Disclaimer : Je ne vous apprends rien, les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à notre chère JKR o/

Pairing : HPDM

Rating : M (mention d'abus, viols et lemon au programme ! :D)

Warning : Certaines scènes pourront peut être choqués certains d'entre vous, donc âmes sensibles, vous êtes prévenues ! Comme vous vous en doutez, aucun commentaire homophobe ne sera toléré, merci bien

Statut : Quasiment terminée, après celui-ci, il ne reste plus que 2-3 chapitres, en comptant l'épilogue !

Après un peu plus d'un mois d'absence, enfin le chapitre 28 ! ^^

Chapitre 28


Le plan des jumeaux était brillant, tout simplement brillant. Harry et Draco ne pouvaient pas attendre de le voir mis à exécution !

George et Fred restèrent un moment avec eux et les informèrent qu'ils mettraient leur plan en place pour le surlendemain. Ils s'en iraient de Poudlard après ça, ayant pour projet d'ouvrir leur magasin de Farces et Attrapes sur le Chemin de Traverse et ne souhaitant pas rester à l'école plus longtemps. Ils avaient déjà trouvé un local et mis au point quelques-unes de leurs inventions, plus rien ne les retenait. Et s'ils pouvaient débarrasser Poudlard de l'ignoble crapaud rose en passant…

C'est ainsi qu'Harry et Draco, sous couvert d'un sortilège de Désillusion, se placèrent dans un coin de la Grande Salle pendant le déjeuner, attendant avec impatience l'entrée en scène des jumeaux.

Comme à son habitude, Ombrage fit son entrée toute de rose vomitif vêtue, la tête haute, comme si l'école lui appartenait… Et au vu du mur contenant tous ses décrets, on n'en était pas loin…

Elle s'assit à sa place, dédaignant le corps enseignant et toisant les élèves d'un air supérieur. Si seulement elle savait ce qui l'attendait !

Comme à son habitude, elle se servit son thé, avec une cuillère de sucre et une larme de lait, s'il vous plaît… Elle en but une gorgée, et alors qu'elle allait se servir sa sempiternelle tranche de bacon…

« Aaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Un cri suraigu lui échappa. Elle avait les yeux exorbités dans une expression de stupeur mêlée de dégout absolument atroce.

Tous les professeurs la regardaient, ne comprenant pas ce qu'il se passait… Dolores continuait pendant ce temps à hurler comme si elle avait Voldemort et tous ses mangemorts aux trousses.

« Des crapauds ! Partout ! Mais enfin faites quelque chose ! »

Elle lançait des regards désespérés au corps professoral, attendant visiblement de l'aide. Ce fut la professeure de Métamorphose qui lui répondit

« Mais enfin Dolores, que vous arrive-t-il ? Il n'y a aucun crapaud ici voyons ! »

Ombrage secoua la tête, avant de fixer Minerva avec stupeur.

« Vous… Vous… »

« Je ? Soyez plus claire Dolores, nous ne comprenons rien… »

Minerva McGonagall avait pris son plus bel air contrit, réussissant avec brio à faire croire à tout le monde qu'elle avait quelque chose à faire de la détresse de sa « collègue ». Si seulement elle pouvait cesser ces hurlements…

N'y tenant plus, Flitwick se leva de sa chaise pour s'approcher de la professeure de DCFM. Il lui parla doucement, comme on le ferait pour un animal sauvage.

« Suivez-moi Dolores, je vais vous emmener voir Pompom, elle saura quoi faire. »

Ombrage tourna la tête vers le petit professeur avant de hurler de plus belle. Il s'en fallut de peu pour que tous les verres présents dans la salle ne se brisent…

« Ne me touchez pas ! Monstre ! »

Le pauvre professeur de Sortilège resta interdit devant tant de haine dans le regard de sa collègue. Tous les enseignants avaient maintenant les sourcils froncés, prêts à remettre à sa place le crapaud rose.

Soudainement, Ombrage se releva, laissant sa chaise s'écraser contre le mur. Elle regardait frénétiquement autour d'elle, son visage exprimant l'horreur qu'elle ressentait. Elle se mit à murmurer :

« Des crapauds… Des crapauds partout… »

Puis, elle s'enfuit de la Grande Salle, laissant un grand silence derrière elle. Un instant passa avant que la presque totalité des élèves ne se mettent à rire, vite imités, quoique plus discrètement, par leurs professeurs. Personne ne comprenait ce qu'il venait de se passer, mais l'expression d'Ombrage avait été impayable. D'autant plus, suite à ces propos concernant Flitwick, il était hors de question qu'elle continue à tenir son rôle d'enseignante.

L'ensemble de la Grande Salle n'eut pas le temps de se remettre de ses émotions que leur très chère – ancienne – professeure de DCFM refaisait son apparition, écumante de rage, ses bagages prêts derrière elle.

« QUI A OSÉ ?! FAIRE CA A MES PAUVRES PETITS ! »

Elle tenait dans ses mains une de ses innombrables assiettes décorées de chatons, mais dont celui-ci était devenu… Vert, avec de sublimes yeux globuleux et quelques pustules.

A la table des Gryffondor, les jumeaux Weasley n'en pouvaient plus de rire, rapidement imités par leurs camarades de maisons. Finalement, ils se reprirent :

« On y va George ? »

« Quand tu veux, Fred ! »

Un des jumeaux agita sa baguette, puis une gerbe d'étincelles s'échappa de la malle d'Ombrage, faisant voler ses vêtements, et à la plus grande horreur des personnes présentes, ses sous-vêtements, avant de se transformer en feu d'artifice.

Des elfes de maisons apparurent, tentant d'arranger le désordre, avant que l'ancienne professeure ne s'exclame :

« Bas les pattes ! Ne touchez pas à ça, immondes créatures ! »

L'un des elfes fronça les sourcils. Puis claqua des doigts. D'un coup, les chaussures d'Ombrage s'animèrent, lui bottant les fesses vers la sortie. Sous les cris de joie des élèves et le plaisir malsain de certains professeurs, Ombrage se retrouva propulsée à l'extérieur, les portes de Poudlard se refermant hermétiquement derrière elle. Même Dumbledore, qui tentait de les rouvrir, ne put rien y faire !

La malle du crapaud rose apparut comme par magie à ses côté, à l'extérieur, tous ses vêtements éparpillés ici et là. Visiblement, même l'école elle-même ne voulait plus de cette ignoble individu.

Sous les applaudissements de tous les Gryffondors, et même de quelques Serpentards, les jumeaux saluèrent leur public, enfourchèrent leurs balais, puis s'enfuirent eux aussi de Poudlard.

C'en était fini de Dolores Ombrage, méfait accomplit !

oOoOoOo

Peu après « l'incident » Ombrage, il fut enfin temps pour les deux anciens étudiants de Poudlard d'aller au Ministère pour passer leurs APICS.

Nymphadora avait été d'une aide précieuse. En effet, la jeune femme, malgré sa maladresse avérée et immuable, connaissait beaucoup de monde au Ministère, et du monde bien placé. Il lui suffisait de faire les yeux doux à un employé ou deux et le tour était joué. Harry et Draco pouvaient venir passer leurs examens sans aucun risque que qui que ce soit ne connaisse leur identité.

Le matin du grand jour, Harry se leva le premier. Se défaisant de l'étreinte de son petit-ami, il alla prendre une douche, dans l'optique de se détendre avant de passer les épreuves tant redoutées.

Leurs ASPICS se déroulaient sur toute une semaine. Ils iraient au Ministère sous Polynectar, grâce à la recette modifiée de Severus qui pouvait tenir plusieurs heures d'affilées… Et dont le goût était bien moins ignoble, merci beaucoup.

Alors qu'il laissait l'eau chaude couler sur son visage, il sentit deux bras l'encercler et des lèvres embrasser doucement son cou.

« Bonjour Dray, bien dormi ? »

« B'jour. » lui répondit son âme sœur, encore tout engourdi de sommeil.

Ils prirent le temps de prendre une douche ensemble, profitant d'un moment de calme bien trop rare. Ils avaient passés les derniers jours à réviser sans relâche, sous la coupe de Severus, Sirius et des Fondateurs. Ils étaient plus que prêts, mais le stress subsistait toujours néanmoins.

La semaine passa à la fois très rapidement et très lentement. Au vu de la couleur de sa potion et de l'expression de son examinateur, Draco savait qu'il avait parfaitement réussi cet ASPIC. Quand à Harry, le sourire bienheureux de son examinateur de DCFM ne laissait aucun doute sur sa réussite écrasante.

Les ASPICs de Sortilège et de Métamorphoses furent quant à eux bien plus faciles que ce que leur demandait Rowena… Tous leurs examens leur parurent au final bien plus simples à réaliser que les demandes les plus farfelues des Fondateurs.

C'est confiant que le couple quitta le Ministère après leur dernière épreuve. Ils avaient fait de leur mieux, travaillé sans relâche, ils avaient maintenant bien le droit de se détendre ! Quelques jours de congés leurs furent donc accordés par Severus et Sirius, le but n'étant pas non plus de les épuiser à la tâche.

Ils profitèrent de ces quelques jours pour rendre visite à leurs amis à Poudlard. Ils restaient soigneusement cachés dans les appartements de Salazar et discutaient joyeusement, aidés par les elfes de maisons qui leur apportaient des victuailles des cuisines. Depuis le départ du crapaud rose, ils semblaient tous beaucoup apprécier le petit groupe, et encore plus Harry.

Mais comme toute bonne chose à une fin, ces vacances se terminèrent pour céder la place à l'entrainement prodigué par les fondateurs. Il n'était tout de même pas question de se relâcher, ils avaient un mégalomane à face de reptile rampant à tuer !

La destruction des horcruxes avançait bien, il n'en restait plus que deux à détruire pour Harry, et enfin Voldemort serait redevenu mortel. Avec Draco, ils étaient plus amoureux que jamais, en attestent leurs sourires et leurs cernes, témoins de nuits plutôt agitées.

L'ancien Gryffondor se préparait donc à détruire l'avant-dernier horcruxe. Enfin, son avenir s'éclaircissait, il voyait enfin le bout de toute cette guerre qui avait provoqué déjà bien trop de malheurs. Il respira donc profondément pour se mettre en état de transe et sortir hors de sa tête la partie d'âme de Voldemort.

Comme à chaque fois, une brume noire prit forme devant lui, Salazar et Godric se tenant à une distance respectueuse pour ne pas le gêner, mais pour pouvoir l'aider en cas de besoin.

Le jeune homme resserra sa main sur la garde de l'épée de Godric, jusqu'à ce que ses phalanges en blanchissent. Il était déterminé à mener à bien sa mission, quoi qu'il en coûte.

La brume tournoya jusqu'à former une silhouette imprécise, floue, comme vue à travers du brouillard. Puis finalement, la forme apparue clairement, faisant pousser une exclamation choquée à Harry.

Devant lui se tenait une version jeune de lui-même, avant qu'il ne connaisse le monde de la magie, Poudlard,… Il voyait exactement ce à quoi il ressemblait pendant ses longues heures de solitudes dans son placard, avec pour seule compagnie la poussière et les araignées.

Il baissa légèrement son épée, comme hypnotisé par la silhouette prostrée au sol et qui semblait renifler doucement. Sans même s'en rendre compte, il s'approcha, sous les avertissements des deux fondateurs derrière lui.

Brusquement, alors qu'il n'était plus qu'à quelques pas de l'horcruxe, ce dernier releva la tête, plongeant ses yeux d'émeraudes dans ceux similaires du jeune homme. L'ancien Gryffondor fut comme happé par ce regard et, sans prendre en compte les cris que poussaient Salazar et Godric pour le forcer à se reculer, il le toucha.

Il sentit une douleur sans nom lui vriller le crâne, comme si son cerveau devenait trop imposant pour sa boîte crânienne et qu'elle allait exploser sous la pression.

Soudain la pression diminua, ne laissant plus qu'une migraine lancinante mais toutefois supportable pour le jeune homme. Il eut à peine le temps de se réjouir qu'il s'entendit prononcer :

« …da Kedavra ! »

Il ouvrit subitement les yeux, voyant une silhouette masculine s'effondrer devant lui, les bras en croix.

Il posa un regard perdu autour de lui, se demandant ce qu'il se passait. Il n'avait jamais voulu tuer personne !

Finalement, il aperçut juste à sa droite la tignasse en nid d'oiseau de Bellatrix Lestrange, les yeux fous de McNair… Oh Merlin, il était dans le manoir de Voldemort…

« Maître, est-ce que tout va bien ? » grinça la voix abominable à côté de lui. Il se tourna vers la folle qui suivrait Voldemort jusqu'à la mort s'il le fallait.

Il ne savait que répondre, complètement perdu. Les mangemorts autour de lui commençaient à lui jeter des regards suspicieux. De plus, il pouvait sentir à l'arrière de son crâne la conscience de Voldemort qui tentait de refaire surface.

« Dehors… » murmura-t-il, la voix rauque.

« Maître ? Mais enfin, il nous reste quelques moldus à élimi… » commença Bellatrix, l'air suppliant, comme un chien attendant une récompense.

« J'ai dit… DEHORS, TOUS ! » finit-il par hurler. Il fallait qu'il se sorte de là, et rapidement. Le plus rapidement possible, en fait.

Dans sa tête, il pouvait commencer à entendre la voix de Voldemort grincer, lui hurler de sortir de son corps immédiatement…

La migraine devenait tout bonnement atroce. Des points noirs apparurent dans son champ de vision, preuve qu'il commençait à hyperventiler et n'arrivait plus à respirer correctement. Son regard se posa sur le cadavre à ses pieds. Même si ça n'avait pas été son intention, et que ce n'était pas lui qui avait commencé à formuler le sortilège… Il avait tué quelqu'un !

Il regarda ses mains, il se sentait sale, si sale. Le pauvre homme n'était certainement qu'un moldu qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment… À moins qu'il n'ait été enlevé lors d'un raid de mangemorts que le Ministère tentait tant bien que mal de cacher…

La tête lui tourna encore, il fixa son regard sur le cadavre, se forçant à voir ce qu'il avait fait, à l'assumer. Il était devenu un monstre, comme lui… Merlin, il se dégoutait.

Son crâne le lança encore plus et, n'y tenant plus, il se pencha sur le côté du trône sur lequel il était assis et vomit tout ce qu'il pouvait. Il se foutait complètement de salir l'endroit, un claquement de doigt et un elfe de maison viendrait tout nettoyer.

Il essaya de se lever, mais il retomba durement sur le sol, à genoux. Le monde autour de lui aurait pu brûler qu'il n'en aurait rien su, tant il était perdu dans l'horreur de ce qu'il venait de faire. La pression dans son crâne devint à ce point insupportable qu'il finit par perdre conscience, tombant lamentablement sur le sol de marbre noir.

Quand il se réveilla, il lui sembla qu'une éternité avait passé. Il sentit alors qu'il était allongé dans ce qui semblait être son lit au manoir Prince, un poids reposant sur son torse. Il ouvrit franchement les yeux, pour voir une mèche de cheveux blonds-blancs.

Draco dut sentir son réveil, puisqu'il se releva en sursaut.

« Harry ! Oh par Merlin, quelle peur tu m'as fait ! J'ai cru que tu ne reviendrais jamais ! »

Le blond se pencha pour embrasser son âme sœur, tout à sa joie de le retrouver, mais ce dernier se recula vivement, les yeux voilés d'horreur.

« NE ME TOUCHE PAS ! »

Le regard de Draco se fit désorienté, avec une pointe de tristesse. Jamais encore Harry ne l'avait repoussé avec une telle ferveur. Il s'assit sur le bord du matelas et tenta de prendre la main de son âme sœur dans la sienne.

L'air perdu, le brun ne s'en rendit pas compte. Il leva ses émeraudes baignées de larme pour les plonger dans les deux orbes de mercure qui le fixait.

« Je suis un monstre Dray, si tu savais… Je suis un monstre ! Je ne te mérite pas ! Merlin mais qu'ai-je fais… »

Il continua à marmonner, jusqu'à ce que le blond lui pose une main sur la joue pour le forcer à le regarder. Il mit toute la douceur possible dans ses yeux et dans sa voix :

« Harry… Quoique tu aies pu faire, tu n'es pas un monstre. Raconte-moi, je ferais tout pour t'aider, mais s'il te plaît, ne me rejette pas. Tu sais que je ne serais jamais aussi heureux qu'avec toi, alors ne rejette pas loin de toi. »

« J'étais… J'étais dans son corps, Dray… Dans son corps à lui ! Et j'ai tué ! J'ai tué un moldu sans défense ! Tu devrais me détester et haïr Merlin de t'avoir donné une âme sœur pareille ! »

Draco écarquilla les yeux sous le choc. Harry… Avait possédé le corps de Voldemort ?

« Harry… Harry regarde-moi. Je te connais, tu n'es pas un monstre, et encore moins un tueur. Je le ressens jusqu'au plus profond de mon cœur. Tu n'es pas responsable de ce qu'il s'est passé. »

« Si je n'avais pas touché l'horcruxe, rien ne serait arrivé ! »

« Les horcruxes ont leur volonté propre, Harry. Celui-ci t'a pris en traître, avec une apparence qu'il savait être ta faiblesse. Ne te blâme pas d'être humain, personne d'autre que toi n'aurait pu aussi bien s'en sortir avec les parties d'âme de ce malade dans la tête. Tu es quelqu'un de bon et de courageux Harry, n'en doute pas. »

Alors qu'il allait nier avec véhémence, son bracelet commença à remuer, reprenant peu à peu sa forme vivante.

« Votre âme-sœur a raison, maître. N'oubliez pas que Soud lui-même vous a choisi. Il n'aurait jamais choisi une personne dont le cœur n'était pas pur. Avant de vous choisir, il savait déjà tout de votre destin, ce qui a été décidé par les lois du destin ne peut être changé, jeune maître. Ne vous fustigiez pas pour cela, vous n'auriez rien pu faire contre. »

Harry hocha doucement la tête, caressant du bout des doigts le serpent qui sifflait de bonheur autour de son poignet. Puis, comme il était venu, il se retransforma en bracelet, reprenant sa place. Le jeune homme sentit alors une vague de bien-être le traverser, cadeau de ce bijou du destin.

Il releva les yeux vers Draco, timidement. Il ne savait pas vraiment quoi dire, pas après l'avoir rejeté comme il l'avait fait à son réveil.

Voyant son trouble, le Serpentard lui sourit doucement puis, amoureusement, le prit dans ses bras.

« Je sais que c'est dur, Harry, mais on arrivera à le vaincre, ensemble. Ne te prend plus pour un monstre, tu ne l'es assurément pas. »

Le jeune homme se laissa aller dans l'étreinte douce et rassurante de son petit ami. Il plongea son visage dans son cou, profitant de l'odeur réconfortante qu'il dégageait.

« Je suis désolé… Tellement désolé… »

« N'en parlons plus, c'est terminé… Maintenant nous devrions rejoindre Sirius et Sev', ils doivent être inquiets, je leur ai promis de venir les voir directement si tu te réveillais. »

« Et… Et pour l'horcruxe ? »

« Salazar et Godric l'ont détruit. Tu sais, tu n'es pas obligé de les détruire seul à chaque fois, tu aurais pu leur demander leur aide, ils en auraient été ravis. »

« Je ne pouvais pas… C'est à moi de le faire ! Je ne peux pas laisser cette mission aux autres ! »

« Tu sais, 'Ry, tu dois apprendre à faire confiance aux autres. Je te rappelle que Salazar et Helga sont tes ancêtres, ils tiennent à toi, de même que Godric et Rowena. Nous tenons tous à toi, ne rejette pas notre aide quand nous te l'offrons de bon cœur. »

Le jeune homme hocha timidement la tête, toujours lové dans les bras de son petit ami, se gorgeant de sa chaleur.

Ils finirent par se relever, tout ça pour rejoindre les parents adoptifs d'Harry qui semblaient très anxieux.

« Merlin ! Harry ! Tu vas bien ? »

Sirius se jeta sur lui, le prenant dans une étreinte digne d'un ours. Plus discrètement, Severus se contenta de lui passer une main dans les cheveux, lui montrant ainsi toute son inquiétude et son soutien.

Avec Draco, ils racontèrent ce qu'il s'était passé, ne passant pas sous silence le meurtre du moldu. Sirius et Severus l'assurèrent eux aussi de leur soutien indéfectible. Quoiqu'il ait pu se passer pendant qu'Harry était dans le corps de Voldemort, rien n'était de sa faute, point.

« Mais je me demande… Comment est-ce possible ? » demanda Sirius, visiblement perdu. « Je veux dire, on ne prend pas possession d'un corps comme ça, non plus… »

« Je suppose que, comme Harry a touché l'horcruxe, qui est une partie de l'âme de Voldemort, et qu'il en a encore une logée dans sa tête, le lien entre eux est très faible. Ceci dit, je ne suis pas expert en possession de corps non plus, je peux me tromper. »

La discussion continua un moment, avant que Draco ne se rende compte du regard perdu de son petit ami.

« Tu viens Harry ? On va faire un tour. »

Le jeune homme hocha distraitement la tête, suivant le blond jusqu'à l'extérieur. Là il sentit un corps froid remonter le long de sa jambe pour s'enrouler autour de son cou. Il sourit à la vue de la forme animagus de Draco. Il se transforma également, laissant le serpent se positionner correctement dans sa fourrure, puis commença à courir.

Ils restèrent ainsi un moment, Harry profitant de la promenade pour se vider l'esprit. Courir et laisser le vent parcourir sa fourrure lui faisait toujours un bien fou.

Ils rentrèrent lorsque l'air se fit plus froid, les joues un peu rougies par leur course. Ils se lovèrent sur un canapé du salon, pendant que Sirius et Severus faisaient on ne sait quoi dans le laboratoire de ce dernier. Ils se câlinèrent un temps, Draco faisant tout pour qu'Harry oublie un tant soit peu la culpabilité qu'il ressentait toujours.

Ce que le couple ne savait pas, c'est qu'au même moment, dans un manoir lugubre et entouré de ses fidèles serviteurs, Voldemort venait de faire une annonce qui allait changer le cours des choses…

« Mes chers fidèles, bientôt, la victoire sera notre ! Car demain, nous attaquerons Poudlard ! »


J'espère que ce chapitre vous aura plu, n'hésitez pas à laisser une review si vous avez quelque chose à dire ! (Auquel cas, laisser une review quand on a rien à dire, c'est inutile, donc... Thanks Captain America... Oups, Obvious!)

Question de la semaine (qui devrait plutôt être du mois, vu le temps entre les chapitres...) : Mangemort ou membre de l'Ordre du Phénix ? Vous avez 4h :D

Sur ce, je vous dis à la prochaine ! Et avec un peu de chance, ce sera avant le mois prochain !