Mesdames et mesdames, la rencontre que vous attendiez toutes ! La présentation avec les beaux parents !
Lolinette : Tu n'as même pas idée du sport que ca va être (rire). J'espère que la rencontre te plaira !
Patsy Vollant : Je sais, je sais, je suis cruelle, mais bon, il me le faut encore un peu, après juré, je lui trouve une fille. J'en ai même une toute prête en réserve !
SuperGirl971 : Si Roxie n'avait pas autant d'ennuis, ca ne serai pas drôle. Ne t'en fais pas va, je pense toujours à ton « alternative ». Je sens qu'on va se marrer. Bien sur, tu es pas bêta sur ce coup !
LettyM : Je te mets sur la liste d'attente pour le consoler (rire). Ne t'en fais pas pour lui, i pour elle, ils sont solide, ils s'en remettront. Et puis, avec l'alternative que je prépare, il aura son cota de bonheur notre nounours !
Lillie 06 : Et oui, tu es bien la seule à connaitre visiblement, mais bon, tant pis. J'ai bien noté que tu voulais faire parti de la fic, alors je note la commende. Malheureusement, le rôle de la briseuse de ménage est déjà prise pas Joe, ma fan N°1 ! Alors je te propose un rôle dans le personnel de l'hôtel ou l'équipe descend pour les vacances, ca te va ? Pour cela, il me faut : Nom, taille, description physique complète. Je te laisse mettre ca dans ta prochaine review.
Chapitre 27 : Monsieur et Madame Lautner
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Assise dans le fauteuil inconfortable de l'avion, je soupirai encore un fois, laissant mon regard se perdre dans l'immensité blanche des nuages.
-Tu ne veux toujours pas me dire pourquoi tu es en froid avec Kellan, m'interrogea Taylor.
-Je ne suis pas en froid avec Kellan.
-Et la marmotte…
-Met le chocolat dans le papier d'alu, je sais.
Je soupirai et me tournai pour plonger mon regard dans le sien.
-Je te promets que ca va.
Il fronça les sourcils, pas convaincu. Puis il soupira et pris ma main dans la sienne. J'eu un léger sourire. Un ombre passa derrière lui.
-Puis-je vous être utile, demanda l'hôtesse avec un immense sourire.
Je resserrai ma poigne sur la main de Taylor. Celle là, avant la fin du vol, j'allais la jeter pas un hublot ! Taylor eu un rire gêné.
-Ma chérie, tu veux quelque chose ? demanda-t-il en se tournant vers moi.
Je lui souris. Depuis le début du vol, il avait été parfait. Il rejeta les avances, me couvait des yeux, et m'embrassait à chacune de mes demande. Un parfait petit ami.
-Je veux bien un verre d'eau.
-Et un café s'il vous plait.
-Bien sur, ajouta l'hôtesse avec le même sourire.
Respire Roxie, respire ! De toute façon, il faudrait bien que je m'y face, mon petit ami était une star hollywoodienne décrété Jeune Homme le plus Sexy par la plupart des magasines féminin. Comment empêcher les femmes de le dévorer des yeux.
Un nouvelle ombre apparu. Le steward passa devant nous et s'arrêta en me souriant.
-Vous désirez quelque chose ?
La mâchoire de Taylor se contracta.
-Non merci votre collègue est déjà passé.
-Très bien alors bon voyage. Mademoiselle.
Il me sourit et s'éclipsa. Taylor grogna légèrement.
-Qu'est-ce qui t'arrive ? demandai-je.
-Ce qui m'arrive ? La même chose qu'à toi voyons !
Je le regardai, perplexe.
-Tu te plain de l'hôtesse, mais tu as vu la manière dont le steward te regarde ?
Je secouai la tête.
-Mais non voyons, tu exagères.
-Roxie…
Il avait prononcé ça comme on réprimande un enfant. Je ne pus m'empêcher de sourire. Je posai ma main sur sa joue et me redresser pour déposer un léger baisé sur ses lèvres.
-Je t'aime, tu sais ?
-Moi aussi, répondit-il simplement.
*
* * *
Deux heures plus tard, l'avions s'arrêta sur la piste de l'aéroport international Gerald R. Ford. Mon cœur accéléra en une fraction de seconde, suivit par ma respiration.
-Hey, du calme ma belle. Ils ne vont pas te manger !
J'eu un faible sourire et me levai pour récupérer mon sac et ma veste. Ici, les températures n'étaient pas aussi basses qu'à Vancouver, néanmoins, ca n'était pas non plus l'été. Lorsque je fus debout, j'inspectai pour la centième fois ma tenue. Je remis en place ma robe bustier, ajustai ma veste et remis mes bottes en place. Puis mes mains tripotèrent frénétiquement mes cheveux jusqu'à ce que Taylor les arrête. Il m'embrassa sur la joue.
-Tu es parfaite, ne t'en fait pas.
Je lui souris et le suivis hors de l'appareil. Je ne fus pas étonnée de voir une foule de paparazzi autour d'un cordon de sécurité. Les flashes crépitèrent dés notre arrivée. Puis je les vis. Daniel et Deborah Lautner se tenaient près du tapis roulant et récupéraient nos bagages. Taylor eu un immense sourire et pris ma main pour m'attirer vers eux. Je le suivis, une boule dans l'estomac. Je pensai un instant que vomir sur leur chaussure ne serait pas une façon génial de les saluer. J'inspirai donc fortement.
J'aperçu une jeune fille avec eux. Je reconnu sa jeune sœur Makena. Ses cheveux méchés de blond et bouclé ondulèrent dans son dos. Elle croisa mon regard et me détailla avant d'afficher un grand sourire et de tirer sur la manche de sa mère.
Deborah se retourna et afficha un immense sourire. Elle ressemblait à l'image de la mère et de la femme parfaite. Sobre, souriante et lumineuse. Tout le contraire de ma mère à moi. J'eu un sourire timide tandis que nous avancions toujours. Enfin nous nous arrêtâmes. Mon cœur battait si fort que je n'entendais presque plus rien.
-Bonjour maman, dit Taylor en me lâchant pour serrer sa mère dans ses bras. Celle-ci lui rendit son étreinte puis l'éloigna pour le regarder.
-Mon chéri, tu as encore pris du muscle. Tu rayonne mon fils.
-Salut Tay !
Sa sœur lui sauta dessus. Taylor la souleva dans les airs pour la faire virevolter. J'eu un sourire. Deborah s'éloigna d'eux pour venir à ma rencontre. Je vis son mari porter les bagages sur le chariot et s'étirer.
-Tu dois être Roxie ?
-Enchantée Madame Lautner, bredouillai-je.
Elle eu un sourire et me prit dans ses bras. Il me fallu une seconde pour calmer mon étonnement et lui rendre son étreinte.
- Appelle-moi Deborah, dit-elle avec un sourire.
La sœur de Taylor nous rejoignit tandis que ce dernier saluait son père.
-Je te présente ma fille Makena.
-Enchantée, dit-je en lui souriant. Ton frère ma beaucoup parlé de toi.
Elle me sourit et me fit une bise.
-Il m'a aussi beaucoup parlé de toi. Tu es vraiment française ?
Je lui souris.
-Oui, vraiment.
-Tu m'apprendrais la langue ?
-Bien sur !
Elle eu un immense sourire semblable à celui de son frère.
Enfin, le dernier membre de la famille vint à moi. Daniel Lautner était un homme imposant. Il avait les cheveux coupé si court qu'on aurait qui une barbe de trois jours. Il me tendit la main et je l'empoignai.
-Je suis Daniel, le père de Taylor. Enchanté de faire ta connaissance.
Il ne souriait pas. Je dégluti avec difficulté. Moi qui pensais avoir gagné, je compris que le père de Taylor serait plus dur à convaincre que les autres. Sa femme lui asséna un coup de coude et me sourit tandis que Taylor plaçai sa main dans la mienne.
-Allons-y, vous devez être épuisé.
*
* * *
Durant le trajet, la mère de Taylor me posa mille questions sur moi, tandis que sa sœur m'interrogeait sur la France. Je répondis à toutes leurs questions, donnant le plus de détail possible sans entrer dans ma vie privé. Taylor souriait, visiblement ravi de l'entente entre sa mère, sa sœur et moi.
Enfin, la voiture s'arrêta devant une immense maison en plein cœur d'un quartier résidentiel. Deux jeunes hommes attendaient devant la maison, assis sur le perron. Lorsque la voiture s'arrêta, ils se levèrent et vinrent dans notre direction. Taylor sauta de la voiture et fonça vers eux.
-Jake, Stan, ca faisait un bail les mecs !
Le premier donna une tape dans le dos de Taylor. Il était grand, dans les un mètres quatre-vingt dix, bien bâti, métisse, avec des cheveux courts noirs. Lorsque je mis un pied hors de la voiture, il me lança u regard avant de siffler. Taylor lui assena une tape derrière la tête.
Le deuxième faisait sans doute un mètre quatre-vingt. Il était également bien bâti, avec des épaules larges et un bronzage parfait. Il me faisait penser à la caricature d'un surfeur. Dent blanche, blond, bronzé, et outrageusement bien foutu… Enfin, moins que le magnifique mâle qui me pris la main à cette instant.
-Les mecs, je vous présente Roxie.
-C'est un plaisir, me dit le blond. Moi c'est Jake. Et l'autre crétin, c'est Stan.
-Les enfants, filez d'ici. Vous êtes déjà invité à diné, alors laissez les s'installer tranquillement.
Deborah me pris le bras et me sourit avant de m'entrainer vers l'intérieur. Je la suivis sans broncher en saluant rapidement les deux garçons.
-A ce soir !
Taylor attrapa une valise et nous suivit dans la maison. L'intérieur était décoré sans chichi. Une vraie maison de banlieue. Deborah me fit monter faire le tour de propriétaire. Au rée de chaussée se trouvait un grand salon, une cuisine américaine et un grand bureau décoré au style du XIXe avec une cheminé et une collection de livre impressionnante. Puis, au premier se trouvait la chambre des parents, celle de Makena, une salle de bain, une chambre d'ami et une salle de jeu.
-Je laisse Taylor vous montrer votre chambre.
Taylor embrassa sa mère sur la joue et elle descendit les escaliers.
-Il est 16h, les invités arrivent à 18h, préparez vous !
Taylor fit un salut militaire et j'éclatai de rire. Il me sourit et attrapa ma main.
-Aller, viens !
Je le suivis jusqu'à un cul de sac entre la chambre de sa sœur et la chambre d'ami.
-Mais qu'est-ce que…
Taylor m'arrêta en posant un doigt sur mes lèvres. Je me tus, attendant la suite. Il eu un sourire et me montra le plafond. Je restai bouche bée en repérant une trappe. Taylor attrapa un anneau qui la maintenant et tira dessus. Un escalier descendit du plafond devant moi.
-Tu vis dans le grenier ?
-Le grenier « aménagé » s'il te plait ! On a passé deux mois dessus avec mon père et des amis, alors un peu de respect !
J'eu un bref rire.
-Après toi.
J'observai encore une seconde l'escalier puis montait. Lors que ma tête passa dans l'embrassure de la chambre, j'eu un hoquet de surprise. Là où j'imaginai une chambre faite à la va vite dans un grenier miteux, se dressait devant moi une superbe pièce aménagé. Et même deux pièce !
-Tu as une salle de bain à toi ?
Il acquiesça en me rejoignant. Je traversai la pièce pour examiner les lieux. La pièce était assez grande, peut-être une vingtaine de mètres carrés. Elle contenait un grand lit, un bureau, du matériel de musculation et une étagère qui attira tout de suite mon regard. Je me dirigeai vers elle et observai son contenu avec attention.
-Ce sont tous tes prix ?
Taylor passa sa main dans ses cheveux, gêné.
-Ouais.
Je repris ma contemplation des rubans, médailles, coupes et photos.
-Tu étais drôlement mignon petit !
Il rit et m'attrapa par la taille pour me plaquer contre lui.
-Parce que je ne le suis plus.
J'eu un sourire machiavélique.
-Non.
Il resta une seconde étonné puis me jeta sur le lit. Je ris en tentant de me dégager, mais il vint se positionner au dessus de moi, me bloquant totalement.
-Tu disais ?
-Tu n'es pas mignon.
Il me chatouilla, déclenchant en moi une série de fou rire incontrôlable. Je me tortillai incontrôlablement sous lui, tentant de lui échappé. Alors il s'allongea sur moi, me bloquant complètement. Je me figeai alors, sentant une bosse contre mon ventre. Je dégluti difficilement. Taylor plongea son regard noirci par le désir dans le mien. Une bouffé de chaleur monta en moi. Il se baissa et m'embrassa passionnément. Mes mains plongèrent dans ses cheveux tandis que les siennes trituraient mes hanches avec application. Mon corps se moula au sien, nous rapprochant d'avantage.
Quelqu'un toussa dans la chambre. Taylor et moi nous redressâmes d'un même mouvement. Daniel Lautner se tenait en haut des marches, le regard inquisiteur. Je rougis fortement, éloignant Taylor de moi.
-Roxie, votre chambre est prête.
Je le regardai, étonnée. Taylor fronça un sourcil. Il ne comprenait pas non plus.
-Je croyais que…
-Nous vous avons préparé la chambre d'ami, me coupa-t-il.
Sur ce, il s'écarta pour m'indiquer la sortie. Charmant…
Je me relevai donc et embrassai une dernière fois Taylor avant de descendre. Daniel me suivit et m'indiqua ma chambre. Je pénétrai dans la pièce simple et chaleureuse, mais pas assez, lorsqu'on sait qu'on va dormir loin de son petit ami…
La porte se referma derrière moi et je soupirai. Mes valises étaient là, sur le sol près de la porte. J'en sorti un jean, une tunique et une paire de ballerine simple. Puis je fonçai dans la salle de bain me rafraichir.
*
* * *
A dix-huit heures, je descendis dans le salon. Stan et Jake étaient assis dans le canapé du salon et discutait avec M. Lautner. Je m'arrêtai sur le pas de la porte. Un bras glissa sur ma taille et les lèvres de Taylor effleurèrent ma joue. Je lui souris tendrement. Puis mon regard revint vers les gens de la pièce. Jake et Stan souriaient gentiment. Par contre, l'expression de Daniel était tout sauf gentille…
-Ah ! s'exclama la mère de Taylor. Roxie, ma chérie ! Pourrais-tu m'aider en cuisine s'il te plait ?
J'acquiesçai et laissai Taylor après une légère caresse sur le bras. Il me sourit et alla s'assoir dans le salon. Je pénétrai dans la cuisine où Deborah et Makena était en train de préparer les amuses gueules. Deborah poussa sa fille dans le salon avec les plateaux. La jeune fille obéit et quitta la pièce.
-Que puis-je faire pour vous aider ?
-Tu pourrais m'aider à éplucher ses pommes de terre ?
J'acquiesçai et récupérai la besogne. Au début, un silence pesant s'abatis sur nous. Enfin, Deborah se décida à rompre la glace.
-N'en veux pas à Daniel pour son comportement.
Je sursautai et failli m'entailler la main.
-Pardon ?
Elle soupira et se tourna vers moi.
-Il veut protéger son fils. Comme moi. Mais au contraire de moi, il n'a pas encore vu à quel point son fils rayonne.
Je rougis fortement.
-Je suppose que si vous voulez le protéger de moi, c'est à cause de la presse ?
Elle acquiesça. Je fermai les yeux une seconde.
-Madame… Je… C'est…
Je ne trouvais pas mes mots. Les larmes montaient peu à peu, me nouant la gorge.
-J'ai eu dans ma vie des moments difficiles, m'expliquai-je. Et j'ai fais des erreurs parce que je pensais qu'elle me soulagerait. Mais j'ai compris et ca fait longtemps que ma seule drogue est le café et la cigarette.
Et le sexe avec votre fils, mais ca, je ne vais pas le dire tout haut…
Elle me sourit.
-Je sais. Et je me rends compte que mon fils est heureux avec vous. C'est tout ce qu'une mère peu demander. Mais son père… En plus de votre passé, comme tout les managers, il s'inquiète de votre amour pour lui. Il a peur d'une arnaque.
J'eu un léger rire.
-Pas de crainte. Je ne veux pas de sa gloire, elle a de mauvais effet sur moi. Je fais bien sur référence à la presse. Quand à l'argent, j'en ai bien assez comme ça.
-C'est vrai que vous êtes assistante de production. Mais que font vos parents ?
Je soupirai.
-Mon père était producteur.
-Etait ? Je suis désolé Roxie. Taylor ne m'avait rien dit.
-Ce n'est pas grave, j'ai fais mon deuil.
-Et votre mère ?
Je grimaçai.
-Pardon, je suis trop curieuse.
-Non, non ! Ce n'est pas ca, c'est juste que…
… Que ma mère est un boulet, un calvaire, une honte pour moi ? Non, on ne parle pas ainsi de sa mère…
-C'est un sujet douloureux ? devina-t-elle.
J'acquiesçai avec un sourire triste. Elle avança vers moi et me prit dans ses bras. Je laissai échapper un sanglot. La fatigue…
*
* * *
Le diner ce passa sans encombre. M. Lautner ne me parlait presque pas, et évitai mon regard au maximum. Stan et Jake me bombardaient de questions sur moi, sur la France et les françaises. Taylor lui, passait de temps à autre sa main sous la table pour caresser tendrement ma cuisse.
-Taylor, les mains sur la table.
Taylor obéis en ronchonnant. Deborah fusilla son mari du regard et me proposa encore un peu de viande avec un sourire.
-Non merci, je suis repu.
Et oui, en présence des parents, je fais preuve d'un vocabulaire des plus soutenu !
-Alors passons au dessert ! Les garçons, vous voulez bien débarrasser ?
Stan, Jake et Taylor se levèrent. J'allais les accompagner, mais Deborah m'arrêta. Je me rassis et lançai un regard à Taylor qui haussa les épaules avant de quitter la pièce.
-Me permettez-vous de quitter la table une minute, demandai-je. J'ai un coup de fil à passer.
Daniel allait répondre mais sa femme le devança.
-Bien sur.
Je lui souris et me levai de table. Montant les marches, j'entrai dans la chambre d'ami et fouillai dans mon sac. J'en sorti mon paquet de cigarette et en grillai une avant d'ouvrir la fenêtre et de m'appuyer au bord de celle-ci. Puis je tirai mon portable de ma poche pour téléphoner. Au troisième bip, on décrocha.
-Manoir Blake ?
-Charles, ici Roxie. Ca va comme vous voulez ?
-Bonsoir, où êtes-vous mademoiselle Roxanne ?
-A Grand Rapids, pourquoi ?
-Vous n'êtes pas en phase avec le décalage horaire.
Je jetai un coup d'œil à ma montre. 22h. Merde, il était 2h là bas !
- Oh, excusez-moi Charles, je suis désolé.
-Ca n'est rien mademoiselle. Que puis-je pour vous ?
Je soupirai en passant ma main sur mon visage.
-Je voulais prendre des nouvelles de maman.
Il y eu un silence.
-Votre mère va bien. Son état ne c'est pas modifié depuis votre départ.
Je soupirai. Charles se racla la gorge.
-Mademoiselle, puis-je me permettre une remarque.
-Bien sur Charles.
-Vous devriez peut-être penser à laisser ce problème à des médecins compétant.
-Je ne peux pas Charles, et vous le savez bien.
-Oui mademoiselle, mais l'espoir fait vivre.
-Bonne nuit Charles. Merci et encore désolé de vous avoir réveillé.
-Ce n'est rien. Bonne nuit mademoiselle.
Sur ce, je raccrochai et tirai une dernière taffe sur ma cigarette avant de l'écraser contre le mur et de la jeter dans le jardin. Puis je remis mon portable dans ma poche et redescendis au salon. Les garçons étaient déjà assis et chahutaient gentiment. Lorsque j'entrai dans la pièce, Taylor leva les yeux vers moi. Son regard s'assombrit et il fronça les sourcils. Lorsque je m'assis près de lui, il me fixa un moment.
-Qu'est-ce qui ne va pas ?
Je tentai de sourire sans grand succès. Rien, ne t'en fais pas Taylor.
Il resta dubitatif mais repris le fil de sa discussion avec Stan et Jake. Je jetai un coup d'œil à mon assiette. Le dessert était un banana split. J'eu un sourire. Si Taylor et moi avions été seul, ce dessert aurait été l'annonce d'une longue nuit…
*
* * *
Une fois le diner terminer et la table débarrassée, Stan et Jake prirent congé. Makena nous souhaita bonne nuit et disparu dans sa chambre. Puis ce fut le tour de Deborah. Daniel lui semblait ne pas vouloir nous lâcher d'une semelle. Je jetai donc l'éponge.
-Je vais me couché, dis-je en posant mes lèvres sur celle de Taylor dans un baisé rapide. Bonne nuit M. Lautner.
Il acquiesça. Je soupirai et quittai la pièce avec un dernier échange de regard avec Taylor. Je montai les escaliers puis entrai dans ma chambre. M'allongeant dans le lit, je songeai qu'il me serait dur de dormir alors que depuis plusieurs semaine, je n'avais pas dormi seule. J'ôtai mes vêtements et enfilai un des t-shirt de Taylor. Son parfum était encore incrusté dans le tissu. Puis je m'allongeai dans les draps froids et terriblement vides.
Lorsque je fus allongée, je restai un moment à observer le plafond.
Soudain, un bourdonnement me tira de mes pensées. Je tendis l'oreille et compris que je m'étais trompée, ca n'étais pas un bourdonnement, mais le son d'une dispute. Je me redressai et tendis l'oreille.
-Comment peux-tu la traiter de cette manière ?! Je croyais qu'il fallait bien se comporter envers ses invités !
Je reconnu la voix de Taylor. Mes muscles se crispèrent.
-Tant que tu seras mon fils, je refuse de te voir fréquenter de telle…
-De telle quoi ?! s'emporta-t-il. Vas-y ! Traite la de trainée, tu en meurs d'envie !
-Ne me regarde pas comme ça ! Tu as lu la presse ? Tu sais ce qu'on raconte sur elle ?
-Je me fou de la presse, ce ne sont qu'une bande de con. J'ai confiance en elle. Elle ne m'a jamais menti, et toujours répondu honnêtement !
-Elle te manipule !
-Ca suffi ! Je me casse !
Je sursautai. La porte de ma chambre s'ouvrit et alla taper contre le mur. Taylor apparu dans l'embrassure.
-Prends tes affaires, on ce casse.
Je me levai en tremblant et enfilai mon jean et mes chaussures.
-Taylor que ce passe-t-il ?
-Jeune homme tu n'iras nulle part !
Daniel apparu dans la chambre, près de son fils.
-Ca c'est ce qu'on verra.
Taylor ramassa ses affaires, les miennes, et me prit la main. Lorsqu'il me fit descendre les marches, j'aperçu sa mère et sa sœur qui, réveillé par le bruit, venais au nouvelle.
-Qu'as-tu encore fait, entendis-je sa mère accuser son père.
Taylor nous fit sortir et fouilla ses poches. Il sorti une clef de voiture et appuya sur le bouton pour l'ouvrir. Une Ford blanche s'éclaira. Taylor ouvrit le coffre et balança les valises à l'intérieur.
-Taylor où est-ce qu'on va ?
-A l'hôtel.
