JE SUIS ACTUELLEMENT EN PLS. J'AVAIS FAIT UNE INTRO COMPLETE ET CA S'EST EFFACE PARCE QUE MON ORDI A PLANTE JE RAAAAAAAH.
Et bien évidemment, j'ai la flemme de refaire alors je vais faire un résumé super court :
Derniers scans. Hype. Pensez à Big Mom qui couche avec Kaido. Écarquillez les yeux d'horreur.
Katakuri = Dent-de-chien. How dare you ?! Katakuri = bae
Voilà.
Et merci aux commentaires de Guest et de "Moi" ! ça fait toujours plaisir et j'espère que la suite va vous plaire ! J'avais plus développé précédemment mais mon vilain ordinateur a tout mangé ! T-T
C'est plus court que d'habitude mais ça me tue d'avoir à tout refaire parce que je suis une feignasse. Pardonnez-moi T-T
Bonne lecture !
Chapitre 25 : Saoule comme une Grive
Le bar dans lequel Erise l'avait conduit était mal famé. Cela n'étonnait pas le moins du monde Marco, mais ne le dérangeait pas non plus. En même temps, ils étaient sur Venaler, pas dans un petit paradis de Grand Line. Pour une fois, la mercenaire ne semblait pas connaître le patron de l'établissement.
Le Phénix soupçonnait que cela avait quelque chose à voir avec Bel' puisque lorsqu'elle les avait vu sortir, elle l'avait regardé d'un air grave et désolé avant de lui lancer : « ne laisse pas Erise boire… elle va être ingérable et en plus, ça peut être dangereux. » Mais ça, il s'en moquait : il avait bien l'intention de faire payer à la jeune femme toutes les crasses qu'elle avait pu lui faire. Et elles étaient nombreuses.
Mais toujours est-il qu'il était maintenant persuadé que la chef du Lotus Bleu avait interdit la vente d'alcool à la mercenaire dans ses établissements.
C'était pour cette raison qu'ils étaient dans le territoire de l'Aconit Violet.
Lorsqu'elle lui avait proposé d'aller dans celui du Narcisse Jaune, il avait poliment décliné l'idée : il voulait, autant que possible, ne pas avoir à faire avec des marchands d'esclaves. Comme le reste de son équipage, il tenait ces gens en horreur, au même titre que les Dragons Célestes. D'ailleurs, la perspective de rencontrer Innocent dans quelque temps ne le réjouissait pas des masses.
À l'inverse de celle de rendre la monnaie de sa pièce à Erise. Le défier dans un duel de boissons était un suicide.
Eh bien oui, si son Fruit du Démon lui permettait de ne pas attraper de maladies, il était aussi à l'origine de sa résistance à l'alcool. Alors que tout le monde lors des fêtes, sur le Moby Dick, finissait rond comme une pelle après trois bouteilles, Marco ne ressentait absolument aucun effet. C'était bien pratique pour pouvoir gérer ses camarades.
C'était bien dans ces moments que Thatch l'appelait « la mère poule ». Cela lui valait d'ailleurs un aller simple instantané pour la flotte. Au moins, cela avait l'avantage de le dégriser sur l'instant.
Ace avait décidé de les accompagner. Cela ne lui avait pas réussi : il ne tenait pas du tout l'alcool. Il était ainsi écroulé sur la table après son cinquième shot de vodka. Au début, ils avaient pensé qu'il faisait une crise de narcolepsie, mais non. Marco se voyait déjà en train de le porter sur son dos pour le chemin du retour. Ça allait être sympathique.
« Ah les jeunes… gloussa Erise. Ce n'est plus ce que c'était ! »
Elle était pompette et cela se remarquait au rouge qui colorait ses joues. Ses yeux cramoisis brillaient davantage que la normale. Elle ne s'était pas déguisée ce soir. Ses cheveux blancs avaient été rassemblés en une queue de cheval lâche et désordonnée. Pour une fois, ses habits étaient plutôt neutres. La mercenaire portait une veste retroussée jusqu'aux coudes avec des inspirations militaires qui s'ouvraient sur un simple bandeau noir pour couvrir sa poitrine. Le tout était complété par short en Jean et des sandalettes à talons (qui n'étaient pas aussi belles que celles de Marco). Elle avait par contre tout un tas de breloques autour du cou et des poignets.
Oui, pour Erise, c'était décent et discret. Malgré les cliquetis désagréables qu'elle provoquait à chaque mouvement.
C'était aussi à se demander combien elle avait de vêtements en stock dans le sac poilu à côté d'elle. Sans doute suffisamment pour rhabiller la moitié de l'île.
Marco se fit la réflexion qu'elle paraissait vraiment jeune, par rapport à son véritable âge. À moins qu'elle n'ait encore menti à ce propos, mais là, ça aurait été maladif de sa part. Vu l'état dans lequel elle se trouvait, il se permit de faire une réflexion. Si elle avait été sobre, il ne l'aurait pas fait : elle lui aurait répondu quelque chose du genre « tu trouves pas ça ironique que ce soit toi qui me demandes ça ? »
Ici, ce ne fut donc pas le cas :
« Et toi ? Comment ça se fait que t'es toujours sobre ?
- J'ai posé la question en premier, remarqua le Phénix en haussant un sourcil. »
L'alcool devait faire faiblir sa tendance à être bornée puisqu'elle soupira, l'air résigné. Le pirate ne pouvait qu'avouer qu'il appréciait beaucoup la situation.
« Bin… quand on était ado, Vince jouait un peu à l'apprenti sorcier… alors j'ai accepté de servir de cobaye quand il avait besoin d'un être humain... c'est sans doute un truc qu'il m'a filé qui m'a rendue comme ça… un mélange, une réaction entre deux, je sais pas… ça avait des goûts super louches parfois… t'imagines même pas… »
Il n'était pas sûr que la réponse le rassure. Il aurait mieux fait de ne pas la demander, pour tout dire. Cette femme avait vraiment eu une drôle de vie et c'était un miracle (ou une malédiction infligée à l'humanité) qu'elle ne soit pas morte.
« Bon… et toi alors ?
- C'est mon Fruit du Démon. Mon organisme décompose plus vite l'alcool. Je n'en ressens pas les effets.
- Oh putain.
– Moui… tu peux le dire… Tu veux abandonner ? ronronna presque Marco tandis que l'effroi se peignait sur les traits de la mercenaire.
- Même pas en rêve !
– Console-toi en te disant que tu as déjà fait mieux qu'Ace… ce qui n'est pas si compliqué, entre nous.
– Jamais ! C'est un défi encore plus intéressant à relever !
- Si tu veux… »
Et sur ce, il attrapa la bouteille, en versa du contenu dans le verre et le but comme s'il s'agissait de l'eau. Excepté le goût fort et pas spécialement engageant, il ne ressentait rien de particulier. Les effets de l'ébriété lui étaient inconnus depuis de très nombreuses années.
« Celui qui perd entre nous deux paye l'addition, imposa-t-il. »
C'était également le meilleur moment pour lui soutirer de l'argent. Il avait bien l'intention de la plumer à la première occasion. Erise eut un grand sourire avant de se servir un shot et l'avaler cul sec. Elle sortit un porte-monnaie de Miss Teigne et le posa sur la table. Il avait l'air plein. Ce n'était pas très étonnant : une personne aussi cupide et avare ne pouvait que posséder un sacré petit magot.
« J'en suis… mais alors on joue à un jeu !
– Lequel ?
- "Jamais je n'ai" ! Tu connais, nan ?
– Bien sûr. Je suis un pirate, tu as oublié ? »
Erise lui répondit par une moue indéchiffrable avant de continuer :
« Alors ? T'as peur ?
- Tu vas apprendre la défaite.
- Des mots, des mots et encore des mots. Prouve-le, mon biquet. »
Et c'est ainsi que le jeu commença. Un jeu qui allait prendre une tournure plutôt sympathique, mais ils n'en étaient pas encore là.
Pour le moment, Marco était en train de réduire à néant les chances d'Erise de gagner. Pour une fois, le côté aventurier de la jeune femme était une faiblesse très handicapante. À tel point que le Phénix finit par lancer, sur un ton railleur à cause de toutes les réflexions qu'elle avait pu faire à propos d'Ace :
« Je n'ai jamais embrassé un de mes frères. »
Erise eut une expression boudeuse puis s'attaqua à son dixième verre. Il fit les gros yeux.
« Quoi ? Me regarde pas comme ça ! J'avais dix ans et c'était quand on jouait à la bouteille. Il m'a toujours dit que ça l'avait traumatisé… Pourquoi y'a toujours de telles petites natures autour de moi, sérieux ? Allez ! À moi ! J'ai jamais fait tomber un seau de peinture sur un Dragon Céleste !
– Pardon ? Mais qui fait ce genre de choses ?
– Bah Malice !
– Elle a fait tomber un seau de peinture ? Sur un Dragon Céleste ? Je ne te crois pas.
– Je te jure, j'étais là ! Même que Vince avait filmé ! Y'avait une famille de ces cons qui était venue ici pour une vente d'esclaves au Narcisse. Malice a fait ça en pleine enchère, j'étais morte. Le mec était en apoplexie qu'un truc pareil puisse lui arriver ! C'était énorme. Par contre quand Innocent nous a chopées, je te dis pas les emmerdes…
– Vous êtes vraiment complètement cinglés sur cette île. Tous autant que vous êtes.
– Mais nan… on était jeunes… Et puis c'est bon, c'est pas comme s'ils pouvaient faire leur loi ici ! Aucun amiral n'est venu nous faire chier… Par contre, on a plus jamais reçu cette famille, aux dernières nouvelles… La seule chose qu'Innocent a pleurée, c'est leur argent.
– Si tu le dis… En fait, plutôt que toi en particulier, c'est tous les Venaleriens qui sont trop cupides pour leur bien.
– Détrompe-toi, je suis unique !
– C'est ça. Enfin, j'attendrai de voir ce que Belelia dit cette histoire avant de te croire. Enfin, c'est à mon tour, prépare-toi. Je n'ai jamais été ivre.
– C'est terriblement bas, ça, tu le sais ?
– Tu es celle qui veut continuer, non ?
Erise prit un nouveau shot. Marco ricana :
« Tu vas finir par rouler sous la table…
- Tu crois ? bredouilla la mercenaire. »
Former les sons commençait à devenir un peu compliqué. Elle se donna de petites claques sur les joues sous le regard goguenard de son compère. L'effet de la vodka se faisait vraiment sentir maintenant. À la réflexion, elle aurait vraiment dû manger quelque chose avant plutôt que de faire ça le ventre vide. Entre ça et son poids de mouche, ça n'arrangeait pas les choses. Mais ce n'était tout de même pas de sa faute si elle n'avait que très rarement de l'appétit.
La partie dura encore quelques tours. Erise avait de plus en plus de mal à se concentrer. Cela se voyait d'ailleurs très facilement dans sa diction qui n'était pas très claire. Marco de son côté était un peu gai, il devait bien l'avouer. La mercenaire se battait bien, mais elle ne durerait plus longtemps. Sa revanche prenait forme. Gagner contre elle ici n'était que le début. Il était à deux doigts de lâcher un rire maléfique.
Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit de cet ordre (ce qui pouvait être considéré comme une perte pour l'humanité), Ace s'effondra de son siège pour rejoindre le sol. La femme aux cheveux blancs, prise d'une hilarité soudaine, se mit à glousser comme une dinde. Elle essaya de le rattraper, mais tomba elle aussi. Elle essaya de se relever, mais tout tournait. Sa tête heurta le plateau de la table.
« Je… vois la vie… d'une autre manière… C'est digue… dinde… dingue… »
Marco sut que cela sonnait l'heure de sa victoire. En plus, il avait pu apprendre plein de choses cocasses sur la mercenaire. Elle avait quand même fait les quatre cents coups.
Il se leva d'un bond. Il dut alors se tenir à la table, le tout tanguait, mais il savait qu'il pourrait rentrer jusqu'au Will-o »-the-wisp. À l'inverse des deux autres imbéciles qui étaient venus avec lui. Ça, ça allait être pénible d'ailleurs.
Marco sentait que c'était le bon moment pour faire des choses qu'il regretterait plus tard. À savoir les laisser se débrouiller tout seul. Mais il ne pouvait pas faire ça à Ace, même si celui-ci aurait dû être plus responsable. Par contre, pour le cas d'Erise, c'était encore à déterminer. Serait-il grand seigneur ou non, telle était la question.
Il se pencha prudemment sous la table pour rencontrer le grand sourire d'Erise. Lorsqu'elle avança une main maladroite pour agripper sa tignasse, il ne put s'empêcher de fixer son décolleté. Il n'était pas bourré pourtant, lui. Ce n'était pas le moment pour mettre son cerveau en off.
« Tes cheveux sont… marrants. »
Une claque mentale plus tard, le Phénix lui répondit :
« C'est ça, c'est ça, t'es plus en état de continuer.
- Je te dis que si.
- Tu me remercieras demain… Ne bouge pas, je reviens… »
Au moment où il voulut attraper le porte-monnaie sur la table, le sac poilu d'Erise se retransforma en carcajou. Celui-ci se mit à gronder, sans doute prête à mordre à la première occasion. La perspective de se retrouver avec un tel animal accroché à sa main par les dents n'était pas très séduisante.
Il se rappela alors que cette horreur incarnée avait un certain niveau d'intelligence. Si elle pouvait obéir aux ordres complexes d'Erise, elle pouvait faire de même avec les siens, comprendre la situation. Enfin, maintenant, il se souviendrait que la mercenaire l'avait dressée pour en faire l'équivalent d'un dragon avec son trésor.
« C'est ta maîtresse qui a dit que le perdant payait. Je ne fais que suivre ce qu'elle a dit. »
Miss Teigne émit un petit grognement, mais céda, le regardant toujours d'un œil mauvais. Il attrapa l'argent et se dirigea vers le barman qui avait consciencieusement ignoré les trois compères, se contentant juste de leur servir de l'alcool. C'était bien un Venalerien habitué à accueillir des membres de la pègre locale.
« Combien je vous dois ? »
Le prix qu'il reçut était plutôt raisonnable, dans la moyenne des tripots des bas-fonds.
« Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?
I travel the world
And the seven seas,
Everybody's looking for something.»
Marco se retourna en entendant chanter. Cela ne pouvait bien sûr être qu'Erise, complètement bourrée, perchée sur la table qu'ils avaient occupée pendant quelques heures. Elle était chancelante et ridicule. Si le pirate avait eu un appareil photo sur lui, il aurait pris des clichés. Après tout, lui aussi pouvait monter un dossier sur elle.
Mais ce n'était pas le cas, à son plus grand regret.
Toutefois, à la réflexion, il ne l'aurait sans doute pas fait. À cause de l'ambiance qui s'était installée en trois secondes. Là où l'on entendait les rires et les bavardages, se trouvait
« Vous feriez mieux de partir, marmonna le barman.
– Pardon ?
- J'ai dit que vous feriez mieux de partir. On veut pas d'ennuis ici. »
Comprenant que quelque chose n'allait pas, il fronça les sourcils.
« Quel est le problème ? »
Son ton était aimable, mais ferme. La réponse était attendue. Il se sentait d'humeur à emmerder les autres. Venaler (enfin majoritairement Erise) lui avait tapé sur le système depuis un bon moment, maintenant, c'était son tour.
Le barman souffla par le nez, un peu mal à l'aise.
« Vous savez même pas avec qui vous buvez ? Vous êtes pas d'ici vous…
- En l'occurrence non.
– Ce qu'elle chante là… (Il fit un petit coup de tête dans la direction de la mercenaire.) C'est l'hymne de la pègre venalerienne. Y'a que ses membres qui la chantent. Et comme c'est pas de bon augure, ça se fait pas trop…
- La mafia de Venaler, c'est quelque chose hein ? »
Il n'avait été en contact qu'avec une certaine partie de celle-ci et elle n'était pas plus terrible que les nombreux pirates qu'il avait pu rencontrer. Cependant, il se doutait que ce n'était que la partie visible de l'iceberg. La réaction de son interlocuteur en était la preuve. Et Erise en avait fait partie. Tout d'un coup, il se demandait ce qu'elle avait pu faire, quels actes elle avait pu commettre au nom du Chrysanthème Vert… Sans doute pas des choses très sympathiques. Enfin, il était un pirate : il ne se sentait pas à même de juger.
« On peut dire ça comme ça. »
Erise n'avait pas l'air de se rendre compte de l'effet que sa chanson produisait. En même temps, avec tout l'alcool qu'elle avait ingurgité, c'était normal que sa perception de la réalité soit brouillée. Enfin, encore plus que d'habitude.
C'est aussi pour cette raison qu'il décida de passer à l'acte. La mercenaire allait faire un scandale. Et il apprécierait grandement de le voir. Il vida le porte-monnaie sur la table. Il contenait bien trop d'argent par rapport à ce qui lui était demandé.
« Tenez… Prenez le tout. C'est pour vous dédommager d'avoir fait redescendre l'ambiance de votre établissement. »
Le barman lui lança un regarda soupçonneux. Marco sourit.
« N'oubliez pas : je ne suis pas de Venaler. Je respecte mes propres règles. »
Sur ces paroles, il fit demi-tour et repartit près de la table où Erise faisait son concert. Une partie des clients préférait détourner les yeux. L'autre assassinait du regard la mercenaire. Personne ne tentait de l'arrêter. Mieux valait ne pas s'attaquer à un membre de la pègre, n'est-ce pas ? Marco les ignora et se concentra sur celle aux cheveux blancs. Ace était toujours par terre.
« Maaaaaarco ! lança Erise en se jetant de la table pour lui arriver dans les bras. »
Il fit un pas sur le côté. Elle s'écrasa sur le sol dans un cri de douleur, la tête la première. Avec un peu de chance, elle s'était fait mal.
« T'es méchant.
- Ce n'est pas toi qui m'as dit que tu les préférais ? Que c'était plus cool d'en être un que de jouer le rôle du héros ?
– Touché.
- J'imagine que tu ne peux pas marcher droit ?
- Mais siiii…
– Dit-elle en s'accrochant à moi comme un paresseux à sa branche. Je ne vais pas pouvoir vous porter, Ace et toi. Et je pense qu'il faut qu'on déguerpisse plutôt vite.
- J'vais m'en occuper, babilla la mercenaire. Miss Teigne, viens ici ! »
Le sac poilu sauta de son siège pour aller jusqu'à sa maîtresse. Marco pouvait voir dans ses yeux son envie de le mordre. Cette créature avait vraiment une dent contre lui et il ne comprenait pas pourquoi. Tout du moins pas à ce point. Après tout, il ne devait pas être la seule personne à avoir essayé d'abandonner la mercenaire en pleine tempête de neige ! Ah ? Si ? Eh bien Miss Teigne était plus susceptible qu'elle alors.
« Miss Teiiiigne… Graaaandis… »
À ses mots, le sac sembla s'étirer sous le regard surpris du Phénix. En effet, si la majorité du temps, l'animal avait la taille d'un chien plutôt court sur patte, il était presque aussi haut qu'un mini-poney. Ce truc était terrifiant. Surtout ses dents. Marco n'osait imaginer ce qui pouvait se passer lorsqu'il attaquait.
« Voiiiiiilà ! Maintenant tu peux mettre Ace sur son dos !
- Tu es en train de me dire qu'elle pouvait prendre cette apparence depuis tout ce temps ? Mais pourquoi tu lui as pas demandé avant ?
- Bin déjà parce que c'est encombrant et puis en plus, elle peut pas rester comme ça pendant longtemps… »
C'était déjà ça de gagné. Non parce que même si Marco n'avait pas grand-chose à craindre d'un pareil adversaire, il n'avait pas envie de subir des tentatives plus musclées de rongeage de mollet. Il regarda alors Erise qui affichait un sourire assez sincère pour une fois, toute contente de sa démonstration.
« On va plutôt faire l'inverse : toi sur Miss Teigne, Ace sur mon dos.
– Haaaaan… Alors c'est bon ? Tu avoues enfin ? Ace et toi, vous…
– Non.
– Bon bah alors nan, je refuse… Je suis comme une moule à son rocher ! Je ne lâche plus ta prime !
– Oui, mais là, c'est moi que tu tiens.
- T'es mon sésame, rétorqua-t-elle en resserrant sa prise, véritable boulet humain.
- Tu es encore plus collante bourrée, hein ?
- Tu trouves ?
- Un peu quand même… Bon, attends deux minutes… »
Il la décrocha de lui et partit ramasser le commandant de la seconde flotte. Il avait un air bienheureux plaqué sur le visage. Il ne tenait peut-être pas bien l'alcool comparé à eux, mais il semblait satisfait de sa soirée. Au final, Erise serait la seule à faire la gueule demain matin, lorsqu'elle trouverait son porte-monnaie vide.
Il était en train d'installer Ace sur Miss Teigne, qui ne bougeait pas, obéissante, lorsqu'il entendit un « BAM » sonore. Il se retourna pour voir Erise étaler sur le sol. Peut-être était-elle morte ? Sans doute pas : il n'était pas suffisamment chanceux.
« Franchement, je serais tellement tentée de t'abonner là, Erise, maugréa-t-il. En fait c'est peut-être ce que je vais faire. »
Mais il ne pouvait décemment pas faire ça : il lui fallait le compas de Cassiopée. Parce que sinon, il l'aurait fait : après tout, si elle était enlevée ou quoi que ce soit, ce serait plutôt les agresseurs qui se retrouveraient en mauvaise position. Cette femme était une plaie vivante.
Il l'attrapa par le bras pour la faire glisser sur son dos. Par chance, elle ne faisait pas d'histoire, complètement dans les vapes. Enfin, elle avait reçu une leçon ce soir : ne pas le défier sur son terrain, cela pouvait mener à des conséquences tragiques. Comme la perte de son argent. Erise pouvait être un pigeon comme les autres après tout.
Quelques personnes les observaient du coin de l'œil, sans doute espérant les voir disparaître au plus vite. Aucun d'entre eux n'avait envie d'avoir à faire avec un groupe lié à la pègre. Même si deux d'entre eux étaient ronds comme une queue de pelle. Ou alors ils ne voulaient pas s'approcher d'un carcajou taille mini-poney, au choix.
Le chemin du retour fut plutôt silencieux. Par chance, Marco avait noté mentalement à l'aller par quelle route il fallait passer. En effet, il avait déjà prévu d'être le seul à être en état à la fin de la soirée. Miss Teigne suivait tranquillement à côté de lui. Elle ne faisait que grogner de temps en temps, comme pour lui rappeler qu'elle avait très envie de le mordre. Habituel.
Lorsqu'il passa devant le bar où se trouvait Ginmo, dix minutes plus tard, celui-ci haussa les sourcils. Il se concentra d'abord sur Ace qui ronflait sur Miss Teigne qui avait triplé de volume. Puis, il porta son attention sur la mercenaire qui semblait prête à baver d'une manière fort distinguée sur l'épaule du pirate.
« Je vois qu'Erise a eu le droit à une bonne leçon…
– Attends demain, lorsqu'elle se rendra compte que c'est elle qui a payé le bar, ricana le Phénix, très content de lui.
- Tu veux lui faire faire une crise cardiaque ?
- ça se peut.
- Eh bien… si Erise commence à déteindre sur le commandant de la Première Flotte de Barbe Blanche, nous ne sommes pas sortis de l'auberge… »
Mais Marco s'en moquait : c'était l'heure de la contre-attaque. D'ailleurs, elle allait débuter par un bon seau d'eau demain matin pour l'aider avec sa future gueule de bois. Oui, c'était un excellent programme.
Et cette fois-ci il le laissa vraiment s'échapper… son rire maléfique.
Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu !
Le prochain s'appelle 'avoir du plomb dans l'aile". Et on va délaisser Erise pour se concentrer sur le duo Marco/Ace ! Préparez vous à du sassy/grumpy Marco et du cool Ace ! XD
PS : j'aime beaucoup la chanson Sweet Dreams parce que je trouve qu'elle représente très bien l'île de Venaler... A savoir : "Nous, on joue selon les règles, ce n'est pas de notre faute si vous êtes des pigeons, bande de blaireaux !" !
