Chapitre 24 – Le bal d'Halloween (1ère partie)
C'était l'effervescence, tout le monde se préparaient pour le bal. Harry Potter, le survivant, n'en menait pas large, assis sur les marches qui menaient à la salle d'astronomie depuis une demi-heure dans son costume de démon.
Ron avait éclaté de rire en le voyant, Harry avait teint ses cheveux, certaines de ses mèches étaient rouges sang, les autres dorées. Hermione lui avait fait pousser les cheveux jusqu'aux épaules et recouvert sa peau d'un reflet cuivré, il avait modifié ses pupilles pour qu'elles soient fendues et que ses yeux passent du vert à l'ambre profond. Harry avait eu un peu de peine à faire pousser ses cornes mais maintenant il arborait une belle paire de cornes de bélier sur la tête, un collier d'or sombre enserrait son cou. Ron s'était étranglé en voyant l'anneau d'or qui ornait le téton droit de son ami, dévoilé par les lanières de cuir qui montraient plus qu'elles ne cachaient le torse d'Harry, le tout se finissait sur un pantalon de cuir noir ouvert sur les côtés et une paire de bottes longues. Le jeune homme rit au souvenir de la tête de Ron lorsqu'il avait transfiguré une ceinture en cobra et qu'il se l'était mis sur les épaules.
- Tu m'attends depuis longtemps ?
Le gryffondor releva la tête et resta muet de stupeur…
Quartier des professeurs, dans la chambre de Minerva MacGonagal.
La directrice de Gryffondor était quasiment prête, il ne lui restait que quelques petits détails à rajouter à sa tenue et elle aurait terminé. Elle portait une longue robe en laine marron qui s'évasait vers le bas, une large ceinture noire avec une boucle en argent reposait sur ses hanches, une queue de diablesse bordeaux partait du bas de ses reins et rejoignait ses bottes en cuir, qui étaient impeccablement bien cirées. Elle avait retenu ses cheveux dans un chignon très serré promesse d'une luxure contenue, deux petites cornes ressortaient sur les côtés au-dessus de ses oreilles.
MacGonagal s'éloigna de son miroir pour le mur d'en face où siégeait une des énormes vitrines en bois de noyer, elle ouvrit la porte vitrée et examina son contenu. Depuis son plus jeune âge, la sous-directrice avait une passion pour les armes blanches, plus précisément pour les poignards, les dagues mais par-dessus tout pour les épées. Elle avait une petite collection d'une cinquantaine d'objets tranchants d'origines, de formes et de tailles diverses. Elle opta pour l'épée du 1ère étage. Cette épée était en argent, le manche avait une forme de tige avec en son bout une rose, plusieurs feuilles ornaient la tige et quelques rubis avaient été placé çà et là. Elle avait appartenu à son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père August le Brave, elle avait servi au massacre entre les trolls et les sorciers en 1757, la « Guerre des cent trolls ».
La prof de métamorphose la prit et l'attacha à sa ceinture. Elle referma la porte, prit son chapeau qu'elle ajusta sur sa tête et sortit de ses appartements pour rejoindre la Grande Salle.
LL. Tu m'attends depuis longtemps ?
Le gryffondor releva la tête et resta muet de stupeur…
LL. Tu aimes mon costume ?
Harry hocha de la tête détaillant Luna, enfin le « costume » de Luna.
HP. Tu… Harry déglutit difficilement. Tu n'as pas froid ?
LL. Je pensais que tu allais me tenir chaud ce soir.
Luna arborait son sourire rêveur à cet instant.
HP. Tu sais ma colombe, je ne vais pas te laisser aller au bal.
LL. Ca tombe bien, je préfère rester ici avec toi.
Tout en le disant Luna vint s'asseoir sur les genoux d'Harry et frôla de ses lèvres le cou du Gryffondor.
LL. Je pense que l'on pourrait aller dans un endroit plus… hum… intime.
Harry émit une sorte de grognement-ronronnement.
Ron attendait devant la Grande Salle se remémorant l'heure passée.
Flash back
Ron s'était installé près de son lit, se mettant du gel longue durée rouge sanguinaire dans ses cheveux pour les mettre en pointes et leur donner cette teinte si particulière. Il avait revêtu un ensemble une pièce rouge sang, il n'y avait qu'une bretelle sur son épaule droite, le bord de son haut partait en diagonal pour rejoindre son dos sous son aisselle gauche, son pantalon incorporé était fendu sur les deux côtés à partir du milieu de ses cuisses, une ceinture en lin noir lui entourait sa taille, alors que son bras gauche portait un bracelet à pics, son autre bras portant un long gant noir dont les doigts avaient été coupés. Ses yeux avaient pris la teinte d'un orange lumineux grâce à un sort d'Hermione et une boucle d'oreille noire ornait son lobe droit.
La porte de la salle de bain s'ouvrit, Harry et Hermione en sortirent. Ron détailla Harry et éclata de rire.
RW. Mouhahaha… Harry… t'es… mouhahahahaaaaa
Hermione secoua la tête face à la réaction du rouquin devenu pivoine et qui suffoquait de rire sur son lit.
Harry fit un tour sur lui-même en écartant les bras ce qui dévoila les tétons du noiraud.
RW. Argggg…que…c'est…hein Harry!!!
HP. Ho je t'en prie, ça fait plus d'un an que je l'ai.
RW. Mais c'est un p-piercing !!!
HG. Ron, toi tu as bien une boucle d'oreille !
RW. Mais c'est un clip !
C'est à ce moment là que Dobby apparu dans un plop, le petit elfe portait un poncho multicolore en laine et deux petites ailes blanches de dix centimètres dépassaient dans son dos.
Dobby. Maître Harry Potter est attendu devant la salle d'astronomie.
HG. Que vas-tu faire là-bas, la Grande Salle est à l'opposé ?
HP. Heu…
RW. Bon Hermione on y va, autrement Malefoy va faire une crise de jalousie !
HG. Mais…et Harry !
RW. Allez viens dépêche-toi !
Et Ron entraîna la jeune fille en direction de la salle commune.
Fin du flash back
HP. C'est chouette ici.
LL. N'est-ce pas !
HP. Où on est ?
LL. Au nid, c'est une vieille salle inutilisée de la tour des Serdaigles, il y en a quatre autres. On a mis aux votes leur utilisation et on les a nommées en conséquence.
Harry admira les lourds rideaux suspendus du plafond qui encadraient les grandes fenêtres, la pièce était circulaire, le sol était recouvert de coussins, un feu ronflait dans la cheminée et au centre, trônait un immense lit rond aux draps cuivrés. Luna était montée sur le lit, assise au centre sur ses genoux. Harry admira ses longs cheveux blonds blé ornés de deux longues plumes blanches qui partaient du haut de sa tête et retombaient dans son dos d'où sortaient deux grandes ailes blanches immaculées. Luna portait un collier serré, foisonnant d'une multitude de petites plumes et tombant dans le creux de sa gorge une pierre bleue nuit, Harry suivit des yeux la ligne fine de cette chair tendre, les trois petites plumes cachant chaque téton étaient une délicieuse et frustrante tentation pour le jeune homme. La serdaigle avait posé l'une de ses mains gantées de blanc sur sa cuisse gauche, les pupilles du gryffondor se dilatèrent entièrement lorsqu'il posa les yeux sur le plumeau de plumes qui lui cachait autant qu'il lui dévoilait l'intimité de la jeune fille frissonnante.
LL. Harry ?
Le noiraud s'approcha du lit, il fit glisser son index le long de la gorge de son ange.
LL. Harr…
HP. Chut.
F. Flitwick admirait son travail avec enthousiasme. Deux tables longeaient les murs de la Grande Salle, sur la table de gauche étaient posés de mini-brasiers avec un assortiment de plats épicés et de boissons de couleurs effrayantes avec en bout de table ce qui avait été nommé le chaudron surprise, le professeur Snape avait beaucoup insisté pour participer à la décoration de cette table. Du côté droite, la table en argent ciselée drapée de blanc était ornée de deux statues de glace qui gardaient fièrement les divers plats fins et délicats ainsi que le grand bol de punch. Fillius remarqua avec amusement qu'un crapaud rouge et noir et dont quelques flammèches sortaient du museau avait élu domicile dans le bol de punch.
En regardant le sol on avait l'impression de regarder à travers une vitre lisse et impeccable des rivières de lave d'un volcan en fusion quant au plafond on pouvait voir un ciel étoilé éclairé d'une pleine lune immaculée.
D'un mouvement de poignet agile, le professeur de sortilèges ouvrit en grand les portes du bal.
Les élèves entrèrent en petits groupes dans la salle. La monotonie du cortège fut interrompue lorsqu'Hagrid entra dans la salle vêtu d'un manteau blanc neige sur lequel sa barbe moussue reposait, des petites lucioles y clignotaient et pour agrémenter le tout, quelques fées virevoltaient autour de semi-géant. Rusard entra à sa suite, il était vêtu d'un ensemble noir que portaient les bourreaux au moyen âge, une cagoule en cuir avec juste des trous pour les yeux, le nez et la bouche et des chaînes qui traînaient derrière lui, quelques pas derrière le bourreau une Miss Teigne sans poil aux longues ailes de chauve-souris miaulait toute dépitée après la transformation que lui avait fait subir le directeur pour l'assortir à la soirée.
Dean et Seamus rentrèrent à leur tour, ils s'étaient déguisés en bouffons démoniaques, leur costume bouffant à carreaux rouges et noirs et leur machette leur donnaient un air de psychopathe juste sorti de l'asile. Neville les suivait, tout habillé de noir avec sa chemise ouverte, ses cheveux en bataille avec une hache sur l'épaule comme si il partait en bûcheronnage. Il avait allongé ses canines et s'était frotté du sang sur le menton et le cou pour faire plus démoniaque.
Blaise Zabini entra à son tour drapé dans une toge de soie bleue clair, une auréole de chèvrefeuille trônant sur sa tête. Cédric s'approcha de lui.
CD. C'est très coquin ce que tu portes.
BZ. T'as pas vu ce que je porte dessous.
CD. Pourquoi, qu'est-ce que tu portes dessous ?
BZ. Mais rien voyons.
A ce moment là Cédric se dit qu'il ne quitterait pas d'une semelle le jeune Zabini.
Le groupe de musiciens entra dans la salle, se mit en scène et ils commencèrent à jouer. Soudain le silence retentit dans la salle, Snape venait d'arriver. Toute l'attention était portée sur lui, tout le monde était sur le cul, Snape portait sa si austère robe noir sauf que elle était d'un blanc immaculé et surtout ses cheveux retombaient en une masse soyeuse et propre.
La fête battait son plein, la musique faisait remuer les popotins endiablés, les professeurs discutaient vers leur table réservée, une coupe de champagne « antre du démon » à la main. Chaque fois que la prof de botanique en prenait une gorgée, elle crachait une flamme d'environ un mètre et d'une couleur violette. Chourave avait décidé pour son déguisement de faire le plus nature possible, elle avait enfilé une robe longue noire, un collier de mini courges, des bottes avec des cornes sur le devant et pour sa coiffure un filet du diable, cela donnait un look de pieuvre magnifique.
MG. Fillius, encore toutes mes félicitations, la Grande Salle est métamorphosée, je vous excuse pour vos exploits avec notre cher directeur.
FF. Merci Minerva. Il se retourna vers la piste et admira son œuvre, soudain ses yeux s'ouvrirent comme deux sous-coupes et lâcha un juron.
FF. Nom d'un Merlin…humpf
MG. Fillius tout va bien ?
Le dit Fillius montra de son doigt sa découverte à la sous-directrice, MacGonagal suivit la direction indiquée et resta coi devant le déguisement choisi par l'une de ses élèves, Katie Bell.
Katie Bell, la mante religieuse, était très satisfaite de son déguisement, elle avait opté pour quelque chose de simple, pas trop encombrant et surtout de très léger. Un ensemble de sous vêtements en vinyle noir, qui disons le ne couvraient guère rien, un collier à pics autour du cou, une paire de cuissardes à talon aiguille. Des ailes pourpres sortaient de son dos, à leurs extrémités sortaient des griffes et des tatouages de flammes étaient dessinés sur ses bras, ses côtes et autour de son nombril. Deux trainées de maquillage noir barraient ses joues et ses cheveux bruns qui comportaient quelques fines tresses se posaient librement sur ses épaules. Katie partit en direction du punch où se trouvait un George Weasley assez éméché.
Alors qu'une catastrophe se dirigeait vers George Weasley, c'est une supernova qui s'apprêtait à entrer dans la Grande Salle. Albus Dumbledore fit son entrée !
MG. Humm … Albus ?
AD. Oui ma chère ?
MG. En quoi êtes-vous exactement ?!?
AD. Mais en Merlin voyons !!!
MG. Avec des ailes de chauve-souris à la place des oreilles ?
AD. J'étais à Gryffondor !
MG. Et la barbe mauve ?
AD. J'aime cette couleur.
MG. Et les pieds de bouc ? C'est pour le rythme je présume ?
AD. Absolument !!!
MG. Ddddddaaaaaccoooooore acceptons, mais… Albus, mon cher Albus, pourquoi diable avez-vous changé vos yeux en gyrophares ???!!!!????
Le grand Albus Dumbledore, sous la question de sa collègue baissa les yeux et avala un autre bonbon au citron et si tôt des bulles de savon sortirent de ses oreilles-ailes.
