Bonjour !

Et voilà le nouveau chapitre !

La fiction est classée M, bien sûr Harry Potter ne m'appartient pas, tout est à la génialissime JK. Rowling ! *.*

Bonne lecture et à mercredi prochain ! Bisouuuuuuuus !


Chapitre 26 : Lumière

Narcissa, du haut des escaliers, regardait la maison de son fils. Sa maison. Et elle était si heureuse de voir son chez-soi rempli de personnes aimées. Pour Nouvel An, Draco avait envoyé de nombreuses invitations. Narcissa ne savait pas ce qui le rendait si heureux et optimiste soudainement, mais elle avait une idée. Bien que Harry ne soit pas venu fêter Noël avec eux, il lui avait envoyé une lettre pour lui dire qu'il tiendrait sa promesse faite à Andromeda et Teddy, et qu'il fêterait donc Nouvel An avec eux. Harry redonnait de l'espoir à Draco. L'espoir de pouvoir arranger les choses, les rendre plus belles. L'espoir de faire quelque chose de bien.

Ainsi, le hall d'entrée était rempli de la famille d'Astoria, de très vieux amis d'enfance de Draco, Pansy et Blaise étaient là également. Il y avait aussi des amis à Narcissa, des amis qu'elle avait laissé de côté pendant des années suite à son mariage avec Lucius. Draco avait aussi invité Luna – Luna ! – et son mari qui resteraient une partie de la soirée avec eux, avant de rejoindre la famille de Rolf et leurs enfants. Daisy, le jeune chaton de Scorpius, s'était réfugié dans la chambre de son maître pour échapper à l'agitation qui régnait dans la maison.

Draco se retourna en riant.

- Mère, tu viens ?

Narcissa adressa un sourire éblouissant à son fils et descendit les marches pour prendre part à la fête.

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Teddy souriait en grignotant des toasts. Il se souvenait avoir envié ses amis qui prévoyaient de passer une grande soirée pour Nouvel An. Maintenant, il ne les enviait plus du tout. Il passait peut-être une soirée tranquille, en petit comité, dans une maison qui parfois lui donnait le vertige tant elle était grande, mais il était avec son parrain. Harry lui lançait des regards, les lèvres obstinément scellées autour de son verre. Il ne savait pas quoi dire, que dire à un enfant de treize ans. Il se souvint de sa rencontre avec Sirius. Il se souvenait du malaise de l'homme, de son désir de tisser un lien avec lui. Mais il était incapable de se souvenir ce qu'il avait ressenti. Sirius… il l'aimait tant. Parfois, le sentiment d'amour le rendait nostalgique. Il pensait surtout à toutes les personnes perdues qu'il voyait dans ses pensées avec indifférence. Il pensait aussi qu'il était incapable de ressentir quoi que ce soit pour les personnes encore là.

Alors comment savoir ce qui ferait du bien à Teddy ? Il se souvint du cadeau que lui avait offert Tonks en cinquième année et se racla la gorge.

- Alors, Teddy, tu fais partie de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle ?

Teddy releva la tête et ses yeux s'illuminèrent. Andromeda les observa avec émotion.

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Molly devait vraiment faire très attention à ce qu'elle disait. Ne surtout pas évoquer Harry pour que la soirée se passe bien, même si elle aurait voulu dire ce qu'elle pensait. Elle se tourna vers la table des enfants et poussa un soupir malgré elle. Elle avait toujours adoré avoir une grande famille, parce qu'ils étaient liés, mais elle avait toujours eu du mal à voir des écarts se creuser, et la situation actuelle était vraiment compliquée pour elle. Bill, Fleur, Charlie, Ron, Hermione, George et Angelina fêtaient Nouvel An avec des amis, leurs enfants Victoire, Louis, Rose, Hugo, Fred et Roxanne passaient donc Nouvel An au Terrier. Ainsi que Percy, sa femme et leurs filles, Lucy et Molly.

Molly sursauta lorsque Ginny disputa James alors qu'il se levait de table en faisant une crise, hurlant contre le vilain petit canard de la famille… Molly en avait les larmes aux yeux.

- Au fait, demanda Kingsley, qui avait été invité par Arthur à fêter Nouvel An avec eux, Andromeda et Teddy ne voulaient pas se joindre à nous ?

Ginny se stoppa net et se tourna vers sa mère, qui avait évincé le sujet lorsqu'elles en avaient parlé. Malheureusement Victoire, trop heureuse d'entendre le nom de son coup de cœur, ne put s'empêcher de répondre, fièrement (sang de Vélane oblige) :

- Teddy m'a envoyé une lettre il y a deux jours. Il fête Nouvel An avec son parrain.

Le visage de Ginny s'assombrit et les enfants frémirent.

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Hermione termina son verre d'une traite, observant les invités autour d'elle d'un air mélancolique. Elle aurait voulu fêter Nouvel An comme la première année après la guerre… Ginny, Harry, Ron, Neville, Luna… Ses cinq amis avec qui elle avait traversé l'horreur du Département des Mystères en cinquième année. Ce jour maudit où, pourtant, quelque chose de fort les avaient liés. Cette année-là, ils avaient dîné tous ensemble en souriant, heureux, apaisés, touchés d'être réunis pour clôturer une année où ils avaient perdu des êtres chers, gagné une guerre, et commencer une année pleine de projets et de rêves. Cette année-là, Neville et Luna étaient encore ensemble, béats d'amour. Harry et Ginny se trouvaient enfin, profitaient enfin de ce lien qu'ils avaient tissé dès leur seconde année à Poudlard. Ron et elle… s'aimaient passionnément, car leur amitié avait toujours demandé plus.

Puis Luna avait décidé que parcourir le Monde était son grand amour et Neville avait refusé de la suivre. Harry était devenu de plus en plus sombre et Ginny avait vu ses rêves d'enfant voler en éclats. Elle avait stoppé – et non pas mis en pause – sa carrière de Quidditch suite à sa grossesse. Et aujourd'hui, Hermione voyait sa vie de famille, son mariage, mis en danger. Elle se sentait complètement perdue. Perdue avec ses sentiments, ses stupides élans Gryffondors, ses peurs, ses désirs, ses responsabilités. Le seul truc qui semblait encore filer doit dans sa vie, c'était sa carrière, et elle ne savait combien de temps il faudrait encore avant que Ron ne lui reproche d'être constamment plongée dans ses bouquins.

Alors elle s'accrochait à ses enfants, car si la vie qu'elle s'était imaginée vivre après la guerre n'était pas aussi parfaite, elle pouvait s'afférer à ce que le Monde dans lequel Rose et Hugo vivent, et l'enfance qu'ils traversent, le soient.

- Mione ?

La sorcière réalisa qu'elle avait plongé sa tête entre ses mains et que des larmes menaçaient de rouler sur ses joues. Lorsqu'elle leva les yeux, elle croisa le regard océan de son mari.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle d'une voix enrouée en tournant son verre vide entre ses doigts.

Ron approcha une main hésitante et essuya la larme traitresse qui glissait doucement sur la joue d'Hermione.

- Hermione, je…

Ron soupira et s'assit sur le tabouret de bar en face de sa femme.

- Je ne suis toujours pas doué pour ce genre de choses, mais je n'ai plus le choix aujourd'hui, je te dois ça, je me dois de te respecter, te chérir et te protéger, parce que je m'y suis engagé. Et parce que je ne suis plus un gamin dont les actes sont sans conséquence.

Hermione ne put s'empêcher de renifler, amusée.

- Nos actes de « gamins » n'ont jamais été du genre sans conséquence.

Ron esquissa un rapide sourire.

- Pas faux.

Il adressa un coup d'œil à sa femme, puis saisit la main qui jouait toujours avec le verre vide. Il caressa la main de la jeune femme de son pouce.

- Je te demande pardon pour tout le mal que je t'ai fait, Hermione. Je te demande pardon pour avoir agi comme un imbécile, et non pas comme un mari, non pas comme l'homme qui t'aime.

Hermione le regarda. Ron hocha la tête.

- J'oublie bien trop souvent la chance que j'ai de t'avoir à mes côtés, Hermione.

Une nouvelle larme coula sur la joue de la sorcière, mais cette fois-ci de soulagement. Elle sourit et regarda Ron derrière ses yeux embués. Il se leva et s'approcha d'elle pour enlacer sa taille. Elle enroula ses bras autour de ses épaules et posa sa tête sur l'une d'elle.

- Je t'aime, Hermione.

- Moi aussi, je t'aime, souffla-t-elle.

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Pansy entra doucement dans la chambre de Draco à l'étage et sourit en voyant Scorpius sur le balcon, qui fixait le ciel étoile. Elle le rejoignit et s'appuya contre la rambarde, les yeux tournés vers le ciel.

- Tu t'amuses bien, petit ?

Scorpius hocha vivement la tête.

- Oui, je suis content, j'ai pas souvent des copains avec qui jouer.

Il pencha la tête sur le côté et souffla bruyamment.

- Dis Pansy, c'est comment dehors ?

Pansy fronça légèrement les sourcils.

- Je comprends pas ce que tu veux dire, Scorpius.

- Papa, il me laisse pas sortir du Manoir. A part le match de Quidditch, sourit le petit garçon. Mais je veux sortir, moi aussi.

- Tu découvriras pleins de nouvelles choses quand tu iras à Poudlard.

Scorpius se tourna vers elle et ouvrit la bouche, les sourcils haussés.

- Quoiiii ? Mais c'est quand j'aurais onze ans, ça ! C'est dans super longtemps !

Le petit posa sa tête sur la rambarde, boudeur. Pansy frotta doucement sa tête.

- Ton papa veut te protéger, bonhomme.

Scorpius hocha doucement la tête et se redressa, sautillant jusqu'à la porte fenêtre. Il se retourna vers Pansy.

- Pansy, pourquoi vous avez pas d'enfants comme moi, Blaise et toi ?

- Hein ? s'étouffa Pansy en se tournant vers Scorpius, amusée.

- Ben oui, Blaise c'est ton chéri, non ?

Scorpius s'en alla, laissant Pansy secouant vivement la tête, avant qu'elle ne retourne à la contemplation du ciel.

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Andromeda servit un dernier verre de champagne à Harry. Teddy était déjà monté dans sa chambre pour joindre Victoire par cheminette, et n'était pas redescendu depuis.

- Je ne te remercierais jamais assez d'être venu, Harry, dit Andromeda.

- Je me devais d'être là pour Teddy, répondit Harry en portant sa coupe à ses lèvres.

Soudain, la porte d'entrée claqua et des pas retentirent dans le couloir. Andromeda se leva et jeta rapidement un sort d'insonorisation pour ne pas alerter son petit-fils. Si la personne était simplement entrée dans la maison, c'était qu'elle était l'une des personnes autorisées à accéder à l'ancien quartier général de l'Ordre du Phénix. Ginny apparut à l'entrée du salon, le visage déformé par la rage. Harry se leva lui aussi, lentement.

- Ginny, qu'est-ce que tu fais là ?

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Pansy accepta le verre que lui tendit Anar, puis souhaita une bonne année aux différentes personnes autour d'elle. Elle se faufila ensuite parmi la foule pour aller trouver Draco. Lorsqu'elle le trouva, il était dos à elle. Elle enlaça sa taille et posa doucement sa tête sur son épaule.

- Bonne année, Dray.

Draco se retourna et souriant, il la serra contre lui.

- Bonne année Draco !

Pansy se sépara de Draco pour laisser Blaise l'enlacer. Draco regarda ses deux amis avec un grand sourire.

- Merci, bonne année à vous deux, répondit-il en leur faisant un clin d'œil.

Il se tourna ensuite vers un couloir.

- Je suis désolé, Scorpius m'attend dans la salle de Ballet.

Blaise ne savait pas vraiment ce que cela signifiait, mais Pansy, elle, hocha la tête.

- A plus tard.

Draco s'éloigna et Blaise se tourna vers Pansy.

- Draco a fait peindre un immense portrait d'Astoria dans la salle de danse, répondit Pansy à sa question muette.

- A vrai dire, j'allais plutôt dire : Bonne année, Pansy.

Il enlaça doucement sa taille et déposa un baiser sur sa tempe. Pansy ferma les yeux.

- Bonne année à toi aussi, Blaise.

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Draco fredonnait intérieurement en s'approchant du Manoir de Harry. Il sentait que cette nouvelle année allait être différente des autres. Il appréciait sincèrement de construire de nouveaux souvenirs, laissant les mauvais derrière lui. Ce matin, il était passé voir son père et leur échange avait été plus cordial que jamais. Ils ne s'étaient pas non plus accrochés au moment de partir, et Scorpius n'avait fait aucun caprice. Draco savait qu'il devait être fort et lumineux pour son fils. Il savait que Scorpius désirait voir le Monde, était avide de nouvelles découvertes et rencontres. Ce qu'il avait au Manoir ne lui suffisait plus et Draco ne voulait pas que son fils fasse son entrée à Poudlard complètement renfermé sur lui-même. Car si Draco ne faisait rien, c'était ce que son fils allait devenir. Draco était décidé à lui montrer pleins de choses, à faire de lui un enfant épanoui, généreux, curieux de tout.

Il toqua doucement à la porte du Manoir et Glorfindel vint lui ouvrir. Draco fronça immédiatement les sourcils. Si Laurelin était d'un naturel inquiet, Glorfindel ne laissait jamais paraître ses émotions et restait très professionnel. Or, cette fois-ci, il semblait inquiet.

- Glorfindel, que se passe-t-il ?

L'Elfe ouvrit la bouche pour répondre lorsqu'un bruit de verre brisé retentit à l'étage. Draco entra et leva la tête vers les escaliers.

- Le Maître est très en colère, répondit Glorfindel.

- En colère ?

Laurelin apparut dans un pop étouffé par les bruits de pas à l'étage.

- Il est rentré dans cet état, dit-elle, et depuis il n'a pas arrêté.

Draco monta lentement les marches des escaliers pour se donner le temps de réfléchir. Arrivé devant la chambre d'Harry, il entra doucement. Son lit était défait, la vitre d'un cadre s'état brisée sur le sol, une odeur de différentes potions s'échappait de la salle de bain.

- Harry.

Le Survivant lança un bref regard à Draco, mais continua de tourner en rond, donnant un coup dans tout ce qui tombait sous sa main. Sa respiration était sifflante. Il n'est pas en colère. Il fait une crise de panique.

- J't'ai écouté, bordel, mais pourquoi j't'ai écouté ? crachait-il entre ses dents.

Draco s'approcha et voulut stopper Harry, mais le brun ne se laissa pas faire.

- Qu'est-ce qui s'est passé, Harry ?

- Je t'ai écouté, répéta Harry, j'ai fêté Nouvel An avec Andromeda et Teddy.

- Je sais, mais-

- Et elle l'a appris !

- Qui ça ? demanda Draco, les sourcils froncés.

- Ginny ! hurla Harry autant que ses poumons en manque d'air le lui permettaient. Elle était folle de rage, elle m'a reproché de délaisser sa famille, notre famille comme elle dit, ricana Harry, horrifié à la seule idée de ricaner, elle a dit que je moque d'eux, alors j'ai répliqué que Teddy est aussi ma famille, notre famille !

Harry se stoppa net et s'approcha lentement de Draco, qui ne put s'empêcher de reculer.

- Je pensais avoir fait quelque chose de bien, je pensais vraiment que j'allais… au lieu de ça, elle a tout gâché ! Et je-

Harry se jeta sur Draco et l'embrassa furieusement, prenant l'ancien Serpentard au dépourvu. Draco se débattit, mais Harry plaqua brusquement sa main sur son entrejambe.

- Harry… !

- J't'en supplie, geignit Harry en le maintenant de force contre lui. Je veux ressentir quelque chose de vrai, quelque chose que je comprends, plutôt que cette culpabilité qui me ronge !

Draco commençait lui aussi à paniquer. Le contact physique l'effrayait toujours lorsqu'on le prenait par surprise, comme l'avait fait Harry. Contrairement à lui, il ne supportait pas cette proximité, il ne…

Astoria…

Draco repoussa violemment Harry et sortit sa baguette qu'il pointa sur lui. Harry, projeté au sol, voulut sortir la sienne, mais il était bien trop engourdi.

- Expelliarmus !

La baguette d'Harry atterrit à l'autre bout de la chambre, unique son retentissant dans le Manoir. Draco serrait fermement sa baguette. Il était tant en colère qu'il aurait pu lui lancer un sort très douloureux.

- Ne t'approche plus de moi, menaça Draco entre ses dents serrées.

Il quitta la chambre en courant et dévala les escaliers. Laurelin et Glorfindel l'interpellèrent, mais il ne répondit pas. Il transplana et arrivé chez lui, il ignora également Anar pour aller s'enfermer dans la salle de Ballet. Il fixa le portait d'Astoria. Une larme roula sur sa joue.


Mais c'est que cette fiction approche tout doucement de la fin dis donc ! Ah, je suis contente, je progresse vraiment dans l'écriture de la deuxième partie, je ne sais juste pas quand est-ce que je vais la poster ;)

Pour mon propre plaisir sadique (oui, oui, je suis un monstre), il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine, pour vous laisser le temps de ruminer celui-ci mouahahaha !

J'ai plein d'autres projets en tête et je ne sais pas par quoi commencer : en plus de la deuxième partie des MEURTRIS, la deuxième partie m'a déjà donné l'idée d'un spin-off ! J'ai aussi en tête un projet sur Maze Runner, un sur Pansy Parkinson depuis un moment, sans compter mes fictions commencées et mis en pause dans un coin de mon ordi et de ma tête... bref, si vous avez des préférences, hormis la suite des MUERTRIS qui passe avant tout le reste, allez-y, ça m'aidera à choisir !