Salut tout le monde ! Et bien, c'est rare, mais j'ai trois choses à vous faire part.
La première est la présence de mon nouveau bêta ! Après quelques chapitres sans correction, cette fois, ca devrait aller mieux au niveau des erreurs d'inattention, d'orthographe… Merci à Kieran Elddir, car vous avez failli avoir un Rumsteck à la place du Fumseck par exemple ^^
La deuxième est que, après 28 chapitres (rien que ça -') j'ai enfin réalisé que quand je paginais mon texte, la mise en gras des passages en russe disparaissait lorsque je postais le chapitre =S Ca m'a fait un peu (beaucoup même) râlé, surtout pour vous...
La dernière concerne une sombre histoire de plagiat qui m'a été rapportée par mon bêta aujourd'hui. Je dois avouer que j'ai été consternée d'apprendre qu'une personne s'est permise de voler des centaines de fan-fictions il y a peu et de les mettre en vente sur des sites d'auto-publication dont je tairais les noms. Je n'ai pas de mots assez forts pour exprimer mon indignation face à un acte aussi méprisable et même si ce n'est pas grand chose, je suis de tout coeur avec les auteur(e)s spolié(e)s.
Après cet aparté, je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 28 : Renvoyé ?
Vladmir devait être maudit. Il ne voyait que cette explication pour justifier la poisse tenace qui le collait à la peau depuis quelques temps. Après avoir déniché Miss Teigne, il fallait que le suivant sur la liste de l'Héritier de Serpentard soit cet élève en particulier.
Le russe jura dans sa langue maternelle en inspirant profondément avant d'ouvrir les yeux pour observer les corps… enfin, corps… Justin Finch-Fletchley était indéniable figé, un air surpris sur le visage, mais comment par Merlin un fantôme avait pu être touché ? Il était censé déjà être mort et donc non assujetti aux règles magiques de ce monde !
Vladmir se frotta le front. Le plus simple était de fuir, décida-t-il. Il avait proféré des menaces sur Justin devant témoins et était déjà suspecté d'être un mage noir. Il était donc le parfait coupable. Oui, le plus simple était de fuir.
Il allait quitter le couloir quand une voix sournoise se mit à caqueter à proximité de lui, le prenant par surprise.
-Tiens, tu te promènes mon petit Kiki ? Où sont tes laquais ?
Vlad ne chercha pas à comprendre. Entre l'insulte – mais pourquoi Kiki ? – et la proximité de son interlocuteur, il réagit d'instinct et pivota en tirant sa baguette. Sa cible tournoya vivement dans l'air et regarda avec méfiance la trace noire sur le mur, signe de l'impact du sort que le serdaigle venait de jeter.
-Magie Noire, petit Serpent ? susurra l'esprit frappeur. C'est hautement interdit dans l'école. Tu risques le renvoi Kiki Kemenouchet …
-Peeves…
La voix rauque de Vladmir était effrayante. Le russe n'avait rien contre l'esprit frappeur de l'école. Jusqu'à maintenant, il ne s'en était jamais pris à lui et Vlad devait avouer qu'il aimait bien voir Peeves s'attaquer aux autres élèves. Mais maintenant que l'esprit venait de se figer en apercevant les deux pétrifiés, les ennuis arrivaient.
Vladmir se pinça l'arrête du nez et soupira, prévoyant la suite. Et elle ne tarda pas…
-ATTAQUE, ATTAQUE DANS LES COULOIRS ! NUL VIVANT, NUL FANTOME N'EST A L'ABRI ! ATTAQUE DES LES COULOIRS !
L'esprit frappeur avait la voix qui portait et soudain, il entendit des raclements de chaises étouffées et des portes claquant dans les couloirs alentours. Vladmir tourna les talons et soupira de nouveau en croissant un regard bleu clair pétillant de malveillance. Il était définitivement maudit. Qu'avait-il fait dans une vie antérieure pour avoir le karma aussi pourri ?
-Monsieur le Directeur, je conviens que les circonstances semblent contre moi mais…
-Dans mon bureau, M. Kemenov, immédiatement !
Le visage de Vladmir se ferma alors qu'il observait Albus Dumbledore et Minerva McGonagall lui faire face, cette dernière clairement menaçante avec sa baguette magique en main. Il se redressa légèrement et jeta un regard glacial aux deux professeurs. Puisqu'ils voulaient le désigner coupable, il allait jouer toutes ses cartes pour ennuyer le plus possible son directeur.
Des élèves commençaient à affluer, ainsi que quelques professeurs. Heureusement, seules quelques classes étaient à portée de voix, mais d'ici le déjeuner, toute l'école serait au courant. Vladmir pencha la tête de côté et fronça les sourcils en observant les deux adultes face à lui. Voyons ce qu'allaient penser ses camarades d'école de cette nouvelle...
-J'ai depuis cet été une ordonnance du Magenmagot vous interdisant de m'approcher en dehors des cours sans ma tutrice ou un représentant désigné par elle, énonça froidement Vladmir.
Une lueur exaspérée passa derrière les lunettes en demi-lunettes du professeur Dumbledore, alors que le professeur de métamorphose pinçait les lèvres. Les murmures s'élevèrent à nouveau parmi les étudiants de Serpentard de cinquième année qui étaient en cours avec le professeur de Runes et les premières années de Serdaigle en métamorphose.
-Nous allons contacter Madame Kemenov immédiatement, annonça le directeur. Minerva, veuillez demander la présence des quatre directeurs de Maisons.
Vladmir serra les dents, cachant sa fureur sous son masque alors que la directrice de Gryffondor tournait les talons. Même les yeux du jeune russe ne reflétaient plus aucun sentiment, son masque parfaitement en place. Il leva finalement la tête pour toiser le directeur malgré la différence de taille. Il ne connaissait qu'une situation dans laquelle les directeurs de Maisons et un représentant de l'élève devait être présent.
Un Conseil de Discipline.
Dumbledore se perdit une nouvelle fois dans les yeux glacials du jeune sorcier russe et il musela son instinct, qui lui soufflait que la dernière fois qu'il avait vu ce regard, il avait perdu tous ses postes ministériels.
-Vlad ! La voix de Neville le fit tourner la tête et ses amis se figèrent, encore essoufflés, suivant une Luna souriante. Elle avait choisi d'aller tous les chercher, devinant que Vladmir allait avoir des ennuis. Tous avaient déjà vu le russe en colère, mais à son absence totale d'expression et ses yeux glacials, il avait atteint le stade supérieur. Vladmir Vassilievitch Kemenov était hors de lui.
-Veuillez regagner vos salles de cours, ordonna le vieux mage en ignorant le soudain refroidissement du couloir.
-Écoutez-le, je vous tiendrais au courant, dit Vlad d'une voix atone.
Hermione, larmoyante, se jeta dans les bras de son ami et le serra contre elle. Elle semblait avoir deviner que les vrais ennuis allaient commencer pour lui. Vladmir malgré sa colère, retint un sourire et lui rendit son étreinte alors que quelque chose se glissait dans sa poche. Hermione semblait avoir fini les prototypes des gallions...
Kévin quand à lui se contenta de lui donner une petite tape sur l'épaule et adressa un regard mauvais aux deux professeurs, alors que les deux sang-purs lui assuraient son soutien. Derrière Dumbledore, Drago mima le nom de son père et vit un geste plus qu'équivoque en direction du Directeur. Bien que Vlad se doutait que Lucius ne tuerait pas Albus Dumbledore, il allait certainement pourrir la vie du vieux mage du mieux qu'il le pouvait, avec la bénédiction de son fils.
Vladmir suivit donc le directeur de l'école jusqu'à son bureau et haussa un sourcil méprisant au mot de passe « Sorbet citron ». Si ses souvenirs étaient bons, l'année dernière il s'agissait également d'un dessert. Et d'après le Maître des Potions, Albus Dumbledore avait un faible pour toutes les sucreries. Avec un peu de chance, il aurait droit à une de ces maladies moldues type diabète, lui causant une mort rapide par un AVC ou mieux encore, un infarctus…
Un doux tremolo l'accueillit et Fumseck vint se percher sur son épaule, quémandant des caresses. Vlad obtempéra mécaniquement, alors que l'oiseau roucoulait de bonheur et qu'il observait les quatre directeurs de maison, déjà présents dans le bureau. Ils avaient fait vite… Si McGonagall semblait à l'aise, Chourave se demandait visiblement pourquoi une convocation exceptionnelle avait eu lieu, Flitwick paraissait furieux de voir un de ses élèves incriminés, plus particulièrement un de ses protégés et Rogue… Rogue avait haussé un simple sourcil que Vladmir traduit par espèce de cornichon, qu'avez-vous fait cette fois pour vous faire remarquer ?
« -Ne m'oublie pas, veux tu ? »
Vladmir masqua un sourire lorsqu'un vieux chapeau décrépi apparut dans son esprit. Il rechercha la présence d'André sur les étagères et finit par le repère derrière Rogue, faisant de petits mouvements pour signaler sa présence.
« -Sais-tu à quelle sauce il souhaite me manger ? »
« -Oui, mais te connaissant, tu apprécieras. Une semaine de vacances supplémentaire, ça ne se refuse pas, non ? »
Vladmir pouvait presque voir le clin d'œil du choixpeau.
« -Et pour nos affaires, ne t'inquiète pas, Fumseck a donné son accord pour faire la navette entre la Russie et le QG quand tu auras besoin de les voir ou que ta présence sera demandée. »
« -Je vous adore tous les deux. »
Et Vladmir redoubla d'attention sur le phénix qui en roucoula d'aise, pour le remercier indirectement. La professeure de métamorphose jeta un regard surpris au phénix qui, délaissant l'épaule, venait de se vautrer dans les bras du russe en pépiant de joie. Le jeune serdaigle savait visiblement quoi faire, malgré le comportement anormal de l'oiseau, et se mit à grattouiller les plumes duveteuses du poitrail de Fumseck. Elle se reprit en se secouant légèrement la tête.
-Madame Kemenov ne va pas tarder à arriver, annonça-t-elle.
-Mademoiselle, je n'ai jamais été mariée, dit une voix froide en faisant sursauter les directrices des Gryffondors. Devant la massive cheminée, Katya se tenait parfaitement droite, vêtue d'une robe somptueuse affichant sans équivoque son statut social et sa richesse.
-La moindre des politesses est de s'adresser correctement à ses interlocuteurs, rajouta une deuxième personne en sortant de la cheminée, alors que Katya s'écartait légèrement pour laisser passer son accompagnateur.
-Lucius ? Vous n'êtes pas convié à…
-Je suis toujours à la tête du conseil d'administration de Poudlard, Albus, et il se trouve que Lady Kemenov et moi-même étions en rendez-vous d'affaires lors qu'un message nous est arrivé de l'école, grogna le lord avant d'adresser un rapidement signe de têtes à tous. Mesdames, Messieurs.
Le rendez-vous devait être important, car Lucius portait également une tenue d'apparat. Un gala, supposa Vladmir en jetant un œil critique au costume en soie anthracite parfaitement ajusté du Lord sur un veston de brocart et une cape de parade richement ornée, avant de se souvenir d'une réunion importante de la Cour des Mirages.
Le vieux mage se reprit rapidement de la présence inattendue du Lord et fit apparaître un fauteuil supplémentaire. Plusieurs personnes tiquèrent en notant la disposition des places, qui rappelait un peu trop un procès. Albus Dumbledore semblait trôner, dans son fauteuil directorial, entouré de ses directeurs de maisons, et faisait face à Vladmir et Katya. Lucius n'hésita pas et dédaigna le fauteuil pour venir s'installer à la gauche du jeune garçon. Il avait rarement vu le jeune héritier et était admiratif de la parfaite maîtrise des deux Kemenov. Deux statues de glace attendant la tempête…
-Bien, je vous ai demandé votre présence pour discuter du cas de M. Vladmir Kemenov, commença le directeur de l'école. Si les sorts de magie noire dont il fait usage régulièrement ont été tolérés en raison de sa nationalité, nous pouvons nous inquiéter de la présence répétée de M. Kemenov sur les lieux d'attaques inexpliquées.
-Dois-je en comprendre que vous accusez mon filleul d'avoir agressé ses camarades de classe ? demanda lentement Katya.
-Suspecté, contredit Minerva McGonagall.
-Vous jouez sur les mots, cela revient au même, constata Katya en posant une main sur l'épaule de Vlad.
Le jeune russe ressentit une pression et soupira imperceptiblement en hochant la tête. Katya lui demandait silencieusement de la laisser mener le dialogue et d'intervenir le moins possible.
Katya plongea son regard noir dans celui d'un bleu pétillant du directeur et dressa ses boucliers en sentant une présence effleurer ses défenses. Elle lui donna une gifle mentale fracassante, avant de se tourner vers Lucius, ignorant l'étincelle de colère dans le regard de l'homme qui avait pâli à l'attaque discrète de la matriarche.
-Lucius, vous connaissez mieux les règles de Poudlard que moi. Il s'agit bien d'un conseil de discipline ?
-En effet. Avez-vous des preuves en dehors de la présence inopinée de M. Kemenov ?
-Justin Finch-Fletchley a eu une altercation dans le hall d'entrée avec ce jeune garçon, dit Albus Dumbledore en désignant d'un geste vague de la main Vladmir, qui haussa un sourcil méprisant mais resta silencieux. Cette dispute a eu lieu devant témoins et des menaces ont été clairement énoncées. Je rajouterais que son serpent s'en ait pris à lui lors du club de duels et que, étrangement, le lendemain le jeune Justin est retrouvé figé.
-Je suis au courant de cette histoire, intervint Lucius. M. Kemenov a défendu l'honneur de sa fiancée et cela ne peut lui être reproché.
-Mais les menaces sont répressibles… De plus, seuls les chats, chouettes, rats et crapauds sont autorisés, pas les serpents et encore moins les espèces venimeuses, releva la professeur de Métamorphose. Il s'agit d'une entorse grave aux règles de l'école, avec la mise en danger de ses camarades.
Katya observa Flitwick et Chourave hocher la tête avec mauvaise volonté. Ils semblaient trouvés cette parodie de procès aberrant, mais la présence de Sasha était effectivement interdite. Ce n'était qu'un concours de mauvaises circonstances qui avait dévoilé la présence de la petite vipère de glace... Drago avait jeter un serpensortia, formule qui invoquait le serpent le plus proche du lanceur de sort... Manque de chance, il s'agissait de Sasha...
-Je n'avais aucune raison de m'en prendre à Miss Teigne et Colin Crivey, intervint alors Vladmir.
-Allons, M. Kemenov, sourit Albus, la fascination du jeune Colin pour le Sauveur est connue dans toute la tour de Gryffondor. Vos amis vous en ont parlé, cela vous a énervé. D'autant plus qu'il a pris des centaines de photos de voux, depuis le début de l'année.
Vladmir fronça les sourcils, une expression de surprise passant dans ses yeux avant de revenir neutre. Il se souvenait du petit gryffondor lors de la répartition, avec son regard aiguisé, mais il ne l'avait jamais aperçu autour de lui. Il était discret… Il expliqua calmement aux personnes présentes que non, il n'était pas au courant, soulevant encore une fois la raison de Miss Teigne.
-La première victime était un essai, c'est plus facile sur un animal…
-Parlez-vous par expérience ? grogna Katya en dévisageant la vieille femme, ou vous sentiez vous visée car votre animagus est un vulgaire chat ?
La sorcière de Poudlard vira au rouge sous l'insulte et ouvrit la bouche mais Katya leva une main autoritaire, toisant avec dédain la femme.
-Il ne s'agissait pas vraiment d'une question, madame. Je n'attends aucune réponse d'une… femme comme vous. Quand à vous, M. Dumbledore, continuez donc votre pseudo conseil de discipline. Aucun de vos raisons n'est pour le moment valable pour incriminer mon neveu, en dehors de la présence de Sasha.
-Mais les soupçons sont présents. De plus, la bibliothèque de Poudlard dispose d'un livre remarquable et unique en son genre. Le livre des lignées de Merlin. Votre neveu est l'héritier de Salazar Serpentard, par droit de conquête.
Vladmir maudit Hermione, qui avait insisté pour ramener à la bibliothèque le fameux livre dans le but de libérer Kévin des suspicions de vol. Elle avait donné involontairement des arguments au directeur.
-Pour toutes ces raisons, je renvois provisoirement Vladmir Kemenov jusqu'à la découverte de preuves, conclut Albus Dumbledore avec un sourire.
-Ou du réel responsable, cingla Lucius. Et si M. Kemenov se révèle innocent, j'espère qu'il sera dédommagé du préjudice social, moral et scolaire que son renvoi va provoquer !
-Je protège mon école au mieux, Lucius, mais s'il s'avère que M. Kemenov n'est lié en aucun cas à cette affaire, il aura le droit de revenir en cours. En attendant, son renvoi est à effet immédiat.
-Vous n'êtes pas le seul à décider ! s'offusqua Katya.
-A vrai dire, soupira Lucius, si. Depuis hier, le conseil d'administration a attribué les pleins pouvoirs au directeur pour protéger Poudlard de la menace.
Katya vit rouge en comprenant que son neveu était simplement renvoyé par une décision unilatérale.
Elle s'approcha d'une démarche féline avant de se pencher sur le bureau et murmura d'une voix doucereuse à l'attention du vieux sorcier.
-Vous êtes conscient que votre seul poste est encore ce siège ? Parce que, croyez-moi, vous ne le garderez pas longtemps, pseudo-mage.
-Je suis reconnu comme mage depuis de longues années, répondit le directeur avec un sourire. Et vous n'avez pas les pouvoirs pour me destituer. Seul le conseil d'administration le peut.
-Théodore Nott, Amélia Bones et Damoclès Rowle en font partie, de même que les Malefoy et les Londubat, répondit narquoisement Katya. Je vous rappelle que je reste une Potter de sang même si je n'en ai plus le nom, de même que Vladmir. Vous détenez 2 voix sur 15, mais j'en suis déjà à 5. Il suffit de la majorité pour vous renvoyer et je l'aurais.
Katya se redressa et tourna la tête vers Vladmir en lui faisant signe de le suivre. Le jeune russe se contenta de toiser quelques secondes l'homme, avant d'observer les autres directeurs de maison, notant la stupéfaction et l'incrédulité de Flitwick et Chourave.
-Albus, connaissez-vous la différence entre un mage et un sorcier ? demanda doucement Lucius en observant le plus si vénérable que ça directeur de Poudlard après que la porte ait claqué derrière les deux Kemenov.
-La puissance, répondit immédiatement le vieil homme, s'attirant un soupir déçu de la part du lord.
Et dire que les Dumbledore étaient une famille de sang-purs, sans le moindre titre, certes, mais une vieille famille sorcière… Décidément, les traditions et le savoir se perdaient un peu plus à chaque génération.
-La puissance joue un certain rôle, effectivement, mais laissez-moi vous expliquer en quoi vous faites erreur. Un sorcier lambda dispose d'une source de magie intérieure qui lui est propre, mais qu'il ne peut pas utilisé dans sa globalité. A l'inverse, un mage est capable d'utiliser dans son intégralité et à sa convenance sa magie intérieure. Il a atteint ce qu'on appelle la plénitude magique. Cet état permet de nombreuses choses, dont l'absence de contrecoup physiques lorsqu'ils puissent dans toutes leurs réserves, à l'inverser d'un sorcier lambda qui sera fatigué et affaibli après avoir jeter un sort puissant.
-Je ne vois pas le rapport avec le renvoi de M. Kemenov, s'offusqua Minerva McGonagall avant de se faire rabrouée vivement par le professeur Chourave qui écoutait avec intérêt les explications.
-Laissez moi finir Professeur, soupira Lucius Malefoy. Un vrai mage est également un sorcier qui utilise la magie antique. Non seulement il pourra puiser dans sa magie propre, mais aussi dans la magie ambiante. Il dispose donc d'une source de magie inépuissable. Maîtrisez-vous cette ancienne magie ?
Aucun des sorciers présents ne ratèrent le soudain regard du Directeur en direction de Severus à la mention de la magie antique, qui plissa les yeux.
-Non, dit lentement le vieux mage.
-Pourtant, votre ancien amant, Grindelwald la connaissait et surtout, l'utilisait, de même de Voldemort. Ils avaient le titre de mages noirs à raison, contrairement à vous qui vous complaisez dans votre statut de mage blanc alors que vous ne pouvez utiliser que votre magie intérieure.
Dumbledore donna l'impression d'avoir reçu une claque et il observa avec une lueur méfiante le Lord.
-Où voulez-vous en venir ?
-Les Kemenov sont une famille de mages. Vous vous êtes mis à dos une des lignées les plus puissantes d'Europe.
-Ils n'égalent pas nos Cinq Familles, intervint soudain Minerva.
-Les Cinq Familles ? releva soudain Rogue avec un rictus surpris. De quoi s'agit-il ?
Lucius retint un ricanement narquois et se contentant de sourire légèrement. Sourire qui pouvait passer pour condescend à toute personne ne le connaissant pas. Rogue n'était pas le directeur de Serpentard pour rien. Il tenait là une belle occasion de faire parler le vieux sorcier sans paraître pour autant concerner.
-Et bien il s'agit des cinq plus vieilles familles sorcières, la crème de l'aristocratie. Tous princes, de mémoire, dit Minerva songeuse sans réaliser le regard à la fois furieux et suppliant de son ami et directeur.
-Je n'ai pas entendu parler de princes, dit Rogue en fronçant les sourcils, pourtant, de nombreux sang-purs se vantent de leur statut aristocratique.
-Là n'est pas la question, grogna Albus, de plus en plus pâle.
-A vrai dire, si, les Cinq familles sont détentrices de la magie antique et en sont en quelque sorte ses gardiennes, annonça Flitwick qui sentait que quelque chose se passait. Il lui suffit d'un regard à son collègue de potions pour voir que, malgré son visage impassible, l'homme semblait jubiler. Il était occupé à ferrer le directeur pour une quelconque raison et Flitwick, curieux, voulait vraiment en savoir les tenants et les aboutissants.
-Et bien, les Nott, les Bones et les Rowle sont plutôt discrets, les Potter….
-Les Potter vont bien, merci, vous venez de vous en rendre compte, s'amusa Lucius en réponse au regard incertain de McGonagall. Le lord regrettait l'absence de la matriarche des Kemenov mais se promit que lui montrer le souvenir. Elle se délecterait de cette réunion riche en émotions et informations. Rogue piégeait admirablement bien Dumbledore avec la complicité involontaire de la vieille harpie de Gryffondor. C'était une belle journée, au final !
-Quand à la dernière famille, la lignée des Prince est éteinte.
-Prince ? dit Rogue en haussant un sourire interrogateur. Comme Eileen Prince ?
-Oui, acquiesça Minerva avec un long soupir. Malheureusement, il n'y a aucun descendant. Même si le nom est perdu, son fils aurait hérité des titres et de la fortune, d'autant plus que personne ne peut déshériter un membre des cinq familles.
-Albus, grogna soudain Rogue d'une voix très menaçante en offrant son meilleur regard noir au directeur, je crois que vous me devez des explications.
-Severus ? interrogea Flitwick, alarmé.
Autant son collègue semblait menaçant, autant il pouvait voir l'étincelle de satisfaction. Son instinct de gobelin hurlait que Rogue allait fondre sur sa proie et lui asséner un coup mortel… Mais en quoi le professeur de Potions était lié à ces histoires des Cinq Familles ?
-Quelles explications Severus ? demanda Pomona, un air perplexe sur le visage.
-Ma mère s'appelait Eileen Prince, et le directeur, lors de la mort de mon grand-père, m'a annoncé que j'étais déshérité.
Un lourd silence s'établit puis soudain, Lucius se leva et rajusta sa cape sous l'attention de tous. Il en avait assez entendu et Severus était plus que capable de gérer le directeur seul.
-Bien, je vais vous laisser régler vos petites histoires, sourit le lord. Severus, si tu as des questions sur les Cinq Familles, je te conseille d'en parler avec Lady Kemenov. Ma bibliothèque te sera aussi ouverte.
Lucius tourna les talons et allait passer à son tour la porte quand il jeta un regard aux cinq professeurs.
-J'avoue avoir failli oublier la raison initiale de cette révélation. Sachez toutefois, pour en revenir sur la lignée Kemenov, qu'il s'agit de la lignée impériale russe, les derniers descendants des Romanov. Ce n'est un secret pour personne en Russie, mais étrangement, ces informations ne traversent pas la frontière alors que la moitié des sorciers russes adulent leur famille et l'autre moitié la haïssent. Le titre complet du jeune Vladmir est Tsarévitch Vladmir Vassilievitch Kemenov, Prince Potter, Prince héritier de Kzerna et Duc d'Englewton (1). Alors, si, il égale voir dépasse nos Cinq Familles.
Et Lucius les planta sur place, notant avant de partir les regards incrédules. Il se permit d'éclater de rire uniquement arrivé dans une grande salle de réunion vide. Oh oui, il devait montrer ce souvenir à Katya !
Pendant ce temps, Vladmir avait rejoint sa salle commune. Kévin l'attendait assis dans un fauteuil, Sasha enroulée autour de son cou et Luna assise sur le tapis devant lui. Ils avaient une discussion animée sous les regards méfiants des autres Serdaigles. Malgré les circonstances, Vlad sourit doucement, admiratif. Kévin ne s'était pas laisser atteindre par les commentaires mesquins et la peur soudaine de certains élèves de sa propre Maison. Il avait clairement revendiqué son statut de né-moldu, avant d'envoyer paître ceux qui doutaient toujours de sa filiation. L'argument du fourchelangue en tant que don héréditaire était généralement ce qui l'exaspérait le plus.
Depuis, Kévin s'était un peu isolé, mais comme il avait dit, le jeune serdaigle s'en moquait royalement. Il restait en compagnie de ses amis et Luna, ignorant les autres. Les yeux bleus du né-moldu le fixèrent alors qu'il s'approchait, partagé entre l'inquiétude et la curiosité.
-Alors, que te voulais le directeur ?
-Je suis renvoyé provisoirement en tant que principal suspect dans l'affaire du fameux Héritier.
-Quoi ? cracha Kévin en se redressant. Il n'a pas osé faire ça !
-Bah, on va dire que ça m'arrange, j'ai quelques recherches à faire et des affaires à mener.
-Pourquoi restes-tu ?
Vladmir observa quelques instants Luna, qui s'était levée en époussetant ses robes pourtant parfaitement propres. Oui, pourquoi restait-il dans cette école alors que n'importe quel autre établissement lui ouvrirait les portes avec plaisir ? Il soupira en repoussant une mèche blonde derrière l'oreille de la première année.
-Mes amis sont ici, tout simplement.
Un sourire lumineux apparut sur le visage de Luna et elle enserra Vladmir dans une étreinte forte malgré son allure fluette. Le russe, peu habitué aux démonstrations d'amitié, lui tapota maladroitement le dos, réalisant qu'il faisait bien une tête de plus que sa cadette.
-Merci, souffla Luna. Et n'oublie pas demain soir !
Vladmir rit en regardant la jeune fille s'éloigner en sautillant. Comment par Merlin pouvait elle savoir qu'André lui avait déniché un moyen de transport indétectable en la présence de Fumseck ? Puis il partit faire ses valises en compagnie de son ami et colocataire.
Autant dire que pour Vladmir, être renvoyé une semaine avant les vacances de Noël tenait plus d'une bonne chose que d'un drame. Comme il l'avait si bien dit à Kévin, de nombreuses choses l'attendaient en Russie. A commencer par une réunion des Triades les plus puissantes d'Europe afin d'aider à la reconstruction de la Cour des Mirages d'Angleterre. Vlad n'aurait pas pu y assister en temps normal, mais étant renvoyé, il pouvait assumer ses responsabilités.
Ni Katya ni Lucius l'auraient avoué lors du conseil de discipline, mais leur rendez-vous d'affaires était tout sauf légal. Ainsi, Vladmir arriva par portoloin quelque part en France, toujours vêtu de son uniforme de Poudlard, sa valise réduite dans sa poche. La réunion avait déjà commencé et son arrivée inopinée lui valut de nombreux regards .
-Veuillez excuser mon retard, annonça-t-il à l'assemblée composée de 7 Triades et 5 héritiers.
Vlad s'installa tranquillement à la droite de sa tante tout en observant avec attention les personnes assises autour de la table. Il reconnut sans peine les représentants des Cours françaises, roumaines, tchèques, portugaises, irlandaises, italiennes et russes. Il s'agissait des Cours des plus puissantes d'Europe, avec les réseaux d'influence et de commerce les plus developpés.
Au milieu de tout ce monde, Lucius Malefoy présentait l'avancement de son projet de manière claire et concise. D'après ce les dernières notes de Katya, le lord anglais avait contacté les douze familles maîtresses, prit les renseignements sur les anciens membres encore en vie et les anciens associés de la Cour. Vladmir, amusé, entendit notamment être évoqué le pub des Trois Balais à Pré-au-Lard pour la fourniture d'alcool et une salle de jeu clandestine, mais aussi Florian Fortarôme, célèbre glacier sur le Chemin de Traverse, spécialisé dans le blanchiment d'argent.
-Avez-vous des noms pour les futurs membres de la Triade ? demanda une blonde filiforme à l'accent tchèque marqué.
-Pour le moment, un seul. Severus Rogue. Il est le dernier membre de la famille maîtresse des Prince. Nous en avons discuté longuement il y a quelques semaines et il est d'accord pour prendre la direction de l'Underground à mes côtés.
Vladmir jeta un regard surpris à sa tante, alors que Katya souriait. Elle était au courant depuis quelques temps déjà que Lucius comptait sur l'aide de son vieil ami.
-Vous nous parlez d'anciens membres, mais nous savons tous que les Cours ont besoin de sang neuf, commenta un homme bedonnant et souriant à l'accent français. Je pense que nous pouvons tous vous envoyer quelques jeunes qui pourraient infiltrer de bons postes et développer le réseau anglais.
-A vrai dire, ce ne sera pas la peine. Un réseau secondaire est actuellement en formation dans l'école de Poudlard, annonça Lucius en observant Vladmir. Il est sous la tutelle de l'Héritier russe Kemenov et se développe correctement. Il a toute ma confiance pour mener le projet à bien.
Les regards se tournèrent vers Vlad qui resta de marbre tout en fulminant contre son professeur de Potions qui avait passé outre le serment inviolable… mais comment ?
-c'est moi qui lui en ait parlé, chaton, souffla discrètement Katya.
Lorsque Vlad lui avait écrit que Severus Rogue avait été inclus dans l'Alliance, elle avait décidé de parler de ce petit réseau illégal au sein de Poudlard au lord Malefoy. Elle connaissait son neveu, il avait du demander un serment pour protéger l'Alliance et Lucius ignorait donc qu'il avait de futurs membres au sein de Poudlard. Vladmir se contenta de hocher la tête, se concentrant sur la réunion.
-N'avez-vous pas peur d'être dénoncé ? La fin tragique de l'Underground en 1973 ne doit pas être renouvelée. Nos autres filières ont réussi à être protégées, mais des potions ont vu le jour depuis, des potions qui pourraient compromettre la sécurité de toutes nos Cours si la Triade tombait à nouveau entre les mains de sorciers mal intentionnés.
Les traits de Lucius se durcirent.
-L'identité du traître est certaine. Nous réglerons cette histoire en interne lorsque l'heure sera venue.
Vladmir médita longtemps cette réponse. Narcissa était elle vraiment responsable et si oui, qu'allait faire Lucius ? Il serait le premier suspecté si sa femme mourrait. La réunion prit rapidement fin et Katya fut désignée pour seconder Lucius dans son travail et l'aider à remonter la filiale anglaise.
Au grand regret du jeune Kemenov, Lucius partit immédiatement sitôt la réunion terminée. Il aurait bien voulu en savoir un peu plus sur l'implication de Narcissa Malefoy... Il allait interroger sa tante sur cette affaire quand elle l'abandonna à son tour lâchement avec un sourire d'excuse dans la ruelle à l'arrière du palais Kemenov.
-Mais qu'est ce qu'ils ont tous aujourd'hui ? soupira Vlad dans la ruelle mal éclairée et enneigée de Saint-Pétersbourg.
-Vous êtes là plus tôt que prévu Vladmir Vassilievitch.
Vladmir observa l'homme en poste sortir de l'ombre. Enfin, l'homme… Vladmir sourit à l'elfe de maison entièrement vêtu de noir.
-J'ai été aimablement renvoyé de mon école. Tu montes la garde, maintenant, Ubista ?
Les oreilles de l'elfe de maison s'agitèrent alors que les immenses yeux globuleux le fixaient avec fatalisme.
-Que voulez-vous votre altesse, mon talent n'est pas reconnu à sa juste valeur.
-Je t'assure que si, Ubista, et je suis persuadé que si tu es là, c'est qu'il y a une bonne raison.
Car le petit elfe de maison était le meilleur tueur à gage du clan Kemenov, et ses talents étaient non seulement reconnus, mais aussi craints dans les clans de Russie. Ubista, aux sonorités si proches du mot russe pour désigné un assassin…
-Vous avez à la fois tord et raison. Je monte bien la garde, mais le Knyaz Pokhastovine pense que des arrivées intempestives pourraient avoir lieu cette nuit. J'ai pour ordre de régler définitivement le problème.
-Et Sergeï a généralement raison pour les questions de sécurité, soupira Suis-je considéré comme une arrivée intempestive ?
-Et bien, dans l'application stricte de l'ordre du Knyaz, vous n'étiez pas prévu, donc vous êtes intempestif. Toutefois, je doute que la Matriarche et le Knyaz apprécient d'apprendre votre disparition suite à mon application zélée et littérale des ordres. Pourquoi avez-vous êtes renvoyé, Altesse ?
-Je t'ai déjà dis d'arrêter avec les titres, soupira derechef l'Héritier Kemenov. Je suis soupçonné d'avoir agressé des élèves.
-Ils sont encore en vie et en parfaite intégrité physique ? demanda le petit elfe de maison en fronçant ses sourcils.
-Oui.
-Alors vous êtes innocent. Si c'était vous, ils seraient morts ou handicapés à vie. Le mercenaire des Fedovir boite depuis votre duel. D'ailleurs, félicitations pour votre victoire.
Vladmir s'amusa de la conclusion d'Ubista et haussa les épaules aux félicitations. Il avait eu le temps de se remettre de la souffrance de la mort de Natashka et d'un certain côté, remerciait presque Karzkern d'avoir jeter ce sort. En revoyant la jeune fille, il avait pu faire son deuil.
-Arrivée intempestive, hein ? se moqua soudain Vladmir alors que des claquements secs facilement associés à du transplanage raisonnaient dans la ruelle enneigée. Je vais tuer Sergeï. Immobilis, Stupefix.
Il avait été efficace et les deux inconnus furent immédiatement maîtrisés sans que l'elfe de maison n'ait à intervenir.
-Pourquoi des sorts latins votre altesse ? s'étonna Ubista alors que d'un claquement de doigts, les deux inconnus figés se mettaient soudain à léviter.
-Ils sont slaves. Notre magie réagit étrangement avec la magie européenne si on n'a pas l'habitude, répondit Vlad. Et arrête avec tes altesses !
-Vous êtes le tsarévitch ! s'offusqua l'elfe de maison, je ne fais que respecter l'étiquette !
Vladmir grommela quelque chose mais ne répondit pas franchement. Les elfes de maison avaient l'étiquette et les règles usuelles en adoration. Ubista ne changerait pas d'avis…
Il suivit tranquillement le petit être jusqu'à l'entrée arrière de la maison et sourit en sentant les odeurs sucrées qui s'échappaient de la cuisine.
-Allez voir les cuisinières, votre altesse, il ne fait pas bien chaud.
Vladmir acquiesça et abandonna Ubista et ses deux prisonniers pour rentrer dans la pièce chaleureuse et conviviale qui formait une partie du rez-de-chaussée du palais Kemenov. Avec un regard attendri, il observa l'agitation qui régnait dans l'immense salle. Trois femmes se pressaient au milieu de sept elfes de maison, distribuant des ordres. Quatre hommes, des gardes du clan, mangeaient dans un des coins de la pièce et des éclats de rire se faisaient entendre.
Vladmir se détendit enfin. Il était à la maison.-Bienvenue Vladmir Vassilievitch ! s'écria soudain un des elfes de maison en apparaissant devant lui. Donnez-moi vos affaires !
Vlad sourit et retira sa robe d'école et sortit sa malle de sa poche avant de se faire pousser en direction de la table des gardes.
-Allez vous asseoir Jeune Maître ! ordonna l'elfe en donnant de petits coups dans le dos du garçon. Les quatre gardes sourirent et firent une petite place à l'héritier, qui se retrouva avec une tasse brûlante de chocolat chaud et une montagne de petits gâteaux avant d'avoir eu le temps de protester.
-Vladmir Vassilievitch, comment allez-vous ? commença Fredrich en piquant un gâteau sur la pile devant le jeune garçon après avoir vérifié que les elfes de maison ne les regardaient pas.
-Bien, j'ai une semaine de vacances supplémentaire, sourit le russe.
-Vladmir !
Une étreinte d'ourse le souleva du sol alors qu'une femme corpulente couverte de farine soulevait le jeune garçon et l'embrasait sur les deux joues.
-Nouchka, laisse son altesse respirer, grogna une voix grave, et retourne à tes fourneaux.
La femme bougonna mais obéit, serrant une dernière fois le jeune garçon dans ses bras. Le vampire responsable de la sécurité du palais Kemenov sourit et s'appuya contre la cheminée.
-Sergeï, salua Vlad en lui adressant un regard reconnaissant.
-Je ne t'avais pas prévu dans les arrivées intempestives, mais Ubista vient de me prévenir. Quoi que j'aurais été rapidement au courant.
Le vampire jeta un coup d'œil à la dénommée Nouchka qui était partie en appelant les elfes de maison, hurlant à travers les couloirs que le jeune héritier était arrivé et qu'il fallait préparer ses appartements.
-Viens, nous…
-Hors de question que le jeune maître parte sans avoir fini sa collation ! protesta soudain une jeune elfe de maison en se dressant devant Sergeï.
Le vampire rit doucement et s'installa finalement aux côtés de Vladmir. Il avait tendance à oublier la nature protectrice qu'avait l'ensemble des domestiques des Kemenov envers Vlad... Et il ne souhaitait pas se les mettre tous à dos... Un verre rempli de sang lui fut amené et une discussion animée commença entre les six hommes. Vlad leur expliqua rapidement les raisons de son renvoi, provoquant des soupirs exaspérés de tous.
-D'un autre côté, conclut Vladmir en finissant son chocolat chaud, cela m'arrange. J'ai pleins de choses en suspend.
-Comme ?
-Et bien, le professeur Rogue ne peut pas quitter Poudlard sans l'avis du directeur. La clause de domiciliation est vraiment spécifique pour les professeurs. Il m'a demandé dans la semaine si, pendant les vacances, je pouvais passer à Gringott's pour me renseigner sur ses avoirs et la raison pour laquelle il n'a jamais reçu le moindre document officiel. Il n'a aucune confiance dans Dumbledore et il paraît que Flitwick lui aurait parlé de mes contacts avec les gobelins. Je passerais demain à la banque.
-D'autres choses de prévu ?
-Oui, demain soir je dois être à Poudlard. Lévine, tu as reçu les ingrédients que je t'ai demandé ?
-En effet, acquiesça un des gardes, qui était également le maître des potions des Kemenov. J'ai les écailles de Serpent d'Éthiopie et les plumes de Sirène. Du véritaserum ?
Vladmir hocha la tête et se leva.
-Jeune Maître, ne prévoyez rien pour mercredi, annonça soudain Fredrich après que Nouchka soit venu lui parler à l'oreille.
-Pourquoi cela ?
-Et bien, nous avons prévu de faire un repas pour fêter votre victoire contre Karzkern. Vous nous avez évité une nouvelle guerre de clan. Cela devait être fait plus tard,
Vlad soupira mais sachant qu'il n'y couperait pas, leur assura sa présence avant de suivre Sergeï jusqu'à ses appartements, prenant rapidement des nouvelles de l'ensemble du clan. Rien de vraiment important ne s'était passé depuis et c'est donc heureux de rentrer chez lui que Vladmir se coucha ce soir là.
Le lendemain matin le trouva frais et reposé, alors qu'il se tenait dans l'impressionnante entrée de la succursale de Gringott's à Saint-Pétersbourg. Il se dirigea vers le comptoir disponible et adressa un salut poli au gobelin, notant au passage le rang du guichetier et son nom sur les discrets ornements sur son veston.
-Que votre or soit prospère, apprenti Karkor, j'aimerais rencontrer le Seigneur Gorkolk, dit-il.
Le gobelin écarquilla en entendant la parfaitement maîtrise de Vladmir en gobelbabil et nota son jeune âge.
-Qui le demande, jeune sorcier ?
-Vladmir Kemenov.
Le jeune gobelin se contenta d'un hochement de tête et lui demanda d'attendre quelques instants le temps de voir si le directeur de la banque de Saint-Pétersbourg était disponible. Il revint quelques minutes, visiblement surpris, accompagné par le Seigneur Gorkolk en personne. Il était vrai que le directeur de la banque ne se déplaçait que pour les clients importants, et du haut de ces 12 ans, Vladmir ne paraissait pas très imposant ou important.
-Vladmir Vassilievitch, c'est un plaisir de vous revoir, sourit le gobelin en dévoilant ses crocs.
-Merci Maître de Forge, que votre or soit prospère.
-Que la richesse s'installe, répondit le gobelin alors qu'ils s'inclinaient l'un face à l'autre.
Plusieurs sorciers russes observaient les deux protagonistes et finalement, Vladmir sourit en notant le regard un peu perdu du jeune gobelin.
-Conservez votre visage de Vie, Apprenti Karkor, dit-il doucement.
-Le jeune héritier Kemenov est Ami de la Nation Gobeline, prévint le seigneur. Il est initié à nos traditions. Retournez à votre poste.
Immédiatement, le jeune gobelin bafouilla des excuses et s'éloigna alors que Vlad observait avec surprise son ami et mentor. Il lui emboîta le pas, se dirigeant vers les bureaux.
-Ami de la Nation ?
-Oui, depuis deux mois. Le seigneur Folblang et moi même avons jugé que vous méritiez cette reconnaissance. Vous recevrez cet été la reconnaissance de la nation gobeline lors d'une cérémonie. Nous attendions de vous voir en personne pour vous l'annoncer.
-C'est un trop grand honneur.
-Vous le méritez.
Vladmir ne répondit pas, encore surpris. Le dernier humain à avoir reçu le titre d'Ami de la Nation Gobeline était mort plus de deux siècles auparavant. Par cette distinction, il devenait un membre honoraire du peuple gobelin, avec un accès illimité aux terres de ce peuple, cachées dans les profondeurs de la planète. Mais surtout, il devenait un allié officiel des gobelins. S'en prendre à Vladmir revenait à s'en prendre à un gobelin et les lois sorcières ne s'appliquaient plus sur lui dès qu'il rentrait sur leur territoire. Non seulement il s'agissait d'une reconnaissance, mais aussi d'une sorte d'immunité. Vladmir échapperait aux lois magiques dès qu'il poserait un pied dans une banque sorcière.
-Et bien, Vladmir Vassilievitch, qu'est ce qui vous amène ? demanda finalement le gobelin.
Vladmir observa quelques minutes le gobelin de ses yeux émeraudes.
-Vlad.
Le masque neutre du gobelin se fissura doucement et un sourire cette fois étrange s'étira sur ses lèvres fines, alors que ses yeux entièrement noirs pétillaient. Tous comme les russes, l'usage des noms chez les gobelins indiquaient de nombreuses choses sur les interactions entre les personnes.
-Lorcan.
A son tour, Vladmir sourit et hocha doucement la tête. Jamais un gobelin ne donnait l'autorisation à une personne de l'appelait par son prénom, sauf son cercle proche, amis et famille. Vladmir avait apprit auprès du gobelin toutes les traditions de son peuple, il l'avait initié. Mais jamais, encore, ils n'avaient passé le cap de l'élève mentor. C'était dorénavant fait.
-Connais-tu la lignée Prince ? demanda Vladmir, usant du tutoiement comme l'autorisait l'usage du prénom.
-Oui. Je sais également quelle est l'origine de la lignée et c'est pour ça que nous les surveillons, acquiesça Lorcan Gorkolk. Le descendant d'Arthur s'est fait discret depuis sa naissance.
-Non, soupira Vladmir. Severus Rogue n'était pas au courant de son lignage.
Le gobelin se contenta de froncer les sourcils et leva une main.
-Me permets tu de contacter le Seigneur d'Angleterre ? Cette affaire le concerne en premier lieu.
-Vladmir hocha la tête et observa son mentor sortir un cristal de communication. La discussion fut brève et quelques minutes après, Klorgin Folblang, hobgobelin et seigneur de l'Angleterre, entrait en silence dans la pièce, un volumineux grimoire sous le bras. Le jeune humain adorait le mode de transport des gobelins. Ils utilisaient des sortes de porte de transfert basées sur les runes pour se déplacer. Ils n'avaient plus le droit de transplaner depuis les Grandes Guerres Gobelines mais ils avaient trouvé cette manière pour voyager. Les gobelins échappaient ainsi à la surveillance des sorciers qui notaient avec attention le moindre de leurs déplacements par cheminette. Ils échangèrent les salutations d'usage puis Folblang sourit à Vladmir.
-Cela faisait longtemps, jeune Kemenov. Le Maître de Forge a évoqué un problème avec le dernier héritier des Prince ?
-Oui. Severus Rogue aimerait connaître l'état de ses finances, ainsi que ses biens.
-Pourquoi ne nous fait-il pas la demande en personne ?
-Il est étroitement surveillé par Albus Dumbledore. Cet homme lui a caché son ascendance et il ne lui fait plus aucune confiance.
-Je comprends. Albus Dumbledore a perdu la confiance de Gringott's le jour ou il a été découvert qu'il avait caché le testament de vos parents.
-Erpick ClanNoir m'a dis que la seule sortie d'argent à la mort du dernier Prince était lié à un héritage.
-Il vous a dis cela exactement ? s'étonna le hobgobelin.
-Non, il supposait un héritage. Mais il n'avait pas accès aux livres de compte et n'a pas pu vérifier.
-Ce n'était pas un héritage. Severus Prince n'était pas majeur. Durant les deux mois le séparant à la majorité, Albus Dumbledore, son tuteur magique, a prélevé deux fois les sommes maximales autorisées pour un représentant légal dans les voûtes Prince. Les sommes sont allées sur un compte lui appartenant qu'il réserve exclusivement à l'usage de l'Ordre du Phénix.
-Vous voulez dire qu'il s'est servit dans les voûtes des Prince pour financer la guerre contre Voldemort, résuma Vladmir avec un visage sombre.
-Oui. Toutefois, Lord Prince était rapidement majeur, Albus Dumbledore n'avait plus accès aux coffres.
-Bien, je ferais ce compte rendu au professeur Rogue ce soir, soupira Vladmir. Pourrais-je avoir un document listant ses biens ?
-Ce ne sera pas la peine, j'aimerais rencontrer le Lord Prince. Je sais qu'il ne peut quitter Poudlard, mais quelque chose me dit que vous êtes parfaitement apte à me faire entrer dans l'école, sourit le hobgobelin.
-Vous souhaitez le rencontrer ? répéta Vlad.
-Oui, en raison de leurs origines royales, les voûtes des Prince sont gérées par le Seigneur d'Angleterre. J'exerce ce poste depuis bientôt 200 ans et je suis passablement furieux de n'avoir jamais réalisé que Lord Prince a été spolié.
Vlad retint un sourire. Le hobgobelin paraissait inexpressif, mais il avait prit l'habitude de voir au travers autre chose que le visage les sentiments de gobelins. A sa posture tendue, effectivement, le seigneur d'Angleterre était énervé.
-Le professeur Rogue se demandait aussi pourquoi il n'a jamais reçu le moindre relevé de compte.
-Nous les avons toujours envoyé, d'abord à son domicile de l'impasse du Tisseur, puis à Poudlard. Quelqu'un les a donc intercepter... Comme ce n'est pas rare que les voûtes familiales des vieilles lignées soient intouchées pendant plusieurs années au profit d'un compte courant, cela ne nous a malheureusement pas alerté.
-Je peux vous amener à Poudlard sans vous faire remarquer par les défenses du château, finit par dire Vlad après un instant de silence. Mais je dois d'abord contacter un ami. Je serais honoré si vous faisiez grâce de votre présence au palais Kemenov pour 19h30 ce soir.
L'invitation, faites dans les règles de l'art, fut évidement acceptée et le soir même, le seigneur gobelin se trouvait dans le salon d'apparat du clan Kemenov, attendant avec curiosité leur moyen de transport sous le sourire mystérieux du jeune héritier. Sous les yeux surpris du seigneur gobelin, Fumseck apparut soudain devant eux et Vladrit en caressant le phénix.
-Dis moi mon beau, Neville est-il déjà aux QG ? Bien, peux-tu lui demander l'adresse? J'ai un invité de dernière minute.
Le phénix lança un roucoulement doux et disparut à nouveau. Il réapparut quasiment instantanément, un petit morceau de parchemin enroulé autour de sa patte. Vladmir le tendit au hobgobelin qui eut un rictus amusé en comprenant la nécessité du mot. Sur le parchemin, d'une écriture fluide bien qu'encore enfantine, une adresse se détachait clairement.
-Un sort de Fidélitas, extrêmement ingénieux, reconnut le seigneur gobelin en lisant le papier écrit par le gardien du secret. A peine eut-il fini sa lecture que le parchemin s'enflamma et que Fumseck les entraînaient avec lui.
Ils atterrirent au centre de la pièce et Vladmir apaisa d'un geste de main ses amis et le professeur Rogue, qui tenait sa baguette pointée sur le gobelin.
-Excusez-moi, dit Hermione en regardant avec surprise l'être grand et mince qui observait les alentours, mais… qui êtes vous ?
-Je suis le seigneur gobelin d'Angleterre, Klorgin Folblang. Mais je pense, mademoiselle, que votre question était plutôt qu'êtes vous,n'est ce pas ? Je suis un hobgobelin.
Le seigneur gobelin regarda avec attention la jeune fille et écarquilla soudain les yeux. Il s'approcha d'elle vivement et effleura les cheveux de l'enfant tout en sentant son parfum.
-Et que nous faut votre présence ? demanda Severus avec un froncement de sourcil sous le comportement étrange de l'être, alors qu'Hermione, surprise, ne réagissait pas immédiatement, restant bouche bée devant le geste surprenant de la créature avant de s'écarter vivement.
Le professeur Rogue se tenait devant une nouvelle porte de la pièce, la baguette toujours en main. Vladmir soupçonna cette nouvelle pièce d'être le laboratoire de potions promit par Poudlard.
-Je suis le Seigneur d'Angleterre, mais le gestionnaire des voûtes de votre famille, Lord Prince, déclara le gobelin sans quitter Hermione des yeux, une lueur émerveillée dans les pupilles entièrement noires. De nombreuses ingérences ont été constatées et je souhaiterais en parler avec vous. Vladmir Vassilievitch m'a assuré que ce lieu était parfaitement sûr et à l'abri des oreilles fouineuses d'un certain sorcier que je ne nommerais pas.
Severus Rogue jeta un regard méfiant à Vladmir, qui se contenta de lui sourire, le rassurant presque immédiatement. Les deux hommes s'isolèrent finalement dans le laboratoire de potions alors que Vlad se faisait sauter dessus par Hermione.
-Bon sang, Vlad, c'est triste sans toi, soupira la jeune fille. Et ton ami est bizarre, rajouta-t-elle après quelques secondes.
-Je sais. Comment va votre sœur ? demanda Vladmir en observa les jumeaux Weasley.
-Elle se sent coupable, c'est parfaitement visible. Elle a fondu en larmes quand Hermione a parlé de ton renvoi dans la salle commune. Tu t'es fait viré à cause d'elle et je suis sûr qu'elle réalise qu'elle est responsable des problèmes de l'école…
-Ce n'est pas surprenant, soupira Drago, les possédés sont conscients de ce qui se passe, même s'ils ont l'impression que c'est un rêve.
-Vladmir soupira et regarda Luna, assise dans un des fauteuils de la salle. Sa tête disparaissait complètement sous André et ils étaient plongés dans une discussion télépathie.
-Dis André, ça donne quoi avec Dumbledore ?
Luna releva partiellement le choixpeau, dégageant son visage pour observer le russe alors qu'un sourire apparaissait sur la calotte du vénérable artefact.
-Bubus fulmine, comme toujours ! Il sent que tout lui échappe. Je lui ai demandé pourquoi tu étais viré et il m'a donné une mauvaise réponse.
-Mauvais réponse ?
-Tu as été appelé Mage Noir. Il a fait un crise d'apoplexie dans je suis ai dis que oui, tu en étais un ! Mais il n'est pas mort étouffé ou d'une crise cardiaque, malheureusement.
Vladmir hésita à sourire à l'idée du directeur mort étouffé dans son bureau, mais finit par grimacer. Effectivement, il était mage, et il utilisait sans problème la magie dite Noire. Il rentrait dans la catégorie « mage noir »… Ils discutèrent de nombreuses minutes jusqu'à que la porte du laboratoire s'ouvre pour laisser sortir le seigneur gobelin.
-Lord Prince souhaiterait vous voir, M. Kemenov.
-Vladmir hocha la tête et se leva, abandonnant Neville qui faisait une partie d'échecs contre Drago, Hermione travaillant sur des formules compliquées avec Kévin, Luna en grande discussion avec André et les jumeaux Weasley murmurant entre eux, concoctant visiblement une nouvelle blague. Avant d'entrer, il aperçut le seigneur gobelin observer avec attention Hermione, appuyé contre un mur...
En pénétrant dans la petite pièce, le russe sourit. Les lieux étaient austères, la lumière tamisée. Mais le laboratoire de potions était fonctionnel et équipé de nombreux chaudrons et fioles. Cet endroit était parfait et il était sur que le professeur de Potions allait rapidement s'approprier les lieux. En parlant de professeur... Severus Rogue se tenait adossé contre un mur, bien plus pâle qu'à son habitude et Vladmir sortit doucement de sa poche le paquet contenant les derniers ingrédients de potions. Il les posa sur le plan de travail central, bien en évidence, et reporta son attention sur Rogue.
-Quand je vous ai demandé de vous renseigner auprès des gobelins, je ne pensais pas que le seigneur d'Angleterre viendrait en personne, dit d'une voix blanche l'homme.
Vladmir observa le sorcier en jetant un sort d'intimité sur la porte. Vraisemblablement, il était à bout. De trop nombreuses révélations avaient été faites en quelques semaines.
-Je suis un Ami de la Nation Gobeline. C'est récent, mais cela justifie quelques traitements de faveurs. Les gobelins savent aussi qui vous êtes réellement. Pour eux, l'ancienne magie est leur magie usuelle. Vous en êtes le gardien.
-Je… c'est ce que m'a expliqué le gobelin. Il m'a appelé Majesté.
-Vous l'êtes.
-Je ne le souhaite pas.
-Vous l'êtes, répéta doucement Vlad. Pour eux, vous êtes le vrai chef des sorciers. Tout comme l'était votre mère, votre grand-père et ainsi de suite jusqu'à Arthur.
-Il m'a reparlé de la prophétie… D'après les chamans de son peuple, elle se réalisera bientôt.
-Possible. Mais les prophéties sont obscures et il ne faut jamais chercher à les interpréter.
-Vous avez un avis différent d'Albus Dumbledore, ricana le Maître des Potions. Il cherche à tout pris à faire réaliser celle qui vous concerne.
-Celle qui me concerne ? répondit le russe en fronçant les sourcils.
-Vous ne savez pas ? Merlin…C'est…
-Professeur ? s'inquiéta Vladmir en le voyant pâlir un peu plus, comme si de mauvais souvenirs revenaient en mémoire de Rogue.
-C'est de ma faute, souffla l'homme. C'est de ma faute s'ils sont morts…
-Qui ?
Vladmir regarda Severus Rogue se laisser glisser au sol. Trop de questions tournaient dans son esprit. De quelle prophétie parlait-il ? Qui était mort ?
-Professeur… Professeur Rogue ? Severus ?
Vladmir s'agenouilla auprès de l'homme qui ne réagissait plus, perdu dans ses pensées et croisa son regard. Il fut immédiatement happé dans l'esprit du sorcier et traversa un immense château, aspiré jusqu'à une pièce sombre. Il aperçut alors plusieurs scènes qui lui firent mal au cœur.
Un entretien d'embauche… une prophétie partiellement entendue… Le regard rouge de Voldemort quand son mangemort lui rapporta les brides entendues. La douleur quand Severus Rogue réalisa qui étaient les cibles… Le revirement de l'homme…
-Je suis désolé…
-Ce n'est pas de votre faute, dit lentement Vladmir en prenant conscience de ce qu'il venait de voir, de ce que lui avait avoué Severus Rogue. Il ne ressentait aucune douleur, juste une profonde tristesse et une colère sourde. Dumbledore… Dumbledore était responsable de la douleur du maître de potions. Il l'avait poussé dans les bras de Voldemort en lui cachant la vérité.
-Mes parents sont morts, professeur. Mais ce n'est pas vous qui avait levé la baguette.
-C'est moi qui lui révélé la prophétie.
-Et vous avez provoqué indirectement sa chute. Vous n'êtes pas responsable...
Vladmir ne savait pas vraiment comment réagir face à la soudaine culpabilité de son professeur, mais une aide apparut inopinément.
-Laisse Vlad, je m'en occupe !
Et André se posa sur la tête du professeur de potions, apparaissant soudain de nul part.
-Va y, le seigneur d'Angleterre t'attends pour repartir. Je me charge de Severus. Ça fait beaucoup pour un seul homme.
-Prends soin de lui André, murmura Vlad, et tiens moi au courant. S'il le faut, amène le chez moi ou chez Lucius Malefoy.
-T'inquiète petit, il est entre de bonnes mains.
-Tu n'as pas de main.
-Du balai garnement impertinent ! grogna le Choixpeau avant de devenir silencieux.
Vladmir sortit de la pièce et s'approcha de Folblang, qui tourna son regard sur lui.
Vous savez ce qu'elle est, souffla-t-il.
-Oui. Mais elle, non. Pas encore.
-Elle est sacrée. Elle doit savoir.
-Elle se saura suffisamment tôt, murmura Vlad, un pincement au cœur en sachant ce qui attendrait bientôt son amie, pour le moment insouciante et riant avec Kévin, le nez plongé dans ses formules magiques.
(1) oui, je sais, la ville d'existe pas ^^
Cha910 : Mais de rien, merci à toi pour ta review !
Matsuyama : Je pense que ce chapitre a répondu a tes questions, non ? Ce n'est pas très amusant pour Kévin, le pauvre... La réponse pour l'apparition de Sasha te convient ?
Guest : Merci !
Anedoide : Whaa oO merci du fond du coeur pour toutes tes reviews ! Une par chapitre ! J'espère que la suite te plaira =)
Ary : Merci pour ta review super sympa ! Quand j'ai créé Kévin, je ne pensais pas lui donner autant de place, mais au faire et à mesure, il est devenu un personnage quasiment primordial de l'histoire. J'essaie de rendre tous mes perso crédibles et surtout humains, avec des qualités comme des défauts, et je suis ravie de voir que Kévin plait à autant de monde =)
