Bonjour à tous !
Tout d'abord : désolée du retard ! Je comptais publier hier, mais j'étais débordée et à vrai dire, en rentrant du travail, je me suis affalée dans mon lit et j'ai pas bougé de la soirée !
Bon, on se rapproche de plus en plus de la fin ... Franchement, ça me fait quand même mal au cœur (oui oui, j'ai un cœur, je sais c'est fou mais oui !), je ne vais pas vous mentir ... Je pense sincèrement écrire une suite à cette ff.
Enfin bref !
Chapitre un peu spécial, puisqu'il est divisé en 2 POV : Gally puis Laura ! Je ne voyais pas comment l'écrire autrement, et j'espère vraiment qu'il va vous plaire !
Sur ce, ENJOY !
POV GALLY.
Je ne l'avais même pas suivie. Elle était partie sans un regard, sans un mot de plus après ce partage de souvenir, et pour la première fois, j'avais envie de me souvenir de quelque chose. Je voulais me rappeler de sa voix me disant que l'amour était un terrifiant privilège, et je voulais savoir pourquoi je trouvais sa façon de danser si terrifiante. Je voulais savoir ce que nous étions avant, combien de fois nos lèvres s'étaient scellées, combien de fois avait-elle dansée avec moi, si nous nous donnions des surnoms affectueux si gnangnan que Minho s'en serait fracassé le crâne contre un mur tellement c'en était ridicule. Je ne l'avais même pas retenue. Elle était partie sans un regard, sans un mot de plus.
Et pour la première fois, je sentis mon cœur se briser. Ses mots ressemblaient à des adieux, mais je n'avais rien fait de plus. J'étais Gally le crétin, et non Capitaine Gally. Je n'étais qu'un idiot, un sans-cœur, un vulgaire tas de plonk, et tandis que mon cœur explosait en éclats dans ma poitrine, des larmes me montaient aux yeux. Je ne pouvais plus vivre sans elle. Je ressentais ce besoin de proximité à chaque seconde, chaque instant sans la sentir auprès de moi était un instant gâché. Malgré ces éclats de voix que nous avions eus, ces excès de violence, cette haine brûlante s'était transformé en amour ardent, et il m'était impossible de vivre une seconde de plus sans elle à mes côtés désormais.
Je me mis à courir après l'avoir laissé s'en aller, sans savoir où elle était. Je ne fis pas attention à cette voix qui hurlait mon prénom, me contentant de fouiller du regard chaque recoin du bloc, dans l'espoir de croiser ses prunelles vertes qui faisait brûler mon corps. Laura n'était pas bête, elle était douée pour se cacher. Ma première pensée fut sa chambre. Je fonçai vers la ferme, en montant les escaliers 4 à 4, et failli me prendre le pied dans la dernière marche, me rattrapant au dernier moment, avant d'ouvrir sa porte. Vide. Le lit défait.
Pas de Laura.
Je commençai à paniquer. Combien de temps étais-je resté à me lamenter dans la forêt tel un parfait crétin ? Sûrement 30 bonnes minutes. Idiot ! Je me giflai mentalement, avant de penser à autre chose. Laura allait souvent du côté des animaux lorsqu'elle n'était pas bien. Je jetai un coup d'œil par sa fenêtre vers l'enclos.
Pas de Laura.
Je sentis une main s'abattre sur mon épaule et me plaquer contre le mur, avant de tomber sur un Newt qui semblait à deux doigts de m'envoyer son poing dans la mâchoire.
-« Où elle est ?! »
-« Je la cherche aussi figure-toi, tocard ! » rétorquai-je.
Je repoussai sa main d'un coup de l'épaule en le toisant d'un air mauvais, alors qu'au fond de moi, la panique me dévorait l'estomac. Elle avait disparu. Sans aucune trace. Ce ne lui ressemblait pas. Laura était maline, un petit poucet qui laissait ses traces là où elle allait, d'une manière subtile.
-« La salle des cartes … » murmurai-je.
Je bousculai Newt, qui lâcha un juron très mignon, avant de dévaler les escaliers pour courir vers la salle des cartes. Si Newt ne l'avait pas trouvé dans le bloc, ni moi, elle ne pouvait être que dans une salle où il était possible de s'enfermer. Seule elle, Minho et Alby avaient les clés. J'étais sûre et certain de la retrouver dans la salle, la tête entre les mains, et de l'entendre m'insulter de tocard avec cette voix grave que j'aimais tant. En posant la main sur la poignée, je pris une grande inspiration, avant d'ouvrir.
Pas de Laura.
Une feuille sur la table, avec un crayon posé dessus. Et mon cœur brisé qui se mit à battre la chamade. Newt déboula derrière moi avec la discrétion d'un troupeau de bœufs avant de prendre la lettre posée sur la table en fronçant les sourcils. Je vis son visage se décomposer, et essayai de lui prendre la feuille, mais il m'évita. Je grognai.
-« Donnes-moi ça. »
-« Sinon quoi, tu vas me gueuler dessus ? » riposta Newt, avant de prendre une grande inspiration. « Laura a écrit un mot pour chacun de nous. »
Mon cerveau était littéralement en train de fondre, et mon ventre ne faisait que se tordre dans tous les sens. Je voulais lire ses mots, son écriture fine, penchée et maladroite m'attirait comme un aimant. Le blond me laissa prendre la feuille.
« N'essayez pas de me retrouver. A l'heure où vous lirez ceci, je serai probablement partie. Je m'excuse auprès de chacun de vous.
Auprès de toi, Minho. Tu as perdu ton meilleur ami par ma faute, mais je m'en vais me racheter. Tu m'as écouté, rassuré, fait pleuré, menacé, mais tu es mon ami. Avant le labyrinthe, tu étais mon ami. Et tu le seras à jamais.
Auprès de toi, Zart. Je sais tout, désormais. Pourquoi nous étions aussi proches dès le début. Pourquoi tu es le seul blocard qui est en mesure de me comprendre sans un mot. Maman serait si fière de toi, si tu savais. Papa aussi. Leur petite tête blonde qui sauve le monde. Tu étais leur aîné. Je m'en vais les saluer pour toi.
Auprès de toi, Newt. Je n'ai pas toujours été tendre envers toi, et pourtant, fut un temps où nous étions inséparables, comme cul et chemise, malgré tout ce qui a pu se passer. Je m'excuse de t'avoir brisé le cœur deux fois, d'avoir été aveugle et égoïste. Tu étais, es, et sera toujours mon ange gardien.
Auprès de toi, Gally. Mon amour maudit, mon amant caché, mon terrifiant privilège. Je n'aurais plus jamais l'occasion de danser avec toi, ou de jeter des boulettes de papiers sur Winston durant les tests du WICKED. J'aurais aimé passer plus de temps à tes côtés, là où le temps semblait s'arrêter, lorsque tu m'embrassais le bout du nez en cachant les caméras avec ta veste grise qui sentait si bon. L'amour que je t'ai porté durant toutes ces années, dès lors que nos regards se sont croisés, est infini. Je m'excuse de ne pas t'avoir tenu la main plus souvent. Pardon.
Auprès de vous tous. La vie signifie ce qu'elle a toujours été. Et la mort n'est pas ce qu'elle paraît être. Je ne pense pas qu'un arbre cesse de vivre vraiment à l'instant où on l'abat. Sans doute pour lui est-ce une nouvelle vie qui commence. C'est un nouveau départ, un nouveau voyage. Je m'en vais voyager pour vous laisser vivre.
A 12h, soyez prêts. A 12h, je serai partie. Et vous serez libre. Vous pourrez vivre, sortir et rire, rencontrer d'autres personnes et venger vos morts. Ne me vengez pas moi. Vengez Ben, Alfred, Nick, et tous ces autres gravés dans la pierre que je n'ai pas retenus. N'essayez pas de me retrouver. Je connais le labyrinthe, désormais.
A 12h, soyez prêts à vivre.
Sujet A1, Laura Ingalls Wilder : la martyre. »
POV LAURA.
Je m'étais enfuie sans un regard en arrière. J'avais dans mon sac une machette, et dans ma tête les plans du labyrinthe. Je m'étais enfoncée dans le silence terrifiant du labyrinthe. Le ciel était gris, comme s'il était triste de mon choix, comme s'il s'apprêtait à pleurer, et je me demandais qui allait pleurer ma mort. Gally, sûrement. Et Zart aussi. Ainsi que Newt, et peut-être même Minho. J'espérais au fond de moi qu'aucun n'allait verser ne serait-ce qu'une larme en mon honneur, je n'imaginais pas leur réaction. Je ne le voulais pas.
J'avais couru jusqu'à l'endroit exact où Ben avait été tué. Là où tout avait commencé, et là où tout allait finir. Je m'étais postée devant le mur par où Ben était apparu, en étant sûre que la porte était ici. Je le savais, je le sentais. Mes souvenirs me l'avaient dit. Ma vie d'avant.
J'étais une jeune fille gaie, joyeuse. Lorsque mes parents m'avaient annoncés qu'ils allaient m'envoyer au WICKED pour « faire des expériences », je n'avais pas pleuré. Ils avaient la Braise tous les deux. Je les avais serrés contre moi en leur disant que je les aimais, et, quelques heures après, un berg était venu me chercher. J'étais la première à arriver. La femme blonde, Mme Paige, m'a expliqué que j'étais une Immune : j'étais porteuse du virus mortel, mais il n'avait aucun effet sur mon cerveau. Je n'avais que 6 ans.
J'ai su dès l'envoi d'Alby dans le labyrinthe que je ne voulais pas aller plus loin. On m'a dit que si j'abandonnais maintenant, ils allaient tuer Gally. Puis Newt a été envoyé, suivi de Minho, et chaque mois, un de mes camarades s'en allaient.
Lorsque Gally a été envoyé dans le labyrinthe, je suis devenue hystérique, si bien qu'ils m'ont enfermée dans une chambre, ne me faisant sortir que lors des tests, des examens, des radios. Ils me nourrissaient comme si j'étais une bête prête à être envoyé à l'abattoir.
Avant de m'enlever mes souvenirs, ils m'avaient murmuré une date. Le 24 janvier 2032. Aujourd'hui, je comprenais sa signification.
C'était mon anniversaire. J'avais 18 ans. J'étais majeure. Et leur cadeau était de m'envoyer mourir pour libérer les autres. « La martyre ». Je n'étais rien d'autre qu'un bout de viande que l'on envoyait se faire déchiqueter pour libérer mes amis. Mais je n'avais pas peur. Je n'avais plus peur. J'étais forte, et j'avais accepté mon destin, la réalité.
Ma montre bipa. 11h30. C'était bientôt l'heure de la fin. Le silence régnait autour de moi, et l'épée de Damoclès au dessus de ma tête commençait à frétiller à l'idée de s'abattre sur moi. Je me demandais comment allais-je mourir. Peut-être allait-il envoyer un griffeur me dévorer ? Ce serait trop simple. J'étais une martyre. Je devais me sacrifier, et non attendre gentiment qu'on vienne me mettre en pièces. Je trouvais la situation presque comique, et un petit rire nerveux me secoua.
-« C'est comme ça qu'on fête ses 18 ans chez vous ? » marmonnai-je au mur, en espérant que les scientifiques du WICKED m'entendent. « Je dois avouer que c'est assez ironique. Je suis censée rentrer dans la vie adulte, mais vous préférez me forcer à mourir pour vos stupides tests. »
Le silence était toujours aussi oppressant tout autour de moi, et je soupirai en jetant mon sac contre le mur, le regard rivé vers le ciel. Je savais qu'ils me voyaient. Des caméras étaient nichés partout dans le bloc, dans le labyrinthe, dans les murs, des micros, ils nous espionnaient, épiaient chacun de nos gestes. Je posai mes mains sur mes hanches en faisant les cents pas.
-« Vous croyez que les autres blocards vont sauter de joie à l'idée de sortir ? Vous allez tous mourir, vous aussi. Vous allez payer pour la mort de tous ces autres tocards, et pour moi. Ils se vengeront. Ils vont vous trancher la gorge, vous arracher les yeux avec une petite cuillère, et vous regretterez de leur avoir fait ça » je m'arrêtai en souriant. « Vous savez, vous ne pourrez pas les retenir. Et je suis sûre que la première personne qui crèvera chez vous, ce sera vous, Mme Paige. »
L'air siffla à mes oreilles, et mes cheveux s'envolèrent alors qu'un bruit sourd retentit. Je n'avais pas peur. Le silence était rompu.
-« Ils vont vous sauter dessus » continuai-je en haussant la voix. « Ils détruiront tout sur leur passage, ils ruineront tous vos petits plans élaborés avec soin d'un coup sec, ils détruiront vos merveilles de technologies, vos jolis costumes d'un blanc immaculé sera rouge de votre sang de traître ! »
Le vent se faisait de plus en plus fort, bruyant, mais je n'avais pas envie de partir sans leur dire ce que je pensais.
-« Pendant 2 ans, vous avez envoyés des gosses crever sans leur expliquer pourquoi, sans même nous dire si nous nous reverrions un jour où l'autre ! Vous payerez pour vos actes ! »
Un craquement sonore fit vibrer le sol, et, devant moi, un passage s'ouvrait, faisant glisser mon sac lentement sous mon regard médusé. Ce n'était pas censé se passer ainsi. Je ne comprenais rien. Un couloir noir s'étendait sous mes yeux. Je pris mon sac en me mettant à avancer lentement, prudemment. J'avais compris, lors de mes précédentes excursions dans le labyrinthe à être moins pressée et plus réfléchie. Une lumière vive irradia soudainement le couloir, m'aveuglant durant un court instant.
Un bruit sourd, et une douleur atroce dans mon crâne.
12h sonnait à ma montre.
Puis les ténèbres m'engloutirent.
Je suis vraiment désolée, mais je suis accro à ce genre de fin qui laisse sur sa faim ! (admirez le jeu de mot de folie !)Je pense publier la suite d'ici mercredi/jeudi prochain, car le chapitre prochain est le dernier avant l'épilogue ...
Wi zeu sais, cé kryste, tré tré kryste.
Je vous fait de gros bisous, et à bientôt ! :D
