Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.
Merci à tous de votre lecture et de votre soutient ! A très vite !
En ce levant ce matin là, Sirius Black ne s'était pas sentit aussi bien et reposé depuis des années. La maison d'Aria Wolf lui avait immédiatement parue chaleureuse et accueillante et, rapidement, il s'y était sentit en sécurité. La maison était loin de tout et protégée par de multiples sortilèges, qui protégeait ses propriétaires depuis des générations, que ce soit des sorciers ou des moldus trop curieux.
Il ne pensait sincèrement pas qu'il passerait ses premières nuits ici aussi bien. Il avait été sur le qui vive nuits et jours depuis sa fuite d'Azkaban, et avant ça encore, la prison n'était pas un endroit où l'on passait des nuits tranquilles et reposantes. Pourtant, il se sentait merveilleusement bien et reposé, il n'avait même pas fait les cauchemars qui ne le quittaient plus depuis Azkaban. Oui, cette maison avait quelque chose de particulier.
C'est vêtu d'une chemise à manche courtes grise clair et d'un jean foncé, qui avaient appartenus au père d'Aria, Lars Wolf, que Sirius Black descendit les escaliers pour rejoindre la pièce de vie. En entrant dans la pièce lumineuse il fut accueilli par le cri si particulier d'Orion, l'Augurey d'Aria, il trouvait d'ailleurs perturbant qu'un oiseau ait comme nom son deuxième prénom, mais étant donné l'amour de sa propriétaire pour l'astronomie, ça n'avait, en fait, rien d'étonnant.
Au son de l'augurey, celle-ci, qui trifouillait dans la petite bibliothèque présente dans le salon, se tourna vers l'entrée de la pièce et lui sourit.
- Bonjour Sirius, bien dormi ?
- Très bien, merci. Acquiesça-t-il. Cette maison est vraiment incroyable, je n'avais pas aussi bien dormi depuis des années. Avoua-t-il.
- Tant mieux. Dit-elle alors que son sourire s'élargissait, visiblement ravie. Il y a de quoi manger sur la table, déclara-t-elle en désignant celle-ci d'un geste ample de la main, tu peux aussi réchauffer l'eau de la bouilloire pour te faire du thé. Sinon je crois avoir de quoi faire du café. Fit-elle pensivement.
- C'est gentil, je vais me débrouiller, ne t'embête pas pour moi.
Aria sembla vouloir protester mais il la devança en se dirigeant vers la table. Il vit avec étonnement qu'elle n'avait pas fait dans la demi-mesure, il y avait de tout sur la table, du salé, des saucisses, des œufs brouillés et au plat, du lard… typiquement anglais donc, et du sucré, des scones, des tartines grillées, de la confiture, du beurre, des céréales et même des crêpes. Quand il tourna un regard surpris vers elle, elle rougit quelque peu et s'expliqua.
- Je ne savais pas vraiment ce que tu préférais et tu dois vraiment manger alors… J'ai peut être été un peu trop enthousiaste. Admit-elle finalement.
Le fugitif eut un rire franc, le premier que la jeune femme entendit, et secoua gentiment la tête.
- Merci Aria, j'apprécie le geste. Assura-t-il. Mais pendant un instant, je me suis demandé si nous attendions une autre visite. S'amusa-t-il.
La jeune femme rit doucement en secouant la tête.
- Il y aura des restes ! Conclu-t-elle finalement. Et crois moi que si Abygail passe dans les jours à venir, tout ça aura rapidement disparu. Sourit-elle avec amusement.
- C'est prévu ? S'enquit-il en mettant la bouilloire sur le feu, qu'il eut un peu de mal à allumer, n'ayant pas l'habitude des cuisines moldues.
- Elle m'a dit qu'elle passerait, pour t'examiner, mais elle n'a pas précisé quand, c'est typique d'elle. Expliqua la lycan.
- M'examiner… ? Ha oui, elle est médicomage, c'est ça ?
- Exact.
Devant l'hésitation présente sur le visage de son invité, Aria s'empressa de le rassurer.
- Tu peux lui faire entièrement confiance. Si tu as des réticences, elle comprendra.
- Ce n'est pas ça… enfin si… disons que je n'ai pas vu de médicomage depuis des décennies. Soupira-t-il en éteignant le feu et en revenant à table. Mais je sais que c'est pour mon bien alors…
Aria sourit doucement en hochant la tête, au moins il faisait preuve de compréhension.
- Ha au fait, reprit-elle en allant prendre quelque chose sur le buffet qui était près de l'entrée de la pièce, j'ai ça pour toi. Dit-elle en revenant vers lui et en lui tendant trois baguettes magiques.
Le fugitif la regarda avec surprise et curiosité avant de poser les yeux sur les baguettes.
La première était d'une couleur brun-ocre relativement claire et une spirale était gravée dans le bois, l'entourant entièrement. La seconde était d'un brun très clair, presque blanc, et possédait quelques symboles, semblables à des runes, au niveau du manche. Enfin la troisième était brune claire et torsadée à quelques endroits. Aria lui tendit la première.
- Celle-ci est faite de bois de charme, elle mesure 30 cm et possède une épine de monstre du fleuve blanc. Présenta-t-elle.
Le fugitif regarda un instant la baguette et fit un mouvement de poignet vers un scone, qui explosa.
- Pas celle-là on dirait. Nota tranquillement Aria. Essaye celle-ci, dit-elle en lui tendant la seconde. Chêne blanc, 33 cm, Poil de rougarou.
Il hocha la tête, septique, le chêne blanc était réputé pour sa loyauté et son exigence. Il fit un mouvement de poignet et cette fois tous les scones y passèrent.
- Je m'y attendais un peu, soupira Aria en lui tendant la dernière. Aulne, 32 cm, ventricule de dragon.
Contre toute attente, quand Sirius Black fit un mouvement de poignet, il ne se passa rien. Il plissa les yeux et tenta un sort plus précis. L'effet fut immédiat, tout de suite l'assiette de scone se répara et les scones retrouvèrent leur forme d'origine.
- Et bien parfait ! Sourit Aria, ravie. Tu peux la garder.
- Vraiment ? Mais Aria… d'où elle vient cette baguette d'ailleurs ?
- Elle était à mon frère. Je n'en ai pas l'utilité et je pense qu'elle sera mieux avec toi qu'à prendre la poussière ici. Sourit-elle.
Voyant le fugitif sur le point de refuser, elle secoua la tête et tourna le dos pour ranger les baguettes qu'elle avait en main dans un tiroir du buffet.
- Tu as besoin d'une nouvelle baguette et moi j'en ai que je n'utilise pas. En plus je préfère largement les confier à quelqu'un que je connais plutôt qu'à un étranger. Et elle t'a accepté. Assura-t-elle.
L'homme la regarda un instant, posa les yeux sur sa nouvelle baguette puis soupira.
- Tu es bien plus têtue que tu en a l'air. Soupira-t-il avec un léger sourire. Je comprends encore mieux pourquoi Lunard est tombé amoureux de toi. Tu caches bien ton jeu.
- Je ne cache rien du tout. Assura-t-elle avec amusement.
Après un court silence, durant lequel Aria retourna fouiller dans sa bibliothèque, Sirius reprit.
- Les deux autres étaient celles de tes parents, j'imagine.
- C'est exact. Acquiesça-t-elle. En fait, je ne suis pas étonnée que ce soit celle de mon frère qui t'aie acceptée, tu as un caractère très semblable au sien. Celles de mes parents ne pouvaient pas convenir, vos caractères sont trop différents et elles sont trop fidèles. Je me demande même si un jour je leur trouverai un propriétaire. Admit-elle en haussant les épaules. Les baguettes sont faites pour être utilisées, pas pour prendre la poussière. Conclu-t-elle.
- Merci, Aria. Dit-il. J'accumule les dettes envers toi on dirait. S'amusa-t-il.
- Mais non, ça me fait plaisir ! Tu ne me dois rien !
- Tu es trop généreuse pour ton propre bien, tu le sais, n'est-ce pas ?
- On a déjà dû me le dire. Rit-elle en pensant au nombre incalculables de fois où on lui avait dit ces mêmes mots.
Là dessus le fugitif soupira en secouant la tête avec un sourire avant de commencer son petit déjeuner. Il se servit copieusement, mais il savait cependant qu'il n'arriverait jamais à tout manger, trop habitué à de petites rations, voir pas de ration du tout. Il mangea un moment, calmement. Il fut cependant soudainement sortit de ses pensées en entendant un gros fracas venir de la bibliothèque du salon. Il se tourna rapidement vers Aria, qui levait les bras au ciel avec un soupir.
- Ça va ? S'enquit-il, curieux.
- Ho oui, sourit-elle, ce n'est rien. J'ai l'habitude. Soupira-t-elle en se baissant pour ramasser les livres qui étaient tombés au sol.
- Tu as besoin d'aide ? Reprit Sirius en commençant à se lever de sa chaise.
- Non, ne t'occupe pas de moi, mange ! Sourit-elle gentiment.
- Tu sais, je pense déjà avoir mangé pour le mois ! Rit-il.
Aria sourit avec amusement avant de secouer à nouveau la tête.
- Ne t'en fait pas, ça m'arrive souvent. Assura-t-elle en pausant les livres qu'elle avait ramassés sur le canapé derrière elle, à côté d'une autre pile.
- Comment ça ? S'étonna-t-il.
- Je suis horriblement maladroite. Admit-elle en se grattant l'arrière de la tête. Si tu ne l'as pas encore constaté crois moi que tu vas vite t'en rendre compte ! Rit-elle.
Bien qu'étonné, le fugitif sourit avec amusement, il comprenait vraiment mieux pourquoi son ami été tombé sous le charme de cette jeune femme. Et encore, il lui semblait qu'il n'avait encore rien vu.
- Qu'est-ce que tu fais, en fait ? S'enquit-il en débarrassant la table sous les indications de la jeune femme.
- Je fais de la place dans la bibliothèque, non à gauche le tiroir pour le film plastique, Remus m'a dit qu'il avait un certain nombre de livres, il faut bien faire de la place pour les ranger. Ça tu peux les jeter, ça ne sera plus bon dès ce soir. Indiqua-t-elle en montrant la poubelle. Je vais ranger ceux-là dans la bibliothèque du haut, le reste de ses livres y trouverons également de la place. Je dois faire un peu de place dans celle de ma chambre aussi, j'imagine. Fit-elle pensivement en regardant la bibliothèque en face d'elle avant d'hocher la tête.
- Ça en fait du déménagement. S'amusa-t-il. S'installer avec quelqu'un c'est quelque chose !
- Tu n'as pas idée, je n'imaginais pas ce que ça représentait. Admit-elle. Matériellement je veux dire.
- Je comprends. Acquiesça-t-il. Tu ne veux pas attendre Remus ? ça serait plus facile pour toi.
- J'y ai pensé, mais je voulais prendre un peu d'avance, histoire de gagner un peu de temps. Je ne fais que quelques petits changements, pour le reste je laisserai ça aux hommes grands et forts que vous êtes ! Rit-elle.
- Heureusement que je suis là alors. Fit-il avec amusement.
- Il faut bien te mettre à contribution. Sourit la jeune femme. Et ça ne peut que te faire du bien de t'occuper l'esprit.
- Je suis d'accord. Admit-il en acquiesçant tranquillement.
Les jours passèrent paisiblement, et comme Aria l'avait prédit, Sirius remarqua bien vite qu'elle n'exagérait pas quand elle disait être horriblement maladroite. A présent il s'était habitué à entendre des choses se casser ou tomber, à l'entendre rater une marche dans les escaliers ou encore à l'entendre gémir de douleur après s'être prit les pieds dans quelque chose, un tapis généralement, ou après s'être cognée contre allez savoir quoi. En fait, il s'était dit que ça faisait partit de son charme, ça allait finalement assez bien avec son caractère tranquille mais jovial et positif.
Dans ce laps de temps, Sirius avait enfin put faire connaissance avec Abygail. Dans un premier temps il avait été ravi de sa franchise et de son fort caractère, d'ailleurs elle ne mâchait pas ses mots et si ça l'avait d'abord amusé, quand il avait été question de sa santé, ça lui avait beaucoup moins plus. Quand elle entrait en mode ''médicomage'' elle était intraitable, autant normalement elle était chaleureuse et énergique, pétillante, ainsi que d'une grande bienveillance envers ses proches, autant en mode ''médicomage'' elle ne laissait place à aucune protestation. En tout et pour tout, Sirius avait eu l'impression d'avoir à faire à Mme Pomfresh et de n'être encore qu'un élève turbulent se faisant sermonner.
D'ailleurs, elle était tout aussi féroce en ce qui concernait Aria. La jeune femme, pendant qu'elle l'examinait, loin des yeux et des oreilles d'Aria, lui avait promit milles morts si il arrivait quoi que ce soit à son amie d'enfance. Quand il lui avait demandé si Remus avait eu droit au même traitement, elle l'avait regardé avec un large sourire, un peu trop sadique à son goût d'ailleurs. Il plaignit silencieusement son ami et pria pour le salut de son âme si il faisait quoi que ce soit qui contrarierait Abygail Sunders.
Au final, quand Abygail les avait quittés, en fin de journée, Sirius Black ne su dire si il appréciait ou craignait la jeune femme, peut-être un peu des deux. Cependant, il pouvait affirmer une chose, ou plutôt deux, à son sujet : elle était une excellente médicomage et, il fallait le dire, elle ne l'avait pas laissé indifférent, tant par son caractère, finalement si semblable au sien, que par sa beauté. Au-delà de la beauté physique qu'elle possédait, elle dégageait quelque chose de particulier. Il ne saurait définir quoi, mais c'était bien là.
Il avait cependant put constater que là où Aria était la chaleur, la tendresse et la patience, Abygail était la fraicheur, le franc-parler et l'énergie. Elles étaient comme les deux côtés d'une même pièce et il comprenait finalement pourquoi deux personnes aussi différentes étaient si bonnes amies. Ça lui rappelait des souvenirs, beaucoup de souvenirs. Beaucoup étaient entachés par la trahison de Peter, mais il faisait en sorte d'en faire fi pour profiter au maximum de ce qu'ils représentaient.
Une chose était sure à présent, il avait hâte de retrouver Remus et avec lui l'amitié si profonde qu'ils partageaient autrefois.
