Je suis pas en retard !

C'est marrant mais je retrouve souvent dans les reviews que je fais des fins de chapitre cruelles !

Je vais vous dire pourquoi…

Alors alors alors…

C'est parce que c'est moi.

Il fallait que vous le sachiez ! XD (Courage Natsu ;D)

Bon cette fois j'ai le temps de remercier ceux que je ne peux pas remercier en privé : Shye Yun x2 (eh oui, Quatchan n'a même pas dit un mot XD), Drusilla la folle x2 (pas d'inquiétude à avoir, cette fic aura une fin et ne sera en aucun cas arrêté (-: ), Akki (aaah tu es au Japon ! Quelle chance T.T), altaya (de toute façon j'ai pas trop le choix pour la mise en page XD), Diane (merci ça me fait plaisir !) et Lucid Nightmare (tu me dis si j'ai faux, mais je pense que ta review a encore été coupée XD en tout cas elle se termine sur un « coucouw » sans ponctuation :p).

Allez, enjoy très fort :D !

AAAAAAAAH les tirets sont de retour !! \o/


Cette nuit était une nuit horrible.

Infernale.

J'ai cru qu'elle ne finirait jamais.

J'ai cru que ma tête allait exploser.

Mon corps était incontrôlable.

Mes sens étaient en feu.

Je ne me suis jamais senti aussi mal.

Et maintenant, c'est dans ma tête que ça me travaille. J'ai gardé tous les souvenirs de cette nuit honteuse, et je les revois en boucle.

C'est un véritable supplice.

J'essaie de les chasser, mais rien n'y fait.

Et j'ai honte.

-

J'ai vu Duo. Toute la nuit. Toute la nuit je l'avais dans ma tête. Les yeux fermés ou ouverts, il était toujours là. Dans mon lit. Sous mes draps.

J'ai imaginé Duo me faisant des choses que je n'ose même pas dire.

C'était ignoble.

C'était une torture.

Et c'était mon imagination.

J'arrive pas à croire que j'ai pu m'imaginer ça.

J'ai eu honte de me regarder dans la glace ce matin.

J'ai eu honte de regarder Duo aujourd'hui. Il n'a pas trop comprit pourquoi je l'ai royalement ignoré toute la journée, et je m'en veux parce qu'il n'y est pour rien.

C'est moi qui suis dégueulasse.

-

Je me suis couché très tard hier soir. Ai passé la soirée sur mon ordinateur, à m'abrutir sur mon boulot pour arrêter de penser à Duo. Pour arrêter de penser qu'à chaque moment, ses mains vont encore prendre d'assaut mon corps.

Voila que ma phobie refait surface.

Je comprends maintenant pourquoi je ne supporte pas qu'on me touche.

Mais avant, quand ça m'arrivait, je n'avais pas ce genre de pensée… je ne comprends pas.

-

Duo…

-

Avec son visage où prône un sourire angélique qui me met à l'aise. Avec son corps qui se coule partout avec aussi d'aisance qu'un félin. Avec ses yeux qui me percent au fond de moi-même.

Je ne déteste pas ses contacts. Pourtant maintenant j'en ai peur.

Dans mon lit, je me suis tourné et retourné dans tous les sens pour lutter contre ses pensées immondes qu'étaient les miennes.

Elles ne voulaient pas partir.

La vision du corps de Duo ne voulait pas partir.

Je n'arrivais pas à me concentrer sur autre chose.

Chaque instant, j'ai cru sentir ses bras autour de moi. J'ai cru sentir ses mains s'agripper à moi. J'ai cru sentir ses lèvres sur ma peau.

Ma sueur se mélanger à la sienne.

Sa natte à moitié défaite, retenant encore ses cheveux à la base de son cou.

Son corps épouser le mien.

J'ai cru l'entendre respirer fort, très fort.

Capturer de ses mains, de sa bouche mon corps, partout, me donner le sien.

Fermer les yeux et sourire de jouissance.

-

Je veux me débarrasser de ses images que mon esprit a créé pour me pervertir.

Je n'en peux plus de ses images qui m'oppressent, qui font que j'ai l'impression que tout le monde me regarde avec encore plus de mépris mais aussi avec de la répulsion.

J'ai l'impression d'être mis à nu. La cible de la honte. Que tout le monde se moque de moi, crachent sur moi, pointe le doigt sur moi.

Que tout le monde voit ce que je vois dans ma tête. Ca les dégoûte, et moi aussi.

Le moindre regard sur moi me fait baisser les yeux et me fait emplir d'embarras. Et le sentiment d'être visé et affiché me tourmente.

J'ai envie de crier de ne plus me regarder. J'ai envie qu'ils m'oublient, qu'ils m'ignorent.

Tout ce que je souhaite, c'est me terrer au fond d'une grotte dans le noir…

-

Hier soir, dans mon lit, je me revois encore prier pour que mon corps arrête de réagir comme il le faisait.

J'avais une envie folle de soulager mes désirs, de me toucher, de me caresser, et plus je me retournais dans les draps, plus j'en avais envie.



Et je l'ai fais. J'ai du le faire. Je ne voulais pas, mais je n'en pouvais plus.

Je n'ai pas pu empêcher mes mains d'aller au secours de mon entre-jambe. Je n'ai pas pu m'empêcher de gémir. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'imaginer que je n'étais pas seul, que ce n'était pas moi qui le faisais.

A la fin, je suis allé prendre une douche froide.

Plusieurs même.

Jusqu'à ce que je réussisse à me laver de toutes ses pensées.

Je n'ai pas réussi.

Mon corps et ma tête sont sales.

Mais au moins j'ai chopé une bonne fièvre et ça m'a assommé pour la nuit, une nuit de somnolence.

Au moins, j'étais calmé. Je n'ai pas dormis pour autant, mais je n'étais pas excité.

Je me répugne.

-

Aujourd'hui, je lutte contre les seconds effets secondaires : la fatigue. Chose que je connais, mais là, j'ai eu recourt à l'affreux café de la machine de la boîte.

C'est pour dire que je suis crevé.

Duo m'a envoyé un texto avant midi. Je ne l'avais jamais ignoré comme ça. Il a cru que je lui en voulais. Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne veux pas le voir. Je ne veux pas l'entendre.

Je crois avoir la nausée à chaque fois que je le vois poser les yeux sur moi.

J'ai supprimé son message et j'ai continué ce que j'avais à faire. Il a été tenté de venir me voir à mon ordinateur, mais quand j'ai entendu des gens lui parler alors qu'il s'avançait dans ma rangée, ça m'a alerté. J'ai jeté un regard pour vérifier ce qu'il faisait et quand j'ai vu qu'il arrivait en ma direction, avec le doute je me suis levé et suis parti sans le regarder.

Je n'ai pas vu sa réaction.

Je suis parti prendre l'air cinq minutes. Quand je suis revenu, il n'était plus dans la grande salle.

Je ne suis pas dans mon état normal.

-

Je ne sais pas comment j'ai pu me mettre tout ça en tête, mais j'espère bien que ça va finir un jour. Le plus tôt sera le mieux. Après tout, j'ai du prendre un coup de froid, je couvre une grippe ou je sais pas quoi.

Ce matin, avant d'aller au boulot, je me suis drogué de médicaments. D'où le fait que j'ai envie de m'effondrer sur mon clavier.

Mes doigts sont plus lourds, mes mains reposent sur la table et font le moins d'effort possible, je suis recourbé sur moi-même et mes paupières menacent de se fermer à tout moment.

Je suis sous pilote automatique.

Ce soir, je repars tôt. Je rentre chez moi. Je me douche. Je dors.

ooo

Le lendemain.

Duo a essayé de m'appeler. Trois fois. Mais il ne comprend pas que je veuille m'éloigner de lui.

Il s'inquiète sûrement. S'il savait pourquoi je fais ça… il me rejetterait comme les autres. Compréhensible.

Si j'avais été à sa place et lui à la mienne et qu'il m'aurait dit, c'est ce que j'aurais fais.

Il faut que je règle ce problème. Ca tombe bien, je vais bientôt chez la psy. Elle s'y connaît en folie puisqu'elle est folle, elle va peut-être pouvoir m'expliquer comment je peux arrêter de penser ce à quoi je pense. Sans que je lui dise de quoi je pense.

Parce que ça me rend malade.

Cette nuit ce n'était pas au point de la nuit dernière, mais je n'arrivais pas à me détacher de son visage.

Je me suis endormi avec son visage dans la tête, et je me suis réveillé avec cette même image.

Au moins j'ai dormi. Nuit sans rêve, sans rien. J'ai dormi comme une tombe. Tant mieux parce que ce soir, j'ai l'intention de bosser jusqu'à pas d'heure chez moi. J'ai pris un peu de retard sur ce que je voulais faire hier, vu mon état amorphique - je sais pas si ça se dit mais c'est pas grave - et j'ai l'intention d'y remédier.

ooo

Je me retrouve devant Peacecraft avec une allure de zombie.

Je ne dors plus depuis quelques nuits. Mes courts moments de sommeil sont agités. Je me réveille le matin encore plus fatigué que la veille.

Duo a encore essayé de me parler, il m'a demandé dans son bureau mais je n'y suis pas allé. Et puis il a arrêté.

Ses textos, je ne les lis même pas. Je les supprime. Rien que de voir son nom s'afficher sur mon portable, je me sens mal vis-à-vis de lui.

Je n'arrive plus à me regarder dans un miroir ou même voir mon reflet dans une vitre.

Et je ne peux plus regarder mon corps nu, non plus.

-

-Monsieur Yui, est-ce que tout va bien ?

-

Elle avait l'air vraiment inquiète. Le pire, c'est que ça me touche.

Elle peut pas faire comme d'habitude ?? Je préfère qu'elle se moque de moi plutôt qu'elle prenne cet air.

Elle m'énerve.

Je lui répondis avec un regard de meurtrier insomniaque.

-

-Est-ce que tout a l'air d'aller ?

-

Elle fronça les sourcils.

Non, décidemment à elle non plus je ne peux rien dire.

-

-Dites-moi.

-Je ne peux pas en parler.

-

Là, elle ouvrit les yeux bien grands.

-

-Voila autre chose. C'est la première fois que vous me dites ça de but en blanc et sérieusement depuis que nous nous voyons.

-Ca va commencer à faire longtemps.

-Bientôt six ans. Mais ne détournez pas le sujet. Pourquoi vous ne pouvez pas en parler ?



-Parce que c'est personnel… et affreusement gênant.

-Monsieur Yui… je ne suis pas là pour vous juger.

-Je vous jure que ce n'est pas ce que vous croyez.

-Je ne crois rien du tout, j'ignore complètement de quoi vous voulez parler. Mais si vous gardez ça pour vous, ça va vous empoisonner. Il faut que vous me le disiez. Vous verrez, ça va vous faire du bien de parler.

-

Je soupirai.

Une femme, en plus. Je dis ça à une femme. Comme si elle pouvait régler mon problème.

Qu'est ce que j'ai été con de penser que ça servirai à quelque chose. Faut voir la vérité en face.

-

-Je…

-

Peacecraft me regardait avec un air grave, totalement prête à recevoir ce que j'allai lui dire.

Enfin…

Comment peut-elle me comprendre ?

-

-Je m'imagine…

-

Les mots ont du mal à sortir de ma bouche. Les mots interdits. Les mots qui font resurgir les images avec qui ils s'associent.

-

-Je m'imagine des choses… des choses…

-

Je n'ose pas la regarder. Mes yeux sont posés sur ses mains qui sont sur le bureau, les points légèrement serrés, comme angoissés.

J'inspire une bonne fois pour toute.

-

-… très… érotiques… avec une personne.

-

Et là, c'est la grosse chute de tension.

Peacecraft se détend un peu, se décrispe, et s'assis plus confortablement dans son fauteuil. Apparemment elle pensait à quelque chose de pire… mais comment réagira-t-elle si elle insiste et qu'elle me fait dire la vérité sur l'identité de la personne en question ?

Il faut que j'évite de lui avouer. A tout prix.

-

-Et quelle est cette personne ?

-

Bam. En plein dans le mille.

Elle n'a même pas l'air choquée. Bonne chose.

-

-Je n'ai pas envie de vous dire. Je ne peux pas.

-Monsieur Yui… est-ce que j'ai eu une réaction qui vous a déplu quand vous m'avez avoué à l'instant quelque chose de très intime ?

-Non.

-Est-ce que je vous en veux ?

-Non, mais…

-Alors vous n'avez pas de raison de vous inquiéter. Je ne vais pas vous cataloguer ou vous culpabiliser, et je ne vais pas le raconter à tout le monde. D'ailleurs, si ça peut vous rassurer parce qu'apparemment vous ne me semblez pas bien dans votre peau, ce genre de chose arrive à tout le monde. Et c'est normal.

-Non, ce à quoi je pense avec cette personne ce n'est pas normal.

-Pourquoi ? Le fait de vouloir avoir du plaisir avec quelqu'un c'est naturel.

-Oui… non ! Pas avec…

-

J'émis un claquement de langue excédé.

Décidemment, elle ne pige pas le problème. Normal en même temps, elle sait pas de qui je parle.

Forcement que c'est normal et naturel quand il s'agit d'un homme et d'une femme… mais là c'est justement pas le cas, et c'est justement là le problème.

-

-Avec ?

-

Ses yeux fixés sur moi, je me senti comme une cible, comme une petite proie dans un espace vide repérée de loin par un chasseur ou un prédateur, et ne pouvant fuir nulle part.

Je passai une main sur ma figure et sur mes yeux puis je soupirai encore.

-

-C'est…

-

Pas d'échappatoire.

-

-C'est un homme.

-

Hein ?

Je comprends pas… elle sourit ??

Elle sourit ?? Ca la fait se marrer ?

-

-Je crois deviner de qui vous voulez parler.

-Pardon ??

-Oui, pour moi c'est évidemment mais pas pour vous.

-

Ah bah ça, c'est clair.

Comment ça c'est évident pour elle et pas pour moi ?? C'est quand même moi le principal concerné !

-

-J'avoue que je suis totalement… perdu. Comment est-ce que vous pouvez savoir ? Vous n'êtes pas dans ma tête !

-Non, mais vous ne comprenez pas ce que votre propre tête vous dit.

-Qu'est ce que vous entendez par là ?

-J'entends par là que le corps n'est qu'une vulgaire machine, mais quand votre esprit n'est pas comprit par vous-même et que vous n'être pas en accord avec votre corps, celui-ci vous envoie des signaux. Par exemple, je vous donne un exemple tout banal. J'avais un ami qui pensait que la fatigue provenait de l'esprit et non du corps. Et l'esprit, c'est lui qui le commande. Donc il n'y avait pas de problème. Il était toujours surmené, faisait plein de chose. Il est mort à 47 ans d'une crise cardiaque. Tout ça pour vous dire quoi ? Qu'on ne peut pas ignorer les messages de notre corps. Ce que l'on veut refait toujours surface.

-Oui mais ce n'est pas pareil.

-Si, votre corps vous démontre que vous avez envie de cette personne, qu'elle vous attire. Vous vous bormez à détourner les yeux de cette personne, et vous n'acceptez pas vos sentiments. Mais inconsciemment, vous le savez que vous voulez cette personne. Vous savez, les rêves des fois sont les reflets de ce que vous voulez au profond de vous. Ce n'est pas toujours vrai, mais ce sont des signes.

-C'est ridicule. C'est un homme.

-Et alors ?

-Et alors ?? Et alors j'en suis un aussi !!

-Et encore une fois je vous le demande, et alors ??

-Mais… !!

-

Ca ne peut pas être possible.

C'est absurde.

Je ne peux pas vouloir d'un homme !

Je ne veux pas vouloir d'un homme. Je ne veux pas !

-

-Les sentiments ça ne se commande pas, Yuy. On ne tombe pas amoureux d'un sexe, on tombe amoureux d'une personnalité, d'un caractère.

-C'est n'importe quoi !!

-Ne vous énervez pas comme ça ! Qu'est ce qui vous énerve ?

-Vous, vous m'énervez à avoir pitié de moi, à essayer de me trouver des excuses pour mon…

-Orientation sexuelle ? Des excuses ?

-

Mais qu'est ce que je fais là ?? J'aurai mieux fais d'aller voir un sexologue.

-

-Je ne suis pas ce que vous croyez !

-Je vois bien que cela vous choque, d'être attirer par un homme, vu l'état dans lequel vous vous mettez. Mais je vous assure, il n'y a pas de raison à se mettre dans cet état.

-Je rêve de baiser avec un gars, c'est répugnant !!

-Et qu'est ce qui vous répugne : le fait de « baiser » comme vous dites, ou le fait que ce soit avec un homme ?

-

Elle est conne.

-

-Le fait que ce soit avec un homme.

-Et dans vos rêves, cela vous procure-t-il du plaisir ?

-

La question qui me tue.

Qui me rend encore plus malade.



Qui me fait plus me détester.

-

-Oui…

-Et vous reniez vos plaisirs. Vous êtes hédonophobe en plus d'être misanthrope ? Combien de phobie collectionnez-vous ?

-Je ne vous permets pas…

-

Impuissant, je pris ma tête entre mes mains, accoudés à mes genoux.

La voix de cette femme, qui s'était faite un peu plus dure, se radoucie.

-

-Vous me paraissez tellement abattu… j'aimerai tellement vous faire comprendre que vous n'avez pas à vous sentir comme ça. Tout le monde a le droit au bonheur, où qu'il soit, avec qui il veut, du temps que ça n'empiète pas sur le bonheur des autres bien sûr, mais il faut que ça parte de vous. Il faut que vous surmontiez ce principe que vous vous inculpez, qu'un homme et une femme doivent être ensemble.

-Je ne suis pas un…

-Savez-vous qu'à l'antiquité gréco-romaine, c'était une population entièrement misogyne ? Les femmes ne servaient qu'à faire des enfants.

-Je le sais.

-Pourtant, c'était une population riche et puissante. Riche dans sa culture.

-Qu'est ce que vous essayez de me dire ?

-J'essaye de vous montrer que vous n'êtes pas le seul, que vous n'êtes pas une erreur de la nature, que vous n'êtes pas anormal. Vous êtes intelligent, beau - mon avis personnel -, en bonne santé, d'accord vous avez des tas de défauts comme se sentir supérieur aux autres… mais j'ai trouvé que depuis que vous avez connu Duo, vous faîtes beaucoup d'effort pour l'apprécier et apprécier la vie et…

-

Voila. C'était dit.

Duo.

C'était dit avec tant de naturel.

Je levai la tête pour la regarder. Je n'arrive pas à déchiffrer son ton. J'ai l'impression que cette acceptation de mon… homosexualité… a commencé il y a bien longtemps, et pas que juste au début de cette séance.

-

-Comment savez-vous… ?

-

Son visage rayonna.

-

-Ca sautait tellement aux yeux…

-Mais… comment ça se fait ?

-La façon dont vous parliez de lui, en bien ou en mal. On voyait bien que depuis le début il vous a fait de l'effet.

-mais au début, je le haïssais réellement.

-Oui, mais sans raison.

-Sans raison ?? Il m'a licencié !!

-Je parle encore d'avant… Je parle du tout début. Dés le tout début, vous l'avez critiqué comme jamais vous n'avez critiqué une personne sans la connaître. Ca prouve qu'elle vous a tapé dans l'œil.

-Non. Je ne peux pas y croire.

-Croyez-le ou pas, en tout cas ça a abouti qu'aujourd'hui, vous êtes tombé sous son charme.

-Ca ne peut pas… être vrai…

-J'essaye de vous le dire depuis longtemps.

-

Quoi ?



Alors… tous ces sous-entendus… tous ces messages incompréhensibles… c'était ça qu'elle voulait me dire ??

-

-C'est vous. C'est vous qui avez fait que je suis comme ça maintenant !

-C'est nouveau, ça. On ne force pas les sentiments, ni les gens à en aimer d'autre. Je n'ai pas pu vous faire tomber amoureux de Duo.

-Arrêtez de dire ça !! Je pense peut-être à lui mais je n'éprouve aucun sentiment pour lui !!

-D'accord. Que vous êtes attiré alors.

-Non. Non, non non non et encore non !! Ce n'est pas possible ! Ca me dégoûte, je ne peux pas être attiré !! Vous êtes une perverse, une menteuse, qui ne pense qu'à son fric et vous me gardez parce que je viens vous voir souvent et que vous profitez de mon problèmes, non, de MES problèmes, pour gagner votre vie ! Vous êtes vraiment une garce !!

-

Je me levai si brusquement qu'elle sursauta un peu.

Son sourire disparu pour afficher une expression de peur, peur de perdre le contrôle.

Elle a perdu le contrôle sur moi.

Elle a joué une carte trop risquée.

Elle est allée trop loin.

-

-C'est la dernière fois que l'on se voit vous entendez ?? La DERNIERE !!

-Mais… !!

-Vous me faite trop pitié avec vos histoires.

-

Et je la plantai là.

Assise, déconfite, dans son fauteuil.

Je sortis, furieux, en claquant la porte derrière moi.

C'est terminé. Je ne me laisserai plus marcher dessus. M'insulter est une chose que je ne tolère que très peu.

J'espère que ses autres clients se rendront compte de leur bêtise d'aller la voir.


C'est chaud dans la tête à Heero :p