Auteur : Dozen and One Stars

Traductrice : Hermi-kô


Chapitre 28 : Un Evident Mensonge (One Shot)


La manager inquiète des Deimon Devil Bats regarada sa montre et jeta un coup d'oeil anxieux aux alentours. Le match qui allait décider le vainqueur du Christmas Bowl allait commencer dans moins d'une heure et Hiruma avait visiblement disparu, quelque chose d'impensable si près du but. Elle était sur le point d'appeler tous les portables qu'il avait à son nom quand une conversation capta son attention.

"T'étais rapide. La place était déjà prise ?" Demanda un ado à son pote.

Ce dernier sautillait d'un pied sur l'autre. "J'ai pas pu ! Il y a un mec là dedans !"

"Et alors ?"

Le garçon secoua vigoureusement la tête. "Tu piges pas ! Ce mec c'est un timbré ! On dirait l'un de ses méchants Américains que tu vois dans les films et quand je me suis approché il m'a tiré dessus ! Vraiment tiré dessus ! Et c'était pas des balles en blanc je peux te dire !"

Après ça, elle se désintéressa de leur conversation pour se dépêcher de rejoindre l'endroit d'où le plus nerveux des deux sortait.

Une fois devant la bonne porte elle marqua un temps et fixa le signe qui indiquait que c'était là les toilettes pour homme. Inspirant un grand coup, elle poussa la porte et entra, espérant de tout cœur que son intuition ne l'avait pas trompé. Elle se pencha en avant une fois entrée pour regarder s'il y avait quelqu'un dans l'un des cabinets.

Une paire de jambes qu'elle connaissait bien captura son attention. Elle s'en approcha et trouva le démon craint de tous à genoux en train de vomir tripes et boyaux dans la cuvette des toilettes. Sentant la présence de quelqu'un debout derrière lui le blond jeta un regard haineux depuis sa position.

La Japonaise au quart Américain vit plusieurs émotions se disputer sur son visage, allant du soulagement de voir que c'était elle à la honte d'être surpris dans un tel moment de faiblesse. Et puis son anxiété revient au grand galop, lui serrant le ventre, et il reporta son attention sur le bol de porcelaine.

Pas vraiment sûre de la marche à suivre, elle se pencha avec hésitation et frotta son dos d'une main. Quand il ne hurla pas ou ne se dégagea pas, elle décida de dire quelque chose. "Je pense que la viande qu'on a mangé était avariée. J'ai fait la même chose tout à l'heure et Kurita-kun a pas l'air très frais en ce moment."

Et même s'ils savaient tous les deux que son état actuel n'avait rien à voir avec la viande -qui était très bien d'ailleurs- aucun des deux n'en fit la remarque.