hey ! Me revoici enfin ! Voilà bien longtemps que je n'ai pas publié ici… Et je dois dire que je suis désolée de revenir avec… ça.
Avant toute choses, ceci est l'AVANT-DERNIER chapitre de VVVD. Eh oui, après presque trente chapitres et tous les personnages auxquels je pouvais penser, je me suis dit que le temps était venu de conclure. Le dernier chapitre sera publié la semaine prochaine et ménagez un peu de temps (enfin, si vous êtes toujours là) parce que c'est sans aucun doute le plus long de toute l'histoire (et pour cause…).
Bon, revenons au chapitre présent. Je m'excuse d'avance pour ce qui va suivre. Il s'agit de deux vignettes différentes, mais elles étaient trop courtes (et, honnêtement, trop pathétiques) pour les publier séparément. Je suis entièrement responsable pour la première, mais la seconde a été provoquée par Aphykit qui voulait : « Nataku et une fangirl ». Bon, ce n'est pas tout à fait une fan « girl », mais, comme on dit chez nous, « close enough ». Oh, et en plus, comme si c'était pas suffisant, c'est un crossover.
Je vous jure que celui d'après est mieux !
sorashi : Merci ! C'est incroyable d'avoir de nouveaux lecteurs à ce stade, quel courage de lire une fic qui a déjà 27 chapitres… Alors doublement merci !
Je suis contente que les chapitres sur Arashi t'aient plu, ils comptent aussi parmi mes préférés. Si tu as aimé le dernier, en particulier, celui de la semaine prochaine va te plaire… Celui-là n'est pas à prendre au sérieux !
La suite de X… trouble horizon… Un jour peut-être…
Aphykit: C'est toi la dinde ! C'est toi le chat ! c'est toi le frère ! c'est toi les lunettes ! c'est toi le dude ! c'est toi only love counts in the end ! C'est toi, c'est toi, c'est toi !!!
Spéciale dédicace à la mémoire de notre amour fraternel. Enfin l'un d'entre eux.
HokutoXtora: Hey ! Quelqu'un qui apprécie Kanoé ! Voilà qui n'a rien d'habituel… Décidément j'aime les relations de famille. On ne parle pas souvent des relations entre sœurs. Tiens, dans ce chapitre encore un peu d'amour euh… familial ? Tiens bon jusqu'au prochain !
ylg : Merci, je suis contente d'avoir su rendre Kanoé plus sympathique, parce que c'est un challenge… Mais j'ai toujours trouvé que l'histoire n'accordait pas assez d'importance à ses motivations. Après tout, elle a décidé de détruire l'humanité, faut quand même une bonne raison.
Toru et Tokiko sont plus typiques (en un sens…) comme sœurs. J'avais envie de les présenter comme des filles ordinaires qui se chamaillent et se confient l'une à l'autre, comme des adolescentes lambda…
Bon, encore un double chapitre, mais nettement moins sérieux… Il fallait passer par là.
Coup de foudre à Uéno
C'était une après-midi tiède et ensoleillée, à l'heure chaude des débuts de juin où les enfants sont à l'école, les parents au travail et les touristes au restaurant. C'était, je m'en souviens comme si c'était hier, un interminable défilé d'arbres parés de leurs couleurs, pruniers, cerisiers, pêchers en fin de floraison, qui portaient fièrement les pétales épanouis du printemps tardif. Seuls quelques égarés allaient et venaient sur la pelouse, vieillards, jeunes couples et tous les intendants du parc qui passaient en tirant des caisses de victuailles destinées aux zoos, des babioles pour les boutiques de souvenirs, ou qui balayaient nonchalamment les feuilles et les fleurs qui jonchaient la terre le long des allées.
Grisé par cet espace d'habitude si encombré et soudain infini, je m'élançai dans l'herbe fraîche et encore humide des rosées matinales, savourant le contact de la terre sur ma peau et le vent léger qui sifflait à mes oreilles. J'entendis le rire de ma sœur qui s'élevait derrière moi, remplissant l'air qui vibrait de cris d'oiseaux. Il y avait longtemps que nous n'avions pas eu de journée pour nous. La joie de passer du temps avec elle par une si belle après-midi au cœur d'un endroit si agréable de submergea. Je ne savais pas encore à quel point ma vie aurait changé lorsque le soir poindrait.
- Hé ! Je vais chercher une glace ! Cria ma sœur depuis la grande allée. Ne t'éloigne pas trop, d'accord ?
Je hochai la tête et la regardai sautiller vers le petit camion rose du glacier et mon cœur se gonfla d'amour et de tristesse. C'était ainsi que la vie aurait dû être chaque jour pour nous. Sans menace, sans violence et sans peur. Chassant ses pensées de mon esprit, je gravis la colline pour admirer la vue du parc.
C'est là que je la vis pour la première fois. L'étendue verdoyante courait à perte de vue tout autour de moi et, en contrebas, elle s'ébattait gaiement, jouant avec un petit garçon au visage rieur. Le soleil glissait parmi ses boucles blondes, emprisonnant son corps gracieux dans un carcan de lumière dorée. Ses membres étaient déliées, son pas souple et le son de sa voix, qui s'élevait de temps à autre, résonnait comme une délicieuse mélodie à mes oreilles.
Enchanté dès le premier regard, je descendis pour aller à sa rencontre, oublieux de tous les protocoles. Je la vis s'arrêter et se retourner. Nos yeux se trouvèrent et j'en eus le souffle coupé. Elle était plus belle encore que j'avais osé l'imaginer du haut de la colline. Ses yeux pétillant d'intelligence et de douce malice étaient du bleu le plus pur, comme un lac d'eau claire au petit matin. Elle s'approcha lentement, son regard toujours plongé dans le mien, ses boucles luxuriantes s'agitant dans la brise. Je sentis aussitôt que la fascination qu'elle exerçait sur moi était réciproque. Il n'y avait aucun doute, cette rencontre était l'œuvre du destin. Elle était si proche à présent que j'aurais pu les toucher. Entre nous, point n'était besoin de mots. Ce seul regard que nous partagions en disait plus que toutes les conversations du monde.
Son odeur frappa mes narines. C'était une odeur de pluie et d'herbes fraîches, de fleurs nouvelles, de fin de printemps. C'était l'odeur de la compagne que j'avais que j'avais attendue toute ma vie. Je me décidai enfin à ouvrir la bouche pour la saluer quand une voix retentit au loin. C'était un homme de grande taille aux sourcils broussailleux qui marchaient vers nous. Elle le regarda. Me regarda. Le regarda de nouveau. Je pouvais voir le déchirement dans ses yeux, déchirement que mon cœur ressentait lui aussi.
- Kana ! Appela l'homme, s'adressant à ma belle inconnue. Kana, qu'est-ce que tu fabriques ?
Elle lui adressa un regard coupable alors qu'il fronçait les sourcils. Ainsi, c'était lui, mon rival, le bien-aimé de ma dulcinée. La poitrine se serra.
- Tu te moques de moi, jeune fille, dit-il d'une voix forte. C'est ça que tu fais quand je te demande de veiller sur Tojiro ? Je ne te félicite pas ! Moi qui te croyais raisonnable.
Il me lança un regard dur.
- Et toi, déguerpis ! Elle a assez de problèmes comme ça !
Je voulus protester, me faire entendre, mais la belle m'adressa à un coup d'œil douloureux qui m'arrêta. Tête basse, elle rejoignit l'homme sans un mot.
Ma bien-aimée s'en allait ! Mon unique amour me quittait sans un regard en arrière, sans même une promesse de réunion. Mais que pouvais-je faire ? Comment la retenir ? Je l'aimais, mais j'étais impuissant.
Ainsi, sous mes yeux, Kana me quittait pour toujours.
Sans que je puisse l'en empêcher, une plainte inarticulée s'échappa de ma gorge et emplit l'air tout autour de moi. Alertée par mon cri, ma sœur accourut dans ma direction. Inquiète de ma douleur, elle s'agenouilla là où je m'étais écroulé.
- Que se passe-t-il ? Tu es blessé ? Tu as été attaqué ?
Je secouai la tête et la laissai m'entourer de ses bras. Elle leva la tête et aperçut Kana qui s'éloignait vers l'horizon et, soudain, elle parut comprendre.
- Oh, je vois, dit-elle tendrement. Je comprends. Toi et moi, on s'y connaît en chagrin d'amour.
Elle me caressa la tête mettant un peu de baume à mon cœur déchiré.
- Ne t'en fais pas, Inuki, tu en trouveras une plus belle encore. Les Golden-Retrievers sont toujours des snobs.
-
VOL PLANÉ
- Waoh, fit le garçon, visiblement émerveillé. Comment faites-vous pour les faire tenir ?
Nataku ne bougea pas. S'il se tenait parfaitement immobile, peut-être que la créature cesserait de s'intéresser à lui. Peut-être même qu'elle ne le verrait plus du tout. Certains animaux sont uniquement sensibles au mouvement et si celui-ci en faisait partie, Nataku finirait par n'être à ses yeux qu'un morceau de façade.
Malheureusement, la race humaine – et le garçon, malgré l'étrangeté de son accoutrement, devait en faire partie – semblait indifférente à ce genre de paramètres. Le garçon fit un pas en avant, les yeux agrandis par la surprise (ou l'intérêt ? Nataku n'était pas programmé pour faire la différence). Il avança la main pour toucher un ruban.
- C'est magique ? Demanda-t-il un peu timidement.
La base de données lui donnait entre quinze et seize ans. La probabilité qu'il s'agisse bien d'un individu de sexe masculin n'était que de 71%, mais Nataku jugea ce pourcentage assez élevé pour se permettre d'attribuer un genre à la créature, et son âge approprié pour être considéré, à défaut de plus amples informations, comme « le garçon ».
- Vous êtes artiste ? ( Le mot ne faisait pas partie de la base de données ) Ou bien illusionniste ? C'est vraiment très beau.
Le sourire du garçon avait une curieuse imperfection, une asymétrie de la lèvre inférieure qui lui donnait un air… Nataku ne connaissait pas de terme adéquat pour le qualifier, aussi préféra-t-il ne pas poursuivre cette réflexion stérile.
- Je suis désolé. Vous ne parlez pas anglais ?
Il y avait quatorze langues dans la base. L'anglais était la seconde dans la classement des utilitaires, mais Nataku n'avait pas encore identifié l'individu comme non-hostile, aussi jugea-t-il préférable de garder cette information pour lui.
- Je ne parle pas du tout japonais, continua le garçon que la barrière des langues ne semblait pas incommoder outre mesure. Mais mon père rencontre un client ici. C'est un voyage de famille.
Famille. Père. Les mots étaient très familiers, plutôt agréables. Nataku décida de laisser le garçon toucher les rubans. Il ouvrit la main et l'un d'eux se déploya gracieusement vers lui. Le garçon écarta une longue mèche noire qui tombait sur un de ses yeux.
- Oh. Oh… Ils bougent vraiment tous seuls ! Ils peuvent faire autre chose ?
Nataku inclina la tête sur le côté. Les rubans s'élevèrent aussitôt pour former une corolle qui s'ouvrit dans les airs comme une fleur de lotus. Le garçon applaudit avec enthousiasme. Nataku l'observa avec curiosité. Les êtres humains étaient décidément très étranges. Le professeur ne lui avait pas dit qu'il risquait d'en rencontrer lors de sa première sortie. Il fit exécuter une autre figure aux rubans et guetta la réaction du garçon. Ses yeux étaient écarquillés derrière l'improbable rideau de cheveux sombres.
- Vous devriez descendre dans la rue ! Dit-il avec admiration. Si vous vous produisez sur les toits, vous ne serez jamais célèbre.
Le mot ne lui était pas inconnu, mais le concept restait incompréhensible.
- Sérieusement. Vous feriez un malheur à New York. Vous avez un agent ?
Le garçon gesticula, probablement dans le but de faire comprendre à Nataku ce qu'il entendait par là. Rien n'y fit.
- Vous savez, mon frère connaît beaucoup de gens dans le show business (?). Si ça vous intéresse, je peux vous le présenter.
Il indiqua la porte du toit, celle qui menait vers l'escalier, probablement dans le but de marquer son intention de descendre avec Nataku pour lui présenter un agent du show business. Nataku recula. Le garçon parut blessé.
- Je ne voulais pas vous offenser, dit-il, et sa voix effectua une curieuse remontée avant de se briser et de reprendre son timbre rauque, caractéristique typique des voix des adolescents mâles au moment de la puberté. Je suis sûr qu'on peut trouver un moyen de…
A cet instant, des pas furieux (curieusement, Nataku eut la distincte impression, bien qu'elle ne fût pas scientifiquement analysable, que les pas étaient bien furieux), retentirent dans l'escalier.
- Peter ! Peter, descends de là tout de suite ! Je t'ai dit qu'on partait !
- C'est mon frère, indiqua le garçon avec des mouvements incompréhensibles des mains et un étrange tic à la bouche, comme s'il espérait que Nataku serait plus à même de comprendre son étrange gesticulation que ses mots. On pourrait…
Nataku n'avait aucune intention d'attendre l'arrivée d'un second spécimen de cette mystérieuse lignée. Il avait reçu pour ordre de ne pas se compromettre avec des civils. Il bondit lestement sur la balustrade.
- Hé ! Cria le garçon. Hé ! vous êtes fou, c'est…
Nataku sauta dans le vide au moment où la porte de fer crissait. Il plana jusqu'à l'étage d'en dessous et se retira gracieusement pour s'assurer que le garçon ne pouvait plus le voir. Au-dessus de lui, une voix d'homme s'éleva.
- Peter ! Je t'ai dit quatre fois aujourd'hui de ne pas partir seul. Tu le fais exprès ?
- Je suis juste monté sur le toit, répondit le garçon, soudain beaucoup moins enthousiaste. Et je n'étais pas seul.
- Non, bien sûr. Tu étais avec un ami qui a disparu brusquement quand je suis arrivé. Viens, papa n'est pas content.
- Il s'est envolé, Nathan.
- Malheureusement, non, et si nous ne sommes pas en bas dans deux minutes il va partir sans nous.
- Pas papa ! Le garçon qui était là !
- Quel garçon ?
- Il avait… de drôles de rubans qui dansaient et… des cheveux blancs… et il s'est envolé.
Nataku demeura silencieux, légèrement tendu. Une longue pause suivit, puis un soupir.
- Tu ne me crois pas, dit le garçon d'un ton que Nataku considéra accusateur.
- Nous sommes déjà en retard, répondit froidement son interlocuteur.
- Je te jure qu'il s'est envolé ! Comment peut-on inventer une histoire pareille ?
- Bien. Je vais ignorer le fait que tu me prends visiblement pour un imbécile et me contenter de te rappeler que les gens ne volent pas. Pas même au Japon.
- Il a sauté et il a disparu !
- Peter, ce n'est pas le meilleur moment pour faire ta crise d'adolescence. Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais…
Nataku enjamba la rambarde et sauta une seconde fois, laissant les curieux humains à leurs affaires. Il ne pourrait pas en parler au professeur, il lui reprocherait d'être entré en contact avec quelqu'un et ne le laisserait sans doute plus sortir.
Tandis qu'il rejoignait le laboratoire, soucieux de ne pas se laisser apercevoir cette fois-ci, il songea que, à défaut d'avoir été éducative, cette virée avait été… divertissante.
OoO
Bon. Bah voilà, vous savez tout. Non, franchement je suis navrée, surtout pour le deuxième, mais il fallait que je le fasse. Franchement, qui a déjà lu un crossover entre X et Heroes ? Hein, qui ?
Je ne vous empêche pas de laisser une review, mais ce coup-ci je ne vous en voudrai pas si vous oubliez… Sauf toi, Aya ! Parce que tout est de ta faute !
La bonne nouvelle c'est que la prochaine fois on retourne aux choses sérieuses. Yay ! Préparez-vous pour le grand final !
