Pairing – Drago Malefoy / Hermione Granger. _ Et oui, enfin... :P _ et y'a toujours quelques couples qui tentent de passer faire coucou d'temps en temps.
Genre – Romance/Famille.
Rating – M.
Disclaimer – Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le retard… (C'est un peu à cause de ma bêta mais elle a le droit elle ! :P & un peu à cause de moi qui ai trainé, donc désolée !) & ensuite… Merci beaucoup pour tous ces reviews ! :D Plein de nouveaux lecteurs en plus ! Et pis, summum quand même… Niveau review, nous sommes tout juste à égalité avec Belahan Jiwa xD (Un jour, j'arriverai à comprendre pourquoi j'ai un tel souci avec ma propre fic ; mais en attendant, je peux juste vous dire que ça fait incroyablement plaisir qu'une autre de mes histoires la batte en matière de reviews. :P) Donc merci merci & merci encore ! Et puisque je vous ai fait attendre… mieux vaut qu'on se retrouve en bas ! Bonne lecture !
(Mais aussi, merci à Florigeon -qui n'est qu'au chapitre 2, mais salut ! pour quand tu arriveras là xD ; Aude ; Sandra ; Adelaide ; Guest number 1 & tous les autres guest ; Aisha -ma fesse gauche est jalouse… :P ; A (XD) ; Virginie -point de vue de Ron avant la fin, t'inquiètes ! :D ; Lana ; Kendy & Caro ! N'hésitez pas à me laisser un message ailleurs -blog, mail, tweet- afin que je puisse vous répondre un peu mieux… ^.^)
(Oh & six d'entre vous n'ont pas encore reçu de réponses à leurs reviews = tout va bien, je m'en occupe tout de suite ; mais j'avais promis juré de poster mardi soir donc… xD)
Un Air de Famille
Chapitre 28
Drago marchait dans la lande, tel un fantôme vêtu de blanc et de noir, harassé de fatigue. Il avait passé la nuit auprès d'Hermione sans pouvoir fermer l'œil, constamment chassé par les Guérisseuses ou Sage-Mages jusqu'à ce que Purce lui donne le droit de rester. Mais il était déjà trop tard. Il avait commencé à cogiter, listant tout ce qui faisait que cette nouvelle de grossesse était très mal tombée. Puis, aux alentours de quatre heures du matin, il avait fini par se surprendre à sourire en imaginant ce que cela lui ferait d'avoir un autre enfant –un qu'il ne quitterait pas des yeux à la maternité parce qu'il refusait de rentrer avec le mauvais bébé, même si cela lui avait réservé de bonnes surprises jusque là.
Les mains enfoncées dans ses poches, il sourit à nouveau en songeant à tout ce qui l'attendait. Une fois le procès fini, il pourrait attaquer une nouvelle vie avec Hermione, Kylian, Anaïa et ce petit bébé. Il croisait les doigts pour que ce soit un garçon et avait expliqué à Hermione qu'apprendre qu'il avait eu une fille avait été plus traumatisant que d'apprendre que son fils n'était pas le sien biologique : les Malefoy avaient toujours des garçons après tout…
Il s'arrêta brusquement de marcher en constatant que la porte de sa maison était grande ouverte, comme par un courant d'air. Mais Dondre veillait toujours à tout. Il se mit à avancer plus vite pour rejoindre le perron, jusqu'à courir presque, ses sourcils formant une ligne au-dessus de son front. Il sauta sur le seuil et entra avant de se figer au beau milieu du hall.
Vide.
Tout avait disparu ou presque : les tableaux, les meubles, les bibelots… Tout ce qui l'avait entouré pendant douze longues années n'était plus là. Il savait que Misty –son autre Elfe de Maison– faisait parfois un grand ménage et enlevait tous les meubles avant de tous les replacer correctement, neufs comme au premier jour, mais il ne la voyait s'agiter nul part. Il fit quelques pas de plus, observant les pièces devant lesquelles il passait : vide, vide et toujours vide. Il ne restait qu'une dizaine de meubles, quelques objets personnels... Il ne mit guère de temps à comprendre, mais eut confirmation en arrivant à la cuisine. Sur le plan de travail d'origine, déjà présent dans la maison quand Pansy et lui y avaient emménagé, un rouleau de parchemin l'attendait.
Les doigts tremblants, il le déroula, déjà conscient de ce qu'il y lirait. L'écriture était celle de son père, comme il s'y était attendu et Drago se laissa tomber sur le sol, dos au plan de travail. Lentement, il inspira à fond, cherchant le courage de lire ces mots qu'il savait violents et plein de rage. Pourtant, il y parvint, le corps tendu.
« Drago,
Nous avons ta mère et moi eu le déplaisir d'apprendre la nouvelle dans la Gazette de ce matin. Le déshonneur que tu apportes à ton nom, ta famille, est tel que tu ne peux plus en faire partie. Une Sang-de-Bourbe, celle qui a aidé celui qui a vaincu notre Maitre, ne devrait pas porter un Malefoy et ce dernier ne sera jamais considéré comme tel. Nous ne nous porterons pas garant de ta stupidité et nous avons pour cela décidé d'effacer ton existence de nos vies.
Nous avons, avec l'aide des elfes de maison qui ne sont désormais plus les tiens, récupéré tous nos biens. Ta clé du Coffre de Gringotts également afin que tu ne puisses plus y entrer. Nous n'avons hélas pas pu atteindre quelques pièces de l'étage, bloquées par l'elfe de ta défunte épouse...
Te voilà sans rien. Deux enfants qui ne sont qu'à moitié les tiens l'un comme l'autre, une femme impure et un bâtard à naitre. J'espère que cela en valait la peine.
Ne cherche ni à nous voir, ni à nous contacter d'aucune manière.
Lucius Malefoy. »
Clair, net, concis. Tout Lucius Malefoy. Drago froissa le parchemin dans sa paume avant de le déchirer en mille petits morceaux irrécupérables. Tous ses beaux rêves s'effondraient : sans gallions, que pouvait-il bien faire de toutes ses envies ? Il avait simplement oublié ses parents, tout comme il n'avait pas pensé aux journaux qui publieraient la nouvelle dès les premières heures de l'aube. Il avait tout oublié. Que son fils pouvait lui être enlevé. Que ses parents pouvaient tout lui voler. Que sa vie pouvait voler en éclat par la faute d'une Une maudite d'une Gazette pourrie jusqu'à l'os.
Il bascula la tête en arrière, son sang empoisonné courant dans ses veines alors qu'il prenait conscience pour la première fois depuis longtemps de ce que signifiait être un Malefoy : Pas de libertés. Il l'avait oublié, cela aussi. Il avait cru en sa liberté, avait baissé la garde et en payait lourdement les conséquences. Il serra les poings, le cœur au bord des lèvres.
Puis, de petits bruits de pas l'obligèrent à relever les yeux pour apercevoir Dondre. Evidemment. Le fidèle et irremplaçable Dondre qui avait toujours été là, avec Pansy et lui, avec Pansy toute seule, avec Kylian aussi. Il tenait dans sa main un pull abimé et Drago lui sourit simplement avant de lui désigner le vêtement.
« Tu es libre, Dondre. Va-t'en. »
Mais l'elfe n'en fit rien. Il alla jusqu'aux meubles de la cuisine encore là et en sortit une bouteille de Whisky-Pur-Feu qu'il tendit à Drago avec un embarras attendrissant. Puis, d'une petite voix trop aigüe pour être humaine, murmura :
« J'ai sauvé les affaires de Monsieur Kylian. »
Drago porta le goulot de la bouteille à ses lèvres et avala quelques gorgées tièdes et amères. Evidemment, c'était Dondre qui avait bloqué quelques pièces de l'étage. La chambre de Ky, peut-être même la sienne. Il leur restait donc quelques choses à eux, grâce à la magie des Elfes de Maison, bien différente de celle des Sorciers, mais pas nécessairement plus faible. Dondre se balança d'un pied à un autre avant de chuchoter, plus bas encore :
« J'ai sauvé la bibliothèque et le grenier de Madame Pansy aussi. Et votre bureau. Je… Je peux rester, maitre ? »
Hermione déjeunait le repas préparé par Sainte-Mangouste, bien plus savoureux que dans les hôpitaux moldus, dévorant chaque bouchée avec un petit sourire de plaisir. Harry, assis sur une chaise à quelques mètres de là, lui lisait le journal en grimaçant ou rigolant à chaque phrase. Rita Skeeter s'était évidemment emparée de l'affaire et avait écrit un article long comme le bras sur Drago et Hermione, inventant de nombreux détails sordides sur la façon dont « l'amie de Potter » était tombée dans les bras de « l'ennemi de Potter ».
Hermione se mit à rire nerveusement à l'évocation d'une phrase explicative : « Cette relation est sûrement la base d'une crise de la quarantaine précoce ». Elle n'avait pas l'impression d'être en crise de quoi que ce soit. Elle aimait Drago, voilà tout, aussi étonnant que cela lui paraisse encore. Elle s'était demandée pourquoi lorsqu'il l'avait quittée au matin en soupirant qu'il avait besoin d'une douche et de changer de vêtements. Il avait promis de revenir le plus tôt possible, et elle s'était mise à lister tout ce qui la poussait à l'aimer sur un morceau de parchemin.
- La façon dont il se comporte avec Kylian et Anaïa.
- Sa manie de toujours masser sa nuque quand il ressent une émotion, comme si ses sentiments se situaient à la base de son cou.
- Ses yeux, ses yeux, ses yeux… Pas humains du tout.
- Ce qu'il me fait ressentir quand il m'embrasse et plus, qui n'a rien d'humainement normal non plus.
- Son assurance à la fois agaçante et grisante.
- Qu'il n'ait pas laissé tomber l'idée d'être avec moi, même lorsque que j'étais avec Jack et que je refusais constamment.
- Il est capable de rester éveillé après l'amour, ce qui est rarissime chez les hommes.
- Son côté lunatique aussi déroutant que charmant…
Elle avait été interrompue par l'arrivée impromptue d'Harry et avait froissé la liste pour la cacher sous son oreiller en s'étonnant qu'elle puisse écrire tant de choses. Puis son meilleur ami, après quelques questions sur comment elle se sentait, avait sorti la Gazette de sa robe de sorcier émeraude et lui en avait dévoilé le titre. Elle n'avait même pas paniqué, puisque c'était si prévisible, mais s'était un peu inquiétée au sujet d'Anaïa et Kylian. Les deux enfants apprendraient la vérité dans le journal et non de la bouche de leurs parents, ce qui n'était pas franchement recommandable –tous les psychomages du monde auraient pu le dire.
Harry lui lisait donc la Gazette, s'interrompant parfois pour lui adresser un coup d'œil interrogateur : il avait apparemment peur de la voir s'écrouler en pleurant à cause de ce que les journaux racontaient, mais en toute franchise, elle n'en avait rien à faire. Drago Malefoy lui avait dit qu'il l'aimait. Voilà ce qui comptait réellement. Rita Skeeter pouvait bien lui trouver toutes les excuses hormonales, toutes les raisons de crises possibles et inimaginables, elle aimait Drago et il l'aimait. Elle sourit un peu bêtement et Harry lâcha le torchon sur ses genoux pour lui demander :
« Malefoy est resté cette nuit ? (Elle hocha la tête.) Et qu'est-ce qu'il s'est passé entre vous pour que tu ais l'air si…
- Heureuse ?
- J'allai dire « niaise », mais « heureuse » fonctionne aussi ! la charria-t-il avant qu'elle ne lui envoie sa cuillère en plastique au visage, ce qui provoqua un éclat de rire. Non, mais sérieusement, qu'est-ce qu'il t'a fait ?! Enfin, non, ne répond pas à cette question en fait…
- Rien de ce genre, monsieur l'obsédé ! »
Harry fit mine d'être offensé et elle lui sourit, plus éblouissante que jamais. Il savait que la grossesse rendait les femmes plus belles. Ginny avait eu à subir avec plaisir ses assauts durant les mois où elle portait Logan, puis Quincy. Pas Cameron, parce qu'ils avaient alors deux enfants en bas-âge à occuper et que trouver un moment à eux était mission impossible. Mais pour Hermione, c'était autre chose : elle n'était enceinte que d'un mois et sans son stress, elle n'aurait même pas su qu'elle était enceinte avant quelques semaines encore. Les effets positifs ne se voyaient jamais aussi vite.
Finalement, il comprit en surprenant son air rêveur. Elle était amoureuse. Il accusa difficilement le coup, un peu surpris qu'elle se soit mise à ressentir de réels sentiments pour Drago sans lui en parler d'abord. Il se trouva idiot d'oser penser de cette façon, comme si Hermione et lui devaient absolument tout se dire.
« Tu l'aimes, pas vrai ? »
Elle n'eut pas le temps de répondre que la porte s'ouvrit sur un Drago Malefoy fraichement habillé et rasé de près, plus séduisant encore. Son pull gris soulignait les formes de son corps tout en accentuant la couleur de ses yeux, d'un gris orage cette fois. Il adressa un bref bonjour à Harry avant de s'approcher d'Hermione pour l'embrasser. Il sentit le goût du gâteau au chocolat sur ses lèvres et jeta un coup d'œil au plateau-repas, lui en piquant une bouchée sans se soucier de sa protestation. Elle lui demanda s'il allait bien alors qu'il s'écroulait sur un fauteuil, l'air maussade. Il hésita une seconde avant de se tourner vers Harry :
« Tu peux nous laisser. »
Harry haussa un sourcil, l'air de dire « Tu me prends pour ton Elfe de Maison ? » et Drago s'évertua à poursuivre :
« S'il te plait, Potter. »
Celui-ci jeta un coup d'œil à Hermione qui le rassura d'un sourire, et finalement il obéit, malgré son envie de rester là juste pour protéger sa meilleure amie. Drago semblait de mauvaise humeur et elle était censée se reposer et ne s'angoisser pour rien : s'il lui communiquait son état d'esprit, elle risquerait bien plus que lui. Il referma pourtant soigneusement la porte derrière lui, les laissant seuls.
Hermione interrogea Drago d'un sourire et celui-ci passa sa main sur sa nuque. Ce geste entortilla l'estomac de la lionne, bien qu'elle s'inquiète de ce qu'il avait à dire. Son amant –elle essaya de rectifier, mais ne trouva aucun mot valable – lui saisit la main, liant ses doigts aux siens comme pour que personne jamais ne les sépare, et il bredouilla :
« Je… Je n'ai plus rien. Mes parents m'ont tout pris.
- Comment ça ? s'étonna-t-elle en repoussant le plateau pour être plus à l'aise.
- Ils m'ont coupé les vivres. »
Hermione se figea et il craint un instant qu'elle lui hurle de sortir et de disparaître tant qu'il n'aurait pas trouvé un moyen de subvenir à leurs besoins, à elle et au bébé. Mais elle explosa de rire, un rire hystérique qui alla jusqu'à faire naitre des larmes dans ses yeux. Elle se tint les côtes, alors qu'il écarquillait les yeux. Il n'y avait rien de drôle : il était pauvre, lui, Drago Malefoy, tout ça parce que ses horribles parents avaient décidé de le mettre à la rue –métaphoriquement parlant, heureusement. Finalement, en voyant qu'il ne riait pas avec elle, Hermione se figea et ouvrit la bouche, comme un poisson sorti de l'eau.
« Drago… Tu as trente-sept ans !
- Et alors ? rétorqua-t-il avec un rictus boudeur.
- Et alors, tu ne devrais pas avoir besoin de tes parents pour vivre d'un point de vue financier, voyons ! C'est ridicule !
- Je ne travaille pas, Hermione, tu te souviens ? »
Elle passa sa main contre ses lèvres, dissimulant son petit sourire vaguement moqueur. Il bougonna, sourcils froncés, et Hermione leva les yeux au ciel. Il n'aurait pas dû se reposer sur son nom et son héritage et elle le savait. Surtout qu'elle n'avait pas du tout l'intention de laisser le père de son enfant –de ses enfants – traîner dans la maison –elle ne savait pas encore laquelle – sans jamais travailler. Elle ne souhaitait pas tenir leur famille sur son seul salaire et en aurait été sûrement incapable : trois enfants, c'était quelque chose… Elle n'aimait pas se serrer la ceinture, sans compter qu'Anaïa avait toujours eu tout ce qu'elle voulait et qu'elle n'escomptait pas que ça change. Alors, très sérieusement, en priant pour qu'il ne se mette pas en colère, elle lui murmura :
« Tu sais, Drago, tu vas devoir trouver un travail.
- Un quoi ?! lâcha-t-il, blême, comme s'il n'avait jamais entendu ce mot auparavant.
- Un travail. Tu sais, ce truc qui permet d'avoir de l'argent et d'échanger cet argent contre de la nourriture, des vêtements…
- Oui, oui, je sais ce que c'est ! »
Il paraissait agacé qu'elle se moque de lui dans une telle situation. Ne voyait-elle pas qu'il était foutu ? Il allait mourir de faim, ou quelque chose dans ce genre et vivrait à la rue. Sans compter que si les avocats de Weasley apprenaient la vérité, ils profiteraient de sa faiblesse financière pour l'enfoncer plus encore. Il soupira, l'air abattu :
« Tu as raison…
- C'est souvent le cas, tu vas devoir t'y faire, le taquina-t-elle en s'allongeant sur le côté, un peu fatiguée. Alors, en quoi es-tu doué ?
- Je… Je sais draguer !
- Quelque chose qui puisse te rapporter de l'argent, précisa-t-elle en roulant des yeux dans ses orbites.
- En tant que gigolo, je rapporterai plein de gallions ! »
Elle lui tira la langue et il se pencha pour l'embrasser, saisissant cette langue entre ses lèvres avant de la taquiner de la sienne. Elle comprit que cette discussion serait pour plus tard, qu'elle devait lui laisser le temps de mûrir un peu à ce sujet. Et en attendant qu'il trouve sa voie, ils pourraient très bien vivre sur son salaire. Lentement, alors qu'il s'allongeait auprès d'elle pour l'embrasser plus férocement, elle s'escrima à trouver un plan et une idée naquit dans son esprit. Elle se détacha de lui une seconde pour demander :
« Tu as toujours ta maison ? »
Il grommela une réponse positive et se rua à nouveau sur ses lèvres, apparemment affamé d'elle, de son corps, de ses caresses et elle se laissa plonger dans leur étreinte. Le plan était là, bien installé dans un coin de sa tête et elle pouvait être emportée dans se sentir coupable.
Ils finiraient nécessairement par vivre ensemble, dans la même maison, et celle de Drago était bien plus vaste, largement suffisante pour les accueillir Anaïa et elle, ainsi que le petit être qui poussait en elle. Elle n'avait jamais particulièrement aimé la résidence qu'elle avait achetée avec Ron, ayant racheté sa part après le divorce juste parce qu'elle n'aurait pas pu s'offrir plus qu'un appartement toute seule. Elle pourrait simplement la revendre, conserver ses meubles préférés pour les mettre dans le magnifique manoir de Drago et faire toutes les transformations dont elle avait rêvé lorsqu'elle s'en était approchée pour la première fois. Drago avait vécu dans cette lande incroyable sans prendre en compte tout le potentiel de son lieu de vie. Elle pourrait le faire, elle.
Leur étreinte fut brusquement interrompue par l'arrivée d'Harry, suivi d'une Sage-Mage au visage crispé d'inquiétude. Drago se détacha d'elle et s'esclaffa en adressant un clin d'œil à Hermione alors qu'Harry levait les yeux au ciel comme pour dire : « Vous agissez comme des animaux, vous savez ? ». Drago se détacha soigneusement de sa lionne avec un petit sourire et lui murmura :
« Tu vas devoir apprendre à contrôler ton cœur, ma belle… »
Sept Décembre 2016.
Cher Journal,
Tu ne vas pas y croire ! Moi, j'ai du mal. Je sais qu'on ne doit pas accepter tout ce que raconte la Gazette, mais cette fois, c'est un fait avéré ! J'ai envie d'hurler et de sauter partout tellement c'est…
Bon, oui, je commence par le commencement. Ce matin, dans la Grande Salle, quand les chouettes sont arrivées pour distribuer le courrier, pleins d'élèves ont reçus la Gazette du jour et un vacarme assourdissant a rempli toute la pièce. J'ai cru que j'allais devenir sourde. Gideon, le seul dont je sois proche qui est abonné, nous a regardé bizarrement avec Ky avant de nous tendre le journal avec un petit sourire en coin. Kylian a compris avant moi. Ce n'est pas qu'il lise plus vite, juste que son cerveau met moins de temps à accepter les révélations bouleversantes. Il est devenu tout blanc alors que Cameron s'impatientait en face de nous et répétait inlassablement « Alors, alors, alors ? Qu'est-ce qu'il se passe ? »… Et mon cerveau à moi s'est enfin remis à fonctionner pour analyser ce que je voyais. La photographie de ma mère dans le couloir, près de la salle d'audience, d'abord. Puis le gros titre : Hermione Granger, Annonce surprise de sa grossesse. S'en suivait un long paragraphe sur la façon dont la dite-annonce avait été faite et même si j'étais furieuse que cette histoire soit en première page (Parce que j'aurais voulu le savoir avant tout le monde ! C'est quand même ma mère !) j'ai été super contente parce que… Drago est le père ! (J'avoue que j'ai eu peur pendant trois secondes que ma mère ait revu Supernaze.)
Cameron n'a pas eu besoin qu'on lui explique parce que le brouhaha a fini par faiblir après que McGo ait ordonné le silence et qu'on comprenait un peu plus ce que racontaient les gens. Higgs a crié un truc du genre « Oh, un petit bâtard de plus dans ce monde. » et Travis (qui le suit toujours comme un chien) a froidement lancé « Les Malefoy ne sont franchement plus ce qu'ils étaient… Ils copulent avec des Sang-de-Bourbe maintenant ? »
Je n'ai pas eu le temps de dire ou faire quoi que ce soit que plusieurs élèves de ma maison se sont levés, mes amis, nos amis, et j'ai été un peu surprise d'en avoir autant. Cameron, Anthony et Luce évidemment, mais aussi Lorelaï-anti-Santana, Badock-qui-matte-sous-les-jupes et Lucien, le meilleur ami de Gideon qui était debout lui aussi, prêt à cogner, en plus d'autres dont je ne connais que les noms. Je crois que je me suis réellement rendue compte des rivalités qui séparent notre maison en deux groupes bien distincts et j'ai compris que ceux qui suivaient Gideon nous protégeaient aussi.
On est sorti pour s'installer dans le parc malgré le froid. Je crois qu'on était trop surexcités pour se rendre compte qu'on gelait sur place. Ky a lu la première page du journal à voix haute pour que tous aient la version complète au lieu du bourdonnement désagréable émis par tous les élèves. Les autres ont mis quelques secondes à trouver quoi dire, puis Cameron s'est mis à rire en s'exclamant que c'était génial, alors ils ont suivis… (Je crois qu'ils pensaient que ça nous gênerait, puisqu'on n'a pas parlé de notre envie d'unir nos parents à tout le monde !)
Ky m'a pris la main au bout d'un moment et j'ai compris qu'il était mort de trouille parce qu'il tremblait, mais pas de froid. Avec tout ça, j'ai oublié un moment que cela signifiait que tous savaient que nos parents se côtoyaient et que donc nous aussi, que Ron se servirait de ça contre nous et que ma mère était tombée enceinte au mauvais moment. Puis Ky a murmuré à mon oreille que maintenant, on était vraiment comme frère et sœur, et depuis je croise les doigts pour que ça dure toujours…
J'ai reçu deux lettres ensuite, une de maman, une de Drago et j'ai trouvé ça bête de leur part de ne pas en écrire une commune puisqu'ils disaient la même chose : qu'ils étaient désolés de ne rien nous avoir dit et qu'on l'apprenne comme ça pour eux deux, qu'ils espéraient qu'on puisse en parler à Noël et tout un tas d'autres trucs qu'ils ont écrit à Ky aussi. Ils paniquent carrément et ça me fait peur à moi aussi finalement. J'ai comme l'impression que c'est ce que j'ai attendu toute l'année : une preuve qu'ils peuvent être ensemble et qu'on forme une vraie famille. Et cette preuve pourrait tout briser en mille morceaux.
Je tremble comme Ky maintenant. Pas de froid.
Sa maison vide le déprimait considérablement, mais passer trop de temps chez Hermione lui brouillait l'estomac, comme s'il n'était pas à sa place. Des coussins rouges au papier peint bariolé, tout semblait trop Weasley, trop Ron, et il ne pouvait simplement pas le supporter. Hermione avait longuement insisté pour qu'il passe la nuit dans son lit, mais il avait filé aux premières lueurs de l'aube afin de constater les dégâts de son chez-lui. Quelques jours auparavant, il n'avait pas supporté d'y passer plus de quelques minutes, mais désormais il souhaitait lister ce qu'il lui restait.
Dondre n'avait pas menti. La chambre de Kylian était intacte, malgré la porte légèrement ébréchée –il se doutait que son père avait donné un coup dedans sous un accès de fureur. Son bureau n'avait pas bougé, ni la bibliothèque, ni le grenier qui renfermait toutes les affaires personnelles de Pansy qu'il n'avait pas voulu garder : quelques bibelots, quelques jouets de son enfance et son bazar de Poudlard dont elle n'avait jamais pu se séparer. Il découvrit que la cave avait aussi échappé à la chasse de ses parents, mais elle ne contenait que des bouteilles de vin et quelques balais inutiles.
Tous les meubles du rez-de-chaussée manquaient, ou presque, et il fut agacé de constater que certaines choses avaient été achetées par Pansy et que ses parents les avaient récupérées quand même. Il aurait pu les accuser de vol, mais son histoire familiale lui paraissait assez tortueuse pour en ajouter. Les cadres photos avaient été arrachés des murs, mais ce qu'ils contenaient reposait par terre, souvent plié ou déchiré. Drago avait l'impression qu'une tornade avait ravagé les lieux en vérité et même s'il pouvait donner un nom à ce phénomène, cela n'apaisait en rien la rage qui bouillonnait en lui.
Un bruit attira soudain son attention et il se détourna de son petit salon pour jeter un coup d'œil à la porte d'entrée, d'où le craquement avait été tiré. Il fut surpris de découvrir Blaise, lequel contempla les lieux, une petite ride naissant sur son front à mesure qu'il prenait conscience du changement. Il se tourna finalement vers Drago et railla :
« Tu t'essaies à la décoration du vide ? Il paraît que c'est super moderne, mais j'avoue que je ne comprends pas tout à fait le délire… C'est un truc de Fen shui, comme ce que fait Théo ? »
Il avait parlé comme si de rien n'était, comme s'il n'avait pas disparu depuis Sainte-Mangouste, comme s'il n'avait pas arrêté de donner signe de vie depuis près de cinq jours. Drago secoua néanmoins la tête :
« Ce n'est pas Théo qui fait ça. C'est sa femme. Lui, il subit…
- Ouais, je n'ai jamais compris les hommes qui se laissent tenir à la baguette par leurs petites épouses !
- Moi non plus, Blaise. »
Son ami parut soudainement mal à l'aise et Drago s'approcha de lui en époussetant sa chemise recouverte de poussière. Dondre avait disparu à l'étage depuis une bonne heure pour ranger le couloir et déblayer les dégâts causés par les Malefoy. Drago n'avait pas eu le courage de le renvoyer tant l'Elfe lui semblait loyal. Il lui avait promis de lui offrir un salaire dès qu'il se remettrait sur les rails, mais la créature avait haussé les épaules en proclamant qu'il travaillerait pour rien avant de se mettre à ranger. Drago trouvait cette situation bien étrange. Autrefois, il aurait appelé Dondre et lui aurait ordonné de servir à boire à son invité. Ce jour là, il se demanda pour la première fois s'il ne pouvait pas le faire tout seul.
« Mes parents ont décidé de couper le cordon, déclara-t-il en souriant comme si ce n'était pas si grave alors que l'idée de se retrouver seul à s'occuper de lui était particulièrement effrayante à ses yeux.
- Il paraît oui… Théo est venu me voir hier. Il m'a raconté. Si tu as besoin de quoi que ce soit…
- Non, le coupa Drago en secouant la main avant d'ajouter : Par contre, il est possible que ton salaire soit revu à la baisse. Je peux te payer en bon vin ou en nature. Je préférerais que ce soit en bon vin… »
Blaise le regarda une seconde avant d'éclater de rire et Drago fut content d'être parvenu à effacer les rides qui marquaient ses traits. Le métis finit par secouer la tête en faisant mine de vomir, puis s'avança vers lui et passa un bras par dessus ses épaules.
« Va pour le bon vin ! »
Ils se retrouvèrent assis à même le sol dans le salon de la maison, désormais presque vide. Presque car un vieux fauteuil ayant appartenu aux Parkinson était encore là, si vieux qu'il craquait sous le poids d'une mouche. Puisqu'il n'avait plus de verres, ils burent à même la bouteille ce qui était plus ou moins un sacrilège selon les deux hommes, mais ils finirent par l'oublier au bout de quelques gorgés.
« Alors, Granger hein…
- Ouais, Granger, approuva Drago avec un sourire mitigé, craignant que son ami ne se mette à lui hurler que c'était de la folie.
- Elle est canon si on la regarde bien, admit Blaise en attrapant la bouteille à nouveau, l'arrachant presque des mains de Drago. Et si ça ne t'ennuie pas de faire naitre un petit sang-mêlé, après tout…
- Blaise…
- Je sais, je sais ! On s'en fout de tout ça, pas vrai ?! »
Il parut un instant si faible que Drago s'imagina qu'il puisse pleurer, mais Blaise éclata d'un rire sombre, le regard vague. Il tombait rarement le masque, mais Drago profitait toujours de ces instants où son ami apparaissait presque humain. Il avait une fois dit à Théo qu'il était proche de lui uniquement pour ces petits moments, alors qu'il le détestait la plupart du temps autrement. Blaise avala plusieurs gorgées sans savourer le goût de l'alcool sur son palais, puis finit par demander :
« Kara était belle, tu sais ? »
Kara. Drago haussa un sourcil. Il n'avait pas entendu ce nom depuis des siècles, ou plus précisément depuis douze ans environ. Après, Kara n'avait plus été Kara. Elle était devenue « la mère de mon bâtard », puis plus rien. Silence radio. Drago savait que Blaise lui envoyait de l'argent, soi-disant pour monnayer son absence, mais ils ne partageaient rien d'autre que quelques bourses de gallions et un fils qu'il ne connaissait pas. Drago mit quelques secondes avant de comprendre pourquoi Blaise l'évoquait tout à coup : Kara était pour Blaise ce qu'Hermione était pour lui. Sauf que contrairement à Blaise, il n'avait pas l'intention de l'abandonner.
« Elle l'est toujours, osa-t-il admette en se souvenant de l'avoir aperçue sur le Quai du Poudlard Express quelques mois auparavant.
- Ah oui ? Je ne l'ai pas vue depuis… cinq ans, je crois. La dernière fois que je lui ai remis la pension parentale en main propre, avant de commencer à lui envoyer par hibou. (Il sembla réfléchir un instant, se grattant le menton tout en reluquant vers le fond de la bouteille presque vide –surtout à cause de lui.) J'ai été un pauvre con avec elle, tu sais ?
- Je…
- Est-ce que je t'ai déjà raconté comment je l'ai plaquée ? »
Drago secoua la tête en tentant de récupérer la bouteille avant que Blaise ne s'en serve pour le frapper –lorsqu'il était éméché, il agissait souvent comme un dingue et cognait tout le monde. Blaise ricana sombrement, puis raconta, un sourire mauvais aux lèvres –sourire faux parce que ses yeux démontraient que cela comptait plus qu'il le disait.
« Elle m'a appris qu'elle était enceinte et j'ai fait comme si j'étais… super heureux. Je crois même que j'ai versé quelques larmes alors que j'étais déjà en train de me demander ce que j'allais pouvoir foutre avec un enfant de plus. Santana est si… Même à un an, cette gosse agissait comme un petit monstre. Détestable.
- Blaise, tu devrais me donner la bouteille, suggéra doucement Drago.
- Bref ! Elle a commencé à me parler de déménager, de prendre un appart' pour nous deux avec le bébé et j'ai accepté. Je lui ai promis qu'on irait chercher quelque chose dès le lendemain et j'ai couché avec elle… pendant toute la nuit. Et, quand j'ai eu fini, quand j'ai cru être rassasié d'elle, je me suis levé, je me suis rhabillé et j'ai écrit un petit mot en priant pour qu'elle ne se réveille pas. J'ai juste noté que c'était fini, que j'étais marié –avec ma petite Russe, tu te souviens d'elle ?- et j'ai déposé une bourse sur la table pour qu'elle paye un Guérisseur pouvant la débarrasser de la preuve de nos erreurs. J'ai franchement cru qu'elle… Tu sais… Qu'elle m'oublierait, qu'elle profiterait de ces gallions pour partir un peu et recommencer à zéro sans me trainer derrière elle. Et évidemment, elle a gardé le bébé. Un petit bâtard… Un sale petit…
- Blaise ! »
Le métis leva les yeux et Drago fut surpris de les voir si brillants. Le Blaise saoul était furieux, électrique, violent. Jamais nostalgique ou émotif. Drago ne sut comment réagir et comment le calmer. Il fut tenté d'appeler Théo à la rescousse, mais il aurait pour cela fallu fausser compagnie à son ami et il n'était pas certain que ce soit une bonne idée. Le Blaise saoul pouvait habituellement fracasser le crâne de quelqu'un parce qu'il l'avait regardé de travers, ou coucher avec une gamine de quinze ans et payer son silence ensuite. Si ce nouveau Blaise était aussi intense que l'habituel, il pouvait très bien sauter par une fenêtre ou se faire du mal de bien d'autres façons.
« Il me ressemble vachement, tu ne trouves pas ?
- Qui ça ?
- Anthony. »
Blaise déposa brutalement la bouteille au sol et le bruit du verre tinta désagréablement aux oreilles de Drago. Le métis se leva, titubant un peu, et Drago l'observa vaciller, sourcils plissés. Il aurait voulu dire quelque chose à Blaise, que ce n'était pas trop tard pour rattraper le coup, autant avec Kara qu'avec Anthony après tout. Il leur suffirait peut-être de passer du temps ensemble pour tout arranger… Mais Blaise n'y croirait pas ou l'oublierait dés le lendemain. Une fois sobre, il redeviendrait le pauvre type anti-sangs-impurs qui pouvait potentiellement accepter que son meilleur ami soit en couple avec une Sang-de-Bourbe, mais qui jamais au grand jamais n'admettrait qu'il avait aimé une seule femme dans sa vie et qu'elle n'était pas une Sang-Pur. Drago aurait vraiment voulu être capable d'arranger les choses : sa situation familiale était bien plus complexe que celle de Blaise en fin de compte.
Son ami s'arrêta de tournoyer pour fixer son attention sur lui et l'observa longuement sans rien dire. Drago s'apprêtait déjà à entendre un grand discours sur Kara ou sur Anthony, mais Blaise était déjà passé à autre chose.
« Tu sais, le procès… Bah on va perdre. »
Drago sentit son cœur se serrer dans sa poitrine, même s'il savait pertinemment que son avocat –car c'était ce qu'il venait brusquement de redevenir- avait raison. Il avait bêtement tenté d'occulter ce que la grossesse d'Hermione signifiait, mais ne pouvait nier l'évidence plus longtemps. Agacé de n'avoir pu profiter de son petit bonheur égoïste plus longtemps, il laissa le mauvais Drago s'insinuer en lui et rétorqua froidement :
« Tu as déjà perdu Kara. Arrête d'y penser. »
15 Décembre.
Ana & Ky,
Après une longue, très longue discussion, Hermione et moi avons décidé de passer les fêtes ensemble. Nous n'avons finalement plus rien à cacher. Evidemment, nous n'allons pas les fêter avec les Weasley, ou les Potter et encore moins avec les Malefoy –une discussion à leur sujet sera nécessaire lorsque nous nous reverrons. Mais les Granger ont acceptés de nous accueillir pour le réveillon puis nous passerons le reste des vacances tous les quatre. Uniquement si vous le souhaitez, bien entendu.
A très vite,
Drago.
Ana lâcha la lettre et releva les yeux pour découvrir que Kylian avait dissimulé son visage entre ses paumes. Ses épaules secouées par les sanglots trahissaient sa peine et Cameron n'hésita pas longtemps avant de passer sa main dans son dos, dans un geste qui rappela Harry à Ana : il lui caressait toujours le dos lorsqu'elle était triste, comme pour faire disparaître ses larmes.
Ana resta figée, alors qu'Anthony et Luce l'observaient en attendant –lui semblait-il- qu'elle pleure elle aussi. Mais elle n'en avait pas l'intention. Sa colère bouillonnait en elle comme une flamme, menaçant de brûler son corps tout entier, mais elle s'efforçait à la contrôler.
Il restait moins d'un mois avant le verdict, tous s'accordaient à le dire, et elle estimait qu'ils avaient encore le temps de renverser la vapeur. Même si la lettre de Drago était d'un pessimisme à faire peur, que chaque mot employé dégageait une effroyable froideur, que l'idée de passer les fêtes ensemble pour la première fois signifiait apparemment qu'il s'agissait aussi de la dernière… Ana voulait y croire.
Juste encore un peu avant de craquer à son tour.
« Tout le monde nous regarde, pas vrai ? »
Hermione soupira cette question purement rhétorique à Drago qui –à quelques pas d'elle- discutait avec Théodore Nott et son épouse, ce pendant que les Weasley et les Potter se tenaient à une distance respectable d'eux. Elle aurait voulu interpeler Harry et lui demander un peu plus de soutien, mais ce dernier était plongé dans une discussion apparemment houleuse avec Bill. Lorsque ce dernier la désigna d'un doigt accusateur, Hermione comprit qu'ils parlaient d'elle.
Drago interrompit sa discussion avec Théo pour glisser sa main dans la sienne et l'attirer plus proche de lui, comme pour la protéger. Elle se laissa faire et aperçut le sourire compatissant de la femme de Théodore, et elle se demanda brusquement si elle devrait devenir amie avec ces gens. Etonnamment, ça ne la gênait pas du tout. Elle aurait plus de mal à se faire à la présence de Blaise dans sa vie, ce dernier la supportant à peine : Drago pourrait lui dire tout ce qu'il voulait, Hermione ne croirait simplement jamais que Blaise et elle puissent se rapprocher.
Elle reporta son attention sur les Weasley et croisa le regard d'Angelina –anciennement Johnson- qui cracha quelque chose à l'adresse de son époux avant de se diriger droit sur elle. Drago faillit se dresser entre les deux femmes pour protéger Hermione, mais Angelina fut plus rapide et avec un petit sourire murmura :
« Félicitation, Hermione. »
Puis, elle se pencha vers elle et l'enlaça. Hermione resta un instant stupéfié de surprise et jugea des réactions des autres Weasley : George et Fleur paraissaient profondément agacés, alors que Bill, Percy et sa femme, et les Potter semblaient plus amusés. Bill défendait évidemment son frère Ron, mais il n'en voulait pas à Hermione : il avait juste un loyauté familiale trop forte. Percy et son épouse avaient raconté à Harry qu'ils ne comprenaient pas à quoi jouait Ron. Seuls George et Fleur étaient réellement en colère contre leur ancienne amie : George parce qu'il estimait qu'elle avait toujours fait partie de leur famille et qu'elle les trahissait, alors que Fleur soutenait sa sœur Gabrielle –qui évidemment était du côté de Ron dans ce procès.
« Harry nous a expliqué que ce serait une grossesse difficile, grimaça Angelina en se détachant d'elle. Si tu besoin de quoi que ce soit, tu peux m'appeler.
- Oh… Merci.
- Pas de problème. Tu es toujours de la famille, ces crétins finiront par s'en rendre compte… (Elle désigna le groupe et son époux en levant les yeux au ciel.) Et toi, tu es Drago ! »
Elle s'était tourné vers Drago et lui tendit une main assurée : Drago l'observa comme s'il s'agissait d'un serpent à sonnette et Hermione lui enfonça son coude dans les cotes. L'homme finit par serrer la main qui lui était offerte avec un petit sourire un peu circonspect. Angelina échangea encore quelques mots avant d'aller rejoindre sa famille, et un silence suivit son retour parmi eux. George lui chuchota quelque chose à l'oreille, les joues rouges, et Hermione se demanda si le couple pourrait divorcer juste à cause de ce différent avant de se moquer d'elle-même : les gens ne se séparaient pas pour ce genre de choses.
Le train entra alors en gare, interrompant ses sordides pensées et elle serra la main de Drago plus fort, un peu stressée. Anaïa et Kylian avaient été plus que ravis d'apprendre sa grossesse et leur liaison à Drago et elle. Mais la réalité pouvait leur déplaire finalement et elle s'angoissait à l'idée que leurs enfants n'apprécient pas leur couple, ou simplement la possibilité d'un petit frère ou d'une petite sœur en commun. Elle observa le Poudlard Express qui s'arrêtait bruyamment, quitte à les rendre tous sourds et les parents sur le Quai se mirent à chercher leurs enfants à travers les vitres recouvertes de buée.
Harry s'approcha finalement d'Hermione en compagnie de Ginny et les autres Weasley suivirent le mouvement –certains en traînant les pieds– et saluèrent les anciens Serpentards. Théodore et son épouse échangèrent quelques mots en ce qu'Hermione savait désormais être du japonais et elle n'eut aucun mal à comprendre qu'ils se moquaient de la bande de rouquins.
Brusquement, Blaise apparut à son tour et Drago haussa un sourcil, surpris de le voir. Il n'avait jamais accompagné Santana jusque là, pas une seule fois et voilà qu'il se rendait sur le Quai de la voix 9¾ avec l'air de rien. Théodore se tourna vers lui avec une grimace et s'exclama :
« Tu as décidé de jouer ton rôle de père ?!
- La mère de Santana ne pouvait pas venir, grommela le métis en enfonçant ses poings dans ses poches. Elle n'a pas voulu entendre que j'avais mieux à faire que jouer les baby-sitters…
- Je suis pratiquement sûr que ce n'est pas du baby-sitting lorsque l'enfant est le tien, rétorqua Drago sans se soucier des Potter ou des Weasley parce que la formation soudaine de leur groupe éclectique lui fichait un peu la trouille.
- Prouve donc que Santana est ma fille et on en reparle…
- Blaise ! » hurla l'épouse de Théo, choquée alors qu'Hermione haussait un sourcil surpris.
Elle avait cru que seul Anthony subissait les piètres qualités de père de Blaise, mais de toute évidence, cet homme là ne prenait simplement pas son rôle au sérieux. Drago lui jeta un regard qui signifiait sans doute qu'elle devait garder le silence et qu'ils discuteraient de Blaise plus tard –ou jamais, avant de désigner une bande d'élèves qui quittait un wagon.
« Et les voilà… »
Hermione suivit son regard et un sourire fendit ses lèvres : Anaïa était –comme à son habitude– serrée entre Cameron et Kylian qui se parlaient à toute vitesse à grand renfort de gestes. Cameron fit mine de tourner de l'œil et l'éclat de rire d'Anaïa transperça la foule d'où quelques personnes lui décrochèrent des regards surpris. Auprès d'eux trois, Luce et Anthony marchaient, un peu en retrait sans que ce soit réellement flagrant.
Le petit métis remarqua sa mère dans la foule et après avoir embrassé Luce et Ana sur les joues et tapoté nonchalamment l'épaule de ses deux copains, il se rua sur elle. Blaise grogna quelque chose et Drago se pencha pour lui murmurer un mot à l'oreille, ce qui lui valut un regard courroucé de Théodore. Hermione les contempla une seconde : ces trois hommes n'avaient absolument rien en commun physiquement et leurs caractères ne s'accordaient pas tout à fait et pourtant, ils semblaient se comprendre sans avoir besoin de se parler.
Drago revint vers elle, lui balança un petit sourire qui fit claquer ses genoux l'un contre l'autre, puis reporta son attention sur les enfants qui se séparaient de la petite Luce –toujours dépassée d'une tête par les autres, ou de deux dans le cas de Cameron. Elle les enlaça avant de se diriger vers ses parents, l'air penaud et Anaïa lui envoya une moue compatissante. Puis, enfin, ils finirent par s'intéresser à leurs parents. Le regard de Ky passa sur les mains liées de Drago et Hermione et un petit rire parcourut son corps, rapidement étouffé par le coup de poing qu'Anaïa lui lança au bras. Il fit mine de souffrir le martyr alors que Cameron se détachait d'eux pour rejoindre ses parents.
« Alors, tu nous fais l'honneur de ta présence cette année…
- Oh, papa, ça va ! bougonna l'enfant avec une voix un peu plus grave qu'auparavant. Je ne vais pas entendre parler du Noël de l'an dernier pendant cent dix-sept ans quand même !
- Où sont Logan et Quincy ? s'enquit Ginny en lui ébouriffant les cheveux dans un geste purement maternel qui fit rougir le jeune garçon.
- Pas ensemble en tout cas. »
Il haussa les épaules comme si cela importait peu alors qu'Anaïa et Kylian s'avançaient vers leur bande étrangement composée en étudiant Drago et Hermione comme s'ils les voyaient pour la toute première fois. Ils se figèrent à un pas, reluquèrent leurs mains liées, échangèrent un petit regard mystérieux, puis hochèrent la tête d'un commun accord. Drago se retint d'éclater de rire face à leurs manies, et demanda avec un ton faussement effrayé :
« Alors ça vous convient ou non ? »
Ky se rua sur lui et enlaça sa taille alors qu'Anaïa faisait de même avec sa mère, prenant garde à ne pas écrabouiller son ventre pourtant totalement plat encore. Puis ils acquiescèrent à nouveau et Ana s'exclama :
« C'est plutôt cool. Je savais bien qu'on y arriverait ! J'ai eu un doute à un petit moment, mais… On était persuadé que vous iriez trop bien ensemble. Pas vrai, Ky ? (Le garçon fit signe que oui à s'en dévisser la tête, un grand sourire aux lèvres.) Vous auriez pu vous en rendre compte un peu plus tôt. Ça nous aurait évité bien des problèmes ! »
Elle agita finalement la main, comme pour effacer le passé et les pardonner d'avoir mis tant de temps à comprendre ce qu'elle savait depuis toujours et Drago secoua la tête, dépité, conscient qu'il allait devoir supporter cette petite boule d'énergie tout le temps. Il sourit à cette idée alors que d'autres élèves jaillissaient sur le quai, dont un bon lot de rouquins.
« On va y aller, suggéra-t-il, craignant un peu d'être pris à parti par les Weasley lorsqu'ils seraient au complet.
- On va où ? Chez vous (Kylian désigna Hermione et Ana.) ou chez nous ?
- Chez Hermione, grimaça son père. Notre maison a plus ou moins été… cambriolée. Je t'expliquerais. »
Kylian parut surpris, mais ne fit aucun commentaire en comprenant que son père s'inquiétait un peu de la présence des Weasley, lesquels répéteraient sans nul doute tout ce qui se dirait à Ron. Hermione saisit la main d'Anaïa dans la sienne et après avoir salué ses amis –et ceux de Drago– s'éloigna en direction de la sortie, rapidement suivie pour son amant. Elle n'arrivait plus réellement à l'appeler « amant » pour le nommer mentalement, mais ne trouvait aucun autre mot convenable. Petit-ami était trop faible et fiancé trop fort. Ils étaient dans l'entre-deux. Et elle aurait bien voulu demander à Drago ce qu'il en pensait pour mettre les choses au clair.
Alors qu'Anaïa se mettait à bavasser sur des sujets sans importance –elle laissait le reste pour lorsqu'ils seraient juste tous les quatre, ou cinq selon la façon dont ils comptaient, Drago jeta un coup d'œil en arrière. Blaise et Théo s'étaient éloignés des Potter et des Weasley. Ou alors était-ce le contraire. En tout cas, ils étaient désormais séparés par cinq bons mètres, comme s'ils ne s'étaient réunis que pour leurs amis. Drago songea finalement que rien, jamais, ne pourrait rapprocher ces gens là, trop différents. Puis, en jetant un coup d'œil à Hermione qui discutait avec Kylian, il se morigéna. Evidemment que c'était possible. Ils en étaient la preuve vivante.
Dans le salon d'Hermione, l'atmosphère était presque trop studieuse pour une telle journée. Mais elle devait, tout comme Drago, expliquer les conséquences qu'avaient leur relation : la réaction des Malefoy évidemment, mais aussi l'effet sur le procès. Drago finit par expliquer à Anaïa qu'il lui faudrait être témoin lors du procès dans les jours à venir, juste avant Noël, et la jeune fille acquiesça, acceptant d'aider si elle le pouvait. Cette discussion fit monter des larmes aux yeux de Ky, que son père refusa de regarder, craignant de s'effondrer lui aussi. Anaïa hocha la tête à de nombreuses reprises, sérieuse, puis –lorsque sa mère se tut– proposa simplement :
« On pourrait peut-être fuir jusqu'à l'île de Théodore Nott et s'y cacher pour toujours. »
Drago esquissa un sourire, sincèrement ravi de cette proposition, mais Hermione secoua la tête –plus adulte que lui. Kylian se recroquevilla un peu plus à l'autre bout du canapé en caressant Shadow qui n'avait plus rien d'un chaton et qui –sur ses longues pattes– paraissait plus grande que Pattenrond. Mais pas plus large, le vieux matou roux battait probablement le record d'obésité féline. Ana s'appuya nonchalamment sur lui, posa sa tête sur son épaule et Drago fut saisit d'une envie de prendre une photo pour se rappeler de cet instant où tout était encore possible.
Les deux enfants pourraient grandir comme frère et sœur et Ana aurait un garçon pour la défendre dans quelques années –quand les stupides adolescents mâles plein d'hormones commenceraient à la chercher. Il n'aurait ainsi pas trop à s'en faire. Quant à Ky, il aurait une sœur pour lui expliquer « Mais non, ce n'est pas ça que cette fille voulait dire ! » et lui traduire les subtilités du langage féminin.
Il pourrait lui-même avoir une réelle famille complète avec un papa, une maman et trois enfants. Dont un qui ressemblerait autant à Hermione qu'à lui et qui pourrait apprendre beaucoup des deux plus âgés. Peu importerait alors leurs liens complexes, toutes les erreurs commises, ils seraient heureux tous les cinq –ou huit en comptant Pattenrond, Shadow et Aristote. Tout irait comme dans le meilleur des mondes.
Hermione posa brutalement sa main contre la sienne, le tirant de ses pensées trop positives pour être possibles. Elle lui adressa un petit sourire, comme si elle l'avait surpris dans une situation compromettante et il serra ses doigts en observant les enfants. Anaïa chuchota quelque chose à l'oreille de Kylian et ce dernier pouffa, apparemment un peu déridé.
« En fait… commença la jeune fille comme sous le coup d'une illumination. Où est-ce qu'on va vivre ? Le bébé ne va pas passer d'une maison à une autre, je suppose. Moi, je vote pour la maison de pa... Drago ! (Elle se pencha vers Kylian et lui chuchota –assez fort pour que les deux adultes entendent) : On aura de la place pour une piscine comme ça. Et maman avait craqué sur le manoir, elle pourrait le rendre moins lugubre. »
Drago se tourna vers Hermione pour l'interroger du regard et cette dernière acquiesça : en effet, elle avait eu un vrai coup de cœur pour cette immense demeure et s'était imaginé la retaper et en faire quelque chose d'encore plus beau. Elle aurait voulu avouer que depuis une semaine, elle prenait des notes et faisait des plans –plutôt approximatifs puisqu'elle n'avait pas eu la chance de tout visiter. Elle s'était cantonnée pour le moment au jardin et à la lande, ayant mille idées pour profiter de tout cet espace. Et pourtant, elle n'avait toujours pas osé admettre à Drago qu'elle espérait qu'ils vivent tous dans son manoir dans quelques mois. L'intervention d'Anaïa lui ôtait ainsi une épine du pied : elle pourrait ainsi savoir ce qu'il attendait de leur futur. Drago ne tarda pas à répondre, rassuré qu'elle aime sa maison.
« Evidemment qu'on vivra au Manoir. Cette maison là (Il désigna les lieux avec une grimace de répulsion.) est minuscule et trop décorée au goût Weasley… marmonna-t-il finalement avant d'apercevoir le regard sombre de sa lionne. Mais tu pourras arranger les lieux à ta façon évidemment. Tant que tu ne mets pas de rideaux à fleurs aux fenêtres et que tu n'exposes pas tes figurines d'animaux en porcelaine…
- Mes quoi ?! s'exclama Hermione avant d'éclater de rire. Premièrement, ce n'est pas du tout mon genre et tu le sais. Et deuxièmement, qui collectionne les animaux en porcelaine de nos jours ?
- Les femmes. »
Elle écarquilla les yeux avant de lui donner une pichenette sur l'épaule et il n'y résista pas : sa bouche se trouva sur la sienne. Il la sentit se raidir et il s'écarta d'elle une seconde. Avait-il rêvé les derniers mois ? Jamais elle ne lui avait résisté. Elle pouffa tout contre ses lèvres avant de tourner la tête. Une seconde, il avait totalement oublié la présence de leurs deux enfants qui les fixaient, un rire se balançant déjà au bout de leur langue.
« Il va bien falloir qu'ils s'y habituent… bougonna-t-il en décrochant à Hermione un coup d'œil suggestif, prouvant qu'il avait bien l'intention de lui faire l'amour encore et encore malgré la présence des enfants : c'était bien à cela que servaient les sortilèges d'insonorisation après tout.
- Je suis déjà totalement habituée ! pouffa Anaïa, les yeux brillants.
- Tu vois ! »
Il la narguait totalement, mais Hermione se laissa embrasser à nouveau, chastement, refusant de lui céder la barrière de ses lèvres… Jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus. Un ricanement se fit entendre, puis la voix de Ky, partagée en rire et dégoût :
« Pas la peine de nous rendre aveugles tout de même ! »
Drago renforça de lui-même le baiser, par jeu, jusqu'à recevoir un coussin en pleine tête. Anaïa s'esclaffa en bonne criminelle qu'elle était, et Drago se détacha d'Hermione, saisissant un coussin à son tour. Il allait attaquer à son tour, mais Hermione stoppa son geste avec un haussement de sourcils désapprobateur.
« Trois enfants, ça suffit. »
Alors il s'arrêta, un peu boudeur, en prenant la décision d'être légèrement plus adulte pour lui faire plaisir. Ils garderaient les batailles d'oreillers pour plus tard… Lorsqu'elle s'échapperait vers une autre pièce. Et là, alors ce serait la guerre. Il l'expliqua à Ana d'un seul regard et la jeune fille lui fit la moue, guère impressionnée, alors que Kylian dissimulait difficilement son rire en réalisant qu'ils agissaient déjà comme une famille.
Puis, alors que Shadow attirait son attention en mordillant ses doigts, il se demanda ce que son absence changerait. Durant un instant d'égoïsme absolu, il se mit à désirer que tout s'effondre au cas où il devrait vivre avec Ronald Weasley, que son père, Hermione et Anaïa dépérissent de tristesse puisque lui aussi souffrirait à en mourir. Puis il se reprit. Non, il voudrait qu'Anaïa vive avec ses parents –leurs parents– et qu'elle lui envoie des tas de lettres et de photographies. Ainsi, il pourrait vivre à travers ses yeux la vie dont il rêvait vraiment.
Il observa Hermione qui le fixait depuis quelques secondes, l'air un peu abattu, et il jeta un coup d'œil à son ventre pas arrondi du tout. Etrangement, l'idée de manquer tout ça, y comprit la naissance de son frère ou de sa sœur, ne le rendait plus si triste et il comprit qu'il s'était résigné à tout rater.
Il se morigéna : peut-être Ana pourrait-elle tout changer avec son témoignage. Peut-être pourrait-il taper nerveusement du pied dans la salle d'attente de Sainte-Mangouste, prêt à surveiller son nouveau petit-frère ou sa nouvelle petite sœur pour qu'il ou elle ne soit pas échangé avec un autre bébé. Peut-être pourrait-il ne pas vivre tout cela par procuration et le vivre vraiment.
Peut-être avaient-ils encore une chance…
Note _ Pit'être oui. u_u'
Petites questions _ 1. Qui veut Dondre comme Elfe de Maison ? (XD) Et qui ne veut pas des Malefoy pour parents ? (C'est nouuuus ! u_u') ; 2. Qui est désespéré par Drago ? (Nan mais franchement, on t'aime Dragounichou, mais tu es supposé être un adulte ! T_T) ; 3. Bon… Et qui a vraiment envie de suspendre Blaisou par les coucougnettes pour ce qu'il a fait y'a 12 ans ? (Moi, moi, moi ! -& pourtant je l'aime mon Blaisounet) ; 4. Qui pense que notre petit quatuor a encore une chance ? ^.^ 5. Qu'attendez-vous pour la suite ? Ana va-t-elle s'en sortir au procès ? Bref, toutes vos hypothèses -parce que vous êtes toutes barrées & que ça me fait rigoler ! :P ; 6. Vous a-t-il plu ce petit chapitre intermédiaire avant… avant. ? xD
Dans le prochain épisode _ Une petite sorcière ; une intimité fracassée ; des envies de meurtres ; une soirée de Nowel ; une histoire de farine ; un rêve totalement farfelue & une fin.
Bisous bisous, Review Review
Bewitch_Tales
