Hey !

Bonsoir tout le monde !

J'espère que ça va comme vous voulez !

Alors, le chapitre du jour, il est consacré à Marco ! Faut bine lui trouver quelque chose à faire pendant que les D. traînent la pattes et que les Mugiwara se battent, non ?!

Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira, même si j'ai eut l'impression que mon Marco était un peu cruel, parfois...

Enfin, vous m'en direz des nouvelles !

Bonne lecture à vous !


- Il faut aller au palais. C'est là que le Roi a disparu, annonça Chaka.

- Je vous couvre, yoi, assura Marco.

- Pourquoi nous aider ? Mais vous êtes qui à la fin ?

Marco se félicita d'avoir fermé sa chemise, cachant ainsi son appartenance au Shirohige Kaizokudan. Moins de monde saurait que quelqu'un comme lui avait participé dans ce qu'il se passait, plus ils auraient de chance de cacher Pluton aux agents du Gouvernements.

- Cela n'a pas d'importance, fit Vivi.

Pendant le voyage, Marco avait réussi à obtenir d'elle le fait qu'elle garderait le silence sur son lien avec Shirohige.

- Allons-y. Il faut que tout cela prenne fin, fit Kozha.

Et ils se mirent à courir entre les soldats, et finirent par arriver dans la rue principale vers le palais. Là, ils trouvèrent Sanji qui prenait une cigarette dans son paquet.

- J'ai reçu le paquet, je m'en charge. Merci pour la livraison, fit Sanji en s'allumant une nouvelle cigarette.

Marco vit en effet, un peu plus loin, un drôle de gars, avec la même aura que l'imposteur. Il comprit ce qu'il s'était passé. Ce gars pouvait sans doute prendre l'apparence de n'importe qui.

- Tu penses pouvoir préparer un plat épicé à partir de ce truc, yoi ? demanda Marco en montrant l'ennemi du doigt.

- J'peux toujours essayer.

Marco frappa dans sa main et il reprit sa route avec le groupe. Il lui confiait ce combat, donc.

- S'il manque un cheveu à Vivi-chan, je te fais ravaler tes plumes, tout Taisho que tu sois, annonça Sanji sans les regarder.

Oooh ? Un gentleman ? C'est un changement par rapport à Thatch qui courrait les jupons avec le minimum vital de galanterie.

- Pas de soucis, yoi, assura Marco.

- Sanji-san… où sont les autres ? demanda Vivi en s'arrêtant au niveau du cuistot.

- Avec leur adversaire. Luffy est avec Karu, à la recherche d'Ace. Karu-Taishou s'est inquiété pour sa princesse. Allez, va Vivi-chan, retrouve ton père. Une fois que ça sera fait, la vérité éclatera au grand jour.

Ace s'était encore perdu ? Franchement, qu'est-ce qu'il avait fait pour tomber amoureux d'un idiot pareil. D'un adorable idiot contre qui on ne pouvait pas rester sérieusement en colère, même possessif et jaloux comme le Phénix…

- Allons-y, yoi, fit Marco en prenant la princesse par un bras.

- Aligatou… souffla Vivi.

Et elle suivit les trois hommes vers le palais.

- Oi, Kozha… fait de nouveau pleurer Vivi-chan, et je te ferais avaler tes lunettes, k'ssou dree… marmonna Sanji.

- BAAAAAAAAAAAAAAANZAIIIIIIIIIII ! fit Mister Two en se jetant sur Vivi.

Sanji fut plus rapide et l'intercepta d'un bon coup de pied qui le renvoya dans un mur.

- Ike ! cria-t-il.

Et le groupe s'en alla en courant, profitant du fait qu'il soit encore à terre. Sanji ne perçu même pas le sourire sur les lèvres du Phénix.

Il avait un bon niveau. Zeff avait fait du bon travail, sérieusement.


Il y avait des traîtres à chaque coin de rue, c'était pas croyable. A croire qu'il y avait plus d'agents de Baroque Works que de vrais soldats dans les environs.

- Crocodile paiera pour ce qu'il a fait… siffla Vivi entre ses dents, puisant dans ces derniers forces pour continuer à avancer.

- Il ne s'en sortira pas, croyez-moi, yoi, assura Marco en défaisant facilement un énième adversaire.

Le Shin Sekai face au Paradis, autant mettre un Kai-Ô face à des fourmis.

Ils détournèrent la tête en entendant une explosion énorme du côté de la porte sud-ouest. Marco tourna la tête dans cette direction et eut un sourire.

- Je ne pouvais espérer mieux de deux membres de l'équipage d'un D. yoi. Ce petit zoan à de la ressource, et Yassop peut être fière de son fils, yoi, marmonna Marco.

- Tony-kun et Usopp-san vont bien ? s'inquiéta Vivi.

- Leur combat est fini, yoi, assura le Phénix. Il nous reste du chemin à faire, yoi.

Ils regardèrent un instant l'énorme fumée noir et reprirent leur route.

Kozha s'effondra brutalement.

- Leader ! s'inquiéta Vivi.

Marco et Chaka l'adossèrent à un mur, et le débarrassèrent de son manteau, dévoilant la blessure par balle.

- Je me suis pris cette balle de la part de l'escorte du faux roi, grogna Kozha.

Marco écarta les bandages et regarda la blessure d'un œil critique.

- Je peux cautériser la plaie, yoi. Ça tiendra un temps, ça fera mal, mais ça pourra passer si tu forces pas trop, tant qu'aucun médecin n'est disponible, yoi, lui dit le Phénix.

- Vous avez déjà fait ça ? demanda Chaka.

- Oui, et comme aucun de mes patients d'infortune n'est mort, je pense que je m'y prends pas trop mal, yoi. Ça va faire mal, très mal, yoi.

- Pas de soucis, souffla Kozha.

Marco retira les bandages et les confia à Vivi. Il roula ensuite un pan du manteau de Kozha et le lui mis entre les dents.

- Mord ça, ordonna Marco.

Kozha obtempéra. Tout le monde regarda, avec une certaine inquiétude, Marco tirait un poignard de sa manche et stérilisa la lame en la passant dans ses flammes dont il augmenta la température le plus possible.

- C'est les risques de la guerre, yoi. On va retirer la balle, yoi. C'est partit, yoi, fit le Phénix.

Et il ouvrit la plaie faisant gémir de douleur son patient. Vivi se mordit les lèvres jusqu'au sang, les yeux larmoyant, et Chaka serra les dents de compassion. Bientôt, la vilaine balle fut retirée, et Marco appliqua des flammes brûlantes sur la blessure, refermant les vaisseaux sanguins. Kozha fit de son mieux pour ne pas se cambrer de douleur, évitant ainsi de se faire brûler ailleurs.

- C'est fini, annonça Marco.

Le rebelle recracha son manteau et souffla profondément, en sueur. Marco remit les bandages en place.

- Pour l'instant, ça fera l'affaire, mais il lui faudra vite un médecin, yoi, annonça Marco.

- Merci, souffla Kozha.

- Je vais t'aider, lui dit Chaka.

Et il hissa sur son épaule le jeune homme.

- Vivi-sama, ne vous en faîtes pas, ce sont les risques du métier, yoi. Allez, nous devons nous rendre au palais, yoi, fit Marco en aidant la princesse à se remettre debout.


Ils continuèrent de remonter la rue, pour arriver à un barrage de la garde.

- Chaka –sama ? Viv-oujou ?! fit l'un d'eux.

- Laissez passer, on doit se rendre au palais au plus vite pour y trouver des explications, ordonna Chaka.

- Hai ! firent les soldats en leur laissant le passage.

C'était bien la première fois que les autorités, autre que celles d'une île du territoire de son équipage, le laisser passer sans soucis, songea le Phénix. Lui, un criminel avec une sacrée prime, se voyait offert un chemin pour le palais royal, sans avoir à ruser. Bon, s'il n'y avait pas eu Chaka et Vivi, ça n'aurait pas été aussi facile… mais il pouvait profiter de la situation.

Le palais était bondé de soldat.

Personne n'arrivait à croire que Vivi était de retour à un instant pareil.

- Il faut trouver la moindre petite trace du roi, aidez-nous ! Tout le monde ! fit Chaka.

Cela devenait urgent, ils devaient trouver le Roi. Si dans les deux heures qui suivaient, ils ne l'avaient pas trouvé, les rebelles marcheraient sur Alubarna. C'était les ordres qu'avait laissé Kozha en partant.

- Vivi-sama, que ferons-nous si nous ne trouvons pas le roi ? demanda Chaka.

- Rien. C'est pour cela que vous allez sonner le retrait des troupes. Tant pis si le palais doit tomber, tant que le peuple survit, Alabasta vivra.

- Et va te faire mettre, Crocodile, marmonna Marco avec une esquisse de sourire.

- Vous disiez ? demanda Vivi.

- Rien, yoi.

- Mais, Vivi-sama ! Ce palais à quatre milles ans d'histoires ! fit Chaka. S'il tombe entre les mains des rebelles…

- Et alors ? coupa Vivi. Tant qu'il n'y a pas d'autres morts, c'est l'essentiel. Un palais peut toujours être reconstruit.

Cette princesse avait du cran. Marco toucherait un mot à ce sujet à son capitaine. Le monde n'était pas aussi sans espoir qu'il y paressait.

- Un pays, c'est ses habitants. Rien d'autre, c'est ce que disait toujours père, non, Chaka-san ? fit Vivi.

Un bon royaume, et Crocodile voulait tout gâcher.

Chaka resta un instant abasourdi, puis se mit à ses pieds.

- Je suis à vos ordres ! assura-t-il.

- Tu es devenu une bonne princesse. C'est triste qu'on en soit tous là, pour le réaliser, souffla Kozha, appuyé sur l'épaule de Marco.

- Quand Crocodile sera à Impel Down, je suis certain que vous aurez d'autres occasions de vous en rendre compte, yoi, fit Marco. En attendant, on a un roi à trouver, yoi. Par où doit-on commencer, Oujou-sama ?

- Avez-vous ce Haki… comme Ace-san ? demanda Vivi.

Marco fronça un instant les sorucils poru savoir pourquoi elle lui posait la question.

- Haki ? Bien entendu, yoi. Il est obligatoire pour avoir un poste de Taïshou, yoi. Mais je n'ai jamais vu le Roi d'Alabasta, donc le repérer avec est infaisable, yoi. Je le sentirais peut-être, mais je serais incapable de dire si c'est lui, ou un simple soldat, yoi.

Vivi soupira.

Ça aurait bien facilité les choses.

-Il reste la question de Crocodile, fit Kozha.

- Et ce n'est plus votre souci, yoi. De toute façon, face à lui, vous n'avez pas la moindre chance, yoi. Vivi-sama a choisi la personne la mieux adaptée pour ce combat, yoi.

- Vous n'avez jamais vu Luffy-san, qu'est-ce que vous en savez ? s'étonna Vivi.

- Je connais les deux personnes qui lui ont appris à se battre, là est toute la nuance, yoi. De plus, Ace a laissé son frère faire ce combat, s'il n'était pas certain de sa victoire, il ne l'aurait pas fait, yoi.

- Je pense qu'un banquet de remerciement ne serait pas de trop, à la fin de cette histoire, commenta Chaka avec un pauvre sourire.

- Drôle de façon de traiter les criminelles… j'aime bien ce pays, yoi !

Et Marco eut un petit rire.

Un banquet, s'ils savaient… Ace était d'une difficulté extrême à rassasier ! C'était un D., à n'en pas douter ! Alors, si on rajoutait le frère… c'était la fin !


Dans leur recherche, ils furent amenés à passer par les jardins. Vivi s'arrêta un instant, plongée dans ses souvenirs.

C'est là qu'un vent de sable se leva.

- Crocodile, siffla Marco.

Il prit Vivi et Kozha contre lui, les protégeant de ses ailes imprégné de Haki, tournant le dos au vent. Il ne fit, ni ne dit rien, quand le crochet du Shichibukai lui traversa les entrailles. Crocodile reprit forme derrière lui, un mauvais sourire aux lèvres.

- Qui aurait cru que tuer le fameux bras droit de Shirohige serait aussi facile, souffla le Shichibukai en donnant un bon coup dans les entrailles de Marco, avant d'extraire son crochet.

Marco poussa les deux jeunes qu'il protégeait dans l'herbe, et se retourna en tirant la langue à Crocodile, ses bras redevenu normaux.

- Reviens dans un siècle, Crocodile, Mugiwara a plus de chance de me tuer que toi, yoi ! ricana Marco alors que ses flammes refermaient le trou dans ses entrailles, ce qui enragea le Shichibukai.

Le vent de sable avait fait s'envoler tous les soldats, sauf Chaka.

Crocodile se dispersa et réapparu sur le toit, au côté de Miss All-Sunday. Et tout le monde vit avec horreur qu'ils avaient le roi sous le bras.

- Otousama ! cria Vivi.

- Majesté ! firent Kozha et Chaka.

- Ce palais n'est pas si mal, je crois que je vais en faire ma maison, ricana Crocodile.

- Tch, me fais pas rire, tu crois que j'ai pas vu clair dans ton petit jeu, yoi, cracha Marco.

-Tu n'es qu'un pion, sans ton capitaine pour te donner les commandes, tu ne peux rien faire, Fushisho Marco, bras droit de Shirohige ! Ehehehehe !

Kozha et Chaka regardèrent Marco avec des bouches béantes.

Qui ne connaissait pas Shirohige !

De là à imaginer qu'il leur viendrait en aide… ou que ce gars qui avait l'air si frêle serait l'homme de confiance du Seigneur des Océans ! De l'homme le plus proche de la One Piece !

- Oyaji laisse beaucoup de liberté à ses commandants, yoi. Il nous laisse le droit de l'initiative, yoi. Et en sachant qu'Ace est par là, je me ferais du souci pour toi, yoi. En sachant ce après quoi tu cours, je serais d'avis de ne pas me faire remarquer et de ne pas attirer plus que nécessaire l'attention du Gouvernement Mondial par ici, yoi. Mais Ace, c'est un D., un chien fou, yoi. A ta place, j'aurais peur, surtout s'il décide de ne pas laisser son otouto te combattre, yoi.

- Ace ? Portgas D. Ace ? grogna Crocodile.

- Tout juste, yoi. Oh ? Ton bras droit ne t'a pas dit qu'elle l'a croisé en chemin, yoi ?!

- Je ne pensais pas qu'il serait resté autant de temps en Alabasta , avoua Robin.

- Nous en reparlerons, grogna Crocodile à sa subordonnée.

- Bien entendu, Sir Crocodile, assura Robin.

- Que vienne faire les deux premiers commandants de Shirohige en Alabasta ? grogna Crocodile.

- Oyaji nous a donné des vacances, yoi. Mais maintenant qu'on sait pour ça, ne crois pas qu'on va te laisser faire, yoi.

- Ace-san wa doko ? demanda Vivi en tremblant.

- Je n'en ai pas la moindre idée, pourquoi je le saurais, fit Crocodile.

- Ace arrive, yoi. Je le sens, yoi, fit Marco avec un sourire de coin.

- C'est pas un rookie pareil qui va me faire peur, alors que la fille même de Roger a fui devant moi.

- Gol D. Ann ? Ici ? Dans ce pays !? s'exclama Chaka.

Marco alla s'adosser à une statue pour rire aux éclats. Ace prendre la fuite devant Crocodile !? Stefan était le père-noël dans ce cas-là !

- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? grogna Crocodile.

- Oyaji avait raison, elle a bien redescendu la Grand Line, yoi ! Ça faisait un moment qu'on l'avait pas vu dans le Shin Sekai, yoi ! Et pour l'avoir côtoyée, je peux te dire une chose… elle t'a laissé passer, yoi ! Elle a assez de force pour me forcer à donner le meilleur de moi-même en combat, alors c'est pas toi qui va lui faire peur, yoi ! Elle ne fuira jamais, surtout pas devant quelqu'un comme toi, yoi ! Elle a dû trouver une distraction plus intéressante que faire mumuse avec ta pauvre petite personne, yoi !

Crocodile serra les dents.

- Je présume que c'est la langue de vipère que je dois remercier pour avoir empêché la rébellion d'arriver jusqu'ici, gronda le Shichibukai.

- Non, ce sont les dons pour la diplomatie de la princesse, yoi. Je n'ai fait que lui permettre d'arriver à temps ici, yoi.

Il eut un bruit, montrant qu'on essayait de défoncer la porte du palais. Les cris montraient que les soldats avaient réalisé le danger.

- Dieciséis fleurs, fit Robin en regardant la porte.

Quelques pétales de fleurs s'élevèrent et des mains poussèrent sur le bois de la porte, à l'extérieur, repoussant les soldats avec beaucoup de vivacité.

Le duo Mister Zéros et Miss All-Sunday, toujours avec le Roi en poche, descendirent dans le jardin pour les rejoindre. Marco ne bougea pas de contre la statue.

- J'espère que ça nous aidera à avoir un peu plus de calme, fit Robin.

Chaka allait intervenir mais Marco l'en empêcha d'un geste du bras.

- Si tu as un peu de considération pour ta vie, ne bouge pas, yoi, lui dit Marco.

- Mais le Roi… commença Chaka.

Ils regardèrent avec horreur le Roi se faire clouer au mur.

- Des blessures, ça se soigne, yoi. Une vie, on ne peut plus rien pour, si elle est perdue, yoi, fit Marco.

- Désolé, Vivi, s'excusa le Roi avec une voix faible. J'ai gâché l'opportunité pour laquelle tu as risqué ta vie. Je suis néanmoins heureux, Chaka, Kozha, que vous ne soyez pas en train de vous battre.

- Otousama, pleura Vivi.

- Yare, yare, est-ce le genre de chose qu'on dit à sa fille quand on la retrouve enfin, se moqua Crocodile. Je n'ai aucune intention de vous laisser en vie, tous les deux, il est normal que la famille royale chute avec le royaume. Mais je te laisse une chance, Kozha, d'en sauver un… appelles les rebelles, et fait les se battre. Maintenant.

- Tu mettrais en péril la localisation de Pluton, yoi.

Crocodile détourna son regard de Kozha pour regarder le Phénix qui avait une main sur une chance, toujours aussi nonchalant que d'habitude. Robin fut surprise, elle aussi.

- Qui vous a parlé de ça ? demanda-t-elle.

- J'ai feuilleté mes notes sur les infos concernant les divers personnes recherchées en ce bas monde, c'est tout, yoi. Et j'ai des oreilles très indiscrète aussi, yoi. La dernière personne à savoir déchiffrer les Ponéglyphes, avec une ordure comme Crocodile, yoi. Nico Robin, la survivante d'Ohara. Il paraît que tu intéresses pas mal les révolutionnaires, Nico Robin, yoi.

Robin regarda Marco avec une expression indéchiffrable.

- Tout les commandants connaissent la légende des armes antiques, dont la puissance pourrait rayer un pays de la carte. Pluton, Poseidon et Uranus, yoi. C'est ça que tu vises depuis le début, ne me prend pas pour un idiot, yoi. Même Roger, con comme il était, aurait vu clair dans ton jeu, yoi.

- Alors, ça me facilite les choses… j'ai une bonne raison de te tuer. Je dirais au Gouvernement que tu avais en ta possession des informations que je n'ai pas pu te soutirer, sur ces armes, Marco… avant ça, cher ex-roi, dîtes moi donc où est le Ponéglyphe ? Cobra… où est Pluton ? Je sais que cette arme antique au nom d'un dieu dort quelque part dans ce pays.

- Une arme antique !? Ce pays abrite une telle chose ? s'exclama Vivi. Vous étiez au courant, père ?

- Le secret se transmet de génération en génération apprit Chaka. Comment êtes-vous au courant, Marco-san.

- J'ai juste espionné Crocodile, pendant mes heures perdues, après avoir écrasé un énième groupe d'assassin qu'il m'avait envoyé sur le dos, yoi. Néanmoins, c'est parce qu'une telle arme est ici, que j'ai évité de crier que je suis le bras droit de Shirohige. Si on venait apprendre que je suis ici, alors, Sengoku pourrait se pencher un peu trop sur cette nation, et découvrir la présence de Pluton, yoi. Entre ses mains, je n'ose imaginer ce que cet héritage du siècle perdu, normalement devant servir pour détruire le Gouvernement Mondial, ferait, yoi, marmonna Marco. Si Genkotsu no Garp apprend, par contre, qu'Ace est ici, il supposera qu'il cherche juste son otouto, yoi. Quant à Ann… c'est une D., donc, en tant que D., Garp comprendra qu'elle avait juste une envie de tourisme, yoi. Et personne ne saura pour Pluton, yoi. Tant que le moment n'est pas venu, cette arme doit rester cacher, yoi.

- Que savez-vous de ce moment ? demanda Robin.

- Rien du tout, et je m'en contrefiche, yoi. Le monde est ce qu'il est, c'est pas le rôle des pirates de le changer, je laisse ce rôle avec joie aux révolutionnaires, yoi. Je ne fais que répéter ce que le Mei-ô a entendu de la bouche de son capitaine, yoi.

Un étrange sourire étira les lèvres de Marco.

- Le D. et ses mystères… J'ai beau côtoyé Ace tous les jours, j'ai pas découvert le quart du mystère qui réside derrière son immense sourire, yoi. Tu vas faire quoi de Pluton, hein ?

- Je vais faire de ce pays la plus grande nation militaire qui soit, grogna Crocodile. Lorsque je serais sur le trône, je n'aurais aucun mal à rassembler tous les pirates du coin sous ma coupe ! Ma puissance croitra jusqu'à surpasser celle du Gouvernement Mondial ! Une nation idéale ! J'aurais la force de me venger de Shirohige, et devant ça, le fille de Roger ne pourra que capituler, et me révéler l'emplacement de la One Piece.

- C'est pour ça que tu as besoin de Pluton, afin que le Gouvernement ne te dérange pas, yoi. Mais c'est pas ça qui fera plier la fille de Roger, yoi. Et ensuite, elle ne connait pas l'emplacement de la One Piece. D'après le Mei-ô, elle ne sait même pas si la One Piece existe, parce qu'elle ne veut pas le savoir, yoi.

- J'ignore où tu as entendu ce nom, Crocodile, mais j'ignore moi-même où elle est caché, fit le Roi. Je ne suis même pas sûre qu'elle existe réellement !

- J'y avais pensé, assura Crocodile. Il est vrai que son existence est douteuse. C'est pour cela que tu vas nous conduire au Ponéglyphe. Pendant ce temps, vous allez attendre bien sagement ici, vous tous, l'explosion d'une bombe qui détruira le palais et la place. Songez aux soldats qui vont mourir, puisqu'elle va pulvériser tout dans un rayon de cinq kilomètre. Dommage que les rebelles ne seront pas là pour assister à la fête. Qui sait, avec de la chance, le fameux bras droit de l'homme le plus puissant des océans périra dans l'explosion.

Marco fronça les sourcils.

Une bombe ?

C'était mauvais.

Des tas de gens seraient pris dans l'explosion. Mais tant que Crocodile serait là, Marco ne pouvait se permettre de bouger. Un seul mouvement inutile, et Kozha, Vivi ou Chaka mourrait. Si ce n'est le trio.

Il regarda Robin un instant, pesant le pour et le contre.

« Mugiwara, Ace… arrivez à temps, avant qu'il ne découvre la localisation de l'arme. » songea Marco.

Il n'aimait pas faire confiance à ses tripes, mais il décida de faire une exception. Il avait le pouvoir de mettre fin à tout ça, mais il devrait agir avec rapidité, surtout qu'il y avait des otages potentiels de son côté. Mais il savait qu'Ace lui en voudrait d'avoir piqué la proie de son otouto. Le premier vrai adversaire qu'il rencontrerait dans son périple.

C'était l'occasion pour Mugiwara de se faire un nom.

- Comment peux-tu oser faire une chose pareille ! rugit Vivi alors que Chaka la retenait. Qu'est-ce qu'ils ont fait pour mériter ça !? Que vas-tu y gagner à faire ça ?!

- Pitoyable, commenta Crocodile. Alors, Mister Cobra, où est le Ponéglyphe ?

- Que viennent-ils faire là-dedans ? gronda Vivi.

- Allez-y, montrez leur le Ponéglyphe, fit Marco.

Crocodile se retourna, suspicieux, mais Marco était impassible.

- Que manigances-tu ? grogna Corcodile.

Et il lança son crochet sur Marco au bout d'un bras sablonneux que le Phénix chassa d'une tape empli de Haki.

- Je réfléchi pour savoir où est la bombe, yoi. Vas-y, je te retiens pas pour le Ponéglyphe. Je suis certain que Nico Robin a une conscience, yoi. Et que quelqu'un va se magner le cul pour arriver, yoi. J'ai confiance en le D., yoi.

Crocodile regarda Cobra.

Marco en profita pour faire un clin d'œil à celui-ci pour le rassurer, sans se préoccuper du fait que Robin pouvait le voir.

- Très bien, je vais vous y conduire, annonça Cobra.

- Papa… souffla Vivi. Marco-san…

- Majesté, firent Kozha et Chaka.

- Marco-san, comment… fit Vivi, les yeux larmoyants.

- Tu as confiance en Mugiwara ? demanda Marco. Si oui, rassures-toi, tout ira bien, yoi.

- Ahahahaha ! C'est bien vu, de la part de Fushisho Marco, un homme intelligent… se moqua Crocodile.

- Chaka-san, je vous conseille de ne même pas songer à l'attaquer, vous vous feriez piétiner, yoi, avertit Marco.

- C'en est trop, je ne peux en supporter d'avantage ! hurla Chaka en tirant son arme.

- Tu aurais dû écouter Marco, ricana Crocodile en rallumant son cigare.

Et il se dissipa dans des vagues de sable qui volèrent paresseusement dans le vent.

C'est là que Robin eut un petit cri de douleur et serra une main ensanglantée contre elle.

Concentrant son Haki, Marco perçu qu'il y avait des invités en plus à la porte qui se firent un chemin au travers les mains, jusqu'à eux. Il soupira.

Oi, il n'était pas un super héros !

Il ne pouvait pas être partout à la fois et protéger tout le monde.

Crocodile se reforma sous la surprise en voyant la porte s'ouvrir brutalement.

- Les gardes Tsumegeri, souffla Vivi en reconnaissants les nouveaux arrivants.

- Arrêtez ! N'attaquez pas cet homme ! lança Cobra.

C'était un ordre plein de sagesse qu'il avait donné là aux quatre guerriers d'élites. Malheureusement, ils avaient promis de protéger le Roi jusqu'à leur mort.

- Oi, omae-tachi, je vais mettre les choses très claires, yoi. Je ne vous sauve pas le cul, si vous l'affrontez, yoi, grogna Marco. J'ai assez de pain sur la place comme ça avec trois personnes, alors, je vous serais reconnaissant de ne pas augmenter le nombre de cible potentiel, yoi. Après, si vous l'attaquez, c'est à vos risques et périls, yoi.

- Nous savons bien que nous n'avons aucune chance, mais c'est notre devoir. Nous ne partirons pas, fit l'un des guerriers.

- Mourrez bravement, alors, yoi.

- Nous y songerons.

Et ils se mirent à transpirer, alors que leurs muscles se développaient, causant des contusions sur le corps des hommes. Marco comprit qu'ils n'avaient plus le choix. Il ne savait pas ce que c'était qui causé ça, mais son Haki lui laissait présager qu'ils avaient utilisé sur eux quelque chose qui leur permettrait d'augmenter leur force temporairement en échange de leur vie.

Il joignit les mains pour prier.

Il ne leur restait que quelques minutes.

Kozha et Chaka essayaient de consoler la princesse qui semblait au bord du désespoir.

- Oujou-sama, ne les insultez pas, et respectez leur sacrifice, yoi, souffla Marco. Battez-vous bien.

- Pardonnez notre égoïsme, mais nous devons lui montrer la douleur de ce pays, fit un des quatre guerriers. La colère de ce pays !

C'était sans espoir, Marco le savait, mais il n'intervint pas. Il n'avait pas le droit de bousiller les derniers instants de ces valeureux guerriers, prêt à se sacrifier pour leur Roi.

Il n'aurait pas voulu qu'on l'en empêche, dans la même situation.

Et ils se jetèrent tous sur Crocodile qui les regarda venir en souriant.

Crocodile se dispersa dans le vent et reprit forme sur le toit.

- Insulte leur sacrifice, et je t'arrache la tête, yoi, siffla Marco.

- Hmph. Toi-même tu peux le dire que ce n'est pas malin ce qu'ils ont fait, et qu'ils devraient avoir plus d'estime pour leur vie, ricana Crocodile. Mais je pense qu'il est trop tard pour vous le dire ! Ahahahaha !

- Je serais prêt à en faire autant pour mon capitaine, yoi. Alors… BOUCLES-LA !

Crocodile cessa de rire sous la colère du Phénix. Marco devait se concentrer pour ne pas laisser ses flammes ravager les environs.

- Je ne vais même pas les combattre ! Ahahahaha !

- Je peux abréger vos souffrances en guerrier, yoi. Crocodile ne vous affrontera pas, fit Marco en s'avançant.

Il prit l'épée de Chaka et alla rejoindre les quatre guerriers, bouillonnant de rage.

- Marco-san ! cria Vivi.

- C'est la meilleure chose à faire pour eux, dans cette situation, lui dit Kozha.

Marco ouvrit sa chemise en se mettant face aux guerriers, laissant voir à tous le tatouage sur sa poitrine et il pointa son épée vers les hommes qui luttaient pour rester debout, face à lui.

- Aligatou, soufflèrent-ils.

Et ils se jetèrent tous sur Marco, qui un à un, les acheva, mettant fin à leur souffrance inutile.

Il intervint rapidement, coupant la route à Chaka qui s'était transformé en chacal, afin d'affronter Crocodile.

- Tu n'as pas la force pour le tuer, yoi. Si tu veux mourir, je suis ton homme, mais ça sert à rien de te laisser avoir par cet homme, yoi ! rugit Marco. C'est ce qu'il veut, redescend sur terre, yoi !

Il renversa Chaka sur le dos et le bloqua au sol par une de ses serres.

- Cobra-sama… je me charge d'eux et de la bombe, yoi. Eloignez le danger, ils sont là… souffla Marco. Tant que Crocodile aura Vivi en main, ça sera un otage de poids, yoi. Allez-y, je vous en prie, je vous en conjure, yoi.

- Si nous parvenons à nous en sortir, comment est-ce que je peux remercier un Shirohige Kaizoku ? demanda le Roi en fermant les yeux, soulagé que Chaka soit maîtrisé.

- Si vous avez des ouvrages sur les akuma no mi, je voudrais pouvoir les consulter, yoi. Ensuite… si vous parvenez à nourrir mon ami, ça sera parfait, yoi. Faîtes votre choix maintenant, il ne nous reste que vingt-cinq minutes, yoi.

- Avez-vous confiance en cet homme ?

- Je n'ai pas eu le temps de bien le connaître, yoi. Mais je sais qui l'a élevé, yoi. Ace lui confierait sa vie sans la moindre hésitation, et il le connait sur le bout des doigts, yoi. Et puis… s'il prétend devenir le Kaizoku-Ou, et voler le trône des Yonkou, il doit bien commencer en bas de l'échelle par renverser le plus faible des Shichibukai, yoi. C'est pour ça que je vais lui faire confiance aveuglément, contrairement à mes habitudes, yoi.

Marco leva le visage au ciel en murmurant :

- La confiance est devenue fragile par chez nous, après la trahison que l'on a vu, yoi. Dieu merci, on a pu intervenir avant qu'il ne soit trop tard, yoi.

Cobra hocha la tête.

- Je vais vous conduire au Ponéglyphe, annonça le Roi.

- C'est une sage décision. Marco, battons-nous une fois que j'aurais Pluton... hehehehehe

Et Crocodile redescendit de son perchoir et il décrocha le Roi. Avec Robin, ils s'en allèrent. En partant, la femme regarda Marco avec un air indéchiffrable.

Le Phénix attrapa le poing de Vivi avant qu'elle ne le touche.

- Pourquoi vous les avez laissé faire ! rugit Vivi.

- Je te le demande encore une fois… as-tu confiance en Mugiwara, yoi ? demanda Marco.

Vivi tomba à genoux et se mit à pleurer.

- Kozzo, appel tes hommes et dis-leur de ne pas venir, yoi. Qu'ils préviennent les rebelles, yoi. Chakka, essayez de faire évacuer dans le calme le palais, yoi. Kohza, tu l'aideras une fois que tu auras fini, yoi. Vivi-oujou, retrouvez l'équipage de Mugiwara, nous ne serons pas de trop dans la recherche de la bombe, yoi.

- Et vous ? demanda Chaka en se relevant.

- Je vais commencer à la chercher, yoi !

Et il s'envola dans un tourbillon de plumes enflammées.

Il espérait que Crocodile morde réellement la poussière sur ce coup. Il vit brièvement la direction que prit Crocodile, et avisa Ann et Luffy sur un super-colvert, dans une rue.

Une crie, et il attira leur attention. Une pirouette dans les airs pour leur montrer la direction à prendre, et il eut ne réponse droit au poing levé d'Ann.


Et voici la fin du chapitre, je vous dis donc à très bientôt !