Ouais, désolé pour le petit jour de retard je vous dirais bien un truc du genre je trouvais plus le code de mon ordi mais je comme mon taff se fait sur mon ordi bah on sait tous que c'est faux. Bon, en bref je n'ai pas d'excuse en revanche j'ai un nouveau chapitre ^^
Unfinished business
Lexa revint à elle, le crâne chauffé par les restes du brasier qui venait de dévorer la navette abandonnée. Elle se redressa en prenant appui sur ses coudes, elle embrassa lentement le décor du regard, du feu, des arbres devenus des torches, de la terre brûlée et des restes de la navette. Mais ni Bellamy ni Clarke aux alentours. Lexa passa machinalement la main sur son visage, elle frémit en sentant la chair à vif de sa joue. Elle jura entre ses dents et parti à la recherche d'un point d'eau.
Lexa tomba à genou dans l'eau, elle se débarrassa du mieux qu'elle put de la cendre et du sang la recouvrant. Lorsqu'elle eut finit elle était trempée de la tête au pied mais n'en avait cure, elle ne pensait qu'à régler ses comptes avec Clarke. Depuis cinq ans, la jeune femme blonde s'acharnait à la laisser derrière, faire un pas en avant puis reculer. Clarke l'exaspérait au moins autant qu'elle lui faisait du bien et il semblait que tous les deux jours Lexa oscillait entre le besoin d'être avec elle et son désir de l'éliminer. Cette femme la perturbait, elle la rendait faible et cela était intolérable. A cause d'elle, Lexa avait été jusqu'à exposer ses sentiments devant les siens. Une enfant a ce genre de comportements, mais ils ne seyaient pas à une Heda digne de ce nom.
Lexa se refusa à croire que la jeune femme blonde n'avait recours à elle que lorsqu'elle en éprouvait le besoin, elle se persuada que tout ce qu'elle croyait à propos de Clarke était une erreur de sa part, une mauvaise interprétation des signes. Elle se répéta à elle-même, autant de fois qu'il fallut pour qu'elle se convainque, qu'elle ne devenait pas faible. Sur ce point néanmoins, elle avait raison : elle ne devenait pas faible, elle était devenue faible. Mais Lexa empêchait catégoriquement cette vérité de la pénétrer, et pour la chasser des frontières de son esprit, la Commandante Terrienne entreprit de retrouver un cheval pour aller régler ses comptes avec Clarke du peuple du ciel.
Elyas fit craquer son cou, à la fois en signe d'impatience que de nervosité. Afin de mettre la main sur Daemon, autoproclamé « Comte », lui et ses frères et sœurs d'armes avaient pris la décision d'attaquer un convoi censé amener des prisonniers de guerre et des cobayes au bunker du Comte. A présent, Elyas était en position, prêt pour une embuscade en règle et un bain de sang. Alors qu'il adressait aux divinités du peuple sans nom une énième prière pour que leur cible ne tarde pas d'avantages, le choc d'une roue de fer contre les cailloux du sentier se fit entendre et le cœur du guerrier battit plus fort comme la soif de combat lui assécha la gorge.
Il rabattit son masque noir et rouge sur son visage tandis que Fett descendait au milieu de la route pour faire obstacle au camion de ravitaillement. Le conducteur freina et sortit la tête hors de la cabine. Elyas l'ignora car Hilary se chargeait déjà de lui, le guerrier préféra jeter un coup d'œil à ce que transportait le camion, il eut la surprise de trouver un coin de la bâche relevé et un garde curieux jetant un coup d'œil. Il n'y eu qu'un centième de seconde de flottement durant lequel les deux hommes se dévisagèrent avec ahurissement, puis Elyas enfonça la pointe de son glaive dans le globe oculaire du garde jusqu'à le faire ressortir à l'arrière de son crâne. Des cris apeuré et des jurons retentirent de l'autre côté de la bâche et Elyas se dépêcha de sauter à l'arrière du camion. Il découvrit des combattants fait prisonniers mais aussi des femmes et des enfants ainsi que des natifs des iles où peut étaient rompus au maniement d'armes, il soupira en se demandant ce qu'il devait en faire quand il perçut la présence d'un ennemi tout près.
Il fit volte-face, dévia de justesse le canon du fusil mitrailleur à l'aide du plat de sa lame et repoussa l'assaillant d'un puissant chassé dans le sternum. Il dû faire face à un autre agresseur, doté celui-ci d'un sabre ; le Terrien allié au Comte perdit très rapidement son sang à cause de la plaie béante que lui laissa Elyas au niveau de la carotide. Le guerrier se baissa, esquiva habilement l'attaque circulaire d'un troisième opposant. Il plongea en avant, frappa à l'arrière du genou et roula hors de portée de son adversaire, il sauta, prit appui sur le tronc d'un arbre et se propulsa vers son ennemi. Il s'empara de son magnum et fit feu à six reprises, les balles frappèrent son adversaire actuel et mirent fin aux jours de cinq autres hommes du Comte. Le premier entre les deux yeux, le suivant dans la trachée provoquant une hémorragie interne fulgurante, le troisième à la base du cervelet à l'arrière de la tête, la quatrième balle arracha le tendon d'Achille de l'adversaire de Dante qui profita de ce répit pour lui arracher la tête. Enfin, la cinquième se logea dans le testicule droit juste avant que son propriétaire voit sa vie lui être ôtée par le bras puissant de Fett.
« Bonne façon de commencer la journée, railla Elyas. J'aimerai construire le reste sur cette base.
_ Que fais-t-on des prisonniers, Fett ? s'enquit Nanda.
_ Hilary, appela Fett, amène-moi celui des gardes qui est encore en vie. »
La guerrière aux cheveux sombre obéit, elle souleva l'individu par le cou et le traina jusqu'à son chef colossal. Ce faisant, elle ne put retenir une réplique pleine de mépris pour sa victime et de colère contre Fett :
« Voilà votre commande, monsieur !
_ Je te remercie, répondit l'intéressé qui n'avait cure des états d'âme de sa consœur.
_ Quel est le plan, voulu savoir Dante, on le torture pour qu'il nous dise où exactement, ils devaient emmener les prisonniers ?
_ Ce sont les grandes lignes, j'imagine, confirma Nanda.
_ On ne tirera rien de lui, assura sombrement Hilary.
_ J'apprécie ton optimisme, déclara Fett, vraiment. »
Laissant Fett mener l'interrogatoire, Elyas prit le bras d'Hilary et la tira à l'écart du groupe, quand il jugea qu'ils étaient suffisamment loin des oreilles de leur commandant il la força à le regarder droit dans les yeux. Elle se débâtit puis finit par abandonner, et lorsqu'Elyas réussit à croiser son regard terne il comprit ce qu'elle ressentait.
« Hilary, soupira-t-il. Je te vois chercher à fuir ce que tu sais être la plus stricte vérité. Je sais également que tu n'éprouves aucun sentiment agréable ou aucune tendresse à l'égard de Mahon.
_ Pas le moindre, souffla sa vis-à-vis.
_ Alors, pourquoi ? Pourquoi te vois-je dans un tel état ? Pourquoi refuser d'admettre ce qui est survenu ?
_ C'est plutôt à toi que tu devrais poser toutes ces questions, cracha Hilary. Pourquoi ne ressens-tu rien alors que l'un des nôtres nous a trahis ? Nous avons tous été entrainés ensemble, nous avons vécus ensemble, nous avons presque tous été élevés ensemble. Nous étions une fratrie, j'avais de frères et des sœurs que je croyais connaître. Il semblerait que je me serais trompé, une fois de plus…
_ Nous étions une fratrie, dis-tu ? Qu'est-ce qui te pousses à croire que nous n'en sommes plus une ?
_ J'observe tout simplement, j'aimerais me dire que c'est impossible que ce ne peut être vrai. Mais le déni est un luxe qui ne nous est pas permit.
_ Tu appelles cela le déni ? C'est de l'espoir ! Je veux continuer à penser à nous comme un groupe, comme une armée unie. Sinon, tout ce sur quoi l'homme que je suis devenu fut construit sera réduit en cendre et je m'effondrerais alors comme un pauvre enfant.
_ Ce doit être que c'est ce que tu es vraiment, pour concevoir de l'espoir sur des absurdités et des rêves. Il faut croire que le guerrier est un masque de plus. »
Sur ce, Hilary se dégagea de l'emprise qu'avait Elyas sur son bras et le laissa en plan non sans lui avoir lancé un dernier regard féroce. Une fois seul, Elyas se renfrogna et se plongea dans de biens sombres pensées. Que faire quand tout ce que l'on croyait n'est plus, quand le pilier sur lequel on s'est appuyé pour marcher s'effrite, quand nos béquilles perdent l'équilibre ; quand nos soutiens sont au fond du trou ? Comment peut-on continuer à vivre quand vivre n'a plus de sens, quand il n'y a rien à présent rien de moins sûr ? Vivre, quel triste sort, mais quand mourir vous est impossible, il ne reste que souffrir.
Jasper tourna le dos au campement Terrien avec satisfaction, il en avait plus qu'assez d'attendre et il jugeait le temps de l'action venu. Phoebe marcha à ses côtés, et elle prononça les mots qu'il avait lus en elle. Il savait déjà ce qu'elle pensait mais l'entendre le lui dire à haute voix, entendre le son de cette phrase l'aidait à y croire. « Tu as fait ce qu'il fallait » Il avait fait ce qu'il fallait et tout était bien, il allait mener son peuple à la victoire et la liberté serait de nouveaux à eux.
Jasper remercia Phoebe et s'arrêta, il attendit que la colonne le dépasse pour se retrouver à la hauteur de son meilleur ami Monty. En cherchant sa compagnie, il ne savait pas très bien lui-même ce qu'il attendait. Des félicitations, peut-être, ou des encouragements et des plaisanteries sur ce nouveau rôle de leader de leur peuple. Oui, ça correspondait à ce qu'aurait pu dire Monty et ce à quoi Jasper s'attendait, ce qu'il imaginait. Une chose de sûre cependant, il ne pensait pas recevoir l'accueil qu'il reçut en réalité.
« Tu dois être fier de toi. »
Le ton était froid, le regard détourné et la prononciation incisive ; Jasper en fut blessé. Il balbutia comme il put étant donné le choc qu'il ne comprenait pas ce qui poussait son plus vieil ami à réagir ainsi à ce qu'il venait d'accomplir.
« Je vais bien merci, parvint à articuler finalement Jasper.
_ Comment peux-tu aller bien, après ce que tu as fait ?
_ J'ai fait ce qu'il fallait.
_ Ouah, j'y croirais presque. Tu t'es entrainé devant la glace ?
_ Je ne saisis ce que tu trouves à redire. Cette alliance est nécessaire pour la survie de notre peuple et parfois, c'est vrai des sacrifices sont nécessaires.
_ On croirait entendre Kane.
_ Il faut croire que nous avions une opinion erronée sur lui, dans ce cas.
_ Tu me dégoutes. Vas-t-en. »
Leslie s'efforçait de ne pas frissonner, le matin se levait, la lumière de la lune à l'aube teintait les cheveux de Leslie de bleu pâle. Sans savoir pourquoi elle s'autorisa un demi-sourire au ciel, le vent frais du petit jour la fit frissonner. Leslie resserra contre elle sa cape d'un bleu glacial. Comme à son habitude elle était arrivée sur le lieu de la rencontre avec une heure d'avance afin d'avoir le temps d'examiner minutieusement le terrain, cette méfiance n'était pas spécialement de rigueur avec son ami de longue date. Elle inspira de la morphine aéroportée, elle entendit que quelqu'un arrivait et elle se retourna pour accueillir son ami.
« Tu es en retard, Slade, comme toujours.
_ Et tu es bien trop en avance, Leslie, répondit l'intéressé. Comme toujours.
_ Qu'est-ce qui justifie ton retard, cette fois-ci ?
_ Je me recueillais sur la tombe de Clarke. »
Leslie encaissa le coup, voilà trois ans que Slade lui avait annoncé le décès de leur amie mais elle ne s'en remettait que très lentement. Elle éprouvait cette incompréhensible et venimeuse culpabilité du survivant. Au fond de son cœur, Leslie était persuadée que si elle avait été d'avantage présente pour Clarke lors de son évolution vers Ariha, la jeune femme blonde n'y aurait pas laissé la vie. C'est mu par cette culpabilité que Leslie s'était dressée contre les Pères et la Mère du peuple sans nom et avait été gravement blessée. Une blessure terrible qui l'handicapait encore aujourd'hui, la trace ineffaçable de sa trahison. Sa punition pour avoir ainsi délaissé sa chère amie au moment où elle avait le plus besoin de son soutien sans faille.
« Pourquoi refuses-tu obstinément de me dire où est-ce qu'elle a été enterrée ? Que me caches-tu, mon plus vieil ami ?
_ Son corps n'a reçu aucune sépulture correcte et j'ignore où elle gît véritablement. J'ai moi-même disposé de manière arbitraire une pierre pour me recueillir lorsque j'en ressentirais le besoin pressant.
_ Tu sais que ça ne change rien au fait que tu ne me dises rien ?
_ En effet… Tu sais, je me sens parfois coupable. Je ne t'ai parlé de la mort de Clarke uniquement parce que c'était le seul moyen pour que tu réalises ce que représentaient vraiment le peuple sans nom et que tu te joignes à nous, au Comte. Pour que tu ouvres les yeux et te range dans le bon camp.
_ Qu'est-ce que ça veut dire ?! s'étouffa Leslie, sans cela tu ne m'aurais jamais dit ce qui était arrivé à ma plus chère amie ?
_ Ça veut surtout dire qu'il t'a menti. Qu'il te ment depuis des années en réalité
_ Clarke ? »
Jasper et Phoebe marchait en tête de leur petite armée, aux côtés de trois généraux Terriens : le géant qui s'avéra être un ancien membre d'un des clans de la forêt – celui de la Lune si Jasper avait bonne mémoire- s'étant depuis allié au peuple sans nom , Tatch dit « Barbe-Noire » représentant du clan du Volcan et un roux. Jasper ne savait pas grand-chose sur le troisième général si ce n'est ce qu'il pouvait voir, autrement dit un crâne rasé sur les côtés avec une crête flamboyante en forme de balais brosse au milieu. Comme chacun des guerriers appartenant au clan du Volcan, il portait une marque, vraisemblablement faite au fer rouge, en forme de pointe de flèche dans le cou.
Alors qu'ils menaient les troupes armées avec soin d'armes à feu et d'armes plus primitives telles que des épées et des poignards, Jasper ne pouvait empêcher la dispute qu'il avait eu avec Monty de revenir le narguer. Il jeta un regard triste par-dessus son épaule à la recherche de son ami dans la foule, il savait que Monty avait malgré tout accepté de participer à l'assaut contre le manoir du Comte. En dépit des actes de Jasper, en dépit de tout le mépris que ceux-ci lui inspirait, il n'avait pas fait faux bond ni délaissé les opérations quand bien même elles étaient dirigées par Jasper. Et il se sentait mal de n'être qu'un aussi piètre ami et leader aussi hésitant. Il ne pouvait se permettre aucune tentative pour ménager la chèvre et le choux car la survive de leur peuple devait passer avant toutes choses. Sans conteste.
Qu'est-ce que Monty lui reprochait dans le fond, d'avoir fait tuer les quelques êtres humains ? Des hommes et des femmes qui représentaient une menace pour ses projets, des obstacles à la survie et à la liberté. Pas vraiment, ce que lui reprochait son ami était mot pour mot « d'aller bien ». Alors, est-ce que Jasper aurait dû simplement confié qu'il ne sentait pas bien ? Aurait-il fallu qu'il mente en affirmant ressentir une profonde culpabilité et des doutes ? Pour que ce soit Monty et non Phoebe qui le réconforte en lui promettant qu'il n'avait fait que ce qu'il fallait pour le plus grand bien. Même s'il s'agissait d'un mensonge… Cela commençait à faire un sacré nombre de mensonges. D'ailleurs en était-ce vraiment ? Jasper n'en était plus si certain, si l'adrénaline et l'angoisse du moment ne lui avaient pas permis de ressentir quoi que ce soit, il ressentait tout dès à présent.
Les remords, les doutes, la culpabilité et la peur montaient en lui et grondaient sourdement. Prêt à exploser à la moindre secousse comme une grenade sans goupille ou un chalumeau près d'une source de gaz. Il se souvenait de ce que sa mère lui avait dit : la culpabilité serait un utile garde-fou pour rester dans le droit chemin, une émotion structurante, garante de notre conscience du bien et du mal. Pourtant, Jasper le constatait en cet instant, le sentiment de culpabilité fait rarement avancer sur des voies raisonnables et empathiques. Bien au contraire, il était plutôt une cause d'angoisses inutiles. D'autant que son ressenti à lui seul ne lui permettait pas de distinguer la culpabilité utile de son pendant destructeur.
« Il n'est pas question de valoriser l'absence totale de culpabilité, déclara Phoebe en interrompant le fil de ses pensées. Mais de savoir la maitriser et ne pas se laisser dévorer. _ Est-ce que tu lis dans mon esprit ?
_ Rien de tel, lui sourit sa camarade, en revanche je déchiffre ton expression et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, et j'ai appris que les remords et les doutes ont du bon. Pour autant, s'estimer coupable ne prouve jamais que ce soit justifié.
_ D'accord. Merci, je crois… »
Elyas se baissa, trancha la jambe du premier guerrier se trouvant devant lui, il se releva en décrivant un tour sur lui-même à la recherche de l'adversaire suivant. Dès que celui-ci surgit de la masse de silhouettes encapuchonnées de noir, son glaive se tailla un passage entre les muscles pectoraux de ce dernier et alla lui perforer les ventricules. Il assomma d'un coup de tête un opposant sans importance quand ses yeux rencontrèrent le visage d'un des généraux du Comte. Un Terriens des clans de la forêt qui l'avait suivi dans sa quête – comme la totalité des siens car il semblait en effet que seul le clan du Volcan ait refusé d'écouter l'appel de Daemon. Elyas se souvenait avoir entendu sa Heda l'appeler Tycron. Il ôta son masque rouge et noir et le jeta à ses pieds, c'est le visage à découvert qu'Elyas fondit sur sa proie.
Elyas se servit du dos d'un combattant ennemi pour se propulser et abattre sa lame à la base du cou de Tycron, un coup sec et tranchant qui vit naitre une estafilade rouge sombre là où un humain de constitution normale se serait retrouvé la gorge ouverte à s'étrangler avec son propre sang. Mais Tycron était un fier guerrier qui ne mettait pas genou à terre pour si peu, c'est la raison pour laquelle Elyas, ayant à peine atterrit, lui expédia un coup de coude dans le dos. Au niveau de la sixième vertèbre. Aussitôt trois douzaines de combattant au service du Comte s'interposèrent, fort heureusement pour Elyas, Dante tomba du ciel pile à cet instant et à eux deux ils parvinrent à se dégager et à se lancer à la poursuite de Tycron.
Dès l'instant où le général du Comte entra dans son champ de vision, Elyas amorça le mouvement qui le conduisit à lancer son glaive sur le Terrien. Les capacités du guerrier surentrainé lui permirent de toucher effectivement Tycron aux ligaments croisés ; il le regarda s'affaler en étouffant un cri de rage et de douleur. Un belligérant arborant le noir de la tête au pied sembla vouloir lui chercher querelle et l'embrocher sur sa lance, c'était sans compter sur Dante d'un unique coup de sabre brisa la hampe et ouvrit en deux le crâne de cet imbécile. Elyas alla récupérer sa lame, il l'extirpa du genou de son adversaire puis aida celui-ci à se relever. Etait-ce par orgueil ou à cause de la faute commise et le rongeait et le poussait à vouloir se punir malgré tout, ou bien encore parce qu'il était tourmenté par ce que lui avait dit Hilary ? Craignait-il donc que ce soit la stricte vérité ? Il l'ignorait lui-même, mais qu'importe la cause car seul le résultat compte. Et le résultat fut qu'Elyas souhaita se battre en duel, d'homme à homme, face à face et non pas achever son ennemi comme un vulgaire animal sur le bord d'un chemin.
Il ne put jamais concrétiser ce désir car l'on fit brûler la cervelle de Tycron avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit.
