" Crois moi, ça va mal finir cette histoire. Je suis comme un château de carte, j'ai l'impression qu'il suffit d'un petit souffle de vent pour que je m'écroule. Je ne comprend rien à ce que je ressens, je comprend pas les gens, je comprend pas comment je dois leur parler, je comprend pas comment je dois les aimer, et surtout je comprend pas comment tu peux m'aimer. Je douterai tout le temps de toi, une minute tu me manqueras et la minute d'après j'aurai envie de tout arrêter. Je vais t'en faire voir de toutes les couleurs, je sais déjà pas ménager mes propres émotions, et je suis encore plus incapable de prendre soin de celles des autres. Je sais pas ce que je ressens, je suis un vrai bordel, je me cogne partout, alors tes sentiments je sais pas quoi en faire, je risque de les laisser tomber, de les piétiner, de les amocher, tu vas finir plein de bosses et de griffes, alors autant les donner à quelqu'un d'autre qui saura comment s'y prendre sans tout casser. Franchement, t'es certaine que c'est ce que tu veux ? Perdre ton temps avec moi, à ne pas savoir sur quel pied danser ? J'te mérite pas. J'te mérite pas, parce que tu es prête à tout donner, et moi... Moi j'suis incapable de recevoir, je suis incapable d'accepter, d'offrir quoi que ce soit de vrai en retour. " Auteur inconnu, dont le texte correspondait merveilleusement bien avec la suite de cette histoire...
The call of the wave – 26
Ile de Volcania, plage centrale, nouveau monde.
Ace était toujours paralysé par l'étonnement. Comment osait-elle hurler de cette manière, alors qu'il était son supérieur. Mais alors qu'il allait lui lancer une répliqua sanglante, ses yeux dérivèrent sur le dos de la griffonne. Son débardeur était entaillé dans toute la longueur et une énorme griffure lui barrait le dos. Loin de s'appesantir sur sa propre douleur, elle s'inquiétait avant tout de la blessure d'Ulrik. Ace poussa un long soupir. Quelle tête de mule cette fille. Cependant il ne voyait pas l'intérêt de pousser le débat et se contenta de l'ignorer ostensiblement pour se diriger vers l'infirmerie de fortune où Ulrik devait être en train de se faire soigner le mollet par le médecin de la division.
Après avoir extrait la balle, ce dernier avait désinfecté et bandé sa jambe afin qu'elle puisse guérir correctement. Dans un recoin de la tente, le commandant observait maintenant la scène avec agacement. Voir un de ses compagnons, un des hommes qu'il avait sous son commandement et dont il était responsable être meurtri lui était insoutenable. Il prenait ça comme un échec personnel.
« Maintenant il faut que tu reposes ta jambe, pas de grands mouvements et une bonne nuit de sommeil, prescrit le médecin.
- Ca marche Doc, répondit le blond.
- Tu crois que tu pourras tenir ici quelques jours de plus ? » demanda soudainement Ace.
Une idée venait de germer dans l'esprit du brun, sous le regard interrogatif du soigneur.
« Bien sûr, maintenant que je n'ai plus cette saloperie dans ma guibole y'a pas de problème ! affirma le guerrier, un grand sourire naissant déjà sur son visage.
- On ne retourne pas sur le MobyDick ? s'enquit le médecin.
- Pas aujourd'hui. J'ai quelque chose à régler avant ça » informa Poings Ardent en quittant la tente alors que le praticien se levait pour informer Kono qu'il allait s'occuper d'elle. Ils se croisèrent en s'ignorant royalement ce que tous les autres évitèrent de relever.
Une fois installée, rassurée par l'état plus encourageant d'Ulrik, la jeune femme ne dit pas un mot quand le thérapeute lui appliqua du désinfectant sur une plaie béante. Son esprit était trop occupé à imaginer miles et une torture pour son commandant. Finissant de s'occuper d'elle, le guérisseur s'installa à ses côtés afin de pouvoir discuter.
« Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il.
- Je me sens vulnérable, lâcha-t-elle.
- Pourquoi donc ? s'étonna-t-il.
- Le volcan, la moiteur, les animaux, l'ambiance. Mes sens sont tellement en éveil que mon crâne menace d'imploser, expliqua la griffonne.
- Je vois… Tu avais perdue l'habitude d'être quelqu'un de faible, pensa-t-il à haute voix.
- Je ne suis pas faible » grogna-t-elle en se levant.
Ses dernières paroles avaient claquées dans l'air, comme une menace implicite pour tous ceux qui la croyaient encore fragile. Kono n'aimait pas ce mot, faible. Il résonnait comme une insulte dans son esprit, pour lui rappeler qu'elle avait encore du chemin à faire. Et puis, il lui rappelait certains mauvais souvenirs en compagnie d'Ace, ces mots presque crachés à la figure.
« Tu es faible. »
« Je ne suis pas faible » chuchota-t-elle pour elle-même, comme pour s'en convaincre.
Quelques temps plus tard, elle se le répétait encore, inlassablement. Ces mots revenant sans cesse buter sur ses lèvres, assaillir ses pensées, ne lui laissant pas le loisir de penser à autre chose. Pourtant le paysage idyllique se prêtait à ce genre d'évasion. Elle marchait le long de la plage et préféra enlever ses chaussures afin de sentir le sable sous ses pieds. C'était tellement agréable, la sensation de douceur ferme que lui offraient les petits grains d'or. La jeune femme ferma les yeux, avançant presque machinalement. Les bruits de l'océan parvenaient lentement à ses oreilles, lui inspirant une douce mélodie. C'était apaisant, réconfortant. Autant qu'un bol de café fumant ou qu'un instant dans l'étau des bras de Raphael. La plénitude calmant peu à peu la colère de la surfeuse, faisant apparaître un sourire de plaisir au coin de ses lèvres.
« Un peu plus et je vais commencer à croire que tu as un orgasme, pouffa une voix qu'elle ne connaissait que trop bien.
- La ferme » répliqua-t-elle sèchement.
Les rires du commandant s'intensifièrent quand elle prononça ces mots, brisant le moment de calme qu'elle était en train de vivre. A la vue de la jeune femme, les yeux clos, grand sourire et apaisée, Ace n'avait pas pu se retenir.
« J'ai cru un instant entendre Satch, déballa la brune.
- Il n'est pas si pervers que tu te l'imagines, informa Ace.
- Je sais très bien que c'est une façade, je le connais bien maintenant… »
Tout en parlant, elle se remémorait les souvenirs qu'elle avait avec Satch.
« Qui prend le quart de minuit à cinq heures aujourd'hui ? demanda Marco.
- Pas moi ! » informèrent les deux amis en s'éloignant innocemment.
« Corvée de vaisselle !
- Pas moi ! »
« Dis-moi Kono, avec une poitrine aussi petite que la tienne, tu mets quand même des- »Et paf le Satch.
Un sourire joyeux fendit les lèvres rosées de la griffonne.
Il regardait la jeune femme se détendre doucement, redevenant l'innocente personne qu'elle incarnait à ses débuts. Maintenant, il allait devoir lui dire ce qu'il avait l'intention de faire, et la douceur qui se lisait sur le visage de la surfeuse allait bien vite disparaître…
« Je vais éclater le commandant de Kaido qui a donné l'ordre qu'on vous attaque » lâcha soudainement Ace.
- Que …quoi ? cria-t-elle presque, pensant à une blague.
- J'ai dit que j'allais botter les fesses du commandant de Kaido, répondit Poings ardents, pensant idiotement qu'elle n'avait pas entendue.
- Mais t'es pas bien ?! s'exclama la jeune femme.
- Ils nous ont attaqués, c'est hors de question de laisser cet affront impuni, expliqua le brun.
- Et tu comptes faire quoi ?! Réfléchis un peu Ace. Toi, seul contre une centaine d'hommes armés et dangereux, tu ne vois pas le problème ? s'égosilla-t-elle.
- Je n'ai pas peur. » répliqua-t-il hargneusement.
Les yeux d'or de la jeune femme se posèrent dans le charbon de ceux du commandant, cherchant le moindre signe de crainte. Rien. Ace n'avait pas peur, même pas une seule trace de d'appréhension.
« Dans ce cas, je viens avec toi. » décida-t-elle, sans vraiment lui laisser le choix.
Il la dévisageât sans aucune gêne.
« La bonne blague » rigola le commandant en s'éloignant.
Elle leva un sourcil en signe d'interrogation, ne sachant pas ce qui la retenait de lui sauter à la gorge. Son self contrôle, sa gentillesse, sa grandeur d'âme, ou peut-être bien le fait qu'il était dix fois plus fort qu'elle.
« Eh ! Je blague pas ! cria-t-elle alors qu'il était déjà loin.
- Tant mieux pour toi » lui renvoya le brun, un demi-sourire au coin des lèvres.
Ace s'amusait comme un fou à la faire tourner en bourrique.
« De toute façon que tu sois d'accord ou pas, je te suivrais, ajouta la jeune femme.
- Tu vas te perdre, pouffa Ace.
- Tu peux parler » marmonna la brune pour elle-même.
Même si c'était drôle de jouer au chat et à la souris avec elle, le commandant ne devait pas oublier son but premier. Il devait aller botter les fesses du type qui les menaçaient, et rapidement. Ils allaient déjà avoir du retard sur le planning des retours, alors il n'allait pas non plus prendre trop de temps à papoter gentiment avec la jeune femme.
Ace prépara un rapide paquetage qu'il glissa dans son sac habituel avant de le jeter sur son épaule tout en énonçant de rapides instructions à destination de ses hommes : Rester au campement, ne pas attirer l'attention, l'attendre. Kono étant introuvable, il abandonna l'idée de lui dire au revoir et s'enfonça dans la forêt en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Mais très vite, Ace remarqua des bruits suspects dans les arbres qui l'entouraient. Choisissant de ne pas y prêter attention, il se concentra pour garder une direction bien définie dans cette jungle.
Même si le brun ne sentait pas la chaleur comme un homme normal, sa progression périlleuse dans cet enfer terrestre lui arrachait quelques gouttes de sueur. Ainsi, une petite gouttelette naissait dans sa nuque, contournait ses larges épaules, passait sur ses omoplates, longeait sa colonne vertébrale, caressait son tatouage pour finalement terminer sa vie juste au-dessus de ses fesses musclées.
Un mouvement au-dessus de lui le fit se stopper. Les cinq sens en alerte, Portgas attendait un signe de présence. Il n'eut pas à attendre longtemps, une masse noire vint s'écraser à ses pieds, tombant par la même occasion dans un amas de mousse verdâtre. Ace resta bloqué par la surprise pendant quelques secondes, puis éclata de rire en voyant la position pitoyable qu'avait la jeune femme. Kono, les quatre fer en l'air, couverte de mousse et de feuillage, essayait tant bien que mal de se relever, les joues rouges de honte.
« Je dois avouer que j'ai rarement vu quelqu'un d'aussi déterminé. » pouffa le commandant, envoyant une pensée à son frère au passage.
Mimant la bouderie, la griffonne tenta de reprendre un minimum de dignité en s'époussetant.
« Saloperie de forêt, grogna-t-elle.
- Depuis quand t'imites Tarzan ? se moqua Poings Ardents.
- Depuis que monsieur a décidé d'aller se suicider dans le camp ennemi ! s'énerva-t-elle en enfonçant son doigt dans les pectoraux du brun en signe de reproche.
- Je t'avais dit de rester avec les autres, répliqua-t-il, redevant soudainement sérieux.
- C'est hors de question que tu y ailles seul ! » trancha la jeune femme.
Sans attendre de réponse de la part de son commandant, Kono commença à marcher droit devant elle. Son attitude avait quelque chose d'imprévisible qui plaisait à Ace. Elle au moins, elle savait ce qu'elle voulait... A croire qu'elle portait la volonté du D. elle aussi... Niveau entêtement, il n'y avait plus que Luffy qui la battait encore maintenant.
Alors qu'elle marchait d'un pas déterminé, la surfeuse se sentit tirée en arrière, tandis qu'une poigne ferme attrapait brutalement son poignet. Sans véritablement savoir comment, la griffonne était désormais devant Ace, qui la retenait pas le bras. Les yeux charbonneux du commandant la fixaient avec une lueur étrange et sa mâchoire était crispée en une expression dure. Les doigts musclés de Poings Ardents serrèrent un peu plus fort le fin poignet de la brune. Esquissant un frisson d'angoisse, Kono préféra reportait son attention sur la minuscule goutte de sueur qui pendouillait dangereusement au bout d'une des mèches ébènes de son supérieur.
« Tu restes derrière moi, quelques soit l'ordre que je te donne tu l'exécute et n'oublie jamais, c'est moi qui commande. » dit durement le brun, soucieux de ne pas trahir l'amusement qui le gagnait, en lâchant brutalement son poignet.
Elle ne put qu'acquiescer docilement devant l'aura imposante qu'il dégageait. Ace passa rapidement devant elle, la tête haute, sans un regard. Il avait vraiment un sale caractère quand il s'y mettait, songea Kono en se perdant dans la contemplation de son tatouage nimbée de sueur.
Déjà plusieurs heures qu'ils marchaient en silence, chacun restant campé sur sa position, refusant de céder ne serait-ce qu'une once de fierté pour demander une trêve. Le volcan faisait toujours autant tourner la tête de la jeune femme, mais elle avait beaucoup moins chaud maintenant qu'elle s'était changée. Juste avant de partir à la poursuite d'Ace, elle avait retiré le bout de tissus troué qui était tout ce qui restait de ses vêtements, et avait enfilé un top noir assorti à un short en jean troué lui permettant une grande liberté de mouvement. C'est ainsi vêtue que la griffonne avait suivi son commandant en courant à grande foulées à travers la forêt vierge. Ses bras témoignaient de la course effrénée qu'elle avait menée pour le suivre sans qu'il s'en rende compte. Et tout ceci pour finir par tomber d'une branche et s'étaler de tout son long devant lui. Pitoyable.
Soudain, un rhinocéros blanc d'une taille impressionnante surgit de nulle part. Comme un réflexe, les griffes tranchantes de la brune sortirent de leurs fourreaux de chair alors qu'elle s'élançait déjà en grognant. Au bout de quelques minutes de combat, Kono était prête à l'achever au moment où l'animal lui donna un féroce coup de corne. La guerrière fut projetée violement contre un arbre voisin. Avec le volcan dans les parages, la force titanesque ainsi que la vitesse surhumaine de la surfeuse avaient fondues comme neige au soleil. Quand la brune se releva, la bête qui l'avait attaquée était allongée, inerte, aux pieds d'Ace.
« Le repas de ce soir est arrivé, lança le commandant.
- Il n'est que six heures Ace, remarqua la griffonne.
- Et alors ? Il n'y a pas d'heures pour manger » répliqua-t-il, comme une évidence.
Ace aux Poings Ardents pouvait manger n'importe quoi n'importe quand, c'était bien connu. Alors en fin d'après-midi, il s'assit dans un coin et alluma un feu. Le commandant découpa rapidement quelques morceaux de l'animal et entreprit de les faire cuire.
« Tu es au courant qu'un feu va attirer nos ennemis ici ? s'enquit la brune.
- Vraiment ? » répliqua Portgas avec un sourire en coin.
Ace venait de dévoiler son plan : attirer les hommes de Kaido. Et sa technique semblait terriblement efficace puisqu'une dizaine de bruits de pas venant de partout autour d'eux se rapprochaient. Le brun ne paniquait pas le moins du monde, continuant à dévorer son gigot de rhinocéros avec joie. La surfeuse tenta de se concentrer sur les bruits des nouveaux arrivant, d'écarter le vacarme des animaux, les grondements du volcan ou les bruits de mastications d'Ace.
« Ils sont là » murmura la brune.
Il ne tourna même pas la tête, s'arrêtant simplement de manger.
« Je sais » répondit-t-il sur le même ton.
Immédiatement, il se mit debout et rangeant le peu d'affaires qu'il avait sorti. Kono l'imita et il lui montra les arbres d'un signe de main. Comprenant le message, la brune sauta agilement sur une branche et se stabilisa de façon à avoir un angle de vue optimal. Quelques secondes plus tard onze hommes sortirent de derrière un arbre, un air farouche imprimé sur le visage.
« Tiens, le commandant de la seconde en personne, c'est un honneur » rigola le premier.
Les yeux d'Ace avaient changé d'expression, une lueur de rage remplissait toute sa prunelle. Kono ne put s'empêcher de remarquer qu'il n'avait pas la même dose de haine quand il s'énervait contre elle que maintenant face à ces hommes.
« Qu'est-ce que tu fais tout seul ? T'es perdu ? » pouffa un autre.
Ne tenant plus et laissant son self control s'échapper, le brun se jeta sur eux dans un cri de rage.
Ils étaient faibles. En quelques secondes, Ace eut vite finit de les achever, sans avoir besoin de l'aide de la jeune femme. Elle, observait la scène de son perchoir, admirant la technique et la puissance de son commandant, la rapidité avec laquelle il avait éliminé les onze hommes. Quand le massacre fut fini, elle atterrit souplement à ses côtés, et laissa échapper un sifflement d'admiration avant de poser nonchalamment son coude sur l'épaule du brun.
« Eh bien… Tu fais pas dans la dentelle… » souffla-t-elle, impressionnée.
Il allait lui répondre quand un objet passa à quelques centimètres de son oreille. Reprenant immédiatement son sérieux Ace plissa les yeux afin de voir qui venait de les attaquer. De lourds bruits de pas résonnèrent dans la foret et un homme immense apparut devant eux. Une matraque dans la main droite, un bouclier dans la main gauche, il était armé et habillé d'une façon médiévale dépassée. Ses longs cheveux blancs tombaient en cascade sur ses épaules et ses prunelles vertes fixaient étrangement Ace. Immédiatement, les armes de la jeune femme poussèrent et elle utilisa sa transformation complète. Contre toute attente, un ricanement moqueur s'échappa de la gorge du brun.
« Kenzy le fantôme… Je me disais bien que ces hommes étaient trop faibles pour appartenir à l'équipage de Kaido, ricana le commandant.
- Tu es perspicace Poings Ardents, mais ce n'est pas ça qui te sauvera toi et ton animal de compagnie » siffla le dénommé Kenzy.
Kono grogna au terme « animal de compagnie », alors qu'Ace bouillonnait intérieurement. Enervée par l'arrogance de l'homme –qui lui rappelait étrangement quelqu'un-, la jeune femme n'attendit pas l'ordre de son commandant pour lancer son attaque. Alors que les griffes aiguisées à la perfection venaient de frapper le bouclier de l'homme aux cheveux blancs, Kono reprit bizarrement forme humaine.
« Eh ?! » s'étonna-t-elle, avant qu'il l'envoie voler contre un arbre.
Elle se releva péniblement et eut à peine le temps de voir Ace s'élancer, entouré de flammes. Le commandant esquiva un coup de matraque avant d'asséner un coup de poing surpuissant à son ennemi. Reprenant sa forme de griffonne, Kono sauta avec rage à la gorge de l'homme. Il tourna la tête au bon moment et perdit seulement quelques mèches. En voyant ses longs cheveux blancs cassé sur le sol, l'homme grimaça avant d'envoyer son poing dans la figure de la brune, qui baissa la tête avec un sourire provocateur.
« Kono, recule, laisse-le moi ! » ordonna Ace.
Elle lui jeta un regard étonné, mais avait promis d'écouter les ordres. C'est donc avec une moue boudeuse que la griffonne s'écarta du combat, laissant son commandant s'occuper de blondie.
Ace quant à lui, avait du mal, beaucoup de mal. Au bout d'un moment, il comprit que les armes de l'autre enfoiré utilisaient des armes en granit marin, contrant les pouvoirs de son fruit du démon. Les coups violents que lui assenait son ennemi avec sa matraque lui causaient énormément de dégâts. Au moment où il reçut un uppercut sur la tempe gauche, seul un cri lui permit de rester conscient.
« Ace ! avait hurlé Kono avant d'ajouter dans un autre cri : Utilise le truc que Marco fait, le Haka ! »
Le peu de neurones qu'il restait au commandant après ce coup s'actionnèrent, et il fit vite le rapprochement entre le « Haka » et Marco.
« C'est le Haki, et je ne sais pas l'utiliser, expliqua le brun.
- Bah apprend ! » ajouta-t-elle, comme si cela coulait de source.
Marco avait déjà essayé d'apprendre à Ace d'utiliser le Haki de l'armement, mais rien à faire, par manque de temps ou d'envie peut être. Que lui avait-il dit déjà ?
« Imagine que ton corps est recouvert d'une armure invincible »
C'était presque risible, il essayait de développer son Haki de l'armement pendant un combat mortel contre un des plus puissant Supernovæ du nouveau monde. Tout en essayant de déclencher son pourvoir à distance, histoire de gagner du temps, le commandant imaginait une protection invisible autour de ses membres. Mais rien à faire, rien ne se passait, rien ne changeait. Il entendait la voix de Kono qui lui hurlait toute sorte de chose, comme lointaine. Les assauts du guerrier ne cessaient pas, et le bouclier en granit marin menaçait de s'écraser à tout moment contre son front. D'un geste rapide, Poings Ardents donna un coup de pied violent dans le ventre de son assaillant, qui recula de plusieurs mètres. Se remettant rapidement sur ses pieds, Kenzy allait sauter sur Ace quand une giclé de sang brouilla la vue du commandant. Il passa sa main sur son visage afin de retirer le liquide rougeâtre qui tachait sa peau, et découvrit avec étonnement la tête de l'homme qu'il combattait qui gisait sur le sol, à quelques mètres du corps auquel elle était rattachée quelques mètres plus tôt. Debout, les mains pleines de sang et le souffle court, Kono semblait inconsciente de ce qu'elle venait de faire.
« Je t'avais ordonné de me le laisser ! cria soudainement Ace.
- C'était la seule solution, murmura la brune.
- Je l'aurais eu à la loyale, pas à deux contre un ! renchéri le commandant.
- Je suis une pirate ! Je me fous d'être loyale et je refuse de te voir y passer sans rien faire ! » s'époumona la jeune femme.
Ils restèrent un moment à se fixer, Ace au sol et Kono au-dessus de lui, ses pupilles dorées lançant des éclairs au brun. Il avait beau tourner la question dans tous les sens, Ace était forcé d'admettre que la jeune femme venait de lui sauver la vie. En profitant de l'inattention de l'ennemi, elle lui avait tranché la gorge avec une froideur incroyable.
« Ne me remercie pas, après tout je n'ai fait que te sauver la vie. » cracha la surfeuse en s'éloignant.
Il la regarda lui tourner le dos et partir lentement, ses bras couverts de sangs se balançant au rythme de ses pas. Puis, quelques mètres plus tard, elle s'effondra comme une masse, épuisée par son combat. Poings Ardents la fixa au sol quelques secondes, prit conscience de la situation et se releva brusquement, faisant fi de ses douleurs musculaires. Il s'approcha d'elle, et vérifia qu'elle était consciente. Allongée sur le sol, incapable de bouger, la jeune femme attendait que ses muscles lui répondent. Il s'assit à ses côté et ralluma le feu.
« Nous ne rentrerons pas au camps cette nuit, il est trop loin, déclara le brun.
- Cette jungle est envahie par les pirates de Kaido, t'as envie d'y passer une seconde fois, grogna-t-elle.
- Je peux te garantir qu'il n'y a pas un seul homme de Kaido sur cette île.
- Ah oui ? Et celui qui a bien faillit de démolir la cervelle il y a cinq minutes c'était une illusion ?! » s'exclama Kono.
D'ailleurs, elle ne savait toujours pas comment elle avait fait pour venir à bout de cette masse de muscle. Son instinct peut être, car au moment même où elle avait vu qu'Ace était en danger, l'animal avait pris le dessus et sa conscience l'avait abandonnée, laissant la bête achever l'homme.
Maintenant qu'elle avait repris un peu de force, la jeune femme s'était redressée et fixait désormais le commandant, attendant sa réponse.
« Non. C'était simplement un imposteur, un supernovæ qui se cachait derrière la réputation de l'empereur pour être tranquille. Avant qu'Ulrik et toi n'arriviez, j'ai reçu un message de Marco dans lequel il me disait avoir appris que Kaido ainsi que toutes ses troupes étaient mobilisées dans une guerre contre Shanks. Sur les îles qu'ils ont ratissées, il n'y avait que quelques hommes histoire de faire régner la paix. Ce type a profité de l'absence de pointure pour attaquer l'île et s'autoproclamer commandant de la troisième flotte de Kaido, malheureusement pour eux, ils ont croisés Satch. » expliqua Ace.
Kono était sciée. Ils s'étaient fait roulés dans la farine, s'étaient emballés en criant vengeance contre l'empereur, alors qu'en fait, ce n'était que les magouilles d'une bande d'amateurs. C'était humiliant et terriblement embêtant.
« Et ce type, comment tu le connaissais ? questionna la surfeuse.
- J'avais vu son avis de recherche, il papillonne dans les deux cents millions je crois, déballa-t-il.
- Ah ! T'as failli te faire empaler par un type qui vaut moins de la moitié de ta prime, ça la fou mal Ô grand commandant Ace. » se moqua la brune, éclatant de rire de façon théâtrale.
Kono appuya nonchalamment son dos contre l'épaule du brun, se reposant doucement sur lui. Un rictus étira ses lèvres alors qu'elle le narguait. Ace afficha un sourire en coin joueur et attrapa l'épaule de la jeune femme un peu trop fort, d'une main ferme.
« On ne manque pas de respect à son supérieur, sinon je serais obligé de te donner des centaines de nuits de gardes de retour sur le navire, dit-il, les yeux pétillants de malice, fier de sa connerie.
- Dis-moi, c'est bien toi qui prônait la loyauté tout à l'heure et qui maintenant profite de son grade pour martyriser une pauvre jeune femme innocente ? renchéri Kono, ses traits prenant un air angélique.
- Tu es tout sauf innocente, pouffa le commandant.
- Vraiment » dit-elle en posant ses mains sur ses hanches, comme si elle allait faire un caprice.
Soudain, d'un geste rapide, Ace la plaqua sur le sol ses mains des deux côtés de la tête de la jeune femme. Les yeux de Kono s'étaient agrandis sous la surprise et ses lèvres à demies ouvertes montraient qu'elle s'apprêtait à dire quelque chose avant d'être « interrompue ». Il était rapide, trop rapide pour elle.
« N'oublie pas que je suis plus fort que toi, lui rappela Ace, moqueur.
- Evidement, je ne m'y attendais pas, c'est beaucoup plus facile, répliqua-t-elle.
- Ta mauvaise foi est impressionnante… » souffla le brun en se redressant.
La griffonne resta un instant allongée avant de se rasseoir un peu plus loin du commandant, elle n'était pas à l'abri d'une nouvelle attaque surprise. Ses yeux d'or se posèrent sur le paysage qu'elle n'avait pas pu contempler jusque-là. Cet endroit lui disait quelque chose… La mousse éparpillée au pied d'un énorme arbre, les fleurs qui montaient le long du tronc, l'herbe courte et pourtant si brûlante. Elle était déjà venue ici, elle en était certaine.
« J'ai comme une impression de déjà-vu… marmonna-t-elle.
- C'est possible, tu sais, tout se ressemble dans cette forêt, éluda Poings ardents.
- Non, ce n'est pas ça. Je suis déjà passée par là ! insista la brune.
- Avec Ulrik peut-être ? »
En entendant ces mots, la jeune femme se releva brusquement. Elle fit fi de la douleur qui lui foudroya le crâne pour lui rappeler qu'elle n'était pas en état de faire des mouvements rapides et s'enfonça dans l'épaisse couche de verdure. Ace leva un sourcil, soupira, puis décida de suivre la surfeuse afin d'éviter qu'elle ne fasse une énième bêtise.
Au bout de quelques petites minutes d'une marche passablement ralentie par la fatigue, les deux pirates arrivèrent devant une petite cabane. La maison de bois ne payait pas de mine, du lierre montait le long de ses murs, les fenêtres étaient calfeutrés et la porte ne tenait pas vraiment debout. Kono afficha un sourire mutin avant de s'avancer vers la demeure.
« Je t'avais bien dit que cet endroit me disait quelque chose, lança la brune.
- Tu pourrais développer ? s'enquit le commandant.
- Lors des nombreuses patrouilles que j'ai faites avec Ulrik, nous sommes tombés sur cet endroit. Une nuit loin de l'air du volcan m'avait fait du bien, expliqua Kono.
- Eh bien, au moins nous avons un lieu où dormir. » soupira Ace, fatigué de cette journée éprouvante.
~o~
La nuit été tombée depuis quelques temps, les deux jeunes gens s'étaient installés dans le cabanon. Kono avait étalé des couvertures sur le sol, à défaut d'avoir un lit, ils auraient quelque chose de moelleux pour dormir. Ace avait fini de faire cuire la viande, et leur repas terminé ils cherchaient dorénavant un moyen de s'occuper. Ils avaient déjà fouillés dans les placards en quête d'un jeu de cartes, d'une bouteille de Rhum ou d'un quelconque autre divertissement. Une petite bougie allumée par Ace dont la flamme dansait frénétiquement illuminait faiblement la pièce. Une forte humidité flottait dans l'air, rendant l'atmosphère lourde et pesante. La moiteur ambiante accroissait la tension présente dans la cabane.
« On a qu'à faire un chi-fou-mi ? proposa la jeune femme.
- Pourquoi pas un action chiche ou vérité tant qu'on y est… se moqua Ace.
- Rigole, sombre crétin, en attendant si tu as une meilleure idée je t'écoute ! » répliqua la griffonne.
Le commandant en resta coït. Il n'avait effectivement, pas de meilleure idée, mais ne doutait pas que cela viendrait un jour…
« Ecoute… murmura la brune.
- Quoi ? ronchonna Poings Ardents.
- Il pleut. »
Ce coup la non plus il ne l'avait pas venu venir. Elle avait une sorte de superpouvoir pour lui répondre des choses complétements inattendues. Depuis le départ, la jeune femme avait eu une répartie à toute épreuve qui avait fait sa renommée sur le bâtiment.
« Et alors ? grogna le brun.
- Et alors ? C'est merveilleux d'entendre la pluie quand on est à l'intérieur ! » s'exclama-t-elle, émerveillée par le simple bruit de l'eau.
Les gouttelettes qui tombaient dehors n'étaient pas visibles à cause de la noirceur des fenêtres, mais le bruit de l'eau sur le toit était reconnaissable entre mille. Cette forêt était fascinante, il pouvait y faire une chaleur étouffante le jour et recevoir des torrents d'eaux une fois la nuit tombée. La froideur des gouttes commençait peu à peu à refroidir la pièce. Kono avait trouvé une occupation a priori passionnante, la jeune femme avait fait pousser sa queue et s'amusait à essayer de l'attraper. Ce jeu la faisait passer pour un chaton qui voulait se mordre la queue. Un sourire joueur fendit les lèvres du commandant alors qu'il observait la griffonne se débattre avec elle-même.
« La prochaine fois, fais-moi penser à t'amener une pelote de laine, s'esclaffa le brun.
- Hilarant, le remballa Kono.
- Je ne rigole pas, tu pourrais te découvrir une réelle passion ! »
Un coup de vent fit trembler la cabane, refroidissant encore un peu plus la température. Délaissant son jeu, Kono s'approcha lentement d'Ace avant de s'affaler sur le commandant. Alors qu'il était allongé sur la couverture, il la regarda s'étaler sur lui en levant un sourcil interrogateur pendant qu'elle gesticulait afin de trouver une position adéquate. Au moment où il allait la faire déguerpir, elle fut plus rapide que lui.
« Raphael est beaucoup plus confortable, marmonna la jeune femme.
- Dans ce cas tu n'as qu'à aller dormir ailleurs, grogna le commandant.
- Ce que tu peux être susceptible, un vrai gosse, railla-t-elle. J'ai froid et tu es une bouillote sur pattes !
- Tout mon corps est douloureux, bouge de là ! » ordonna Ace.
Soupirant bruyamment, la surfeuse se releva souplement, avant de venir s'asseoir derrière lui.
« Assied-toi, demanda-t-elle doucement.
- Pourquoi ? »
Il posait toujours trop de questions, alors Kono décida de prendre les devants. Attrapant les épaules du brun, elle utilisa sa force animale pour le soulever. Bizarrement, il se laissa faire. Ace était maintenant assit devant elle, les jambes en tailleur, ses bras pendants sagement le long de ses flancs.
La griffonne réfléchit quelques secondes à ce qu'elle allait faire. Après tout, elle l'avait déjà fait à Satch plusieurs fois, quand ce dernier revenait d'une nuit éprouvante à la vigie, ou qu'il avait pris un mauvais coup. C'est donc avec une douceur nouvelle que la jeune femme posa ses mains sur les épaules du commandant de la seconde division, les laissant descendre tout le long de son dos musclé. Elle exerça une légère pression sur ses omoplates douloureuses, puis frôla son tatouage du bout des doigts. Remontant le long de ses flancs, les mains douces de la brune se posèrent un peu plus fermement sur les épaules d'Ace afin de les masser. Elle s'attarda quelques secondes sur sa nuque puis laissa ses mains se balader sur son dos à la peau halée et chaude. Un frisson parcourut l'échine du commandant alors que les mains de la surfeuse se posaient sur ses hanches, essayant de soulager les contusions qu'il avait.
Elle continuât pendant plusieurs minutes, massant, caressant, frôlant, les muscles qu'elle sentait rouler sous ses doigts, ne se gênant pas pour profiter de la chaleur que dégageait le brun. Lorsque les fines mains de la jeune femme retombèrent le long de son corps, Ace réprima un grognement de frustration. Il réagit alors comme il l'avait toujours fait, sans réfléchir, à l'instinct, n'écoutant que ses envies et non son cerveau. Se retournant rapidement, il découvrit deux pupilles d'or qui le fixaient étrangement, se perdant dans l'océan de sentiments qu'il y lisait. Ne tenant plus, il fondit sur la pirate, posant presque brutalement ses lèvres sur les siennes. Hésitant quelques secondes, elle finit par attraper la nuque du brun afin de se coller un peu plus à lui. La main gauche du commandant s'agrippait aux hanches de la griffonne alors que la droite descendait le long de ses jambes interminables.
Ils n'étaient pas tellement conscients de leurs actes, mais ils en avaient besoin. Trop de tension les tenaient, trop de peurs, d'angoisses, les guettaient et menaçaient de les engloutir pour qu'ils se privent de ce moment. Aucune douceur ne ressortait de leur étreinte, juste un contact bestial et impulsif qui semblait vouloir se prolonger. Déjà, Ace descendait le long de la mâchoire de la brune, venant respirer la peau de son cou. Il laissa une ligne de baisers brulants du lobe de l'oreille à la clavicule, mordillant, léchant ou embrassant la peau selon ses envies. Kono ne restait pas insensible aux nouveaux traitements que lui faisait subir le commandant et s'acharnait à lui rendre la pareille. Sa main, qui était jusque-là emmêlée dans les cheveux ébène du jeune homme se posa sur son fessier, arrachant un sourire carnassier au concerné.
Poursuivant leur activité sans vraiment réfléchir, ils commencèrent à se dévêtir avec avidité. Leurs corps se collaient, se touchaient avec empressement, oubliant tout ce qui n'était pas charnel. Ainsi, même si la pauvre cabane menaçait de s'effondrer sous la sauvagerie dont faisaient preuve les deux amants, cela ne sembla pas effrayer Ace le moins du monde alors qu'il arrachait des cris de plaisir à la jeune femme. Les ongles de Kono lacéraient le dos du commandant lorsqu'elle subissait les assauts de ce dernier. Ses bleus et autres écorchures semblaient être passés au second plan et désormais, elle n'avait plus du tout froid. La brune ne pouvait plus aligner deux pensées cohérentes, son esprit était embrumé par l'odeur sauvage du pirate et par la chaleur de sa peau. Il n'y avait plus rien d'autre que le corps d'Ace contre le siens, que ses mains qui se baladaient fiévreusement sur sa peau, que le brasier qui la submergeait alors qu'il plaquait ses lèvres contre les siennes…
Hello ! =)
Oui, je sais, je n'ai rien publié depuis... un bout de temps... pardon. J'étais surchargée de travail, et le seul temps que j'avais de libre je le passais à dormir comme une vieille loque. Donc, maintenant que j'ai eu un peu de temps, et qu'Aya et moi mêmes avons réussis à tout boucler, le chapitre est là. Vous pouvez au moins avouer que ça vallait le coup d'attendre. Je vois d'ici vos bouches entres-ouvertes, vos pupilles briller, vos sourire réjouis. Eh oui, finalement ce n'est pas ce qu'on croit, ils ont craqués, Ace et Kono. Mais qui pourait en vouloir à la demoiselle, Ace est tellement parfait que c'est impossible de ne pas succomber devant sa sexytude *bavouille*.
Bref, je vous invite, comme à chaque fois, à me laisser vos impressions. Ne me dites pas que vous n'avez rien à dire, Ace et Kono sont en train de copuler joyeusement alors il y a plein de choses à dires ! Ok ?! Alors on se magne et on poste un commentaire, OP OP OP, plus vite que ça !
En tout cas, ce chapitre est mon cadeau de fin d'année. Je vous souhaite à tous une merveilleuse bonne dernière journée en 2012, et je vais finir sur une vanne bidon mais qu'on fait tous les ans : à l'année prochaine ;) !
MlleX, qui vous souhaite une belle année 2013.
