How To Save A Life

Chapitre 27

Heart


Coucou tous le monde !

Okay, j'ai été assez rapide; non? Non? Okay.

Je m'excuse par avance pour toute faute d'orthographe. J'ai écris ce chapitre aujourd'hui, profitant d'un instant de repos et d'une maladie qui me pompait l'air, haha ! Quoi de mieux que du Klaine pour se guérir?

J'espère que ce chapitre vous plaira !

Bisous !

Ps : Je tiens a remercier les personnes qui ont pris le temps de lire & de reviewé le chapitre précédent. Vous êtes géniaux !

LaMeufQuiLit

Au début de la fic, j'étais à la fac et j'avais bien avancée sur l'écriture, du coup je publiais toutes les semaines. Ensuite, les partiels m'ont pris du temps, j'ai pris du retard et je suis passée à deux semaines. Depuis, j'ai arrêté mes études et je travaille, ce qui me prend pas mal de temps en fait (Higu, passe à l'important, on s'en fou de ta vie putain. Ta gueule la voix) Aheum. Bref. Je ne donne pas de date parce que je ne sais pas quand je publie, ça dépend de quand je trouve le temps ET l'inspiration pour écrire. XDD

Merci du compliment, j'espère que tu aimeras ce chapitre aussi . Gros bisous !


« Never was much of a romantic,
I could never take the intimacy.
And I know I did damage,
'Cause the look in your eyes is killing me,
I guess you've got another advantage
'Cause you could blame me for everything.
And I don't know how Imma manage,
If one day you just up and leave
Yeah, I always find somethin' wrong
You been puttin' up with my shit just way too long
I'm so gifted at findin' what I don't like the most
So I think it's time for us to have a toast »

(Je n'ai jamais été un grand romantique,

Je n'ai jamais supporté l'intimité,

Et je sais que j'ai causé des dégâts,

parce que le regard que tu as me tue.

Je suppose que tu as un autre avantage,

Parce que tu pourrais me blâmer pour tout.

Et je ne sais pas comment je ferai,

Si tu te levais un jour et t'en allais.

Ouais, je trouve toujours quelque chose qui ne va pas,

Tu as supporté mes merdes depuis bien trop longtemps,

Je suis tellement doué quand il s'agit de trouver ce que je n'aime pas.

Alors je pense qu'il est temps pour nous de porter un toast)

Kanye West – Runaway.


Sebastian détestait la saint valentin. C'était encore pire que Noël selon. Et il haissait littéralement Noël, c'était dire. L'année précédente n'avait pas été si terrible... Mais l'année d'avant, il était avec Kurt. Pas officiellement bien sûr, mais ils avaient passé la soirée ensemble. Ils s'étaient amusés, surtout en dernière partie de soirée.

Peut-être que Nick avait raison. Il n'assumait pas son propre comportement et ne savait pas comment faire pour se rattraper. Comment pouvait-il faire ? Il n'y avait pas de moyen. Sebastian était allé trop loin et il avait atteint le point de non-retour, ce qui voulait dire qu'il n'avait nul part où aller pour oublier cette stupide fête.

Il ne pouvait pas aller ni au Breadsticks ni au Scandals.

Le Breadsticks était réservé aux New Directions et Sebastian était certain qu'ils y fêteraient la St-Valentin comme les imbéciles heureux qu'ils étaient.

Quant au Scandals, Sebastian était sûr qu'ils décoreraient le club pour l'occasion, question de faire plaisir à tous les gays qui ne voulaient pas être seuls et pour qu'ils se sentent mieux. Ce qui était absolument ridicule !

Toc toc.

« -Hey, dit Thad en entrant.

-Tu n'attends même plus que je te donne l'autorisation d'entrer ?

-Nop. Tu m'enverrais bouler.

-C'est vrai, répliqua Sebastian.

-Tu n'avais pas l'air dans ton assiette aujourd'hui, je me suis inquiété.

-Fais attention, tu vas devenir comme Wes, soupira le châtain.

-Aoutch, tu vas vraiment mal.

-Thad...

-Tu veux en parler ?

-Non. Pourquoi t'acharnes-tu ?

-Je pense que tu connais la réponse.

-Hum non ? Si je la connaissais, je ne poserai pas la question.

-Ne m'oblige pas à le dire Seb, s'il te plaît.

-Thad...

-Je vais y aller, si tu as besoin de parler, je serai là. »

Aussi vite arrivé, aussi tôt reparti. Thad quitta la pièce le plus rapidement possible. Il laissa Sebastian planté là, au milieu de la chambre comme un abruti.

Thad était-il amoureux de lui ?

Était-ce possible ?

Sebastian ne voulait pas y croire. C'était un cauchemar, n'est-ce pas ? Peut-être qu'il se faisait simplement des idées.

En même temps, il avait ignoré beaucoup de signaux. Il y avait le commentaire de Nick, mais pas que. Thad était le seul à le soutenir, il avait été le seul à le soutenir lorsque Kurt et Blaine avaient quitté Dalton et que les Warblers lui avaient tourné le dos.

Et il y avait ce ton, qui ressemblait à de l'imploration.

« Ne m'oblige pas à le dire. »

Thad avait-il peur d'avouer ses sentiments et de perdre Sebastian ? C'était plus que possible, il savait bien pourquoi Kurt et Sebastian avaient rompu, après tout.

Qu'allait-il faire ?

Il ne pouvait pas perdre Thad comme il avait perdu Kurt et Blaine. Il avait à peine survécu la première fois, il n'était pas certain de pouvoir le faire une seconde fois.


Assis à la table des New Directions, Kurt se retenait de soupirer. Fichue Saint-Valentin. Tout le monde en parlait et Kurt détestait ça. Il avait été seul toute sa vie, jusqu'à l'année précédente, durant laquelle il n'avait pas pu profiter, avec Sebastian, la Saint-Valentin s'était montrée éprouvante.

Voilà qu'il avait un véritable petit-ami pourtant. Un petit ami qui n'avait pas peur d'avouer ses sentiments, qui n'avait pas peur de l'embrasser, pas peur de lui tenir la main et il ne pouvait même pas en profiter parce que Blaine ne pouvait pas sortir.

Connard de Sebastian Smythe.

La cerise sur le gateau était l'ambiance générale à McKinley. Tout le monde avait sorti la guimauve, de quoi lui donner des caries. Bon sang, il n'était même pas tranquille au Glee Club. Surtout pas au Glee Club. Entre Tike, Brittana, Finchel et même Monsieur Schuester et son stupide thème des plus grandes chansons d'amour, Kurt ne pouvait pas y échapper.

Au moins, il pouvait toujours écouter les histoires de Puck, qui s'était déclaré professionnel du sexe.

« -Quelque chose ne va pas, Kurt ? S'enquit Rachel.

-Je pense que tu lui donnes envie de vomir avec toutes tes niaiseries, mains d'hommes, grogna Santana. »

Kurt éclata de rire, ce qui sembla vexer Rachel. Il s'apprêtait a calmer le jeu lorsqu'un gorille s'approcha d'eux. Pas un gorille-gorille, non, un homme déguisé en gorille !

Le gorille lui donna une carte.

« -C'est pour moi ? S'enquit Kurt. »

Le gorille hocha la tête.

« -Je me demande bien qui ça peut être, dit Kurt, rêveur. Tu peux me dire de qui ça vient ? »

Le gorille secoua la tête avant de poser des ballons et de s'en aller. Kurt sourit. Il ouvrit la carte.

« Soit mon valentin. »

« -On dirait que Porcelaine voulait simplement une carte.

-La ferme Satan, grogna Kurt. »

Il referma la carte, heureux. Blaine était extraordinaire.


Kurt ne savait pas d'où venait ce côté de Blaine, mais il l'appréciait, bien qu'il soit étrange. Étrange parce que lorsque les deux adolescents étaient ensemble, ou qu'ils discutaient au téléphone, le bouclé ne mentionnait jamais ni le gorille, ni les cartes, ni les fleurs. Maintenant que Kurt y pensait, Blaine n'avait pas non plus mentionné le breadsticks.

Assis seul à sa table, Kurt se mit a vraiment réfléchir. Il avait été tellement aveuglé par l'attention qu'il recevait qu'il ne s'était pas arrêté un instant pour penser. Le châtain regarda sa montre. Cinq minutes de retard. Pas de texto. Blaine n'allait pas venir, n'est-ce pas ?

Il repensa à leur dernière conversation.

« -Alors, quels sont les plans pour ce soir ? Avait demandé Kurt.

-Oh tu sais, rien de spécial. J'ai rendez-vous chez le médecin demain, simple contrôle de routine, alors ma mère va passer la soirée a m'étouffer pendant que je prétendrai que ça ne me dérange pas. »

Kurt avait rigolé en pensant que Blaine ne voulait pas ruiner la surprise.

Il avait été stupide.

Blaine était probablement vraiment avec sa mère.

Il sortit son téléphone et tapa rapidement.

À Blaine, 20h07

Comment ça se passe ? Pas encore étouffé ?

De Blaine, 20h07

Non. Malheureusement. Elle va me rendre fou, Kurtie.

Définitivement pas Blaine.

Le châtain s'apprêtait a partir lorsque quelqu'un s'installa en face de lui.

« -David... ? »

David Karofsky... Que faisait-il là ? Kurt connaissait la réponse, elle était enfouie loin dans un coin de son cerveau mais il refusait de voir la vérité en face.

« -Salut, Kurt. »

C'était une catastrophe. Un cauchemar. David s'installa face à lui et sourit. Ses yeux étaient remplis d'espoir. Non non non non non non non non non. Il n'y aurait jamais assez de « non » et d'adjectifs péjoratifs pour décrire l'horreur de la situation.

« -Je suppose que tu ne t'attendais pas à ce que ce soit moi.

-Non, pas du tout.

-Tu as l'air déçu.

-Je le suis ? Ne le prend pas mal, David, mais... Je ne comprends pas ce que nous faisons ici. Je ne comprends pas le gorille, les fleurs, les cartes, les putains de ballons. Je ne comprends pas cette invitation, je ne comprends plus rien.

-Je m'en doute... La vérité c'est que... Je sais que j'ai fait beaucoup d'erreurs Kurt, mais j'ai changé grâce à toi et je voudrais que... Tu me pardonnes ? Qu'on mette le passé derrière nous parce que... Je... Je suis tombé amoureux de toi, Kurt.

-David, je suis heureux pour toi. Vraiment. Mais... Écoute, j'ai un petit ami.

-T-tu es toujours avec ce mec de Dalton ?

-Non, rit Kurt. On a rompu l'année dernière, mais je suis avec Blaine.

-Le mec qui sortait avec Berry ?

-Tu as entendu parler de lui alors... Oui, l'ex de Rachel.

-Tout le monde a entendu parler de lui, il se faisait passer pour un hétéro alors ? Il vient de sortir du placard ?

-Oh non. Blaine est bisexuel. Il est sorti du placard il y a longtemps.

-Je n'arrive pas à y croire.

-Je suis désolé David, je... Je peux être honnête ?

-Oui.

-Je ne pense pas que tu m'aimes. Je pense que tu aimes l'idée que tu te fais de moi. Crois-moi, je ne suis pas quelqu'un de bien. Tu trouveras quelqu'un qui te mérite, David.

-C'est ça, dis plutôt que je ne t'intéresse pas, que je te dégoûte.

-Tu ne me dégoûtes pas, tu m'as blessé, c'est vrai, mais, grâce à toi, j'ai connu beaucoup de choses que je pensais ne jamais connaître.

-Comme quoi ? Demanda David.

-J'ai connu l'amour, sourit Kurt. A McKinley, je pensais être heureux, malgré tout ce qu'il se passait. À Dalton, j'ai connu autre chose, la fraternité, la vraie, j'ai gagné des frères et puis, il y a eut Sebastian, qui était une erreur, mais nous avons été heureux et maintenant...

-Il y a Blaine, conclut David.

-Il y a Blaine, oui, confirma Kurt.

-Il te rend heureux ?

-C'est le moins que l'on puisse dire, Blaine est quelqu'un de formidable. Et David... Tu trouveras ce quelqu'un aussi, je ne suis pas cette personne et j'en suis désolé.

-Je comprends... Tu me pardonnes quand même ?

-Je pense que je t'ai pardonné il y a un moment déjà, je suis content de voir que tu reprends ta vie en main.

-Merci Kurt.

-C'est normal. »

Kurt renvoya un texto à Blaine, il s'excusa auprès de David et se mit a courir vers la sortie.


La soirée s'annonçait mauvaise. Blaine allait mieux apparemment, selon ses médecins, le bouclé pourrait même revenir la semaine suivante. Kurt en était heureux, là n'était pas la question. Il aurait seulement aimé que Blaine soit avec lui ce soir. Ils auraient pu se moquer des autres et danser un slow et... Ouais. La Saint Valentin craignait, bon sang.

Puck et Sam montèrent sur la scène improvisée du Breadsticks. Kurt fronça les sourcils. Que faisaient ces deux idiots ?

« -Porcelaine, dit Puck, nous savons qu'un certain chiot bouclé te manque ce soir et que tu es triste à cause de son absence. Alors, nous t'avons préparé une surprise pour te remonter le moral.

-Bonne Saint Valentin, Kurt, dit Sam. »

C'était bien mignon tout ça, mais Kurt avait peur. Sam était plutôt innocent, mais Puck était capable du meilleur comme du pire.

Les deux compères commencèrent a jouer. Nickelback ? Ce n'était pas si mal... Attendez...

Don't let it end
Don't let it end
Don't ever let it end

(Ne laisse pas ça se terminer.

Ne laisse jamais ça se terminer)

Ces idiots ! Ils avaient... Kurt écarquilla les yeux et tourna la tête vers l'entrée du restaurant.

Blaine retira son cache œil et lui lança un clin d'œil. Oh, ils étaient là. Ces yeux magnifiques qu'il adorait. Kurt pouvait enfin en voir deux !

C'était une grande nouvelle, mais la plus importante était qu'il était présent. Blaine était là. Pour lui. Et il chantait !

Le bouclé l'embrassa sur la tempe avant de courir vers la scène et de grimper pour rejoindre ses deux amis. Il plongea son regard dans celui du châtain avant de reprendre le chant.

Well, I've got two tickets to the game
It'd be great if I could take you to it this Sunday
And I'll walk you home when the whole thing's done
If you're there, I don't even care which team won
We can stop at the coffee shop
And make fun of the cops in the parking lot
We can laugh as we both pretend
That we're not in love and that we're just good friends

(Eh bien j'ai deux tickets pour le match.

Ce serait génial si je pouvais t'y emmener ce Dimanche.

Et je te ramènerai chez toi quand il se terminera.

Si tu es là je me fiche de quelle équipe gagne.

On pourra s'arrêter pour prendre un café.

Et se moquer des flics sur le parking.

On pourra rire et prétendre.

Que nous ne sommes pas amoureux et que nous ne sommes que de bons amis.)

Kurt rit. C'était du Blaine tout craché. Il en était capable. Blaine adorait le football, ce n'était pas un secret. Kurt détestait ce sport, ce n'était pas un secret non plus et il était sûr que Blaine serait vraiment capable de se moquer du résultat s'ils étaient ensemble.

Le châtain devait l'admettre, c'était un choix de chanson intéressant. Un choix qui pour une fois, correspondait parfaitement à leur situation. Il connaissait tout de l'attaque du Gap et vraiment, Kurt voulait envoyer un texte à Wes et David pour leur prouver que Blaine Anderson était en effet capable de faire les choses correctement.

Well, I'm tired of pretending
But I'm terrified of it ending
I know if not for you there's nothing I could do to ever let it end
And I know you feel the same way
Cause you told me drunk on your birthday
And as you pulled to me
You whispered in my ear, "Don't ever let it end"

(Eh bien je suis fatigué de prétendre.

Mais je suis terrifié à l'idée que tout s'arrête.

Je sais que si ce n'était pas pour toi, il n'y aurait rien que je puisse faire pour que ça s'arrête.

Et je sais que tu ressens la même chose,

Car tu me l'as dit quand tu étais saoul à ton anniversaire.

Alors que tu m'attirais à toi,

Tu as chuchoté à mon oreille « Ne laisse jamais ça se terminer. »)

Kurt sourit en repensant à toutes ces journées, ces soirées passées à flirter, à ces baisers échangés en cachette alors que Blaine était encore avec Rachel. À la peine, à l'incertitude. Mais c'était comme s'ils avaient su, tout au long, qu'ils finiraient ensemble, quoi qu'il arrive.

Don't let it end
Don't let it end
Don't ever let it end

(Ne laisse pas ça se terminer.

Ne laisse jamais ça se terminer)

Saturday, I'm gonna take her out
Cause her favorite band is gonna play downtown
Gonna sing the song we've all heard of
About those two young friends that should've fell in love
Later on, we'll cut through the park
And she can hold my hand, cause she hates the dark
And we can laugh as we both pretend
That we're not in love and that we're just good friends

(Samedi, je sortirai avec elle,

Car son groupe préféré fera un concert en ville.

Il chantera la chanson que nous avons tous entendu.

À propos de ces deux jeunes amis qui devraient tomber amoureux.

Plus tard, nous couperons à travers le parc,

Et elle pourra me tenir la main car elle déteste le noir.

Et on pourra rire en prétendant

Que nous ne sommes pas amoureux et que nous ne sommes que de bons amis.)

Rachel s'installa à ses côtés et posa la tête sur son épaule en souriant. Kurt lui lança un sourire timide, son attention surtout portée sur Blaine, qui semblait irradier sur cette scène. Tout le monde l'écoutait, peu connaissait leur véritable histoire, mais ils écoutaient, une histoire commune, mais qui était à présent la leur. Celle de deux meilleurs amis qui s'étaient cherché, qui s'étaient tourné autour jusqu'à ce qu'ils admettent l'inévitable, jusqu'à ce qu'ils acceptent l'amour.

Finn lui tapota maladroitement le dos et s'installa à côté de Rachel. C'était sûrement sa façon à lui de s'excuser, Kurt lui lança un sourire également, peu importait leurs disputes, Finn restait son frère.

Well, I'm tired of pretending
But I'm terrified of it ending
I know if not for you there's nothing I could do to ever let it end
And I know you feel the same way
Cause you told me drunk on your birthday
And as you pulled to me
You whispered in my ear, "Don't ever let it end"

(Eh bien je suis fatigué de prétendre.

Mais je suis terrifié à l'idée que tout s'arrête.

Je sais que si ce n'était pas pour toi, il n'y aurait rien que je puisse faire pour que ça s'arrête.

Et je sais que tu ressens la même chose,

Car tu me l'as dit quand tu étais saoul à ton anniversaire.

Alors que tu m'attirais à toi,

Tu as chuchoté à mon oreille « Ne laisse jamais ça se terminer. »)

Don't let it end
Don't let it end

(Please promise me that this won't end)
Don't ever let it end

(Ne laisse pas ça se terminer.

[S'il te plaît, promet-moi que ça ne s'arrêtera pas]

Ne laisse jamais ça se terminer)

The greatest times we ever had
It's crazy now just looking back, we can laugh
You never know where life's gonna go
Cause we're the only ones who'll ever know
About Sunday night just her and I
Sitting side by side in the full moonlight
I pulled her close, just to hold her tight
And the both of us could tell it just felt right
She looked at me in the sweetest way
Like she could tell what the hell I was about to say
Must've took a while just to find the words
Cause she cut me off and finally said it first

(Les meilleurs moments que nous avons vécus,

C'est fou maintenant quand on y pense, nous pouvons rire.

On ne sait jamais ce que la vie nous réserve,

Car nous sommes les seuls qui saurons.

À propos de dimanche soir, juste elle et moi,

Assis l'un à côté de l'autre, à la pleine lune.

Je l'ai attiré tout près, juste pour la tenir contre moi.

Et nous pouvions tous les deux dire que nous nous sentions bien.

Elle m'a regardé, de la façon la plus tendre.

Comme si elle pouvait dire ce que je m'apprêtais à dire.

Ca a dû me prendre un moment pour trouver les bons mots,

Parce qu'elle m'a coupé et l'a finalement dit d'abord.)

Le sourire s'élargit lorsqu'il chanta cette dernière phrase et Kurt se mit à rire. Il rit parce que cette version était une version idéaliste, sans médicaments, sans blessure et surtout sans Wes. Fichu Wes. Kurt secoua la tête. Finalement, il préférait presque cette version là, elle n'était pas idéale, mais elle était réelle. Oui, Kurt avait blessé son meilleur ami en ignorant ses sentiments, oui, Blaine avait été sous médicaments et avait fait des références à une série télé. Oui, Wes les avait interrompu. Mais ce n'était pas grave. Rien ne l'était quand Blaine était là, après tout.

Well, I'm tired of pretending
But I'm terrified of it ending
I know if not for you there's nothing I could do to ever let it end
And you know I feel the same way
Cause I told you drunk on my birthday
And as you pulled me near
You whispered in my ear, "Don't ever let it end"

(Eh bien je suis fatigué de prétendre.

Mais je suis terrifié à l'idée que tout s'arrête.

Je sais que si ce n'était pas pour toi, il n'y aurait rien que je puisse faire pour que ça s'arrête.

Et tu sais que je ressens la même chose,

Car je te l'ai dit quand j'étais saoul à mon anniversaire.

Alors que tu m'attirais à toi,

Tu as chuchoté à mon oreille « Ne laisse jamais ça se terminer. »)

Don't let it end
Don't let it end (Please promise me that this won't end)
Don't ever let it end

[x2]

(Ne laisse pas ça se terminer.

[S'il te plaît, promet-moi que ça ne s'arrêtera pas]

Ne laisse jamais ça se terminer)

Le bouclé salua son public, tapa dans les mains de Puck et Sam et descendit de scène. Finn et Rachel se levèrent pour les laisser seuls. Finn chuchota quelques mots à son demi frère avant de partir cependant et cet imbécile réussit a agrandir son sourire, chose qu'il pensait jusqu'ici impossible.

« -Je suis content pour toi, petit frère, tu avais raison, Blaine est quelqu'un de bien, prend soin de lui. »

Finn approuvait finalement. Et tout le monde semblait heureux.

Kurt se leva lorsque Blaine arriva vers lui et l'attira dans ses bras. Il avait l'impression que toutes ces semaines passées avaient été un véritable cauchemar. Heureusement, Blaine le connaissait et le laissa profiter de cet instant, le laissa le serrer plus fort que d'habitude.

Ils se détachèrent l'un de l'autre et Blaine lui offrit son sourire de chiot. Radieux. Contagieux.

« -Alors, je me suis amélioré au niveau du choix de chanson ?

-Tu es devenu un champion, sourit Kurt. J'ai même pensé à enregistrer ça et à l'envoyer à Wevid pour qu'ils voient la progression.

-Wes serait tellement fier.

-Il l'est toujours.

-C'est vrai, sourit Blaine.

-Oh arrête avec ce sourire, souffla Kurt.

-Oblige-moi. »

Kurt rit, il posa une main sur la joue du bouclé et ramena son visage vers le sien pour poser ses lèvres sur les siennes.

« -Mes poneys préférés ! Il est temps pour nous de chanter ! Séparez-vous tout de suite ! S'écria Santana. »

Kurt grogna, mais il relâcha Blaine. S'amuser avec ses amis faisait aussi parti des joies que cette soirée apportait. Et maintenant que Blaine était là, il pouvait vraiment en profiter, alors ce n'était pas grave, il pourrait embrasser Blaine plus tard.


À la fin de la soirée, Kurt remit son manteau et Blaine lui prit la main pour l'accompagner à sa voiture. Kurt s'y appuya et tritura la veste de son petit ami.

« -Je ne veux pas que cette soirée se termine, avoua t-il.

-Je pensais que tu détestais la Saint Valentin, répliqua Blaine.

-Je l'ai détesté toute la semaine parce que tu n'étais pas là, mais ce soir, c'était différent. Tu es revenu, nos amis étaient là, on s'est amusé et je n'ai pas envie que ça s'arrête.

-Cette soirée peut continuer, tu sais.

-De quoi tu parles ? On doit rentrer...

-Le doit-on vraiment ?

-Blaine Anderson, que me cachez-vous ?

-Ma mère a peut être accepté d'accompagner mon père en voyage d'affaire pour nous laisser la maison, dit Blaine en souriant, et j'ai peut être appelé ton père pour lui demander la permission de te garder prisonnier pour la nuit.

-Tu as appelé mon père pour lui demander si je pouvais passer la nuit avec toi, sans adultes pour nous surveiller ?

-Oui.

-Et il était d'accord ?

-C'est une possibilité.

-Oh arrête avec les mystères, rit Kurt. Il a accepté, oui ou non ?

-Oui, il a accepté. Nous avons la permission.

-La soirée n'est pas finie, alors ?!

-Si tu acceptes, non, elle ne l'est pas.

-Je t'aime tellement, sourit Kurt.

-Moi aussi, répliqua Blaine. »

Le bouclé se pencha, posa tendrement ses lèvres sur celles du châtain avant de s'éloigner.

« -On se voit chez moi, Kurtie. »

Kurt le regarda marcher à sa voiture, les papillons dans son estomac se sentaient soudain vivre et volaient gaiement. Kurt s'empêcha de sautiller sur place comme l'adolescent qu'il était encore et se força à rentrer dans sa voiture pour suivre son petit ami.


Pendant le trajet, Kurt s'était senti heureux, excité à l'idée de passer toute une soirée avec Blaine. Arrivé dans la chambre du bouclé, pourtant, il se sentit tout à coup pris de panique. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne se sentait pas si bien que ça finalement.

« -Kurt ? Tout va bien ? S'enquit Blaine.

-Oui, bien sûr, murmura le châtain. »

Blaine lui lança un regard qui disait clairement « arrête tes bêtises, je te connais, tu ne m'aurais pas au jeu du 'je vais bien', alors crache le morceau. »

« -Je suis stressé ?

-Stressé ? Pourquoi ?

-On ne va pas se mentir, Blaine, je pense qu'on s'attend tout les deux à... Hum... à aller plus loin ? Je suis prêt, ce n'est pas la question, j'ai juste un peu peur ?

-Okay, on va mettre les choses aux clairs. Premièrement, cette soirée n'est pas une excuse pour qu'on couche ensemble, ai-je envie de faire l'amour avec toi ? Évidement. Est-ce la seule chose que je veux ? Non. Honnêtement, depuis cette histoire de slushie, nous n'avons pas vraiment pu prendre de temps pour nous, il y avait toujours quelque chose. Je me moque de ce que nous faisons ce soir, si nous couchons ensemble, c'est que c'est le bon moment, sinon, si nous passons la soirée à regarder Moulin Rouge et a manger des cookies ? Ça me va aussi, Kurt. Je veux juste passer du temps avec mon petit ami.

-Je veux... J'en ai envie, okay ? C'est juste... Je suis terrifié.

-Pourquoi ?

-Tu es différent, d'accord ?! Après Sebastian, je n'ai eut que des histoires sans lendemain, c'était simple, j'arrivais, je tirais mon coup et je repartais. Je me fichais d'eux. Je t'aime et je te respecte et ça me fiche la trouille.

-Viens par ici, dit doucement Blaine. »

Le bouclé attendit que Kurt s'installe sur son lit. Face à face, il prit la main de son petit ami et lui sourit.

« -Kurt, c'est le problème typique des coups d'un soir, il n'y a aucun sentiment. Le sexe n'est pas seulement une histoire de procréation et de plaisir, c'est aussi un moyen de communication. C'est une façon de montrer à quelqu'un que tu l'aimes, sans mots, avec de simples gestes. »

Kurt repensa à sa première fois avec Sebastian. Son ex petit ami lui avait dit à peu près la même chose. Sebastian avait causé beaucoup de dégâts, Kurt le détestait même, mais il devait lui admettre ça : il avait réussit à lui donner confiance en lui et sa première fois n'avait pas été si terrible que ça. Il avait eu raison à propos de la communication et le châtain savait que Blaine aussi avait raison.

« -C'est le problème, admit Kurt. J'ai peur de ne plus savoir faire ça... De ne plus savoir communiquer de cette façon et je ne veux pas te traiter comme...

-Je t'arrête tout de suite, avant que tu dises quelque chose de stupide. Kurt, tu ne comprends pas, n'est-ce pas ? Tout ces mois, tout ce temps pendant lequel nous nous tournions autour mais ou tu ne voulais pas qu'on soit ensemble parce que tu n'étais pas prêt ? J'ai pu tenir le coup parce que ton corps parlait à ta place.

-De quoi parles-tu ?

-Lorsque nous discutions, tu disais toujours que nous n'étions que des amis, mais lorsque tu m'embrassais ? Lorsque tu me prenais dans tes bras ? Ton corps disait le contraire. Je savais que tu m'aimais. L'incident du slushie ? C'était pareil Kurt. Tu penses que je ne me souviens de rien ? Lorsque j'étais à terre, lorsque mes amis fuyaient et que les New Directions étaient au bord de la crise de nerfs, c'est toi qui a pris les choses en main. Tu étais tout aussi paniqué que les autres, mais tu as tenu bon. Tu débitais des ordres, c'était comme si ta seule préoccupation était de me protéger. J'avais peur, j'avais mal mais je savais que ça irait, parce que tu étais là pour prendre soin de moi. La façon dont tu me tenais contre toi, ton langage corporel disait déjà que tu m'aimais. Oh et n'oublions pas notre première fois, rit Blaine. Tu t'es laissé emporter, mais ce n'était pas un coup d'un soir et nous le savions tout les deux, ne le nie pas. »

Kurt pouvait sentir tout l'amour qu'il ressentait pour Blaine le submerger. Parce que le bouclé prouvait une fois encore qu'il n'était pas que son petit ami, non, Blaine était toujours son meilleur ami. Il n'avait pas perdu l'un pour l'autre, c'était comme si les deux avaient fusionné pour devenir une entité singulière qui était capable de le comprendre. Qui était capable de toujours trouver les bons mots, quoi qu'il arrive.

Kurt décida qu'il était temps de laisser ses peurs au placard, il en avait marre d'avoir peur. Il ne voulait plus douter. Blaine était là, avec lui, il était prêt. Kurt n'avait rien à perdre. Il était pour son cerveau de faire une pause, il devait laisser son corps parler.

Le châtain attira Blaine à lui et posa doucement ses lèvres contre les siennes. Le bouclé ferma les yeux et inspira. Kurt pouvait le sentir sourire contre ses lèvres. Le silence était apaisant, pas de mots, pas de discussion, seulement des gestes.

Kurt poussa doucement Blaine pour qu'il s'allonge et s'installa sur lui. Leurs lèvres ne se détachèrent pas un seul instant. Blaine passa une main sous le pull de Kurt alors que leurs langues entraient en contact. Sa peau était encore légèrement froide, ce qui fit frissonner Blaine, qui avait toujours une température corporelle plus élevée. Kurt soupira de plaisir, au contraire, le contact était brûlant, la sensation semblable à celle que l'on ressent lorsque l'on entre dans un bain chaud après une journée sous la neige.

Blaine se rendit compte qu'il n'avait aucune limite, aucune idée d'où les mènerait cette soirée. Il ne savait absolument pas dans quoi il s'embarquait, parce qu'ils n'en avaient pas réellement parler, mais pour une fois, il s'en moquait. Il faisait confiance à Kurt. Il savait qu'ils fonctionnaient ensemble. Ils n'avaient pas besoin de parler, ils sauraient quand s'arrêter, s'ils s'arrêtaient.

Kurt se redressa un instant, ils en profitèrent pour reprendre un instant leur respiration.

« -Tu recommences, sourit Blaine.

-Quoi ?

-Tu zig quand je pense que tu vas zag. C'est perturbant.

-Tu t'en plains ?

-Jamais. Je ne suis pas fou.

-Tant mieux, tu m'as fait peur pendant un instant. »

Blaine secoua la tête. Ils étaient ridicules, c'était vrai, mais dieu qu'il adorait ça. Kurt se débarassa de son pull avant de replonger vers lui. Non, Blaine n'allait définitivement pas s'en plaindre.


À Dalton, l'ambiance était tendue. La plupart des Warblers en couple étaient de sorties. Les autres s'occupaient, en regardant un film stupide sur Netflix. Ils restaient en groupe pour ne pas avoir l'impression d'être seuls alors que tous le monde était accompagné.

Sebastian ne faisait parti d'aucun groupe.

Il n'était pas de sorti.

Il ne regardait pas de film sur Netflix non plus.

Non, Sebastian Smythe était tombé bien bas. Il ne jouait plus au couple et il ne s'envoyait pas en l'air avec un inconnu. À la place, Sebastian Smythe faisait ses devoirs de maths. Ce qui l'énervait.

En même temps, tout l'énervait. Ce n'était pas nouveau. Mais les maths ? Les maths avaient été son sanctuaire pendant longtemps. Comme le sexe.

Il devenait ridicule.

Thad entra sans frapper et vraiment, ça devenait une mauvaise habitude et Sebastian allait devoir faire quelque chose à propos de ça.

« -Oh non Smythe, tu n'es pas en train de faire tes devoirs de maths !

-Si, répliqua Sebastian en soupirant, ça te pose un problème ?

-Évidemment que ça me pose un problème ! Tout le monde est occupé et toi, tu fais tes devoirs de maths.

-Je suis occupé, comme tout le monde.

-Toute cette histoire devient ridicule Seb, que t'arrive t-il ?

-Tu ne veux pas me lâcher deux secondes ? Retourne regarder un stupide écran avec les autres et arrête de t'occuper de moi. Tu n'es pas ma mère Harwood.

-Tu veux bien arrêter de m'agresser ? Tu sais que ça ne fonctionne pas avec moi, n'est-ce pas ? Sérieusement Seb, on a dépassé ce stade, je te connais maintenant.

-Pauvre de moi.

-Oh ça suffit. Pose ce putain de bouquin et parle-moi !

-Quand comprendras-tu que parler ne sers à rien ?

-Quand comprendras-tu que tes défenses te mèneront à ta perte ?

-Tu m'énerves !

-Tu m'exaspères ! S'écria Thad.

-ALORS POURQUOI EST CE QUE TU CONTINUES A VENIR ?

-PARCE QUE JE SUIS AMOUREUX DE TOI ESPECE DE DEBILE ! »

C'était le moment. Le moment tant redouter. Celui où Sebastian pouvait tout gagner où tout perdre. Thad avait les yeux écarquillés, comme s'il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait de dire. Sebastian pouvait le comprendre. Il devait faire un choix et rapidement. Réfléchir.

Thad lui tourna le dos, prêt à s'en aller.

Réfléchir.

Réfléchir.

Le laisser partir signifiait le perdre.

Le retenir signifiait accepter cet amour.

Un pas vers la porte.

Deux.

Trois.

Une main sur la poignée.

Sebastian balança son livre et se leva.


Le froid avait totalement disparu, remplacé par une chaleur presque étouffante. Leurs vêtements avaient presque tous fini sur la moquette de Blaine. Le bouclé ne savait pas depuis quand ils s'embrassaient, il n'aurait même pas pu dire quand il s'était déshabillé. Non pas que ça ait de l'importance. Son esprit était plus préoccupé par les lèvres de Kurt sur sa peau que par des bouts de tissus stupides. Kurt retourna la situation, Blaine se retrouva au dessus de lui, il fronça les sourcils.

« -Je veux que tu le fasses, Bee, dit Kurt. »

Quoi ? Et voilà qu'il recommençait derechef. Le zig quand Blaine s'attendait à un zag. Blaine savait que Kurt était du genre actif, qu'il n'avait été passif qu'avec Sebastian. Parce que Sebastian avait eut sa confiance avant de tout foutre en l'air. Bien sûr, le bouclé savait également que Kurt lui faisait confiance. Il n'en doutait pas une seule seconde. Il le lui avait prouvé à maintes reprises. Blaine ne s'y attendait quand même pas. Il aurait pu demander au châtain s'il était sûr. Il aurait pu tenter de discuter ce choix. Il ne le fit pas. Kurt n'était pas du genre a faire quelque chose qu'il ne voulait pas faire. Il n'était pas du genre a demander s'il allait regretter.

« -D'accord, murmura t-il. »

Il prit son temps. Parce qu'il le pouvait. Blaine ne voyait pas l'intérêt de tout presser. Il ne voulait pas que ça se termine, il voulait que cette soirée se prolonge, il voulait pouvoir ralentir le temps. Il se concentra sur les sons que produisait Kurt, sur les petits soupirs, sur les gémissements occasionnels, sur le goût de sa peau, salée, mélangée à la sueur. Il se concentra sur les signes que lui donnaient son corps. La tension, la pression, la relaxation, preuve d'acceptation.

« -Blaine, souffla Kurt, arrête de me torturer !

-Si c'est de la torture, je suis le meilleur bourreau du monde, répliqua Blaine.

-Blaine, gronda Kurt. »

Le bouclé posa un baiser tendre sur les lèvres de son petit ami.

« -Je t'aime, murmura t-il.

-Moi aussi, répliqua Kurt, maintenant viens en au but !

-Si impatient, se moqua Blaine.

-Je te jure que je vais finir tout seul si tu ne te dépêches pas ! »

Le pire était que Kurt en était capable. Blaine décida que le châtain n'avait pas tort. Il avait assez traîné comme ça. Après avoir mis un préservatif, il s'aligna et se fit un chemin pour qu'ils ne fassent plus qu'un. Il attrapa la main de Kurt et celui ci la serra, fort. Blaine grogna.

« -Putain, souffla t-il.

-Ne t'arrête surtout pas, dit Kurt, les dents serrés.

-Tu es sûr ?

-Ça fait juste longtemps, je vais bien, le rassura le châtain. »

Blaine s'arrêta un instant pour reprendre son souffle et pour laisser à Kurt le temps de s'habituer.

« -Finalement, ça risque vraiment de ne pas durer longtemps, sourit-il.

-Blaine Anderson, tu ne vas pas me faire croire que tu ne peux pas tenir la distance.

-Hey, ça fait longtemps pour moi aussi, tu n'as pas le droit de te moquer !

-Je ne me moquerai pas, promit Kurt. »

Leurs lèvres se joignirent, d'un commun accord. Blaine se mit à bouger. Bon sang, il avait oublié ce que ça faisait. Et il était surpris. Il avait su dès le début que Kurt et lui avait une connexion spéciale, il l'avait ressentie lorsqu'ils s'étaient embrassés, ce soir là, à la fête de Rachel, mais il ne s'était pas attendu au feu d'artifice.

De son côté, Kurt avait envie de pleurer. Blaine avait eut raison. À force de traîner au Scandals, il avait oublié ce que le sexe pouvait signifier. Il se sentait en sécurité avec Blaine, ça avait toujours été le cas, mais lorsque le bouclé plongea son regard dans le sien, il sentit une chaleur particulière le parcourir.

Amour.

Blaine le regardait avec amour. Son corps parlait pour lui et montrait à Kurt qu'il l'aimait.

Ça n'avait rien à voir avec tout ce qu'il avait vécu.

Il n'avait pas besoin d'avoir peur. Il n'avait pas besoin de se détacher mentalement. Il n'avait pas besoin de se retenir.

Blaine s'était littéralement mis à nu pour lui et Kurt comprit qu'il pouvait faire la même chose sans être effrayé.

Il fit basculé la situation et Blaine le laissa faire, leurs corps bougeaient à l'unisson. Kurt passa ses bras autour du cou de son petit ami pendant que Blaine entourait son torse des siens. À l'aide de ses cuisses, Kurt se levait et s'abaissait en rythme. Le châtain posa son front contre celui du bouclé et ça y était. Ils respiraient le même air, ils étaient synchronisés et Kurt n'avait plus aucun doute. C'était là, ici dans les bras de Blaine, qu'il avait sa place. Lui qui était terrifié en arrivant, se sentait désormais euphorique.

« -Kurt, murmura Blaine. »

Kurt hocha la tête, leurs mains se lièrent sur son membre en érection. Quelques coups de hanches, quelques va et vient et ils se libérèrent ensemble.

Kurt se laissa retomber sur Blaine, son corps complètement relâché. Il se mit à rire alors que Blaine lui caressait le dos.

« -Je croyais que tu ne te moquerai pas, souffla Blaine.

-Je ne me moque pas, je suis heureux, répliqua Kurt.

-J'ai retourné ton monde, hein ?

-Oh tu as encore du travail, rit Kurt. Plus sérieusement, merci.

-Tu vois que j'ai raison.

-La ferme et câline-moi Anderson.

-Avec plaisir, Hummel. »

Ils étaient dégoûtants, plein de sueur et Kurt aurait aimé prendre une douche. Mais il se sentait bien et ne voulait pas bouger, pas tout de suite du moins.

« -Je t'aime Kurtie, murmura Blaine.

-Je t'aime aussi, Blainers, répondit Kurt. »

Ouais, finalement, la Saint Valentin n'était pas si mal.


ET VOILA !

J'espère que vous avez aimé ! Sérieusement, laissez une review, pour ceux qui veulent la fin, et qui suivent depuis longtemps, je pense que vous avez pu voir que je suis plus réactive lorsque j'ai des réponses :D
Sinon, je vous dis à bientôt !

Pour ceux qui vont à la convention Samedi 21 mars, profitez bien !

Pour ceux qui ne vont qu'au concert, J ESPERE QU ON S ECLATERA.

Pour ceux qui n'y vont pas, je vous fait un câlin et je vous envoie de l'amour.

Love,

Higu.