Chapitre 27: L'Oubli

UH. SALUT.

Je suis pas Bobby.

Mon nom est Dean Winchester, et je suis pas certain de comment expliquer ce qui s'est passé ces derniers jours. Je crois qu'avec ces machins vous commencez par le début. Je suis pas un écrivain, alors soyez indulgent.

Mon frère, Sam, et moi étions dans le nord du Wisconsin sur la piste d'un truc qui avait fait disparaître quelques mecs. J'avais parié sur un succube ou une sirène, Sammy lui, pensait à un crocotta. C'est à ce moment-là que nous avons reçu un appel concernant une apparition d'Eve à Port Washington, quelques heures au Sud de là où nous étions. Eve était un gros poisson (pas, vous savez, littéralement), et nous devions donc laisser tomber le cas d'Ashland et on a appelé Bobby pour qu'il s'en occupe. Ne choquant personne, il a fait son grincheux, mais a sauté dans sa Chevelle amochée et fit le trajet.

Quand nous sommes revenus de Port Washington (le truc de Eve était une fausse alerte), Bobby avait fait la plupart des recherches pour nous. C'était un banshee, donc Sammy et moi, avions tort tous les deux. Dans sa sagesse infinie, Bobby avait fait s'accrocher le banshee à lui, nous jouions donc contre la montre. Tôt ou tard, Bobby nous filerait entre les pattes et disparaîtrait, donc on devait lui coller au train à chaque seconde. Et, putain, Bobby est une vraie pipelette quand vous êtes avec lui tout le temps.

Bobby a commencé à faire son angoissé, à vraiment vouloir se rendre dans les marais, on savait donc que le chant du banshee commençait à faire effet. Avant qu'on aille jusqu'aux marais, Bobby a dû chanter cette chanson pourrie dans le téléphone de Sam, il disait que c'était le seul moyen de buter le banshee, et hé, c'était lui l'expert. Mais j'avais quand même l'impression que c'était nous qui étions punis.

Bobby vous a déjà raconté comment les choses se sont passées avec le banshee. C'était pas lui le problème. Cette, désolé du langage, complète salope est arrivée de nulle part et nous a botté le cul et puis nous nous sommes tous réveillés dans notre hôtel, l'auberge Starry Nite sur l'autoroute 13.

La femme était penchée sur Bobby, le touchant avec de mauvaises intentions; exerçant son mojo. Son visage était tordu de douleur, comme s'il avait mangé de mauvais fruits de mer, ou quelque chose. Elle lui parlait, en chuchotant, mais j'étais trop loin pour entendre ce qu'elle disait.

Sam et moi étions ligotés à des chaises, ça nous arrive si souvent que nous devrions avoir des couteaux cachés dans nos manches. Mais étant des génies absolus, on fait pas ça. Peut-être que c'est ce qu'on fera, juste après avoir attachés nos armes à une corde élastique.(1) Je pouvais dire que Sam travaillait déjà à défaire ses liens, et c'est ce que je faisais aussi, mais ça nous prendrait une minute.

La femme posa un doigt sur la tempe de Bobby, lui a fait un machin de fusion de l'esprit Vulcain(2), et quand elle éloigna son doigt, un filament de lumière blanche suivit, comme si elle tirait sur une ficelle d'énergie pure. Peu importe ce qu'elle faisait, Bobby semblait pas très enthousiaste à ce sujet. Elle leva son doigt, traînant la lumière avec lui et le mit contre sa tempe. C'était comme si elle créait une connexion psychique entre eux.

Il y avait rien que nous pussions faire, à part montrer notre mécontentement à la dame. Bobby commença à marmonner, bredouillant des trucs qui n'avaient aucun sens, comme s'il savait pas où il était. La connasse foutait le bordel dans son esprit, plaçant un robinet dans son cerveau et laissant couler tout le jus.

Sam étant Sam, se libéra de ses liens le premier. Ces énormes biceps ne servent pas qu'à impressionner d'autres mecs à la salle de sport. La femme leva la main, serra le poing et il fut balancé en arrière droit contre moi. Ma chaise se renversa, ce qui fut, en fait une bonne chose parce que ça m'aida en me mettant dans une meilleure position pour attendre les nœuds sur la corde. J'étais debout quelques secondes plus tard et vis Sam se faire botter le cul une deuxième fois. Le mec se fait toujours tabasser par des filles.

Quand je l'ai attaquée, je vais pas dire que ça s'est super bien passé, mais au moins j'ai pas été envoyé contre un mur. Elle m'avait peut-être mis quelques coups de poings, mais j'avais aussi placé quelques coups. Sam arriva derrière elle et réussi à placer une main autour de son cou, pendant que j'allais vers l'oreiller sur le lit où j'avais caché des couteaux et des flingues.

C'est quand les choses ont commencées à devenir bizarres.

Bobby se leva et commença à agir comme un fou. Et je veux dire, comme un mec qui a complètement grillé là-haut. Il nous frappait et exigeait que le conduisions à l'arrêt de bus. Elle avait vraiment dû changer son cerveau en œufs brouillés, parce qu'une seconde plus tard, il quittait la chambre en courant sans un regard en arrière. La dernière fois que je le vis, sa Chevelle quittait le parking de l'auberge dans un dérapage.

Et après, la dame s'est vraiment foutue en rogne.

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Je n'aime pas plus que n'importe quel mec, me faire botter le cul, mais c'est encore un peu plus embarrassant quand votre job consiste justement à botter des culs. Bref... les jours qui suivirent ne furent pas exactement comme un moment passé dans la Champagne Room du Spearmint Rhino(3). Sammy et moi étions enfermés dans cette pièce à nous faire tripoter la caboche.

Des bouts de mes souvenirs sont confus (à cause du tripotage de caboche...), mais c'était comme si elle scannait mon cerveau. Sondant ce qu'elle trouvait là-dedans et arrachant les parties qui lui plaisait. De temps en temps, elle riait, pleurait ou commençait à se parler à elle-même, revivant chaque souvenir qu'elle nous prenait. Quand elle nous enlevait nos souvenirs, ils flashaient dans nos têtes. Des petits bouts, comme des échos.

Elle continuait à prélever des souvenirs de Bobby aussi. Une fois qu'elle lui avait implanté ce robinet, elle était capable de siphonner sa mémoire, peu importe où il se trouvait. Un bon business, je pense, si vous êtes à fond dans le vole de la vie des gens. Ce qu'elle faisait des souvenirs et pourquoi elle choisissait ceux qu'elle choisissait, elle ne le partagea pas avec nous.

Pendant que j'étais ligoté, et que mon pamplemousse était pressé, j'ai pu réfléchir. Qu'après ce qu'elle lui avait fait, je ne reverrais peut-être plus jamais Bobby. Il était pas en état de nous secourir et il était le seul à savoir que nous étions là.

J'aurais pas dû douter de lui.

Ça lui prit quelques jours, mais Bobby se montra. Pendant que la dame me forçait à revivre la classe de Seconde, Bobby défonça la porte d'entrée de notre chambre d'hôtel. Il la cribla de sel gemme avant même qu'elle ait le temps de se retourner. Du sang gicla sur le papier peint étoilé bien ringard, une sorte d'amélioration en fait. Ça a pas suffi achever la harpie cependant. Une autre cartouche l'atteint en plein ventre, et elle se plia en deux de douleur. Bobby alla vers Sam en premier et le détacha, puis vint à moi.

À trois contre une, le combat était plutôt équilibré. Nous l'avions encerclée et Bobby avait sorti un couteau en argent de sa veste et lui mit quelques coups avant de s'effondrer et de faire des convulsions. Puis Sammy tomba aussi. Quand il me regarda, on aurait qu'il ne me reconnaissait pas du tout. Un regard vide.

Ma vie entière passa devant mes yeux; chaque coup, chaque baiser, tous les monstres et tous les hamburgers au bacon. Chacun d'eux sembla si réel, comme si je goûtais chaque saveur que j'avais un jour, expérimentée. Et bordel, ce qu'elles avaient un goût bizarre, toutes mélangées comme ça.

J'ai dû lutter pour me remettre sur mes pieds. La femme était concentrée, ses mains tendues vers Sammy et moi. Bobby était aussi à nouveau sur ses pieds, et avait du mal à se diriger vers elle. Je suis encore tombé au sol, totalement inutile. Imaginez ressentir simultanément chaque émotion que vous ayez jamais ressenti. Je savais pas si je devais pleurer, rire ou gerber, mais j'ai vraiment failli faire les trois. Quand j'ai relevé les yeux, Bobby avait une lame contre sa gorge. Elle parlait, mais tout ce que je pouvais entendre c'était les voix dans ma tête: la voix de mon père, la voix de Sam, la voix de ma mère me disant que les anges veillaient sur moi...

Ça s'arrêta vite, comme si un robinet avait été fermé. J'essuyai les larmes de mes joues de la manière la plus virile possible, puis vis qu'elle et Bobby se faisaient toujours face. Le couteau de Bobby, et la main du machin toujours levés.

"Qui êtes-vous?" demanda-t-il.

Elle lui sourit, de cette manière totalement flippante dont les monstres le font. "L'Oubli, Lethe, La Grande Rivière." répondit-elle et c'est textuel parce que je serais bien incapable d'inventer toute cette merde.

Bobby secoua la tête. "Connais pas."

Vous savez, quoi d'autre, à part Bobby est bavard? Les monstres. Ils aiment vous racontez leur histoire et jacasser sur combien leur vie est horrible, sur le fardeau qu'ils portent, et blablabla. Et elle n'était pas différente des autres.

Donc, l'Oubli, aka Lethe aka la garce complètement tarée, était une grande déesse de la mythologie grecque. Son boulot? Effacer la mémoire des gens, je sais, quel choc. Elle aimait son travail et apparemment était très bonne dans celui-ci. Elle appréciait le, j'sais pas, le goût des souvenirs qu'elle prenait.

Bobby a une image d'elle dans un de ses livres, mais elle lui rend pas justice:

[Image d'un pilier sculpté où une femme renverse un vase de liquide qui coule jusqu'en bas de la colonne]

L'Oubli recevait ses ordres des mecs d'en haut et ça marchait comme ça depuis qu'Adam et Ève "mettaient le petit Jésus dans la crèche"(4) au Jardin d'Éden. Des gens voient des choses qu'ils ne sont pas censés voir, tous les jours, et elle était celle qui se pointait comme une fleur pour enlever ces souvenirs. Un genre de femme de ménage céleste. Sauf qu'une récession a frappé le Paradis et qu'elle avait été mise à pied. Nous avions empêché l'Apocalypse, et le Grand Plan du Paradis avait jeté aux ordures. Exactement comme ceux des Sœurs du Destin, les services de L'Oubli n'étaient plus nécessaires. La Team Free Will, Baby!(5)

Mais L'Oubli, elle aimait bien trop son boulot pour laisser tomber. Comme un de ces comptables qui prend sa retraite mais continue de calculer les recettes fiscales des gens pour s'amuser. Il n'y avait plus d'ordres venant du Paradis lui disant de prendre nos souvenirs. Pas de plan. Elle nous dit que si un ange comme Balthazar pouvait se balader librement en faisant tout ce qu'il voulait, elle allait faire la même chose que lui.

Bobby lui demanda ce qu'elle voulait de nous et elle lui répondit par l'honnête vérité. Un souvenir, c'était tout. Un souvenir à Bobby. Elle avait pu le sentir depuis l'autre côté de l'État, et avait utilisé le banshee afin de nous attirer là. Sammy et moi étions juste des dommages collatéraux.

Je lui ai demandé ce qui clochait avec mes souvenirs. Je veux dire, je comptais pour du beurre ou quoi? Elle avait analysé tous nos souvenirs, et malgré tout ce que Sam et moi avions traversé, Bobby était quand même le plus mal loti d'entre nous. Il avait été forcé de tuer sa femme, deux fois, et enterré presque tous les amis qu'il avait eut un jour. Il avait vu assez de trucs horribles pour lui durer une centaine de vies. Et malgré toutes ces casseroles, profondément en lui, il cachait un souvenir, un souvenir parfait. Un moment de... béatitude j'suppose. C'est ça qu'elle voulait. Ce moment parfait.

Mais il était trop bien caché pour qu'elle puisse le trouver. Elle avait essayé de le faire sortir, mais il était enfoui sous des couches de pure souffrance qu'elle pouvait pas passer. C'est pour ça qu'elle avait eu besoin qu'il revienne à Ashland et pourquoi elle avait utilisée sa connexion psychique avec Bobby pour lui envoyer des indices; des images d'elle, de moi, de ce qui s'était passé avec le banshee, lui rendant juste assez de ses souvenirs pour qu'il puisse venir jusqu'à elle. Elle voulait négocier.

Ce seul souvenir contre nos vies. Connaissant Bobby, j'ai pensé qu'il dirait de suite, oui. J'ai jamais rencontré quelqu'un si prompt au sacrifice de soi. Mais j'espérais qu'il refuserait. Il avait là-dedans quelque chose de rare, genre un sur million, avait-elle dit. Si j'avais ça, moi aussi, je le garderais caché. Mais s'il refusait son offre, elle aspirerait ce qu'elle pourrait de nos têtes et nous laisserait là, à crever comme des légumes.

Bobby, bénit soit son cœur revêche, répondit non. Il lui dit de bien aller se faire mettre. Précisa qu'il en avait fini de passer des accords avec des trucs comme elle. Il savait exactement de quel souvenir elle parlait, et il préférait mourir plutôt que de l'abandonner. Il se montrait un peu cavalier concernant ma vie et celle de Sam, mais j'appréciais son attitude.

Ceci dit, L'Oubli connaissait son point faible. Karen. Apparemment, Bobby avait réalisé qu'il perdait la mémoire en conduisant vers chez lui à Sioux Falls. Il avait été si terrifié à l'idée de perdre ses souvenirs de Karen qu'il avait gravé son nom dans le pare-brise de sa voiture sur une aire de repos sur la route. S'il tenait tant à elle, comment se sentirait-il si elle n'avait jamais su qu'il existait? L'Oubli avait un laissez-passer pour les portes nacrées du Paradis. Plusieurs personnes à qui elle avait effacé la mémoire étaient déjà mortes... dans la mythologie grecque, la rivière Lethe était l'endroit où les âmes étaient nettoyées avant d'être réincarnées, elle pouvait donc aller trouver Karen au Paradis et lui voler tous ses souvenirs de Bobby. Si jamais ils se retrouvaient un jour, Bobby l'aimerait toujours, mais elle, elle ne se souviendrait même plus de son nom.

"Alors, qu'est-ce que se sera?" demanda-t-elle. "Est-ce que tu me donneras ce souvenir pour Karen?"

Pour Bobby, ce n'était même pas un choix. Il lui a dit oui.

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L'Oubli posa ses mains sur le visage de Bobby. Il était assis sur une chaise et elle était debout devant lui. Une fois qu'elle aurait le fragment de mémoire, elle nous laisserait partir, affirmait-elle. J'ai rencontré assez de monstres pour savoir qu'une fois qu'ils ont goûtés l'appât jeté dans l'eau, ils ne vous lâchaient plus. Elle prendrait le souvenir parfait de Bobby, puis le reste de ses souvenirs, puis les miens, et enfin ceux de Sam. Nous devions nous battre.

Bobby lui annonça qu'il était prêt. Il ferma les yeux et s'appuya contre le dossier de la chaise. C'était le moment de faire... quelque chose.

Parfois, quand je suis dans une situation vraiment stressante, je pense à cette image hilarante de Sammy quand il avait deux ans. Il est complètement nu et joue de l'air-guitare sur le morceau "Kashmir" des Led Zep.(6) C'était avant qu'il se décide à haïr la bonne musique. J'n'ai aucune idée de pourquoi ça me vient en tête, mais ça me détend. J'étais sur le point de voir mon ami se faire lobotomiser, et d'un coup, Sammy faisant un riff sur son air-guitare.

Le truc le plus incroyable, arriva alors. L'Oubli rit.

Le lien entre nous était toujours actif. Ce que je me rappelais, elle se le rappelait. Enfin, j'avais une arme contre elle.

Je me suis remis Alastair en tête, me marquant avec un morceau de fer chauffé à blanc. Des crochets rouillés étant enfoncés à travers ma peau. De l'eau bouillante étant forcée dans ma gorge.

L'Oubli eut un mouvement instinctif de recul, s'éloigna de Bobby. Confuse.

Un scalpel courant et entamant la peau de mon torse. Un clou s'enfonçant à travers mes mains. Une aiguille se frayant un chemin dans mon œil. C'était l'enfer, littéralement. Je revivais mon passage en Enfer.

L'Oubli grogna, ravagée par la douleur.

"Sam, utilise l'enfer." lançai-je. "Pense à l'Enfer." Il ne se rappelait que de quelques secondes de son passage dans la Fosse, mais ça avait été avec Lucifer en personne, quelques secondes étaient plus que suffisantes.

Sam acquiesça et se concentra, j'avais peur qu'il fasse une autre crise, comme la dernière qu'il s'était souvenu de son temps passé en Enfer, mais c'était toujours mieux que chacun de nous se faisant aspirer le cerveau.

L'Oubli tendit une main vers moi, mais je me suis contenté de continuer à penser à l'Enfer. Me rappelant des années de tortures aux mains d'un démon qui savait ce qu'il faisait.

Et puis, ma mère. Mary Winchester, me souriant. L'Oubli me mettait cette image en tête, mais je devais la combattre. La remplacer par quelque chose d'horrible.

Bobby se leva, une des mains de l'Oubli, toujours sur son visage. Il lui attrapa l'autre main.

J'ai pensé à la mort de mon père. À être déchiré par des Chiens de l'Enfer. À regarder Sammy être tué par Jake.

Un couteau. Bobby tenait un couteau dans sa main. L'Oubli hurla.

J'ai regardé le feu brûler notre maison à Lawrence. Brûler le corps de ma mère. J'ai regardé Sam chuté en l'Enfer.

Un éclat argenté. Bobby avait planté sa lame dans la poitrine de l'Oubli. Elle tomba à la renverse, des décharges de lumière quittant sa bouche. Une en moi, une en Sam, une en Bobby et les autres partant dans des milliers de directions différentes. Nos souvenirs remis, exactement là où elle les avait pris.

Nous restâmes tous silencieux pendant un instant. Pas tout à fait certains de ce qui venait de se passer. Puis Bobby se dirigea vers notre sac de voyage et sortit une machette. Il commença à entailler le corps de l'Oubli.

Je lui ai demandé ce qu'il était en train de foutre.

Il me sourit, comme s'il rappelait quelque chose de drôle. Il me dit "C'est pas mort, tant que c'est pas en cinq morceaux."


(1) Meta & Private joke. Il y a entre les membres de l'équipe de Supernatural (et les fans aussi) plusieurs private jokes, dont celle-ci:Ils disent souvent (en convention, et sur le tournage, dès que ça arrive) que Sam et Dean échappant sans arrêt leurs armes (ce qui est vrai) devraient vraiment envisager de les accrocher à une corde pour ne plus les perdre si souvent.

De plus, les scénaristes de la série adorent (comme vous avez dû le remarquer) mettre du Meta dans les épisodes (y en quasi dans chaque, et certains épisodes sont même entièrement basés sur le côté Meta), et jusque-là, dans 'Bobby Singer's Guide to Hunting' on en avait pas vraiment eut, (une ou référence par-ci par-là) et ça n'aurait pas été du Supernatural sans un gros moment (grosse référence) Meta!

(2) Référence (que vous aviez sûrement tous compris) à StarTrek. Le "Fusionnement de l'esprit Vulcain" est le lien télépathique que peuvent imposer à quelqu'un les Vulcains. (Les mecs aux oreilles d'Elfes dans la série, mais ça, vous le saviez aussi).

(3) Référence en partie Meta (encore). "Spearmint Rhino" est un Gentlemen's Club plus ou moins de luxe, pour riches en tout cas, offrant plein de services genre: limousines gratuites pour les clients V.I.P, location de salles privées, soirées privées avec DJ… mais bon ça reste quand même une chaîne de clubs de strip-tease (mais ils appellent un "Club pour Gentilshommes" parce que ça sonne mieux sans doute). On ne trouve des "Spearmint Rhino" qu'aux U.S.A, en Grande-Bretagne et en Australie. "The Champagne Room" dont parle Dean est une des salles privées du club de Las Vegas, apparemment une petite pièce confortable sans fenêtres que les gens peuvent réserver, strip-teaseuse(s) inclue(s) évidemment.

Et Gabriel y fait référence dans l'épisode 19 de la saison 5 (Hammer of the Gods). Il dit à Lucifer "Et si tu voyais leurs clubs de strip-tease." ("And you should see the Spearmint Rhino" [Et tu devrais voir le Spearmint Rhino] en V.O).

(4) Expression typiquement anglaise dans la V.O signifiant clairement coucher ensemble. Comme elle se traduisait pas super bien, j'ai choisi une expression bien française voulant aussi dire faire l'amour. Y'en avait un paquet que j'aurais pu prendre, mais je trouvais sympa de rester dans le "thème de la religion" avec le Petit Jésus.

(5) J'aurais pu traduire "Team Free Will" (La Team ou l'Équipe pour le Libre-Arbitre), mais...non, c'était juste pas possible. C'est la Team Free Will, quoi!

(6) Surnom français du groupe CULTE, TOTALEMENT MYTHIQUE ET CARRÉMENT GÉNIAL: Led Zepplin! (Le surnom anglais, utilisé dans la V.O est tout simplement Zepplin).