqua contre le mur.
- T'as intérêt à vite redescendre du piédestal que tu t'es crée, Black. Parce que ma patience a des limites…
- Tu penses me faire peur, Potter?
- Non. Je pense que ton frère a eu tort de s'attaquer à ma famille. Parce que je n'hésiterais pas à faire de même. Qu'il surveille ses filles de prêt…
- Tu poses un doigt sur Bella ou Cissy, ton fils est mort…
Aaron donna un coup de poing dans la mâchoire de l'homme.
- Tu poses tes yeux sur mon fils, je t'arrache les couilles. Faut-il encore que tu en aies pour t'attaquer à des gosses.
Alors qu'Orion parvenait à se défaire de son emprise et lui arrachait sa baguette des mains, L'assemblée sortit de la salle.
- Aaron, que se passe-t-il ? Demanda Albus, inquiet.
- Rien. C'est réglé.
Et après avoir lancé un dernier regard venimeux à Orion Black, qui le lui rendit avec plus d'intensité encore, Aaron quitta le ministère.
[…]
- Papa ! Papa !
Terry accourut dans le salon.
- Qu'est ce qui se passe Soan ?
- Y a Sirius dans la télé…
- C'est normal, Soso.
- Mais… La télé elle est moldue papa !
- Sirius est recherché partout. Les moldus pensent que c'est un jeune comme eux qui a disparu. Ils nous aident dans nos recherches tu comprends ?
Soan secoua négativement la tête. Terry s'accroupit devant lui.
- Imagine que Sirius parvienne à s'échapper de l'endroit ou il est, et qu'un moldu le voit… Il nous avertira aussitôt.
Le petit garçon acquiesça avant de se blottir dans les bras de son père.
- Tu crois qu'il va bien papa ?
Le ton qu'avait employé son fils lui fît l'effet d'un coup de couteau dans le cœur. Il s'inquiétait. Il avait peur. Et il ne décollait pas de la télévision. Terry doutait vraiment de l'état de santé de son protégé. Surtout lorsqu'on connaissait les membres de sa famille quels qu'ils soient…
[…]
- TU PEUX REPETER ?
Sirius recula un peu. Il constata qu'il ne se sentait pas du tout en sécurité à cet endroit. *C'est bien, bravo mon vieux, il était temps…*
- J'avais oublié que tu étais sourd… Se moqua Sirius.
Marcus, fou de rage, se tourna vers ses camarades mangemorts et Voldemort.
- Laissez nous.
- Marcus…
- C'est mon frère. C'est moi qui arrive le mieux à le gérer. Alors laissez nous.
Il y eut un moment de silence. Les yeux de Marcus étaient braqués sur ceux de son maître.
- Ah bon ? Et quand as-tu réussi à me gérer ?
*S'il faut mouriiiiiir, autant répondre à en creeever…*
Voldemort vît son serviteur bouillonner, il n'en pouvait plus, il était à deux doigts de battre son frère à mort. Il approcha de Marcus et lui souffla un « essaies de te contrôler, qu'il puisse se rétablir assez rapidement… ». L'aîné des Black acquiesça, soulagé de pouvoir se charger lui-même de son frère.
Cependant, l'expression « se contrôler », il ne la connaissait plus…
Ils quittèrent tous la salle. Orion qui venait d'arriver quelques minutes auparavant en transplanant, lança un regard mauvais à Sirius tout en souriant.
- Va t'acheter un cerveau ! Lui lança Sirius, en colère.
- On discutera de ça tout à l'heure. Enfin, si tu peux encore parler…
- Au pire, pas grave je te prendrais tout ton argent de bourge pour m'acheter des cordes vocales… Y a une solution à chaque problème.
Orion allait s'approcher mais un seul regard de son maître l'en empêcha.
- On va laisser Sirius avec son frère. Je crois qu'ils ont besoin de s'expliquer…
- S'expliquer… Grommela Sirius.
- C'est moi qui provoque ? C'est moi qui cherche les emmerdes ? S'enflamma aussitôt Marcus, fou de rage.
- Calme toi, respire, ne va pas nous faire une crise cardiaque… Ce serait dommage. Ou pas…
- ESPECE DE SALE MORVEUX JE VAIS TE TUER ! Hurla Marcus.
Sirius reçut un coup de poing au niveau de l'arcade. Du sang s'écoula sur son œil. Marcus lui donna un coup de tête. Sirius se prit le visage entre les mains. Il avait un mal de crâne insupportable et ça ne passait pas.
- Mmh, mal à la tête ?
- Non. Mentit Sirius.
- Tu me mentirais ?
Sirius grimaçait, la lumière lui faisait mal aux yeux. Durant quelques secondes, il ne vît que du blanc autour de lui, rien d'autre.
- Tu OSES me mentir ?
Marcus, étonné, entendit son frère gémir de douleur. Sirius se laissa tomber à genoux, la tête entre les mains.
- REPONDS MOI.
- T'es le principal à qui je mens, Marcus.
- Je dois le prendre comment ? Siffla Marcus.
Mais soudain, des souvenirs remontèrent à la surface… Il lui semblait entendre la voix de son père.
[Flashback]
- Je te jure que non. Affirmait Marcus avec rage.
- Tu oserais me mentir ? Sifflait Orion Black
- Je ferais que ça si je pouvais. Rétorqua Marcus avec agressivité.
- Il paraît que l'on ment principalement aux personnes que l'on craint le plus… Qu'en penses-tu Marcus ?
Et pour une fois, le jeune Marcus n'avait pas répondu. Parce que son père disait vrai…
[Fin du flashback]
- A mon avis, très mal… Répondit Sirius.
- Si tu mens, Sirius, c'est parce que tu me crains.
Il y eut un long silence. Sirius ne savait pas quoi répondre. Mais il vît Marcus sourire, et il ne voulait pas lui donner raison…
- Vraiment ?
- Oui.
- J'étais pas au courant. C'est une façon curieuse de voir les choses vois-tu… Parce que si je te craignais réellement, avant de te traiter de connard j'y réfléchirais à deux fois, hors je le fais sans hésiter, parce que c'est ce que tu es…
Marcus ne réfléchit plus à ce qu'il faisait. Il releva son petit frère par la peau du cou et avec force, il frappa la tête de Sirius plusieurs fois d'affilées contre le mur de briques, jusqu'à ce qu'il l'entende hurler de douleur…
- Pas ma tête… Gémit Sirius, n'y tenant plus.
Il aperçut le sourire sadique de son frère et regretta immédiatement sa phrase… Sa tête alla de nouveau taper contre le mur avec violence. Son nez pissait le sang, mais sa migraine était si forte, si douloureuse, qu'il avait l'impression qu'on pouvait lui infliger n'importe quelle autre torture sans qu'il ne ressente rien.
Mais il avait tort. Parce que Marcus était hors de lui et ne comptait pas s'arrêter à de simples douleurs à la tête…
- ELISA. Siffla-t-il avec rage.
Sirius vît la jeune moldue blonde approcher, terrifiée. Elle tremblait de tous ses membres… Il se leva et regarda Marcus avec malice.
- Tu ne trouves pas qu'elle ressemble à Eléa ?
Il n'avait pas remarqué que son frère avait sortir son couteau. Ce dernier vint se planter avec force dans son bras. Sirius hurla. Marcus se rapprocha de lui et lui attrapa son poignet droit avec brutalité. Son petit frère gémit. Leurs yeux s'accrochèrent, haineux.
- Tu ne veux pas me respecter ? Tu ne veux pas supplier ? Tu ne veux pas croire que je suis différent n'est ce pas ? Tu refuses tout ça… Et bien sache que moi, je refuse que tu ne le comprennes pas et que ça ne rentre pas dans ton petit cerveau… Siffla Marcus.
- Comparé au tien, le mien est gigantesque, bouffon…
Son grand frère le roua de coups. Sirius sentait ses forces l'abandonner. Il avait mal aux côtes et aux jambes. Il avait l'impression que ses os étaient brisés en mille morceaux. Et d'ailleurs, ce n'était pas totalement faux…
Marcus le releva de force. Ce fût à cet instant que Sirius s'aperçut que sa jambe droite lui faisait atrocement mal, il n'arrivait pas à la tendre, ni à poser son pied totalement au sol… Il tenta de faire un pas, mais il se mordit le poing tant la douleur était forte…
Marcus tendit son couteau à Sirius. Il ordonna à la jeune fille d'avancer.
- Tue là. Ordonna Marcus.
Sirius resta choqué face à sa demande. L'idée le dégoutait et il n'arriva pas à le cacher à son frère… Ce dernier le tua du regard.
Les yeux de Sirius s'accrochèrent à ceux de la jeune fille. Elle l'implorait silencieusement. Il lui sourit d'un air tendre. Jusqu'à ce qu'un coup de poing dans le ventre le ramène à la réalité. Ou pas…
- Elisa, très joli prénom, tu viens d'où ?
Marcus se chargea de le rouer de coups à nouveau. Le torse de Sirius était en sang sous les coups de pied. Sa peau était comme brûlée. Il n'en pouvait plus. Mais il avait peur de ce que Marcus ferait à la jeune moldue s'il ne le faisait pas lui-même… Alors comme toujours, il gagnait du temps. A sa façon.
Son frère le releva à nouveau.
- J'ai dis : Tue là.
Elisa avait des larmes plein les yeux. Elle n'avait jamais vu un spectacle aussi terrifiant. Qu'avait fait ce jeune homme pour que ce fou furieux déverse tout cette haine sur lui ?
- Frangin, je m'en chargerais moi si tu refuses de le faire.
C'était son frère ! Comment pouvait-on être si cruel avec son propre petit frère ? Avec horreur, elle vit le jeune garçon tourner le couteau vers lui. Marcus haussa les sourcils.
Sirius planta la lame du couteau dans son propre bras et se tailla un trait profond. Il regarda ensuite son frère en souriant.
- C'est un soulagement, tu ne peux pas t'imaginer…
- Un soulagement ? Interrogea Marcus.
Sirius regretta son geste. Les mains de Marcus s'étaient mises à trembler et ça, c'était un très mauvais signe…
*Calme toi…*
*Tu te fous de moi Sirius ? Tu sais que je ne supporte pas ça ! *
* Je ne veux pas la tuer…*
* Tu le feras. Je ne te laisse pas le choix. Je suis clair ? *
Leurs yeux ne se lâchaient pas. Ceux de Sirius étaient emplis d'un désespoir sans égal.
- J'arrive pas à croire que t'aies fait ça devant moi. Cracha Marcus.
- Je l'ai fais parce que…
- Ferme ta gueule !
Sirius le fusilla du regard. Il regarda soudain le couteau et n'eut plus qu'une envie… Le planter dans le corps de son frère. Avec force, qu'il l'entende crier, ne serait-ce qu'une fois…
Marcus ne quittait pas son frère des yeux. L'idée de Sirius était très claire pour lui. Mais même si l'occasion se présentait, il n'allait pas oser. Il le craignait bien trop pour faire un geste si irresponsable et suicidaire… A coup sur, ce serait la dernière chose qu'il ferait dans sa vie.
Sous le regard perçant de son frère, Sirius paniqua. *Putain mais je suis fou… * Il lâcha le couteau qui alla s'écraser sur le sol dans un bruit sourd. Marcus aperçut sa main trembler, un sourire se dessina sur ses lèvres.
- Tu refuses de tuer ?
- Je ne suis pas un mangemort. Répondit Sirius.
Toute la colère de Marcus finit par éclater, des doloris et des coups fusèrent de toutes parts, avec pour seule cible, un Sirius bien affaiblit…
- Arrêtez je vous en prie ! S'écria Elisa.
Marcus se tourna vers elle et l'attrapa par le menton.
- On t'as jamais dis que t'avais pas le droit à la parole ? Siffla Black.
La jeune fille ne fît pas attention à ses paroles. Elle voyait Sirius cracher du sang et se tordre de douleur, le visage méconnaissable… Alors, aussi innocente qu'inconsciente, Elisa se dégagea de l'emprise de Marcus et courut vers son petit frère.
- Hé, hé… Ca va aller d'accord ? Calme toi, respire, ne bouges pas surtout…
Sirius ne trouva pas la force de répondre, il se contenta de fermer les yeux avec force, sa migraine s'intensifiant davantage encore.
Lorsqu'il les rouvrit, il vît Marcus pointer sa baguette sur la jeune fille, et sans savoir comment il avait fait, reçut le sortilège à sa place…
Il entendit Elisa hurler de douleur quelques secondes plus tard.
- Je vous en prie, je suis innocente, je…
- Ta nature fait que tu es coupable d'avance. Crachait Marcus.
- Je vous en supplie…
- Tout ce que tu feras sera inutile tu sais. Dès que tu as atterrit ici, tu étais perdue d'avance, alors consomme tes forces d'accord ? Que je puisse m'amuser un peu avant…
La jeune moldue pleurait et criait sans s'arrêter.
- J'aimerais que mon frère te tue. Je veux qu'il m'obéisse… Serais-tu au moins capable de faire ça pour moi ?
- Ou… Oui.
Sirius regardait la scène sans bouger, il était vidé de toute force. Son frère tendit sa baguette et un trou se creusa au sol, comme un gouffre, sauf que, une à une, des briques vinrent l'entourer pour former un puits.
- Je te donne une semaine. Soit il te tue, soit je le fais. Et ça ne sera pas aussi doux, crois moi…
Sirius vît son frère pousser la jeune fille au fond du puits. Elle cria lorsqu'elle atterrit. Marcus s'avança ensuite vers lui…
- Ne me touche pas. Cracha-t-il.
- Allons ne fais pas ton nerveux, Sirius, tu sais bien qu'ici, c'est moi qui dirige… Je fais ce qu'il me plait de mon petit frère.
- Je ne suis pas ton objet espèce de sale… Commença Sirius.
Mais son frère s'abaissa à sa hauteur, plantant ses ongles dans l'entaille qu'il s'était faite… Sirius gémit.
- Si c'est exactement ça, Sirius. Tu es mon objet. Mon jouet. Mon chien…
- Tu aimerais, mais c'est toi le chien. Parce qu'ici tu ne diriges pas, ici tu obéis. Ici tu es l'esclave et non pas le « maître »…
Marcus empoigna son frère par les cheveux, il le releva et l'obligea à avancer vers le puits. Sirius essayait de lutter, mais sa jambe le faisait atrocement souffrir, sans compter sa tête, et ses côtes… Il avait l'impression que s'il s'endormait à cet instant, il ne se réveillerait jamais…
- Marcus…
Croyant que Sirius voulait l'amadouer, lui dire de se calmer ou tenter une conversation perdue d'avance, Marcus poussa son frère au fond du puits sans songer à ce qu'il aurait pu lui dire. Il l'entendit hurler de douleur à l'atterrissage…
Et puis il y eut un murmure…
- Je te déteste…
Sirius ne le vît pas. Mais sur les lèvres de son frère, un sourire se dessina. La haine était bien là, il l'avait sentie. Le jeu était loin d'être terminé…
- Contrairement à ce que vous croyez tous, Sirius, je ne suis pas l'esclave… Je suis le cerveau d'un jeu dans lequel vous n'êtes que des pions.
La phrase de son frère lui fît peur. Enormément. Mais il avait bien trop mal pour y réfléchir davantage. Il entendit la porte claquer au loin.
- Pour ça faudrait que t'aies un cerveau salopard! Cracha-t-il.
- Calme toi… tu devrais te reposer, ça ne sert à rien…
Soudain, il hurla de douleur.
- Bordel, mais c'est quoi ça ?
- Des rats… Souffla Elisa.
- Ils essaient de me bouffer ces connards.
- Parce que tu saignes…
Sirius serra le couteau qu'il avait dans sa main. Elisa plongea ses yeux bleus dans les siens.
- Je ne me sens même pas capable de tuer mon frère, crois moi, je ne te ferais jamais de mal…
- Je le sais… Mais c'est normal que tu ne puisses pas tuer ton frère.
- Non, c'est totalement anormal, je t'assure. Après tout ce qu'il me fait subir jour après jour, je devrais en rêver et ne pas hésiter…
- Tu as un cœur pur.
- Oui… Mais eux ils n'en ont pas, alors si je joue les cœurs tendres quand j'ai l'occasion d'en tuer un, autant que je me suicide.
Sirius tremblait de tous ses membres. Elisa s'inquiétait pour lui.
- Tu souffres beaucoup…
- C'est ça quasiment tous les jours avec lui alors ne t'en fais pas, je m'en sortirais, comme d'habitude…
[…]
- FERME TA GUEULE SALE CONNARD ! OU EST SIRIUS ?
- Je peux savoir ce que ce fou furieux fait dans mon salon ? Siffla Voldemort.
- MOI JE VEUX SAVOIR OU EST SIRIUS !
- MATTHEW QU'EST CE QUE TU FOUS ICI ? Siffla Orion.
- JE T'AI DIS DE FERMER TA GUEULE PAUVRE CON ! TA SURDITE NE S'ARRANGE PAS AVEC L'AGE TRITON, TOUT COMME TA STUPIDITE!
Tous les mangemorts le regardaient avec étonnement. Abraxas était censé se charger de lui et son manque de respect…
- Ou est Abraxas ? Siffla Orion.
Il pointait sa baguette sur le jeune homme, et Matthew le connaissait assez pour savoir que dans très peu de temps, il allait comprendre sa douleur…
- OU EST SIRIUS ? Répliqua-t-il.
- Ne joues pas à ça avec moi, Matt, tu me connais il me semble…
- Oui t'es un connard ça je sais, mais après…
- Ne m'insulte pas. Siffla Orion.
- Sinon quoi sale con ?
Orion Black attrapa le jeune homme par le col et le plaqua contre le mur, la baguette sous sa gorge. Soudain, il y eut un crac sonore et Cygnus Black atterrit pile au milieu du salon… Il regarda la scène avec étonnement et la haine prit place dans ses yeux lorsqu'ils se posèrent sur Matthew.
- Que fais-tu là ? Siffla-t-il.
- Pourquoi t'es de la police ? Cracha Matthew.
- Non, juste du gouvernement…
- Vous allez tous crevez avant même d'avoir entraperçut le trône, bande de bouffons.
Cygnus sortit sa baguette, écarta son frère et pointa son arme sur le visage de son ennemi.
- Donne moi une seule raison de ne pas t'éclater la tête immédiatement…
- Mmh… t'en as pas la force ?
Cygnus laissa sa baguette de côté et commença à étrangler le jeune homme.
- Je pensais que tu voulais voir ta fille, Matt…
Ce dernier se débattait avec force, mais Cygnus était effectivement plus fort que lui… Ses yeux s'embuèrent, l'air lui manquait…
- Tu n'y tiens pas tant que ça apparemment…
…
- Je ne t'entends plus Matt…
- Ca c'est parce que tu parles trop… Souffla Matthew.
Cygnus resserra sa prise autour de la gorge du jeune homme…
- Tu ne respires plus ?
Matthew s'apprêtait à faire la pire erreur de sa vie mais il ne comptait pas mourir étranglé… Alors, de toutes ses forces, il donna un coup de genoux dans les parties intimes de Cygnus…
Ce dernier se recroquevilla et grogna de douleur tandis que Matthew éclatait de rire malgré lui. Il se tourna ensuite vers Orion.
- Ou est Sirius ?
Mais avant qu'Orion ou quiconque ait pu s'énerver sur lui, avant que Cygnus ne l'étripe, un choc dans la tête le fît s'effondrer au sol. Il aurait pu être assommé, mais ce n'était pas le cas… Abraxas se tenait devant lui, une bûche en bois dans les mains. Matthew sourit.
- Je peux savoir ce qu'un truc pareil fait dans le cachot de Prewett ? Siffla Abraxas.
Le père de Lucius releva le jeune homme par le col.
- Qui t'as donné ça ?
- Tu connais mon meilleur ami ? Il s'appelle le silence.
Matthew les regardaient avec haine, et même avec un brin de supériorité. Il voulait leur faire comprendre qu'ils n'étaient rien. Qu'ils ne seraient jamais rien. Ses yeux croisèrent ceux de Cygnus. Entre eux deux, c'était une véritable guerre sans fin. Ils se haïssaient, s'insupportaient, se défiaient sans cesse.
- Ta fille n'aura qu'un seul parent…
Matthew éclata de rire.
- Ca fait bien longtemps que tu dis ça il me semble…
- J'ai vu ta petite amie tu sais, avec ta fille dans les bras.
Matthew bouillonnait. Il aurait bien volontiers récupéré sa baguette, histoire de s'amuser un peu…
- Elle est magnifique, j'imagine, n'est ce pas ? Contrairement à tes creuses de filles…
- Sublime. Mais je ne sais pas si elle va vivre très longtemps…
Des frissons parcoururent le corps de Matthew. Il avait peur soudain. Son bébé n'y était pour rien…
- Tu ne peux pas faire ça.
Cygnus s'approcha davantage de lui. Leurs visages se touchaient presque. Ses yeux fusillaient Matthew, l'incendiaient…
- M'a-t-on jamais empêché de faire ce qui me plaisait ?
Matthew affrontait son regard, jusqu'au moment ou il ne put s'empêcher de baisser les yeux. Un sourire se dessina sur les lèvres de Cygnus.
- J'aime mieux ça…
Cygnus se détourna de lui et s'éloigna un peu.
- Ne lui fais rien !
Black se tourna vers lui en haussant les sourcils.
- S'il te plaît, je t'en prie…
Et sans un mot, se contentant de le regarder avec un sourire mauvais aux lèvres, Cygnus Black transplana. Tandis qu'Orion saisissait Matthew, les bras derrière le dos, pour le ramener dans son cachot.
- NOOOOOON ! NON! JE VOUS EN PRIE PAS CA !
Matthew se débattait de toutes ses forces. Des larmes étaient apparues dans ses yeux. Il se mordait la lèvre inférieure, désespéré…
Orion le traîna jusqu'au cachot, il le poussa brutalement. Leurs yeux se croisèrent. Il souriait…
- C'est fou comme ça peut être facile de calmer les gens comme toi et Sirius. Il suffit de s'en prendre à ceux que vous aimez…
Il quitta la cave et laissa Matthew seul, avec toute sa tristesse et sa culpabilité, dans un gouffre profond.
[…]
- Je me demande dans quel état se trouve mon cousin… Dit Bellatrix d'une voix forte.
Fabian bouillonnait. Maya posa une main sur la sienne. Les jumeaux se regardèrent en fronçant les sourcils. Sacha se tourna vers la serpentard.
- Il doit être méconnaissable… Ajouta-t-elle avec un sourire mauvais.
- En tout cas, il peut pas être plus moche que toi. Répliqua Sacha.
Sa sœur et ses deux meilleurs amis éclatèrent de rire. Tandis que Bellatrix fulminait. Lucius fusilla le jeune homme du regard.
- Norton, taisez vous. Dit Lucius.
- Je suis désolé…
Sa sœur le regarda d'un air choqué. Depuis quand se taisait-il devant Malefoy?
- Je me suis promis de toujours dire la vérité à voix haute…
Maya et Kim éclatèrent de rire tandis que Fabian regardait Lucius avec un sourire provocateur.
- Une heure de retenue, Norton. 18h dans mon bureau…
- Ah tu vois, il te fait des avances ! J'ai toujours dis que Narcissa avait grand intérêt à le tenir en laisse. Blondinet préfère les chiens aux chiennes… Rigola Fabian.
Lucius se leva, fou de rage, fusillant le jeune Prewett du regard.
- Il est ou ? Il est ou je le vois pas ? Demandait Sacha.
- Mais qu'est ce que tu dis ? Rigola Maya.
- Et ben il est ou Blondasse ? Ah, autant pour moi, faudrait grandir un peu dis donc…
- Tu parle de sa taille ou… ? Demanda narquoisement Fabian.
Maya plaqua une main contre sa bouche, tandis que Kim s'écroulait sur sa table. Leurs rires cessèrent immédiatement lorsque Lucius leva Fabian par le col et le plaqua au mur.
- Sors d'ici. Siffla-t-il, fou de rage.
Fabian le fusilla du regard. Lucius le lâcha alors, s'excusa auprès des élèves pour son emportement et ordonna une nouvelle fois au jeune Prewett de quitter la salle.
A ce moment là, Fabian comprit qu'il était malin. Parce que contrairement à Marcus, il ne pouvait y avoir aucun témoignage, aucune preuve d'un geste de violence. Car ce jour là, il s'agissait de la première et la dernière fois que Lucius Malefoy avait levé la main sur un élève en public.
[…]
- Ca ne me fait rien, Samantha. Sifflait une voix.
- Si ! Tu es en train de te détruire ! Et James aussi ! Sirius ne voudrait pas que…
- TU NE SAIS PAS CE QU'IL VOUDRAIT ! PERSONNE NE LE SAIT D'ACCORD ?
Sam avait sursauté, des larmes étaient apparues dans ses yeux. Mais Regulus restait insensible…
- Je n'ai pas besoin de vous.
- Bien sur… Et tu as besoin de personne j'imagine ?
- Exactement.
Sam le regarda avec peine.
- Sirius aussi pensait ça. Jusqu'à ce qu'il finisse par pleurer à en mourir. Tu le verra bien. J'en ai assez de vos têtes de mules.
[…]
- Je ne serais pas là, maître. Enfin, du moins si vous pouvez vous passer de mes services…
- Pour quelle raison ?
- Je suis convoqué à Poudlard. Mon jeune fils fait des siennes… Il pense devenir un second Sirius et je compte remédier à ça rapidement…
Un sourire se dessina sur les lèvres du Lord.
- Il n'y a finalement que Marcus qui est parfait chez vous…
- Je l'ai toujours été, mais ce con est aveugle… Annonça Marcus avec un sourire en coin.
- Tais toi. Je reste ton père…
- Et cela m'attriste, tu n'imagines même pas à quel point !
Lord Voldemort les regarda tous les deux avec sévérité.
- J'aimerais que vos chamailleries cessent. Nous avons plus important à penser. Siffla-t-il.
Marcus détourna les yeux de son père et les posa immédiatement sur son maître, comme si son géniteur n'était pas vraiment important.
[…]
Les jours passaient. Longs. Interminables. Et Regulus ne parlait plus à personne. Il évitait les amis de son frère avec acharnement. De son côté, James le cherchait partout. Il avait trouvé une bouteille de Whisky pur feu vide dans la salle commune. Et il était sur que c'était le jeune Black qui l'avait consommé… Le problème ? Orion Black était aujourd'hui convoqué par Lucius Malefoy…
James courait à en perdre haleine… Lorsque soudain il atterrit pile en face de Bellatrix Black et son petit ami Rodolphus Lestrange.
- Tiens, la poubelle vous a jugé trop déchets pour résider chez elle ?
- Et toi Potter… Pourquoi tu n'assistes plus à aucun cours ? Ton Sirius te manque au point de ne plus manger, plus dormir, plus vivre quoi…
James fusilla la Serpentard du regard. Elle n'était pas une fille, elle n'était pas humaine. Bellatrix n'était qu'un monstre sans cœur et sentiments.
- Je ne mange plus pour éviter de prendre trop de kilos, si tu veux un conseil, tu devrais faire de même… Tu es tellement grosse que j'ai failli ne pas voir ton cher petit ami…
Il aperçut alors Narcissa entrer à son tour dans le couloir. Suivie rapidement par Nott, Mulciber, Avery, et le frère de Rodolphus. Ca allait faire très mal. Il vît un sourire se dessiner sur les lèvres de Bellatrix. Il se contenta de la fusiller du regard.
- Enfin… Un qui se pointe. Sourit Nott.
- Oh, vous vous faites tellement chier dans vos misérables vies que vous m'avez attendu toute la journée ? Vous faîtes pitié…
Il sortit sa baguette et allait défigurer Bellatrix, lorsqu'une lumière frappa son bras et le désarma. James se retourna. Il vît alors Dolohov et Yaxley à quelques mètres de lui, de l'autre côté du couloir. Il éclata de rire et se mit à applaudir.
- Avec toute la lâcheté d'un Serpentard, bravo Dolohov…
Il vît Antonin Dolohov le fusiller du regard, pointer sa baguette sur lui avec un sourire et murmurer un « endoloris »…
James s'efforça de rester debout, son visage se crispa sous la douleur mais il ne cria pas. Il ne gémit même pas. Il se contenta de fixer Bellatrix avec toute sa haine. Et elle n'aima pas. Mais alors pas du tout…
- Tu me cherches Potter ? Fulmina-t-elle.
- Je ne peux que te trouver tu sais… Ton poids ne te fais pas complexer ? Il devrait…
- Et ton traître de meilleur ami, il devrait se la fermer, tu aurais du le lui conseiller il y a bien longtemps.
- Ferme la. Il en a rien à foutre de vous. Il résistera comme toujours sans aucun souci.
- Il parait que ton meilleur ami se trouve au fin fond d'un puits... Seul, avec pour unique compagnie sa jambe cassée, ses poignets brisés ainsi que ses innombrables côtes broyées... Vu comme ça, je ne sais pas s'il résistera bien longtemps tu sais…
- Espèce de sale pute. Siffla James en courant pour se jeter sur elle.
Mais des mains saisirent ses poignets et l'emprisonnèrent. Le bras de Dolohov entoura son cou, l'étranglant à moitié.
- PARDON ?
- Ne fais pas ta Marcus, tu veux ? Tu ne m'impressionnes pas plus que lui. T'es une pute. Il faut savoir accepter la vérité lorsqu'elle se présente à soi.
- On ne m'insulte pas à moi… Menaça Bellatrix en approchant.
- C'est pas ici le trottoir t'es au courant ? Nargua James avec un sourire en coin.
Bellatrix le gifla avec force. Les yeux de James la fusillèrent. Il n'avait pas conscience du danger. Il ne comprenait pas que certains Serpentards pouvaient être dangereux. Que pour certains, leur seul projet de vie était de devenir des assassins assoiffés de sang, de souffrance. Tous ceux qui l'entourait en faisaient partie…
- Tu veux quoi James ? Demanda-t-elle.
- Pour toi, c'est Potter, rien de plus. Cracha-t-il.
Bellatrix se tourna vers Rodolphus avec un sourire. Ce dernier approcha et donna un coup de poing dans le ventre du jeune Potter. Tandis que Dolohov resserrait sa prise sur son cou.
- Je t'appelle comme je veux.
- Je crois pas non. T'es pas ma pote. T'es qu'une conne. Une vraie petite salope.
Il souriait devant sa rage. Et ça l'énerva au plus haut point. Elle pointa sa baguette sur lui et lui ouvrit sa chemise. James sourit davantage. Il n'était plus très rassuré à présent mais ne comptait pas le montrer.
- N'admire pas trop, Black, ton petit ami risquerait d'être jaloux…
Sur ces quelques mots, Bellatrix murmura un sort qu'il ne connaissait pas. De profondes entailles se creusèrent dans son torse. Il s'était mis à trembler mais s'efforcait de ne pas crier.
- Te serais-tu endurci grâce à Lucius, James ?
- Lucius ? M'endurcir ? Faudrait qu'il arrête de faire sa fiotte pour ça…
Dolohov l'étrangla un peu plus, petit à petit, il resserrait sa prise… Des larmes perlèrent dans les yeux de James. Il suffoquait, et il les voyait sourire.
- Stop, Antonin. Ordonna Bellatrix.
Ce dernier le lâcha. James toussa sans parvenir à s'arrêter. Il n'en pouvait plus. Et ce n'était pas fini… Il braqua son regard sur celui de Bellatrix.
- J'étais pourtant persuadé que c'était toi la chienne…
Un sortilège vint de nouveau le frapper. Des entailles se creusaient, profondes, brûlantes… Mais il gardait sa douleur silencieuse.
- Je n'aime pas quand on lutte, James…
- C'est con. Bon okay, j'avoue, j'ai du mal à lutter contre ton haleine de chacal…
Elle le frappa au visage, encore et encore. Elle était inhumaine. Sa rage pouvait faire bien des dégâts. Voyant que James refusait de crier, de se soumettre, elle regarda les garçons avec colère.
James reçut d'abord un violent coup de pied derrière la cuisse. Il ne pût s'empêcher de tomber à genoux sur le sol. Il les vît tous s'approcher, et regretta un instant d'avoir ouvert sa bouche. Mais juste un instant.
- Excuse toi pour toutes tes paroles, James, et surtout, dis à ton père qu'il évite de demander un procès, et tout ira bien…
- Au pire, va te faire foutre.
James crut mourir quand Bellatrix et Rodolphus lui jetèrent deux doloris en même temps. Il hurla de douleur et se recroquevilla sur lui-même. Il vît Bellatrix faire un signe de tête derrière lui. Un coup de pied dans le dos de la part de Yaxley vint le frapper avec force. Dolohov se joignit à lui.
Narcissa s'était appuyée contre le mur, et elle souriait, comme si elle n'avait jamais rien vu de plus plaisant. Rabastan était à ses côtés, souriant également.
Ils arrêtèrent d'un coup. Bellatrix s'accroupit et se pencha vers lui.
- Excuse toi, James…
Ce dernier tremblait, mais il rassembla toutes ses forces et se remit sur pied. Il la regarda avec dégoût, se massa le dos un instant, puis se tourna vers Dolohov et Yaxley.
- C'est tout ? Vous avez utilisé votre force là ? C'est pas comme ça qu'il faut faire… Regardez.
Et alors, en y mettant toute sa haine, il donna un énorme coup de pied dans le ventre de Bellatrix. Elle entoura ses mains de son estomac et cria…
- Tuez le. Hurla-t-elle, folle de rage.
Elle fusillait James du regard et ce dernier le lui rendait bien.
- Fille de connard.
Rodolphus fût le premier à réagir. Il commença à rouer James de coups plus forts les autres. James se défendit, bien qu'il soit affaiblit. Puis Rabastan et Nott s'occupèrent de le maintenir en place pendant que les cinq autres frappaient avec haine. Avery fît craquer le poignet de James. Mulciber frappait partout sans réfléchir. Rodolphus lui avait cassé le nez et ouvert l'arcade. Dolohov et Yaxley s'occupait de ses côtes.
James ne se retenait plus de hurler de douleur. Il essayait tant bien que mal de se protéger, mais c'était sans succès. Il espérait que quelqu'un le trouve avant qu'ils ne le tuent. Les coups pleuvaient sans cesser un instant.
Bellatrix souriait devant la scène. Il se jura de l'attraper seule, et de lui faire payer ses gestes. Narcissa bougea soudain et se plaça devant sa sœur.
- Bella, stop ça suffit. S'il te plaît.
- Laisse moi m'amuser, Cissy.
- Regarde, ils sont en train de le tuer. Qui accuseront-ils à ton avis ?
- Lucius ? Personne je pense.
- Il ne compte pas plus que ça et tu le sais bien.
- Mais un jour il n'y aura que nous qui compteront.
- Un jour, pas aujourd'hui.
Bellatrix soupira.
- Laissez le les mecs.
Ils le lâchèrent tous. Le visage de James était couvert de sang. Il avait mal aux côtes, mal aux jambes, au dos, partout. Il songea un instant à se relever pour faire son fier, mais il n'essaya pas. Il n'avait qu'une envie, dormir pour ne plus penser à rien.
- Tu vois ce qui arrive, James, lorsqu'on ne m'écoute pas…
*Elle se prend pour qui cette conne ? *
- Méfie toi à l'avenir…
Ils s'éloignèrent.
*Toi aussi…*
[…]
James tremblait de tous ses membres. Il avait réussi à s'asseoir. Il avait mal partout. Il songea un instant à la phrase de Bellatrix. A Sirius, seul au fond d'un puits avec une jambe et des côtes cassées. Des larmes emplirent ses yeux et coulèrent le long de ses joues. Il ne supportait pas de savoir Sirius dans un tel état. Lui avait-elle mentit ? Non. Connaissant Marcus, il pouvait même être dans un état encore pire.
Ses larmes ne s'arrêtaient pas . Il en avait assez de faire semblant. Assez de penser à Sirius, de le retrouver mort dans ses cauchemars. Il n'en pouvait plus. Il voulait oublier. Il voulait dormir. Ou mourir au choix.
Avec toute sa volonté, James se leva. Il se rendit à la tour des Gryffondors et vida chaque bouteille qui se présentait à lui en pleurant toutes les larmes de son corps…
[…]
Lily sortit de son dortoir et descendit dans la salle commune. Elle cherchait Remus, elle avait besoin de lui parler. Mais leur salon était vide. Elle pouvait toujours entrer dans leur dortoir, non ? Ca ne faisait rien. Elle ne comptait pas leur nuire, juste discuter…
Elle cessa de penser à l'interdit durant quelques instants et se dirigea droit vers le dortoir des garçons. Lily entra après avoir frappé. Et elle poussa une exclamation horrifiée, se précipitant vers le jeune Potter. Elle s'agenouilla devant lui et essaya de lui extirper la bouteille des mains. Il y en avait déjà une par terre sur le sol, vide…
Mais James luttait…
- Laissez moi putain ! Hurla-t-il.
- James ! James, c'est moi. Arrête je t'en prie.
James la regarda avec tristesse. Des larmes plein les yeux. Elle posa sa main sur sa joue.
- J'en ai assez, Lily. Il me manque. J'en peux plus de m'inquiéter. De ne pas savoir…
- James, qui t'as fait du mal ?
- C'est pas important.
- Si, ça l'est.
Leurs yeux s'accrochèrent. Lily avait aussi des larmes dans les yeux.
- Malefoy s'en est encore pris à toi?
Elle s'inquiétait pour lui. Mais James avait été bien trop triste pour percevoir cette angoisse jusqu'à maintenant.
- Non. Cette fois, c'est pas lui.
- Qui James ?
- C'est normal que tu sois encore plus jolie que d'habitude Lily ?
- Non. C'est surement parce que tu t'es bu une bouteille et demi de Whisky pur feu, James.
- Je te jure, tes yeux ils brillent… Sourit James, tout joyeux.
- C'est peut-être parce que je pleure alors…
James s'assombrit soudainement.
- Mais pourquoi tu pleures ?
- Parce que je m'inquiète pour toi. Parce que j'en ai assez que tu te détruises.
- Je ne me détruis pas, j'essaie de tenir l'alcool…
- James, si je te demandais de ne plus te promener seul et courir des risques inutilement, tu le ferais ?
- J'ai faim ! Répondit James avec un grand sourire.
Lily prit son visage entre ses mains.
- Ecoute moi je t'en prie…
James cessa de sourire et la regarda.
- Je ne veux plus que quiconque puisse te faire de mal. Je ne veux pas que Malefoy ou qui que ce soit d'autre lève la main sur toi.
- Ou le pied… Grogna James.
- Je ne veux plus que tu leur réponde comme tu le fais.
- Je ne dis que la vérité.
- James… Soupira Lily.
- Oui ma Lily jolie ? Sourit ce dernier, à moitié bourré.
- Je t'aime.
Il la fixa avec ébahissement. Puis rigola.
- J'ai bu plus que nécessaire je crois…
- James. Coupa Lily.
Ce dernier la regarda. Il avait reprit un air triste.
- JE T'AIME. D'accord ?
- C'est réel ?
- Oui.
Il se tût. Un sourire illumina son visage.
- Je ne suis pas en train de tout perdre alors ?
- Tu ne perds rien, ni personne.
- Remus est en colère contre moi.
- Remus va te tuer de te mettre dans tes états pareils. Parce qu'il t'aime et qu'il s'inquiète pour toi.
James se sentit soudain gêné. Il la regarda dans les yeux.
- Il s'inquiète pour moi ?
- Comme Peter, comme Fabian, comme moi.
- Et Sam ? Demanda-t-il, coupable.
- Ca lui passera. Elle t'aime. Tu es son meilleur ami. Ce n'est rien de plus que de l'inquiétude.
- Ca ne sert à rien…
- Si on faisait pareil que toi, tu resterais là, les bras croisés sans gueuler ?
James évita son regard.
- Il me manque…
- A moi aussi. A tout le monde, James.
En voyant ses yeux si tristes, Lily déposa ses lèvres sur les siennes, avec tendresse. James approfondit le baiser, la serrant contre lui.
[…]
- C'est quoi le souci, Reg ? Demanda sévèrement la voix d'Orion.
Son fils partit dans un fou rire incontrôlable. Il n'était pas vraiment sobre…
- Le souci alors je suis ravi que tu me poses la question tu vois… Parce que je crois que le prénom de mon problème, c'est Orion.
Lucius regarda Regulus avec incompréhension. Il avait toujours été certain que le dernier des Black tremblait devant son père, il commençait un peu à douter…
Orion gifla son fils avec force. Ce dernier, incapable de se rattraper, parvenant à peine à tenir droit tout seul, tomba de sa chaise. Sa tête se cogna contre le sol. Il éclata de rire.
- Tu ris ? Menaça son père.
- Ce sont tes stupides et puériles réactions qui me font rire.
- Pardon ?
- T'as très bien entendu. Les pères normaux ne lèveraient pas un seul doigt sur leurs fils. Mais toi t'es tellement con… Cracha Regulus.
Orion se contenta de le regarder avec haine. Attendant de voir jusqu'ou comptait aller son fils. Regulus était resté par terre, il s'assied, mais il ne se sentait pas capable de se relever…
- T'es juste le pire connard que j'ai pu voir dans ma vie.
Il rigola encore, incapable de maîtriser ses actes et ses paroles.
- Ah non, y a Marc' aussi, mais c'est normal, il tient de son père. J'sais pas comment t'as pu croire que je serais un jour de votre côté tu vois… Parce que sincèrement, déjà, j'en ai jamais eu envie. Cette idée me donnait juste envie de gerber tsé.
…
- Vous êtes tous creux. Tous à vous croire plus forts, plus… enfin genre mieux que les autres. Alors que…
Il éclata de rire.
- C'est tout l'inverse quoi ! Et tout ce que t'as fais à Sirius. Tous ces coups, toutes ces tortures. Il ne méritait pas tout ça. Sirius c'est juste, mon exemple. L'exemple qui a un minimum sauvé la réputation de la famille Black. C'est pas de vous qu'on parle en bien. C'est de ce jeune Sirius Black, qui, contre les idées pourries et inutiles de ses parents qui feraient bien d'arrêter de penser avant que ça n'explose, est allé à Gryffondor et s'est battu pour défendre ses valeurs. Il a souffert. Toi t'y connais rien. Toi t'es de ceux qui frappent sans réfléchir, toi t'es de ces gros connards qui maltraitent. Lui, mais sa force morale tu vois, elle te surpasse cent fois. Lui, mais tu lui arrives même pas à l'orteil mon pauvre. Je pourrais presque avoir de la peine pour toi si je te haïssais pas autant. Mais là, j'ai juste… Vraiment pitié tu sais.
- Tu as finis ? Siffla Orion.
- Non ! Rigola Regulus. Parce que Lucius là, il a l'air d'avoir envie de rire, mais c'est quoi qui est comique hein ? Le fait que pour toi ce soit la même ? Parce que t'es pas différent tu sais, toi aussi tu peux directement aller te pendre. Au pire, il me semble que c'est bientôt ton anniversaire, t'inquiètes, je me cotiserais pour t'acheter une bonne grosse corde qui tient bien…
Orion se leva d'un coup. Il saisit son fils par le col et le plaqua contre le mur avec violence. Il lui donna un premier coup de poing qui lui brisa le nez, puis un second coup, puis un troisième… Et soudain, il se stoppa net. Il semblait sentir quelque chose, il renifla.
- Ouvre la bouche, Regulus.
Ce dernier secoua négativement la tête, prit la main dans le sac… Orion arma une nouvelle fois son poing, menaçant…
Regulus se contenta de le regarder. Orion sortit sa baguette et lui jeta un sort.
Ouvre la bouche.
Son fils résista contre l'imperium avec difficulté.
Tu as bu. Dis moi la vérité.
Son père l'attrapa par le menton et l'obligea à le regarder. Il n'avait pas remarqué que ses yeux brillaient. Il ne s'était pas aperçu que son fils n'était pas dans son état normal.
- REGULUS.
- Oui, oui, j'… j'ai un peu bu…
Il entoura soudain son ventre de ses bras, il tremblait et se sentait mal… Son père le fusilla du regard.
- J'ai bu et je pense chacune de mes paroles… Parvint-il à dire.
Il reçut un nouveau coup, et voyant qu'il était sur le point de vomir, son père s'écarta, fou de rage. Regulus vomit une fois, puis une deuxième, puis une troisième. Tout ça dans le bureau de Lucius. Il était bourré. Devant son père. Et il vomissait devant lui. Mais qu'est ce qui n'allait pas chez lui pour se foutre dans un tel merdier ?
- TU AS UN PEU BU ? Hurla Orion. C'EST-À-DIRE ? COMBIEN DE VERRES EXACTEMENT ?
Regulus crachait, il ne répondit pas…
- DIS LE MOI REGULUS!
- Le moi Regulus. Rigola le jeune garçon.
- NE RIGOLE PAS ! JE TE JURE QUE QUAND TU AURAS FINI DE TOUT RECRACHER, TU VAS SERIEUSEMENT REGRETTER TA CONNERIE MON PAUVRE !
- Je… Une bouteille.
- PARDON ?
- Je crois… Parce que je la voyais double à la fin… Alors j'sais pas exactement combien elles étaient au final. Ouh il devait y en avoir un bon nombre !
- Je vais te tuer. TU AS TREIZE ANS REGULUS ! EST CE QU'ON BOIT A TON AGE ?
- C'EST PAS DE MA FAUTE ! MON PÈRE M'A JAMAIS DONNE LE BON EXEMPLE POUR QUOI QUE CE SOIT !
- PARDON ? TU PEUX REPETER LA ?
- OUAIS AVEC PLAISIR MEME ! C'EST QUI LE GROS CONNARD QUI VENAIT DEMONTER LA TETE DE SES ENFANTS LORSQU'IL AVAIT UN PEU TROP FORCE SUR LA BOUTEILLE ? C'EST PAS MOI, J'AI PAS DE GOSSES, MEME SI JE SUIS SUR QUE JE FERAIS CENT MILLE FOIS UN MEILLEUR PÈRE QUE LUI !
- REGULUS FERME LA !
- TOI, C'EST TOI PUTAIN QUI DOIT TE TAIRE ! J' EN AI ASSEZ QUE TU ME DIRIGES ! T'ES RIEN POUR MOI PUTAIN ! LAISSE MOI ME BOURRER TRANQUILLEMENT LA GUEULE POUR OUBLIER LA FACE DE CON DE MON PÈRE !
Soudain, Regulus se stoppa. Il ne se sentait vraiment pas bien, sa tête lui tournait, et il avait mal. Mais son père s'en fichait. L'indulgence l'avait totalement quitté. Il l'attrapa, le coucha par terre, Regulus essaya de résister mais il en était totalement incapable…
Il s'assied à califourchon sur lui, un couteau dans la main droite… Regulus se mit à gémir avant même que ça ne commence. Parce que oui, il avait peur… Il se débattit, mais son père le gifla jusqu'à ce qu'il se calme. Lucius se contentait de regarder la scène.
Regulus ferma les yeux lorsque sa chemise vola et que son père approcha le couteau de son torse.
- Regarde moi.
Le jeune Black s'était mit à trembler avec force. Il parvint à souffler un « non ».
- Ne me refuse pas ça, je vais me mettre en colère, Reg…
- Tu l'es déjà…
- Je peux être largement pire, tu veux tester ? Siffla Orion.
Pour toute réponse, Regulus frissonna. L'alcool commençait un peu à se dissiper et il le regrettait amèrement.
- Je veux que tu me lâches et que tu t'en ailles. Non, en fait non, j'aimerais plus que tout que tu crèves… Mais malheureusement, je crois que ce n'est pas encore au programme.
Le couteau alla se planter avec force dans le torse de Regulus qui hurla de douleur. Des larmes se mirent à couler le long de ses joues. Orion s'amusait à tailler, planter avec toute sa rage. Sans se soucier des conséquences.
[…]
Lucius avait déposé Regulus sur un des lits de l'infirmerie. Ce dernier avait essayé de se débattre. Il avait eu peur que Lucius en rajoute une couche. Mais il ne l'avait pas fait. Regulus étant dans un état trop critique, il avait jugé préférable d'attendre…
Albus Dumbledore entra dans l'infirmerie. Il avait répondu présent à son appel. Le vieux directeur le regarda avec horreur, il se précipita vers son élève.
- Que lui as-tu fais ?
- Je n'y suis pour rien. Il pourra vous l'affirmer. Je viens de l'emmener ici.
Lucius s'assied tranquillement dans un fauteuil qu'il avait fait apparaître. Ses yeux bleus glace s'accrochèrent à ceux de Dumbledore.
- Qui lui a fait ça ?
- On ne provoque pas la colère d'un Black, monsieur… Sirius ne le sait que trop bien.
- Il le sait ?
- Enfin, il le savait. Dieu seul sait ou il se trouve à présent.
- Orion est venu ?
Lucius haussa les épaules. Il se leva et s'approcha du directeur… Plaçant sa bouche tout près de son oreille.
- Qui que ce soit, Orion, Cygnus ou Marcus… Cela revient au même. On empêche pas un sang pur de régner ou il en a envie.
- Qu'es-tu en train d'insinuer ?
- Croyez moi, Dumbledore, mieux vaut ne pas s'opposer et… juste accepter.
- Accepter quoi Lucius ? Que des innocents payent chaque jour ?
- Pour l'instant, juste que Cygnus Black décide de lever sa baguette ou sa main sur quelqu'un… Dans tous les cas, personne ne l'en empêchera. Vous comprenez ?
- Je comprends que tu n'es pas différent.
- Dans ce cas, prouvez le…
Sur ces quelques mots, Lucius Malefoy quitta l'infirmerie sans un regard en arrière.
[…]
- Sirius, réveille toi… Je t'en prie, quelqu'un arrive… Suppliait Elisa.
Elle vît une personne en haut et se recroquevilla sur elle-même, apeurée. Trois jours étaient passés. De temps en temps, quelqu'un venait. Histoire de prendre du bon temps en les torturant…
Elle avait peur, elle avait mal. Elle voulait sortir d'ici. Elle voulait rentrer chez elle. C'était son souhait le plus cher.
- Sirius ! Sirius !
La voix qu'Elisa entendait semblait inquiète. Elle aperçut une jeune fille blonde qui devait avoir à peu près son âge.
- Laissez le ! Il est à moitié inconscient ça ne vous suffit pas ? Siffla Elisa.
- Je suis sa cousine, je… Je… comment va-t-il ?
- Mal.
Il y eut un moment de silence. Sirius était réveillé. Mais il ne bougeait pas. De la colère traversait ses yeux. Elisa posa sa main sur la sienne.
- Je vais mal mais ça tu t'en contrefiche Eléa. Va rejoindre ton Marcus. Ce qui sont ici, ce sont ceux qui ont la force de se battre. Cracha Sirius avec haine.
Des larmes apparurent dans les yeux d'Eléa.
- Sirius, je sais que t'es en colère, je me doute que…
- TU NE TE DOUTES DE RIEN ! TU ES LA A LEUR OBEIR AU DOIGT ET A L'ŒIL ! TON CHER PETIT MARCUS ET TON CONNARD DE FRERE QUI TE PREND POUR SA BONICHE !
- Sirius…
Il y avait des larmes dans sa voix et Sirius le savait. Il entendait. La rage était cependant bien trop présente en lui pour qu'il puisse se calmer. Et puis merde. Soit elle serait une esclave toute sa vie. Soit une bonne gueulante la ferait réagir.
- Va t'en. Pleure, fais ce que tu veux je m'en fiche.
- Ne dis pas ça, Sirius. S'il te plaît… Je… Il m'aime, je l'aime.
- Ben c'est bien ce que je dis. Casse toi.
- Sirius… L'amour ne se contrôle pas.
- Il ne s'agit pas de ça, Eléa. Et tu le sais très bien.
Sirius se leva. Elisa vît qu'il avait du mal à tenir debout elle le soutint.
- De quoi alors ?
- Arrête. Siffla-t-il, fou de rage.
Eléa ne dit pas un mot. Elisa non plus. Mais à l'instant, il était hors de lui, et elles avaient l'impression de voir son grand frère, avec juste dix ans de moins.
- Je suis comme je suis, Sirius. Soupira sa cousine.
- NON. NON ET NON. TU POURRAIS CHANGER ! REGULUS L'A FAIT ! IL N'ÉTAIT POURTANT PAS PLUS COURAGEUX QUE TOI AVANT !
- ET A QUEL PRIX SIRIUS ? TU SAURAIS ME REPONDRE ? LORSQUE ORION EST RENTRE, SA TENUE ÉTAIT PLEINE DE SANG ! ET CE SANG TU SAIS A QUI IL APPARTIENT ? A TON PETIT FRERE !
Un poids pesa soudain dans l'estomac de Sirius. Il la regarda avec haine et se mit à frapper de toutes ses forces dans la brique, abîmant ses mains, mais il s'en contrefichait.
- VA ME LE CHERCHER !
- Sirius…
- VA ME CHERCHER CE CONNARD PUTAIN ! JE VAIS LE TUER ! JE VAIS LE DETRUIRE !
- Calme toi, je t'en prie.. Je…
Ils entendirent la porte s'ouvrir. Sirius reconnut la démarche de Lucius… Eléa était dans la merde.
- ELEA DIS A CE CONNARD QU'IL VIENNE PUTAIN !
Lucius se pencha au dessus du puits, il tenait brutalement sa sœur par le bras.
- JE PEUX SAVOIR DE QUI TU PARLE LA ?
- DE MON SALOPARD DE PÈRE ! JE VAIS LUI ARRACHER SES DENTS UNE PAR UNE ! QU'IL VIENNE CE CONNARD, J'ATTENDS QUE CA !
- Il va bien t'arranger quand il va arriver…
- FERME LA BLONDASSE !
…
- Suis moi Eléa.
- C'EST PAS TA CHIENNE SALE CON !
- SI C'EST EXACTEMENT CE QU'ELLE EST ! ET QUE JE SACHE SI ELLE A UN TRUC A DIRE, C'EST ELLE QUI PARLE, JE SUIS CLAIR ?
- VA TE PENDRE CONNARD ! JE PARLE SI J'EN AI ENVIE ! C'EST CLAIR QU'A MOI C'EST PAS UN CON DANS TON GENRE QUI VA M'EN EMPECHER !
- Tu vas regretter tes paroles, Sirius, crois moi…
[…]
- Il est partit… Soupira Elisa.
- Pas pour longtemps.
Sirius se rassit, des larmes dans les yeux. Comment pouvaient-ils s'en prendre à Regulus ? Pourquoi son petit frère se rebellait maintenant, alors qu'il ne pouvait plus veiller sur lui et le protéger ?
- Tu… tu crois qu'ils vont revenir ?
Sirius vît des larmes dans les yeux de la jeune femme.
- Tu viens d'où, Elisa ? Pourquoi es-tu ici ?
- J'étais… tranquillement en vacances chez mon oncle et ma tante avec ma meilleure amie. Répondit-elle, des larmes dans les yeux.
…
- Je suis née ici, mais mes parents sont allés habiter en France ensuite. Je… J'aimerai les revoir…
Sirius se mordit la lèvre inférieure et la serra contre lui, anéantit. Parce qu'il savait que son frère ne mentait pas. Qu'il tenait ses promesses. Il savait que si d'ici la fin de la semaine, il ne tuait pas Elisa, Marcus se chargerait de le faire.
- J'ai vingt ans, j'ai rien à faire ici ! Et toi ? Toi pourquoi ton frère est aussi… méchant avec toi ?
Sirius se lança dans un récit ou il raconta sa fabuleuse et palpitante enfance, jusqu'à cette merveilleuse année, ou son grand frère avait décidé de revenir lui pourrir l'existence.
- Il te déteste… Souffla-t-elle, terrifiée.
Sirius acquiesça. Elisa se blottit davantage contre lui.
- Ils sont méchants dans ta famille, ils sont cruels, ça ne devrait pas exister…
- Des erreurs de la nature, ça arrive.
Elisa ne pût s'empêcher d'éclater de rire. Jamais elle n'avait vu quelqu'un d'aussi fort et déterminé que lui. Même dans toutes ses séries policières ou certaines victimes provoquaient la rage de leur bourreau pour montrer qu'elles n'abandonneraient pas. Sirius, à ses yeux, était bien plus fort que ces pathétiques exemples.
- Et… ton petit frère ?
- Ils le touchent, je les bouffe.
Elisa le regarda avec peine, leurs yeux ne se quittaient pas, jusqu'à ce qu'ils entendent la porte s'ouvrir et des cris de rage retentir. La jeune moldue, apeurée, se serra davantage contre Sirius.
- Alors fiston, il parait que tu regorge d'insultes à mon égard…
- Alors connard, il parait que tu es encore plus débile que ce que je pensais…
- Sirius, arrête. Murmura Elisa, terrifiée.
- PARDON ?
Sirius se leva, toujours au fond de son puits, le fusillant du regard.
- ON TOUCHE PAS A MON PETIT FRERE…
- Ici, on gouverne, ici, on fait ce qui nous plaît.
- Ici, on gouverne ? Okay, alors ferme ta gueule fils de pute, ça fera un bien fou à l'humanité.
Orion pointa sa baguette sur son fils, et grâce à un sort, Sirius s'éleva dans les airs, se rapprochant de plus en plus de son père…
Elisa plaqua une main sur sa bouche, des larmes dans les yeux. Orion Black saisit son fils par le col. Il était déjà bien amoché.
- Je vous en prie ! S'écria Elisa. Il a une… une migraine, il ne va pas bien, s'il vous plaît…
Orion regarda son fils avec haine.
- Marcus te met avec elle pour que tu la tue, pas pour que tu lui confies tes peines et tes douleurs…
- J'ai l'air d'être du style à me confier ? La seule chose que je lui ai avoué, c'est que je vivais dans une famille de purs connards, descendant tout droit de mon crétin de père.
Son père le balança par terre et le bombarda de sortilèges doloris. Sirius était si faible, si abîmé, qu'il n'essaya pas de lutter contre la douleur. Ses hurlements résonnaient dans la salle, se répercutant en écho…
Plusieurs personnes semblaient inquiètes dans la salle, mais elles ne bougeaient pas pour autant…
Orion attrapa son fils par les cheveux. Il vît des larmes dans les yeux de Sirius et un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.
- Excuse toi, et j'arrête…
Sirius avait du mal à respirer, ses côtes brisées lui faisaient horriblement mal. Il ne pourrait pas résister bien longtemps.
- Va crever.
Des doloris le frappèrent sans jamais s'arrêter. Sirius finit par s'évanouir. Et lorsque son père s'en aperçut, il lui donna, de rage, un grand coup de pied dans le dos, qui le fît atterrir de nouveau tout au fond du puits…
[…]
- J'EN AI ASSEZ ! DES MOIS QU'ON EXPLORE TOUTES LES PISTES POSSIBLES ! PERSONNE NE L'A VU, PERSONNE NE SEMBLE MEME S'EN SOUCIER !
- Aaron, calme toi…
- IL NE PEUT PAS AVOIR DISPARU DE LA SURFACE DE LA TERRE BON SANG ! QUELQU'UN L'A FORCEMENT VU !
Les aurors qui avaient démissionnés travaillaient désormais chez Aaron, sous ses commandements et ceux d'Albus Dumbledore. Ce dernier soupira.
Quelqu'un entra soudain dans la maison, la porte d'entrée alla cogner brutalement contre le mur avant de se refermer tout aussi violemment. Andromeda Black entra dans la cuisine, un grand sourire sur les lèvres. Elle tenait le bras d'une jeune fille qui semblait apeurée.
- Andro, tu ne peux pas me tenir au courant normalement quand tu as une piste, comme tout le monde ? Siffla Aaron.
- Non, je ne peux pas agir normalement, Aaron ! Parce que de un, mon petit cousin, que je n'ai pas vu depuis des années, qui a connu les mêmes galères que moi en pire, est prisonnier de notre famille de fou et ça m'insupporte. De deux, parce que jusqu'à maintenant on a jamais eu de piste sérieuse. De trois, parce que je me contrefiche de la normalité.
- On voit ça. Rigola Terry.
- Qui est-ce ? Questionna Aaron, sondant la jeune fille du regard.
- Voici Mélinda. Une jeune moldue française qui est venue ici en vacances avec sa meilleure amie…
- Passionnant, vraiment … Commenta Aaron.
Andromeda, en colère l'attrapa par le bras alors qu'il se détournait et l'obligea à la regarder.
- Tu n'es pas assez patient pour t'attarder sur les pistes qui semblent anodines mais qui sont importantes, Aaron, alors que c'est justement par là qu'il faut commencer. Alors tu vas t'asseoir et écouter ce que Mélinda a à nous dire. C'est clair ?
- Je te remercie, Andro, d'être là pour lui remonter les bretelles, mais il est tout de même chez lui. Sourit Terry.
- Il m'écoute jamais… Grommela Andromeda.
Aaron la regarda avec culpabilité. Elle leva les yeux au ciel.
[…]
- Alors Mélinda, qu'as-tu à nous raconter ? Demanda Aaron, braquant ses yeux sur la jeune fille.
La jeune moldue regarda les trois adultes avec inquiétude. Qui étaient-ils ? Avait-elle bien fait de parler de cette disparition étrange ?
- J'… J'étais à la gare de Londres, a… avec Elisa, ma meilleure amie. On était juste ici en vacances !
Terry échangea un regard éloquent avec Aaron. Si c'était ce qu'ils pensaient, Elisa ne reviendrait jamais de ses « vacances ».
- Que s'est-il passé ?
- Y avait un… un jeune garçon qui ne faisait que la regarder… Il était mignon. Vraiment canon en vérité, alors je lui en fais part… Mais Elisa est du style prudente. Elle a trouvé que c'était bizarre qu'il la fixe avec autant d'acharnement… Elle a prit peur…
Terry regarda la jeune fille avec inquiétude.
- Elle m'a dit qu'il avait l'air plus âgé, et que son attitude était étrange. Et puis, j'ai repéré les deux autres hommes de l'autre côté… Ils lui ressemblaient énormément. Ils avaient l'air… d'être parents tous les trois.
Andromeda avait déjà entendu l'histoire, et la haine consuma tout son être. Comment diable avait-elle pu naître dans une telle famille ? Qui livraient des proies moldus à Lord Voldemort? Et Dieu seul sait ce qu'il faisait avec elles… Ou eux.
- Elisa n'est pas du style à se laisser faire vous savez… Elle l'a regardé de travers et lui a dit « c'est quoi ton problème ? » Je tenais son bras mais les deux hommes m'ont poussée sur le côté, je suis tombée. J'ai vu le jeune prendre le bras d'Elisa, y a eu comme un « crac » et tous les quatre ont disparu…
Terry s'accroupit face à la jeune fille et posa une main sur la sienne.
- As-tu entendu ou vu autre chose, Mélinda ? Un prénom ? Un indice ?
- Ils avaient des jolis yeux gris. Pleura-t-elle. Je crois, j'ai entendu juste « Marc ». Le jeune s'appelait comme ça je crois.
- Marcus. Grommela Terry. Que cet abruti d'Orion ne vienne pas faire comme si son salopard de fils avait disparu de la circulation.
…
Andromeda s'assied près de la jeune fille. Mélinda posa un regard inquiet sur elle.
- Vous allez la retrouver hein ? Qui sont ces gens ? Pourquoi l'ont-ils emmené ?
- Ces trois ordures ont aussi enlevé mon petit cousin, Mélinda. Depuis bientôt trois mois, nous le recherchons activement…
- Trois mois ? Pleura la jeune moldue.
- Maman ? Appela une voix.
- Dora, que fais-tu là ?
Andromeda se précipita vers sa fille Nymphadora, âgée de quatre ans, et la prit contre elle. Lilianne entra dans la pièce avec Ted Thonks, le mari d'Andromeda.
- Chéri, qu'est ce qui se passe ?
- Il se passe que la petite Dora voulait voir sa maman… Répondit Ted avec un grand sourire.
- Dora… Soupira Andromeda. Maman travaille, tu le sais…
- Tu l'as retrouvé au petit garçon ?
Le cœur d'Andromeda se serra.
- Non . Pas encore…
- Andro, j'ai feuilleté plusieurs fois l'album photo que Sirius conservait à Poudlard. Annonça Terry. Je sais que vous avez été séparés jeunes…
- Terry, je n'ai plus revu Sirius depuis ses sept ans, j'en avais seize et j'avais décidé de m'enfuir de chez moi quelques temps avant l'enterrement de Sean.
- Je le sais, Andro. Cependant, il y a ton oncle… Sur de nombreuses photos.
- Alphard ?
- Oui.
- Et ?
- Je voudrais le voir.
- Terry, depuis que mon père et mon oncle l'ont renié et empêché de revoir Sirius, Alphard s'est totalement laissé aller, il ne vous aidera pas… Soupira Andromeda.
- Je veux le voir. Insista Terry. Ou est-il ?
Andromeda soupira, posa sa fille, l'embrassa sur la tête, saisit la main de Terry et transplana avec lui. Ils avaient atterrit devant une jolie petite maison, laissée à l'abandon.
- Godric's Hollow. Annonça Andromeda. Je te laisse y aller. C'est trop… bizarre.
Terry acquiesça. Il approcha de la maison rose. Un banc cassé était placé sur la terrasse. L'herbe était haute. Les murs dévorés par du lierre. On aurait dit que toute vie avait quitté cet endroit. Williams entra, sortant sa baguette au cas ou…
C'était silencieux, vraiment trop silencieux.
- QUI EST LA ?
- Je m'appelle Terry Williams.
- Que faîtes vous chez moi ? Grogna l'homme.
*C'est ce que tu appelles se laisser aller Andro ?*
- Je suis auror. J'ai en ma possession un album photo appartenant à Sirius. Sirius Black, votre neveu…
Il y eut un silence pesant. Terry vît des larmes briller dans les yeux de l'homme. Son regard semblait vide. Pourtant ses yeux gris auraient pu être très expressifs. Mais Terry voyait encore un black, totalement détruit par sa famille…
- J'aimerai qu'on parle de Sirius…
- Pour quelle raison ? Vous pensez que parler de lui le sauvera de leurs griffes féroces ?
- Non. Ils ne s'appelleraient pas « mangemort » si ça devait être si facile… Mais je veux comprendre, je veux connaître le Sirius que je n'ai pas connu.
- Sirius n'était pas différent l'an dernier lorsque je l'ai revu, que lorsque je l'ai aperçu pour la dernière fois lorsqu'il avait sept ans.
- C'est-à-dire? Je veux que vous me parliez de lui.
Terry s'aperçut alors que l'oncle de Sirius tenait un papier froissé contre lui. Une enveloppe.
- Sirius a toujours été courageux. Je n'ai jamais osé compter le nombre de repas de famille ou il a affronté la colère injustifiée de Marcus sans faillir. Il était petit, c'était un gosse. Mais il ne faiblissait pas. Il avait peur, comment ne pas avoir peur ?
Alphard Black invita Terry à s'asseoir.
- Sirius est un amour de gamin. La haine lui est tombée dessus avec injustice, mais il a accepté et s'est battu contre elle sans abandonner. Et face à mes frères, c'est difficile de ne pas laisser tomber, j'en ai fais l'expérience… Je savais que Marcus prendrait la même route qu'eux, voire qu'il serait pire…
- Que se passait-il exactement entre lui et Sirius ?
- Vous voulez le détail du nombre de méchancetés qu'il lui a balancé ?
- Non. Coupa fermement Terry. Je veux savoir ce qu'il semblait lui reprocher exactement…
Alphard fronça les sourcils, pensif.
- Personne n'a jamais réellement compris… Il y avait cette jalousie envers son entente avec Sean c'est certain. Mais il ne lui laissait rien passer. Il semblait vouloir qu'il s'identifie à lui… Qu'il soit à son image…
- C'est ça que je ne comprends pas.
- Pour quelle raison ? C'est digne d'un Black d'insister pour que les plus jeunes se plient aux règles et suivent…
- Non. Marcus, ce n'est plus de l'insistance… Vos frères ne sont jamais allés jusqu'à vous enlever de votre école ! Il y a un acharnement étrange…
Alphard regarda l'auror en fronçant les sourcils.
- Vous voulez dire qu'il y aurait une raison à tout ça ? Que Marcus ne ressent pas simplement de la haine ?
- On dirait que Sirius représente tout de même beaucoup, malgré tout. Comme un besoin vous voyez ?
Les yeux de Terry se posèrent sur l'enveloppe que tenait Alphard.
- Qu'est ce que c'est ?
- Une lettre pour Chouchou.
- Sirius ?
- Oui.
- De la part de ?
- Sean. Mon petit Sean.
…
- Vous l'avez lue ? Interrogea Terry.
Alphard secoua négativement la tête.
- J'ai été plusieurs fois tenté, mais je me suis abstenu.
- Vous ne pensez pas que Sean ait pu, disons, découvrir des choses ?
- Il disait que Sirius ne devait pas la lire avant d'être devenu encore plus fort et courageux qu'il ne l'était déjà. Je n'ai jamais compris.
Terry regardait l'enveloppe avec insistance.
- Puis-je la lire ?
Alphard hésita. Ses yeux s'accrochèrent à ceux de l'auror.
- Vous pensez qu'elle peut nous aider ?
- Je le pense oui…
Alphard tendit l'enveloppe à Terry d'une main tremblante. Ce dernier la détacha avec précaution. Il alla s'asseoir à côté de l'oncle de Sirius, et tous deux commencèrent leur lecture…
Chouchou,
Si tu lis cette lettre, je ne fais surement plus partie de ta vie, ni même de ce monde. Si tu la lis en ayant respecté ma demande, c'est que tu es le jeune garçon le plus courageux que je connaisse, mais ça, je n'en ai jamais douté. Je t'aime tu sais, je suis désolé de le dire maintenant, je m'excuse ne pas te l'avoir dit assez suffisamment. Cette lettre, elle contient tout, Sirius. Tout ce que le jeune homme que j'étais n'a pas voulu ou n'a pas osé te dire. Tu es mon rayon de soleil. Ma vie. Tu es ma bouffée d'oxygène, Chouchou. Tu étais le petit ange qui arrivait à éclairer mes si sombres journées… Tu m'en veux certainement d'avoir été si faible, si lâche, je te comprends. Marcus et père m'ont achevé. Je n'étais pas fais pour leur résister. Je n'étais pas un des « forts ». Je m'excuse de t'avoir laissé avec pour seule explication mes « tu dois te battre » ou encore « reste fort, Sirius. C'est à toi de choisir ton destin ». Je ne sais pas quel âge tu as aujourd'hui, je ne le saurais jamais, à moins que le paradis existe vraiment. S'il existe, sache que je ne te quitte pas une seule seconde des yeux. Parce que je ne vois pas de paradis sans toi à mes côtés. Je voudrais maintenant te parler de celui qui a brisé nos deux vies. Parce que c'est sur lui que tout à toujours reposé. Nos discussions, nos disputes, notre amour qu'il a renforcé par sa jalousie et sa folie… Marcus. Ce prénom m'emplit d'émotions si différentes. J'imagine que toi tu ne dois ressentir plus que de la haine si tu as décidé de te battre, ce que je pense. Je ne reviendrais pas sur ce que je disais avant. Je crois que Marcus t'as aimé. Je crois que tu as compté pour lui. Mais la folie peut gâcher bien des choses. Si je t'ai demandé de te battre, Sirius, c'est parce que tu es le seul qui peut nous sauver. Quand je dis « nous », je parle de la famille Black, du moins, de ceux qui ont souhaité être du bon côté et ceux qui se sont battus pour l'être, mais je parle aussi au nom du monde entier, qu'il soit sorcier ou moldu. Mon but n'est pas que tu prennes peur, mais que tu connaisses la raison de cet acharnement sans fin. Vois-tu, un lien spécial m'unissait à lui. Un lien dont je ne comprenais pas toutes les fonctionnalités. Mais nous pouvions parler par pensée sans que personne ne se doute de la moindre conversation. Il parvenait à prendre en lui certains de mes sentiments, et parfois même, lorsque je n'allais pas bien et que je tournais très mal, il me vidait à moitié de mes pouvoirs pour m'éviter de faire des bêtises. Il essayait des fois de contrôler mes pensées, mon cerveau. Et puis il y a ce jour, ou j'ai réussi à entrer dans sa tête, et à voir ce que je n'étais pas censé apprendre… Je doute que quelqu'un d'autre que moi ait un jour pu être au courant. Il y a une prophétie. Une prophétie qui a été faite à Marcus directement. Par le professeur Trelawney. Elle parle d'une grande puissance magique. Quand je dis ça, je veux dire que personne ne peut contrôler. Une force inimitable, inépuisable. Cette puissance est séparée en deux corps. A l'intérieur de deux frères. Deux frères qui pourraient s'en servir, soit pour régner ensemble, soit pour se haïr. Deux frères dont personne ne pourrait venir à bout. Sauf eux-mêmes. Dès que j'ai su ça, j'ai compris. Il a d'abord cru que c'était moi le second frère. A cause de ce lien. Mais il ne comprenait pas pourquoi j'étais si faible. A ses yeux, j'aurais dû être une force de la nature. J'ignore si j'étais réellement cette personne ou non. En tout cas, notre lien avec Marcus s'est estompé au fil du temps. Je n'ai jamais démontré aucune aptitude en quoi que ce soit, je n'ai jamais été spécialement fort en quelque chose. Mais il voulait que ce soit moi. Surement parce que j'aurais été bien trop faible pour m'opposer à lui, pour lui résister. Moi, quand j'ai appris ça, je savais que ce serait toi. Parce que personne d'autre ne pouvait avoir une telle puissance en lui. Marcus a aussi fini par comprendre. Et il s'est mis à te haïr avec une telle violence que je ne cessais d'avoir peur pour toi. Si j'ai insisté sur ta liberté, Sirius, c'est parce que notre frère n'est pas du style à obéir. Comme je te l'ai déjà dis, c'est un dominateur. Un dominateur né. Je vois mal Marcus rester aux pieds de quelqu'un toute sa vie. J'ai peur qu'il n'ait de bien plus grands projets… Comme diriger le monde par exemple. Et ça, Chouchou, ça serait la pire des choses qui pourrait arriver. A vous, Black qui êtes contre lui, et au reste de la terre… Parce qu'avec un Marcus à la tête du monde, j'ai bien peur que la vie humaine ne se fasse de plus en plus rare… C'est toi, Sirius. Toi qui a été choisi pour le combattre et le détruire. Parce que toi seul à le pouvoir de le faire.
Je veux que tu lises attentivement, maintenant. Je n'ai jamais voulu faire de toi une bête de foire forte et indestructible. Tu es mon frère préféré, tu es celui que j'aime par-dessus tout et à jamais. Tu es un ange qui mérite d'être heureux et aimé. J'aurais aimé être à tes côtés pour te voir grandir, Chouchou, plus que tout tu sais… Mais mon désespoir en a décidé autrement. J'aurais voulu passer ma vie avec toi, et uniquement toi, sans personne autour pour contrôler, décider, ordonner. Mais nous ne sommes pas nés dans la bonne famille. J'aimerai que tu puisses répondre à cette lettre, je me sentirais capable de tout dire à l'écrit. Ici, je me sens capable de m'excuser d'avoir été si faible, si inutile pour toi. Je suis désolé de n'avoir pas su t'aider, de n'avoir pas su m'opposer et me mettre en travers de son chemin quand toute sa haine se déversait sur toi… Je suis tellement coupable que je ne trouverais aucun mot assez fort pour décrire cette culpabilité. De simples excuses ne suffisent pas. Parce que si tu lis cette lettre, c'est que je t'ai abandonné… Abandonné. Ce mot me remplit de larmes rien qu'en l'écrivant. Si tu savais à quel point j'aurais voulu être toi, à quel point j'aurais tout donné pour être aussi fort et t'éviter tous ces malheurs… Pour que tu sois heureux. Tes larmes me transpercent à la manière d'un couteau. Je ne veux pas que tu sois triste. Jamais. Je ne veux pas que tu pleures, ni pour moi, ni pour personne. Surtout pas pour un Black. Les seuls qui pourraient t'aider, Chouchou, dans tes moments de faiblesse et de désespoir, ce sont Oncle Alphard et Andromeda. Il n'y a qu'eux qui ont jusqu'à aujourd'hui osé défier notre famille. Si tu as besoin de parler à quelqu'un, si tu as besoin de soutien, c'est vers eux que tu dois te tourner. A moins qu'ils n'aient changé d'avis en cours de route. Mais leur détermination semblait sans faille. A l'heure qu'il est, père a du te séparer de tout ce joli petit monde, comme à son habitude. Marcus doit essayer de contrôler ta vie, comme à son habitude. Regulus, doit obéir, à moins qu'il n'ait, ce que j'espère de tout mon cœur, trouvé la force de combattre. Je voudrais que tu lui dises que je l'ai aimé. Très fort. Même si je n'ai cessé d'être à longueur de temps à tes côtés. Je pense qu'il comprendra. Tout dépend le camp qu'il a choisi. Mais il n'est pas du style à empêcher son cœur d'aimer, peu importe ce qu'il a décidé aujourd'hui. Je voudrais aussi que tu remercies Oncle Alphard, de m'avoir accordé de son temps et de sa gentillesse lorsque tout allait mal. De m'avoir confié son épaule lorsque j'avais besoin de pleurer. Et d'avoir pris soin de moi… J'espère qu'Andromeda n'a pas faibli. Malgré tout ce que lui a fait endurer Marcus à longueur de temps à Poudlard. Retrouve les, Sirius, c'est important pour toi d'avoir une famille, des gens sur qui compter, d'être entouré d'amour. Ils ne sauront que trop bien t'apporter ce dont tu as besoin.
Je voudrais maintenant te remercier toi, Chouchou. Pour tout ce que tu m'as apporté alors que tu n'étais qu'un môme haut comme trois pommes, et plus déterminé qu'une armée de soldats féroces. Je ne saurais par ou commencer. Tu es à mes yeux, un ange tout droit tombé du ciel pour m'apporter un minimum de bonheur. Lorsque tout était noir je n'avais qu'à te serrer contre moi pour que le sourire revienne, pour que mes larmes cessent de couler. Tu es un véritable rayon de soleil à toi seul. Tu éclaires tout autour de toi d'un simple sourire. Tu as le don d'égayer mes journées. Et celles de beaucoup d'autres personnes aujourd'hui, j'en suis certain. J'espère que tu as trouvé des amis sur qui compter, des gens qui t'apprennent ce qu'est l'amour. Des gens qui te montrent ce qu'est une véritable famille. Parce que c'est ce qui nous manque à tous quand nous naissons Black. Je t'aime, Chouchou. Je n'aurais jamais pensé qu'il soit aussi dur d'écrire ces lignes. Mais tu me manques déjà tellement. Alors que tu es tout prêt. Il n'y a que toi qui puisse me faire regretter de partir. Je sais que tu m'en voudra. Je sais que tu me haïra. Et je le comprendrais. Mais je meurs à petit feu, Sirius. Chaque jour un peu plus. Je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. J'ai toujours voulu lutter pour toi. Mais j'en suis incapable. J'en ai assez de trembler devant ma propre famille. Assez de voir des choses qui ne devraient même pas exister. Assez de le voir te faire du mal. Assez de le voir tout court. Je crois qu'il m'aime. Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ignore tout le concernant à présent. Il n'est plus mon jumeau, il n'est que haine.
Toi, tu es son opposé. Tes yeux brillent de tout plein d'amour. Toi, tu es un paradis…
Je pense à toi, Chouchou. Je t'aime et je te supplie de ne jamais en douter…
Un jour, le plus tard possible, je pourrais te le dire en face, je pourrais te serrer à nouveau contre moi. En attendant, tout ce que je te demande, c'est d'être prudent et surtout… heureux.
Avec tout mon amour,
Sean.
Alphard pleurait sans parvenir à s'arrêter. Les larmes coulaient le long des joues de Terry. Il serra la lettre dans sa main. A ses yeux, elle représentait une preuve d'un amour immensément grand. Mais aussi, elle contenait l'essentiel du lien qui unissait les deux frères. Elle était plus qu'importante.
Terry se leva et d'un simple sortilège ouvrit tous les volets de la maison. Le jour éclaira brutalement la pièce. Alphard se cacha les yeux avec ses mains. Puis il se leva et regarda l'homme qui lui faisait face.
- Sirius est comme mon fils. Je me suis attaché à ce môme à une vitesse incroyable…
Alphard lui sourit tristement. Terry lui tendit sa main.
- Ca suffit maintenant. Il n'est plus question que vous vous laissiez abattre. Sirius, je vais le retrouver, j'y mettrais corps et âme, et mon meilleur ami compte faire de même. Bientôt, il sera parmi nous. Point à la ligne. C'est clair ?
Alphard Black essuya ses larmes et acquiesça. Il saisit la main de l'homme, et tous deux sortirent de la maison. Andromeda accueillit son oncle avec un grand sourire.
- Bienvenue dans le champ de bataille Oncle chéri !
Tous trois s'accrochèrent les uns aux autres et transplanèrent droit chez les Potter.
