Disclaimer complet dans le chapitre 1.

Note de la traductrice : Revoilà un chapitre ! Je m'excuse à nouveau de vous faire patienter autant. Mes concours approchent, j'ai dû déménager... breeef je vous passe les détails mais c'était assez complexe pour que je ne puisse pas sortir ce chapitre tout de suite. Je ne peux rien prévoir et rien promettre pour le chapitre suivant, j'espère juste que je l'aurai fini plus rapidement ! Je dois aussi vous avouer qu'un jeu de mots vraiment bon en anglais rend assez mal ici, mais j'ai trouvé le mieux possible, alors ne vous inquiétez pas de l'humour pourri de Hermione ! Ceci étant dit, bonne lecture ! ^^

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Le jour d'Halloween, Hermione se retrouva en train de danser avec Severus, au mariage de Ron et Luna.

« Elle est magnifique, » dit Hermione en observant Luna rire à gorge déployée tandis que Harry la menait sur la piste de danse.

« Toutes les mariées resplendissent le jour de leur mariage, » dit Severus. « Mais il n'y a que toi qui sois vraiment magnifique. »

« Ton avis n'est pas très objectif, tu ne crois pas ? » lui dit-elle en souriant.

« C'est possible, » lui répondit-il. « Mais ça ne risque pas de changer. »

« Maintenant je comprends pourquoi le Ministère a accordé une dérogation à Harry, » dit-elle en observant son ami s'amuser, une pointe d'inquiétude dans la voix.

« C'était assez étrange, sur le moment, » acquiesça Severus. « Personne d'autre n'avait pu obtenir de délai pour trouver une épouse. J'aurais dû me douter à ce moment que le Ministère avait un projet en tête. »

« Je pensais que c'était juste parce qu'il était connu, » dit Hermione. « J'ai vraiment cru qu'ils le... dédommageaient pour toutes les merdes qu'ils lui avaient causées. Maintenant je comprends qu'ils songeaient au programme d'entraînement International. »

« Les Aurors de ce programme sont comme James Bond : pas de famille, » expliqua Severus.

« Il peut arrêter l'entraînement s'il le veut ? » demanda Hermione, soudainement inquiète.

« Hermione, oui, il peut partir s'il change d'avis, » la rassura Severus, sachant bien qu'elle s'inquiétait pour Potter. « Tout ira bien pour lui. »

Elle l'embrassa sur la joue, juste au moment où Ron apparaissait au centre de la scène.

« Votre attention s'il vous plaît ! » dit-il à la foule tandis que la musique s'arrêtait.

« Luna et moi... » dit-il tandis que sa femme le rejoignait, le sourire aux lèvres. « Nous voulons tous vous remercier de votre présence ici à nos côtés. C'est un jour merveilleux, et nous sommes heureux que vous soyez là pour le voir. »

Les applaudissements fusèrent sous la tente.

« Et maintenant, buvez autant que vous le voulez, et venez danser, parce que nous espérons tous vous voir dans la cuisine demain matin pour le petit-déjeuner ! »

Tout le monde rit, et la musique reprit, bruyante et entraînante. Les couples envahirent un par un la piste, et Severus s'écarta avec sa femme pour aller s'asseoir à une table non loin.

« Hermione ! Professeur ! » dit Parvati en s'asseyant à leur table, visiblement joyeuse. « Je suis contente de vous voir ! »

« Nous aussi, Parvati ! » dit Hermione en souriant. « Nous venons juste de recevoir ton hibou de remerciement, pour notre cadeau. On m'a dit que ton mariage s'était bien passé. »

« C'est dommage que vous n'ayez pas pu venir, » dit Parvati en observant le couple.

« Ça a pris des jours pour que les plaques disparaissent... » dit Hermione, gênée. « Même avec toutes les crèmes et les potions de Severus... je ne pouvais pas venir. »

« Elle était couverte de pustules, » ajouta Severus. « Tante Philida était horrifiée, ce n'était pas beau à voir. »

« Eurk, ça semble vraiment horrible, » dit Parvati. « Mon mariage était formidable, la famille de Milton a dit qu'il était même mieux que celui de sa sœur, et la Gazette en a parlé. »

« Il faudra que je lise l'article, » dit Severus. « Où est votre mari, Mme Hennessy ? »

« Oh, Milton est en Suisse pour une Conférence du Chaudron, il ne pouvait pas rentrer, » dit Parvari, l'air embarrassée.

« Il voyage beaucoup pour son travail ? » demanda Hermione.

« Oui, c'est pour ça qu'il me demande de vivre avec sa famille, pour que je ne sois pas toute seule, » expliqua Parvati.

« Tu n'as pas d'appartement ou... ? »

« Non, je... nous voulions, mais avec tous ces voyages nous n'avons pas eu le temps et... »

« Chaque chose en son temps, » dit gentiment Hermione. « Tu vas à la Fac ? »

« Euh, non... Milton aimerait avoir des enfants tout de suite, et je ne veux pas commencer quelque chose que je ne pourrai pas terminer, » dit Parvati, gênée.

« On dirait que M. Hennessy sait déjà ce qu'il veut pour sa famille, » remarqua Severus.

« Milton aime juste que ça soit comme ça, » dit doucement Parvati en se levant. « Je suis désolée, j'ai besoin d'un autre verre... On se voit plus tard, d'accord ? »

Hermione et Severus la regardèrent s'éloigner.

« Oh mon dieu, au moins moi je peux y aller, » dit Hermione doucement.

« Le recrutement féminin dans les université est plus bas que jamais, » dit Severus en lui frottant l'épaule. « Beaucoup d'enfants vont naître de cette loi. »

« Les nôtres aussi, » remarqua Hermione.

« Chaque chose en son temps, » dit Severus. « Pas besoin de se presser. »

« C'est une fille si brillante, » dit Hermione en observant Parvati discuter avec Seamus. « C'est vraiment une honte. »

« Peut-être qu'après la naissance de ses enfants, ce bon vieux Milton lui donnera l'autorisation d'y aller, » dit Severus.

« Tout ça, c'est vraiment une question d'autorisation ? » dit Hermione d'un ton indigné. « Tu pourrais mettre fin à mon éducation à tout moment et... »

« Je ne le ferai pas, » la coupa-t-il.

« Mais c'est ton choix, parce que tu es l'homme, » dit Hermione.

« D'après la loi, oui, c'est ça, » concéda-t-il. « Mais tu sais très bien que je trouva ça archa- »

« Je sais, mais ça reste grave, » dit-elle.

« En ce sens, tu as parfaitement raison, » acquiesça Severus. « D'après la loi sur le Mariage, la noblesse n'a aucune importance, seul le sexe compte. »

« Et si j'avais épousé un Milton, comme Parvati... »

« Tu serais sujette à ses décisions, » dit Severus. « Mais tu n'as pas épousé un Milton. »

« Non, en effet, » dit-elle en souriant.

« Peut-être que je ne peux pas t'offrir un mariage digne de la Gazette, ou les joyaux que porte en ce moment Mme Hennessy, mais je te considère au moins comme mon égale. »

Elle lui sourit. « Ça vaut bien les bijoux et la célébrité. »

« Je suis bien d'accord, » dit-il en souriant.

Elle se pencha pour l'embrasser sur la joue.

« M'accorderiez-vous cette danse ? » demanda-t-il en remarquant qu'une nouvelle musique commençait.

Elle secoua la tête.

« Tu préfères boire quelque chose ? » demanda-t-il, déconcerté.

Elle secoua la tête et se leva. Il se plaça à ses côtés.

« Tu veux sortir marcher un peu ? » demanda-t-il avec un léger soupir.

Elle secoua de nouveau la tête.

« Hermione, je n'ai plus d'id... » commença-t-il, mais elle l'interrompit en l'embrassant. Il passa un bras autour de sa taille et la serra contre lui.

Il l'embrassa passionnément, comme s'ils étaient seuls tous les deux. Pendant un instant, la foule disparut. Le monde s'était arrêté.

Mais un flash jaillit et les ramena à la réalité.

« Ce sera une magnifique photo d'illustration, » dit Rita Skeeter au photographe qui se tenait à côté d'elle. « Les Héros de la guerre trouvent l'amour grâce à cette nouvelle loi. »

« Mlle Skeeter, je vous conseille de... » commença Severus en s'avançant vers elle.

« Severus, » le retint Hermione en lui posant une main sur l'épaule. Elle savait que ça pouvait vite dégénérer.

« Hermione Snape, un commentaire sur la loi et la façon dont elle a changé votre vie ? » demanda Rita Skeeter en reculant un peu.

« Un commentaire, oui, » dit Hermione. Severus se retourna vers elle.

« Hermione, ne fais pas ça, » dit-il.

« Mais vous devez jurer que vous imprimerez ce que j'ai dit, mot pour mot, » dit Hermione en levant sa baguette. « Et nous autoriserons l'utilisation de votre photo. »

« C'est un commentaire strictement relié à cette loi sur le Mariage ? » demanda Skeeter en saisissant à son tour sa baguette.

« Oui, » dit Hermione en observant Severus secouer la tête en soupirant.

La baguette de Rita Skeeter toucha le bout de celle d'Hermione.

« Je le jure, » dit Rita Stiker tandis que sa baguette se mettait à briller.

Hermione s'éclaircit la gorge. La Plume à Papote se tenait prête à prendre note.

« Il y a un an, j'ai été forcée d'épouser Severus Snape, à cause de cette loi stupide et archaïque. Nous nous sommes mariés pour éviter d'être assaillis par ceux qui voulaient nous épouser simplement pour notre popularité et le rôle que nous avons joué dans la guerre contre Voldemort. La loi sur le mariage a forcé beaucoup de gens à se marier, pour diverses raisons et voilà les nôtres. Heureusement, j'ai épousé un homme formidable, que j'ai appris à beaucoup aimer. Beaucoup de sorciers et de sorcières ne peuvent pas en dire autant. Certaines sont négligées, victimes d'abus, ou traitées comme des esclaves dans une relation qui devrait être d'égal à égal. La loi sur le mariage a été bâclée, et c'est pour cela qu'elle ne peut pas voir à quel point des gens à la personnalité vile peuvent tirer profit de la situation. Des sorcières qui pourraient aller à l'université, avoir un travail important, et faire la différence dans ce monde sont gardées enfermées chez elles, perpétuellement enceinte, juste parce que leur mari a plus de pouvoir sur leur futur qu'elles n'en ont. La loi sur le mariage doit être révoquée immédiatement, pour que des sorcières et des sorciers coincés dans ces relations malsaines puissent s'en libérer et trouver le bonheur. Le monde sorcier ne sera pas sauvé par cette loi, il sera sauvé par une foule de sorcières et de sorciers libres et heureux. »

La Plume à Papote s'arrêta et Rita Skeeter grimaça. Severus passa un bras autour de la taille de Hermione et la serra contre lui, pour lui signifier sans un mot qu'il était fier d'elle.

« Un moment encore pour parler de votre bonheur ? » demanda Rita avec un regard mauvais.

« Nous allons partir, maintenant, » dit Severus en détournant Hermione de la reporter. « J'espère bien voir tout ça dans la Gazette demain matin. »

Skeeter ne répondit pas tandis que Hermione et Severus s'éloignaient.

L'image et l'article étaient imprimés dans le journal dès le lendemain matin, comme convenu, et le discours d'Hermione était bien là, mais entouré de spéculations sur leur relation. Apparemment, Skeeter s'était fait un devoir de chercher des informations sur eux tout le reste de la soirée. Leur voyage à Dublin pour le Nouvel An, leur proximité, sa fausse couche, son rétablissement en France et leur vie sexuelle prenaient bien plus de place que son discours sur le retrait de la loi.

« Maudite femme ! » s'écria Hermione depuis la chambre lorsqu'elle lut le journal. Severus avait déjà lu l'article et l'avait laissé sur la table de chevet pour qu'elle le lise à son réveil.

« Ne monte pas sur tes grands chevaux ! » lui répondit Severus depuis la cuisine, tandis qu'il se faisait une tasse de café.

Hermione s'élança hors de la chambre en attachant rapidement un peignoir autour de sa taille. « Je n'ai pas de cheval, mais si j'en avais... »

« Tu sais qu'elle n'a aucun honneur. À quoi tu t'attendais ? » demanda Severus en lui faisant une tasse de thé.

« Je m'attendais à la page 14, je-je m'attendais à un petit article... je... je ne m'attendais pas à ça ! » lança-t-elle en posant brusquement le journal sur la table. « Est-ce que tu sais combien de 'sources anonymes proches du couple' elle cite dans cet article ? »

« J'aime tout particulièrement celle qui affirme que nous avons déjà un enfant, mais que nous le cachons, » dit Severus en lui tendant une tasse de thé fumante.

« Comment ont-ils su pour ma fausse couche ? Il n'y a qu'une poignée de personnes qui... »

« Une poignée de personnes qui étaient imbibées de firewhisky la nuit dernière et... Hermione, » dit-il. « Ne les blâme pas. Regarde comme elle t'a manipulée. Alors imagine pour les autres... »

Hermione se laissa tomber sur une chaise et soupira. « Ce sont des choses privées. »

« Je sais, » dit-il en s'asseyant sur une chaise en face d'elle. « Elle n'a pas le droit de te faire ça... de nous faire ça. Mais c'est fait, et tout le monde le sait. »

« Ils savent pour le bébé, » dit-elle doucement.

Il observa son visage triste et décida de faire une blague. « Ça, et que tu as un homme bien viril au lit »

Elle lui frappa le torse. « Et apparemment, nous avons fait le tour des chambres de Poudlard pendant l'été, si tu as lu tout l'article. »

« Le couple évoqué dans cet article doit avoir peu de temps pour faire d'autres choses, à en croire ce que dit Skeeter. Comment trouves-tu le temps d'aller en cours si je suis en toi vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? »

Elle rit à sa blague, juste au moment où quelqu'un arrivait dans leur cheminée.

« Mione ? » appela la voix de Ron. « Mione ? Il faut qu'on parle. »

« Ron ! » dit Hermione en s'approchant de la cheminée. « Tu n'es pas censé... »

« Cette Skeeter, Mione, je suis désolé, je lui ai dit pour le bébé. Elle me parlait comme si elle était déjà au courant et... et je suis désolé. »

Hermione soupira et regarda Severus par-dessus son épaule. « C'est bon, Ron. Elle a profité de toutes les personnes présentes à la cérémonie, alors que c'était censé être votre soirée. »

« Je suis désolé, Mione, je n'avais pas... »

« C'est bon, Ron, » dit Hermione d'un air rassurant. « Elle l'aurait découvert d'une façon ou d'une autre. »

Ron hocha la tête, l'air toujours aussi coupable.

« Le mariage a duré jusqu'au matin ? Severus et moi ne tenions plus debout lorsque nous sommes partis, on a eu de la chance de ne pas transplaner dans un marais. »

« Nous venons de finir le petit-déjeuner chez Maman, » dit-il. « Quelques personnes sont toujours là. Harry dort dans un fauteuil, et Luna est toujours aussi magnifique. Elle n'a pas fermé l'oeil de la nuit, mais ça ne se voit pas du tout. »

« Bien ! » dit doucement Hermione. « Je me prépare et je passe voir tout le monde, d'accord ? »

« D'accord, Mione, » se détendit Ron. « Je suis désolé pour... »

« On n'en parle plus, Ronald, » le blâma Hermione. « Ce n'est pas ta faute, et... et c'est votre journée, à Luna et à toi, pas la journée de cette abrutie de Skeeter. »

« D'accord, Mione. On se voit tout à l'heure ! » dit Ron avant de disparaître dans la cheminée.

Hermione se leva et observa son mari.

« Un mystère de résolu, » dit-il en buvant une gorgée de son café. « Maintenant, nous n'avons plus qu'à trouver qui est cette mystérieuse source qui raconte que nous avons un enfant caché. »

« Ça, » dit-elle en s'approchant de lui pour s'asseoir sur ses genoux, « et celui qui a dit que tu ressemblais à un adolescent fou d'amour chaque fois que tu étais proche de moi. »

« Oui, ça aiderait vraiment ma réputation de connard, » marmonna-t-il.

« Mais tu es mon connard à moi, » dit-elle en passant les bras autour de son cou.

« C'est vrai, » dt-il en frottant son nez contre le sien.

« Tu as envie de me prouver ta virilité avant que je m'en aille ? » demanda-t-elle sur un ton séducteur.

Il grogna. « Je pensais l'avoir déjà assez prouvée la nuit dernière, après avoir faire croire à Weasley que nous étions trop fatigués pour rester ? »

« Nous n'avons pas besoin de soutenir les rumeurs de la Gazette, » dit-elle en souriant. « Il n'y a que toi et moi qui devons le savoir. »

« Peut-être que nous devrions nous rendre dans le laboratoire de potions ? On est dimanche, et il faudrait bien rendre au moins une partie de ces rumeurs crédibles ? » demanda-t-il en haussant un sourcil.

« N'y pense même pas ! » s'écria-t-elle. « Ce n'est pas parce que cette Skeeter te met des idées dans la tête... »

Il rit de ce sursaut. « Allez viens, petite sorcière, je veux te voir dans mon lit. »