On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau chapitre ! J'aimerais tout d'abord remercier tous ceux qui ont commentés, mis en favoris l'histoire, qui la suivent, j'ai remarqué une légère augmentation de ces petits bonheurs ces dernières semaines, mes efforts paient il faut croire:D
Sur ce, bonne lecture !
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24) Panique
Cher Harry,
Comment vas-tu depuis la fin de l'année dernière ?
Personnellement, ça va un peu mieux. J'ai du mal à me remettre de mes véritables souvenirs, mais peu à peu, la blessure se referme. Remus reprendra son poste en Défense, ça va arranger les choses.
Je vais mieux. C'est ce que j'essaie de me dire, et je tente vraiment d'y croire. Et pourtant... Au fond de moi, je sais que tout ne va pas bien. Je fais encore des nuits blanches, des terreurs nocturnes... J'ai fini par insonoriser ma chambre, je ne voulais pas déranger plus que ça mon père.
Je ne sais plus où j'en suis. Des amis me tenaient à l'œil, on a modifié ma mémoire. Comment suis-je censé reprendre une vie normale quand les circonstances étaient tout, sauf normales ? Même mon coeur bat de façon anormale.
Quoi qu'il en soit, passe une bonne Coupe du Monde de Quidditch avec les Weasley !
PS: Allez l'Irlande !
Leo était vraiment tenté de raturer toute la lettre. Il ne se confiait jamais de cette façon, mais il avait toujours trouvé que c'était plus simple par écrit. Il était mal à l'aise en parlant de ses sentiments à haute voix, en témoignait sa déclaration d'amour catastrophique d'un an auparavant.
Il soupira, puis enroula finalement le parchemin. Il appela :
- Kreattur, apporte ça à mon frère, merci.
L'elfe de Maison apparut instantanément, s'empara de la lettre, fit une courbette semi-respectueuse à son maître, puis disparut à nouveau. Les elfes pouvaient se déplacer n'importe où, peu importe les limitations humaines. Très pratique, et plus rapide qu'un hibou.
Tristram s'arracha à Charlie Weasley, pris d'un terrible sentiment. Une seconde plus tard, un de leurs collègues pénétra dans la tente magiquement rafraîchie. Ignorant le regard blasé du nouvel arrivant, l'ancien Serpentard reboucla sa ceinture et se mit à enfiler son t-shirt. Son copain du moment était encore moins habillé et avait vainement attrapé son jean pour se couvrir.
- Sur ordre du Ministère, il va falloir changer les plans. Les bêtes ne sont plus nécessaires au Tournoi.
- On va devoir dire adieu à Norberta ? comprit Charlie, la respiration toujours accélérée.
- On ne peut pas garder les dragons ? implora Tristram.
Leur collègue nia de la tête, puis déclara :
- Vous avez vingt minutes pour leur faire vos adieux. Et ensuite, vous serez séparés. Weasley, tu iras en Islande, Bassenthwaite, dans la forêt amazonienne.
Il sortit d'un pas prompt, et Tristram et Charlie se jetèrent un long regard anxieux. Finalement, ils achevèrent de s'habiller en silence et sortirent ensemble de la tente, sans leurs protections habituelles. La chaleur ambiante était peu supportable, mais Tristram n'avait pas la tête à regretter le sort d'adoucissement jeté sur leur habitat. Ils avaient un pas incertain quoique rapide, et passèrent les minutes suivantes à murmurer aux oreilles des animaux, qui semblaient en quelque sorte percevoir leur inquiétude, sans toutefois en comprendre la raison.
Quand leur chef leur fit signe qu'il était temps de partir, Tristram se tourna vers Charlie, qui avait le regard sombre. Il murmura :
- On se reverra bientôt, j'en suis certain.
- J'espère bien...
Sentant l'impatience de leur collègue, Tristram adressa un dernier baiser sur la bouche de Charlie puis susurra :
- Quoi qu'il arrive, tu resteras mon petit dragon.
Puis il se retourna et suivit son chef, un sourire hésitant sur le visage. Il détestait les adieux.
L'ambiance était sacrément festive sur le campement. Harry admirait les tentes vertes des supporters irlandais, Cédric à ses côtés. Amos Diggory, le père de ce dernier, s'était rendu avec Cédric au même événement qu'Harry, Hermione et les Weasley. Les deux familles supportaient les Irlandais, et ils ne le regrettaient pas. Jusque là, ceux-ci s'étaient montrés amicaux et enthousiastes, et ça contribuait grandement à l'ambiance agréable qui se dégageait des campements.
- Vous avez fait des paris ? s'informa Seamus en sortant d'une tente particulièrement bien décorée.
- Ludo Verpey a beaucoup conversé avec les jumeaux Weasley, et il est venu nous voir une ou deux fois, mais j'ai préféré économiser, répondit Cédric en souriant.
- Dix gallions pour la victoire de l'Irlande, avoua Harry en repensant à sa bourse encore assez fournie.
- Toute ma famille a parié comme toi, déclara Seamus en montrant ses poches vides. Comment ça va ?
- Super, j'ai hâte d'être au match de ce soir ! affirma Harry.
- Je suis certain que le match sera époustouflant, dit rêveusement Cédric.
- Ton frère s'en est remis ? adressa Seamus en inclinant la tête.
- Il va mieux, mais...
Harry ne finit pas sa phrase et détourna le regard. Il voulait éviter d'en dire trop. Seamus sembla comprendre et acquiesça en silence.
La matinée prit fin, et le soir ne tarda pas à arriver. Ludo Verpey était venu plusieurs fois prendre de leurs nouvelles, ce qui, à la longue, avait fini par énerver Harry. Même Cédric avait dit que le ministre semblait surexcité depuis quelques jours.
Le match avait été épique. Lorsqu'une équipe marquait un point, l'autre la rattrapait en quelques secondes. Les balles allaient à toute vitesse, et Harry avait parfois du mal à suivre les actions des joueurs. Quand Viktor Krum tentait la feinte de Wronski, Aidan Lynch menait une stratégie ingénieuse et raflait de nouveaux points. L'équipe d'Irlande était en avance, mais Krum était indéniablement le meilleur joueur sur le terrain. La finale était serrée, et ses supporters en furie. Les Weasley semblaient en émerveillement total, les Finnigan poussaient fréquemment des cris -soit de désespoir, soit d'exaltation. Quand à Harry et Hermione, eux aussi étaient impressionnés par la finale. Harry appréciait tout particulièrement la vue d'autant de talent rassemblé sur un terrain de Quidditch.
L'affrontement dura environ deux heures, et Harry n'en regrettait pas une miette. L'Irlande remporta la finale mais il s'en était fallu de peu. Krum avait été une menace jusqu'à la dernière seconde.
En sortant du stade pour regagner son campement, Harry aperçut de nombreux supporters chantants et dansants sans retenue, agitant des chapeaux verts d'où sortaient des feux d'artifices réduits. Alors que ceux-ci s'élevaient dans les airs, ils reprenaient une taille normale et explosaient de mille couleurs. Harry avait aperçu ces chapeaux ensorcelés en vente en montant dans les gradins, mais ils étaient particulièrement chers. Les Finnigan étaient probablement parvenus à s'en procurer, mais les exemplaires s'étaient vendus plus rapidement que ce que les organisateurs avaient prédits.
Le retour à la tente se fit sans anicroche, mais alors qu'il se préparait à dormir, Harry entendit des hurlements lointains, étouffés par la toile de la tente. Ils provenaient des supporters, mais ce n'étaient sûrement pas des cris de joie. L'instant d'après, Arthur, le père de Ron, s'exclama :
- Levez-vous, vite !
- Des Mangemorts ? s'inquiéta l'un des frères de Ron.
- Ça m'en a tout l'air, commenta son jumeau.
- Qu'est-ce qu'ils font là ?! demanda Ron.
Il ne reçut pas de réponse, et Harry décida d'aller par lui-même dehors pour en savoir plus. Des gens suspendus dans les airs, des silhouettes encapuchonnées lançant des sorts dans tous les sens, des hurlements de terreur, c'était un pur chaos. La scène rendait Harry mal à l'aise, et sa nausée s'intensifia quand il remarqua une étrange marque verdâtre dans le ciel, dont la taille semblait couvrir tout le campement. C'était une tête de mort dont la bouche laissait s'échapper un serpent, et de nombreuses personnes semblaient fixer la forme, comme hypnotisés.
- C'est la Marque des Ténèbres, couina Hermione.
Avant qu'Harry n'ait pu réagir, le parieur qui l'avait harcelé toute la journée les aperçut et se rua vers eux, l'air considérablement agité. Il interrogea les deux amis :
- Vous avez vu qui a lancé le sort ?
Harry se douta que Verpey parlait de la Marque, mais il était trop secoué pour réagir. Hermione se reprit la première :
- Non, nous venons juste de sortir de notre tente et...
Mais déjà l'homme se détournait d'eux, et n'était bientôt plus en vue.
La suite, Harry n'en avait qu'un souvenir flou et désordonné. D'autres cris, une course effrénée, des jets de lumière de toute part, une chute, et le noir.
Il n'avait pas fait un pas dans la cuisine que son père le serrait dans ses bras, effaré, et demandait :
- Qu'est-ce qu'il s'est passé là-bas ? J'ai entendu parler d'une a-attaque, et j'ai bien cru que toi et ta mère, vous...
- On va bien, t'inquiète pas, rassura Seamus en se laissant faire.
Sa mère et lui avaient rapidement mis les voiles à l'apparition des fous sanguinaires. Enfin, sa mère l'avait contraint à partir, mais il serait bien resté. Voir les gérants Moldus du campement subir la torture des Mangemorts l'avait énervé. Comment pouvaient-ils se permettre de s'en prendre à des gens sans défense, qui ne leur avaient causé aucun ennui ?
À ce moment-là, le cousin de Seamus débarqua et lança avec sa subtilité habituelle :
- Alors, Seamus, quand est-ce que tu passeras ton examen de Transplanage ? Ah, j'oubliais. Il te reste trois ans avant de pouvoir faire ça !
Et il disparut à nouveau, devant le regard noir de Seamus. Fergus n'arrêtait pas de le narguer depuis le début de l'été, depuis que lui pouvait transplaner où il voulait.
- En ce moment-même, des envoyés du Ministère sont en train d'effacer les traces de cet incident, renseigna la mère de Seamus en croisant les bras. Je vais glaner plus d'infos du côté de ma soeur, il faut que je parte.
- Tu ne sais pas encore s'il y a des blessés graves ? s'inquiéta Seamus.
- Pas encore, admit sa mère.
- Pour le moment, va te reposer Seamus, la nuit a sûrement été éprouvante pour toi, proposa le père de l'adolescent. Je vais te laisser faire la grasse mat', mais juste pour cette fois, hein ?
Seamus sourit légèrement et acquiesça. Il alla dans sa chambre, et eu la surprise de remarquer un bout de parchemin posé sur la couverture verte de son lit. Il s'en approcha, intrigué, et parvint difficilement à lire une unique phrase à l'écriture descendante, étroite, et tremblée.
Dis-moi que vous n'avez rien.
L'adolescent aux cheveux sable sortit de sa chambre, la lettre à la main. Il vit son père allongé sur un canapé, les yeux fermés, et lui demanda :
- Quelqu'un est venu déposer une lettre pour moi ?
- Personne de Moldu, en tout cas, répondit l'adulte en changeant de position.
Seamus haussa un sourcil, puis revint dans sa chambre. Il reposa la lettre sur son lit et lança "Scriptor Revelio", ce qui fit apparaître un nom en dessous de l'écriture : Leo Potter. Seamus n'était qu'à moitié étonné, et soupira un court instant, avant de s'atteler à la réponse. Il ne lui fallut que quelques secondes pour saisir sa plume et rédiger sa réponse sur le même support, en dessous de la phrase de Leo. Une fois fini, cependant, il grommela. Il ne savait même pas comment son ami avait envoyé le message, alors pour le renvoyer...
Un "crac" derrière lui le surprit, et il se retourna. Face à lui se tenait un elfe de maison chauve, à l'air très vieux. Il portait une expression méfiante sur le visage, et dans un premier temps, Seamus ne sut comment réagir. Puis il dit :
- C'est Leo qui t'envoie ?
- Maître Potter m'envoie effectivement, j'imagine que votre réponse est prête ?
- C'est bien ça, affirma Seamus en tendant respectueusement le parchemin à la créature.
Celle-ci prit le message puis disparut dans un nouveau "crac". Ça avait l'air très pratique comme moyen de communication...
Le lendemain, Harry se réveilla dans un lit qui lui était vaguement familier. Après plusieurs secondes, il comprit qu'il était chez les Weasley.
- Tu vas bien ? demanda Hermione à son chevet.
- Je crois... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- On était partis se réfugier dans les bois voisins, mais j'ai senti à un moment que tu ne nous suivais plus, Ron et moi.
- J'ai du trébucher sur une racine d'arbre, ou quelque chose dans le genre, raisonna Harry le front plissé.
- C'est ce que j'aurais dit, si on ne t'avait pas retrouvé debout en dehors des bois, souleva Hermione en soupirant. Tu avais l'air totalement bouleversé, qu'est-ce que tu as vu ?
Harry n'avait pas souvenir de ce que racontait Hermione. Entre la chute et son réveil au Terrier, il n'y avait rien... Le Gryffondor voulait bien y croire, mais il n'y arrivait pas. On lui avait peut-être jeté un sort pour lui faire oublier des événements... Mais qui l'aurait fait ? Il n'en savait strictement rien. Hermione, sentant sans doute la confusion d'Harry, changea de sujet :
- Il nous reste quelques jours avant la rentrée, Molly a dit que nous irions sur le Chemin de Traverse aujourd'hui si tu étais en état. Tu... Ça va ?
Harry acquiesça, l'esprit ailleurs. Il dit d'une voix absente :
- Allons-y aujourd'hui, ce sera ça de fait...
- Le repas est prévu pour dans une demi-heure, informa Hermione en ouvrant la porte. À tout à l'heure.
Puis elle sortit, laissant Harry seul un moment. Il était toujours confus quant à la situation, puis décida d'évacuer toutes ses inquiétudes de son esprit. Il ne servait à rien d'y songer s'il ne pouvait obtenir de réponse.
En entrant dans le compartiment du Poudlard Express, Leo jeta un regard rasséréné à Harry. Il était sauf. Après les habituelles retrouvailles, il s'installa à côté de son frère, et en face de Seamus. Ses amis de Serdaigle étaient aussi présents, mais Leo voulait éviter de trop interagir avec eux. Il ne pouvait oublier la surveillance qu'ils avaient effectué pour le compte de son père. Sa confiance avait été trahi, il ne savait plus réellement où il en était vis-à-vis de nombreux sujets. En qui pouvait-il croire, au final ?
Alors que le train démarrait, Seamus demanda d'un air surpris :
- Tu as un elfe de Maison maintenant, Leo ?
- C'est Sirius qui me l'a confié, confirma Leo d'un ton qu'il souhaitait dégagé.
- Tu as sacrément paniqué le lendemain de la Coupe, remarqua Harry.
- Évidemment ! Vous... Tu pouvais être en danger, se reprit Leo en fronçant les sourcils.
- C'est pour ça que tu as envoyé la lettre chez moi ? demanda Seamus avec un sourire en coin.
- Harry était sûrement une cible prioritaire des Mangemorts, rappela Leo en croisant les bras, n'en déplaise à ta personne.
À ces mots, l'Irlandais mordit sa lèvre inférieure, et Alexandra lança :
- Bon, qui veut faire une partie de Bataille Explosive ? C'est moi qui ai gagné l'année dernière, je vous rappelle !
Elle n'a pas changée, celle-là. Au moins, elle essaie de redonner vie à l'ambiance carrément ennuyeuse qui assaille ce compartiment chaque année. Leo haussa les épaules. Sa retrouvaille avec ses camarades ne s'était pas mal passée, il avait craint bien pire. Il déclara :
- Je veux bien tenter, même si je me doute que je ne te battrais pas.
Alexandra le regarda de son air un peu rassuré. Elle avait sans doute cru qu'il refuserait toute activité avec elle.
- Je suis prêt à prendre ma revanche ! prévint Ron avec férocité.
- Je passe, ce n'est pas mon truc.
- Allez, si je participe, tu participes aussi Terry, d'accord ? proposa Luna avec un soupçon de menace.
Le Serdaigle haussa les épaules puis acquiesça silencieusement. Harry et Seamus décidèrent également de jouer, quand à Hermione, qui n'avait pas soufflé mot jusque là, elle avait poliment refusé et s'était plongée dans un ouvrage d'Arithmancie, la seule option qu'elle avait conservé de l'année précédente.
Alors qu'il tapotait une carte, Leo fut distrait par une lumière qui lui arrivait dans l'œil. Il décala la tête sans faire attention à la carte maintenant révélée, et comprit qu'il s'agissait d'un insigne. Il s'éclaircit la gorge et demanda à tout le monde :
- Qui est-ce qui est préfet ?
Il ne fallut pas longtemps pour que Terry se désigne, les joues vaguement rouges. Luna s'exclama :
- Les Nargoles aussi me l'ont caché, ils sont définitivement vicieux en ce moment !
- Mais pourquoi pas Alexandra, Luna ou même Leo ? interrogea Harry.
- Je suis loin d'être mentalement stable, répondit Leo en détournant le regard.
- Luna est une hystérique avec tout ce qui concerne les créatures magiques, et je suis une sacrée hypocrite, suggéra Alexandra. Belle, mais hypocrite.
- C'est vrai que ça m'étonnera toujours de ta part de mépriser les animaux à l'existence non prouvée, alors que tu es toi-même voyante, souleva Hermione. L'incertaineté, tu devrais connaître.
Le trajet se passa mieux que l'année précédente pour Leo. Pas d'arrivée impromptue de Détraqueurs, pas d'évanouissement honteux, pas d'arrêt inquiétant; le voyage à bord du Poudlard Express s'était bien déroulé. Seamus avait été plus qu'heureux de se joindre au groupe, le tournoi de batailles explosives avait été criblé de retournements de situation, et aucune allusion aux événements dramatiques n'avait été prononcée.
Quand le train arriva en gare, il faisait nuit, mais la température restait agréable. L'arrivée au château se déroula sans accroc, la répartition fut toujours aussi ennuyeuse, et le repas avait été bon.
Alors pourquoi Dumbledore s'était-il décidé à gâcher la journée ?
- Votre attention, s'il vous plaît ! J'ai une annonce importante concernant l'organisation de cette année si particulière.
Alors que mes murmures s'élevaient, Leo croisa le regard inquiet de son petit frère. Ils s'étaient échangés plusieurs lettres durant l'été. Quand les premières nouvelles de l'attaque des Mangemorts s'étaient dispersées, Leo avait été terrifié. Harry non plus n'était pas en sécurité, manifestement. Dumbledore continua :
- Nous avons l'honneur d'accueillir le Tournoi des Trois Sorciers, auquel participeront également les écoles Durmstrang et Beauxbâtons.
Des hurlements s'élevèrent dans le chaos ambiant. On n'avait pas vu ça depuis deux cent ans. Alors que des regards se tournaient vers lui, Leo avait envie de planter sa tête sous la terre et de disparaître intégralement. Il ne savait juste pas comment il allait survivre à cette année. Il allait revoir Naos, Fleur... Ils seraient tous réunis, à l'exception du coeur du groupe, de celui qui avait toujours su les rassembler. Même depuis sa tombe, Enaël Delacour continuait de troubler Leo.
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J'espère que le chapitre vous a plu, n'hésitez pas, comme d'habitude, à commenter, me suivre… Ça illumine ma journée. J'aimerais aussi préciser que la scène entre Tristram et Charlie est une sorte de limite, je ne pousserais pas vraiment plus loin le rating, on restera sur un bon T :)
On se retrouve la semaine prochaine pour le chapitre 25, Appréhension !
