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Chapitre 28 - Les Cullen

Je descendis avec précaution dans le salon et regardai discrètement ce qu'il se passait, maman était en train d'agiter un doigt vers Emmett. "Si tu voulais des spaghettis tu aurais dû appeler et me demander de t'en faire. Ou encore mieux tu aurais dû appeler et je vous aurai invité à diner puisque vous n'êtes pas venus dimanche." Elle portait sa tenue de travail, un tailleur noir et ses yeux verts lançaient des éclairs à mon frère qui était appuyé contre le canapé, essayant de se recroqueviller comme une boule.

"Je sais maman, en fait c'était mon plan mais tu n'étais pas là et je suis un gars en pleine croissance et Edward avait faim aussi."

"Hey j'en ai à peine eu!" m'écriai-je avant de pouvoir m'en empêcher. Le regard de maman me coupa et elle agita son doigt vers moi cette fois. Je m'aplatis devant elle et me préparai au cas où elle serait furieuse. Une main autour de mon cou elle me regarda pendant une minute avant de me prendre dans ses bras. Oh merci mon dieu. Je lui rendis son étreinte pendant qu'Emmett soufflait du canapé et marmonnait quelque chose au sujet d'être l'enfant gâté. Mais je ne relevais pas cependant.

"Bonjour maman," dis-je quand elle me relâcha. Elle haussa un sourcil et me désigna la place sur le canapé à côté de mon frère. Merde, peut-être que j'avais des ennuis. Je m'assis et la regardai prudemment.

"Ça c'était parce que ça fait plusieurs semaines que je ne t'avais pas vu mais ne pense pas que je ne suis pas mécontente que vous ayez volé de la nourriture."

"C'est Emmett qui l'a fait." Il me donna un coup de coude mais je m'en fichais. "Il l'avait déjà prise et était ici quand j'ai pu en avoir alors je n'ai pas vu le mal d'en avoir un peu. J'avais faim. " Je lui fis un genre de moue boudeuse qui marchait habituellement quand j'étais petit.

Ses lèvres se relevèrent et ensuite elle rit. "Vous auriez dû appeler, vous savez."

"Bon je n'ai pas pensé que je devrais affronter le peloton d'exécution pour avoir pris un peu de nourriture," fit remarquer Emmett en croisant ses bras.

"Tu penses que c'est le peloton d'exécution," demanda-t-elle en haussant un sourcil. Emmett secoua la tête. "Bon sang! J'ai presque fait pleurer le président de la NBC aujourd'hui, ne pense pas que je ne puisse pas te gérer." Emmett leva les mains. "En même temps tu n'as pas d'ennuis parce que tu as pris de la nourriture, tu as des ennuis parce que tu n'as pas appelé pour me dire que vous étiez rentrés."

Merde. "Désolé maman nous ne sommes pas arrivés avant quatre heures du matin ensuite nous avons dormi et ensuite j'ai dû aller à ma réunion."

Elle regarda Emmett qui leva les mains. "La première chose que j'ai faite en me réveillant c'est aller chez toi. Ce n'est pas de ma faute si tu travailles tout le temps. Ce n'est pas ma faute si je suis un enfant livré à lui-même."

Et ce dernier argument déclencha le fou-rire de ma mère. "Je ne comprends toujours pas pourquoi je n'ai pas encore de cheveux gris à cause de vous deux."

Emmett lui sourit sachant qu'il n'avait plus de problème. "Tu es belle et les gens te prennent pour ma petite-amie tout le temps."

"Tu es dégoûtant Em," lui dis-je en me déplaçant pour qu'elle puisse s'asseoir entre nous.

Elle passa ses bras sous chacun des nôtres. "Ça suffit, parlons de choses plus intéressantes. Parlez-moi de vos copines."

Emmett s'alluma comme un sapin de Noël et attrapa son téléphone sur la table basse. "Tiens, regarde ma Rosie maman!" Il fit défiler les photos qu'il devait avoir prises quand ils étaient seuls parce qu'elle conduisait sa voiture, le visage déterminé et concentré sur certaines photos et enchanté sur d'autres.

"Elle est très belle," dit ma mère en souriant tendrement. "Raconte-moi."

Il sourit. "Elle s'appelle Rosalie Hale. Elle a vingt-deux ans elle fait des études de médecine et elle est intelligente comme l'enfer."

Elle le tapa à cause de ça et il fit une grimace. "Enfer n'est pas un gros mot." Un autre haussement de sourcil et il soupira. "Quoiqu'il en soit elle est folle de moi." Je ris à cela et il me fixa. "Si c'est vrai! Elle n'aurait pas été si furieuse si elle s'en fichait!"

Maman me regarda. "Qu'a-t-il fait?"

"Oh bien sûr! C'est ce que j'ai fait! C'est plus que ce qu'elle a fait maman! On s'est presque faits arrêter!"

Ma mère rit. "Dit mon fils qui s'est fait arrêter trois fois?"

En fait c'était cinq fois mais Emmett ne la corrigea pas. Je l'avais sorti de quelques ennuis à plusieurs reprises sans qu'elle en entende parler, dieu merci. On aurait eu des ennuis tous les deux si elle avait su. "Oui j'ai eu quelques légers problèmes." Je ris et obtins un autre regard de lui. "Sérieusement maman j'ai empêché Rosie de se faire arrêter pour exposition indécente et avoir agressé un officier."

Maman le regardait. "D'une façon ou d'une autre j'imagine que tu as quelque chose à voir avec cette 'exposition indécente' Emmett.

Il sourit, imperturbable, en montrant toutes ses fossettes. "Elle ne pouvait pas enlever ses mains de sur moi. Devrais-je l'en blâmer? Regarde ce fils merveilleux que tu as fait." Elle rit. "Nous avons peut-être eu euh…" Emmett me regarda pour que je l'aide et je haussai les épaules.

"Défi vestimentaire?" suggérai-je.

Il hocha la tête en riant. "Oui exactement, un défi dans un parc après la fermeture et une femme policier nous a surpris et m'a un peu malmené. J'ai pensé la laisser faire plutôt que nous retrouver en prison pour exhibition et divagation ou quoi que ce soit d'autre, je ne sais pas comment ils appellent le fait d'être dans le parc après les heures d'ouverture. Rosie n'a pas du tout aimé ça…" Il fit la grimace puis s'illumina. "Elle s'est énervée et ensuite elle a dit que j'étais à elle, maman. C'était torride!"

Heureusement ma mère prit cette histoire pour ce qu'elle était et se mit à rire. "Elle semble assez fougueuse et elle devrait l'être pour pouvoir te supporter… quand est-ce que je vais la rencontrer?"

Emmett s'anima. "Bientôt j'espère! Elle ne sait pas encore que je vais l'épouser mais je vais la mettre à mes pieds bientôt."

Maman rit et secoua la tête. "Bon j'espère que je la rencontrerai avant que vous soyez fiancés." Ses mots étaient légers mais ses yeux étaient sérieux. Emmett hocha la tête rapidement. Nous savions tous que maman n'approuverait pas un mariage sans connaitre la fille. "Et Edward je ne pense pas avoir besoin de te demander comment ça s'est passé pour toi."

"Oooh! Laisse-moi te montrer ça maman!" Emmett fit de nouveau défiler des photos et agita son téléphone sous son nez. "Ça c'est eux hier matin. J'ai dû le tirer de ses bras pour le faire revenir à la maison." Je n'avais même pas réalisé qu'il avait pris des photos mais nous étions enlacés. Nous nous tenions et nos visages étaient seulement séparés par un centimètre ou deux et nos yeux… waouh. Nous nous regardions comme si rien d'autre au monde n'existait.

Ma mère haleta et passa ses bras autour de moi. "C'est la bonne pas vrai? Je le sais bien sûr mais de le voir comme ça et voir le regard qu'elle te lance comme si tu étais tout pour elle…" Elle se recula et essuya une larme. "C'est ce que j'ai toujours voulu pour toi." Elle sourit à Emmett. "Et pour tous les deux. Je ne peux pas être plus heureuse que vous ayez trouvé vos moitiés." Elle rayonnait vraiment. "Elle est magnifique Edward. Dis m'en plus sur elle."

"Bon, tu sais déjà le principal. Ses parents sont divorcés et sa mère est partie quand elle était petite. "Les yeux de ma mère devinrent chauds à cela, ce qui ne me surprit pas vraiment. "Elle n'est pas très proche de sa mère et son père et elle le sont. Il est chef de police dans la ville où elle a grandit, à Forks état de Washington."

Emmett hocha la tête. "Sors l'arme papa chef, la superstar drague ta fille!" Maman le frappa et il fronça les sourcils. "Quoi ça pourrait arriver." Je ris. "Le père de Rose est un grand chirurgien il pourrait te découper en petits dés."

Il souffla. "Je t'en prie Rose est plus une menace que son père. Toute sa famille est merdique." Ma mère le frappa à nouveau et il leva les mains. "Désolé maman mais c'est la vérité! Elle m'a un peu raconté et ils ne lui ont jamais accordé d'attention. C'était sûrement mieux d'ailleurs," marmonna-t-il.

Ça lui valut un regard glacial qui le fit de nouveau se tasser sur lui-même. "Oh vraiment, aimerais-tu avoir une famille qui se fout de ce que tu fais, une mère qui ne cuisine pas tous les dimanches?"

"Non maman, jamais!" s'écria-t-il d'horreur. Emmett aimait nos diners familiaux. Et moi aussi d'ailleurs. "Je plaisantais c'est tout. Je ne t'échangerai pour rien au monde."

Elle souffla. "Encore heureux. Alors quels sont vos projets? Quand est-ce que vous les revoyez? Quand est-ce qu'elles viennent pour que je les rencontre?" Emmett et moi échangeâmes un regard, ce qui bien sûr ne passa pas inaperçu, elle voyait toujours tout. "Qu'est-ce que vous me cachez encore? Vous êtes-vous déjà mariés? Et seigneur aidez- moi si vous avez osé vous marier sans moi, je vais vous le faire payer jusqu'à la fin des temps. Ne pensez-vous pas que vous pouviez juste…"

"Nous retournons à Washington ce week-end," lâcha Emmett en essayant de l'interrompre. "Nous ne nous sommes pas mariés je le jure. Elles sont en vacances et nous avons loué des chalets au Mont Rainier pour la semaine à venir. Nous ne serons pas là pour deux repas du dimanche. Ne me tue pas!" hurla-t-il.

Maman me regarda et je hochai la tête. "C'est comme cela qu'on aurait dû se rencontrer la première fois avant que nous nous disputions à cause du fait qu'elle me connaisse et Emmett m'a amené là-bas pour qu'on arrange les choses."

Elle sourit et tendit son bras pour attraper son sac à main, prit son téléphone et appela quelqu'un. "Carlisle, à quel heure est ton dernier rendez-vous?" Je poussais un soupir de soulagement parce qu'elle ne semblait pas en colère. "Parce que nos fils sont de retour de Washington alors notre diner familial a été déplacé à ce soir. Achète un poulet et quelque chose pour faire en salade et on se donne rendez-vous chez eux."

Emmett comprit tout de suite. "Qu'est-ce que tu fais maman? Alfredo? S'il te plait dis que c'est Alfredo, je dirai à Rosie de donner ton prénom à notre première fille."

Ma mère rit. "Est-ce que vous avez les nouilles et le reste?" Il courut dans la cuisine et après avoir fouillé il répondit par l'affirmative. "Alors va pour Alfredo, prends aussi du pain à l'ail chéri," dit-elle à mon père. "Nos garçons sont amoureux je vais les laisser te raconter, on se voit tout à l'heure, je t'aime." Je souris parce que c'est ainsi qu'ils mettaient toujours fin à leurs appels téléphoniques d'aussi loin que je puisse m'en souvenir et j'avais bien failli le dire à Bella il y avait quelques instants.

"Ton père sera là dans une heure, lave-toi et tu pourrais m'aider pour la sauce." Je me levai et la tirai pour la mettre debout. Elle me serra de nouveau dans ses bras. "Je suis tellement contente de te voir si heureux, Edward."

J'embrassai le dessus de sa tête. "Je ne m'étais jamais senti comme ça avant maman."

Elle se recula et me sourit, semblant sur le point de pleurer. "Je sais bébé. Et tu ne le seras plus jamais. Je ne peux pas attendre de voir ce que ton père a à dire."

Je ris et la relâchai. "Il racontera l'histoire une fois encore."

Elle rigola. "Oui il le fera. En as-tu parlé à Bella déjà?"

Je secouai la tâte. "Non, j'ai pensé le lui raconter au chalet. Je pouvais me laisser aller à lui dire qu'elle était la bonne pour moi mais elle n'aurait même pas su ce que ça voulait dire."

Elle tendit la main et ébouriffa mes cheveux. "Tu ne vas pas tenir bien longtemps… c'est comme si ça débordait de toi et si cette fille ne savait pas que tu l'aimes ça me choquerait."

Non Bella n'assumerait pas quelque chose comme ça. "Elle s'est brûlée lors de sa dernière relation, maman. Son petit-ami de deux ans l'a trompée et a mise l'autre fille enceinte. Elle a quelque problème de confiance et bien sûr ça nous a éclaté à la figure quand elle m'a vu avec Jane."

Ses yeux clignaient de colère à nouveau. " J'espère qu'elle a dépecé ce gars vivant. Quel est son nom?"

Ça me fit rire. Emmett arriva, il avait toujours besoin de botter le derrière de quelqu'un. "Tyler mais je ne connais pas son nom de famille."

"Bon, trouve-le. Si elle veut qu'on le démolisse, je ferai en sorte que ça arrive. J'enverrai une de tes cartes à cet abruti pour l'avoir laissée pour qu'elle soit libre pour un homme meilleur."

Je sentis mes joues chauffer. "Tu n'es pas très objective maman."

"Même si tu n'étais pas mon fils, je penserai que tu es le plus doux et le plus beau au monde." Elle disait ça depuis que j'avais cinq ans et ça ne manquait jamais de me faire du bien.

"Hey!" cria Emmett.

Elle ricana et me fit un clin d'œil. "Je savais que tu m'écoutais, Emmett tu te déplaces comme un troupeau d'éléphants, que dirais-tu du plus beau… tu n'es pas le plus doux et nous le savons tous les deux!"

Il rit de la porte. "Bien mais je suis le plus cool."

"Oui c'est vrai. Maintenant reviens dans cette cuisine, nous avons des pâtes à préparer. " Elle me sourit." Va te laver. Toi aussi Emmett," cria-t-elle.

"Déjà fait maman!" cria-t-il aussi.

Elle haussa un sourcil. "Non tu ne l'as pas fait. Ne me fais pas venir pour vérifier!"

"D'accord, je le fais!" hurla-t-il.

"Ça me dépasse que ce garçon continue à penser qu'il peut se jouer de moi," marmonna-t-elle.

Je ris. "J e pense qu'Emmett doit constamment tester les limites."

Elle roula des yeux. "Tu as raison. D'accord on se retrouve dans cinq minutes à la cuisine." Et elle avait disparu.

Je me dépêchai d'aller à l'étage jeter un coup d'œil à mon téléphone. Parler de Bella m'avait seulement donné envie de lui parler. Bon je voulais faire beaucoup plus que cela mais je me contenterai de tout ce que je pourrais faire maintenant si c'était simplement une… et merde. Je n'avais pas joué de mot contre elle depuis que nous nous étions chamaillés. Je me dépêchai d'ouvrir et par l'enfer qu'est-ce que c'était? Forfait et perdu? Je t'en foutrai du forfait moi, maudit jeu! Je gagnais. Je me renfrognai et vis qu'elle avait commencé une nouvelle partie. Son mot me fit beaucoup rire. SEMEN? [Sperme] pensait-elle que c'était un mot avec lequel elle pouvait me narguer? Eh oui elle pouvait. En riant j'ouvris son message.

Comme tu peux le voir tu es beaucoup dans mes pensées. Ou au moins une part de toi y est. Non tout toi. Désolée ce n'est pas le mot le plus sexy mais il a ramené le sexe dans mes pensées alors j'ai pensé que tu l'apprécierais.

Je ricanai. Je l'appréciais pour tout… pas que pour le côté sexuel.

Trop dommage que tu aies déclaré forfait, tu gagnais baby parce que tu n'arriveras pas à m'avoir de nouveau. Bon tu pourras m'avoir, sur toutes les surfaces du chalet mais tu ne pourras plus me battre à ce jeu de nouveau. La dernière fois c'était un coup de chance.

Bon sang c'est tout ce qu'il me fallait. Je bandais de nouveau et ma mère qui m'attendait en bas à tout instant. Mais je ne pouvais m'en empêcher. Toutes les surfaces du chalet? Oui s'il te plait.

En parlant de m'avoir, je fais encore du shopping. Je crois que tu as dit que le rouge était ta couleur préférée, pas vrai? J'ai une ou deux surprises pour toi quand nous irons au chalet. Trois jours encore, Edward. J'espère que tu seras prêt pour moi. Tu me manques.

Encore une taquinerie. Le rouge lui irait carrément bien et je mourrai de savoir ce qu'elle avait acheté pour moi. J'avais adoré la dentelle qu'elle avait mise avant que nous commandions la pizza. Bien sûr j'avais encore plus adoré l'enlever, ainsi elle avait pu jouer avec sa petite voiture bleue face à moi. Putain! Il fallait vraiment que je me calme!

Je n'allais pas jouer un mot sexy contre elle, ça ne ferait que m'exciter davantage. Je jouai GAINS [gains]avec son S et obtins un score double de 16, ce qui ramenait tout près de ses 18. Ensuite je répondis.

Vilaine Bella, me tenter avec ce que tu as acheté... Rouge est ma couleur préférée sur toi. Ce soutien-gorge rouge avec sa culotte assortie étaient merveilleux sur ta peau. De la même couleur que ton mignon petit cul lorsque je l'ai fessé ce qu'il faudra que je fasse très bientôt pour toutes les taquineries que tu m'envoies.

Je peux t'avoir sur toutes les surfaces du chalet, c'est vrai? Voyons, quatre chambres avec également quatre lits, quatre salles de bain avec douches et baignoires, une cuisine, un salon, un bureau, le jacuzzi… ça fait beaucoup tout ça baby. Es-tu sûre de pouvoir gérer?

Tu me manques aussi cependant je suppose que j'avais besoin de ces quatre jours pour récupérer ainsi je pourrai te prendre correctement. A bientôt, sexy.

"Edward!" Merde. Je fermai l'application et me dépêchai d'aller à la salle de bain pour me laver et demander à ma bite de rester tranquille. Peut-être qu'après que maman et papa soient partis je pourrai convaincre Bella de me raconter sa virée shopping. Mieux encore, peut-être de me montrer. Nous n'avions pas encore utilisé Sk*pe…

"Tu es encore là?" Je sursautai au son de la voix de ma mère dans ma chambre.

"Oui je viens." Mauvais choix de mots.

"Bon dépêche-toi," gronda-t-elle. Je m'efforçai de me calmer et en quelques minutes j'étais apte à paraitre en public.

Je me précipitai en bas et agis comme si rien ne s'était passé. "Que puis-je faire?"

Maman me jeta un coup d'œil et Emmett rigola d'un air entendu. "Tu parlais avec ta copine Edward?"

Merde. Bien sûr ils avaient compris que je mettais trop de temps pour me laver. "Euh bon je ne lui parlais pas mais je répondais à un de ses messages sur le jeu."

"Des texto sexy," dit-il à ma mère. Seigneur. Elle rit et je me sentir virer au rouge.

"Non !"

"Bien sûr que non, chéri. Tout le monde met quinze minutes pour répondre à un simple message et se laver les mains." Je soupirai et elle rigola. "Pas de souci nous le faisons tous. J'envoie des messages coquins à ton père quand je m'ennuie en réunion. Il a appris à ne pas les lire quand il est en chirurgie."

Enfer. L'expression d'Emmett était inestimable. Il ne savait pas s'il devait être fier ou dégoûté. "Ma'!"

"Quoi. Je lui dis juste que je comprends. Edward sors les légumes." Comment elle passait des texto sexy aux légumes était au-delà de ma compréhension. C'était simplement ma mère.

WWS

"Elles sont belles tous les deux," dit mon père, en parcourant les photos d'Emmett. Il fit un bruit et me montra la photo de Bella et moi, la même qui avait fait perdre les pédales à ma mère. "C'est la bonne."

"Je te l'avais dit!" cria Emmett, même s'il était assis juste en face de lui.

Papa rit. "Je n'ai jamais douté de toi, fiston, c'est facile à voir ici." Il rendit son téléphone à Emmett.

Emmett se tourna vers moi. "Tu aurais dû prendre une photo de Rosie quand elle me criait dessus. Ils auraient vu qu'elle était la bonne aussi."

Je ricanai. "La façon dont vous passez de la bagarre aux embrassades puis à la bagarre de nouveau a fait qu'il était difficile de se concentrer sur quoi que ce soit, encore moins de prendre une photo. Avec ta chance, j'en aurais pris une où elle te frappe."

Emmett acquiesça fièrement. "Passion! Elle est très passionnée pour et à propos de moi."

Ma mère rit, mon père lui caressait la main. "Elle ressemble un peu à celle-ci." Je pris une gorgée de mon verre et je m'adossai en attendant qu'il raconte. Papa avait raconté cette histoire des dizaines de fois. "Je n'oublierai jamais la première fois où je l'ai vue. Nous étions au parking de la bibliothèque de l'Université Northwestern. Il gelait et j'ai finalement trouvé une place de parking. Je l'ai prise et je suis sorti de ma voiture et tout d'un coup, il y a eu une voiture garée juste derrière moi et une somptueuse femme en est sortie." Il sourit et ma mère rayonna à son compliment.

"Tu as volé ma place de parking!" lui dit-elle en enveloppant des nouilles autour de sa fourchette.

"C'est exactement ce que tu m'as dit, même si je crois que tu as balancé les mots comme" putain et connard " pour faire bonne mesure," répondit-il, ce qui nous fit tous rire. On pouvait facilement l'imaginer. Elle leva juste un sourcil mais ne le contredit pas.

"Elle s'est levée sur la pointe de pieds et m'a piqué la poitrine avec son doigt, tout en criant à quel point j'étais un connard et à quel point j'avais besoin de lunettes si je n'y voyais pas." Il sourit, ses yeux bleus scintillaient. "Tout ce que je pouvais faire, c'était la regarder fixement, ces yeux verts qui claquent, cette bouche rouge parfaite qui crachait des injures, ses cheveux bouclés qui rebondissaient à chaque fois qu'elle secouait la tête."

"Ses premiers mots furent : "Tu es la bonne pour moi!" Je n'avais aucune idée de ce que ça signifiait et je n'allais pas arrêter ma tirade pour le trouver."

Papa rit. "Non, elle ne l'a pas fait. Elle n'arrêtait pas de dire que la galanterie était clairement morte puis elle a vu mon livre d'anatomie sur la banquette arrière, ce qui a mis sur la sellette les médecins égoïstes pensant que le monde tournait autour d'eux et à quel point j'aurais clairement pu en faire partie, alors elle espérait que c'était ma matière principale."

Maman sourit. "J'étais étudiante en théâtre, alors bien sûr que j'ai eu un peu de flair."

"Flair!" ricana mon père. "Tu étais magnifique avec tes joues roses et tes yeux en colère. Je n'arrêtais pas de te fixer."

J'aimais cette histoire à chaque fois que je l'entendais mais encore plus maintenant que j'avais ma Bella. Maintenant je la comprenais. Emmett était enthousiaste et ne mangeait même pas en écoutant.

"J'ai fini par me calmer et c'est là qu'il a pris ma main dans la sienne et s'est présenté. 'Je m'appelle Carlisle Cullen, tu es la plus belle femme que j'aie jamais vue. Désolé d'avoir pris ta place de parking. Si tu veux déplacer ta voiture, je peux te la laisser.' Je ne savais pas quoi dire."

Papa ricana. "Ça l'a laissée sans voix. Et ça n'est arrivé qu'une seule fois en trente ans."

Elle rit et secoua la tête. "C'était ta voix. Je t'ai crié dessus et ta voix était calme et la chose la plus sexy que j'aie jamais entendue." Elle me sourit. "Tu as hérité de sa voix."

Oh mon Dieu. Je ne voulais pas y penser. "Et il t'a invitée à sortir?" Emmett fit un bruit étrange et je le vis fixer son téléphone. Il le remit vite dans sa poche. Je me demandais de quoi il s'agissait.

Papa hocha la tête. "Puisqu'elle était sans voix, j'ai décidé d'utiliser de mon avantage avant qu'elle ne se remette à crier."

"Hey!" Elle lui frappa le bras. "Il a dit, 'ou on pourrait monter dans ta voiture ensemble et je pourrais t'emmener prendre le petit-déjeuner pour réparer mon faux pas.'" Elle rigola. "Il a vraiment dit, 'faux pas'." Je ne savais pas si je devais rire ou le frapper."

"Alors elle a fait les deux," dit papa. "Puis elle m'a fait remarquer que la seule chose qu'elle savait sur moi, c'était que j'étais un futur docteur grossier et que j'avais un nom de riche."

Maman haussa les épaules. "Carlisle est un nom de riche."

Il lui embrassa la joue. "Oui, mon amour. Alors je lui ai dit que si elle voulait en savoir plus, elle devrait accepter mon offre. J'ai souligné que c'est elle qui conduirait alors je n'allais pas la kidnapper ou quoi que ce soit, que si quelqu'un devrait s'inquiéter, ce serait moi."

Elle rit. "Je lui ai dit que je savais comment me débrouiller et que je ne m'inquiétais pas mais pourquoi voudrais-je aller prendre le petit-déjeuner avec un voleur de place de parking?"

Papa sourit. "Je lui ai fait remarquer qu'elle était visiblement intriguée par moi car elle n'avait pas lâché ma main depuis que je m'étais présenté. Elle a regardé vers en bas et a vu que c'était vrai mais ne l'a pas lâchée."

Maman sourit. "Avec son autre main il repoussa les cheveux de mon visage. Il ne portait pas de gants et j'aurais dû avoir froid mais je ne sentais que de la chaleur."

Emmett rit. "Papa a le contact magique des Cullen."

Il hocha la tête. "Je l'avais bien avant toi, gamin. Elle m'a dit qu'elle s'appelait Esmée et m'a conduit à sa voiture. Le petit-déjeuner s'est transformé en déjeuner et en dîner. On a passé une dizaine d'heures dans ce petit resto à discuter et à se connaitre." Il sourit à ma mère. "Elle m'a ramené à ma voiture après qu'on se soit finalement fait virer du resto et je l'ai suivie chez elle. Nous avons été inséparables à partir de ce jour-là."

Maman rit. "Je crois que je suis tombée amoureuse de toi entre le déjeuner et le dîner."

Papa leva sa main sur ses lèvres et lui embrassa les phalanges. "Je sais que je suis tombé amoureux de toi avant que tu aies fini de m'appeler trou du cul pour la première fois." Il se tourna vers nous. "Je sais que nous vous avons raconté cette histoire plusieurs fois mais je me suis dit que vous deviez savoir à quelle vitesse ça frappe. C'est arrivé avec ton grand-père et son père aussi. Un seul coup d'œil et hop!"

Emmett hocha la tête. "Je sais, papa! Je veux dire, j'ai su que je voulais Rosie la première fois qu'elle m'a appelé et qu'elle voulait frapper Eddie, pour avoir blessé Bella." Je grimaçai, tout en étant reconnaissant que ce ne soit pas moi qui ai répondu au téléphone. "Ensuite, dans leur maison il y a la photo d'elles trois sur le home cinéma. Rosie était tout ce que je pouvais voir. Cheveux blonds, corps parfait, bikini sexy..." Il secoua la tête. "Puis quand elle est entrée dans cette putain de chambre," il s'arrêta quand la table bougea. "Aïe! Maman! Pourquoi tu m'as frappé?"

"Langage!" lui rappela-t-elle.

Emmett se frotta le tibia et la regarda fixement. "Avons-nous ou non entendu dire que tu as traité notre père de connard d'enfoiré à la minute où tu l'as rencontré?"

Elle sourit et dit d'un ton pincé. "C'était différent."

"Bien sûr," marmonna-t-il. "Bref, elle est entrée et j'étais parti. Je ne pouvais pas parler si j'essayais. C'était la chose la plus sexy que je n'ai jamais vu et elle a dit : "…" Il s'arrêta quand il se souvint à quel point c'était inapproprié. "Eh bien, peu importe ce qu'elle a dit mais c'était génial."

Je ris. "Elle t'a remis à ta place."

Il hocha la tête avec enthousiasme. "Elle l'a fait. C'est la meilleure."

"Je ne suis pas d'accord," lui dis-je, imaginant ma Bella.

"Quand l'as-tu su, Edward?" demanda mon père.

Je jouais avec mes pâtes. Je ne savais pas vraiment quand je l'avais su. "Elle m'a intrigué dès le début. Elle était drôle et intelligente et sexy." Cette dernière partie était un peu gênante à mentionner mais je n'allais pas leur dire à quel point elle était sexy. "Tout ce que nous avions au début était les mots et plus je lui parlais, plus je voulais la connaître."

"Il était amoureux avant qu'ils ne se rencontrent," dit Emmett. "Il est rentré à la maison tout gaga et avait une tonne de photos qu'elle lui avait envoyée..." Je le frappai. "Aïe! Quoi, c'était sexy! Il était sur la défensive et prêt à me botter le cul quand je l'ai traitée de sexy et que j'ai su que c'était la bonne. Mais il a résisté."

"Tu l'as fait?" demanda papa, en riant.

"Je veux entendre parler de cette photo," dit maman.

Emmett sourit et je mis ma main sur sa bouche. "Ne t'avise pas." Je me retournai vers maman. "Ce n'était pas coquin ou autre chose."

Il bougea la main. "Non, c'était juste suggestif."

Je le regardai fixement avant de me tourner vers mes parents. "Bref, oui, j'ai résisté un peu parce qu'on ne s'était pas rencontrés, je ne savais pas qu'elle savait qui j'étais et je ne savais pas comment elle réagirait quand je le lui dirais. On avait tous les deux de mauvaises histoires avec des ex, donc je n'ai pas vraiment su jusqu'à ce que je m'assoie dans sa chambre et l'écoute parler de moi à son amie Alice. Toutes mes préoccupations qu'elle soit avec moi parce que je suis célèbre se sont envolées et quand elle est entrée dans la pièce, j'ai su."

Maman soupira. "Ton histoire est si romantique. Se rencontrer et tomber amoureux sans se voir, se disputer, conduire si loin pour aller la voir et se rabibocher. C'est comme un film." Elle s'assit soudainement. "Bon sang, ça ferait un super film!"

Je ris et levai la main. "Ne te fais pas d'idées, maman. Même si ça pourrait être un film mignon, je ne jouerais jamais dans un film sur ma propre vie."

Elle fit une grimace et sortit son téléphone et tapa un truc. "Tu n'as pas à être dedans. C'est toujours une idée fabuleuse."

Je secouai la tête. Inutile de lutter une fois qu'elle avait une idée en tête. "Comme tu veux, maman."

"Oui, crois-moi." Elle finit de taper et rangea son jouet. "Carlisle, vois comme ils sont heureux?"

Il hocha la tête. "Tu avais raison, ma chère comme toujours."

"Rangeons et rentrons chez nous maintenant que j'ai vu de mes propres yeux que vous allez bien." Elle se leva et fit le tour de la table pour nous embrasser. "Je suis si heureuse. Vous me ramenez les filles bientôt ou j'irai moi-même à Washington."

Elle le ferait. "On y travaillera, maman. Nous serons en Europe dans quelques semaines donc je doute qu'on puisse faire quoi que ce soit avant..."

"La remise de diplômes!" hurla Emmett. Nous nous arrêtâmes, surpris par ses cris.

"Quoi?"

"Elles seront toutes les deux diplômés en mai, avec Alice, non?" Je hochai la tête. "On devrait aller les surprendre."

Je me déplaçai. "Nous filmerons à Berlin, Emmett." Je voulais voir Bella diplômée mais je ne savais pas si je pouvais.

"Peu importe, Grande Vedette, demande quelques jours de congé pour qu'on puisse aller à Washington et être avec nos filles. Maman et papa pourront venir et les rencontrer. On pourra rencontrer leurs familles. C'est parfait."

"Je ne sais pas si je pourrais aller à quelque chose comme ça," marmonnai-je. "J'essaie de la protéger de la presse, Emmett."

"Peu importe." Il agita une main. "Sais-tu combien de personnes obtiennent leur diplôme à ces choses? Personne ne saura que tu es là pour elle, s'ils te remarquent. Tu peux toujours dire que tu fais des recherches sur un putain de rôle ou que tu as un cousin ou... quelque chose. Personne ne saura."

L'idée avait son attrait et maman avait l'air ravi. "J'en parlerai à Bella et on verra."

Maman cria et jeta ses bras autour de moi. "Oui! Trouve quand c'est et on fera notre planning." Elle jeta un regard à mon père qui leva les mains en signe de reddition. "Si Danny a du mal pour te donner quelques jours de congé, qu'il m'appelle."

Danny Boyle était mon réalisateur et je savais qu'il allait probablement s'accommoder de mon emploi du temps. Il semblait que nous allions à la remise de diplômes. "D'accord, maman." J'espère que Bella serait d'accord avec tout cela.

WWS

Après le nettoyage et le départ de mes parents, je courus dans ma chambre alors qu'Emmett se moquait de moi. Peu importe, je l'entendis dire "Rosie" juste au moment où je fermai et verrouillai ma porte. Mon téléphone se mit à sonner avant même que je m'assoie sur le lit.

"Bonjour, Edward," fit voix douce.

"Salut, Bella. C'est si bon de t'entendre."

Elle rit. "C'est moi qui suis soulagée. J'avais peur que tu sois puni pour avoir été un voleur de spaghettis."

Je gloussai. "Elle n'était pas si en colère que ça et on l'a distraite en parlant de vous deux, en fait c'est pour ça qu'elle est vraiment venue."

"Vraiment?" demanda-t-elle, sa voix montant d'une octave. "Que lui as-tu dit?"

Douce Bella, tu ne sais pas? "Je lui ai dit à quel point tu es belle, intelligente et drôle et à quel point tu m'as rendue heureux. Bien sûr, elle l'a vu par elle-même."

Elle fit un bruit, un halètement sexy et je souris. "Elle l'a fait, hein?"

"Oh ouais. Emmett a pris quelques photos de toi, elle a vu à quel point tu es belle. Elle a hâte de faire ta connaissance."

Bella rit nerveusement. "On verra quand on pourra arranger ça."

Je me demandais si elle allait aimer ça. "On l'a déjà fait en quelque sorte."

"Qu'est-ce que ça veut dire?" demanda-t-elle.

"Emmett a eu l'idée qu'on aille à ta remise des diplômes et maman était enchantée de cette idée."

Elle fredonnait. "Pourrais-tu faire ça? Je veux dire, les gens te verraient."

"Si quelqu'un me remarque, je pourrais dire que je suis là pour un membre de ma famille ou quelque chose comme ça. On trouvera une solution. Es-tu d'accord qu'on vienne? Je suppose que ton père sera là et qu'il voudra me rencontrer à un moment donné…"

Elle fit un rire étranglé. "Euh, ouais, il veut te rencontrer."

Merde. "Tu lui as parlé? Qu'a-t-il dit?"

"Eh bien, il était un peu paternel à propos du chalet, donc je l'ai peut-être laissé croire que nous le partagerions avec Rose et Emmett et quelques autres personnes."

Je ris. "Peut-être, Bella? Plutôt tu l'as fait."

"Ok, c'est ce que j'ai fait! Il était un peu étonné que je sorte avec toi et j'ai dû lui dire comment on s'était rencontrés, ce qui ne l'a pas enchanté vu qu'il est flic et qu'il entend toutes ces histoires sur les gens qui rencontrent des gens sur le net et se font tuer et tout ça."

Je ne pouvais pas lui en vouloir. "Le fait que je sois célèbre devrait le mettre un peu à l'aise, non? Te tuer serait mauvais pour ma carrière."

Elle gloussa. "Je ne manquerai pas de le souligner."

"Tu lui as parlé de l'Europe?"

Elle soupira. "Oui, je l'ai fait. Ça c'est moins bien passé que le chalet mais il ne m'a pas dit que je ne pouvais pas y aller. Juste que ça l'inquiète."

Bien sûr que oui. C'était un bon père. "Venir à la remise des diplômes serait peut-être une bonne chose. Il pourra me rencontrer et je pourrais mettre un terme à ses craintes."

Bella rit. "Ça ne peut pas faire de mal, je suppose. Et si tes parents sont là, il devra avoir un comportement exemplaire."

"Penses-tu que tu pourrais avoir des invitations pour nous?" demandai-je, parce que je n'avais aucune idée de combien de personnes elle pouvait inviter.

"Oh ouais, ça ne sera pas un problème. Si papa amène Sue, il m'en restera deux et les parents de Rose ne viendront pas. Ce qui fait quatre."

"Les parents de Rose ne viennent pas?" C'était vraiment nul. Mes parents auraient été au premier rang en train de crier et d'applaudir comme au lycée.

"Non, ce n'est pas vraiment une famille soudée et ils lui ont juste dit de s'acheter quelque chose." Bella fit du bruit. "D'où notre shopping."

"Oh ouais, le shopping. Tu vas me dire ce que tu as acheté?"

"Non, je préfère attendre pour te montrer."

Putain de merde. "Pourquoi tu ne me montres pas maintenant?"

Elle rit. "Et comment suis-je censé faire ça?"

Je souris. "Sk*pe, baby. C'est la seule forme de communication que nous n'avons pas utilisée."

Il y eut une pause et j'attendis qu'elle réponde. "Tu veux Sk*per avec moi?"

"Hmm, est-ce que je veux voir ma jolie petite-amie, en espérant qu'elle porte une des choses qu'elle a achetées aujourd'hui? Oui, je crois que oui."

Il y eut une autre pause. "D'accord, donne-moi dix minutes. Même pseudo que j'utilise toujours."

"D'accord, à plus tard, Bella."

"Au revoir, Edward."

Je sautai du lit et attrapai mon ordinateur portable, le démarrai et enfilai un t-shirt et un caleçon. Je ne savais pas si on allait avoir une session sexy sur Sk*pe, mais si elle portait ce que j'espérais qu'elle porte, je ne doutais pas que ça arriverait. Je ne pouvais pas attendre de voir ce qu'elle avait en réserve pour moi.


Nous espérons que cet aperçu de maman et papa Cullen vous a plu…

La prochaine fois nous verrons combien ils sont coquins… ou pas :D

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