Titre de la fiction : Double vie Auteur : Azerty au rapport Beta lectrice : Sermina Genre : Yaoi - romance-humour-hors univers Disclaimer : Les personnages du manga Naruto sont l'oeuvre de Masashi Kishimoto, l'univers et Annia sont de moi. Quand aux quatre folles, elles n'appartiennent qu'à elles même. Réponse au com
Tu as bien raison de te poser des questions ina ! Sache que je n'écris pas un chapitre par jour : cette fic est déjà terminée depuis plus de six mois, je ne fais que la relire attentivement, corrigé les fautes qui m'avaient échappé à l'époque et répondre aux coms de ce site, ce qui me prend quand même une petite heure tous les matins ! Mais à l'époque où je l'ai écrite, en pleine période scolaire je sortais un chapitre tous les deux jours, et là j'en ai bavé ! Mais le chalenge me plaisait, et le faite que Sermina tenait exactement le même rythme avec sous le masque et que j'étais sûr d'avoir son chapitre à corriger en avant premier dès que je lui envoyais le mien m'aidait à ne pas prendre de retard. C'est la période de ma vie où j'ai le moins dormis, mais franchement je ne la regrette pas !
En y réfléchissant bien cc, moi, à la place de Naruto j'aurai été plus surprise qu'en colère. Et en suite, j'aurai tout fait pour essayer de lui trouver une excuse, me dire que ce n'était pas grave et que je pouvais l'aimer quand même en faisant comme si de rien était ! Et c'est à peut près ce que j'ai essayer de faire ressentir dans la réaction de Naruto.
Merci lafolleNeko-girlz ! Contente que ma fic te plaise ! :)
Je confirme Mee : tu t'éclates ! XD ( attrape un marteau piqueur pour essayer de décoller l'espèce de sangsue qui s'est fixée à sa jambe à grand renfort de super glue)
Oui Yukimai-chan, je fais un chapitre pour Naruto, et un autre pour Sasuke, ce qui fait que l'on ne parlera pas de Neji et de Kiba avant quelques jours, désolée …
Merci MrsSimply, je suis heureuse que ce chapitre t'ait plut ! ; )
En même temps Lily2507, si il avait mal réagit il m'aurait fallu des chapitres entiers pour les remettre ensemble ! XD
Il faut dire que je suis plutôt fière de mes pâquerettes Redfoxline ! :p En faite, s'était une expression d'une de mes profs de français au lycée : « dans une écriture d'invention, il est quand même très difficile de faire un total hors sujet, à moins bien sûr de parler de la culture des pâquerettes ! ». J'adorai cette prof ! XD Et comme je ne savais pas comment commencer ce chapitre, j'ai décidé de le faire, ce fameux hors sujet !
Comme tu as pu le remarqué yaoi-no-ongaeshi, Naruto est très pointilleux sur les limites de son boulot ! XD enfin, là s'était surtout pour empêcher des truands de faire là peau au mec qui l'envois au septième ciel ! :p
Chapitre 28 : impayé
Naruto hésita un instant et baissa les yeux.
- Je ne sais pas par où commencer !
Il tournait délicatement le verre entre ses doigts, avec un grand sourire gêné, cherchant quoi dire d'autre.
- Peut être que tu devrais commencer par le tout début. L'orphelinat par exemple, souffla Sasuke d'une voix douce.
Sur le coup, Naruto manqua de lâcher sa boisson. Il la rattrapa in extremis, jetant au passage un regard inquisiteur à son compagnon.
- Mais … Comment tu sais ça toi ??
- Ce n'est pas dur à trouver. C'est même marqué sur ton bulletin d'inscription à la fac, pour les personnes à contacter en cas d'urgence.
- Oh ! …
Il se tut un instant, troublé. Il ne s'attendait pas à ce que son amant ait été au courant. Il se reprit néanmoins bien vite : c'était mieux au fond, ça lui faciliterait les choses.
- L'orphelinat oui … J'y suis arrivé quelques mois seulement après ma naissance, alors pour moi c'est comme si j'y avais toujours vécu. Je crois que je me rappelle de la voix de mon père. C'est très flou, je ne me souviens plus des mots et peut être qu'au fond je rêve juste, mais j'ai envie de continuer d'y croire. Iruka ne faisait que me répéter que c'était un homme exceptionnel, que j'avais de quoi être fier d'être son fils. Il me parlait de mes parents à chaque fois que je le lui demandais. Ma mère, il disait que c'était la femme la plus survoltée qu'il n'ait jamais vu. Elle ne tenait pas en place, n'abandonnait jamais, restait fière et fidèle à elle-même mais surtout, elle multipliait les plaisanteries et les bourdes. Un vrai phénomène de foire ! C'est pour ça qu'elle allait si bien avec mon père : il était, paraît-il, le seul à pouvoir la calmer un peu, et elle ne l'exaspérait jamais, lui arrachant des centaines de sourires amusées. En farfouillant bien, sensei avait retrouvé une vieille photo d'eux. Je les ai tout de suite trouvés beaux. Et puis … ça crevait littéralement les yeux qu'ils étaient fait l'un pour l'autre ! Ils se tenaient bras dessus dessous sans prêter le moindre regard à l'objectif, et pa… mon père accrochait une écharpe au cou d'une très jolie jeune femme. Elle avait le ventre légèrement rond, et Iruka m'avait alors expliqué que c'était moi lorsque je poussais sous son nombril. Après il est devenu tout rouge quand je lui demandais « comment qu'on fait les bébés ? », et surtout quand j'ai rajouté « sensei toi tu en auras un avec le gentil monsieur qui ressemble à un épouvantail avec les cheveux argentés qui vient de voir des fois la nuit ? ». Il s'imaginait à l'époque que les petits pensionnaires n'avaient rien remarqué.
Il fait une petite pause, souriant tendrement à ce souvenir.
- Iruka était très proche de mon père, bien que de plusieurs années son cadet. Alors il l'a soutenu moralement quand ma mère est morte en me mettant au monde. Elle était moins forte qu'elle voulait le faire croire, tout simplement, et elle avait dû sentir qu'elle n'y survivrait pas, parce qu'elle avait dis « je t'aimerais toujours »à son mari juste avant l'accouchement. Il n'avait pas comprit lui, que c'était un adieu. Du moins il ne l'avait pas comprit tout de suite… Il était mal il parait. Les gens autour de lui pensaient même qu'il ne s'en remettrait jamais. Il s'est enfermé dans une chambre et a arrêté de parler, de manger, de respirer presque. Quoi que l'on fasse, quoi que l'on dise, il restait de marbre. Mort. Et puis au début du troisième jour, Iruka en a eu assez. Il s'est brusquement arrêté de me donner le biberon comme il avait pris l'habitude de le faire depuis ma naissance, et il s'était avancé vers la loque humaine, m'avait fourré dans une de ses mains, le biberon dans l'autre, et puis était parti, le plantant là. Il ne sait pas exactement ce qui s'est passé après mais lorsqu'il était revenu le soir même, il avait retrouvé son ami se dépatouillant dans une centaine de couches traînant pas terre, alors que je lui lançais tout objet passant à ma portée à la figure. Mais le plus important, c'est que malgré son air perdu et complètement paniqué, mon père revivait. Je lui avais, comme disait sensei, redonné une raison de respirer, de laisser la douleur de la perte de celle qu'il avait aimé plus que tout derrière lui en se concentrant sur ce qu'elle lui avait donné en retour.
Les glaçons dans son verre tintèrent quand il le porta à ses lèvres.
- Mon père a finalement apprit à faire les couches. Il avait repris son travail, me confiant à Iruka pendant ces heures de boulot mais passant le moindre de ses instants libres avec moi, me couvrant de toute l'attention et de toute l'affection du monde. Un vrai papa gâteau. Les gens s'étonnaient même qu'il arrive à me consacrer autant de temps tout en restant aussi efficace pour traiter les problèmes de la ville … D'ailleurs il serait peut être temps que je t'explique …
Nouvelle gorgée d'alcool :
- Mon père, c'était Yondaime, le quatrième maire de Konoha.
Il attendit que Sasuke ait fini de s'étouffer, encaissa son regard sidéré puis le resservit copieusement, conscient que c'était pour le moins une révélation inattendu.
- Ce Yondaime là ? Le héros, le sauveur ? Je ne savais même pas qu'il était marié !
- Peu de gens le savaient. Ils ne le cachaient pas, mais n'étalaient pas non plus leur vie privée à la presse, préfèrent vivre tranquillement en dehors des méandres de la politique. C'est pour ça que personne ne s'est intéressé plus que ça à eux : les amours tranquilles, sans secret ni projecteurs, ça n'intéresse pas les paparazzis.
- Mais Naruto … la quatrième il est …
- Mort oui, ça je sais ! Héroïquement qui plus est ! La grande catastrophe d'il y a dix-huit ans, le tsunami géant qui déferlait sur la ville. Les experts avaient décrété que Konoha serait totalement rasée s'il l'avait percuté de plein fouet, et que l'on n'avait plus le temps d'évacuer. Il y avait bien le barrage oui, mais les verrous automatiques ne suffiraient pas à contenir toute la puissance. Si on fermait manuellement par contre, en laissant le barrage s'inonder partiellement avant de sceller le tout au dernier moment, là on avait une chance… Sauf que la personne qui restait là-bas finirait obligatoirement noyée. C'était forcé. Il aurait pu envoyer un agent des forces spéciales ; il en avait le pouvoir. Mais il ne l'a pas fait. Il y est allé lui-même. Il a attendu la vague. Il est resté à son poste alors que l'eau montait. Et lorsque le gros du tsunami est arrivé, il a fermé les vannes.
Court arrêt. Son visage était neutre, sa voix uniforme.
- Ils pensent qu'il a survécu environ deux minutes sous l'eau.
Le silence s'installa dans la salle, figé, méditatif. L'Uchiwa n'osait pas dire un mot, remuer un seul sourcil : tout ce qu'il aurait pu faire ou dire aurait semblé déplacé. Il attendait juste que son amant reprenne. Et Naruto continua :
- Il avait laissé une petite lettre pour moi, où il disait qu'il m'aimait, qu'il s'excusait de m'avoir abandonné comme ça, qu'il espérait que je lui pardonnerais un jour de m'avoir fait orphelin. Il écrivait aussi qu'il m'appartenait à moi et à moi seul de faire savoir que j'étais son fils, et qu'en attendant il laissait à Iruka, en qui il avait toute confiance, le soin de s'occuper de moi. Il avait bien choisit : il m'a offert le meilleur des faux-pères ! Après la catastrophe, et malgré le sacrifice de Yondaime, il y eu quelques morts. Oh, rien à voir avec ce qui aurait dû se produire ! Mais il n'empêche que l'on dénombrait une dizaine d'orphelins, moi compris. C'est sensei qui nous prit sous son aile. Il a alors monté de toutes pièces un orphelinat où il nous a installés et élevés avec autant d'amour que s'il avait été nos deux parents à la fois, pour chacun d'entre nous. On était heureux. Et puis subitement, il y a deux ans, les gens se sont désintéressés de nous. Le souvenir des disparus s'estompait des mémoires, et plus personne ne se souciait des orphelins. Alors Iruka n'a très vite plus eu assez d'argents pour nourrir tout le monde, avec les maigres dons qui persistaient. Pire : le propriétaire du bâtiment réclamait le loyer impayé et on pouvait être expulsé d'un instant à l'autre. Il me fallait de l'argent. Beaucoup et très vite. J'ai rencontré Jiraya par pur hasard à cette période là. Au début, j'ai toute de suite rejeté l'idée de faire ce genre de boulot, mais au bout de deux jours à ne trouver que des salaires de misère, je me suis finalement dis qu'un petit essai, ça ne faisait de mal à personne. Juste pour quelques jours ...
Il prit de nouveau la bouteille et les resservit tous les deux.
- Ma prestation plaisait et le patron l'avait tout de suite remarqué, me mettant en valeur. Les pourboires pleuvaient. En une semaine j'avais gagné bien plus que je ne m'y étais attendu. Bon, je ne dormais presque plus, mais ça ne n'était pas grave : ça ne durerait pas. J'ai envoyé l'argent sous enveloppe anonyme, ne voulant pas embarrasser Iruka. Mais quand j'ai vu son air ahurit et son sourire de soulagement pur alors qu'il découvrait les billets, je me suis dit « on a de quoi rembourser le retard de la location, mais on n'est pas encore tiré d'affaire. Je crois que je vais travailler une semaine de plus, et ça ira ». Et c'est allé. Je me rendais compte que j'aimais vraiment danser, et même si leurs regards me gênaient, même si je tremblais en me déshabillant, je m'y faisais assez vite dans l'ensemble. Jiraya m'a donné une chambre en me disant que j'avais le droit de l'aménager comme bon me semblait, d'y faire ce que je voulais et qu'elle m'appartenait totalement. Mais moi j'ai refusé. Me servir de cette pièce, pourquoi pas ? Mais sans y changer quoi que ce soit. Je n'allais pas rester longtemps, n'est pas ? Et il comprenait. C'est fou ce qu'il peut être gentil ce vieux pervers : il ne m'a pas posé de question, acceptant mon faux nom et mes scrupules sans rien dire, en compatissant même. C'était mon choix, il le respectait. Et puis au bout d'un mois, alors que je commençais à plier mes affaires pour les rendre et partir, il y a une poutre dans le hall de l'orphelinat qui a cédé, entraînant un pan de toit avec elle. Iruka était effondré. Il fit et refit les comptes des dizaines de fois et en vint à la conclusion que si les dons continuaient comme ça et qu'on se serrait un peu la ceinture, ça irait. Qu'est ce que je pouvais faire moi ? J'ai re-demandé mes affaire à Jiraya et je me suis remis à danser. De plus en plus de clients m'appréciaient, et il y en avait même qui disaient qu'ils ne venaient que pour moi. Alors le directeur m'a demandé si je ne voulais pas aller servir en salle. Au début je ne faisais que des gaffes, mais les autres garçons m'ont aidé, souriant de mes erreurs tout en m'enseignant l'art de capter l'attention, puis de mener les clients par le bout du nez. J'ai commencé à gagner un peu plus d'argent, et j'envoyais toujours tout à Iruka. Dans la foulé j'ai eu dix-huit ans. Ça m'a fait bizarre parce que sur le coup je me suis rendu compte que ça faisait plus de six mois que je dansais pour le hot club. Et puis, je n'étais soudain plus sous la tutelle de mon sensei. Je ne suis pas pourquoi mais dans un coin de ma tête, je m'étais imaginé que je resterais toujours à l'orphelinat. Oh, bien sûr Iruka m'a proposé de rester, mais je ne m'en sentais pas le droit : il y avait d'autres orphelins à Konoha qui avaient besoin de son amour. Moi j'avais eu ma part. Je me suis trouvé un petit boulot dans une pizzeria du coin et j'ai prit un minuscule appartement en collocation avec Kiba. C'est là que j'ai rencontré tous les autres. On a pas mal fait les couillons cette année là, mais l'un dans l'autre on s'est bien amusé tous ensemble et on a eu notre bac. Je me suis inscrit à la fac. Les chambres de la résidence étaient une vraie aubaine pour moi, parce que je ne voulais toujours pas vivre au club et que mon mimi loyer était déjà trop cher. Et puis, même si il était persuadé que c'est parce que j'allais voir une amoureuse en cachette, Kiba me répétait sans cesse que j'avais l'air crevé, que je ne dormais pas assez. Les autres étaient d'accord d'ailleurs. Je ne pouvais quand même pas leur dire que ce n'était pas ma faute, mais celle d'un adorable gamin de cinq ans qui était tombé malade et qu'il fallait opérer de toute urgence. Je n'ai jamais réussis à retenir le nom de cette saloperie que Konohamaru avait attrapé, mais toujours est-il qu'aucun hôpital du pays n'était équipé pour le soigner, et qu'il fallait l'envoyer aux Etats-Unis au plus vite. Tout l'orphelinat s'est mobilisé pour faire des collectes et des économies. Sophia avait même proposé de vendre son nounours ! Et moi j'ai triplé la dose : je dansais plus que jamais, j'étais tous les jours en salle et je draguais ouvertement les clients pour obtenir des pourboires. Si ça avait été quelqu'un d'autre, je pense qu'il aurait été lynché par les autres employés et aurait dû remettre les pendules à l'heure avec le directeur. Mais parce que j'étais moi et qu'il était de notoriété publique que je ne faisais pas ce métier par plaisir, ils ont comprit que quelque chose de grave avait dû se produire et ils n'ont rien dit. L'opération de Konohamaru a été un réel succès. Pour autant que je sache, il est maintenant avec une famille aimante qui s'occupe très bien de lui. Il nous a envoyé une lettre très colorée il y a trois jours. Après ça j'ai de nouveau été élu danseur préféré des clients et Jiraya m'a reproposé de personnaliser ma chambre. J'ai arrêté de me voiler la face à ce moment là : ma dette envers l'homme qui m'avait élevé et l'orphelinat en lui-même, je ne la rembourserais jamais assez, même avec tout l'or du monde. Et maintenant j'avais aussi une dette envers Jiraya qui m'avait donné une chance de m'en sortir, formé à un nouveau métier, supporté mes gamineries et mes bourdes, laissé filer mes erreurs …
Il vida le reste de son verre d'une traite.
- Et puis finalement, elle n'est pas si mal que ça cette chambre.
Fin du chapitre 28 : impayé
Naruto : c'est …
Sasuke : …un monologue …
Naruto : … de 2500 mots.
Sasuke : 0.0
Naruto : 0.0
Azerty : Ouf ! Il était long celui là !
Naruto : T'avais tant de chose que ça à dire sur ma vie ?
Azerty : Non, j'en avais beaucoup plus mais j'ai dû couper et prendre que le plus intéressant, sinon, ça devenait vraiment trop lourd.
Sasuke : Tu as conscience que les seules pauses sont toutes des invitations à l'alcoolisme ?
Azerty : Mais autre chose aurait casé l'histoire ! (snif)
