Episode 14
Revenants ?
Pansy : Chuuut, les filles !
La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures sur Poudlard, mais une bougie brillait toujours dans une salle obscure des cachots du château, la salle commune des Serpentard. Autour de cette bougie brillaient cinq pairs d'yeux remplis de malice. Dans la pièce régnait une petite atmosphère de conspirations et de manigances.
Le club de Pansy, L'ACHG, ou Pour-Un-Drago-Libre, s'était réunis au complet.
Helena : Pansy…quand tu nous dis de la fermer, évite de le faire avec ton habituel cri strident.
Serena (tortillant une de ses longues mèches blondes) : Géniale… j'ai pas trop compris le truc, on a du polynectar, un truc imbuvable, et vous êtes toutes pratiquement en train de vous pisser dessus…
Amanda : Elle est c*nne ou elle le fait exprès ?
Pansy : Polynectar ? Uouhou ! Tu peux te transformer en qui tu veux pendant assez longtemps pour…foutre ton bazar…
Serena : Et ?
Elle les regarda une par une, leurs visages exprimant tous la même avidité, et soudain, un éclair de compréhension passa dans son regard bleu océan.
Serena : Vous voulez vous transformer en Granger ? (s'excitant) Wouah, mais c'est une trop bonne idée, Drago n'y verra que du feu, on va pouvoir le récupérer comme au bon vieux…
Elle s'arrêta au contact de la main froide d'Helena sur ses lèvres. Cette dernière lui jetait un regard noir et méprisant. Mais ce fut la petite brune aux yeux en amande qui prit la parole.
Debbie : On ne va pas l'utiliser pour ça…ce serait une perte de temps et du pur gâchis…non…
Serena : Mais…(elle se cala de nouveau dans son fauteuil) Alors…
Pansy/Amanda/Helena/Debbie : On va briser leur couple !
« Clap, clap, clap, clap, shlap ».
« Aie ».
Lindsay se réveilla en sursaut, en entendant des talons résonnaient puis, la porte claquait violemment. Elle mit quelque secondes à réaliser qu'elle était dans la salle des professeurs la joue collée à une copie pas tout à fait corrigée, et une bougie qui terminait de se consumer au milieu de la vieille table en bois. Géniale.
Elle avait passé la nuit dans cette position, et sentait les courbatures lui brulait le dos, et les épaules. Elle commença à se masser un bras, puis eut la merveilleuse idée de jeter un œil à l'intrus qui venait de passer la porte et –entre autre- de la réveiller. Encore plus géniale. Lena Van de Camp.
Lena : Pouvais vous déterminer la nature de cette objet sur le quel je viens de malencontreusement glisser, en toute sincérité ?
Lindsay se frotta les yeux, encore endormie et mit quelques secondes à reconnaitre un des objets les plus utilisés par les élèves de Poudlard provenant directement de la boutique de farces et attrapes des frères Weasley qui faisait actuellement fureur dans toute l'Angleterre : la peau de banane violette dite immortel.
Lindsay : Non, désolée, je ne vois pas du tout…surement un chiffon de Rusard…
Elle regarda la rousse jeter dédaigneusement la chose dans une poubelle, puis la scruter elle et son paquet de copies.
Lena : Vous avez passé la nuit ici ?
Lindsay (avec un regard noir) : Non, pas du tout, je me suis levée plus tôt pour m'avancer dans mes corrigés…
Lena : Ah…(elle s'assit à l'autre bout de la table) Melle Halliwell…je sais que je suis nouvelle, et que bientôt, mes pouvoirs seront nettement supérieurs aux vôtres et que je serais entre guillemets , votre supérieur, ainsi…
Lindsay (entre ses dents) : Entre guillemets…
Lena : Comment ?
Lindsay : Je disais…
Lucius : Lindsay !
Cette dernière sursauta et se tourna vers la porte. Lucius Malefoy embrassait la scène du regard, s'arrêtant sur Lena, puis refixant son regard sur la brune.
Lindsay : oui…
Lucius : Non, rien…
Lena : Je dérange peut être ?
Lucius : En effet…
Silence. Lindsay regardait tour à tour les deux professeurs se fusillaient du regard, puis, Lena se leva magistralement et quitta la salle des professeurs avec un dernier regard méprisant. Wouaah ! Pourquoi n'avait elle pas réussit à la virer elle ?
Lucius : Bref ! Lindsay !
Il se planta devant elle, s'apprêtant visiblement à lui servir un long discours, mais fronça les sourcils. Lindsay l'observa alors s'approcher de son visage, plissant ses beaux yeux bleus.
Lindsay : Qu'est ce que j'ai ?
Lucius (l'air amusé) : Tu t'es endormis sur tes copies, n'est ce pas ?
Lindsay (outrée) : Non ! Qu'est ce qui te fait dire ça ? J'ai une sale tête c'est ça ?
Lucius (amusé) : Laisse moi déchiffrer ce qui a écrit sur ta joue droite… « on reconnait les hippogriffes à leurs …griffes », oh, une jolie remarque à la Weasley si je n'abuse…
Lindsay : Ahaha…bon, tu avais quelque chose à me dire ?
La dernière heure de cours de la matinée, et par conséquent de la journée, touchait à sa fin, mais Elodie plongeait dans ses pensées ne prenait même pas la peine de prendre en note le devoir d'histoire de la magie pour la semaine suivante.
Cela faisait déjà quelques mois qu'elle avait fait sa rentrée plutôt remarquée à Poudlard…quelques mois…et pas un mec à l'horizon. D'accord, elle avait bien tentée dans ses débuts fracassants de se taper son meilleur ami, mais hélas, elle avait compris que « meilleur ami » ne pouvait s'associer à « petit ami », du moins dans son cas. Même si celui-ci, il ne faisait aucun doute la dessus, était le plus beau de toute l'école.
Bien sûr, il y en avait bien d'autres dans cette école, des purs canons. Mais gourdasse comme elle était, elle qui n'avait pas eu d'amis depuis quelques années, elle s'en était fait de grands amis. Et pire, elle était devenue l'amie de leurs petites copines. La poisse.
Alors voilà, c'était la fin de tout ? Elle allait rester toute une année sans s'amuser sous prétexte qu'elle était devenue quelqu'un de bien ? C'était carrément injuste !
Voix : Hey, on se réveille mademoiselle, tout le monde est partit…
Elle leva les yeux, s'apprêtant à cracher son venin sur l'importun, parce qu'elle était devenue quelqu'un de bien, d'accord, mais quelqu'un de bien qui n'aimait pas être dérangée dans ses réflexions, futiles ou non.
Elo (après quelques secondes): On se connait ?
Le beau brun la regarda visiblement vexé, puis se tourna vers la sortie, le sac sur le dos.
Brun : Je suis à Serpentard comme toi, et on est dans la même classe…
Il se retourna à temps pour apercevoir le sourire amusé de la jeune fille avant de disparaître dans le couloir, agacé.
Elo (se calant sur sa chaise avec un sourire) : Il faudrait que je pense à élargir mes horizons sur Poudlard, on dirait que tous les beaux mecs ne sont pas pris par mes c*nnasses d'amies !
Professeur : Ravi de l'apprendre mademoiselle, mais j'aimerais bien fermer ma classe maintenant…
« Clac, clac, clac, clac ».
Lindsay faisait délibérément claquer ses talons le plus fort possible sur le parquet du couloir qu'elle empruntait, traçant une ligne droite parmi la foule d'élèves qui sortaient de leurs cours, enthousiastes à l'idée du repas chaud qui les attendait dans la Grande Salle. Furibonde, elle semblait chercher quelqu'un du regard quand soudain…
Lindsay : Ah ! Hermione, Drago !
Sa fille, en reconnaissant sa voix, commença à accélérer le pas, mais la jeune professeur ne l'entendait pas de cette oreille, elle leur barra le passage et leur fit signe de la suivre sans discuter.
Elle les conduisit jusqu'à une salle de cours vide, et claqua la porte derrière eux, sous leurs regards interloqués et interrogatifs.
Dray : Qu'est ce qu'il y a ?
Lindsay : Melle Van de Camp m'a refilé sa besogne, voila ce qu'il y a !
Devant l'air surpris de Drago, elle comprit qu'il n'était au courant de rien.
Lindsay : Quoi ? Vous ne savez pas ? Aujourd'hui…les premières années à accompagner…vous n'êtes pas au courant ?
Les deux préfets se regardèrent et haussèrent les épaules.
Mione : J'imagine qu'on n'a pas jugé utile de nous prévenir…
Lindsay : Bien, et bien les premières années nous attendent dans le hall, pour leur sortie au cinéma…
Dray : Au quoi ?
Mione : Au cinéma ? Mais comment…
Lindsay : Un cinéma a ouvert à Pré-au-Lard, et notre chère nouvelle professeur de métamorphose, Melle (elle marqua une pause dégoûtée) Van de Camp a eu la brillante idée d'inscrire Lucius et moi-même sur la liste des accompagnateurs…
Hermione eut un sourire en pensant à la tête de son futur beau père quand il avait du apprendre la nouvelle. Lucius, accompagnateur pour ce qui avait tout l'air d'une sortie « apprentissage de la vie moldue ».
Mione : Et il y va ?
Lindsay : Nous y allons tous…à part cette Van de Camp bien sûr…elle voulait nous faire ch*er et bien pour le coup, c'est réussit !
Dray (fronçant les sourcils) : Et…c'est quoi le cinéma ?
Mione : Un truc moldue chéri, comme la télé tu sais ?
La température de la salle sembla aussitôt chuter de plusieurs degrés quand elle croisa les yeux du jeune blond.
Dray : Pardon ? C'est quoi cette idée à la c*n ? Et comment cette sorcière a réussit à envoyer mon père accompagner des gamins à un truc moldus ?
Mione (fronçant les sourcils) : Ohé, le ciné, c'est pas parce que c'est moldus que ce n'est pas…
Lindsay : Ton père ne peut pas refuser sans passer pour un sang pur hautain et raciste, tu comprends ?
Hermione brulait de dire que c'est exactement ce qu'il était mais son amoureux la coupa dans son élan.
Dray : Il est hors de question que je foute un pied là-bas, que mon père y aille ou pas !
Mione (commençant à voir rouge) : Ah oui ? Et pourquoi ça ? Ce n'est pas assez bien pour monsieur ?
Lindsay (s'interposant) : On se calme ! Tout le monde y va, et maintenant ! Les premières années nous attendent ! Et pas d'histoire Drago, tu en discuteras avec ton père si tu veux mais en attendant, on doit y aller !
Dray : je ne vois pas pourquoi on se plierait aux exigences de cette…
Lindsay : Parce que ça lui ferait trop plaisir qu'on refuse ! Le lendemain, vu comme Poudlard est devenu médiatique, tous les journaux crieraient que les Malefoy n'ont pas changés, et que nous sommes des petits professeurs incompétents etc…alors on y va, et c'est tout !
Dray (bougonnant) : m'ouais…ça lui fera quand même plaisir de voir deux Malefoy aller à une sortie moldue…
Mione : Drago qu'est ce…
Lindsay (l'interrompant) : Plus tard, les disputes ! Je ne veux pas qu'on m'accuse aussi d'être arrivé en retard pour la séance !
Il était midi passé, et la Grande salle faisait comme d'habitude salle comble. Jenny, Jessy et Blaise mangeaient à leurs places habituelles à leur table. Tout avait l'air calme. Beaucoup trop calme pour ces trois là.
Jenny : Dites…est ce que vous avez remarqué comment Sébastien regardait Elodie tout à l'heure ?
Blaise (engouffrant une pleine fourchette de pates) : Ch'ai qui c'lui là ?
Jenny (riant) : Un Serpentard, tu sais un brun…
Jessy : Ooh, celui qui a un drôle de rire ? Et…
Blaise prit une serviette sur la table, avant de s'essuyer la bouche, songeur. Soudain, un éclair de compréhension brilla dans son regard.
Blaise : Ah ouais, ouais, ouais, je vois…(riant) Et ben faudrait peut être le prévenir de ce qui l'attend si il sort avec Elo…
Jessy (relevant la tête de son assiette) : Qu'est ce que tu entends par là ?
Blaise : Ben tu sais…elle est un peu (se tapant la tête avec son index)…tu vois ?
Jenny (ironique) : Oh alors maintenant ce n'est plus seulement ma sœur, Elodie aussi est tarée ?
Blaise : Euh non je…
Jessy (haussant immédiatement le ton) : Qui a dit que qui était tarée ici ?
Le jeune homme soupira. Et c'était reparti. 2 minutes.2 minutes en compagnie de cette furie, et les voilà déjà se chamaillant.
Blaise : T'en rates pas une toi…en fait, ton véritable but dans la vie, c'est de me la pourrir, hein ? T'as l'impression de rater ta journée quand t'as pas réussit à m'engueuler, avoue !
La jeune blonde le fusilla du regard, sentant sa main empoignée sa fourchette de plus en plus fort.
Jenny : Arrêtez, vous être vraiment…
Elo (arrivant) : Je vois. Personne ne m'a attendu.
Elle s'installa à côté de Jessy et posa un regard amusée sur la scène.
Elo : Jess', pose ta fourchette, tu la tiens comme si t'allais le tuer…
Jessy : Je veux le tuer !
Elo (se servant) : Ah oui ? Et pourquoi cette fois-ci ? Il a une plus grosse part de pattes que toi ?
Jessy (fulminant) : Il t'a traité de tarée !
Elodie se stoppa net. Puis lança un regard à Blaise, qui sembler légèrement agacé par la situation, avant de sourire ironiquement.
Elo : Oh, et tu me défendais, comme c'est gentil de ta part…
Blaise : tu parles, elle se sentait surtout concerné !
Jessy : Ah ouais, et ba…
Jenny (l'interrompant) : Bon, ça suffit vous deux, m'obliger pas à aller rejoindre les Gryffondor ! Et où est ce qu'est Drago à la fin ? Jamais là quand on a besoin de lui !
Elo : Bof, il a du en avoir assez de supporter les disputes à répétitions des deux abrutis là, il doit être dans son appart' !
Presque aussitôt, il y eut un mouvement précipité, et Blaise sentit un coude lui rentrer dans les côtes.
Blaise : Aïe !
Il se tourna vers sa voisine, la belle Serena, qui déjà debout lui adressa un bref sourire d'excuse avant de filer précipitamment, les grandes portes de la Grande Salle se refermant sur elle, sous le regard perplexe du Serpentard. Celui-ci fronça les sourcils.
Blaise : Qu'est ce qui lui prend ?
Jenny (reportant son attention sur lui) : Depuis quand tu te soucis des problèmes de Serena ?
Jessy (jubilant, sentant la dispute arrivée) : Oui, depuis quand ?
Blaise (soupirant) : T'en rates vraiment pas une !
Serena sautillait d'excitation dans les innombrables couloirs du château qu'elle traversait à une vitesse folle. Drago était seul, dans son appartement de préfets. L'information venait de la pure garce mais néanmoins fiable Elodie Johnson. Il n'y avait aucun doute. Elle s'arrêta au détour d'un escalier, pour fourrer sa main dans une de ses poches et en extirper un petit flacon doré. L'essence d'Hermione Granger. Voyons voir qu'elle goût à cette sang de bourbe.
Elle l'avala d'un coup, le liquide lui brulant la gorge, puis attendit la métamorphose. Bientôt, Drago lui reviendrait. Cette pensée lui arracha un éclat de rire, qui lui semblait elle, avait déjà changé de tonalité.
Serena : Mon dieu, je deviens vraiment la fille la plus intelligente de Poudlard, ouhou !
Si seulement la potion pouvait aussi lui donner son cerveau…
Or, même s'il aurait mille fois préféré être dans son appartement de préfets, Drago n'y était pas. Pas plus que sa chère petite amie qui tout sourire tendait un bout de papier misérable- où s'étalait en majuscule un « Shrek 3 » qui, bien qu'il ne sache pas du tout ce que cela signifiait, ne présageait rien de bon- à un homme, qui l'arracha en deux avant de le lui rendre.
Il allait lui passer devant quand celui-ci l'arrêta d'une main sur l'épaule, un petit sourire en coin.
Homme : Vous devez me donnez votre ticket, monsieur…
Drago : Et pourquoi ? Il est très bien comme il est mon ticket, pourquoi est ce que…
Mione (agacée) : Excusez le, il…
Homme : Ce n'est rien, réaction normal de tous les sorciers qui ne connaissent pas la « magie moldue » (il rit de sa blague avant de tourner son regard sur Drago) Je dois déchirer votre ticket pour montrer que…
Dray : Je peux l'arracher moi-même merci. (Marmonnant) « Magie moldue », et puis quoi encore, la magie sorcière me suffit à moi…
Il l'arracha avant de balancer les deux bouts à l'homme dans un geste parfaitement dédaigneux et de prendre Hermione par le bras pour l'entraîner dans la noirceur de la salle.
Homme (de derrière) : mais monsieur, votre ticket, vous ne pourrez pas sor…
La porte l'empêcha de terminer sa phrase.
Mione : Drago, t'es vraiment insupportable !
Drago : Ecoute, déjà, j'entre dans ce putain de truc moldus, alors, ne dis pas que je ne fais pas d'efforts !
Mione : Pauvre chou !
A l'autre bout de la salle, un autre homme pestait lui aussi. Le vénérable père de celui que nous appellerons pesteur numéro 1, Lucius Malefoy.
Lucius : Une toile blanche, on a payé pour voir une toile blanche, ou je rêve (s'adressant à un élève) hein ?
Elève de première année : Ben, après, il y aura des images dessus, vous inquiétez pas monsieur…
Lucius allait lui répondre quelque chose de visiblement pas très sympathique, mais Lindsay s'interposa, l'air aussi enchantée que lui.
Lindsay : Arrête tes enfantillages Lucius, et aide moi plutôt à compter les gamins, il y en a un qui tout à l'heure a tenter de partir par l'issue de secours…
Lucius (grommelant) : Je le comprends…et elle est où cette issue de secours ?
Lindsay : Lucius !
« Toc, toc, toc ». La main de Serena, désormais une parfaite copie d'Hermione, s'arrêta à deux centimètre de la porte alors qu'elle s'apprêtait à toquer une énième fois à l'appartement des préfets en chef. Des bruits de pas dans le couloir désert. Quelqu'un venait à sa rencontre. Drago ? Son cœur se mit à battre la chamade. Quelle déception quand se fut le célèbre Potter qui lui apparut.
Harry : Hermione ! Je te cherchais partout, où est ce que…(il s'arrêta net) Tu te souviens plus de ton mot de passe ?
Serena : Hein ? Quoi ?
Harry : Ben pourquoi tu toquais à ta porte ?
La main de la jeune fille retomba sur son flanc presque aussitôt.
Serena (perdue) : Euh…et ben…
Harry : Bon, on s'en fout ! Il y a plus important ! Faut que je te parle de Jessy, j'en peux plus, elle…
Coincée. Elle aurait du s'en douter. Elle était seule, dans un couloir, où manifestement, il n'y avait aucune trace d'une quelconque présence de Drago, avec Harry Potter qui la prenait pour sa meilleure amie. Pire. Qui lui parlait de ces problèmes de couple avec Jessy Malefoy.
Il fallait qu'elle s'enfuie. Et vite.
Serena (cherchant un moyen de s'enfuir de tous côtés) : Ah oui ? T'en peux plus ? Et ben…je sais pas moi, il serait peut être temps de mettre un terme à ta relation avec elle…c'est vrai quoi, les relations longues durées, c'est lassant à force, non ?
Harry : Que…quoi ? Mais…
Serena (soudain illuminée) : Bon, je dois y aller, faut absolument que j'aille vérifier un truc à la bibliothèque pour le devoir de…euh…métamorphose…salut !
Harry fronça les sourcils. Le devoir de métamorphose, il n'était pas pour la fin de trimestre ? Depuis qu'Hermione fréquentait Drago, elle prenait de moins en moins d'avances sur ses devoirs, alors pourquoi ce soudain revirement à l'heure où tout le monde devrait être à sa table, dans la Grande Salle, à déguster un bon repas chaud ?
Harry (cherchant à lui prendre le bras) : Mais attends…Mione !
Mais celle-ci courait déjà à perdre haleine, et bientôt, il n'entendit plus que le son de ses pas dévalant les escaliers.
Harry : Mais…la bibliothèque, c'est même pas par là !
Shrek : Oho, il était fort celui-là !
L'âne : Il camoufle presque ton odeur habituelle !
Des éclats de rires des premières années fusèrent dans toute la salle, camouflant le long soupir excédé en provenance du premier rang.
Luciurs : Alors, c'est ça le cinéma moldu, leur « magie », quelle finesse d'esprit ont ces gens là !
Lindsay (amusée) : C'est un film pour enfant Lulu, ça ne veut rien…
Lucius (la coupant) : Oui, ben il commence à en avoir sa claque le Lulu ! Pour commencer, on me traîne à ce truc débile, avec des gosses débiles, pour voir une espèce de géant vert qui « pète » sur un âne débile qui parle-quelle imagination ces moldus- et en plus de tout ça, on me donne des surnoms débiles…c'est quoi ce Lulu ?
Dame : Chuuut !
Lindsay (ignorant la femme) : Ooh, c'est affectif entre collègue, non ? (elle lui tendit sous le nez son paquet de pop corn) Allez, déstresses un peu !
Lucius : Je ne toucherai pas à ces m*rdes.
Lindsay : T'as tort parce que…
Quelqu'un : Chuuut !
Lucius : Ah ! Et en plus, on me dit de me taire ! Mais c'est que…
Quelqu'un (l'interrompant) : Mais vos gueules à la fin !
Lucius se leva d'un bond, son ombre cachant immédiatement la moitié du grand écran, plus impressionnante encore que lui-même.
Lucius (lentement) : Qui a dit ça ?
Lindsay (se levant à son tour et lui prenant le bras) : Lucius, arrête…
Gamin : On voit plus rien !
Lucius : Tu perds pas grand-chose, crois moi.
Quelqu'un : mais poussez vous, bon sang ! Vous gênez tout le monde !
Lucius : Vous savez à qui vous…
Lindsay : Lucius, on va nous…
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'une main se posait sur son épaule. Deux agents de la sécurité-sacrement bien baraqués nota elle en son for intérieur- les regardaient, hostiles.
1er agent : Vous allez arrêtez de foutre le bordel et vous rassoir sinon…
Lucius (excédé) : C'est une menace ?
1er agent : en quelque sorte monsieur…
Lindsay : Lucius, arrête et assis-toi !
Lucius : Ce débile me menace et moi je devrais gentiment obtempérer sous prétexte qu'il fait bien 100 kilos de plus que moi ?
Le « débile » en question ne du pas aimer cette dernière réplique, car, à peine une ou deux minutes plus tard, Lindsay et Lucius se virent claquer la porte du cinéma au nez avec interdiction d'y mettre un pied à vie.
Lucius (toujours énervé) : Si ils croient qu'ils vont s'en sortir comme ça…je vais le leur faire couler leur truc moldu, et on verra qui rira le dernier.
Lindsay (tendant son pop-corn) : T'en veux toujours pas ?
Et, c'est sous une fine pluie qui commençait à tomber, devant le premier cinéma de Pré-au-Lard, que Lucius goûta son premier pop-corn…qu'il eut du mal à ne pas recracher.
Dans la bibliothèque, un groupe de jeune buchait sur leurs devoirs. Ou plutôt essayait.
Harry les remarqua aussitôt, plus bruyant que les autres, et assis à leur place habituelle. Il s'empressa de rejoindre sa petite amie, Jenny, et Blaise, l'air très agité et pressé de partager son inquiétude avec ses amis.
Harry : Eh ! Vous auriez pas vu Hermione ? Elle devait faire un tour à la bibliothèque…
Jessy (sèchement) : Non.
Harry s'installa à ses côtés, passant un bras autour des épaules frêles de la jeune blonde.
Harry : Qu'est ce qu'il y a encore ?
Jessy (posant sa plume tout en repoussant le bras d'Harry d'un mouvement d'épaule) : Comment ça « encore » ?
Jenny : Elle s'est encore disputée avec Blaise.
Harry : Encore ?
Jessy : Comment ça « encore » ?
Harry (catégorique) : Bon, pas le temps pour les disputes ! j'ai parlé à Hermione tout à l'heure est elle était vraiment bizarre…
Jessy (reprenant sa plume et l'encrier) : C'est fou ce que tous les mecs nous trouvent bizarre en ce moment…
Harry : Elle m'a carrément dit de casser avec toi parce que les relations longues, d'après elle, c'est nul !
Jenny : Ouïe ! Ca veut dire quoi ça ? Il se passe un truc avec Drago, tu crois ?
Blaise soupira et attrapa un énième bouquin sur les branchiflores avec un air de condamné à mort. La botanique, c'était décidemment pas son truc.
Jessy (à Blaise) : Encore un commentaire à faire, l'autre débile ?
Blaise (haussant les épaules) : Elle a peut être ses règles ?
Tandis que la mâchoire de Jessy s'ouvrait en grand, celui-ci repéra au loin, une forme familière.
Jessy : T'es vraiment stupide de penser ça !
Blaise : Ecoute l'hystérique, t'as qu'à lui poser la question toi-même ! Elle arrive vers nous.
La tablée se retourna pour voir arriver une personne qui d'apparence ressemblait comme deux gouttes d'eau à notre lionne préférée.
Pansy se dirigeait d'un pas qu'elle pensait aussi assuré que la « fausse sang de bourbe » vers les deux couples de la dernière des tables prises.
Harry (ironique): T'as finalement retrouvé le chemin de la bibliothèque ?
Pansy : hein ?
Jenny : Alors ? A ce que dit Harry, t'es bizarre aujourd'hui. Il se passe quoi ?
Pansy (paniquée) : Euh…je…je voudrais juste savoir où est mon Drakoun…euh…Drago.
Blaise : Aux abonnés absents… (ses lèvres s'étirèrent en un demi-sourire) t'allais l'appeler comment ?
Pansy : Comment ça ? Mais il faut absolument que je le vois ! C'est très important !
Jessy : Et pourquoi ?
Pansy : Mais…mais…parce que !
Jessy (curieuse) : Et pourquoi t'as dit à Harry de rompre avec moi ?
Pansy resta interdite, complètement dépassée par la situation qu'elle pensait pouvoir gérée.
Blaise (murmurant) : Peut être parce que ça ferait des vacances à Potter…
Jessy : Toi, on t'a rien demandé ! T'as déjà de la chance que je laisse ma sœur t'approcher !
Blaise : Ben tiens…
Jessy (revenant à l'attaque) : Alors ?
Pansy : Ben…peut être que Zambini a raison, j'en sais rien moi ! Bon, vous savez pas où est mon Drago, alors…bye !
Et elle se détourna de la table avant de s'enfuir en courant pour éviter d'autres questions, butant sur plusieurs autres tables avant d'enfin disparaître de leur vue.
Silence estomaqué.
Jessy : Ben…oui, elle a peut être ses règles…
« Fin ».
Homme : La sortie est par là ! Veuillez présenter vos tickets, nous espérons que la séance vous a plut…
Mione (poussant doucement Drago) : Dray ! Dray ! Réveille-toi ! C'est finit !
Drago : Hum ?
Ce dernier se passa la main sur le visage et ouvrit les yeux tandis que la salle s'éclairait, illuminant les visages ravis et excités des 1ères années.
Mione : Le 3ème était encore mieux, t'as vraiment loupé quelque chose…
Drago lui jeta un regard qui voulait tout dire avant de s'étirer comme un chat et de se décider à se mettre debout, sur ses deux pieds.
Mione : Allez les premières années, deux par deux, dans le calme, et vers la sortie.
Dray : Où est mon père ?
Mione : Il s'est fait éjecté de la salle.
Dray (écarquillant les yeux) : Quoi ? Mon père ?
Première année : Oh ! C'était marrent ! Mr Malefoy hurlait plus fort que le film…
Dray râla, s'apprêtant à quitter la salle quand une jolie fille en uniforme l'arrêta avec un petit sourire.
Fille : Votre ticket, monsieur.
Dray (pas encore réveillé) : Mon ticket ? Quel ticket ?
Mione(réalisant) : Oh non, c'est pas vrai…
Dray : Quoi ? J'ai plus de ticket, je pensais que…
Mione (à la fille) : Il l'a jeté, mais je vous jure que…
Dray (râlant) : En plus, pourquoi avoir un ticket pour un truc que j'ai même pas vu…
La fille le regarda, son petit sourire sadique s'accentuant. Ah ces sangs purs. Elle n'avait jamais pu les blairer avec leurs grands airs.
Fille : Sécurité !
Dans la salle commune des Serpentards, Elodie était tranquillement lovée dans un des vieux canapés usées au coin du feu, sentant tout son corps se réchauffait peu à peu, le dernier magasine de potion sous ses yeux avides d'informations.
Quelqu'un : Alors, les scoops de Poudlard ne suffisent plus à la Johnson ? Il lui en faut des plus croustillants ?
Elle daigna lever le regard vers l'intrus qui osait l'interrompre dans sa lecture. Ce dernier, extrêmement mignon, lui rappela vaguement quelque chose.
Elo : Oh, qu'est ce qui te fait dire ça ?
Mec : T'es connu pour savoir tous les secrets noir de tout le monde ici…
Elo : Tous sauf apparemment toi…on se serait pas déjà vu ?
Mec : Ouais, je vois, tu m'as déjà oublié…
Elo (claquant des doigts) : Mais oui, t'es l'autre de tout à l'heure ? Qui est parti fâché quand j'ai dit que je ne te connaissais pas ?
Mec : Bien joué, t'as trouvé…
Et il se cala dans un fauteuil sans en demander plus, son devoir de botanique sur un bras de l'élégant fauteuil vert bouteille. Trop loin au goût de la jeune blonde, qui lâcha sa revue devenue nettement moins intéressante, et le regarda plus attentivement.
Elo : Et…tu t'appelles comment ?
Mec : Sam…
Il leva la tête vers elle.
Sam : Pas besoin de te présenter, je sais qui tu es…
Elo : Ah…celle qui connait tous les plus noirs secrets de tous ?
Elo (s'approchant de lui) : Et…
Elle se figea, interloquée, en apercevant une tornade brune qui descendait les escaliers des chambres à toute allure. Elle fronça les sourcils et lui attrapa le bras quand celle-ci arriva à sa hauteur.
Elo : Mione ? Qu'est ce que tu fous là ?
Helene regarda sa « pire ennemie » qui venait de lui attraper le bras et qui, pour la première fois, la regardait sans aucune animosité, mais simplement une franche curiosité, expression qu'elle n'aurait jamais cru apercevoir sur le visage de la Johnson. Se transformer en Hermione Granger dans son dortoir n'était peut être pas une bonne idée venait elle de réaliser.
Hélène : Oh John…euh Elodie ! Hem, je…cherchais les soeurs de Drago, tu les aurais pas vu ?
Elo (pensant) : Les sœurs de Drago ? (à Hélène) Non, mais…t'as le mot de passe des Serpentards, toi ?
Hélène : Ben…ouais.
Sam : Tiens Hermione, tu peux venir deux secondes, j'ai un problème avec mon…
Elo (le coupant) : Vous vous connaissez ? (s'approchant d'Hélène et lui chuchotant à l'oreille) Comment t'as pu me cacher son existence ?
Hélène, dans un geste brusque, échappa à son étreinte, la bousculant quelques peu. Pour expliquer sa conduite instinctive, elle s'approcha du devoir de Sam et fit mine de s'y plonger avec grand intérêt.
Sam : On s 'est rencontré en aide aux devoirs, elle était la prof, j'étais l'élève.
Hélène : Euh…alors…les branchiflores…hem…ce sont des…plantes, non ?
Elle regarda le jeune brun qui la fixait. Soudain, il s'approcha d'elle et comme la jeune blonde quelques instants plus tôt, lui chuchota à l'oreille. Bien sûr lui, elle ne le rejeta pas.
Sam (chuchotant) : Qu'est ce que tu penses de la Johnson ? Réponds-moi sincèrement Hermione…
Hélène (troublée) : Et bien euh…Johnson…
Elle regarda la Serpentard, et soudain, un sourire malicieux s'étira sur son visage.
Hélène : Fais attention à elle ! Mon groupe d'amis et moi, on se la coltine parce qu'on arrive pas à s'en débarrasser et puis, qu'elle n'est pas très stable !
Sam : Ah bon ? Pourtant, à ce qu'on raconte, depuis qu'elle est avec vous…
Hélène : Oh…mais elle fait ses coups en douces…mais…c'est une psychopathe…la dernière fois, elle a tenté avec un ciseau de castrer Zambini…il s'en est fallu de peu…
Sam fronça les sourcils avant de la remercier d'un signe de tête. Hélène, quant à elle, se releva, fière d'elle et passant devant Elodie, lui balança un clin d'œil, goguenarde.
Elo (murmurant) : Qu'est ce que tu lui as dit ?
Hélène (avec un grand sourire, lui tapotant l'épaule) : T'inquiètes, c'est dans la poche ! Il est tout à toi !
Et elle quitta la salle commune, éclatant de rire une fois la porte bel et bien refermée sur elle. Qu'est ce que c'était géniale d'être quelqu'un d'autre !
Elodie, quant à elle, se rapprocha de Sam, sûr d'elle.
Elo : Alors, on en était où ?
Sam : Euh…je ne sais pas mais…j'y vais !
Il se leva précipitamment, manquant de renverser son encrier et lui jeta un dernier regard, fronçant les sourcils.
Sam : Tu sais quoi…t'as l'air d'avoir une mémoire très courte alors…oublie moi.
Et il franchit la porte, laissant une Elodie Johnson en plan, plus que perplexe, et très vexée.
Elo (dans un souffle) : Alors comme ça, c'est dans la poche ?
Rogue : Il est hors de question qu'on avance l'heure du diner à 7h30 sous prétexte que Melle a faim !
Le directeur tapa de sa longue plume pleine d'encre sur son bureau d'un geste sec et définitif, ne manquant pas d'éclabousser les alentours, devant une Melle Van de Camp furibonde mais digne.
Lena : Mr le directeur, d'après des études, et le ministère me soutiendra…
Rogue (la coupant) : A parce que le ministère a déjà été mis au courant de votre dernière lubie ?
« Toc, toc ».
Rogue : Entrez !
« Toc, toc ».
Lena (agacée) : Entrez, on vous dit !
Rogue (abasourdit) : Non mais, et depuis quand vous inviter des personnes dans « mon » bureau ? C'est MON bureau.
«Toc, toc ».
C'est alors qu'ils se tournèrent vers l'intrus qui apparemment avait l'oreille dur et qui les observait du haut de son perchoir…derrière la vitre. L'intrus en question était un grand hibou brun au regard d'ambre, porteur d'un long ruban noir sur lequel était gravé en lettre d'or les initiales : B.S.S
Lena s'empressa de lui ouvrir et le grand oiseau se posa majestueusement sous le nez du directeur, lui présentant sa patte, où était attachée une enveloppe aux allures très officielles.
Rogue : Qu'est ce que la brigade de sécurité sorcière me veut ? (jetant un regard noir à Lena) C'est encore à cause de vous ?
Lena (offensée) : Je ne suis pas responsable de tous vos malheurs…
Rogue détacha la lettre et l'ouvrit en grand sous ses yeux attentifs qui semblèrent s'obscurcirent peu à peu que sa lecture avançait. Au bout d'un long moment, et après avoir relut la lettre une bonne dizaine de fois, il n'y avait plus aucun doute sur la façon dont il fallait l'interpréter. Il regarda la jeune femme rousse qui attendait debout, devant son bureau. En voilà une qui allait être contente.
Rogue : On me prévient que deux professeurs et nos deux préfets en chefs ont semé la zizanie dans le nouveau cinéma de Pré- au-Lard, d'où il semblerait qu'ils soient bannis à vie. Nos deux professeurs sont en train de régler la caution d'un de nos préfets en chef qui aurait « voler » le cinéma.
Lena (avec un petit sourire) : Je vous demande pardon ?
Maria longeait les couloirs de Poudlard. Quelque chose clochait. Elle n'avait pas vu ses amis de la journée. La jeune fille marchait donc d'un pas décidé vers l'appartement des préfets en chef, après avoir passé de fond en comble la bibliothèque, la Grande Salle, les salles communes, et le parc. Elle se sentait seule…abandonnée. C'est vrai qu'en dehors de ses sept amis, elle ne connait pas grand monde depuis son arrivé au château. Pour ainsi dire, personne. Enfin, elle les entendit, avant même de les voir. Comme à leurs habitudes, la conversation semblait animée.
Elo : Ah ! Maria ! Te voilà !
Maria : Me voilà ? Plutôt vous voilà ! Qu'est ce que vous foutez ?
Harry : Ben…t'as pas trouvé Hermione bizarre aujourd'hui ?
Maria (de mauvaise humeur) : Je l'ai même pas vu…à par en cours ce matin…
Blaise : Ben je peux te dire qu'elle était sacrement…
Jessy (le coupant) : Tu prononces encore une fois le mot « folle », « tarée » ou « hystérique » et tu te manges mon poing, Zambini !
Blaise : J'en tremble d'avance ! Mais occupe toi plutôt de ton copain, après tout c'est à lui qu'Hermione a conseillée de te larguer.
Jessy (s'approchant vivement de lui) : Toi je…
Harry, sentant l'orage éclaté, attrapa sa petite amie comme à son habitude au bord de l'explosion par la taille, et le ramena vers lui.
Harry : Oho, on se calme, je ne compte larguer personne moi…
Jessy : Ah oui ? Tu ne suis plus les conseils de ta meilleure amie ?
Harry (avec un sourire) : Parce que tu veux que je les suive ?
Jessy (vivement) : Non !
Harry sourit et l'embrassa sur le bout de son nez fier et hautain. Il ne pouvait pas s'en empêcher, il l'aimait cette fille, avec son sale caractère.
Harry : Alors pas la peine de s'énerver, la tigresse…
Jessy (à Blaise) : T'as vu, je ne suis pas une hystérique, je suis une tigresse.
Blaise : Tu parles ! C'est juste une formulation mieux tournée qui en revient au même…
Jenny (lui filant un coup dans les côtes) : Ca suffit, Mr Je-veux-toujours-avoir-le-dernier-mot !
Blaise : Et je l'ai toujours non ?
Jenny (fronçant les sourcils, amusée) : Tu crois ?
Elodie, qui, silencieuse, assistait encore une fois à ses boutades de couple qui lui laissait comme un goût amer dans la bouche, soupira bruyamment. [Ouuuh en voilà une qui semble bien frustrée par son célibat ! ^^]
Elo (claquant des mains) : Bref ! On est là pour savoir ce qui se passe exactement ! Alors un peu de concentration, s'il vous plait !
Maria : Et qu'est ce qui se passe exactement ?
Elo : Pour résumer, Harry s'est vu conseillé par Hermione de casser avec Jess', elle s'est comporté très étrangement avec Blaise, jenny, Jessy et Harry et a appelé Drago son « Dragounet » ou quelque chose dans le genre et elle m'a totalement cassé mon coup avec un beau mec…j'exige explication !
Maria : Et vous attendez là, en espérant qu'elle revienne dans son appart ' ?
Harry : Voilà ! Elle avait l'air d'avoir oublié son mot de passe la dernière fois…
Blaise : C'est quand même bizarre… et Drago qui justement est introuvable…où est ce qu'il a bien pu aller celui-là ?
Jenny : Aucune idée…
Blaise (riant) : Elle l'a appelé Dragochinou…elle devient un peu Pansy sur les bords…peut être qu'être trop proche de Drago est nocif pour la santé mental…
Jessy (sautant sur l'occasion) : On comprend pourquoi t'es devenu aussi c*n…
Blaise : On comprend pourquoi tu es comme tu es…
Ils se toisèrent.
Jenny : Et moi, je dois le prendre comment ?
Elo : STOP ! Pitié, ne recommencez pas !
Maria (revenant à Hermione) : Ca ne lui ressemble pas du tout, tout ce que vous m'avez raconté…
Harry : Ouais, comme dit Blaise, là c'était comme si Pansy avait pris son corps et que…
Elo : Ah non, Pansy est conne mais ça ne lui ressemblait pas du tout d'aller raconter je ne sais quoi à…l'autre là…
Jenny (amusée) : t'as déjà oublié son nom ?
Elo : Il m'a demandé de l'oublié…j'oublie !
Blaise : ouais, n'empêche qu'Harry n'a pas tort ! Qui dit que Pansy ou les autres délurés qui traînent avec elle en ce moment n'a pas piqué le corps d'Hermione ?
Jessy (pensive) : Ca n'explique toujours pas pourquoi Drago est subitement devenu invisible…
Harry : Peut être qu'il a été enlevé par Pansy ? C'est vrai que la dernière fois, elle avait l'air de vachement comploter avec la grande blonde, et la brune là…
Jessy : Dis donc, la grande blonde ? La brune ? Ca mate ou je rêve ?
Elo (agacée) : On s'en fout Jess' ! C'est un mec, tu ne pourras jamais empêcher ses yeux de se poser sur une autre fille.
Jessy (réfléchissant) : Je pourrais toujours le rendre aveugle…
Harry regarda la jeune blonde qu'il tenait dans ses bras avant de secouer la tête et de resserré son étreinte, éberlué par son sérieux. L'embrassant doucement dans le cou, il lui souffla un « cruel » dans le creux de sa nuque, ce qui la fit se contorsionner. Elle était très chatouilleuse.
Elo : Ca pourrait tenir cette histoire d'enlèvement…
Blaise : Elles veulent peut être le violer ! Il est peut être en danger ! Et peut être que la vraie Mione aussi ! Il faut aller les sauver !
Jessy, Jenny, et Maria se regardèrent, fronçant les sourcils.
Jessy : Oho là, t'emballe pas aussi vite ! C'est n'importe quoi !
Blaise : Pourquoi ? Parce que c'est moi qui en ait l'idée ?
Jessy : Oui !
Blaise : T'es pas d'accord Harry ?
Harry : Peut être…on n'est peut être aussi en train de se monter un film…
Jessy (ironique) : A mon avis, ils ont été enlevé par des martiens qui ont pris leurs places…
Jenny (soudain tendue) : Attendez…chut !
Tous les regards se tournèrent vers la jeune fille qui, soudain relevée, tendait l'oreille, un doigt sur sa bouche, imposant le silence.
Jenny : Quelqu'un arrive…
Et en effet, mais les six amis n'auraient pu dire dans quelle direction, des talons claquaient sur le vieux parquet du 7ème étage. Bientôt, des voix, puis des éclats de voix de plus en plus audibles se firent entendre dans le silence nouveau.
Voix : Non, lâche-moi, sale con* e, tu vas faire tout capoter !
Voix : On avait dit que se serait moi qui m'en occuperai, que j'étais apte !
Voix (répondant) : Oui ben, j'ai changé d'avis…
Elo (chuchotant, perplexe) : C'est moi où c'est notre petite préfète en chef qui se dispute avec elle-même ?
Harry (de même) : C'est bien la voix d'Hermione, mais elle fait trop de bruit pour être toute seule.
C'est alors que soudain la vérité éclata aux yeux surpris du groupe. Elle leur apparut à l'angle du couloir sombre, une évidence indéniable.
Jessy : Que… ?
Deux Hermione semblaient se crêper le chignon, s'envoyant des regards étincelants de fureurs. Elles se stoppèrent net en apercevant tout le petit monde installé devant la porte des préfets en chef. Mais, le bruit de talons claquant sèchement sur le sol ne s'éteignit pas pour autant. Harry se retourna et, à l'autre bout du couloir, deux autres parfaites copies de sa meilleure amie, apparurent, restèrent tétanisées pendant quelques secondes.
Le temps qui s'était comme brusquement arrêter, s'écoulant à n'en plus finir, chacun se regardant, cherchant une réponse dans le regard des autres, s'accéléra alors. Les quatre Hermione, aillant repris leurs esprits, laissèrent échapper de concert un petit glapissement effrayé, avant d'amorcer un demi-tour sur place et de s'enfuir en courant, très coordonnées dans leurs mouvements.
Silence. Jenny, Jessy, Blaise, Harry, Elodie et Maria se regardèrent, haussant les sourcils. Puis soudain, à leur tour, se mirent en mouvement, le groupe se séparant, partant en chasse des petites fugueuses qui leurs devaient clairement une petite explication.
Elo : Eh attendez ! Bande de péta*se, vous vous en sortirez pas comme ça !
8 heures pile sonnait aux horloges de Poudlard, quand quatre ombres obscurcirent les marches en pierre des portes d'entrée du château, alors que des fenêtres de la Grande Salle l'animation du diner quotidien se faisait entendre.
Drago bouillonnait et à en voir la tête de râleur n°1 [Voyez vous de qui je parle ? :D], son père aussi.
Lindsay, agacée, regardait le professeur de potions en train d'essayer chaque clé de l'énorme trousseau dans les serrures, presque à tâtons, seulement éclairé par la lueur provenant de la Grande Salle et le clair de lune.
Lindsay : A ce rythme là, on en a encore pour la nuit !
Lucius (se tournant vers Lindsay) : Oh, c'est pas le moment de la ramener, hein, j'ai vraiment passé une journée de m*rde, et aller chercher mon fils en prison, ça a été la cerise sur le gâteau.
Lindsay : Pardon ! J'AI passé une journée de m*rde pendant laquelle tu as râlé, râlé, râlé, que tu m'as viré d'un cinéma, et trainer à la brigade policière…
Mione (la coupant) : Ca suffit, arrêtez de vous disputer ! Moi, j'ai pas râlé, mais je m'en suis pris plein aujourd'hui aussi, et maintenant j'ai froid, alors ouvrez cette puta*n de porte !
Quelques instants après, les quatre acolytes, les deux préfets en chef, et les deux professeurs entraient dans la tiédeur de la Grande Salle, accueillit par tous les regards curieux de ceux qui ne savaient pas encore, et narquois de ceux qui, hélas, savaient. Lena Van de Camp semblait attendre de les voir rejoindre la table des professeurs avant d'entamer son repas. Attention suspecte.
Dray : Si ça s'apprend…
Il regarda sa dulcinée qui s'apprêtait à rejoindre sa table.
Mione (avec un sourire) : Oh mais ça va s'apprendre mon chéri, et notre super réputaion de bon préfets en chef va en prendre un sacré coup…regarde (elle désigna les tables du menton) les 1ères années ont déjà mis au courant les 2èmes années…dans moins de cinq minutes tout le monde sera au courant de notre séjour derrière les barreaux.
Dray : Bon au moins, on a pas à se cacher d'une chose…
Mione : Ah bon ? Et de quoi ?
Il sourit et lui releva le menton pour poser un baiser sur ses lèvres, dans ce qui sembla le premier moment agréable de sa journée.
Dray : Tout le monde sait que je t'aime…
Hermione s'affala, plus que s'assit, entre Maria et Harry, un petit sourire aux lèvres. Il avait réussit en quelques secondes à lui faire oublier les mauvais moments de la journée. Mais au regard qui lui lancèrent ses deux amis Gryffondor, une explication semblait devoir se faire.
Harry : Des bruits bizarres circulent…
Mione (innocemment) : Ah oui ?
Maria (se rapprochant) : Qu'est ce que t'as bien pu faire pour te faire arrêter ?
Mione (levant les yeux au ciel) : J'étais à côté de Drago au moment où celui-ci a déclaré ne pas avoir de billet à la sortie du cinéma…
Maria : Ah…au mauvais endroit au mauvais moment alors…
Harry : T'aurais pas pu nous dire que t'étais au ciné, d'ailleurs ? On t'a cherché partout nous !
Mione : Et alors, j'ai loupé quelque chose de croustillant ?
Harry et Maria se regardèrent, complices. Le jeune homme posa alors une main sur l'épaule de sa meilleure amie, la pressant affectueusement.
Harry : Si tu savais…
De son côté, Drago regardait ses amis Serpentards avec intérêt.
Dray : Et vous n'avez pas réussit à choper ses quatre fausses Hermione ?
Jess' : Non, elles sont disparus (claquant des doigts), « pouf », comme ça !
Elodie sirotait sa boisson, amusée, et enfin détendue. Elle se pencha vers Drago.
Elo : Mais moi j'ai ma petite idée sur leurs identités…
Le beau blond suivit le regard de sa peste d'amie. Un peu plus loin à la même table, Pansy semblait lancée dans une discussion très animée avec Serena et Hélène. Serena et Hélène qui avaient l'air prête à sortir les griffes et réduire en charpie la pauvre petite Parkinson.
Dray : Pourquoi tu penses que c'est elles ?
Elo (reprenant son verre) : Oh, leurs façons d'être…Blaise pense comme moi…
Dray (amusé) : Vous pensez qu'on est reparti dans le trip « Voldemort cherche héritier » et qu'il a choisit Pansy ?
Blaise : Il avait bien choisit Weasmoch' ! Mais non, mon pote, c'est bien pire…
D'un geste, il lui intima de se rapprocher, et lui chuchota à l'oreille des mots, audibles cependant, pour les filles.
Blaise (chuchotant) : Elles te veulent dans leur lit !
A la table des professeurs, de par et d'autre de Lena van de Camp, Lucius et Lindsay semblaient contenir leur rage, pendant que celle-ci pérorait trop joyeusement à leur goût sur leur malheur commun.
Lena : Et quand je pense que nous avons du envoyé quelqu'un récupérer nos 1ères années, abandonnés sans concession devant la cinéma. Quand je pense à tout ce qui aurait pu arriver…
Lindsay sentait la pression montait peu à peu. Cette g*rce n'aurait pas pu se contenter d'un regard noir comme l'avait fait Rogue à leur arrivé à table. Elle planta férocement sa fourchette dans son plat et engouffra autant de frites que pouvait contenir sa bouche. Tous les moyens étaient bons pour ne pas avoir à parler. Surtout ne pas parler. Ne rien dire qu'elle pourrait regretter plus tard.
Lena : J'imagine que vous vous douter que tous cela sera mentionné dans mon rapport hebdomadaire au ministère…le manque de sérieux et de responsabilités des professeurs (elle marqua une pause) et visiblement de leurs enfants qui ont été nommés à tort et certainement avec l'aide de leurs parents préfets en chef….
Lindsay laissa tomber sa fourchette dans son plat, manquant de s'étrangler avec une frite, et se tourna vers l'horripilante rousse à ses côtés, remarquant que Lucius faisait de même. Elle se força à avaler le plus vite possible tous ce qu'elle s'était engloutit, ce qui lui prit quelques bonnes secondes.
Lindsay (sèchement) : Vous êtes une…
« PATATRA ». « BOUM ».
Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent à la volée comme poussées par la violence d'une explosion fulgurante qui les plaqua sur les murs avec une telle brutalité que l'une d'elle sortit de ses gongs. L'onde de choc brisa alors les fenêtres les plus proches, et des cris s'élevèrent dans toute la Salle, les élèves se tenant tout près se jetant sous leur table, où se couvrant la tête de leurs bras, faibles remparts aux verres. Une fumée épaisse s'engouffra, étouffante, suffocante. A la table des Serpentard, trop éloigné pour être inquiété par les éclats de verre, ou la fumée noirâtre, Drago plissa les yeux. Il lui semblait apercevoir une sorte de masse dans l'encadrement de la porte, mais n'arrivait pas à distinguer ce que cela pouvait être.
Il se leva, imité par ses amis et les professeurs, intrigués. Intrigués ? Lena semblait juste tout juste irritée.
La fumée commença à s'estompée, s'échappant par les fenêtres brisés, et un spectacle des plus sordides, mais des plus surprenants s'offrit alors à eux.
Il y avait bien une masse au sol. Cette masse, c'était trois hommes. Ils avaient dépassé la trentaine et, malgré qu'ils aient tous l'air très grand, ne se ressemblait pas du tout.
Homme : QUI a eut cette idée stupide ?
Châtain : Euh…
Brun : Tu ne nous as pas arrêté alors commence pas à gueuler, et pousse toi de là, tu m'écrases !
Les trois hommes se relevèrent péniblement sous les yeux éberlués de toute la Grande Salle. Ils s'époussetèrent, se regardèrent, comme amusés par leur propre entré fracassante, puis se tournèrent vers les autres. Les autres. La population entière de Poudlard. Muette. Stupéfaite.
Pas un bruit, pas un mot. Et soudain. Harry sentit son cœur se remettre à battre frénétiquement, il sortit des rangs, se plantant au milieu de la salle, et continua à fixer les nouveaux venus, la gorge soudain serré. Effrayé. Tendu. Tremblant.
Harry (dans un murmure) : Papa ?
***Fin de l'épisode et de la saison 2***
Hihihi, beaucoup de questions, non ? Nous attendons vos réactions ^^
